Physique g´en´erale IV Prof. Tran, CRPP Corrig´es de la s´erie 2
Martin Jucker
2 mars 2009
1 Barri` ere de potentiel
A On utilise la conservation de l’´energie d’une particule qui se propage de gauche `a droite :
V0
v0 v1
x V
E= 1 2mv02
| {z }
x<0
= 1
2mv12+V0
| {z }
x≥0
⇐⇒ 1
2mv12=E−V0 <0⇐⇒v12<0,
et il n’y a donc pas de solution pour x ≥ 0, ce qui veut dire que la particule ne peut pas se propager `a droite de la barri`ere de potentiel. Par contre, `a gauche de la barri`ere on trouve
1
2mv02⇐⇒v0± r2E
m,
et donc il y a deux solutions : une qui se propage vers la droite (v0 >0) et une qui se propage vers la gauche (v0 <0), mais avec la mˆeme valeur absolue. Ceci veut dire que la particule est r´efl´echie 100%de la barri`ere de potentiel.
B L’´equation de Schroedinger s’´ecrit µ
−~2 2m
d2
dx2 +V(x)
¶
Ψ(x) =EΨ.
x <0 : Pour la zone `a gauche de la barri`ere, cette derni`ere ´equation devient
~2 2m
d2
dx2Ψ(x) +EΨ(x) = 0. (1)
La solution g´en´erale de cette ´equation s’´ecrit
Ψ(x) =Aeikx+Be−ikx, (2)
et en ins´erant cette solution dans (1), on trouve
−~2k2
2m +E = 0 =⇒~k=√
2mE =p, la relation de De Broglie.
x≥0 : Pour la zone `a droite de la barri`ere, l’´equation de Schroedinger devient
~2 2m
d2
dx2Ψ(x) + (E−V)
| {z }
<0
Ψ(x) = 0. (3)
La solution g´en´erale de cette ´equation s’´ecrit
Ψ(x) =Cek′x+De−k′x, (4)
et en ins´erant cette solution dans (3), on trouve
~2k′2
2m =V −E=⇒~k′ =p
2m(V −E).
On note que pour ´eliminer la divergence quandx→ ∞ (probabilit´e infinie), il faut queC = 0.
Maintenant il faut que les deux solutions (2) et (4) soient continues `a x = 0 ainsi que leurs d´eriv´ees (pour pouvoir d´eriv´er deux fois dans l’´equation de Schroedinger), et donc
A+B = D ik(A−B) = −k′D, d’o`u on trouve
B= ik+k′ ik−k′A et
D= 2ik ik−k′A.
On trouve alors pourx >0,
≥ 2ik −k′x ̸= 0.
C La diff´erence avec le cas classique est alors que dans le cas quantique on peut trouver une solution `a droite de la barri`ere de potentiel, i.e. une probabilit´e non-nulle de trouver la particule dans la r´egion o`uE < V. Ceci est connu sous le nom de effet tunnel.
2 Oscillateur harmonique
Soit le potentielV = 12kx2.
A La force dˆue `a un potentiel est
F =−∇V =− d dx
µ1 2kx2
¶
=−kx.
La relation de Newton nous donne alors
mx¨=−kx⇔x¨+ k mx= 0, avec la solution
x=Acos(ωt), ω= rk
m.
B
(a) Il faut trouver
[a] =
·~2 mk
¸1/4
.
On a trouv´e en haut queF =−kx, et donc N = kgm
s2 = [F] = [kx]⇔[k] =
·F x
¸
= kg s2
Puis, l’´energie du photon s’´ecritE =hν, et donc [E] =
·1 2mv2
¸
= kgm2
s2 = [hν], et donc
[h] = [~] = kgm2 s .
Et ´evidemment l’unit´e de [m] =kg. En mettant tous ces r´esultats ensemble, on trouve que
[a] =
Ãkg2m4 s2
kgkgs2
!1/4
=¡ m4¢1/4
=m, et c’est donc bien une longueur.
(b) En ins´erant la forme donn´ee de la fonction d’onde dans l’´equation de Schroedinger, on trouve
− ~2 2ma2
d2 dy2
³
N H(y)e−y2/2
´ +k
2a2y2EN H(y)e−y2/2=EN H(y)e−y2/2.
