HAL Id: jpa-00241883
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Submitted on 1 Jan 1914
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Physikalische Zeitschrift; t. XIV; 1913
A. Grumbach, J. Guyot, Paul de la Gorce, E.-M. Lémeray
To cite this version:
A. Grumbach, J. Guyot, Paul de la Gorce, E.-M. Lémeray. Physikalische Zeitschrift; t. XIV; 1913. J.
Phys. Theor. Appl., 1914, 4 (1), pp.163-176. �10.1051/jphystap:019140040016300�. �jpa-00241883�
163
PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT;
T. XIV; 1913.
G.-II. LIVENS. - Sur la variabilité des spectres d’absorption.
1, p. 84t-844; II, p. 1050-1052.
L’auteur développe, d’après Drude et Lorentz, une théorie géné-
rale de la dispersion. Il prend pour point de départ la relation entre la force électrique et la polarisation d’un milieu, où se propage de
la lumière de fréquence sous la forme d’ondes planes homogènes,
m est la masse d’un électron, e sa charge, mn’,. et sont respecti-
vement les coefficients de la force de frottement et de la force élas-
tique, Es et P s les composantes de la force électrique et de la polari-
sation du milieu dans la direction du déplacement s de l’électron, a
une constante dont la valeur numérique est voisine de 3, zr indique
une sommation étendue à tous les électrons contenus dans l’unité de volume. Cette relation écrite sous la forme :
met en évidence l’indice de réfraction ~ et le coefficient d’extinction
x
du milieu.
Dans le cas d’une bande d’absorption isolée correspondant à la fréquence n1 et à un nombre N, d’électrons par unité de volume, on déduit de là le maximum du coefficient d’extinction donné par la formule :
et la position de ce maximum dans le spectre correspond à la fré-
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019140040016300
quence n :
Dans ces formules, on a :
avec
le signe 1 indiquant une sornmalion étendue à tous les électrons con- tenus dans l’unité de volume et n"appartenant pas au groupe N,.
D’autre part,
avèc
Ces formules s’accordent d’ailleurs parfaitement avec les for-
mules moins générales de Planck et de Ilavelock. Pour les comparer
avec les résultats expérimentaux, on admet que les grandeurs A, et
Pi, dont dépendent
xet n, sont à leur tour des fonctions de la densité p
de la molécule absorbante. L’hypothèse la plus simple est que 0, est
proportionnel à p et que A1 est une fonction linéaire de
,.On écrit ainsi :
Ao pouvant être pris égal à zéro, quand on a affaire à un seul milieu
homogène. Dans ces conditions, on voit qu’en pratique d est une
fonction positive et croissante de ~. Le coefficient
xcroît également
avec c, d’abord linéairement, puis d’une façon plus compliquée. Au contraire, n et X1 décroissent tous deux, quand p croit.
D’après cela, la position du maximum d’une bande d’absorption
doit se déplacer graduellement vers les grandes longueurs d’onde, à
mesure qu’augmente la densité de la molécule absorbante. La gran-
deur de ce déplacement dépend en premier lieu de la densité par-
165 tielle des électrons directement impliqués dans le phénomène de l’absorption, mais aussi dans une certaine mesure de la densité des électrons actifs. Pour les faibles valeurs de la densité, le déplace-
ment est proportionnel à p ; pour les valeurs plus grandes, la rela- .
tion est plus complexe. Un peut faire une discussion analogue au sujet de la grandeur du coefficient d’absorption. Il en résulte que la loi de Beer ne doit pas être considérée comme rigoureuse, mais seu-
lement comme une première approximation pour les faibles concen- trations.
Si l’on fait l’hypothèse toute naturelle qu’un accroissement de la densité des molécules absorbantes correspond à un accroissement de la densité de la substance étudiée, on voit que ces résultats con-
cordent avec ceux qui ont été ohtenus par les expérimentateurs sur
les gaz, où l’accroissement de la densité est obtenu directement par l’accroissement de la pression, comme sur les liquides, où l’on agit
en augmentant la concentration de la solution.
