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Physikalische Zeitschrift ; t. XII; 1911
J. Guyot, Ch. Maurain, Ch. Dufour, A. Grumbach, P. Lugol, Paul de la Gorce, M. Barrée, L. Eblé, F. Crozé
To cite this version:
J. Guyot, Ch. Maurain, Ch. Dufour, A. Grumbach, P. Lugol, et al.. Physikalische Zeitschrift ; t.
XII; 1911. J. Phys. Theor. Appl., 1912, 2 (1), pp.239-259. �10.1051/jphystap:019120020023901�.
�jpa-00241747�
tours du miroir par seconde par la relation :
Les expériences avec des particules de Omm,06 de diamètre ont donné, pour une flamme de Bunsen, une valeur supérieure de 2 0/0
à peu près à celle que l’on peut calculer en évaluant à 4,4 X 10-1 le frottement intérieur de la flamme (’ ), et qui est de 5 centimètres par seconde. La vitesse est un peu plus grande dans la partie supérieure
de la flamme.
Dans des flammes de même grandeur et obtenues à des pressions différentes, la vitesse diminue linéairement quand la pression croît;
à 4 atmosphères, elle a diminué de 30 0/0 environ.
La vitesse trouvée est 1,61 fois celle qu’ont donnée des expériences
faites par la méthode de Becker (loc. cit.) ; le désaccord est attribué par Becker (communication orale) à des causes d’erreur dues à la
méthode qu’il employait pour étalonner son appareil ; si on en tient compte, l’accord entre les deux méthodes devient satisfaisant.
P. LUGOL.
PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT ;
T. XII; 1911.
A. EUCKEN. - La conductibilité calorifique de quelques cristaux aux basses températures. - P. 1005-1008.
Au cours de précédentes recherches (1), l’auteur a montré que la résistance thermique (inverse de la conductibilité) des cristaux croissait proportionnellement à la température absolue. ..
Or on sait que la chaleur spécifique des corps solides tend vers zéro quand on s’approche du zéro absolu. Il faut en conclure que les atomes n’exécutent plus de mouvements calorifiques aux basses températures, et cette immobilité des atomes conduit à penser qu’une
transmission de chaleur ne serait plus possible. La loi de la conduc-
tibilité trouvée par l’auteur serait-elle donc en défaut aux basses
températures ?
(1) BECKER, J. de Phys.., 4, série, t. VIII, p. 140 ; 1909.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019120020023901
Pour répondre à la question, M. Eucken a étudié la conductibilité thermique du diamant, dont la chaleur spécifique est négligeable à
la température de l’hydrogène liquide. Le résultat est que le dia- mant conduit très bien la chaleur à ces basses températures, et par
.suite il faut admettre que la conductibilité thermique n’est pas en relation avec l’intensité du mouvement des molécules.
J. GUYOT.
H. BLASIUS. - La loi de similitude dans les phénomènes
de frottement. - P. 1175-Il7i.
L’auteur appelle l’attention sur la loi de similitude proposée par
Reynolds (’ ) Les coefficients des formules relatives aux phénomènes de
frottement seraient fonction de l’expression p 2013: où 1 représente une di-
v p
mension du système soumis au frottement, v la vitesse du fluide,v son
coefficient de viscosité. Cette loi correspondrait seulement aux cas
~où n’intervient pas de surface libre, par exemple l’écoulement d’un fluide dans des tubes, ou encore les actions s’exerçant sur un corps
plongé entièrement dans l’air ou dans l’eau. Elle a été vérifiée par -Gebers pour les frottements s’exerçant sur des plaques lisses dans l’eau, par Fôppl pour la résistance de fils dans un courant d’air,
par l’auteur pour l’écoulement de l’eau dans des tubes lisses.
D’après cela, si on a en vue un certain phénomène réel, et qu’on
veuille déterminer les coefficients des formules au moyen d’expé-
riences sur des modèles réduits, on devrait s’arranger de manière
lÀ 1 d 1 h ’
, ,1 S. 1
’que - ait la même valeur que dans le phénomène réel. Si les expé-
v
,riences sont faites dans le même fluide, les vitesses devraient être inversement proportionnelles aux dimensions des objets réels et de
leurs modèles : ce sont là des conditions très éloignées de celles
réalisées d’ordinaire dans les recherches sur des modèles réduits.
H. BLAS1 US. - Fonctions de courant pour les ailes
"
et les pales de turbines.
-P. II7’7.
