HAL Id: jpa-00237525
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Submitted on 1 Jan 1879
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The American Journal of Sciences and Arts; 1878. Ier semestre (suite)
Alfred Angot
To cite this version:
Alfred Angot. The American Journal of Sciences and Arts; 1878. Ier semestre (suite). J. Phys. Theor.
Appl., 1879, 8 (1), pp.245-255. �10.1051/jphystap:018790080024501�. �jpa-00237525�
245
B. TOLLENS. - Ueber die specifische Drehung des Rohrzuckers (Pouvoir rotatoire spécifique du sucre de canne); Ber. d, chem. Ges., t. X, p. I403.
L’auteur a de termine avec un
polaristrobonlètre
de Wild lepouvoir
rotatoire du sucre pur en dissolution dansl’eau ;
il aconstaté que le
pouvoir spécifique diminue,
moins vitecependant
que pour le
glucose, lorsque
la concentrationaugmente.
Il a con- struit des courbes enprenant
pour abscisse lepoids
P de sucrepour I00 de dissolution et pour ordonnée la rotation 03B1D; ces courbes
peuvent
êtrereprésentées
par deuxéquations qui
corres-pondent,
lapremière
aux valeurs de Pcomprises
entre zéro et18,
la seconde aux valeurs
comprises
entre 18 et6g :
Si l’on
représente,
avecLandolt,
par q lepoids
d’eau pour oo dedissolution (q= I002013P),
les formules deviennentCette dernière formule donne
63°, 9
pour lepouvoir
rotatoire dusucre solide.
Biot avait
déjà
constaté une diminution dupouvoir
rotatoiredans ses
expériences
sur les dissolutions et sur le sucrefondu,
mais le sucreemployé
dans ce dernier cas nepeut jamais
être com-pléteinenu
pur. C. DAGUENET.THE AMERICAN JOURNAL OF SCIENCES AND ARTS; 1878.
Ier SEMESTRE (suite.)
J.-C. DRAPER. - Projection de photographies microscopiques, p. 259.
L’auteur, qu’une
similitude de nom ne doit pas faire confondreavec MM. J.-W.
Draper
etHenry Draper,
décrit une forme deArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018790080024501
246
lanterne à
projections,
danslaquelle
onpeut
faire varier à volonté la distance del’objet projeté
à la lentillequi
concentre sur lui lesrayons de la
lampe.
CIIAIRLES-S. HASTINGS. - Influence de la température sur les constantes optiques
du verre, p. 269.
L’auteur
étudie,
pour destempératures
ordinaires variant entreI5° et
2g°,
l’indice de réfraction decinq espèces
différentes decrom,n-glass
et deflint-glass.
Les nombresqu’il
donne sont ana-logues
à ceuxqui
ont étépubliés
antérieurement par diversphysi- ciens,
notamment par M. Fizeau. Ilajoute
cefait,
intéressant àsignaler,
que l’effet de latempérature
estbeaucoup plus grand
surle
pouvoir dispersif
que sur lepouvoir
réfractif. L’auteur annonce,comme
conséquence
de cesrecherches,
uneprochaine
discussionde la théorie des
objectifs astronomiques.
H.-A. ROWLAND. - Unité absolue de résistance électrique, p. 281, 325 et 430.
Depuis
lapremière
détermination d’une unité absolue de résis-tance
électrique,
exécutée par le Comité de l’Association britan-nique,
deux nouvelles déterminations ont étéfaites,
enAllemagne
par
Kohlrausch,
en Danemarll par Lorenz. La méthodeemployée
par Lorenz ne
paraît
passusceptible
d’unetrès-grande précision
et n’a,
du reste, été donnée par son auteur que commeexpérience
de vérification d’une méthode
indiquée
parFaraday.
Lesexpé-
riences de
Kohlrausch, fondées,
comme celles que fit autrefois ivre-her,
sur la mesure de courants induits sous l’influence dumagné-
tisme terrestre, ont donné un nombre notablement
plus grand
que celui de l’Associationbritannique.