Du fait que le déplacement des raies et leur intensité sont des fonctions de A,, où le terme Ao dépend surtout de la présence
d’autres électrons que ceux qui sont immédiatement impliqués dans l’absorption, il résulte que les valeurs des déplacements et des inten-
sités pourront varier d’après la nature du milieu auquel les électrons absorbants seront incorporés.
Ceci semble expliquer non seulement l’action des différents dis- solvants sur le spectre de la substance dissoute, mais encore les
actions différentes que par exemple les différents ions acides, liés à
un même atome de métal, peuvent exercer sur le spectre de cet
atome.
Le fait que la position et l’intensité des bandes sont des fonctions continues de A, semble expliquer l’observation faite par M. Jones que les spectres de deux sels d’un même métal en solution se subs- tituent d’une façon continue l’un à l’autre, quand on remplace pro-
gressivement un des acides par l’autre. La règle de Kundt ne semble
pas rigoureuse. D’après l’expression donnée pour n, si une substance
est dissoute dans deux solvants de même densité partielle, les bandes d’absorption observées seront déplacées vers le rouge dans le spectre correspondant au dissolvant pour lequel E, est le plus grand, bien
que E1 ne soit pas en général l’indice de réfraction du solvant.
166
J. STARK. - Sur les points critiques dans
unecourbe d’absorption ;
unebande
de grande longueur d’onde de l’acétone.
-P. 845-841.
-
H.-T. CLARKE et A . -~% . STEiVART. - Sur l’absorption ultra-violette de L’acétone pur dans la région moins réfrangible que 332
P. 1049-1050.
J. STARK. - Remarque
surle mémoire de 11.-T. Clarke et A.-W. Stewart.
P. 1050.
Stark fait remarquer que, toutes les fois qu’une courbe d’absorp-
tion présente un point critique, c’est-à-dire un point où sa pente
varie brusquement, on doit en conclure que la bande d’absorption principale est accompagnée d’une bande secondaire qui empiète plns
ou moins sur la première. De l’existence d’un tel point constatée par Gelbke et par J. Bielecki et V. Henri au voisinage de ~ 335 sur la
courbe d’absorption de l’acétone, il conclut que la bande intense, dont le maximum est à ~ 278 est accompagnée d’une bande plus
faible qui s’étend au delà de À 335.
Clarke et A.-W. Stewart ont retrouvé le même fait en opé-
rant avec de l’acétone soigneusement desséché et purifié. Stark
trouve là une nouvelle connrmation de ses conclusions.
i
P. ZEEMAIlT. -- La raie rouge du lithium et la détermination spectroscopique
des poids atomiques. - P. 913-914.
Zeeman a mesuré avec précision dans le deuxième ordre d’un
grand réseau la distance des deux composantes de la raie 6 708 du lithium. Il trouve 0,1££ A. U. au lieu de 0,25 A. U. qu’il avait
annoncé précédemment. Quand la densité de la vapeur de Li est très
faible, c’est la composante violette qui est la plus intense ; c’est le
contraire avec des densités de vapeur plus grandes. Quand la densité
continue à croître, on voit apparaître de nouvelles raies d’absorption
au voisinage du doublet du Li.
Kayser et Runge avaient admis que, dans la série principale des
métaux alcalins,le rapport J2 de l’intervalle à l’échelle des fréquences
F
des composantes des doublets au carré du poids atomique était à
peu près constant. Ritz avait montré que le rapport ~°= ~ où
167
~~ et p, sont deux des constantes qui interviennent dans ses formules des séries, présentait encore une constante plus grande. Enfin Runge avait donné une forme plus générale à la règle de Kayser et Runge : si l’on prend pour abscisses les logarithmes des poids ato- miques et pour ordonnées les intervalles v, des composantes, la
courbe obtenue est une droite pour chaque famille naturelle d’élé- ments. Toutes ces règles, qui s’appliquent assez bien aux autres
éléments alcalins, ne s’appliquent pas au lithium. On doit ainsi con-
sidérer que la relation entre les intervalles des composantes des doublets et les poids atomiques est encore inconnue.