L’auteur montre comment la considération des singularités de
fonctions de variables complexes permet de résoudre certaines
(I) Phil. Trans. Roy. Soc. London, t. CLXXIV, p. 935 ; i883.
questions relatives à la distribution des vitesses, aux angles d’entrée
et de sortie, etc.
CH. MAURAIN.
T. XIII ; 1912.
Mnx ABRAHAbi. - Contribution à la théorie de la gravitation.
-P. i-4.
La loi élémentaire de la gravitation.
-P. 4-6.
Dans un travail tout récent (1), analysé ici (~), A. Einstein a émis
l’hypothèse que la vitesse de la lumière c dépendait du potentiel de gravitation W suivant la relation :
où c. est la valeur que prend c pour une certaine valeur du potentiel
~
~- *Le présent mémoire a pour but de développer une théorie de la
gravitation qui satisfasse au principe de relativité, et de déduire une
relation entre + et c, qui comprenne l’équation d’Einstein comme cas particulier.
L’auteur se sert de la représentation à quatre dimensions de Min- kowski :
et il pose en principe l’équation différentielle d’univers suivante, analogue à l’équation de Poisson généralisée :
où y est la constante de la gravitation et v est la densité au repos.
La force 5, qui sollicite l’unité de masse, est donnée par le gradient
du potentiel 4$ :
(t) Ann. d. Phys., XXXV, p. ~9~ ; t9! L
.~~) J. de Phys., 5° série, t. 1, p. 938 ;
et a par suite pour composantes :
qu’on porte dans les équations du mouvement.
L’intégration donne :
c’est-à-dire que l’accroissement du demi-carré de la vitesse de la lumière est égal à l’accroissement du potentiel de gravitation.
Cette relation (3) contient l’équation (1) d’Einstein comme cas
particulier, si l’on néglige le carré du quotient c2
Max Abraham applique ces considérations au cas d’un corps en mouvement; il obtient une équation qui, pour les faibles vitesses, se
confond avec le théorème des forces vives :
Enfin l’auteur donne une loi élémentaire qui exprime la force qu’exerce un point P (de masse ni) sur un point Po (de masse 1no).
Cette force rno;! se présente comme étant la somme de deux vecteurs
à quatre dimensions (vecteurs d’univers), dont l’un est parallèle au
rayon lumineux s qui relie P et Po et dont l’autre est parallèle au
vecteur de vitesse > du point P.
La loi de Max Abraham est d’accord avec les lois obtenues par Poincaré et par Minkowski; mais elle est à la fois plus simple, en ce
sens que la vitesse du point P,, attiré ne disparaît pas, et plus géné-
rale puisqu’elle tient compte de l’accélération du point attirant P.
Les observations astronomiques, proposées par Einstein, permet-
traient de vérifier expérimentalement cette loi et pourraient fournir
une confirmation de la théorie précédente.
,
MARCEL BOLL.
B. WALTER. 2013 Spectres d’absorption des substances phosnhorescentes. - P. 6-11.
Première partie.
-Les spectres d’absorption des phosphores de Ca, Sr et Ba bismuthifères consistent en fortes bandes d’absorption.
Les radiations fortement absorbées sont les mêmes qui excitent for- tement la phosphorescence. L’intensité de l’absorption est de l’ordre
de grandeur de celle que manifestent les solutions fluorescentes.
Deuxiérne partie.
-L’auteur conclut des observations de Lénard que les radiations qui excitent le plus fortement les phosphores alca-
lino-terreux (par conséquent aussi le plus fortement absorbées) dé- pendent de la nature du métal alcalino-terreux et non de celle du métal actif. Ce résultat, qui est à l’encontre de tout ce qu’on sait sur
les corps phosphorescents, s’accorderait avec l’ancienne théorie chi-
.
mique de la phosphorescence.
E. GOLDSTEIN. - Sur la formation des rayons-canaux dans le potassium,
le rubidium et le césium. - P. 6.
L’auteur donne dans cette note quelques détails pratiques sur sa
méthode de production des rayons-canaux dans les vapeurs de ces trois métaux. Le métal alcalin est placé dans un petit tube latéral
soudé au tube à décharges. Il est primitivement recouvert d’une
couche de benzine. On commence par chasser la benzine, qui distille
et se condense un peu plus loin dans un tube en U plongé dans l’air liquide. ()n chauffe ensuite le tube en le plongeant dans une enceinte
à la température convenable, et munie de fenêtres pour l’obser- vation. Le rubidium donne des rayons de couleur jaune rougeâtre, le
césium blanc verdàtre, le potassium jaune rougeâtre. Les spectres
sont formés des plus fortes raies des spectres principaux, avec quelques raies de séries.
