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Physique g´en´erale III Prof. Tran, CRPP Corrig´es du test du 20 Javril 2009

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(1)

Physique g´en´erale III Prof. Tran, CRPP

Corrig´es du test du 20 Javril 2009

1 Question de cours (0.5 point)

Expliquez la diff´erence entre la physique classique et la physique quantique.

La grande diff´erence avec la physique classique est le fait que les ´equations du mouvement ne sont plus d´eterministiques. En fait, au lieu de directement calculer une quantit´e observable, comme la position o`u la vitesse d’une particule, on a maintenant une ´equation (d´eterministique) qui donne la valeur de la fonction d’onde, dont la norme repr´esente une densit´e de probabilit´e de tourver une particule `a un certain endroit donn´e. Pour revenir aux quantit´es mesurables (les observables), on calcule alors une valeur moyenne. De cette formulation probabiliste suit un certain nombre de caract´eristiques seulement trouv´ees dans la physique quantique, comme par exemple

– La quantification – de l’´energie – de l’impulsion

– du moment cin´etique

– La relation d’incertitude de Heisenberg, selon laquelle les valeurs de deux moments conjugu´es ne peuvent pas ˆetre connues de mani`ere pr´ecise

– L’effet tunnel, i.e. la possibilit´e de passage d’une particule par un puits de potentiel plus grand que son ´energie cin´etique

2 Question de cours (1.5 point)

A Rappelez l’exp´erience d’interf´erence avec deux fentes en employant une source d’´electrons.

Voir Chapitre 1, section 1.2 du cours.

B Si vous envoyez les ´electrons un par un, comment la figure d’interf´erence finale se forme- t-elle ?

Idem.

C Si la source ´emet un ´electron apr`es l’autre, est-il possible que deux points lumineux appa- raissent simultan´ement sur l’´ecran ?

Non, ceci n’est pas possible. Si l’on envoie un ´electron et mesure o`u va cet ´electron, on trouvera toujours un seul point d’impact.

(2)

3 Particule dans un potentiel (1.5 points)

A Ecrivez et r´esolvez l’´equation de Schroedinger dans le cas de la barri`ere de potentiel sui- vante :

V0

x V

V(x) =

{ 0 , x <0 V0 , x≥0 La vitesse de la particule en x→ −∞ estv0 >0 telle que

1

2mv02>|eV0|. La particule est un ´electron de masse m et de charge −e.

Avec le potentiel et la charge de la particule donn´es, on remarque que la barri`ere de potentiel en effet va dans le n´egatif, i.e. ceci n’est pas vraiment une “barri`ere” dans le sens strict du mot.

L’´equation de Schroedinger est

~2 2m

( d2 dx2 +U

)

ψ=

d2

dx2ψ+2m(E−U)

~2 ψ= 0.

La solution g´en´erale est alors

ψ=

{ Aeik1x+Beik1x , x <0 Ceik2x+Deik2x , x >0 avec les nombres d’onde

k1 =

√2mE

~2 , k2 =

√2m(E−U)

~2 ,

o`u on note U =−eV0 <0. On consid`ere qu’il n’y a pas d’onde incidente de la droite, et donc on pose D= 0. Les conditions de continuit´e (ψ∈C1) nous donnent `a x= 0

{

(3)

Donc, on trouve B =A(k1−k2)/(k1+k2) et C=A2k1/(k1+k2), t.q.

ψ=A {

eik1x+kk1k2

1+k2eik1x , x <0

2k1

k1+k2eik2x , x >0

Remarque : Il y avait une confusion entre les termes de potentielet´energie potentielle. Ici, on donne lepotentielV(x), et l’´energie potentielle vaut alorsU =−eV. Naturellement, l’´energie potentielle diminue alors `a x≥0, et le fait que 12mv02>|eV0|n’a aucun effet. On a donc aussi accept´e l’interpr´etation deV(x) comme ´energie potentielle, et donc 12mv02>|V0|nous dit qu’il n’y a pas de r´eflexion dans le cas classique. Dans les deux cas, les r´esultats ne changent pas dans leurs expressions math´ematiques.

B Quelle est la fraction de la fonction d’onde correspondante `a la particule r´efl´echie par la barri`ere de potentiel ?