La différence s’élève presque à 0,02. Il esu, du reste,digne
de remarque que lespremières expé-
riences de Weber avaient
également
donné un nombretrop fort;
on
peut
donc craindre une erreursystématique
dans la méthode.M. H.-A. Rowland commence par discuter avec soin tous les
procédés employés
et expose ensuite celuiqu’il
a cru devoir suivre.Nous
l’indiquerons
aussi brièvement quepossible.
Un circuit fixe est traversé parun courant constant d’intensité
E;
à côté est un circuit
mobile,
de résistance absolue R. Si l’on247
éloigne
ce deuxième circuitjusqu’à l’infini,
ils’y développe
uncourant induit d’intensité ~, et l’on a
M étant le
potentiel
des deux circuits l’un surl’autre, quand
ilssont traversés par des courants
égaux
â l’unité.Si au lieu
d’éloigner
le circuit induit on le laisse enplace,
etque l’on renverse le sens du courant
inducteur,
il sedéveloppe
uncourant induit d’intensité double de la
précédente
d’oû
M
peut
être calculé apriori
pour des circuits de formesimple (bo-
bines circulaires
égales ;
E est déterminé au moyen d’une boussole destangentes ar la
formule E= H tango, où H représente
la com-
posante
horizontale dumagnétisme
terrestre au lieu où estplacée
laboussole,
G la constante de la boussole et 0 la déviation observée.L’intensité y
du courant induit sera mesurée en observant l’im-pulsion
0’produite
par le courant induit dans ungalvanomètre,
dont la constante est G’. On a, en
effets,
formule
qui
seréduit,
si 03BB restepetit,
àH’ est la
composante
horizontale dumagnétisme
terrestre à l’en-droit oû est
placé
legalvanomètre,
T la durée de l’oscillation del’aiguille ;
et l’on a248
formule où K
représente
le moment d’inertie del’aiguille
dugal-
vanonlètre.
En
portant
la valeurde ~
dans la formule(1),
il vientPour se débarrasser de la mesure de H et de
H’,
onpeut,
en laissant enplace
la boussole destangentes
et legalvanomètre,
lesfaire traverser par un même courant,
qui y produit respectivement
des déviations a et
a’;
dans cette mesure, legalvanomètre
est em-ployé
comme une boussole detangentes
dont la constante seraitG";
on a donc
d’où
L’équation (2)
devient donc enfinToutes les
quantités qui figurent
dans le second membre pou-vant être calculées ou
xnesurées,
on en déduit la valeur de R enunités absolues.
M. H.-A. Rowland a
comparé
au circuit dont il a ainsi déter- miné la résistance absoluequatre
étalonsanglais ;
les résultats ontété les suivants :
D’après plusieurs
raisons énoncées par M.Roii.land,
il est pro-249 bable que les bobines de MM.
Warden,
Muirhead et Clark repro- duisentplus
exactement que celles de M. Elliot l’étalon de l’As- sociationbritannique.
Ce dernier aurait donc une valeur de 0,99II unitésabsolues,
au lieu d’êtrerigoureusement égal
à l’unité.L’écart n’atteindrait donc pas tout à
fait 1h
de la valeurtotale,
tandis que lesexpériences
de Kohlrausch conduiraient à admettreun écart double et dans le sens
opposé.
H. WARD POOLE. - Justesse de l’intonation en musique, p. 359.
L’auteur commence par
quelques
considérations sur les inter- valles musicaux et sur l’introduction durapport
comme caracté-ristique
d’uneseptième parfaite.
Il donne desexemples
de gammes dans cesystème
et termine parl’exposé
dequelques
modifications que l’onpourrait apporter
dans la construction des instruments àson fixe :
piano,
orgue, cornet àpistons,
etc.W. LE ROY BROUN. - Expérience
pour
mettre en évidence les courantsélectriques terrestres, p. 385.
Cette
expérience
de cours,malgré
le titrequ’elle porte,
est des- tinée à montrersimplement
l’action dumagnétisme
terrestre surles conducteurs traversés par des courants.
Au fléau d’une balance
hydrostatique
onsuspend
horizontale-ment un cadre
rectangulaire
de boisde plus
de lm delong sur0m,75
de
large.