Le tube peut servir assez longtemps sans noircir.
W. PALLI. - Sur la phosphorescence. - P. 39-46.
L’essentiel de ce travail a déjà paru dans Ann. d. Phys., XXXIV,
19il. (Voy. J. de série, t. I, p, àli.)
L. BRUNINGHAUS.
K. BERG BYITZ. - L’enregistrement du potentiel de l’air
au moyen des électromètres unifilaire et bifilaire de Wulf. - P. 28-30.
L’électromètre unifilaire décrit par l’auteur est symétrique. Un fil
de quartz en relation avec le collecteur est très légèrement tendu à égale distance de deux lames reliées aux pôles d’une batterie de
piles dont l’élément moyen est à la terre. ~I1 se courbe vers l’une ou
l’autre des lames suivant le signe de sa charge, sa position est enre- gistrée photographiquement. Toutes les demi-heures la pendule rompt automatiquement la communication entre le collecteur et le fil de quartz et met celui-ci à la terre sans toutefois décharger le col-
lecteur ni les fils de connexion. On enregistre ainsi le zéro. Dans
l’électromètre bifilaire, les fils sont disposés entre deux conducteurs
.
au ’méme potentiel ; l’interruption se fait encore toutes les demi- heures, mais la variation de position des repères du zéro permet de
mesurer les variations de potentiel de la pile de charge. L’auteur
montre que, contrairement à l’opinion générale, cet électromètre bifi- laire donne sans ambiguïté le signe du potentiel enregistré.
H. BENNDORF. - Sur la détermination de la vitesse des ondes transversales dans les couches supérieures de l’écorce terrestre.
-P. 83-84.
L’auteur montre que si l’on dispose des diagrammes de sismo- graphes à fort grossissement, comme par exemple ceux que four- nissent les sismographes Galitzine, on peut déduire la vitesse vraie des ondes transversâles au voisinage du sol de la vitesse apparente des ondes longitudinales et de la direction du mouvement du sol
qu’elles ont provoqué.
-
CH. DUFOUR.
"
CH. DUFOUR.
KOHLRAUSCH et E.-V. SCHWEIDLEH. - Recherches expérimentales
sur les oscillations de la transformation radioactive.
-P. il-14.
D’après la théorie de M. V. Schweidler, la transformation des substances radioactives qu’on atteint par les mesures relatives aux
particules ce est affectée d’oscillations (~). Les auteurs démontrent la (1) Premier Congrès internat. p. l’étude de la Radiol. et de l’Ionis., 1906.
-Beibllitlel-, 1907.
possibilité d’utiliser l’électromètre unifilaire d’Elster et Geitel (1)
pour mesurer, par une simple méthode de charge et de décharge,
l’oscillation relative, qui est inversement proportionnelle à la racine
carrée du nombre des atomes transformés ou des particules ce émises pendant l’unité de temps, si leur nombre est très grand. On peut
étudier en même temps l’ionisation des particules et. Il y a concor- dance qualitative avec la théorie.
R. SWINNE. - Sur quelques relations entre les éléments radioactifs.
-P. i4-2L
Étude sur la relation possible entre la constante de temps X d’un
élément radioactif et la vitesse initiale va des particules x émises par cet élément ; l’auteur propose une relation :
où a et b sont des constantes. La valeur 1 convient mieux pour n que la valeur 2, qui aurait l’avantage d’introduire sous une forme simple l’énergie mise en liberté par la destruction d’un atome-gramme.
Les différences obtenues entre les valeurs de va de l’émanation du radium, Ra A, Ra F, sont égales à celles de l’émanation de l’actinium, Ac A, Ac C, ou de l’émanation du thorium, Th A et Th Cj . On a des correspondances analogues entre le radium et l’actinium X, Ra C
~et Th C2.
Une relation analogue semble exister entre la constante de temps
des éléments qui émettent des rayons ~ et la vitesse initiale de ceux-ci.
V. BJERKNES. - Sur les phénomènes les plus simples
de champ hydrodynamique. - P. ~1-28.
L’auteur imagine, pour définir les propriétés dynamiques du champ électrostatique, un système matériel continu I, porteur des charges.
Pour le maintenir au repos, il faut supposer un second système II agissant sur lui.
.
