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Physikalische Zeitschrift ; T. V ; janvier-avril 1904

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HAL Id: jpa-00240917

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Submitted on 1 Jan 1904

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Physikalische Zeitschrift ; T. V ; janvier-avril 1904

M. Lamotte, P. Lugol

To cite this version:

M. Lamotte, P. Lugol. Physikalische Zeitschrift ; T. V ; janvier-avril 1904. J. Phys. Theor. Appl., 1904, 3 (1), pp.532-570. �10.1051/jphystap:019040030053201�. �jpa-00240917�

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d’ailleurs qu’il soit possible de satisfaire pratiquement aux conditions

de résonance d’un grand nombre de manières.

Les observations au bolomètre ne se bornent pas à fournir dans

chaque cas les conditions de résonance. Elles permettent d’en faire la comparaison et font connaître les systèmes pour lesquels la valeur

înoyenne de l’énergie reçue est maximum. Ce ne sont pas d’ailleurs nécessairement ceux que l’on doit utiliser pour la réception sur

cohéreur ou sur détecteur,, magnétique.

Nous avons montré par ailleurs que c’est alors l’effet maximum et

non l’effet înoyen qui intervient dans le phénomène ; or cet effet

maximum dépend des conditions d’amortissement du système.

PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT ;

T. V ; janvier-avril 1904.

A. KORN. 2013 Ueber eine einfache Méthode zur Erzeugung synchroner Rotationen

an zwei entfernten Stationen unter Yerwendung des Frequenzmessers von

R. Hartmann-Kempf (Méthode simple pour assurer le synchronisme de deux

mouvements de rotation en deux points éloignés en employant le fréquence-

mètre de R. Hartmann-Kempf). 2013 P. 25-2i.

La question se pose dans la transmission télégraphique des pho- tographies, gravures, manuscrits, etc. Entre autres conditions il faut réaliser la rotation synchrone de deux tambours et, en outre, empê-

cher que les petits écarts inévitables ne se totalisent.

Le moteur qui possède la vitesse la plus constante parmi les

moteurs à courant continu est le moteur excité en dérivation. La

puissance doit être grande relativement à celle qu’exige la mise en

marche du tambour. Il suffit d’une puissance de 0,35 kilowatt, alors

même que le moteur est employé en même temps à transformer 0,20 kilowatt en courant alternatif. Chacun des moteurs est muni de

bagues pour recueillir ce courant alternatif et l’envoyer dans un fréquencemètre de Hartmann-Kempf. En agissant sur le rhéostat

d’excitation, on maintient le fréquencemètre à l’indication voulue, ce qui permet le réglage de la vitesse à 1/4 0/0 avec une vitesse de

50 tours par seconde.

Pour obtenir le synchronisme, on agit seulement à l’une des stations, sur le tambour qui est en avance. Supposons que la fré-

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019040030053201

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533 quence soit 99 1/2 à la station 1 et 100 1/2 à la station Il. On arrê- tera à chaque tour le tambour Il pendant un intervalle de temps

(1 100

+ E seconde, c représentant 1"écart avec le synchronisme. Cet

arrêt est produit par un crochet qui vient saisir une came portée par le tambour II. Celui-ci est monté à frottement doux sur son axe, frottement suffisant toutefois pour l’entraîner immédiatement à pleine

vitesse dès que la came est dégagée. Un réglage permet d’assurer

le degré de frottement voulu. La came est dégagée dès qu’un point

bien déterminé du tambour 1 se trouve en face d’un levier : à ce

moment la station I envoie un courant à la station II, courant qui,

par l’intermédiaire d’un relais, écarte le levier qui porte le crochet d’arrêt.

La transmission doit donc être interrompue après chaque révolu-

tion du tambour pendant un intervalle très court, environ 2 0/0 de

la période. Le récepteur est mis automatiquement hors circuit pen- dant cet intervalle.