Lesgrands
côtés sont àangle
droit avec le fléau et per-pendiculaires
au méridienmagnétique; de plus,
ils sont attachéschacun à un bras différent du fléau. Le
long
du cadre ondispose vingt spires
de fil de cuivre isolées dont les deux extrémités se trouvent au centre d’un despetits
côtés durectangle
etplongent
dans des
godets
à mercure. Si le courant passe de l’est à l’ouest dans legrand
côté durectangle
tourné du côté du nord et ensens contraire dans
l’autre,
le côté nord et par suite le bras nord du fléau sontattirés,
le côté sud et le bras sud sontrepoussés.
Labalance s’incline donc du côté du nord.
L’expérience
est ainsirendue parfaitement
visible pour un nombreux auditoire.L’auteur croit
qu’en employant
une balance très-sensible et une250
pile
constante onpourrait
arriver à observer exactement, par ceprocédé,
lesplus petites
variations dumagnétisme
terrestre.M. GARVER. - Transmission de la sensation à travers les nerfs, p. 4I3.
On inscrit sur un
chronographe l’époque
où une excitationquel-
conque
(étincelle électrique,
parexemple)
estproduite
sur unepartie
du corps et le moment où lepatient répond
à cette excita-tion. Les résultats sont
particulièrement
intéressants dans le casoù il
s’agit
de laperception
par la vue ou l’ouïe.Quatre
observa-teurs différents ont donné un intervalle de
0s,I74
entre le mom entoù l’oeil
perçoit
une étincelle et celui où ledoigt
yrépond
en pres-sant un contact très-mobile.
Il ne faut que
0s,I43
dans le cas de laperception
d’un bruit par l’oreille. L’avance en faveur de l’oreille est donc de0%,03,
nombretrès-supérieur
aux incertitudes del’expérience
et aux différencesqu’ont présentées
lesquatre
observateurs.En
continuant
l’étude de cesphénomènes,
M. Garver trouveque la courbe des
expériences,
au lieu deprésenter
la forme bienconnue de la courbe de
probabilité, présente plusieurs
maxima etminima. Il doit donc y avoir des causes
perturbatrices
non acci-dentelles. La
période
de ces maxima varie d’un individu àl’autre,
mais reste bien constante pour chacun. Les choses se
passent
comme si l’on était
quelquefois surpris
parl’apparition
dusignal,
et
qu’alors
pour yrépondre
on ait besoind’y
penser une deuxième fois. Le retard observé dans laréponse
ausignal correspondrait
donc au
temps
nécessaire pour effectuer cette deuxièmeopération
mentale.
2e SEMESTRE.
V. DVORAK. - Répulsion acoustique, p. 22.
Traduction
anglaise
d’un Mémoirepublié
par M. Dvorak dans les Annales dePoggendorff,
t.III,
n° 3. A la suite de cette tra-duction est une Note où M. Alfred-M.
Mayer
établitqu’il
apublié lui-même,
un anauparavant,
les mêmesexpériences.
Elles ont étéannoncées en
particulier
dans leScientific
american du 8juil-
let
1876,
mais ontprobablement échappé
à l’attention de l’auteur allemand.25I
H. GOLDMARK. 2013 Effet de la température sur l’électricité atmosphérique, p. 52.
On
dispose
un collecteur à écoulement d’eau au milieu d’un cy- lindre de cuivre degrandes dimensions,
dans une chambre fermée.Ce
collecteur,
mis en relation avec un électromètre àquadrants,
donne le
potentiel
de l’air intérieur aucylindre, qui
futtrouvé,
par des mesures
fréquentes, égal
à celui de l’air de la chambre etnégatif
comme lui. Si l’on chauffe fortement lecylindre
par l’ex-térieur,
on ne constate presque aucunchangement
dans lepoten-
tiel de l’air intérieur. Dansquelques expériences seulement,
ilaugmenta très-légèrement
et conserva sa nouvelle valeur mêmeaprès
le refroidissement ducylindre.
E.-W. BLAKE. - Méthode pour inscrire par la Photographie les vibrations articulées,
p. 54.
Une
plaque
de feranalogue
à cellequi
sert dans lestéléphones,
et
placée
au fond d’une embouchure enentomoir, porte
en soncentre un fil d’acier
rigide
terminé à l’autre extrémité par un cro- chet. Celui-cis’engage
dans un troupratiqué
dans unepatte
fixéeà la
partie postérieure
d’unpetit miroir, qui peut
tourner entredeux
pointes.