L’action de II sur 1 par unité de volume sera :
(1) Phys. X, p. 664~ (1909).
celle de 1 sur Il
(a, champ électrique; A, induction électrique; x, constante diélec- trique.)
Maxwell, dans sa théorie des tensions, pose :
ou
S étant la force résultante par unité de volume, due aux tensions.
M. Bjerknes bénéralise le problème de Maxwell en admettant que le milieu 1 est en mouvement, de sorte que, si v est la vitesse d’un
élément :
’Le terme p 2013 est relatif à la formation du champ.
dt p
Le problème est traité ensuite en attribuant au continu 1 les pro-
priétés d’un fluide parfait ; dès lors :
(p, pression hydrostatique) et :
On a, de plus, l’équation de continuité :
avec
En conséquence
On fait correspondre ainsi :
car les équations du champ électrostatique sont :
IJne deuxième forme d’analogie, se présente en mettant la densité
en évidence au lieu du volume spécifique. On trouve comme cas par- ticulier’le cas des tubes longs étudié par lord Kelvin.
EDG. MEYER. - Sur les oscillations de Schweidler. - P. i3-8..
~
N. CAMPBELL. - Note additionnelle. - P. 8’1-83 (1).
M. Meyer a étudié les oscillations de Schweidler dans le cas des rayons y en mettant à la terre le circuit comprenant le condensateur à air ionisé par l’intermédiaire d’une grande résistance 1-~ ; il calculait la variation de sensibilité en admettant que l’oscillation est propor- ti onnelle à R, tandis que M. Campbell considère la proportionnalité
à VR.
Les auteurs semblent d’accord pour attribuer une valeur théorique plus grande à cette seconde formule, la première étant pratiquement
suffisante. On ne peut encore décider de la valeur des diverses théories de l’ionisation.
A. GRUMBACH.
I.
-G. HUFFNiANN. - Expériences sur le courant alternatif.
-P. 30-31.
(Une planche hors texte.)
Oscillographe très simple: deux électros croisés, à noyau lamel-
laire et à circuit presque fermé, portent chacun deux enroule-
ments ; l’un, pareil dans les deux électros, est traversé par un cou-
(1) N. CA~IPBELL, l’It. Z., XI, 826 (1910);
-E. MEYER, Silz. b. d. Berl. A. d. W.,
XYXII, 647 (1910); d. Rad. u. EL., VII, 219 (1910).
248
rant continu (exciter chacun d’eux par un accumulateur particulier,
pour éviter les effets d’induction); le second, à fil très fin pour l’un des électros (omm,1) et à fil plus gros pour l’autre, reçoit l’alternatif.
L’indicateur est le point de croisement de deux tiges d’acier à angle droit ; la première, noircie, passe au-dessus de l’autre, qui est pourvue d’un méplat oblique parfaitement poli; chaque tige est fixée
-ainsi qu’une palette de fer qui lui est perpendiculaire et joue dans une
fente laissée entre les pôles de son électro,
-à une pièce de fer portée par une lame ressort; quand les deux lames vibrent sous
l’action du courant alternatif, la courbe représentative se détache
en noir sur la surface brillante produite par l’élargissement apparent
de la tige polie. Des masses mobiles permettent de régler la période
des lames ressort sur celle du courant. On peut projeter en éclairant
fortement la tige polie.
II.
-MERCANTON. 2013 Quelques expériences simples. - P. 85-86.
1° Conduction à travers les gaz.
---On monte en parallèle deux lampes à incandescence identiques dont l’une, achetée non scellée,
a été remplie de gaz d’éclairage et scellée ensuite ; elle est à peine
rouge quand la lampe normale est incandescente ; un petit fragment
de phosphore s’enflamme sur son ampoule et ne s’enflamme pas sur celle de la lampe normale.
2° l1féthode l’équivalent mécanique de la calorie.
Une lame de fleuret est fixée dans un étau ; à quelques centimètres de la base et sur deux faces opposées, on a soudé l’un en face de l’autre deux courts fils de nickel dont les extrémités sont reliées directement à un galvanomètre de faible résistance et de grande
sensibilité. Si l’on fléchit brusquement la lame dans le plan des
soudures, on voit que la soudure extérieure se refroidit, tandis
que la soudure intérieure se réchauffe ; l’égalité de température
se rétablit ensuite lentement. Si l’on fléchit dans le plan perpen-
diculaire, le galvanomètre reste au zéro. On peut montrer de la
même manière le refroidissement de la surface extérieure d’une tige pendant la torsion (il faut prendre un métal non magnétique, pour éviter les perturbations produites par la force électromotrice).
