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Physikalische Zeitschrift;T. XII, 1911

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(1)

HAL Id: jpa-00241675

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241675

Submitted on 1 Jan 1911

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Physikalische Zeitschrift;T. XII, 1911

Paul de la Gorce, A. Sève, Jules Roux, P. Lugol, M. Barrée

To cite this version:

Paul de la Gorce, A. Sève, Jules Roux, P. Lugol, M. Barrée. Physikalische Zeitschrift;T. XII, 1911. J.

Phys. Theor. Appl., 1911, 1 (1), pp.326-336. �10.1051/jphystap:0191100104032601�. �jpa-00241675�

(2)

326

L’auteur a opéré sur un phosphore de composition :

Le phosphore est disposé sur un plateau métallique qui peut être relié à une batterie de charge ; il est recouvert par une toile métal-

lique reliée à l’électromètre, à travers laquelle on peut faire arriver sur

la substance les rayons d’une lampe Nernst.

Les expériences ont confirmé les résultats de Lenard et Sem Saeland et donné en outre les résultats suivants :

1~ L’efl’et actinodiélectrique croît d’abord très rapidement dans les

dix premières minutes de l’éclairement, puis moins rapidement, et

ne croît plus que d’une façon très lente après quarante ou cinquante

minutes d’éclairement ;

_

~~ Il croît rapidement avec l’intensité du rayonnement éclairant,

mais semble tendre vers une valeur limite;

3° Il dépend de la longueur d’onde. Pour une même intensité du rayonnement, il présente un maximum dans le jaune, remonte après

un minimum dans le vert et présente un fort accroissement dans l’ultraviolet.

J. GUYOT.

PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT ;

T. XII, 1911.

HILDA v. Observations sur des conducteurs métalliques de résis-

tance 1res élevée et conséquences relatives à la théorie des électrons.

-

P. 41-48.

L’auteur a recherché tout d’abord si les corps faisant l’objet de

son étude obéissaient à la loi d’Ohm. L’appareil employé pour ces

mesures était un galvanomètre Rubens de grande sensibilité. Des

précautions spéciales étaient prises pour l’isolement et les contacts.

Ceux-ci étaient assurés au moyen d’amalgame de cuivre. Les résul- tats des mesures montrent que pour les deux corps particulièrement

étudiés : le protoniobate de fer (colombite) et le sulfure d’antimoine

(stibine), la loi d’Ohm est suivie dans les limites de précision des

mesures.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:0191100104032601

(3)

327

En ce qui concerne le sulfure d’antimoine, on s’est trouvé souvent

gêné par des phénomènes de conductibilité unipolaire, très variables

suivant les échantillons. Parfois ils n’existent pas ; parfois ils sont si

intenses que le rapport des conductibilités dans deux directions op-

posées est égal à 4. L’auteur est amené à conclure de ses observa-

°

tions que l’hétérogénéité de la substance doit jouer ici un rôle im- portant.

La température agit beaucoup sur la résistance de la colombite et surtout sur celle de la stibine. Des nombres ob’tenus entre 16 et 3 ~° C., on peut déduire que le coefficient de la formule de

Koenigsberger(1) est de 4.400 pour la colombite, de 10.000 ,pour la

stibine. La grandeur de ce coefficipnt a été proposée comme un

critérium permettant de distinguer s’il y a conductibilité métallique

ou conductibilité électrolytique. D’après l’auteur, la stibine serait à la limite des deux conductibilités.

F.-Nl. Jaeger (-) avait déjà signalé la diminution de résistance considérable présentée par la stibine sous l’action de la lumière.