M. LAMOTTE.

A. KORN. 2013 Ueber Gebe und Empfangsapparate zur electrischen Fernübertra- gung von Photographien (Sur les transmetteurs et les récepteurs employés

dans la transmission électrique des photographies). - P. 113-118.

La photographie à transmettre est reportée sur une pellicule trans-

parente et enroulée sur un cylindre de verre ; à l’intérieur de ce

cylindre se trouve une résistance de sélénium fixée sur l’axe.

La lumière d’une lampe Nernst, concentrée par une lentille couvre sur la pellicule une petite surface de 1 millimètre carré environ et vient tomber ensuite sur le sélénium. Le cylindre effectue un

tour complet en vingt secondes et en même temps se déplace de

1 millimètre suivant son axe.

Le sélénium est intercalé dans la ligne de transmission. Par suite du mouvement du cylindre, les éléments de surface de la pellicule

défilent successivement entre la source lumineuse et le sélénium ;

, celui-ci reçoit une quantité de lumière variant avec la tonalité de l’élément et présente au courant de ligne une résistance plus ou

moins grande suivant cette quantité de lumière. L’intensité du cou- rant de ligne varie donc en raison de la transparence des éléments de la pellicule.

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Dans le récepteur se trouv e un cylindre tournant avec une vitesse supérieure de 1 0/0 à la vitesse du,cylindre transmetteur. Le long de

ce cylindre se déplace un tube raréfié avec deux électrodes, à raison de 1/4 de millimètre par tour. Les électrodes de ce tube sont reliées

au secondaire d’un transformateur Testa par l’intermédiaire de deux

exploseurs. L’écartement de chacun de ces exploseurs est réglé par

un index fixé au cadre d’un galvanomètre Del)rez-d’Arsonval, dans lequel passent les courants de ligne. La longueur d’étincelle est d’autant plus grande que le courant de ligne est plus intense. L’éclat du tube augmente évidemment avec cette longueur d’étincelle. Le tube est entièrement enfermé dans une enveloppe opaque ne présen-

tant qu’une fente étroite du côté du cylindre. I,a lumière émise par le tube et sortie par cette fente vient tomber sur une pellicule sen-

sible enroulée sur l’axe du cylindre.

Une résistance auxiliaire en dérivation sur la ligne permet d’ame-

ner le courant dans le galvanomètre à zéro, pour obtenir les tons moyens; aux tons plus clairs correspond une élongation du galvano-

mètre dans le sens qui ouvre les exploseurs ; aux tons plus foncés,

une élongation en sens contraire.

Ce procédé a l’inconvénient que l’intensité lumineuse du tube, qui augmente d’abord régulièrement quand on diminue l’intervalle explo- sii, subit à un moment donné une brusque augmentation et n’éprouve plus ensuite que des variations peu sensibles. On obtient de meilleurs résultats en réglant l’intensité du tube par des résistances que les mouvements du galvanomètre introduisent dans le circuit ou sup-

priment.

Les mouvements des deux tambours sont synchrunisés par le dis-

positif décrit précédemment.

M. LAMOTTE.

EJNAR HERI’ZSPRUNG. - Vergleich einiger Spekralphotometrischer Resultate (Comparaison de quelques résultats pliotométriques). - P. 34.

L’auteur a calculé pour des longueurs d’onde croissant de 20 en

20 03BC03BC, entre 430 et 690 03BC03BC, le rapport des intensités lumineuses de la lumière solaire (hauteur du soleil 54°, 5 environ) et de la lampe d’Hef’ner ; il a employé pour le soleil les données des expériences bolométriclues de Langley (1), l’intensité pour), = 090 étantprise pour

(1) 1§°ied. Ann., XIX, 238; 1883.

