HAL Id: jpa-00241066
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Submitted on 1 Jan 1905
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Physikalische Zeitschrift; T. V; 1904
M. Lamotte
To cite this version:
M. Lamotte. Physikalische Zeitschrift; T. V; 1904. J. Phys. Theor. Appl., 1905, 4 (1), pp.884-914.
�10.1051/jphystap:019050040088401�. �jpa-00241066�
884
Conclusion :
Les recherches qui viennent d’être résumées paraissent mettre
hors de doute que le coefficient ’d’absorption d’un corps fluores-
cent : fluorescéine, verre d’urane, ne varie pas pendant la flores-
cence dans les conditions où les expériences ont été faites.
1PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT;
T. V; 1904.
’THÉORIES THEOHIES GÉNÉIIALÈS GENERALES DÉ CHA3IP DU CHAMP ELECTROMAGNETIQUE. ÉLECTR03IAGNÉTIQUE.
VY. Zur Elektronentheo1-ie (Sur la théorie des électrons).
-P. 393.
L’hypothèse la plus simple n’est pas de donner aux électrons la forme sphérique, comme on le fait le plus souvent, mais la forme
ellipsoïdale (cf. le mémoire suivant).
L’auteur montre que, dans les deux cas, on trouve les équations qu’il a données pour le rayonnement d’une source en mouvement.
M. LAMOTTE.
1B1. 113RAIIAW. - Die Grundhypothesen der Electronentheorie (Hypothèses
fondamentales de la théorie des électrons).
-P. 5î6.
i° Les équations de Maxwell et Hertz sont vérifiées dans tout
l’espace qui ne renferme ni matière ni électricité;
2° L’électricité est formée d’électrons, particules séparées, les
unes positives, les autres négatives, qui sont les intermédiaires entre la matière et l’éther ;
31 Tout courant électrique est un courant de convection d’élec- trons en mouvement : la densité de ce courant est égale à la densité
de l’électricité multipliée par sa vitesse absolue. Le courant de convection produit le même champ magnétique que le courant de conduction équivalent.
Ces trois hypothèses conduisent aux équations qui déterminent le
champ électromagnétique, quand on connaît la répartition et la
vitesse de l’électricité.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019050040088401
885 En outre, on suppose que :
° La force électromagnétique est la résultante des forces qui agissent dans le champ électrique sur l’électricité en repos et dans le champ magnétique sur l’électricité en mouvement.
Ce sont là les quatre hypothèses fondamentales de la théorie des électrons.
Les propriétés des rayons cathodiques s’expliquent par l’hypo-
thèse 4, à la condition de considérer la force électromagnétique du champ extérieur comme une force extérieure et d’attribuer aux élec- trons négatifs dont on admet l’existence dans ces rayons une masse
mécanique p..o. Mais les hypothèses fondamentales conduisent à cette
conséquence que cette masse provient au moins en partie du champ
propre à l’électron.
Pour rendre compte des expériences de Kaufmann, l’auteur ajoute
a ux hypothèses fondamentales les hypothèses particulières suivantes : 50 Les forces électromagnétiques provenant du champ extérieur
et du champ de l’électron se font équilibre (au sens où on l’entend
dans la mécanique des corps solides);
6° L’électron est indéformable ;
,7° L’électron est spaériqne : sa densité électrique (cubique ou superficielle) est uniforme.
L’ensemble de ces hypothèses permet d’établir sur une base pure- ment électromagnétique toute la dynamique de l’électron.
Mais la théorie se propose en outre de représenter l’ensemble des
propriétés électriques et optiques des corps.
L’optique des corps transparents qui satisfont à la relation de Maxwell se rattache à la théorie quand on introduit des forces
quasi élastiques, tendant à ramener l’électron dans sa position d’équi-
libre. La dispersion s’explique par la masse mécanique des électrons, propriété qui, jointe à la précédente, entraîne l’existence des vibra- tions propres. L’électron vibrant est la forme la plus simple d’un point lumineux. IL n’y a pas Heu de faire intervenir les hypothèses 5,
6 et 7 tant que le corps est en repos.
Il en est autrement dans l’optique des corps en mouvement. Les résultats négatifs des expériences sur l’aberration créent à la théorie des difficultés que Lorentz a cherché à résoudre par les hypothèses
suivantes :
8° Le mouvement de la Terre provoque une certaine contraction des corps parallèlement à la direction du mouvement;
J. cle 4e série, t. IZI. (Décembre ~190~.) 59
886
9° Les forces quasi élastiques qui rappellent un électron dans sa
position d’équilibre subissent par l’effet du mouvement de la Terre la même variation que les forces électriques et moléculaires ; cette supposition est assez plausible, si on admet que ces forces quasi élastiques sont elles-mêmes de nature moléculaire.
Les hypothèses 1, 2, 3, 4, 8 et 9 suffisent pour expliquer que le mouvement de la Terre n’entraîne aucune double réfraction dans les corps transparents isotropes fixes qui satisfont à la loi de Maxw ell.
Pour les corps dispersifs, il faut en outre que les forces d’inertie
longitudinales et transversales soient modifiées de la même manière que les forces quasi élastiques.
D’après Lorentz, il en sera ainsi si on substitue aux hypothèses 6
et 7 la suivante :
10° L’électron qui, dans l’état de repos, a une densité électrique (cubique ou superficielle) uniforme, s’aplatit pendant son mouve-
ment ; son diamètre, dirigé dans la direction du mouvement, se raccourcit dans le rapport de VI 1- 3=’ à 1 ( ~3 étant le rapport 10
-~de la vitesse de la Terre à celle de la lumière)
11 devient un ellipsoïde d’Heaviside.