3° Variation du frotte1nnt d’un liquide avec la te1npéra-
-
A travers un tube étroit relié à un entonnoir, une masse
déterminée d’eau chaude s’écoule plus vite que la même masse d’eau froide.
H. LEHMANN (Iéna).
-Analyse par luminescence au moyen de la lampe
à filtre U. V.
-P. 35-36 (1).
E.-F. HUTH (Berlin).
-P. 36-38.
Il Un rreiquencemètre ou mesure de d’onde à indication
directe.
2° Un récepteur simple spécial pour l’envoi de l’heure.
3° Un nouveau galvanomètre à corde.
4° Condensateir en mica à plaques tourrtantes.
Descriptions d’instruments mis dans le commerce, et présentés
au Congrès de Carlsruhe (1911).
P. LUGOL.
P. LUGOL.
ALEXANDER RUSSEL. - Mesures des chaleurs spécifiques
aux basses températures. - P. 59-65.
Les mesures ont été effectuées au moyen du calorimètre de Nernst- Lindemannn dans les intervalles de température suivants : + 4Do à 0°, 0° à
-i 8° et
-78° à
-~.90°. Elles ont porté sur une série d’oxydes, quelques sulfures, Tl, Hg, Si cristallisé et amorphe, etc.
Le but était de vérifier jusqu’à quel point la loi de l’additivité des chaleurs atomiques est exacte pour les températures auxquelles ces
chaleurs atomiques s’écartent notablement de la valeur C de la loi de
Dulong et Petit. Les chaleurs moléculaires observées ont été com-
parées aux chaleurs moléculaires calculées par la formule modifiée par Nernst et Lindemann. La concordance n’est satisfaisante que pour les éléments pour lesquels est faible t3
=4,865 . 10-" et
v - fréquence des atomes), comme Pb, ’.Cg, Hg, aux températures
considérables pour Cr203, A1203 et MgO, oxydes d’éléments à poids atomique faible. Les écarts, qui ne sont jamais négligeables dans
aucun cas, montrent que la fréquence des éléments en combi-
naison est différente de celle des éléments libres.
A. CORVISY.
(1) Cette lampe permet d’observer et de montrer à un auditoire les spectres de luminescence découverts par Goldstein. Voy. J. I, p. 785; 1911~
Akad. Ber., t9 t i.
Tn. -. KARMAN et H. RUBACh. - Sur le mécanisme de la résistance des liquides
et de l’air .
-P. 49-59.
Les auteurs déduisent de la théorie des tôurbillons que, dans le
sillage d’un obstacle tel qu’une plaque ou un cylindre par rapport à
un fluide se forment des tourbillons tournant alternativement dans les deux sens, et qui constituent deux lignes parallèles de tourbillons
équidistants (sauf tout près du corps). Ce caractère périodique du
mouvement dans le sillage a été observé et étudié déjà par M. Bénard.
Les auteurs le mettent en évidence expérimentalement en prenant des photographies instantanées d’une surface d’eau recouverte de
lycopode et où l’on déplace une plaque mince ou un cylindre. Sur
ces photographies on peut déterminer l’intervalle 1 des tourbillons successifs et la distance ~a des deux lignes de tourbillons. La théorie conduit pour le rapport ) à la valeur constante 0,283. Une plaque
mince de 1 cm, 75 de large donne :
et un cylindre de de diamètre donne :
ce qui, étant donnée la difficulté des mesures, est une concordance
satisfaisante.
Appliquant ensuite le principe des quantités de mouvement, les
auteurs calculent la résistance opposée par le fluide au mouvement du corps. Ils obtiennent une expression de la forme :
dans laquelle U représente la vitesse des corps par rapport au fluide,,
2~ la vitesse de propagation du système de tourbillons, et p la densité du fluide. Si on représente la résistance (de l’unité de longueur) de
la plaque ou du cylindre par :
d étant la largeur de la plaque ou le diamètre du cylindre, on a ainsi
pour le coefficient A :
.Les auteurs ont cherché si cette formule donne des valeurs en
concordance avec celles déduites d’expériences directes sur la résis-
tance de l’air. La longueur t est mesurée sur les photographies indi- quées. D’ailleurs on peut calculer u en mesurant la période de temps
T, au bout de laquelle se reproduit la forme des lignes de courant;
en effet :
.On avait pour la plaque, avec U
=10 centimètres par seconde :
et avec U = 15 centimètres par seconde :
d’où l’on déduit :
Et pour le cylindre, avec U = 11 centimètres par seconde :
et avec U
=15 centimètres, par seconde :
d’où l’on déduit :
L’accord est assez satisfaisant avec les valeurs de A déduites
d’expériences sur la résistance opposée par l’air au mouvement de
plaques
.ou de cylindres.
