HAL Id: jpa-00241616
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Physikalische ZeitschriftT. XII; 1911
Paul de la Gorce, E. Bauer, F. Croze, R. Jouaust
To cite this version:
Paul de la Gorce, E. Bauer, F. Croze, R. Jouaust. Physikalische ZeitschriftT. XII; 1911. J. Phys.
Theor. Appl., 1911, 1 (1), pp.858-871. �10.1051/jphystap:01911001010085800�. �jpa-00241616�
858
PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT ;
T. XII ; 1911.
A. RIGHI. - Nouvelles recherches sur le potentiel de décharge dans le champ Inagnétique (d’après la traduction publiée par la Phys. Zeitselzt°., t. 4~~-!~39).
I. Recherclies sur le potent£el de cle’cliar ge ccux pressions 1noyennes.
-Des recherches antérieures (f) effectuées
sous des pressions de quelques dixièmes de millimètre, avec des
électrodes en forme de plateaux, avaient conduit l’auteur à cette con-
clusion que le potentiel de décharge était tantôt abaissé, tantôt relevé par l’action d’un champ magnétique et qu’il existait une valeur du champ correspondant à un minimum pour le potentiel de décharge.
Ces expériences avaient été réalisées avec un écartement des élec- trodes inférieur à la distance critique (2). Pour les grandes distances,
on s’était borné à rechercher si le champ magnétique n’abaissait pas le potentiel de décharge ; le résultat avait été négatif. Restait à
rechercher s’il n’y avait pas augmentation du potentiel de décharge ;
les nouvelles expériences montrèrent qu’il en était ainsi. Le tube
employé renfermait deux plateaux parallèles d’écartement variable.
Pour chaque distance entre électrodes on déterminait le potentiel de décharge, les plateaux étant successivement parallèles, puis per-
pendiculaires au champ. La pression de l’air dans le tube était de
0~,68, la distance critique de 6 millimètres. Avec des écarte- Inents de 8, 10, 15 millimètres, les courbes obtenues montrèrent que l’efl’et prédominant était une augmentation du potentiel de décharge.
L’effet est particulièrement sensible quand les électrodes sont dis-
posées parallèlement au champ magnétique.
II. Explication ccdmise jusqu’ici et nouvelle hypothèses proposée Jusqu’ici on a attribué l’influence du champ magnétique aux défor-
mations qu’il peut imprimer aux trajectoires des électrons. L’auteur pense que cette explication est insuffisante pour plusieurs motifs :
i° Quand le vide n’est pas poussé très loin, le libre parcours moyen des électrons est petit, par suite, l’influence du champ magnétique
(1) Voir cdellcc 29 mai 1910, et aussi le Radiun1, 1910, p. 28~..
,(2) La distance critique est la distance entre électrodes pour laquelle le poten- tiel de décharge est minimum.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01911001010085800
859 modifiant leur trajectoire entre deux chocs consécutifs ne peut être très importante ;
-2° il paraît assez difficile d’expliquer certains faits observés, notamment l’augmentation et la diminution du potentiel
de décharge constatées souvent pour un angle quelconque des direc-
tions des champs magnétique et électrique ;
-3° pour expliquer la
diminution du potentiel de décharge, on admet qu’en l’absence du
champ magnétique un courant invisible traverse déjà le tube. Or
l’existence d’un tel courant n’a été constatée par aucun physicien et
l’auteur qui a cherché à la mettre en évidence n’a obtenu que des résultats négatifs. Il a observé seulement que, sous l’action d’une différence de potentiel inférieure à celle qui provoque la décharge,
un courant temporaire se manifeste. On peut admettre qu’il y a accu- mulation d’ions aux électrodes.