(5)

535 unité, ct pour la larnpp la formule

OÙ ê représente l’intensité, T la température absolue (évaluée à 1285°), C une constante choisie de façon que F- soit égale à 1 pour À - 590’B Les nombres trouvés sont très voisines des rapports déter-

minés par des expériences directes de Kôttgen (1 ) (hauteur du soleil

entre 51 et 561). Cet accord remarquable est une justification de la

formule employée.

P. Lt:COL.

PFLUEGER. 2013 Die Energieyerteilung in den Funkenspektren der Metalle

(Répartition de l’énergie dans les spectres des i»élaux). - P. 34-36.

Les mesures ont été faites au moyen d’une pile thermo-électrique disposée derrière une fente de Omm,n de largeur dans le plan focal

de la lunette d’un spectromètre à prisme et lentilles de fluorine.

Tous les métaux étudiés ont monli-é un maximum très accentué dans l’extrême ultra-violet (l’absorption par l’air n’a pas permis

d’aller au delà de i, = 180 03BC03BC) ; pour la plupart d’entre eux, le maxi-

mum se produit au-dessous de 2HO 03BC03BC. Il y a exception pour Mg, dont

le triplet 280 03BC03BC correspond àla plus grande quantité absolue d’énergie

mesurée par l’auteur; le groupe 186 03BC03BC d’Al, le groupe 190 03BC03BC de Zn sont de beaucoup les plus intenses des spectres correspondants ;

Ni i a un maximum très accentué entre 220 et 225 uu.. Un autre maxi-

mum beaucoup plus faible existe dans l’infra-rouge ; bien qu’on puisse être porté à attribuer l’augmentation de la quantité d’énergie

reçue par la fente à la grande diminution de la dispersion de la fluorine, la soudaineté de cette augmentation incline l’auteur à croire qu’il s’agit bien d’un maximum réel.

Bien que l’installation du déflagrateur et son alimentation influent énormément sur le spectre, en particulier sur son intensité absolue,

l’anteur croit à l’existence réelle d’un maximum très marqué dans l’ultra-E-iolct ; il l’a retrouvé avec un réseau de Rowland, et aussi

en faisant éclater l’étincelle à 20 centimètres de la pile enfermée dans

un récipient vide (2), et interposant des écrans appropriés (verre rouge ; (1) Wied. Ann., LUI, 809 ; 1881:.

(2) LEBEDEW, J. due Ph!ls., 4" série, t. II, p. 95 ; 1893.

(6)

536

plaque de verre opaque au-dessous de 330 P’P4; verre ultra-violet de

Schott; quartz).

P. LUGOL.

RUDO LPH. - .Ùber die Durebliissigkeit von Nebel fcir Lichtstrahlen von verschie- dener Wellenlânge (Transparence du brouillard pour les radiations lumineuses de longueurs d’onde différentes). - P. 36.

La comparaison des intensités de deux sources par les procédés

ordinaires n’a de valeur que pour l’éclairage des villes, l’absorp-

tion par l’atmosphère n’a pas d’influence sensible à cause de la faible portée des sources; mais il n’en est pas de même pour les

phares, parce que des sources de compositions différentes, ayant

même pouvoir éclairant à faible distance, perdent cette égalité d’effet,

si l’atmosphère absorbe inégalement les diverses radiations. La marche à suivre pour comparer les sources à ce point de vue spécial

dans le laboratoire est la suivante : on évalue l’importance rela-

tive de chaque groupe de radiations de longueurs d’onde voisines

(jaune autour de D, par exemple) dans l’intensité totale ; on fait

l’étude spectrophotométrique de chacune des sources à comparer.

Pour comparer les intensités à une distance donnée, on tiendra compte de l’absorption exercée sur l’atmosphère par chaque groupe de radiations.

Pour justifier cette manière de faire, on a d’abord cherché, par

une méthode qui n’est pas indiquée, à évaluer les pouvoirs éclairants

des diverses radiations, et on a traduit les résultats par une courbe

qui présente un maximum vers la raie D ; l’étude spectrophotomé- trique de huit sources différentes, combinée avec ces résultats, a permis d’en calculer l’intensité totale en bougies Hefner : les nombres diffèrent assez peu de ceux qu’a fournis une comparaison directe

pour qu’on soit en droit d’attribuer à cette méthode un intérêt pra-

tique.