CH. MAURAIN.
A. RIGHI. - Sur la décharge par étincelles dans un gaz raréfié et sa transforma- tion en un faisceau de rayons magnétiques (1).
-P. 65-73.
Dans un précédent mémoire (2),, l’auteur a décrit l’action d’un
’
champ magnétique sur la décharge annulaire sans électrodes de Thomson. L’effet principal est la formation d’un faisceau lumineux
qui remplit sensiblement le tube de force magnétique passant par Panneau. Il s’agit d’un faisceau de rayons magnétiques constitués
suivant la théorie de l’auteur par des systèmes neutres (électron-
ion positif) analogues à des étoiles doubles. Le travail actuel a pou r
objet de rechercher si un phénomène analogue ne se produit pas
-quand on substitué à la décharge en anneau une étincelle ordinaire.
Comme les rayons magnétiques ne se forment bien qu’aux basses pressions, il fallait d’abord trouver le moyen de produire des étin-
celles dans l’air raréfié. On y arrive aisément en reliant les pôles de
la source aux armatures d’un condensateur de capacité suffisante et
en mettant en série avec l’ampoule à gaz raréfié un éclateur à l’air libre. Dans ces conditions et moyennant un réglage convenable,
à toute étincelle se produisant à l’éclateur correspond, entre les électrodes, une luminosité uniforme qui ne ressemble pas aux
décharges ordinaires des tubes à vide avec colonne positive, espace de Faraday, etc. Elle ne diffère de l’étincelle à l’air libre que par son éclat moins vif, sa grosseur plus grande et ses contours dégradés
et incertains.
L’auteur employait généralement comme tubes à vide des ampoules
de forme sphérique. Un électro-aimant très puissant dont les pôles
étaient placés tout près des parois de l’ampoule permettait de sou-
mettre l’intervalle entre les électrodes à un champ magnétique
intense. Dans le mémoire sont reproduites des photographies qui
montrent les modifications apportées par le champ magnétique à l’aspect de l’étincelle. Celle-ci est déformée et s’épanouit dans le
sens des lignes de forces magnétiques. On distingue des lignes
lumineuses dirigées suivant le champ et qui rappellent l’apparence
des aurores polaires. Si les extrémités des électrodes se trouvent dans l’axe du champ, l’étincelle, au lieu de s’épanouir, se condense;
la luminosité se ramasse en quelque sorte suivant les lignes de force.
(1) Ce mémoire a paru en français dans le t. IX, p. 24-32; 1912.
(2) Physilatlische Zeitsclu’ift, t. XII, p. 835 et suiv. ; 1911; - et J. cle Pjays., 58 série,
~t. I, p. 962-963; 1912.
Cet effet peut même être observé sur les décharges usuelles avec
colonne positive et lumière négative.
Comme l’étincelle à l’air libre, l’étincelle dans un gaz raréfié
exerce un effet mécanique qui semble dû à l’émission de particules
électrisées et qui est capable de mettre en mouvement un petit mou-
linet suspendu au-dessus des électrodes. L’auteur a recherché l’influence du champ magnétique sur ce phénomène. Cette influence est d’ailleurs fort complexe, le champ paraissant tantôt favoriser,
tantôt aff aiblir ou inverser l’effet mécanique. En particulier si on dispose entre les électrodes un petit moulinet à ailettes verticales,
semblable à un radiomètre, il tourne avec rapidité quand la décharge
est intense. La rotation s’intervertit avec le champ et son sens coïn-
cide avec celui du courant dans la bobine de l’électro-aimant. L’au- teur se borne à signaler ces faits curieux, se réservant d’en donner
une explication dans une publication ultérieure.
PAUL DE LA GORCE.
KARh SCHEEL et WILHELM HEUSE. - La chaleur spécifique de l’air à la température ordinaire et aux basses iempératures. - P. 79-95.