H. v. Martin examine les différentes hypothèses pouvant expliquer

le phénomène et donne les résultats des expériences permettant de décider entre elles. Il faut d’abord tenir compte de l’échauffement

provoqué par les radiations tombant sur le corps. Mais ce n’est

qu’une cause accessoire pouvant expliquer au plus 5 à ~.~ 0/0 de

l’effet observé. Il faut donc admettre ou bien qu’il se produit sous

l’action de la lumière une transformation de la substance en une

variété plus conductrice, ou bien qu’il y a une réaction chimique

momentanée avec mise en liberté d’électrons. C’est vers cette der- nière hypothèse que penche l’auteur.

Cet effet photo-électrique varie assez irrégulièrement en fonction

de l’intensité lumineuse., Il augmente moins vite qu’elle et semble

même passer par un maximum. Les expériences montrent aussi

que les radiations de grande longueur d’onde ont une action plus énergique que les radiations de longueur d’onde plus courte. Enfin

KOEXIGSBERGER et K. SCHILLIBG, Annalen Physik, 1910, p. 179. - La formule dont il s’agit est la suivante :

W et WO sont les résistances aux températures t et 10’

(2) Zeilscfi>.ifl fil’ Ki,istallogi-cipltie, p. 4.’j, 1901.

(4)

328

l’effet photo-électrique augmente d’intensité quand on opère à des températures plus élevées.

L’auteur signale en terminant une anomalie présentée par tous les échantillons de stibine étudiés. Le passage prolongé du courant

augmente la conductibilité. En même temps on constate une dimi-

nution de conductibilité dans le sens opposé à celui du courant. Il

faut un intervalle de repos assez long pour revenir à l’état initial.

La chaleur Joule ne peut être la cause du phénomène. S’agit-il plu-

tôt d’une électrolyse? Il paraît assez difficile de donner actuellement de ces faits une explication satisfaisante.

,

MAX-KARL GROBER. - Contribution à la théorie de l’amortissement des ondes hertziennes.

-

P. 121-124.

Du calcul théorique des courbes de résonance, pour diverses valeurs de l’amortissement, on peut déduire des paramètres qui,

réunis en tableaux ou représentés par des courbe, permettent de

trouver la valeur du décrément logarithmique dans des conditions

expérimentales données. C’est cette méthode indiquée par Schmidt(’)

que l’auteur s’est proposé d’appliquer d’une manière rigoureuse. Le problème revient à intégrer l’équation différentielle générale d’un

circuit oscillant. Il n’y a plus ensuite qu’à substituer dans l’intégrale

les diverses valeurs du coefficient d’amortissement.

M. K. Grober indique en détail la marche des calculs. Les résul- tats auxquels il arrive sont représentés graphiquement. En les com-

parant aux valeurs que donne la méthode de Bjerkness, on constate

une concordance tout à fait satisfaisante.

F. KUCK. -Un arc générateur d’ondes, à l’usage des laboratoires.

-

P. 124-126.

L’auteur décrit un modèle d’arc de Poulsen susceptible de rendre

des services dans les laboratoires par la facilité de son réglage et

ses dimensions extrêmement réduites. L’ensemble de l’appareil n’a

que 25 centimètres de hauteur et sa largeur maximum ne dépasse

pas 10 centimètres. Quant à la puissance que l’on peut recueillir dans un circuit de résonance couplé avec le circuit de la lampe,

l’auteur donne les chiffres suivanis :

(1) K.-E.-F. Physillalische 1908, p. 13.

(5)

329 10 ARC A CHARBOXS UNE ATMOSPHÈRE D’ALCOOL.

Tension du réseau : 220 voltes.

-

Régime de l’arc : 1,6 alnpère; î2 volts;

112 watts.

Puissance dans le circuit secondaire oscillant : 37,8 watts üyec une fré-

quence égale à 6000.

° ARC CUIVRE-CHARBON DANS L B E ATMOSPHÈRE D’HYDROGÈNE . Tension du réseau : 220 volts.

-

Régime de l’arc : ~,8 ampère ; 71 volts ;

127,8 watts.

Puissance dans le circuit secondaire oscillant : 15.~ watts avec une fré-

quence égale à 570.000

PAUL DE LA GORCE.