La théorie habituelle ne paraissant pas satisfaisante, l’auteur a été
conduit à chercher si une hypothèse, exposée déjà dans un autre travail, ne trouvait pas ici son application et si le champ magné- tique ne pouvait intervenir comme une cause d’ionisation. Les centres binaires, électron-ion positif, présentent, sous l’action du
champ magnétique, une stabilité plus ou moins grande. Une influence
analogue peut s’exercer sur la trajectoire de l’électron autour de l’atome et favoriser ou contrarier l’action du champ électrique. C’est
aux électrodes oùles ions s’accumulent que cette magnéto-ionisation
se manifestera de la manière la plus nette. Son action sera plus
intense à la cathode, car les électrons qui seraient mis en liberté à l’anode seraient bientôt absorbés par elle sans intervenir dans le mécanisme de la décharge.
IIT. Polarisation ou déchctrge de polarisation.
-r--L’existence d’une couche d’ions se formant aux électrodes quand on leur applique une
différence de potentiel inférieure au potentiel de décharge est révélée
par la déviation momentanée d’un galvanomètre intercalé dans le circuit. Cette sorte de polarisation se produit dans un temps très
court (trente secondes environ). Quand les électrodes sont abandon- nées à elles-mêmes, la polarisation décroît graduellement. La rapi-
dité du phénomène peut être influencée par la présence d’un champ magnétique, ainsi que le montre l’expérience suivante. On
soumet les électrodes à une différence de potentiel déterminée, on les
isole quelques instants, puis on les réunit aux bornes d’un galvano-
mètre. La déviation observée est notablement diminuée si, pendant
l’intervalle de repos, le tube a été soumis à l’action d’nn champ
1
860
magnétique. Dans un exemple cité dans le mémoire, l’amplitude était
réduite dans le rapport de 3,5 à 1 (pression : omm ,02; champ :
3.~~0 gauss). Le champ magnétique accélère toujours la recombinai-
son des ions dans le tube. Ce fait, qui s’explique mal par les hypo-
thèses ordinaires, peut être aisément prévu d’après la conception adoptée par l’auteur.
IV. Circonstances qui z’nfluent sur le potentiel de décharge.
-Les expériences tentées avec des tubes où le vide était poussé très loin
donnèrent lieu à de grandes irrégularités. On remarqua que des variations apparaissaient quand on touchait le tube, quand on en approchait un conducteur ou quand on modifiait l’isolement. Ces faits mettaient en évidence l’influence des charges réparties sur la sur-
face du tube. En effet la plupart des irrégularités et des incertitudes
disparurent quand on eut recouvert le tube de feuilles de papier
d’étain reliées à la terre. Une variation dans la valeur absolue du
potentiel des électrodes peut modifier également l’allure des phéno-
mènes. Là encore il est probable que les parois du tube jouent un
rôle. Enfin la nature des corps auxquels aboutissent les lignes de
forces électriques agissent sur le potentiel de décharge. L’auteur a imaginé un dispositif permettant de placer successivement en face de l’anode une feuille de plomb et une feuille d’aluminium, on voit alors, pour une même différence de potentiel, la décharge se produire
et disparaître. Le platine possède aussi, mais à un moindre degré
que le plomb, cette propriété de favoriser la décharge.
V . Mesure du potentiel de decharge dans le champ magnétz’que sous
de très faibles pressions.
-Pour éviter les actions perturbatrices de
la paroi de verre du tube, l’une des électrodes était constituée par
une feuille métallique cylindrique appliquée contre sa surface inté- rieure. L’autre électrode était formée d’un disque plan parallèle à
l’axe du tube. La pression était de quelques centièmes de millimètre;
on réalisait l’expérience en prenant successivement comme cathode les électrodes plane et cylindrique et en opérant avec des champs magnétiques perpendiculaires ou parallèles au plan du disque. De là
,
quatre séries de courbes. Une seule d’entre elles (cathode plane dis- posée normalement à la direction du champ) ne paraît point subir
l’influence du champ magnétique, au moins dans les limites des inten- sités de champ réalisées. Les trois autres affectent une allure peu différente de celle qu’on obtenait sous des pressions plus élevées ;
elles présentent un minimum et peuvent être rencontrées par une
.