Enfin Lorentz fait remarquer que le mouvement de la Terre sera sans influence même sur les corps animés de mouvements molécu-
laires, si on admet que :
110 Les masses des électrons sont de nature électromagnétique.
Seulement, il n’est pas certain qu’un électron satisfaisant à ces
conditions soit dans un état stable.
En particulier, le mouvement d’un ellipsoïde aplati de forme inva- riable est instable, s’il se produit dans la direction de l’axe. Il faut, pour établir la stabilité, introduire des forces qui ne sont plus de
nature électromagnétique. Plus simple au point de vue mathéma- tique, l’hypothèse de l’ellipsoïde d’Heaviside est plus compliquée
au point de vue physique que celle de l’électron sphérique indéfor-
mable.
Il’auteur est donc d’avis qu’il serait prématuré de substituer d’ores et déjà l’hypothèse 10 de Lorentz aux hypothèses (i et 7. En outre,
les hypothèses 8 et 9 lui paraissent sujettes à caution, et ce ne serait
pas une raison suffisante de rejeter une théorie qui rendrait bien
compte des propriétés de l’électron négatif libre, si elle ne cadrait
pas avec l’optique fondée sur ces propositions. M. LAMOTTE.
887
J.-B. WH1TEHEAD. - Magnetiscbe Wirkung elektrischer Verschiebung (Effet magnétique du courant de déplacement). - P. 300.
Un anneau diélectrique est suspendu dans un cliamp électrique
alternatif et dans un champ magnétique de même fréquence et de
même phase. Les résultats ont été négatifs.
M. LAMOTTE.
ÉLECTROSTATIQUE.
K.-V. WESENDONCK. 2013 Ueber Spitzenwirkung im homogenen elektrostati- schen Felde (Effet des pointes dans
unchamp électrostatique uniforme). -
P. 399.
Deux grands disques de métal sont disposés parallèlement l’un à
l’autre. Le disque inférieur repose sur trois supports isolés à l’ambre jaune, dont l’un est un électromètre de Braun. Il est mis en com-
munication avec une machine électrique, et porté à un potentiel qu’indique immédiatement l’électromètre. Le disque supérieur
est relié au sol : il est percé en son centre d’une ouverture dans laquelle est engagé un cylindre d’ébonite. A travers ce cylindre
passe à frottement une tige de laiton terminée à sa partie intérieure
par une aiguille à coudre, à sa partie supérieure par une borne qui permet de la relier au sol ou à un électromètre.
L’effet de la pointe, c’est-à-dire la déperdition, se produit seule-
ment quand cette pointe se trouve à une distance notable au-des-
sous du plan du disque.
La déperdition commence brusquement, et il s’établit un nouvel
état d’équilibre quand on laisse la pointe en place ; elle est d’autant plus active que la pointe est plus voisine du disque chargé.
Si la pointe est reliée au disque inférieur, l’effet est différent: .
plus grand si la pointe est fixée directement à l’électromètre, dépas-
,sant le disque de quelques centimètres. Une déperdition un peu intense est toujours accompagnée d’un phénomène lumineux.
Ces expériences ne peuvent s’accorder avec l’explication habi-
tuelle qu’on donne du fonctionnement des paratonnerres.
D’autres expériences effectuées avec une petite flamme de gaz
montrent que les gaz des cheminées peuvent difficilement jouer le
888
rôle qu’on leur attribue souvent vis-à-vis de l’électricité atmo-
sphérique.
M. LA,-,IOTTE.
M. LAMOTTE.
H. REBENS’IORFF. - Ein einiacher Apparat
zurUntersuchung der Nebel-
bildung und über Anordnung der Nebelkerne bei der elektrischen Spitzen- entladung (Appareil simple pour étudier la formation du brouillard; disposi-
tion des noyaux de condensation dans la décharge électrique par les pointes).
-
P. 5î4.
L’appareil se compose d’un flacon contenant au fond quelques gouttes d’eau et dans lequel on a introduit par la tubulure un ballon de collodion fixé à un tube de verre. En gonflant ou dégonflant le ballon, on produit une surpression ou une dépression à l’intérieur du flacon. L’élasticité du collodion est assez faible pour qu’on puisse regarder comme égales les pressions qui règnent à l’intérieur et à l’extérieur du ballon.
Les noyaux de condensation produits par le vent électrique pos- sèdent des pouvoirs condensants très différents.
Les noyaux de grand pouvoir condensant se montrent d’abord au
voisinage de la pointe et forment pendant un certain temps des traî-
nées qui sont chassées çà et là par les remous de l’air, et finalement dispersées.
Les noyaux de faible pouvoir condensant, beaucoup plus nom- breux, apparaissent à des distances de la pointe beaucoup plus grandes.
Fréquemment, il se forme des nuages de forme régulière, déce-
lant une répartition régulière des noyaux.
M. LAMOTTE.
H. PRZIBRAM. 2013 Ueber Funkenentladung in Flüssigkeiten (Etincelle dans les liquides).
-P. 514.