I. Le principe de la méthode de mesure est le suivant :
On envoie un courant d’air bien constant dans un tube qui cons-
titue la partie principale du calorimètre. Le gaz, chauffé au moyen d’un fil situé au milieu du tube et traversé par un courant, reçoit par seconde une quantité de chaleur ~1. Si ot est l’élévation de tempéra-
ture qu’éprouve le courant gazeux en traversant le calorimètre quand
le régime permanent est établi, Q la masse du gaz qui traverse l’ap- pareil pendant une seconde, Cp la chaleur spécifique à pression cons-
tante, on a :
En réalité, toute la chaleur ...1. dégagée dans le fil ne contribue pas à l’élévation de température du gaz ; une certaine quantité ~ est rayonnée à l’extérieur du calorimètre ; il faut donc écrire : -.
d’où l’on tire :
1
II. On détermine aisément Q, AI, A. Mais X est inconnu : il faut donc ou l’éliminer, ou en trouver l’expression. Les auteurs ont suc-
cessivement utilisé les deux méthodes qui conduisent à la même valeur de Cp :
1° Si on admet que pour un courant gazeux infiniment rapide
Q
==00 , Ci
===0) on aurait Cp, on est conduit à écrire que,
B Q / QA
dans les conditions
réelles ( Q fini, 1 * 0) on a :
il faut alors trois expériences pour déterminer Cp.
2° Au contraire, des considérations fondées sur la loi de Newton
montrent que :
.td’où il résulte que, si on adopte ce mode de calcul, deux expériences
suffisent pour déterminer Cp.
III. En disposant les appareils calorimétriques dans des vases de
Dewar renfermant un bain à température déterminée, les auteurs
ont pu mesurer la chaleur spécifique de l’air à + ïOo,
-78°, - ~83°.
Le nombre donné à 20° (0,2408)’ s’accorde avec une mesure de Swann, et il conduit pour le rapport c à la valeur 1,400,. Par contre,
e
il s’écarte notablement de celui de Regnault (0,237) ; mais Regnault ayant négligé l’influence de la détente (~), ses résultats sont entachés
d’une erreur de 1/160, et si on majore de cette quantité le nombre
’
qu’il a donné, on trouve 0,239 comme chaleur spécifique de l’air entre
0 et 200, ce qui s’accorde avec la valeur - == c .,0 déduite par Wül-
c p
ner des expériences de vitesse du son.
Admettant par conséquence C = 0,240 pour la température ordi- naire, on peut, par une formule de Linde, calculer les chaleurs spé- cifiques à -78° et -183° : les nombres ainsi obtenus diffèrent assez
peu des résultats expérimentaux :
_
J. GUYOT.
(1) A. LEDUC, les Chaleu}’s spécifiques des gaz et l’Équivalent mécanique de la
calorie (Annales de Chiiiiie et de Physique, 7e série, t. XVII, p. 48-~ ; 1899).
P. DEBYE. - Quelques résultats d’une théorie cinétique des isolants.
-P. 97-100.
L’hypothèse d’électrons attirés proportionnellement à la distance
vers leur position d’équilibre ne prévoit pas la diminution de la constante diélectrique qui se produit quand la température s’éléve ;
la variation est, par exemple, du simple au double pour l’alcool éthy- lique refroidi de 20° à-120°. M. Debye admet, pour combler cette
lacune, l’existence d’éléments bipolaires de moment électrique cons-
tant, à côté des électrons à liaison élastique.
La polarisation P est alors la somme de deux termes; pour un gaz à volume constant :
(E est le champ électrique); le déplacement:
et
Le second terme correspond au terme de Curie-Langevin. L’ana- logie avec la théorie moderne du magnétisme se poursuit lorsque
M. Debye, pour expliquer les résultats d’Abegg et Seitz, obtenus avec
des liquides isolants (’), introduit un champ moléculaire; comme
la polarisation :
ona:
Cette formule représente d’une manière très satisfaisante les varia- tions avec la température de la constante diélectrique de l’éther éthylique et des alcools méthylique, éthylique, propylique, isobu- tylique et amylique.
Si la charge d’un électron lié est e, s’il y en a Np soumis à une
(l) Zeitschr. f. phys. Clcern., XXIX, pp. 242 et 491 ; 1899.
force fp, par unité de déplacement, la constante :
Si l’on attribue à toutes les molécules un même moment électrique
nî, et s’il y en a N par centimètre cube :
où h est le facteur constant par lequel il faut multiplier le logarithme
de la probabilité de l’état d’un système pour obtenir l’entropie.
En unités électrostatiques,
On trouve des valeurs. de m comprises seulement entre 3,4 . 10-19’
et ~.1,8 . 10-19, tandis que la constante diélectrique oscille entre 2,3
et 80.