,
861 droite parallèle à l’axe des champs en deux points et peut-être en
trois points, s’il est possible de produire un champ assez intense.
VI . Expériences avec des électrodes de diverses.
-L’auteur a
repris ces expériences avec des tubes munis d’électrodes de formes très différentes. Un des dispositifs employés consistait à revêtir les
parois intérieures de quatre lames en aluminium formant quatre sec-
teurs cylindriques isolés. L’ensemble de deux secteurs opposés cons-
tituait une électrode. On avait l’avantage d’une symétrie complète.
Mais les résultats les plus intéressants ont été obtenus avec un tube dont les électrodes sont d’une part une gaine d’aluminium épousant
la paroi intérieure, d’autre part une longue tige cylindrique diri- gée suivant l’axe. On peut alors réaliser le cas d’un champ magné- tique et d’un champ électrique cylindrique, tels que les lignes de
forces des deux champs soient constamment normales entre elles. Il est possible dans ces conditions de calculer la forme des trajectoires
décrites par les électrons émis par la cathode. En se limitant au cas
où le cylindre central forme cathode, on obtient, même pour des pres- sions très différentes et des courbes d’allure sem-
blable et qui représentent la loi de variation la plus générale reliant
le potentiel de décharge à l’intensité du champ magnétique. Ces
courbes sont constituées par deux lignes descendantes presque verti-
cales, réunies par ane ligne oblique ascendante. Le potentiel pré-
sente donc deux chutes brusques correspondant à des intensités de
champ très différentes (300 gauss et 3.000 gauss, par exemple). L’au-
teur attribue la première à l’action du champ sur la cathode, la
seconde à l’action du champ sur le gaz éloigné de cette électrode.
VlI. Recherches auxquelles conduit l’hypotlîèse de la nîctynéto-ioni-
sation.
-Pour soumettre l’explication proposée au contrôle de
l’expérience, on prenait un tube dont l’anode était une feuille métal-
lique revêtant la paroi intérieure et la cathode un petit cylindre dis- posé suivant l’axe du tube. On soumettait à l’action du champ ma- gnétique d’abord la cathode, puis une autre région du tube. Dans le
premier cas, la décharge se produisait à 3.713 gauss, dans le second
cas à 4.829 gauss (différence de potentiel appliquée, 2.210 volts).
Quand la cathode est soumise à l’action du champ, on obtient la
courbe de forme générale avec ses deux chutes brusques. Quand le champ s’exerce sur une autre portion du tube, la première ligne
,
descendante n’existe plus. Ces résultats sont bien conformes aux
prévisions. On peut donc conclure que les explications proposées
862
par l’auteur ont conduit à la découverte de faits nouveaux et que ces faits sont venus confirmer l’hypothèse de la magnéto-ionisation .
PAUL DE LA GORCE.
J. KOENIGSBERGER et W.-J. INIULLER. - Remarque sur une détermination du diamètre moléculaire et sur les plus petites couches décelables optiquement.
"-
P. 606.
Remarque sur un travail paru en 1905. Si l’on dépose sur un
miroir de platine une couche de PI)OI d’épaisseur égale à deux fois
le diamètre moléculaire (d’après les nombres de Planck, Ruther- ford, Perrin, etc., pour N), on en change le pouvoir réflecteur d’une manière appréciable.
J. ELSTER et H. GEITEL. - Nouvelles recherches sur les cellules photoélec- triques à cathode de potassium colorées.
-P. 609-614.
Dans un récent mémoire (1), les auteurs ont montré que si l’on fait passer des décharges électriques dans une cellule photoélec- trique remplie d’hydrogène raréfié et dont la cathode est formée par
un métal alcalin, la surface de celui-ci se colore en bleu ou vert (K, Na, Rb, Co) ou en jaune brun (Na).
Ces métaux colorés présentent une sensibilité photoélectrique
bien plus grande que les métaux purs. Il s’agit probablement d’une
modification colloïdale.