L’auteur se propose d’établir une relation entre la rigidité diélec- trique des liquides et leur composition chimique. D’après ses expé- riences, sur lesquelles cette première communication ne donne pas de détails :
La longueur maximums de 1 étincelle (?) qu’on peut obtenir dans
un liquide isolant décroit dans une série d’homologues, à mesure
889 que le poids moléculaire augmente. L’étincelle est produite entre
une plaque et une pointe : quand la pointe est positive, la diminu-
tion de longueur est plus rapide.
La substitution de Cl ou de AzH2 dans le benzène augmente la longueur de l’étincelle.
Dans les combinaisons oxygénées, l’étincelle obtenue avec la pointe négative est aussi longue ou plus longue même que celle de sens
contraire ; elle est plus longue que dans le carbure correspondant.
M. LAMOTTE..
AIiC VOLTAÏQUE.
L. CAS5UT0. - Der Lichtbogen zwischen Quecksilber und Kohle (Arc voltaïque entre le
mercureet le charbon). - P. 263.
Cet arc est dissymétrique : la différence de potentiel entre les élec-
trodes est plus grande quand le mercure forme la cathode. La
somme des chutes de potentiel à l’anode et à la cathode est à peu
près indépendante du sens du courant ; mais la chute dans l’arc pro- prement dit est plus grande quand le mercure est cathode.
Dans presque toute sa longueur, l’arc présente la teinte bleuâtre de la vapeur de mercure incandescente, ce qui tient à ce que le
mercure est beaucoup plus volatil que le charbon. La dissymétrie s’explique par le fait que le mercure se volatilise en plus grande quantité quand il est anode : à l’anode, en effet, la chute de potentiel
et, par suite, la chaleur dégagée sont plus grandes qu’à la cathode.
La.plus grande abondance de la vapeur explique aussi pourquoi la
chute de potentiel dans l’arc est moindre, pour la même longueur, quand le mercure est anode.
M. LAMOTTE.
J. STARK et L. CASSUTO. - Der Lichtbogen zwischen gekuhiten Elektroden (Arc électrique entre électrodes refroidies).
-P. 264.
On peut refroidir les électrodes entre lesquelles jaillit l’arc par
plusieurs dispositifs :
1° L’une des électrodes est formée par un petit tambour de cuivre rempli de glace, qui tourne autour d’un arc vertical ; l’autre est un
crayon de charbon placé verticalement. L’extrémité du crayon se
890
trouve vis-à-vis du fond supérieur du tambour, au voisinage du bord ;
~° Un cylindre de charbon tournant autour d’un axe horizontal forme l’une des électrodes, un crayon de charbon horizontal forme l’autre.
Ces deux dispositifs donnent les mêmes résultats, mais ne seprêtent
pas aux mesures, parce que l’arc est entraîné dans le sens de la rota- tion. Ils permettent cependant de reconnaître que l’arc peut se pro- duire entre une anode tournante et une cathode fixe dont la tempéra-
ture est élevée, mais non entre une cathode tournante et une anode fixe.
Quand l’intensité est faible (inférieure à 0,5 ampère), on peut refroidir les électrodes en faisant circuler un courant d’eau à l’inté- rieur -- mais il faut employer une force électromotrice élevée, plus
de 400 volts.
On prend comme éle ctrode supérieure un fil de platine recouvert
de chaux ou un crayon de charbon pointu, comme électrode infé- rieure un tube de laiton épais, refroidi, avec un court appendice en
fer.
-Il est impossible d’entretenir un arc entre la cathode refroidie et
l’anode qui peut s’échauffer ; mais on l’obtient entre une anode froide et une cathode portée au rouge blanc.
Entre une cathode de charbon et une anode électrolytique, il se
forme un arc, mais non en sens inverse : ce qui explique la polarité
de l’interrupteur Wehnelt.
Quand les électrodes s’échauffent, le gradient du potentiel dans
l’arc est plus petit que si les électrodes sont refroidies, parce que le refroidissement diminue la quantité de vapeur contenue dans l’arc.
Pour la même raison, la différence de potentiel entre les électrodes croît rapidement quand l’intensité baisse.
La chute de potentiel dans l’arc peut se, représenter par :
la constante C représentant la somme des chutes de potentiel à
l’anode et à la cathode et ~Z la chute de potentiel dans l’arc de lon- gueur
La constante C diminue quand on refroidit les électrodes, parce
que la chute de potentiel de l’anode diminue.
891 Quand les électrodes de charbon sont refroidies, ce qui retarde
leur oxydation, elles se creusent toutes les deux en forme de cratère.
Ces dépressions s’observent aussi sur la surface des électrodes de
mercure placées dans le vide, à la cathode toujours ; à l’anode aussi
quand on en recouvre la surface d’une fine poussière d’oxyde non fusible, de façon à concentrer le courant en une région restreinte.
En ces points, la pression de la vapeur de mercure est supérieure à
celle du gaz ambiant; cet excès de press,ion peut être mis directe-
ment en évidence.
1VI. LAMOTTE.
E. RASCH. - Gasentladungen und Lichtbôgen mit glühenden Leitern zweiter Klasse als Strombasis (Décharges dans les gaz et
arcsvoltaïques entre conduc- teurs de seconde classe incandescents). - P. 3 î 5.
L’auteur établit sa priorité dans l’emploi de ces électrodes et,
répondant à diverses objections, insiste sur le rendement lumineux élevé qui peut être ainsi réalisé.
M. LAMOTTE.
J. STARh. - Quecksilber als kathodische Basis des Lichtbogens (Mercure
commecathode de l’arc voltaïque).