A. GRUMBACH.
CHAS. L. et F.-A. LINDEMANN. - Relations entre le pouvoir pénétrant
des rayons Rôntgen, la pression et la nature du gaz.
-P. 104-106.
Mesures faites sur l’air, 02, H2, C12, C02, A, He.
M. BARRÉE.
LUDWIG GEIGER et BENO GUTENBERG. - Constitution interne du globe déduite de l’intensité des ondes longitudinales et transversales.
-P. iis-i18.
Cet article complète un travail paru antérieurement dans la même
revue (1) et s’applique aux ondes sismiques transversales. Cette étude
comporte une difficulté plus grande que celle des ondes longitudi- nales, provenant surtout des divers caractères que peuvent prendre
les ondes transversales réfléchies. Les auteurs ont suivi la même marche que dans leurs recherches précédentes, mais n’ont pu utiliser que vingt tremblements de terre survenus entre janvier 1904 et dé-
cembre 1911, et dont les épicentres se trouvaient à des distances A
comprises entre 63° et 90°.
(1) Phys. XII, I9~.4, p. 814.
Les résultats concordent bien avec ceux que donnaient les ondes
longitudinales et conduisent à admettre l’hypothèse suivante : le
globe terrestre est formé de quatre couches concentriques homogènes séparées par trois surfaces de discontinuité situées à des profondeurs
de
1.193 ± 50 kilomètres, 1.712 ± 100 kilomètres, 2.4~4 ± 100 kilomètres.
A ces différentes profondeurs les vitesses de propagation seraient :
MARTINEZ RISGO. - L’asymétrie des triplets de Zeeman. - P. I3’1-142.
P. Zeeman avait signalé que la composante médiane du triplet
5791 A. U. du mercure était déplacée vers le rouge par rapport à la raie primitive. Il avait d’abord trouvé que ce déplacement était pro-
portionnel au champ, puis, revenant sur ses premières mesures, qu’il était en réalité proportionnel au carré du champ.
Risco a repris l’étude de ce triplet dans le laboratoire de Zeeman.
Les valeurs des déplacements sont déduites des variations du dia- mètre des anneaux donnés par un étalon de Pérot et Fabry. Le champ est mesuré, dans les cas où il est faible, au moyen d’une
spirale de bismuth préalablement étalonnée ; dans les cas où il dépasse 20.000 gauss, en se reportant à des distances des compo- santes de doublets Zeeman correspondant à des valeurs connues
du champ.
Il a trouvé que le déplacement de la composante médiane se faisait
vers le rouge et pouvait se représenter par l’expression :
conforme à la théorie de Voigt.
Le triplet 5770 A. U. du mercure ne présente au contraire aucune asymétrie, tandis que le triplet central du nonet 5461 A. U. semble
déplacé vers le rouge.
Le mémoire de M. Risco a été publié dans Anales de la Sociedad
espailola de y (191i).
LAVADORO AMADUZZI. - Sur l’effet Hallwachs interne dans le sélénium. - P. 165.
L’auteur fait remarquer qu’il a été le premier à attribuer les pro-
priétés électriques du sélénium à un effet Hallivachs interne dans
un mémoire intitulé : H allwachs nel selenio cristallino, et lu à l’Académie royale des Sciences de Bologne, le 16 janvier 1910.
F. CnozE.
H. DEMBER. - Effet ionisant des radiations solaires ultra-violettes.
-P. 207-212.
Ces radiations doivent accroître le nombre des ions, ce qui a pour résultat d’augmenter le rapport F ~ E+ en général :1. C’est ce que
l’auteur s’est proposé de vérifier par deux séries d’expériences exé-
cutées à 2.000 et à 3.420 mètres d’altitude, et prolongées pendant
trois jours. Il mesurait E+ et E- au moyen de l’aspirateur d’Ebert
et l’intensité 1 des radiations ultra-violettes au moyen de l’actinomètre d’Elster et Geitel, et enregistrait en même temps l’humidité relative et la pression atmosphérique.
Ces résultats sont reproduits dans des tableaux, et la marche de
ces éléments en fonction du temps est représentée par des courbes 1 et E- E + suivant une variation arallèle ; P leur relation avec l’humidité
est beaucoup moins nette.
K. SCHAPOSCHNIKOW. - Sur l’invariance de dans la transfor-
mation de Lorentz.
-P. 21.2 et 213.
Démonstration purement mathématique.
FRIEDRICH ROESENER. - Sur les périodes des ondes de tremblements
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