E. _BOSE. - Contribution expérimentale à la théorie de; liquides anisotropes

troubles.

-

P. 60-62.

Si l’on regarde de l’anizaldazine sous une épaisseur variant de omm,5 à 4 millimètres dans la direction du champ magnétique auquel

on la soumet, le liquide se clarifie dès que l’intensité du champ

atteint 600 gauss ; le phénomène est d’autant plus rapide que le

champ est plus intense; quand il cesse d’agir, le trouble se repro- duit. Le même phénomène s’observe avec le paraazoxyanisol, le para-

azoxyanisolphénétol, les mélanges d’acide anisique et d’acide aniso-

propionique ; il n’a pas lieu pour le benzoate de cholestérine, même

avec des ’champs de 9.000 unités. Dans les directions perpendicu-

laires à celles du champ, l’anizaldazine n’est pas clarifiée pour une intensité de -1.000 unités.

Des expériences quantitatives sont entreprises à la Plata sur ce

sujet. 1

E. BOSE et :B1. BOSE. - Le frottement interne de différent; liquide; en régime

turbulent.

-

P. 126-135.

Examen critique des travaux de Bose et Rauert (Pit. Z., t. X,

p. 406 ; ~909) .

La théorie des mouvements turbulents des liquides établie pour

ce cas de l’eau par Osborne Reynolds on ;>iatlie»iatic«1

1,)Itysiectl subjects, 1900), conduit à représenter le degré de turbu-

(6)

330

lence z en fonction de la perte de chargep par une équation de la

forme :

b étant une constante universelle de valeur î ~ ~~~

-

Les expériences effectuées sur neuf autres liquides (alcool éthy- lique, benzène, acétone, chloroforme, mercure, etc.) montrent que la

relation (1) doit être considérée comme une première approximation,

mais que la valeur moyenne de b est 1 Avec cette convention, le

1.620

calcul du frottement interne permet de comparer la fluidité pendant

le régime de Poiseuille et pendant le régime turbulent ; pour l’alcool elle est moins grande dans le premier cas que dans le deuxième ;

pour le mercure, c’ést l’inverse..

De même la formule :

qui donne la vitesse critique ~’~ correspondant au passage d’un ré-

gime à l’autre, est vérifiée en première approximation. Les résultats

des expériences se représentent très exactement par une formule du troisième degré :

dont les coefficients varient un peu avec la nature du corps.

A. SÈVE.

s

R.-A. M1LL1KAN et HARVEY FLETCHEP,. - Causes des discordances apparentes dans les travaux récents sur e (charge de l’électron).

-

P. ~.61.

Les auteurs comparent les méthodes employées par eux, d’une part, et par Ehrenhaft et Przibram, d’autre part.

Similitude : on étudie la chute d’une seule particule chargée.

Différencies Il Les auteurs emploient des gouttes d’huile dont le rayon varie de 3 à 66 . 10-5 centimètres. Ehrenhaft emploie des par- ticules plus petites : 3 à 28 . 10-6 centimètres ;

2° Les auteurs emploient un faible grossissement et étudient la chute sur 13 millimètres. Ehrenhaft se sert de l’ultramicroscope et

observe la chute 1 de millimètre ;

observe la chute sur - de millimètre ; "

(7)

331 3° Les auteurs observent la mème particule pendant quatre à cinq

heures, Ehrenhaft pendant une minute seulement ;

4° Les auteurs modifient la charge des particules, Ehrenhaft non ;

5° A la suite d’une série d’observations, les auteurs corrigent la loi

de Stokes, tandis qu’Ehrenhaft en admet la validité.

De plus, on n’est pas sûr de la densité et de la forme sphérique

des particules ultramicroscopiques d’ Ehrenhaft et Przibram ; et on ignore complètement la loi du mouvement de telles particules, lors- qu’elles sont chargées: pour Millikan, le coefficient de frottement est fonction de la charge.