Si on abandonne ces cellules, la coloration, et la sensibilité photo- électrique disparaissent lentement en même temps que l’hydrogène
est absorbé par le métal. Il se produit un vide très avancé.
On obtient des cellules dont la couleur ne disparaît pas, et dont la sensibilité reste constante en remplaçant l’hydrogène aussitôt après la formation de la couche colorée par de l’argon ou de l’hélium.
Vs. STEUBING. - Expériences sur un travail de Wood : une nouvelle émission de l’étincelle.
-P. 666.
Wood avait observé que l’air devient lumineux au voisinage d’une
étincelle condensée d’aluminium (2), et avait photographié le spectre émis, qu’il attribue à une fluorescence ou une diffusion.
(1) Plzys. Zeitsch., XI, p. 26 i ; 1910 (voir J. de Phys., vol. sup. i.
(2) Phys. Zeitsch., t. XI, 823 1910 (v oir J. de vol. sup.).
863 L’auteur reprend les expériences de Wood ; voici ses conclusions : 1° La lumière émise est simplement la lumière de l’étincelle diffu- sée par des particules métalliques ;
~° Elle est indépendante de la nature du gaz où se produit l’étin- celle ;
3° Elle est supprimée par un courant d’air rapide qui entraîne les particules métalliques loin de l’endroit photographié ;
4° On l’obtient dans une chambre séparée de l’étincelle par une lame transparente, en y introduisant des vapeurs métalliques;
3° Son spectre est identique au spectre de l’étincelle.
L. NATANSÔN. - Sur’la théorie statisticlue du rayonnement. - P. 659.
Quelques remarques sur la théorie de Planck. Examen des hypo-
thèses de probabilité.
E.
-E. BAUER.
’GH. FUCHTR1UER, - Sur une nléthode pour l’étude des raies d’absorption au
moyen du spectroscope à échelons et sur les variations des raies d’absorption produites par la présence de gaz étrangers.
-P. 722-725,
En employant comme source de lumière une lampe à mercure à
haute pression qui donne des raies élargies, on peut étudier, avec
la grande dispersion d’un échelon à seize plaques, les raies d’ab-
sorption dont les longueurs d’onde sont comprises dans le même
intervalle que les raies élargies du mercure. Grâce à ce dispositif,
Füchtbauer a pu étudier l’influence sur les raies d’absorption du
brome et de l’iode de la présence d’un peu d’azote, de gaz carbo-
nique ou d’hydrogène. Les raies d’absorption sont élargies et affai-
blies. Les raies d’absorption du sodium et du potassium sont élar- gies également, mais leur intensité est augmentée au lieu d’être diminuée.
E. BUDDE. - Le principe de Doppler pour un miroir en mouvement et une expérience de Küngerfues. - P. 725-129.
Klingerfues avait émis une théorie, d’après laquelle on pouvait
déceler le mouvement de la Terre par rapport à l’éther supposé
immobile, en observant le déplacement des raies d’un spectre d’ab-
864
sorption. Ce spectre devait être obtenu après réflexion sur un prisme
à réflexion totale /d’un faisceau lumineux qui arrive sur le prisme
dans la direction sud-nord et en ressort en se dirigeant vers l’est.
Budde critique cette théorie en se basant sur la formule qui, d’après
le principe de Doppler, donne la longueur d’onde de la lumière observée après réflexion sur un miroir en mouvement.
D’ailleurs, en faisant tomber un faisceau lumineux dirigé du sud
au nord sur un miroir disposé de telle façon que le faisceau refléchi soit dirigé vers l’ouest, et en l’analysant au spectroscope, après
avoir disposé deux exemplaires du même absorbant, l’un entre la
source et le miroir, l’autre entre le miroir et le spectroscope, on doit, d’après la théorie de Klingerfues, observer un dédoublement des raies d’absorption, pourvu toutefois qu’au moment et pour le lieu de l’observation le mouvement de la Terre par rapport à l’éther se fasse de l’est vers l’ouest. Dans ces conditions et avec les appareils employés, le déplacement postulé par la théorie était 1 de la
12600
longueur d’onde et l’on pouvait apprécier un déplacement de 20000
En réalité, on n’a observé aucun déplacement.