-P. 150.
~ 11 est nécessaire à l’entretien de l’arc voltaïque qu’une émission
abondante d’ions négatifs se produise, par suite de la température
très élevée, à la racine de l’arc sur la cathode. Cette vue théorique paraît en contradiction avec le fait qu’on réussit à entretenir l’arc
avec une cathode en mercure liquide. La contradiction n’est qu’appa-
rente.
En effet, quand l’intensité du courant est d’environ 3 ampères, la
racine de l’arc au mercure dans le vide n’occupe sur la cathode qu’une surface de 10 millimètres carrés environ. Il est suffisant que cette petite région soit à une température très élevée. Ceci n’est pas
impossible, alors même que le reste de la masse de mercure reste- rait à une température basse. En fait, en prenant comme catliode un tube de laiton épais de traversé par un rapide courant d’eau,
on voit le métal se vaporiser à la naissance de l’arc, quoique l’eau
sorte froide.
Il n’y a donc pas sans doute équilibre de température entre le
892
mercure liquide et sa vapeur. Si on calcule le travail dépensé à la
cathode par suite de la chute de potentiel cathodique, on voit que
ce travail ne peut être dissipé que si la température atteint dans cette région celle du rouge blanc.
Examinée au spectroscope, la racine de l’arc montre un spectre continu, ce’qui conduit à admettre qu’en ce point le mercure liquide
est à la température du rouge blanc.
1B1. LAMOTTE.
~ ~IONISATION.
-CONDUCTIBILITÉ DES GAZ.
S. GUGGENHEIMER. 2013 Ueber die Ionisation bei der Ozonbildung (Ionisation pendant ia formation de l’ozone).
-P. 397.
D’après l’auteur, l’ionisation observée pendant l’oxydation du phosphore à humide est corrélative de la formation de l’ozone.
Il a constaté que, dans l’air sec, le phosphore ne provoque aucune ionisation. Il attribue celle qui se produit dans l’air humide à la formation d’un oxyde contenant plus d’oxygène que d’acide phos- phorique, composé instable qui se dissocierait en acide phospho- rique et oxygène ozonisé.
M. LAMOTTE.
: G.-C. SCHIIZIDT. - Ueber die Emanation des Phosphors
(Emanation du phosphore). - P. 445.
L’auteur discute les objections opposées à sa théorie par Harems.
Cette discussion repose sur des travaux encore incomplets, de l’aveu
même des adversaires.
~’I. LAMOTTE.
E. RIECKE et J. STARh. - Wanderung
vonMettallionen im Glimmstrom in freier Luft : Demonstrationsversuche (Migration des ions métalliques dans le
courant de lueurs
seproduisant à l’air libre: expériences de cours).
-P. 53 î.
Deux tiges de cuivre de 4 millimètres de diamétre sont reliées aux
pôles d’une batterie d’accumulateurs donnant 3.600 volts. Lorsque
ces deux électrodes sont écartées l’une de l’autre de 1 à 2 centi-
mètres, il se produit entre elfes un courant de lueurs. Dans ce cou-
893 rant on introduit, au moyen d’un fil de platine isolé, des perles de
chlorures de lithium, de sodium, de potassium, de calcium, et on
observe la répartition de la coloration communiquée aux lueurs :
1° Les électrodes sont horizontales : la région occupée par les vapeurs métalliques a la forme d’un triangle dont la pointe s’infléchit
vers la cathode. Si le chlorure de lithium est placé au voisinage de
la cathode, les vapeurs se répandent seulement dans une petite région ; si la perle est au voisinage de l’anode, les vapeurs se
répandent dans tout le courant ;
2° Les électrodes sont verticales. La perle de Licl est placée à la partie supérieure de la région lumineuse près de la cathode ; elle
s’entoure d’un nuage rougeâtre de vapeur ; la portion inférieure
"
reste incolore.
Si la cathode est en bas, la vapeur entraînée par les gaz chauds se
répand dans toute la région lumineuse jusqu’à l’anode. Tant que le chlorure de lithium est introduit dans le courant, la différence de
potentiel subit une baisse notable (de 1.300 à 400 volts). Les autres
sels donnent des résultats analogues. Lorsque la perle est à la partie inférieure, les phénomènes, gardant la même allure, sont moins nets.
La coloration caractéristique suit donc la trajectoire des ions métalliques, ce qui confirme l’opinion attribuant à ces ions positifs
l’émission des lignes spectrales.
1~2. LAMOTTE.
CONDUCTIBILITE DE L’AIR ATBIOSPHÉRIQUE.
A. LOBVY et FR. MULLER. 2013 Einige Beobachtungen über das elektrische Verhal- ten der Atmosphare
amMeere (Quelques observations
surles propriétés élec- triques de l’atmosphère
aubord de la mer). - P. 290.
Ces observations ont été effectuées à Westerland dans l’île de Sylt,
et dans l’île de Helgoland. Dans la première station, les appareils
étaient placés sur la falaise, à 40 mètres au-dessus du niveau de la
mer et à 50 mètres de distance environ du bord, quelquefois au
bord même de la mer. A Helgoland, ils étaient installés soit sur la falaise, soit sur la plage.