H.-R. WOLTJER et P. ZEEMAN. - La résolution magnétique des raies spectrales et la température. - P. !t14-9H1.
Les auteurs ont étudié les variations du phénomène Zeeman avec
la température sur les quatre raies de vibrations perpendiculaires au champ magnétique du sextuplet de la raie D2 du sodium.
La raie était d’abord produite dans un tube de Wood et Zeeman à
la température de 300 à 350", puis dans la flamme du chalumeau
oxhydrique ou oxyacétylénique qui correspond à ~ 000 ou 2 4000.
Aux hautes températures, l’intensité des composantes extérieures du quadruplet est beaucoup plus faible qu’aux basses températures
par rapport à celle des composantes intérieures. Celles-ci sont d’ailleurs un peu plus intenses que les composantes extérieures,
même aux basses températures. L’effet de la température est d’ail-
leurs plus grand quand la densité de la vapeur de sodium est plus
élevée.
Dans ces expériences, la pression a varié en même temps que la température ; et il peut se faire qu’une partie des phénomènes cons-
tatés provienne de la variation de la pression.
C. LEISS. - Spectrographe très lumineux pour l’étude du spectre visible.
P. 973-915.
L’auteur décrit un spectrographe très lumineux construit par la maison Fuess. I~e spectrographe est constitué essentiellement par
un prisme de Rutherford associé à deux lentilles de 40 millimètres
-d’ouverture. Le rapport d’ouverture de l’objectif du collimateur est ; 4
168
l’objectif de la chambre photographique est une lentille simple dont
F le rapport d’ouverture est
6
R. ZSIGMONDY. 2013 Sur un nouvel ultramicroscope. - P. 9l5-919.
L’auteur décrit un type d’ultramicroscope, qui dérive de l’ultrami-
croscope primitif de Siedentopf et Zsigmotldy par remplacement de l’objectif à sec par un objectif à immersion homogène dans le dispo-
sitif d’éclairement. P. CROZE.
P. BEER et K. FÀJtkS . - Sur la place de la bifurcation dans la série du thorium.
P. 94-~-951.
Un premier schéma a été proposé par Marsden et Dar"vin, qui
n’ont jamais pu différencier les Th C, et Th C’1 ; le résultat est ana-
logue à celui qu’on obtient dans la série du radium (~).
D’autre part, Meitner (2 ) a placé la bifurcation immédiatement
après le thorium B :
. (L 3v
Les auteurs ont repris les recherches précédentes et concluent
en faveur du schéma (1) ; les résultats obtenus par Meitner
s’expliquent par la volatilité du chlorure de Th C1 qui accompagne SnCl2.
Les activités ce ou y sont forcément nulles après évaporation à
siccité de la solution, une fois les lames de nickel enlevées ; celles-
ci ne retiennent pas tout le thorium C, ; les dernières traces de ce
’
corps ne disparaissent qu’après calcination . Il est nécessaire d’étudier (1) MARSDEN et DARWIN, P1’OC. R. S., A, LXXXVII, p. ~i, 19~2; FAYANS, Ph. Z., XIII, p. 699; 1912.
(2) Ph. Z., p. 622,1912; et Jouî-nal de Phys., 5e série, t. Il, p. 686, ~.9I2.
169 les rayonnements
etet, y sur des dépôts chimiquement identiques; le
chlorure d’étain réduit légèrement le chlorure de ’l’1 C~, ce qui explique complètement les résultats de VLlle Meitner. Le schéma de Marsden et Darwirl présente d’ailleurs une grande analogie avec
celui de la série du radium.
K. FAJANS La bifurcation et le poids moléculaire des membres CI
des trois séries radioactives.
-P. 951-953.