Ici, on a utilis´e le changement de variable x = ya, dx = ady. En developpant la deuxi`eme d´eriv´ee dans cette ´equation, on trouve
− ~2 2ma2
·d2H(y)
dy2 −2ydH(y)
dy + (y2−1)H(y)
¸ +k
2a2y2 =EH(y) (5) On trouve donc une ´equation similaire `a l’´equation de Schroedinger, mais pour H(y) au lieu d’une fonction d’onde.
On essaie alors de resoudre l’´equation (5) pour chacune des fonctionsHn pour montrer qu’une solution existe et calculer l’´energie correspondante :
H0 : dH(y)dy = d2dyH(y)2 = 0 Pour que la solutionE soit ind´ependante dey, il faut que l’´equation (5) soit satisfaite pour chaque ordre dey s´epar´ement.
– termes eny2:
k
2a2= ~2
2ma2 =⇔a4 = ~2 km, ce qui confirme la d´efinition dea.
– termes sans y:
E0 = ~2
2ma2 = ~2√ km 2m~ = 1
2~ rk
m = 1 2~ω.
H1 : dH(y)dy = 2, d2dyH2(y) = 0 Ceci nous donne
−~ω 2
¡−4y+ 2y3−2y¢ +~ω
2 y2 =E2y.
– termes eny:
2E1 = ~ω
2 6⇒E1= 3 2~ω.
H2 : dH(y)dy = 8y, d2dyH(y)2 = 8 Ceci nous donne
−~ω 2
¡8−16y2+ 4y4−2y2−4y2+ 2¢ +~ω
2 y2 =E(4y2−2).
– termes sans y:
−2E2=−5~ω ⇒E2= 5 2~ω.
H3 : dH(y)dy = 24y2−12, d2dyH(y)2 = 48y Ceci nous donne
−~ω 2
¡48y−48y3+ 24y+ 8y5−12y3−8y3+ 12y¢ +~ω
2 y2 =E(8y3−12y).
– termes eny:
−12E3 =−84~ω
2 ⇒E3= 7 2~ω.
En g´en´eral, on peut donc exprimer En en fonction de netω : En=
µ n+1
2
¶
~ω.
C On voit donc deux diff´erences entre les cas classique et quantique : Dans le cas classique, toutes les valeurs sont admises en ajustant l’amplitudeA. Par contre, dans le cas quantique, les valeurs possibles de l’´energie sont discr`etes. Aussi, l’´energie la plus basse admise est non-nulle avec une valeur E0 = 1/2~ω, i.e. dans un tel syst`eme il est impossible d’arriver `a un ´etat d’´energie nulle (p.ex. mˆeme au point de temp´erature z´ero absolue). Les valeurs discr`etes de l’´energie sont ´ecart´ees de~ω de niveau `a niveau.
Dans ces figures, ΨΨ∗ est montr´e en fonction de x pourn= 0 etn= 1 :
0
(a) Ψ =ey2
0
(b) Ψ =y2ey2
3 Fonction d’onde
A Pour d´ecider si Ψ est normalis´e il faut l’int´egrer son module carr´e sur tout l’espace :
|ΨΨ∗|2= 1
πa30e−2r/a0, dV = 4πr2dr.
Donc, Z
V
|ΨΨ∗|2dV = Z ∞
0
1
πa30e−2r/a04πr2dr= 4π πa30
Z ∞
0
r2e−2r/a0dr=
= 4 a30
"
e−
2 a0r
(−2/a0)3 õ
−2 a0
¶2
r2−2 µ
−2 a0
¶ r+ 2
!#∞ 0
= 4 a30
a30 4 = 1
On voit alors que Ψ est normalis´e, vu que l’int´egrale sur tout l’espace de son module au carr´e vaut 1 (i.e. la probabilit´e de trouver la particule quelque part dans l’espace infini vaut 1).
B La probabilit´e de trouver l’´electron dans une sph`ere de rayon a0 est ´egale `a l’int´egrale de r= 0 `a r=a0 de |ΨΨ∗|2 :
4 a30
"
e−
2 a0r
(−2/a0)3 õ
−2 a0
¶2
r2−2 µ
−2 a0
¶ r+ 2
!#a0
0
= 4 a30 ·a30
µ
−e−25 4 +1
4
¶
= 4·0.008 = 0.32