Dans la deuxième partie du travail, on a étudié l’absorption par le

brouillard dans toutes les régions du spectre ; l’un des champs du photomètre à polarisation recevait la lumière émanée de la source et

réfléchie sur un miroir ; la lumière arrivant à l’autre avait traversé

une épaisseur de 1 mètre d’une brume artificielle obtenue en injec-

tant de la vapeur dans un cylindre entouré d’un manchon à circula- tion d’eau froide. La densité du brouillard était mesurée par le rap-

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port de l’intensité totale de la lumière directe à l’intensité de la lumière transmise. On a été jusqu’à 300.

L’auteur a trouvé qu’en moyenne l’absorption croît assez rég u-

lièrement du bleu au rouge.

La rédaction fait remarquer que, d’après des recherches sur la résonance optique parues dans le même recueil (1), ce résultat ne peut

être généralisé, et s’applique uniquement au brouillard particulier

réalisé par l’auteur, parce que la position du maximum d’absorption

peut être déplacée d’une manière quelconque dans le spectre, sui-

vant la grosseur des gouttelettes.

P. LUGOL.

0.- BV. RICIIARDSO.1,1. - Ueber die einem Vakuum durch erhitzte Leiter erteilte

Leitfahigkeit (Conductibilité communiquée à un espace raréfié parles conduc-

teurs chauds). - P. 6-’l I.

D’apiès 1 ensemble des expériences, il est probable que l’io- nisation négative produite par les métaux maintenus à haute

température est provoquée par des électrons négatifs émis par le métal (J.-J. Thomson).

En appliquant à ces électrons les calculs faits pour les particules

gazeuses dans la théorie cinétique, on trouve que l’intensité du courant saturé doit être liée à la température par une équation de

la forme :

A et b sont des constantes pour tous les métaux, leur valeur

dépendant pourtant du traitement subi par ces métaux.

Les expériences effectuées sur le platine et le charbon montrent que la force électromotrice nécessaire pour produire le courant

de saturation varie avec la pression du gaz. Avec le charbon

par exemple, 15 volts suffisent lorsque le gaz est à la pression

de 0mm,001.

L’intensité de courant qu’on peut réaliser est beaucoup plus grande qu’on ne s’y attendrait ; avec le charbon, elle atteint jusqu’à

2 ampères par centimètre carré sous une force électromotrice de 60 volts, dans un gaz à la pression de 1/600 de millimètre.

(1) T. IV, p. 2U8, 258, 338, 339, 404, 426.

(8)

538

Les valeurs de A et de b seraient les suivantes :

L’es nombres déduits de ceux-ci pour la quantité d’électrons con-

tenus dans un centimètre cube de métal sont d’accord avec ceux de

Patterson, en ce qui concerne le platine : pour les autres conduc- teurs, ils sont d’une grandeur absurde. Il faut remarquer d’ailleurs

qu’en faisant varier b avec la température même très lentement, les

valeurs de A sont modifiées dans un rapport énorme (de 1 : 108, par

exemple) .

L’intensité considérable que peut prendre le courant de saturation dans le gaz à une très faible pression est un argument en faveur de l’opinion d’après laquelle les ions ne seraient pas empruntés au

gaz extérieur, mais résulteraient d’un échange entre le gaz et le métal.

M. LAMOTTE.

J. STARK. - lonisierung durch den Stoss negativer Ionen von glühender liohle (Ionisation par les collisions des ions négatifs émis par un carbon incandes-

cent). - P. 51.