L’axe du miroir estparallèle
à la membranevibrante,
de
façon
que le miroir soit horizontalquand
la membrane est ver-ticale. Un rayon solaire est réfléchi par le miroir sur une
plaque photographique qui
se meut avec une vitesse constante. Les mou- vements de laplaque
vibrante se transmettent au miroir avec assezde netteté pour
qu’on
obtienne des tracés très-nets et très-com-pliqués.
Avec un ton de voix
ordinaire,
onpeut
avoir des tracés de presque0m,025
dehauteur,
cequi correspond
à un mouvementeffectif de
omm, 125
pour le centre dudisque
vibrant.L’auteur a
joint
à cettedescription
un fac-simile des tracésqui correspondent
auxvoyelles
et àquelques
mots.Enfin,
onpeut
remarquer quel’adjonction
de latige
et du mi-roir ne détruit pas les
articulations,
car untéléphone auquel
lesmêmes additions avaient été faites conservait toutes ses
qualités
à la fois comme transmetteur et comme
récepteur.
252
O.-N. ROOD. - Projets de relais téléphoniques, p. 59.
L’auteur propose diverses formes de relais pour circuits
télépho- niques,
fondés sur leprincipe
dumicrophone.
Le circuitprin- cipal comprendrait
untéléphone
ordinaire comme transmetteur,et la bobine du
relais ;
le second circuitcomprend
unepile;
lesbaguettes
vibrantes de charbonagissent
commemicrophone,
etun
téléphone
ordinaire conimerécepteur.
ALFRED-M. MAYER. - Lois morphologiques des figures formées par des aimants flot- tant verticalement, et soumis à l’attraction d’un aimant placé au-dessus, p. 247.
Ce travail a été
déjà analysé
dans ceJournal,
p. 32.J.-C. DRAPER. - Sur la présence dans le spectre du Soleil de lignes obscures qui correspondent aux raies de l’oxygène, p. 256.
La similitude de nom ne doit pas faire confondre cet auteur avec
M. J.-W.
Draper,
ni avec M.Henry Draper, qui
a découvert lacoïncidence entre les raies brillantes de
1 oxygène
et certainesrégions plus
éclatantes que le reste dans lespectre
du Soleil. , M. J.-C.Draper croit,
aucontraire,
avoirprouvé
que certaines raies noires duspectre
solaire coïncident avec les raies brillantes que l’on obtientquand
l’étincelleélectrique jaillit
dansl’oxy- gène.
Les
photographies
duspectre
solaire sontprises
avec des ré-seaux ; celles du
spectre
del’oxygène
avec unspectroscope
à deuxprismes.
Dans cesconditions,
etmalgré
lesprécautions qu’indique l’auteur,
il ne semble pas clue l’identification d’une même raie dans les deuxspectres puisse
se faire avec unegrande
certitude.Le
procédé
de mesure consiste àprojeter
lesphotographies
aumoyen d’une lanterne
ordinaire,
sur une échelle depapier
colléesur une
planche;
ceprocédé
neparaît
pastrès-précis,
de sorteque les résultats énoncés ne
peuven
t êtreacceptés
comme défi-nitifs.
253
RAPHAËL MELDOLA. - Sur les raisons de l’apparition de lignes brillantes dans le spectre du Soleil, p. 2go.
On sait que le
professeur
H.Draper
a montré quel’oxygène
etprobablement
aussi l’azote existent dansl’atmosphère
du Soleilet y révèlent leur
présence
par deslignes
brillantesqui peuvent
être discernées dans le
spectre
ordinaire. M. Meldola essaye d’ex-pliquer
cephénomène
en admettantqu’à
une certaine distance du Soleil sonatmosphère
est assez refroidie pourqu’il s’y produise
des combinaison
chimiques :
c’estgrâce
à la chaleurdégagée
parces combinaisons que les raies de
l’oxygène peuvent apparaître
brillantes dans le
spectre.