Millikan avait donné dans un précédent mémoire 4.901 . 10-’ ° pour valeur de e. Il apporte de nouvelles corrections et donne comme der- nière valeur 1.891 . ~10~~ °.

J. KUTSCHEWSKL 2013 Note sur la variation de vitesse des rayons-canaux. P. 163.

L’auteur compare la vitesse moyenne à la vitesse maxima.

Il donne des résultats pour les rayons-canaux de l’hydrogène dans l’oxygène, les vitesses variant de ~, i . 108 à 4,6 107 centimètres par seconde.

10 La dispersion des vitesses est réglée par les admissions dans le tube de décharge;

f° Pour des pressions plus fortes, la vitesse moyenne est plus

faible que la vitesse maxima et dépend de la dispersion dans le tube

de décharge ;

3° Dans les conditions d’observation de l’auteur, environ la moitié des rayons-canaux de l’hydrogène sont absorbés ;

4° L’action sur une plaque photographique est à peu près indépen-

dante de la charge des rayons-canaux ;

~

5° Le passage de la décharge, la chute de potentiel et, par suite, la vitesse des rayons-canaux dépendent essentiellement des gaz absorbés par le métal.

H. FLETCHER. - Contribution à la théorie du mouv ement brownien,

~

et applications expérimentales. - P. 203.

Il L’auteur refait le travail de Cunningham sur le déplacement

d’une particule suspendue dans un gaz, en tenant compte des chocs

des molécules sur la particule, chocs qui sont plus ou moins élas-

(8)

332

tiques ; Fletcher et Millikan admettent par exemple que les chocs sur des gouttes d’huile ne sont pas élastiques ;

2° L’auteur étudie l’effet du mouvement brownien sur une particul e qui se déplace sous l’influence d’une force constante (gravitation, champ électrique) ;

3° L’auteur cherche l’effet du mouvement brownien sur la valeur

apparente de la charge électrique portée par une particule en sus- pension dans un gaz.

Il donne les formules qui ont servi à Millikan et à lui pour leur détermination de l’électron;

4° Il compare les résultats obtenus théoriquement et expérimen-

talement. Le terme correctif apporté à la loi de Stokes par Millikan

,

(ce vol., p. ~?~i) est justifié;

5° Il applique sa théorie à la critique des recherches de Ehrenhaft et Przibram sur la détermination de l’électron.

JULES Roux.

C. LOOSER. - Sur la courbe de sensibilité de l’oeil pour l’intensité lumineuse

[à propos d’une expérience de Lummer(l)].

Il s’agit de montrer à un auditoire que les parties extérieures à la tache jaune sont plus sensibles à lrintensité que la tache jaune elle -

même. On utilise l’écran lumineux de Balmain, sur lequel on di s-

pose une cache portant des ouvertures circulaires de diamètres

variés, dont l’une fournisse une image rétinienne couvrant entière- ment la tache jaune ; pendant l’expérience on n’en laisse qu’une découverte, et on l’éclaire de manière à provoquer une émission convenable. Pour étudier l’influence de l’intensité, on utilise de s ouvertures égales que l’on éclaire plus ou moins longtemps.

M’ILHELM Mesure des angles par la méthode des rétlexions multiples.

Remarque au sujet de la note de M. Geiger : rappel d’antériorités

assez nombreuses (2).

(1) Be1’ichl in Mathernatikund Natu>.wissenchaften, 191 i ,

n° 1, p. 2.

1’) WADSWORTH, J. de Ph!Js., 3e série, t. VI, p. 637 (1897) : WHITE, Phys. Rev.,

t. XIX, p. 317 ; 1904 ; L. Zent)’. Zg. für oplik und Jlechanik, p. ’l’~3 ;

1889. H. JuLIus, Zeitch» fil)’ Instnunentenkuden t. Xi’III, p. 203; i898 ; PREUTZ,

ElektJ’olechnische Zeitsch., t. XXVI, p. -11 t ; 1905.