L’auteur a énoncé précédemment (1) la loi suivante : la vie des différents corps d’une même pléiade radioactive émettant des rayons
x
diminue avec le poids atomique ; celle des corps émettant des
rayons P augmente quand le poids atomique diminue (le Ra F fait exception). Cette règle s’applique à la dégradation du Ra C1 et ’1 h CI, origines de la bifurcation dans les deux premières familles radio-
actives. Pour étendre ces considérations à la série de l’actinium, on peut attribuer à ce corps le poids atomique du radium; celui de l’ac-
tinium CI sera alors égal à 210,5 ; on peut alors calculer la vie moyenne de ce corps pour une transformation
xou p supposée exis-
tant seule; pour la vie moyenne y, on trouve :
On ne peut constater de régularité semblable avec un schéma dif- férent de celui adopté par Fajarrs.
Le Ra E, appartenant à la pléiade du bismuth n’émettant que des
rayons a, il faut, pour la comparer aux corps C,, prendre les vies -moyennes 8 comme pour Th C1 et Ra C1; la règle s’applique
encore.
L. yEITNER et 0.
-Sur la distribution des rayons y entre les produits
de la série du thorium. - P. 8’~3-8i6.
Les recherches les plus récentes (9 j ont montré que les rayons engendrent des rayons y en renCGntrant la matière ; les auteurs se
(lj Le RadiuJn, X, p. 171; 1913.
(2) CnADBBicK, Plut. (6), XXIV, p. 594; 1912 ; - CHADWICK et RUSSELL,
lVatul’e, XC, p. ~63 ; 1912.
sont proposé ici de rechercher si les diverses substances qui
émettent des particules 8 n’émettent pas aussi des rayons y. Ils ont
opéré sur les thorium X, B, C.
Pour débarrasser le thorium X de ses produits de dégradation, on
chauffe à siccité une solution contenant du corps actif dans un couvercle de platine et on porte au rouge. Le thorium B se volatilise et l’examen ultérieur des courbes d’activité montre que la quantité
de thorium C est insignifiante.
On fait les mesures avec un électroscope à rayons ~3, la préparation
étant d’abord nue, puis couverte d’une série de feuilles d’aluminium;
si on augmente le nombre de celles-ci, le rapport de l’activité ma-
xima à l’activité initiale passe par un minimum dont l’existence s’ex-
plique par un rayonnement y qui, plus pénétrant que le rayonne-
ment et que les rayons y secondaires, entre seul en ligne de compte
,avec, par exemple, 2mm,5 d’aluminium + omm, 7 de plomb.
On obtient du thorium B pur en utilisant la propriété que possède
le thorium C en solution de se déposer sur le nickel. On mesure l’ac- tivité y au moyen d’un électroscope de Wilson ou à parois de laiton,
les rayons y doivent traverser celle-ci; on trouve que ces rayons -existent et qu’ils sont absorbés à moitié par 1 millimètre de plomb.
Quant au thorium C, les expériences décrites ici ne différencient pas son rayonnement y de celui du thorium D.
K. FAJANS et 0. GOHRIN G. - Sur
unnouvel élément de la famille de l’uranium : l’uranium ~2. - P. 877-884.
L’exposé de ce travail débute par un historique de l’étude de l’uranium X; on sait que ce corps émet deux groupes de rayons y, les uns très durs, les autres très mous; ceux-ci ont un coefficient
d’absorption par l’aluminium de 15 cm-’, celui des premiers est
de 500 cm-1, ce qui, par comparaison avec des cas bien connus, cor- respondrait à une vie moyenne de 24,6 jours.
°Les auteurs ont donc pensé que les rayons durs provenaient d’un
corps éphémère inconnu, l’uranium X2.
Pour isoler ce corps, la méthode de recul n’étant applicable qu’aux
transformations de rayonnement 0:, MM. Fajans et Gôhring ont appliqué une méthode dérivée de celle de Crookes (~ ) ; on agite
(1) Proc. Roy. Soc., LXVI, p. 409; 1900.