Un filament de charbon en forme de fer à cheval est fixé au centre d’une ampoule de verre ayant un diamètre de 2cm,5. Vis-à-vis du sommet, à 6 millimètres de distance, se trouve une tige de métal T

de 1mm,5 de diamètre scellée dans une tubulure latérale. Le filament est porté à l’incandescence par un courant : la différence de poten- tiel entre les extrémités est a = 6 volts.

L’extrémité positive est, d’autre part, reliée à la tige T par un cir- cuit comprenant une batterie d’accumulateurs, un galvanomètre et

un rhéostat de 500 ohms ; la tige communique avecle pôle positif de

la batterie.

La difl’érence de potentiel entre l’anode T et le filament formant cathode varie d’un point à l’autre de ce dernier, entre an, valeur

correspondant à l’extrémité positive du filament, et x + a .

(9)

539

L’emploi du charbon permet d’atteindre de hautes températures

et, par suite, d’obtenir des courants non spontanés de 5 . 10-7 ampère.

Au voisinage de la cathode, la densité du gaz est plus faible clu"à

l’anode et, par conséquent, le parcours libre moyen des ions est plus grand.

Les ions négatifs, parcourant une chute de potentiel plus grande,

arrivent auprès de l’anode avec une énergie considérable et pro-

voquent par leurs collisions l’ionisation du gaz. Pour la méme rai- son, les ions positifs produits par collision au voisinage de l’anode

atteignent pour la plupart la cathode incandescente avant de s’être heurtés aux molécules gazeuses.

La ternpérature de la cathode est assez élevée pour qu’un faible

.accroissement de cette ternpérature provoque une augmentation

notable des électrions négatifs. Cette augmentation se produit en

tous les points arrivent les ions positifs avec une grande énergie cinétique. Il s’ensuit qn’il est aisé de reconnaître le moment le courant sans ionisation par collisions fait place au courant accom- pagné d’une telle ionisation.

La courbe représentant la différence de potentiel V entre les élec- trodes, en fonction de l’intensité i du courant, présente deux points anguleux.

Le premier correspond à V1 = 11 volts (entre l’extrémité positive

du filament et l’anode), le deuxième à V 2 == 27 volts. Ces points marquent le débit de l’ionisation par collisions, le premier dans la

vapeur de mercure, le deuxième dans le gaz. A partir de 27 volts,

l’intensité croit avec une extrême rapidité.

Le point V1 se rapproche de l’origine quand la pression du gaz

diminue; mais il ne dépasse jamais vers la droite l’abscisse 11 volts.

Ce chiffre représente donc la tension d’ionisation pour les électrions

négatifs dans la vapeur de mercure.

Une remarque analogue s’applique au point V2, dont l’abscisse ne

dépasse pas 27 volts. Ces 27 volts représentent la tension d’ionisa- tion des électrions négatifs pour le gaz azote (peut-être mélangé d’hydrogène dégagé par le filament de charbon;.

Dans la partie ascendante de la courbe, l’intensité croît à mesure

que la pression du gaz diminue: ce qui s’explique par l’influence des parois.

Tant que la différence de potentiel entre les électrodes est infé- .rieure à la tension d’ionisation, l’intensité est à peu près constante,

(10)

540

pour une même pression du gaz : elle diminue avec la pression du

gaz.

La lumière positive à l’anode se produit seulement quand l’ionisa-

tion du gaz par collisions a lieu : ce qui exige que les ions négatifs

créés à la cathode par le courant auxiliaire aient à parcourir entre

la cathode et l’anode nne distance et une chute de potentiel notables.

Lie courant secondaire correspondant au déplacement de ces ions négatifs se distingue du courant primaire par une valeur bien moindre de la chute de potentiel cathodique : la chute secondaire est égale

seulement à la tension d’ionisation ; la chute primaire dépasse plu-

sieurs centaines de volts.

D’après la théorie, le travail que fournit un ionisateur quelconque

pour ioniser un gaz doit avoir une limite inférieure et être dans un

large intervalle indépendant de la température. Ces deux prévisions

sont confirmées par l’expérience.