’
~
F. CROZE.
H. ROHàIANN. - Excitation par choc produite par de fréquentes décharges partielles. - P. 649-652.
Le mode d’excitation étudié par l’auteur diffère de celui étudié par y’Vien par ce fait que ce dernier, qui ne se produit qu’avec de faibles
intensités de courant dans le circuit primaire, nécessite entre les
deux circuits un couplage parfaitement déterminé, ce couplage étant
du reste assez lâche. Dans les expériences décrites, au contraire, c’est
pour des intensités importantes de courant dans le circuit primaire qu’on arrive à n’avoir qu’une seule onde dans le circuit secondaire,
ce résultat étant obtenu avec des couplages plus élevés que ceux nécessaires pour répéter les expériences de Wien, et indépendants jusqu’à un certain point du coefficient de couplage.
Ainsi dans une des expériences citées faite avec des étincelles de omm,5 entre plaques d’argent, avec un courant de 1 ampère dans
le primaire et un coefficient de couplage de 0,11, on n’observait
qu’une seule onde dans le secondaire. C’était le mode d’excitation
865 étudié par Wien. Au contraire, avec un coefficient de couplage
de 0,2, il fallait des courants de l’ordre de 2,5 ampères pour n’ob- tenir qu’une seule onde dans le secondaire. En réalité, du reste, les deux ondes de couplage subsistaient encore, mais étaient très faibles.
L’auteur a pu obtenir de semblables résultats avec des éclateurs constitués par divers métaux et en particulier par du magnésium, ce qui lui a permis de photographier l’étincelle par le dispositif du
miroir tournant.
Il explique les résultats obtenus en admettant que les décharges correspondant à de fortes intensités dans le primaire se font surtout
par l’intermédiaire d’ions gazeux plus mobiles que les ions métal-
liques.
Il signale du reste qu’une décharge de faible intensité donnant
naissance à deux ondes n’en donne qu’une, lorsqu’on approche un
brûleur Bunsen de l’éclateur.
KARL ROTTGARDT. 2013 Production ou suppression de l’arc électrique
dans l’emploi des transformateurs de résonance. - P. 652-6~’7.
L’auteur étudie la nature de la décharge qui se produit dans un éclateur, constitué par deux cylindres de zinc, intercalé en dérivation
avec une self-induction et une capacité dans le secondaire d’un trans- formateur alimenté par un alternateur fournissant du courant à 500 périodes par seconde, la résonance primaire ayant été réalisée.
Dans la plupart des cas, cette décharge présente partiellement le
caractère d’un arc, car il suffit de la souffler par un courant d’air pour voir croître l’énergie communiquée à un ondemètre placé dans le voisinage. Dans certains cas pourtant, elle peut avoir uniquement le
caractère d’une étincelle oscillante. L’examen des phénomènes qui
se passent dans un tube à hélium placé à proximité permet à l’auteur
de reconnaître quand il en est bien ainsi : il a constaté que, pour arriver à ce résultat, il était nécessaire d’intercaler dans le circuit secondaire une résistance ayant, toutes choses égales d’ailleurs,
une valeur minima donnée.
Cette valeur minima dépend de la période des oscillations engen- drées et du degré d’excitation de l’alternateur, qui fournit le courant à 500 périodes.
La résistance peut être remplacée par un circuit secondaire ayant
un coefficient d’amortissement suffisamment élevé et, dans ce cas, il
866
existe un degré de couplage au-dessous duquel l’introduction de ce
circuit secondaire est inefficace.
R. JOUAUST.
E. Principe de relativité et éther.
-P. 689--ÀO et 737-758.