171
~00 grammes de nitrate d’uranyle avec 500 à 600 grammes d’éther ;
on précipite par le carbonate d’ammoniaque la petite couche aqueuse
qui contient presque tout l’uranium X, et on verse dans un excès de
carbonate d’ammoniaque. On sépare par le fer les fractions actives de la portion insoluble ; on peut ensuite entraîner l’uranium X par le thorium. Comme il faut s’attendre à ce que l’uranium X, soit plus
noble que‘l’uranium X1, sa substance mère (1), les auteurs ont em- ployé une méthode de séparation électrochimique ; on verse dans
une capsule de plomb chauffée préalablement une solution ferrugi-
neuse ; on vide la capsule après agitation, on la lave à l’alcool et à
l’éther et on la porte à l’orifice d’un électroscope à rayons 8 du type
due Rutherford. Les courbes d’activité décroissent très rapidement,
-ce qui indique l’existence de l’uranium X2 dont la vie moyenne est de 1,15 minute (constante radioactive 0,01 sec~°).
Pour séparer complètement l’uranium X,, on le précipite par le tantale qui semble le plus analogue des corps déjà connus. Le schéma
-des transformations serait :
B. WALTER. - Remarques
surla communication de 1B1. 0. Geschoser
surla
production de rayons cathodiques à la pression atmosphérique (2). - P. t00t.
M. Walter attribue l’impression marbrée des plaques de M. Ges-
.choser à la transparence d’une couche simple de papier noir à la lu-
mière du bec Bunsen.
0. GESCHOSER. - Réponse. - P. 1001.
L’auteur reconnaît le bien-fondé de l’objection précédente. Les
rayons cathodiques ne sont donc pour rien dans les photographies
-obtenues.
( 1 ) FAJANS, Ph. Z., XIV, p. 131; 1913.
(2) Phr Z., XIV, p. 815;1913.
,H. KAYSER et P. EVERSHELBI. - L’Institut de physique de l’Université de Bonn. - P. 1001-1008.
Le nouvel Institut est situé dans une région interdite aux voitures
des allées de l)oppelsdorf; cette situation assure une grande stabi-
lité. Les bâtiments comprennent les laboratoires du directeur, du professeur extraordinaire, des privat-docents, des assistants; vingt
candidats au doctorat peuvent y trouver place ; outre les salles réser- vées aux travaux de recherches, il y a trois services de travaux pra-
tiques pour les commençants et deux amphittiéâtres. Nous citerons
particulièrement les deux salles à température constante, séparées par des glaces d’une antichambre d’où on peut faire des lectures sur des
appareils placés dans les enceintes isothermes ; dans le laboratoire de spectroscopie se trouvent deux réseaux concaves de H.oBvland de
6-,5 de foyer rnontés d’après Abney sur des supports très massifs.
La station électrique est alimentée par un moteur Diesel de 25 che- vaux ; il y a, de plus, comme machine de seconrs, un moteur à gaz de 8 chevaux. La dynamo génératrice peut fonctionner économique-
ment à 300 ou à ~0 volts. Les batteries d’accumulatenrs sont l’une de 220 volts (éclairage), l’autre de 150. Un moteur continu spécial
peut donner 5.000 volts, un moteur alternatif peut fournir du courant
de monophasé, diphasé...., hexapllasé sous 110 volts. L’installation
électrique a coûté 54.600 marks; le calcul a montré qu’on faisait une grande économie en n’employant pas le secteur de la ville de Bonn
ou le courant des usines voisines.
H. STARKE. - Recherches sur laproduction des rayons y
aumoyen de rayons ~.