(9)

333

G. SEIBT. - Le transmetteur de tonalité radiotélégraphique

à courant continu. - P. 000.

P. 1-,UGOL.

II.-J. BPOTHERUS. - Recherches photométriques sur la structure de quelques raies spectrales.

Depuis longtemps déjà, l’auteur se préoccupe de déterminer le

rapport des intensités à l’intérieur des lignes des spectres d’émis-

sion. Dans les présentes recherches, il s’est proposé, d’une part, d’étudier les flammes colorées par la présence de sels, pour obtenir la corrélation qui existe entre l’intensité des raies et la concentra- tion de la flamme en sel ; d’autre part, il cherche aussi à obtenir des

renseignements sur l’effet Zeeman dans le cas où la raie est trop diffuse pour être nettement décomposée par l’action d’un champ ma- gnétique.

Deux méthodes de mesure peuvent être utilisées : on peut obser-

ver les raies spectrales elles-mêmes ou bien étudier une photogra- phie qu’on en a prise. La seconde de ces rnéthodes présente le très grand avantage d’indiquer les intensités de chacune des parties de

la raie rigoureusement au même instant ; toutefois, elle exige que l’on détermine, au moyen d’observations appropriées, la relation qui

existe entre le noircissement de la plaque photographique et l’inten-

sité du rayonnement. Malgré tout, l’avantage indiqué ci-dessus com-

pense largement ce léger inconvénient, et c’est cette dernière méthode qui a été exclusivement employée ici.

Les expériences préliminaires sur le noircissement ont été effec- tuées en utilisant un photomètre à polarisation de Voigt, et Brothe-

rus arrive sensiblement aux mêmes résultats que Leimbach (’) et que ParkhLlrst (2).

L’auteur étudie alors l’intensité des raies Hx, D~ et D2.

Pour ce qui est de la raie Hx, ses résultats sont en contradiction

avec ceux de R. Ladenburg (3), qui obtient des courbes d’intensité

(1) G. Zeitsch. f. Wiss. 174 : 1909.

(2) PAHKHURST, XXXIII, 33 ; 1909.

(3) l’hysilcal. ZeiLsch¡’.. XII, J: 1911 : J. de 36 série, t. I.

p. 164; 1911.

(10)

334

symétriques, alors que Brotherus met en évidence dans cette même

o

raie deux maximums distants de 0,124 U. A. et à peu près doubles

l’un de l’autre.

Enfin Brotherus a étudié la structure du doublet du sodium, en déterminant la concentration dans la flamme par un pulvérisateur

de Gouy ; les concentrations variaient comme les nombres 1, 2, 8 et 32

et les quatre clichés étaient pris sur la même plaque. Les résultats ont été représentés par des courbes d’intensité. La premièré est

constituée par deux courbes en cloche séparées par un large inter-

valle obscur ; dans les seconde et troisième courbe, les deux raies s’élargissent et présentent chacune deux maximums d’intensité

(phénomène du renversement spontané). Finalement les deux courbes

se rejoignent dans la quatrième : autrement dit, il existe bien un

minimum entre les deux doubles raies D, mais ce minimum n’est pas

.

nul.

Le phénomène du renversement spontané des raies découle de la théorie électromagnétique, qui conduit à la formule suivante pour le

pouvoir émissif E :

si l’on pose

et .

où n est l’indice de réfraction, x l’indice d’extinction et 1 l’épaisseur

de la flamme ; ~ est la longueur d’onde et e le pouvoir émissif du

corps noir à l’intérieur de la région envisagée, pouvoir émissif qu’on

peut considérer comme constant. Lorsque la quantité nxZ croît suffi- samment pour que l’exponentielle ne soit pas négligeable devant l’unité, il se produit un minimum lorsque nx est grand; au contraire,

.