La mêmehypothèse
rendraitcompte
de l’éclat considérable de la raieD3
dans lespectre
de la chromo-sphère (à
raiesbrillantes)
et de son extrême faiblesse dans lespectre
d’absorption (à
raiesobscures)
du Soleil.THOMAS-A. EDISON. - Le voltamètre sonore, p. 379.
Le voltamètre sonore ou voltamètre à bulles est un voltamètre
ordinaire,
mais dont l’une des électrodes est recouverte de caout-chouc
vulcanisé,
sauf deuxpetites
ouvertures dont l’unepermet
auliquide électrolysé
de toucherl’électrode,
tandis que l’autre sertau
dégagement
del’hydrogène.
Avec un courant et une résistancedonnées,
une bulleprend
naissance àchaque
secondeseulement,
et
produit
un sonperceptible
en venant crever à la surface. Onpeut
réduire suffisamment la résistance et n’obtenirqu’une
bulletoutes les
deux, cinq,
dixsecondes,
etc. ou à un aussilong
inter-valle
qu’on
le voudra. Si l’on nedispose qu’une
seule ouverturedans
l’enveloppe
de caoutchoucvulcanisé,
la résistance du circuit devient considérable au moment où le gazrempli t
presquecomplé
tement le trou et tend à
s’échapper.
Un électro-aimantplacé
dansle circuit
peut
alors fonctionner et s’armer de nouveauquand
labulle s’est
échappée
et que la résistance arepris
sa valeurnormale,
ce
qui permet
d’écrireautomatiquement
sur unrécepteur
Morsele moment où
chaque
bulle se détache.L’appareil,
convenablementconstruit, peut
devenir très-exact et rendre des services. En l’em-ployant
en dérivation et l’associant à unenregistreur,
il donne la254
mesure de la
quantité
totale d’électricitéqui
apassé
par le circuit dans untemps quelconque.
J.-W. GIBBS. - Sur l’équilibre des substances hétérogènes, p. 44I.
Si l’on considère l’accroissement
d’entropie qui
accompagnegé-
néralement les
changements qui s’accomplissent
dans unsystème
matériel
isolé,
on est amené àprévoir
que lesystème
sera enéqui-
libre stable
lorsque l’entropie
sera maximum. M. Gibbs revientsur cette idée et en déduit des
conséquences mathématiques qu’il
est difficile derésumer,
sur la théoriegénérale
del’équilibre thermodynamique.
HENRY HENNESSY. - Limites des hypothèses faites sur la constitution de la matière
qui forme l’intérieur de la Terre, p. 46i.
En
partant
del’hypothèse
d’unliquide
entièrementdépourvu
de viscosité et de frottement
intérieur, Hopkins
était arrivé à cetteconclusion que la Terre ne
pouvai
t êtreremplie
d’un telliquide ;
il avait
ajouté qu’elle
devait alors être entièrement solide. 1VI. Hen- nessy montre que cette dernière conclusion n’est pasjuste ;
tout cequi
estdémontré,
c’estqu’un liquide
tel que celuiqu’on
a ima-giné
ne saurait exister dans l’intérieur de la Terre. Plus récem- ment,ssir
William Thomson et M.Darwin,
en étudiant l’actiondes marées internes d’un noyau
liquide
sur sonenveloppe,
sont
partis
del’hypothèse
d’un fluideincompressible,
et d’uneenveloppe élastique,
c’est-à-direcompressible. Quelque
intéres-sants que soient les résultats
obtenus,
aupoint
de vue mathé-matique,
ils nepeuvent
aucunements’appliquer
à laTerre,
dontl’enveloppe
est, aucontraire, beaucoup
moinscompressible
que l’intérieur. Il estégalement impossible
de supposer le fluide centralincompressible,
c’est-à-dire de densité constante, tandis que tout conduit à admettre que la densité des matières contenuesdans la Terre croît à mesure
qu’on
serapproche
du centre.D’après
M.Hennessy,
aucun des raisonnementsprécédents
netient
compte
des conditionsphysiques
duproblème.
Rien nevient donc ébranler
l’hypothèse
anciennement admise d’un noyau255
central fluide contenu dans une
enveloppe
solide de faibleépais-
seur. ALFRED ANGOT.
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