P. 1033-1037.
Après avoir reconnu que l’observation de la décharge directe d’un électroscope offre une sensibilité insuffisante, l’auteur a étudié, au
moyen d’un électromètre à til d’Edelmann, le courant de conduction
provoqué par le rayonnement dans iine chambre d’ionisation; celle-
ci est constituée par une caisse de bois recouverte d’une feuille d’aluminium et munie d’une électrodes du même métal ; l’ouverture est recouverte d’une feuille d’aiuminium de 3 millimètres afin de ne
laisser pénétrer que les rayons y. Toutes les pièces métalliques des
alentours sont recouvertes de carton qui élimine le rayonnement
173 secondaire. Le rnésotliorium, source primaire du rayonnement, se
trouve près d’un des pôles d’un électro-aimant de Rhumkorff ; une
masse de plomb forme écran entre le mésothorium et la chambre
d’ionisation ; la plaque métallique inclinée, source du rayonnement secondaire, se trouve près du second pôle de l’électro dont le champ
concentre le faisceau ~ sur elle. On fait les mesures par compensa- tion au moyen de l’ionisation provoquée dans une seconde chambre par du bromure de radium (i).
Le rayonnement y de la plaque métallique semble indépendant
de la nature de celle-ci; la comparaison électrométrique montre qu’il est égal à iin millième environ du rayonnement y du mésotho- rium.
Des tentatives entreprises dans le but de déceler un rayonne- ment y derrière le réflecteur n’ont pas donné de résultat.
’
H. STARK. - Sur les
mesuresd’absorption des rayons 3. - P. 1037-1038.
L’auteur a constaté l’importance de la position de l’écran absor-
bant ; le phénomène est dû en partie à la radiation secondaire prove- nant du milieu environnant; mais snrtout de celle qui émane de
l’écran lui-même. Dans les mesures d’absorption des rayons ~, il con-
vient de placer l’écran absorbant au voisinage immédiat de la chambre d’ionisation et de protéger celle-ci contre le rayonnernent diffusé par les parties de l’écran, qui la dépassent.
H. FREUNDLICH et G.
vo,,NELISSAFOFF. - Détermination de la valence du radium par
osmoseélectrique.
-P. 1052-1057.
Application des lois données par Jean Perrin qui relient les quan- tités d’électrolyte transportées et la valence du cation.
La méthode expérimentale, déjà employée par l’un des auteurs (2),
consiste à observer, dans le champ produit par une machine élec-
trostatique, le déplacement du liquide dans un tube capillaire où
on a laissé une bulle. Comme ce procédé ne nécessite qu’une très
faible quantité de matière, on peut l’appliquer aux sels radioactifs;
le bromure de radium donne une courbe voisine de celle du chlorure (1) KLERMAN, Phil. Mag., XV, p. 638 ; 1908.
(’) V. ELISSAFOFF, Z. f. ph. Ch., LXXlX, p. 386, 1912:J.? Phj/sique, 3e série, t. Il,
p. 694,1912.
de baryum et du sulfate de magnésium (concentrations en abscisses, débits en ordonnées); les sels de comparaison sont : NaCl, BaC12,.
Cr2 (SO4)3, Zr (N03)4, Th (N03)4. La bivalence du radium est donc bien évidente; la concordance du résultat obtenu par cette- méthode avec ceux qu’on a obtenus tout différemment nous montre que le rayonnement radioactif n’a pas d’action perturbatrice sur la
formation de la couche électrique à la paroi; on sait qu’il en est de-
même pour les propriétés des ions; ce qui, pour les auteurs, est un argument de plus en faveur de la nature ionistique de la couche électrique. Les courbes des sels se groupent si bien suivant la valence du cation qu’on peut employer l’osmose électrique sans connaître la
concentration avec précision.
Des recherches sur la valence de l’actinium X n’ont pu aboutir par suite d’impuretés contenues dans la préparation radioactive.
A. GRUMBACH.
A. EUCKEN. - Sur la conductibilité calorifique, la chaleur spécifiqu~e
et le frottement intérieur des gaz.
-P. 324-332.
~ Un raisonnement élémentaire de théorie cinétique établit
entre la conductibilité calorifique k d’un gaz, sa viscosité -~ et sa cha-
leur spécifique c, à volume constant, la relation :
li
==Cette relation n’est pas rigoureuse et une analyse plus complète (Chapman) conduit à poser :
k
=Kcvq
où K est un coefficient supérieur à l’unité, que l’on peut calculer et qui est indépendant de la température, si l’on ad1net que les molé- cules e’changent complète1nent leur énergie pendant leurs chocs.