,

..1 1

.

si x

et est très petit, il y a alors un

L’auteur se propose de continuer ses intéressantes expériences,

en étudiant la dissymétrie qui est commune à toutes ces courbes,

ainsi que l’influence de l’effet Zeeman, dans le cas compliqué dont il

a été question plus haut.

(11)

335

E. Sur le spectre de l’arc de Poulsen. - P. 196-198.

Mesures faites avec un générateur de Poulsen situé à la station de télégraphie sans fil du collège d’Armstrong ; emploi d’un spectro- graphe de longueurs d’onde de Hilger ; reproduction de quelques

tD n

n

photogrammes obtenus entre 4.000 et 6.500 U. A.

MAX BORN et RUDOLF LÀDENBURG. - Sur le quotient du pouvoir émissif des corps fortement absorbants par leur pouvoir absorbant. - P. 198-202.

La théorie du rayonnement repose essentiellement sur l’applica-

tion à l’énergie rayonnante des principes de la thermodynamique.

Une théorie générale de l’optique doit concilier la théorie électroma-

gnétique de Maxwell complétée par Lorentz avec l’ensemble de

l’énergétique. Une première difficulté s’est déjà présentée à propos du spectre d’émission du coprs noir, ce qui a conduit Max Planck à

proposer l’hypothèse des éléments d’action.

Les auteurs du présent travail insistent sur une difficulté diffé- rente : la théorie de Maxwell suppose essentiellement l’existence de rains d’ondes réguliers, alors que la thermodynamique considère toujours un grand désordre dans le phénomène périodique, le mot

désordre étant entendu au sens statistique.

Born et Ladenburg indiquent une conséquence curieuse de la

théorie électromagnétique. Si l’on déFnit ,en effet, l’intensité de rayonnement comme étant la valeur moyenne dans le temps du vec- ,

teur radiant de Poynting pour des trains d’ondes réguliers, la re-

lation

.

entre l’intensité réfléchie p et l’intensité transmise Õ n’est plus rigoureusement applicable au cas des milieux fortement absor- bants.

1

Ils reprennent, en la complétant, la théorie mathématique de

l’extinction indiquée par Drude et par Voigt. En particulier, ils

montrent que si l’épaisseur traversée est faible, l’égalité ci-dessus

est valable, quelle que soit la valeur du coefficient d’extinction.

Les auteurs concluent en pensant que l’on pourrait démontre

(12)

336

d’une manière générale la relation entre les intensités réfléchie et réfractée à partir de la théorie de Maxwell, et cela en suivant une

marche analogue à celle qu’ils indiquent dans le présent mémoire.

MARCEL BOLL.

Il. GREINACHER. - Récipient d’ionisation pour la mesure des rayons du radium et de Rôntgen. - P. 209-21 L

Les résultats discordants obtenus par différents expérimentateurs

dans des mesures d’ionisation par le radium et les rayons R6ntgen

-

écarts qui sont dus souvent à la forme du récipient

-

ont con-

duit à utiliser des récipients hémisphériques. H. Greinacher étudie la forme qui convient le mieux pour la seconde électrode.

A priori, une électrode annulaire semble devoir mieux convenir

qu’une électrode rectiligne ; par contre, cette dernière est plus simple à construire.

Par des expériences comparatives, faites avec les rayons ou r1

dans des conditions variées, l’auteur montre qu’une électrode recti- ligne, convenablement utilisée, conduit aux mêmes résultats qu’une

électrode annulaire.

M. BARRÉE .

THE ASTROPHYSICAL JOURNAL ;

Vol. XXXIII; 1, janvier 1911.

Cette proéminence a persisté pendant plus de trois révolutions du

i Soleil. La vitesse de rotation des masses gazeuses qui la forment (cal-

cium et hydrogène) a varié d’une apparition à l’autre, dépassant dans

la première due 5 0 j0 et dans la deuxième de Il 0/0 la vitesse de rota-

tion de la photosphère.

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