Aussitôt après la découverte des principes de la thermodynamique,
deux tendances se sont manifestées parmi les physiciens.
Les énergétistes, invoquant une philosophie positive, exigèrent
que l’on se contentât des résultats de l’expérience, sans chercher de mécanisme caché qui les expliquât. En même temps ils donnèrent
aux principes un sens absolu édifiant toute la physique sur cette
nouvelle base.
Les atomistes, au contraire, développèrent la théorie mécanique
de la chaleur, d’où la thermodynamique était sortie, et particulière-
ment la théorie cinétique des gaz. En introduisant la notion de pro-
babilité, ils trouvèrent une interprétation du principe de Carnot, et
découvrirent qu’il n’est pas applicable à tousles cas possibles, mais
seulement aux gros phénomènes.
Aujourd’hui le triomphe des atomistes est complet, provisoire-
ment au moins, quoique la théorie soit encore loin d’être parfaite.
Mais il s’est engagé une nouvelle lutte, tout à fait analogue, à propos du principe de relativité, plus récent que les autres. La seule diffé-
rence est qu’il s’agit de l’éther, et non plus des molécules. Beaucoup
de physiciens, de mathématiciens, et parmi eux Einstein, Min- kowski, etc., se fondent sur le nouveau principe pour rejeter l’hypo-
thèse de l’éther.
«Les champs électrique et magnétique qui consti-
tuent la lumière n’apparaissent plus comme des états d’un milieu
hypothétique, mais comme des réalités individuelles, que les sources lumineuses envoient dans l’espace, au sens de la théorie de l’émis- sion de Newton (1). »
M. Wiechert, au contraire, défend la théorie de l’éther. Il s’efforce de montrer que « les lois de relativité », loin de rendre improbable
l’existence d’un milieu dans lequel baignerait la matière, nous obligent à chercher par quel mécanisme caché se produit .la con-
) EINSTEIN, Phys. Zeitschr., X (1909), 819. Cf. N. GA>IPBELL, Phil. JJlag., XIX
(I9I0), p. 981.
867 traction de Lorentz, et quels sont les phénomènes réels qui rendent impossible toute vitesse supérieure à celle de la lumière.
Voici comment il pose le problème :
Lois de relativité données par l’expérience.
-Pour tout système
de référence en mouvement uniforme, on peut définir les unités fon- damentales de temps et de longueur (dans les diverses directions)
de telle sorte que les diverses directions de l’espace soient équiva-
lentes pour la description des phénomènes, et que les lois de la nature soient les mêmes, à quelque système de référence qu’on les rapporte. En particulier la valeur de la vitesse de la lumière sera
indépendante de la direction et du système de référence. On obtient ainsi le groupe de transformations de Lorentz.
C’est là tout ce que donne l’expérience, et tout ce qu’en a tiré
H.-A. Lorentz lui-même.
On peut donner de ces lois deux interprétations, l’une absolue,
l’autre relative (bedingtes et unbedingtes Relativitdtsprinzip).
1. Interprétation relative ( Wiechert~ .
- «Il y a un éther dont les
propriétés et les relations avec la matière ont pour conséquence les
lois de relativité... qui n’ont qu’une valeur formelle et ne sont pas
en elles-mémes une réalité physique. Dans les transformations de
Lorentz, des valeurs égales du temps en différents lieux corres-
pondent à une simultanéité réelle et non pas apparente. Quand un système matériel change de vitesse, il subit une variation réelle de
dimensions ; en même temps la vitesse d’évolution des phénomènes
y est changée. »
II. Interpretation absolue (que Wiechert attribue à Einstein).
-«
Les divers systèmes d’unités de temps et de longueurs obtenus
par des transformations de Lorentz ont la même valeur, non seule-
ment formellement, mais physiquement.
«
La notion de simultanéité est purement relative. Il n’existe pas
’
de temps absolu... Dire que les dimensions d’un système matériel
varient réellement quand on change sa vitesse n’a pas de sens phy- sique, car il n’y a pas d’unité de mesure absolue qui permette de
faire la comparaison...