Des observations recueillies sur la falaise de Westerland, il résulte
que la polarité de la déperdition est plus accentuée que dans les
stations de terre ferme ou de montagne, en faveur de la déperdition
894
négative. Au bord même de la mer, la déperdition est plus faible, ce qui tient à l’influence de l’humidité, signalée déjà par Elster et Geitel. Il se peut aussi que les brisants provoquent des phénomènes électriques analogues à ceux que Lenard a observés au voisinage
des chutes d’eau. En fait, la déperdition positive est plus faible sur
1 a plage que sur la falaise.
La direction du vent exerce une influence marquée sur l’ionisation de l’air marin.
M. LAMOTTE.
Y. CONRAD et M. TOPOLANSKY. - Elektrische Leitfâhigkeit und Ozonge-
halt der Luft (Conductibilité électrique et richesse
en ozonede l’air). -
P. 749.
A l’Observatoire météorologique de Vienne, on a mesuré, pendant
une année environ, la conductibilité de l’air au moyen d’un appareil
d’Elster et Geitel, et aussi évalué la richesse en ozone d’après la
coloration prise par un papier ioduré et amidonné. Plus la colora- . tion est intense, plus est grande la déperdition ; reste à savoir si cette
coloration est due uniquement à l’ozone.
~
1B11. LAMOTTE .
H. GERDIEN. - Die Messung kleiner Kapazitaten mittels einer messbar veran- derlichen Normalkapazitât (Mesure des faibles capacités
aumoyen d’un étalon de capacité variable et mesurable). - P. 294.
L’étalon de capacité est constitué par un condensateur cylindrique comprenant deux armatures triples, isolées par de l’ambre jaune.
L’un de ces systèmes d’armature peut se déplacer parallèlement à
son axe, et ces déplacements sont mesurés sur une échelle munie d’un
vernier. L’ensemble est enfermé dans une cage métallique, quir
laisse passer une tige de cuivre servant à établir la communication de l’armature fixe avec l’extérieur et, d’autre la glissière.
La capacité du condensateur correspondant à chaque position du
zéro du vernier étant supposée connue, on déterminera une capacité
de la manière suivante : on relie le condensateur à la capacité
inconnue x, qui comprend un électromètre. Soit K, la capacité du
système : on le charge au potentiel V,, puis on fait varier la capa-
cité d’une quantité connue cn choisie d’après les limites de fonction-
895 nement de l’électromètre : le potentiel devient V 2’ on a :
Ensuite on charge la capacité x au potentiel V 3’ et on l’associe à la capacité K, ; le potentiel devient V 4 :
,Cette méthode n’est applicable que si le système de capacité
inconnue comporte un électrométre. Autrement on rencontre d’assez
grandes difficultés. Dans certains cas, on peut construire un modèle
agrandi de la capacité à mesurer, déterminer la capacité de ce
modèle par les méthodes ordinaires et en déduire l’autre d’après le rapport des dimensions linéaires.
M. LAMOTTE.
M. LAMOTTE.
H. GERDIEN et H. SCIIERINC.. - Ein YeI’fahI’en
zurMessung der Strômungs- geschxx.indigkeit
vonGasen mit besonderer Berücksichtigung luftelektrischer
Apparate (Procédé pour
mesurerla vitesse d’écoulement des gaz, spéciale-
ment dans les appareils pour l’étude des propriétés électriques de l’air). -P. 296.
Le compteur de tours de l’anémomètre, qui provoque trop de frot-
tements quand la vitesse du courant est faible, est supprimé : on
.
mesure la vitesse du moulinet par la méthode stroboscopique, en
observant le moulinet à travers les trous d’un disque tournant.
1B1. LAMOTTE.
A. SPRUNG. - Ueber, eine automatisch wirkende Vorrichtung
zurErweiterung
des lB1essgebietes der Registrier-Elektronleter. Nebst einer Bemerkung über die
automatische Aufzeichnung der luftelektrischen Zerstreuung (Dispositif auto- matique pour augmenter les limites de
mesuredes électromètres enregis-
treurs. Remarque
surl’enregistrement automatique de la déperdition électrique
dans l’atmosphère). - P. 326.
Quand le style inscripteur arrive à bord de la bande de papier, il
établit un contact électrique et agit ainsi sur un commutateur; le nombre des éléments de pile de charge se trouve réduit clans un rap-
port connu (de 100 à 20 par exemple). La sensibilité est réduite dans le même rapport..
1B1.
1B1.
896
G. LUDELI~G. - Ueber eine Vorrichtung
zurRegistrierung der luftelektrischen
Zerstreuung (Enregistreur de la déperdition électrique dans l’atmosphère).
- P. 44,.
Au moyen d’électro-aimants commandés par l’horloge, le conduc- teur soumis à la déperdition est chargé toutes les heures pendant
une demi-minute, puis isolé et abandonné à lui-même pendant une
demi-heure. Pendant ce temps, la valeur du potentiel s’inscrit
toutes les deux minutes. La variation diurne de la déperdition, dans
son allure générale, présente une double période : un maximum principal dans les premières heures de l’après-midi ; un minimum principal vers dix ou onze heures du soir ; un maximum et un mini-
Inum secondaires, dans la matinée, le premier de cinq à sept heures,
,le deuxième de huit à neuf heures.
En comparant les courbes de déperdition aux courbes du champ,
on trouve que le champ est d’autant plus faible que la déperdition
est plus grande. La pression atmosphérique et la déperdition varient
aussi en sens inverse l’une de l’autre. Ces résultats sont favorables à la théorie d’Lbert.