Cette limite inférieure du travail d’ionisation doit être la même pour l’énergie cinétique moyenne que doivent posséder les ions négatifs pour provoquer la luminescence du gaz.

En fait, cette luminescence ne se produit que simultanément avec l’ionisation. Le gaz ne s’illumine que dans les régions la tension

d’ionisation est atteinte, quoique la densité du courant n’y soit pas

plus élevée.

Une stratification de lumière positive ne peut se produire si la dif-

férence de potentiel entre ses deux faces tombe au-dessous d’un cer-

tain minimum.

Dans un mélange de gaz, l’ionisation de chacun commence quand

la tension d’ionisation qui lui est propre est atteinte.

M. 1,AMOTTE.

P.-L. TUFTS. 2013 Die Erscheinung der Ionisation in Flammen

(Le phénomène de l’ionisation dans les flftn1111es). - P. 16-80.

La résistance électrique d’une flamme, quand on fait usage d’élec- trodes de platine, peut être partagée en trois parties : la résistance de la région qui entoure immédiatement la cathode, la résistance Ria de la région voisine de l’an6de, la résistance Ri du reste de la flamme. En général Il,. est très grand, parce que la grande vitesse

des’ ions négatifs entraîne au voisinage de la cathode une diminution

très marquée de la concentration de ces ions. Il s’ensuit qu’une va-

(11)

541 riation relative même notable de l’Li peut ne modifier que très peu la valeur de la résistance totale R : ce qui expliquerait la variation

anormale de l’intensité avec la force électromotrice qu’on observe

dans les flammes, si on fait usage des électrodes en platine.

Il est possible de ramener la résistance Rc à l’ordre de grandeur

de Ri en recouvrant la cathode de platine de chaux en poudre. Les oxydes de calcium, de baryum, de magnésium, portés au rouge

blanc, émettent en effet des ions négatifs ; grâce à ces ions, la con-

centration se maintient au voisinage de la cathode, et l’intensité du courant qui traverse la flamme devient 5 ou 600 fois plus grande.

L’effet subsiste alors même que la coloration de la flamme a disparu :

il ne disparait qu’après grattage du fil de platine. Un traitement

analogue de l’anode ne modifie en rien l’intensité du courant.

Les électrodes ainsi préparées sont introduites dans les flammes de deux becs Bunsen, on insuffle un mélange d’air et de gaz dans lequel on a pulvérisé une dissolution concentrée de chlorure de sodium. Entre ces deux becs sont placés trois becs papillon,

recevant un mélange d’air et de gaz qui a traversé un second pulvérisateur renfermant la dissolution du sel qu’on veut étudier. Les flammes viennent en contact les unes avec les autres ; mais en

aucun cas les flammes intermédiaires ne peuvent venir lécher les électrodes. La force électromotrice est de 150 volts. On reconnait que les résistances Rr et Ra sont négligeables vis-à-vis de la résistance totale quand l’intensité du courant varie en raison inverse du nombre des flammes intermédiaires. C’est ce qui arrive lorsque le pulvéri-

sateur renferme de l’eau pure, mais non plus lorsqu’on remplace

l’eau par une dissolution concentrée de chlorure de potassium (1 molécule-gramme dans 300 centimètres cubes).

Tant que la résistance proprement dite, c’est-à-dire celle des flammes intermédiaires, est très grande vis-à-vis de la résistance

cathodique R,, la conduction dans la flamme obéit à la loi d’Ohm ;

l’intensité du courant est à peu près proportionnelle à la force élec-

tromotrice.

Il faut remarquer que le dispositif décrit ci-dessus représente une

méthode nouvelle pour l’étude de la conductibilité des flammes, avec quelques avantages sur les méthodes anciennes. L’avantage principal

consiste en ce qu’on peut introduire dans la flamme les vapeurs d’un sel métallique sans changer les conditions au voisinage même des

électrodes.

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