»Il semble que M. Wiechert pousse tout à fait à l’extrême la thèse d’Einstein. Il joue un peu sur le sens des mots réel et physique.
Mais ses critiques n’en sont pas moins profondes et intéressantes.
Pour défendre son interprétation (I~, il insiste surtout sur les deux
faits suivants :
868
1° La contraction de Lorentz ne peut résulter d’une convention
sur la définition dutemps. C’estun phénomène réel. Quand la vitesse
d’un corps se rapproche de celle de la lumière, il s’aplatit indéfini-
ment, d’où résulte l’impossibilité d’une vitesse supérieure à celle de
la lumière. Cette contraction doit avoir une cause qui doit être
cherchée dans les liaisons entre l’éther et la matière ;
2° La vitesse de la lumière est une constante absolue, indépendante
du système de référence et de la direction. Il existe donc quelque
chose qui est indépendant de la matière, c’est l’éther. Cette idée a
été développée très clairement par M. Langevin dans ses conférences à la Société de Chimie-Physique.
Nous ne pouvons que signaler la façon originale dont M.
chert déduit la transformation de Lorentz des lois de relativité en ne
faisant intervenir l’électrodynamique qu’à la fin des raisonnements,
pour montrer qu’une constante, qu’il avait laissée indéterminée,
n’est autre que la vitesse de la lumière.
Notons encore une remarque intéressante : d’après le principe de relativité, l’énergie rayonnante enfermée dans une enceinte parfaite-
ment réfléchissante possède une inertie comme la matière. Mais les forces sont appliquées à l’enceinte qui est forcément matérielle.
C’est l’ensemble enceinte + rayonxement, c’est-à-dire matière
+ éther réagissant l’un sur l’autre qui possède de l’inertie. L’éner-
gie rayonnante qui se propage librement ne peut pas subir d’ac- célération : on ne peut pas dire si elle a une masse.
Ces idées sont discutables, mais devaient être signalées ici.
J . ELSTER et H. GEITEL. - Sur l’effet photoélectrique
dans l’infra-rouge.
-P.758-761.
Les auteurs utilisent des cellules photoélectriques très sensibles
à cathode de potassium coloré dans une atmosphère d’hélium ou d’argon (1). Sous l’influence des radiations infra-rouges le métal
coloré émet des électrons. L’effet photoélectrique ainsi produit est
facile à mesurer à l’aide d’un galvanomètre. Les mêmes cellules permettent de déterminer la courbe de disparition de la pllosphores-
cence chez certaines substances et, en général, de photométrer des
sources très faibles, mais étendues, ou petites, mais intenses.
(1) Voir ce vol., p. 862.
869
W. v. IGNATO WSIhY. - Sur les vitesses supérieures à celle de la lumière,
dans la théorie de la relativité. - P. 7 î6- i79.
Les vitesses de translations sont nécessairement plus petites que la vitesse de la lumière. Il n’en serait pas de môme des vitesses de
propagation, d’après 1VZ. W. Ignatowsky.
W. v. IGNATO WSKY. - Remarque à mon mémoire. Quelques remarques
sur le principe de relativité. - P. 179.
MAX REINGANUM. - Sur la variation du frottement intérieur des gaz de la famille de l’argon avec la température. - P. 7‘T9.
.
Réclamation de priorité.
°
E. BAUER.
PAUL LUDEYTIG. - Amortimètre pour la pratique de la télégraphie
sans fil. - P. 763-71i.
’
Le décrément 1, d’un système oscillant est donné par la relation :
Õ2’ décrément de l’ondemètre supposé négligeable ; C,,, capacité de
l’ondemètre produisant la résonance; Jre f, le courant correspon-
dant ; C2 et C,, capacités à intercaler dans l’ondemètre pour provo- quer le passage dans l’appareil du courant Je/. Si on s’arrange
pour que
’
’
-
la formule devient :
~