La fraction r´efl´echie correspond au facteur B/A= kk1k2

1+k2.

C Expliquez la diff´erence entre la situation quantique et la situation classique.

Dans la situation classique, il n’y a pas de r´eflexion, tandis que dans la situation quantique, le coefficient de r´eflexion est non-nul.

4 Atome d’hydrog` ene (1.5 points)

A La r´esolution de l´equation de Schroedinger donne la fonction d’onde ψ(r) pour l’´electron autour du proton (noyau). ψ est caract´eris´e par les 4 nombres quantiques(n, l, m, s). Rappelez les valeurs de ces 4 nombres quantiques. Lequel d’entre eux d´efinit l’´energie de l’´electron ? Les nombres peuvent prendre les valeurs suivantes :

n∈ {1,2,3, ...}l∈ {0,1, ..., n1}

m∈ {−l,−l+ 1, ...,−1,0,1, ..., l1, l}

s∈ {−0.5,0.5}

L’´energie de l’´electron est d´efinie par le nombren.

B Les r`egles de transition impliquent que

∆l=±1, ∆m= 0,±1.

Quelles sont les transitions possibles si n∈ {1,2,3} et l∈ {0,1}? Avec ces r`egles on peut avoir les transitions

n l m s n’ l’ m’ s’

3 1 ±1,0 ±1/2 2 0 0 ±1/2

3 0 0 ±1/2 2 1 ±1,0 ±1/2

1 0 0 ±1/2

2 1 ±1,0 ±1/2 1 0 0 ±1/2

(4)

E

0 n=3

n=2

n=1

l=0 l=1

C Pour l’´etat(n= 1, l= 0, m= 0), la fonction d’onde est donn´ee par

ψ(r, θ, ϕ) = 2

4π ( 1

a0 )3/2

exp (

2 a0r

) ,

avec a0= 4πϵ0~2/mee2 est le rayon de Bohr.

Calculez la valeur moyenne de l’´energie potentielle U(r) = e2

4πϵ0 1 r

La valeur moyenne d’une observable est

⟨A⟩=

ψAψdV

ψψdV .

En effet, une faute de frappe a eu comme effet que la fonctionψn’est pas norm´ee. Il faut alors calculer la norme deψ comme suit :

ψψdV = 1 4π

4 a30

0

r2exp (

4 a0r

)

= 4

a30 [

e4r/a0 (−4/a0)3

((

4 a0

)2

+ 4 a0

r+ 2 )] [ ] 0

(5)

Donc, dans notre cas, il faut calculer l’int´egrale

⟨U⟩ = 4 4π

1 a30

0

e2 4πϵ0re

4 a0r

dr

= e2 πϵa30

[ e

4 a0r

(4/a0)2 (

4 a0

r−1 )]

0

= e2 16πϵ0a0

,

et la diviser par |ψ|2 pour obtenir

⟨U⟩= e2 2πϵ0a0.

D Si l´energie de l’´electron pour cet ´etat est En= mee4

32π2ϵ20~2 1

n2 = 2.179×1018J, calculez la valeur moyenne de l’´energie cin´etique.

Ici, on invoque simplement que l’´energie totale est la somme de l’´energie cin´etique est de l’´energie potentielle (en valeur moyennes). Donc,

⟨T⟩=⟨E⟩ − ⟨U⟩= mee4

32π2ϵ20~2 + e2

2πϵa0 = mee42ϵ20~2

(

1 4 + 1

)

= 3mee4 32π2ϵ20~2

1 n2, On a alors

⟨T⟩=3E.

Remarque On voit ici le probl`eme avec la faute de frappe dans l’exponentielle deψ: l’´energie cin´etique est en effet trois fois plus grande que l’´energie totale. Ceci est dˆu au fait que la formule pour l’´energie donn´ee est seulement valable pour la forme correcte deψ, dans quel cas (si on fait les mˆeme calculs) l’´energie cin´etique et potentielle ont la mˆeme valeur qui vaut la moiti´e de l’´energie totale. On peut aussi v´erifier que avec ces donn´es, ⟨U⟩ = 4En. De mani`ere correcte, on devrait oubli´e la forme donn´ee pour l’´energie et calculer l’´energie cin´etique directement en utilisant l’op´erateur (−~2/2m)∇2.

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