M. LAMOTTE.
II. SCHERINC,. - Eine Verbesserung der Hartgummi-Isolatoren für luftelektrische Messungen (Perfectionnement des isolateurs d’ébonite employés dans l’étude de l’électricité atmosphérique). - P. 451.
Ce perfectionnement consiste à pratiquer dans l’ébonite des rai-
nures profondes et étroites, qui empêchent la formation d’une couche d’humidité et de poussière continue.
M. LAlB10TTE.
RADIO-ACTIVITÉ.
S. MEYER et EG.
vonSCHWE1DLER. 2013 Ueber den Einfluss
vonTemperatur- nnderungen auf radioaktive Substanzen (Influence des variations de iempé-
rature
surles substances radio-actives).
-P. 319.
La radio-activité de l’uranium et de ses composés, mesurée par la vitesse de déperdition électrique, décroît quand la température
s’élève. Si la matière radio-active est recouverte d’une feuille d’alu-
897
minium, la diminution est plus accentuée, et pendant le refroidisse- ment la radio-activité remonte au-dessus de sa valeur normale, qu’elle reprend ensuite au bout de quelques heures.
La même variation s’observe sur le polonium. Mais, avec le radium,
la vitesse de déperdition, après avoir diminué, se relève beaucoup,
par suite du dégagement de l’émanation.
1Bf. LA MOTTE.
J. ELSTER et H. GEITEL. - Ueber Radioaktivitat
vonErdarten und Quellsedimenten (Radio-activité des roches et des dépôts de sources).
-P. 320.
L’appareil se compose (fis. 1) d’une platine en fer T, bien dressée, de
21. centimètres de diamètre, supportée par trois vis calantes. Au centre, se trouve une tige verticale sur laquelle repose l’électromètre
1.
d’Exner E isolé à l’ambre jaune. Cet électromètre est muni d’une échelle divisée et supporte à sa partie supérieure le conducteur K servant à mesurer la déperdition. La platine peut recevoir une cloche
de laiton, ayant 18 centimètres de diamètre intérieur et 3~~.~’~,~ de
hauteur, recouvrant entièrement l’électrométre. Cette cloche est
898
percée de deux fenêtres 0 et 0’ fermées par des glaces, qui per
mettent d’éclairer l’échelle et de faire les lectures. Dans le fond
supérieur de la cloche, vers le bord, se trouve une tubulure F, par
laquelle pénètre à travers un bouchon d’ébonite un fil de cuivre D mobile autour d’un axe vertical ; ce fil se termine en haut par une boule R’, 1 en bas par une lame élastique B. Ce fil sert à charger l’électroscope. A cet effet, on tourne le fil D jusqu’à ce que la lame B vienne en contact avec le conducteur K, puis on touche la boule R’
avec le pôle d’une pile de Zamboni dont on tient l’autre pôle dans la
main. Lorsque les feuilles ont une divergence suffisante, on enlève la pile et on ramène la lame B en contact avec la paroi de la cloche. On lit alors la position des feuilles de l’électroscope.
Deux tubes munis de robinets permettent d’introduire dans la
’cloche les gaz dont on veut étudier la radio-activité.
Pour les substances solides, on les place dans une capsule de
zinc SS, dont les bords ont de hauteur, et qui entre juste dans la cloche ; en son milieu, elle porte une ouverture pour laisser passer le
pied de l’électroscope.
Avant chaque mesure, on détermine d’abord la déperdition due à
la conductibilité naturelle de l’air. Puis on introduit la substance étudiée en quantité connue (généralement 125 grammes) et on
observe la chute des feuilles de l’électroscope en une heure.
Si la radio-activité est trop grande, on diminue la quantité de
matière ou la durée de l’observation, eton ramène toutes les observa- tions aux mêmes conditions, en admettant la proportionnalité entre la
vitesse, de déperdition et la masse de matière, et la constance de
cette vitesse.
Si on constate que la conductibilité de l’air croit de plus en plus quand on laisse séjourner la matière sous la cloche, c’est qu’il y
a dégagement d’émanation. Dans ce cas, il faut, avant de procéder à
une autre expérience, faire disparaitre la radio-activité induite.
D’une manière générale, les terres argileuses possèdent une
radio-activité très appréciable, notamment celles qui proviennent de
la désagrégation des roches volcaniques. Il en est de même des dépôts des sonrces thermales. Ainsi la boue de Baden-Baden pos- sède une radio-activité (1.500 à 2.000) comparable à celle du sulfate
double de potassium et d’uranium (3.600); elle dégage une grande quantité d’émanation et perd sa radio-activité ; la loi de dispari-
tion de la radio-activité induite n’est pas la même pour cette boue
899 que pour le radium et le thorium : elle est plus lente que ponr le radium.,
,plus rapide que pour le thorium.
En dissolvant le fango (boue de Battaglia) dans l’acide chlor-
hydrique, on obtient, en précipitant par un sulfate, du sulfate de
baryum actif électrolysé ; la dissolution donne un dépôt actif sur la
cathode. Le sulfate de baryum perd sa radio-activité avec le temps,
et dégage en abondance de l’émanation; le rayonnement est composé
pour la plus grande partie, sinon en totalité, de rayons
i.Le dépôt électrolytique, au contraire, garde son activité, ne laisse pas dégager
d’émanation et impressionne les plaques photographiques.
M. LAMOTTE.
Fn. WULLER. - Einige Beobachtungen über die radioaktive Substanz iiii
«
Fango
»(Observations
surla substance radio-active du
«Fango »).