2° A la température de la glace fondante, pour un grand nombre
de gaz (H2 , i’~~, 02, NO, C12, N20, CS2, C2H2, C.9H4, il
y a accord entre les valeurs calculées de K et les valeurs de h
"
déduites des données expérimentales. Au contraire, pour He, CO,
on trouve des écarts assez considérables; mais toujours
les valeurs calculées sont supérieures aux valeurs observées, ce qui
175 conduit à penser que les échanges d’énergie par chocs des molé- cules sont entravés et se produisent incomplètement.
3 Quand la température s’abaisse, le quotient -
.-Kc décroît
"f
constamment. Cette décroissance peut être la conséquence d’une
diminution de K ou d’une diminution de cv :
Pour l’hélium, dont la chaleur spécifique à volume constant con-
serve sa valeur normale aux basses températures, c’est K qui dimi-
nue (2,23 au lieu de 2,5) : il faut donc admettre que l’échange d’énergie de translation entre les molécules se produit incomplète-
ment aux basses températures.
Au contraire, pour l’oxygène, l’azote, l’oxyde de carbone, les
observations de - confirment l’hypothèse d’une chute de la chaleur moléculaire à volume constant aux basses températures, - que les
expériences de Scheel et Heuse avaient laissée douteuse en ce qui
concerne l’oxygène.
,4u Le calcul de théorie cinétique, qui donne la valeur de K, permet, également de trouver le nombre d’Avogadro N, quand on connaît le-
diamètre des molécules des différents gaz : en utilisant la formule de Van der Waals pour la détermination de la grosseur des molé-
cules, on est conduit à la valeur N = 63 X 10~2, comme moyenne des résultats fournis par l’azote, l’oxygène, l’argon et le gaz car-
bonique.
COBENZ. 2013 Considérations d’ensemble
surles recherches
"avec
les piles thermoélectriques
aubismuth. - P. 683-684.
Recherches en vue d’améliorer la sensibilité au rayonnement des piles thermoélectriques formées par le bismuth et un autre métal tel que le fer et l’argent.
Il est essentiel de réaliser une symétrie complète entre les sou-
dures chaudes et froides, dans la construction de ces éléments : les soudures exposées ou protégées contre le rayonnement doivent être
recouvertes avec des récepteurs de mêmes dimensions et de même
pouvoir émissif. En outre chaque soudure doit être indépendante
des supports de l’appareil de manière à prendre très rapidement
la température de l’air environnant, ~qui s’est échauffé sous l’in-
fluence du rayonnement. J. GUYOT.
A. UNGEIIER. - Sur la conductilité électriclue des couches liquides très minces.
P. 685-6~8.
Dans ses recllerches, l’auteur mesurait la résistance électrique de
la couche liquide interposée entre deux disques de verre. L’un des disques était, sur ses bords, taillé en forme de lentille de telle manière
qu’il se formât des anneaux de Newton L’observation de ces an- neaux permettait de régler la pression entre les deux plaques de
verre de façon à opérer toujours sur des couches liquides identiques.
L’épaisseur réalisée était d’environ ~.0-’~ millimètre.
Les mesures étaient purement relatives. L’auteur comparait la
résistance de la couche mince à celle d’un élément de liquide de
même composition contenu dans un tube de 2 millimètres de dia- mètre et de 1 mètre de longueur. Des solutions de chlorure de sodium et de nitrate d’argent de diverses concentrations furent
essayées. Les mesures montrèrent que, pour ces électrolytes, quelle
que fût la concentration, il y avait un rapport constant (à + 3 0/0 près) entre la résistance de la couche mince et celle du tube. Il
paraît assez vraisemblable d’en conclure que la résistivité du
liquide sous forme de couche mince diffère peu de celle qu’on mesure
dans les conditions ordinaires.
~