-P. 3~7.
Le fango était emmagasiné à l’état sec dans une cave, qui en ren-
ferme de 50 à 100 tonnes. L’air de la cave possède une conductibilité
électrique supérieure à la conductibilité normale, surtout au vois i-
nage immédiat du fango. L’air extrait de la masse méme est encore
plus conducteur. Un fil métallique, tendu dans la cave, acquiert une
radio-activité induite, surtout quand la porte est restée fermée pen- dant quelques jours; cette radio-activité se perd progressivement,
suivant une loi analogue à la loi d’extinction de la radio-activité induite par le radium.
M. LAMOTTE.
H. MACHE. - Ueber die in Gasteiner VTasser enthaltene r,idioaktive Emanation
(Emanation radio-active contenue dans l’eau de Gastein).
-P. 44 1.
L’activité de l’émanation dissoute dans l’eau suit la même loi d’ex- tinction que celle du radium. L’activité induite se comporte aussi
comme l’activité induite par le radium.
L’eau des conduites de Vienne renferme une émanation analogue
à celle de l’eau de Gastein, mais en quantité 1.000 fois environ plus petite.
M. LAMOTTE.
900
A. GOChEL. - Radioaktive Emanationen in der Atmosphtire (Emanations
radio-actives dans l’atmosphère). - P. 591.
Les mesures effectuées par la méthode d’Elster et Geitel ont donné
en moyenne pour la quantité d’émanation contenue dans l’atmo-
sphère, à Fribourg, en Suisse, A == 84 (en unités arbitraires); c’est
quatre fois et demie plus que n’ont trouvé Elster et Geitel à Wolfen- büttel. A Arosa, A = 91 (Saake) ; dans le Hochland bavarois, A = 137 (Eister et Geitel) ; dans l’île de Juist, A = 6 (id.). Il semble donc que A croisse quand on s’éloigne de la mer du Nord vers les Alpes.
Le rapport entre le maximum et le minimum, 17 : 1, est à peu près
le même qu’à Wolfenbûttel, si on laisse de côté les valeurs très
grandes (A = fi20) observées pendant le fôhn.
La marche diurne semble simplement périodique. La tempéra-
ture, l’humidité, le vent ou la nébulosité n’influent pas d’une manière
régulière sur les valeurs de A.
1D’après l’auteur, la plus grande partie de l’émanation contenue dans l’atmosphère proviendrait des couches supérieures.
M. LAMOTTE.
A. GOCIiEL. - Ueber in Thermalquellen enthaltene radioaktive Emanation
(Emanation radio-active dans les
eauxthermales). - P. 594.
Les eaux de Tarasp, de Leuk, de Baden (Argovie) sont faiblement
radio-actives. Les gaz dé gagés de la source Verena, à Baden, sont
très actifs. Cette activité est due à la présence d’une émanation, car
eles gaz sont susceptibles de communiquer aux métaux l’activité
induite. Ni. LAMOTTE.
E.-F. BURTON. - Ueber ein
ausRohpetroleum gew onnenes radio aktives Gas
(Gaz radioactif extrait du pétrole brut).
-P.
D’après la loi d’extinction de la radio-activité induite par ce gaz,
qui est la même que pour la radio-activité induite par le radium, ce gaz serait analogue, sinon identique, à l’émanation du radium.
Il semble que le pétrole brut renferme aussi des traces d’un élé- ment radio-actif plus stable que l’émanation du radium.
:B1. LAMOTTE.
901
sEITZ. - Méthode
zurBestimmung der Intensitait der ~ Strahlen, sowie einige Messungen ihrer Absorbierbarkeit (Méthode pour déterminer l’intensité des rayons ~ ;
mesurede leur absorption).
-P. 395.
Une plaque métallique suspendue dans un vase de verre où on a
fait le vide reçoit les rayuns p à travers une fenêtre recouverte d’une feuille d’aluminium battu. L’intensité des rayons est mesurée par la
charge négative que reçoit la plaque.
A
Cette méthode se prête bien en particulier à la mesure de l’absorp-
tion : il suffit d’introduire la substance absorbante entre la matière active et la fenêtre.
Par suite de l’hétérogénéité des rayons, le coefficient d’absorption
décroit quand l’épaisseur de la couche absorbante augmente. Dans
une première approximation, l’absorption est la même pour des
masses égales réparties sur des surfaces égales. Les éléments chi-
miques absorbent d’autant plus, toutes choses égales d’ailleurs, que
leur poids atomique est plus grand.
M. LAMOTTE.
J. Ueber eine
vonden Kathodenstrahlen des Radiums in Metallen
erzeugte Sekundârstrahlun, (Haycnne1l1ent secondaire produit dans les métaux
par les rayons cathodiques qu’émet le radium). - P. 502.
H. BECQUEREL. - Ueber die
vonder Strahlung radioaktiverKÕrper hervorgeru-
fene sekunrliire Strahlung (En1ission secondaire provoquée par les rayons des corps radio-actifs).
-P. 561.
~11. Paschen décrit
uncertain nombre d’expériences radiogra- phiques démontrant l’existence de l’émission secondaire. M. Becque-
rel rappelle qu’il a effectué antérieurement des expériences analogues
et signalé les mêmes résultats.
1B1. LAMOTTE.
F. Ueber die y
’Strahlen des Radiums (Sur les rayons y du radium).
P. 563.
Les rayons y transportent de lélectricité négative : ils ne sont pas déviés d’une manière appréciable par un champ magnétique, ni par
un champ électrique. D’après cela, le rapport - z de leur masse élec-
J. de Phys., 4e série, t. I‘T. (Décembre 1903.) 60
902
trique à leur masse mécanique doit être inférieur à 103 (pour les
rayons ,2013 m = 107). Leur masse mécanique étant aussi grande, l’éner- gie d’un électron dans un rayon i doit être très grande. D’après la quantité de chaleur dégagée par le radium sous forme de rayons y,
on peut estimer que l’énergie transportée par ceux-ci est au moins de 3,85 . 10w ergs par coulomb, c’est-à-dire plus de 3.000 fois plus grande que celle des rayons ~3. Nous ne pouvons percevoir cette éner- gie que dans les milieux où ces rayons sont absorbés.
_
’
M. LAMOTTE.
’E. DORN et F. W ALLST ABLE. - Physiologische BB7irkungen der Radiumema-
nation (Actions physiologiques de l’émanation du radium).
-P. 568.
L’ingestion d’eau chargée d’émanation n’a exercé aucune influence
sur des lapins.
Chez des souris, l’inspiration prolongée (pendant deux semaines)
a provoqué la congestion pulmonaire accompagnée d’hémorragies.
> ’
ÔÀÔ . LAMOTTE.
J. HARTMANN. 2013Ueber das Specktrun1 des Emaniumiichtes
(Spectre d’émission de P. 570.
Ce spectre se compose essentiellement de trois lignes brillantes.
La longueur d’onde correspondant à la ligne la plus réfrangible est
de 488,54 pp ; pour les autres, plus faibles, la longueur d’onde n’a pu être mesurée avec certitude : elle est voisine de 530 et 590,9 U.!l
respectivement. Ces lignes ne paraissent appartenir à aucun spectre
connu. M. J-1AMOTTE.
J. ELSTER et H. GEITEL. - Ueber die Aufnahme
vonRadiumemanation durch den menschlichen Kôrper (Absorption de l’émanation du radium par le corps
humain). - P. 729.
L’air expiré ne possède pas normalement une conductivité supé-
rieure à celle de l’air atmosphérique. Mais une augmentation de
conductivité s’observe quand le sujet a séjourné dans des salles ren-
fermant du radium. D’après la loi d’extinction de l’activité induite par cet air, elle paraît due à l’émanation du radium.
M. LAMOTTE.
903
CJiCILIA Ueber die Ionisation verschiedener Gase und Dampfe
durch Poloniumstrahlen (Ionisation produite par les rayons du polonium dans quelques gaz et vapeurs.).
-P. 50.
L’intensité du courant de saturation est sensiblement la même pour les divers gaz et vapeurs (air, gaz de l’éclairage, CÔ2, toluène, chloroforme, benzène, éther, C52), quand l’absorption des rayons est
complète.
M. I.JA:B10TTE.
C. LIEBENOW. 2013 Notiz über die Radiunlnlenge der Erde (Sur la quantité de radium contenue dans le globe).
-P. 625.
La présence de2 . 10 ’
"grammes de radium dans la Terre, soit, en
les supposant uniformément répartis, 1/5000e de milligramme par mètre cube, suffirait à assurer la constance de la température à l’in-
térieur du globe.
.
ài. LAMOTTE.
,
E. BOSE. - hinetische Theorie und Radio aktivitait (Théorie cinétique et radio-activité).
-l, p. 356; II, p. ’~3I.
A.-H. BUCHERER. - Zur Z’hei°modynamik der radioaktiven Vorgtinge (Thermodynamique des substances radioactives P. 730.
De ce que l’émission du radium est indépendante de la tempéra-
ture, M. Bose conclut, d’après les principes de la théorie cinétique,
que l’énergie interne de l’atome doit être indépendante de la tempé-
rature. Une autre raison d’admettre cette invariabilité est la cons- tance du coefficient d’extinction de l’activité de l’émanation.
NI. Bucherer ne trouve pas ces raisons suffisantes tant qu’on ne
connaît pas le rapport des deux chaleurs spécifiques de l’émanation.
Il porte à penser plutôt que l’énergie interne de l’atome n’est pas
indépendante de la température. En effet, quand l’atome de l’émana-
tion se dissocie, il existe au moins une forme isothermique de cette
dissociation pour laquelle le travail est maximum. Si le rayonnement
se produit sans frottement, le travail réversible -’W se composera pour la plus grande part d’un accroissement de l’énergie potentielle des
masses électromagnétiques, et de l’énergie potentielle des masses
904
électriques séparées. Des expériences actuellement connues, on peut
inférer que, même dans cette émission libre, il y a un dégagement de
chaleur réversible q. Donc, à température constante T,
L’
«affinité » de la réaction devrait diminuer quand la tempéra- ,
ture s’élève, autrement dit la vitesse des rayons diminuer, et, en fait,
la pénétration des rayons diminue quand la température s’élève
(Curie).
elPour que l’énergie interne soit indépendante de la température, il
faut que :
Kj et K2 étant des constantes.
31. Bose réplique qu’il est très peu vraisemblable qu’une varia-
tion dans l’énergie interne de l’atome n’influe pas sur la constante d’extinction. Nous sommes conduits à considérer l’atome d’émanation
comme un système instable et la constante d’extinction représente la probabilité pour que ce système se désagrège ; il est difficile que cette
«