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Journal de chimie-physique (Genève); t. I; 1903-1904

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00240955

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00240955

Submitted on 1 Jan 1904

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Journal de chimie-physique (Genève); t. I; 1903-1904

G. Roy

To cite this version:

G. Roy. Journal de chimie-physique (Genève); t. I; 1903-1904. J. Phys. Theor. Appl., 1904, 3 (1),

pp.827-830. �10.1051/jphystap:019040030082701�. �jpa-00240955�

(2)

L’air ionisé est placé dans un cylindre de verre auquel on imprime

une rotation rapide autour de son axe : quand la vitesse est assez

grande (8 tours par seconde) pour que l’eau centrifugée adhère à la

.

paroi de verre en une lame polie, la décroissance des nombres de

gouttelettes obtenues par détente est normale, identique à celle qui

se produit en l’absence totale de rotation. C’est seulement pour des vitesses plus faibles (3 à 6 tours par seconde), qui mettent l’eau en

violente agitation, que se produit la disparition totale et rapide des

noyaux. La condition à réaliser est donc de faire barboter l’air à travers l’eau. Ce résultat semble tout à fait en contradiction avec

celui de J.-J. Thomson, Himstedt et autres, d’après lesquels l’air

s’ionise en le faisant passer bulle à bulle à travers de l’eau.

H. BÉNARD.

JOURNAL DE CHIMIE-PHYSIQUE (GENÈVE);

T. I; 1903-1904.

P. DUTOIT et A. FATH. - Etude

sur

la polymérisation et

sur

le pouvoir

dissociant des oximes (1 re partie).

-

P. 358.

La polymérisation des oximes ne peut être étudiée par les méthodes de la courbe des tensions de vapeurs réduites et de la chaleur latente de vaporisation, par suite de l’altération de ces subs- tances bien avant le point critique.

La méthode des ascensions capillaires est applicable, à condition

de maintenir les conditions expérimentales d’examen de l’ascension

capillaire dans le vide un temps suffisant pour atteindre l’équilibre.

Les résultats indiquent nettement la polymérisation, mais sans per- mettre d’en calculer le degré, à cause de l’incertitude sur certains coefficients admis par Ilamsay et Shields pour les liquides nor-

2

maux. Par exemple, le coefficient de température y (Mv)3, qui est pris généralement égal à 2,12, doit être 2,40 (Friderich) pour les anilines, qui se rapprochent beaucoup des oximes par leur tempé-

rature d’ébullition, leur viscosité et leur teneur en azote.

L’étude cryoscopique dans le benzène, qui a un pouvoir disso-

ciant faible, donne les mêmes résultats. La densité de vapeur de

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019040030082701

(3)

828

l’une d’eux, l’acétonine, indique encore une légère polymérisation à

l’état de vapeur.

Les oximes occupent, au point de vue du facteur depolymérisation,

une place intermédiaire entre l’eau, les alcools et les acides, qui

semblent plus polymérisés, et les autres dis solvants (cétones, aldé- hydes, etc.), qui le sont moins. Bons dissolvants des sels, ils donnent des solutions conductrices de l’électricité.

W. SPRING. - Sur la diminution de densité qu’éprouvent certains corps à la suite d’une forte compression et

sur

la raison probable de

ce

phénomène. --

P. 593.

La plupart des métaux purs augmentent de volume quand ils

ont été soumis à de fortes pressions (10000 atm.).

Ne pourrait-on expliquer cela en admettant que le solide subit au moment de la compression des modifications qui le rapprochent de

l’état liquide? Dans ce cas, rien d’extraordinaire que les métaux qui

augmentent de volume en fondant présentent une augmentation de

volume à la suite de cette pseudo-fusion ; mais alors les métaux qui

diminuent de volume doivent présenter dans les mêmes conditions

une augmentation de densité. M. Spring a vérifié qu’il en était ainsi pour le bismuth.

Si on prépare des couples à l’aide d’une électrode de fil flué (obtenu

par coulage à froid sous pression à travers un trou) et d’un autre fil recuit, l’électrode fluée est anode pour la plupart des métaux (étain, plomb, cadmium, argent) ; mais c’est encore l’inverse qui se pré-

sente pour le bismuth.

Cette transformation moléculaire semble de même nature que celle que subit la surface des métaux dans le polissage. Deux tiges d’étain, décapées à l’acide chlorhydrique et plongées dans une solution de

SnCl2, ne donnent aucun courant ; il suffit de sécher l’une d’elles et de la polir avec une agate pour la rendre anode par rapport à l’autre.

Certains métaux se présenteraient très rarement sous un état parfaitement homogène ; ceux qui ont la faculté de fluer seraient

composés sans doute de particules solides, mais celles-ci se trouve-

raient comme prises dans un réseau de matière ayant les qualités d’un

liquide.

(4)

A. JOUNIAUX. - Sur la loi du déplacement de l’équilibre

par des variations de pression. - P. 609.

Études de l’équilibre en vase clos du système des quatre corps,

halogène, métal, hydracide et hydrogène. Il employa des tubes remplis d’hydrogène sec à la température ordinaire et sous des pres- sions variables, puis fermés, après y avoir introduit le corps dont il voulait étudier la réduction. Ce tube était porté à une température

élevée pendant un temps suffisamment long pour que l’équilibre soit atteint, puis refroidi, et on analysait les gaz. La composition du mélange final est exprimée parla valeur u, rapport du volume d’hydra-

cide obtenu au volume total du mélange gazeux.

Conformément à la loi de M. Le Chatelier,

x

est, à température

constante, d’autant plus grand que la pression initiale du gaz hydro- gène est plus faible.

L’application à ce système des principes de la thermodynamique (1)

conduit à la condition d’équilibre suivante :

m, n et p sont des constantes, T la température à laquelle le tube

a été porté, Il et O la pression et la température initiales.

Les valeurs de « calculées ainsi et déterminées expérimentalement

s’accordent bien pour le chlorure et le bromure d’argent; pour d’autres halogènes, iodure d’argent, chlorure et bromure de plomb,

iodure de plomb, ou bien il n’y a pas réduction, ou bien « est trop

faible pour être déterminé avec précision.

P. DUTOIT. - Conductibilité, dissociation et propriétés des électrolytes

1

dans les dissolvants autres que l’eau.

-

P. 616.

Résumé des faits connus sur cette question puisés dans 150 mé-

m oires indiqués dans une bibliographie complète à la fin de l’article.

Discussion des théories admises ou des contradictions qui se pré-

sentent.

Les substances ont été classées arbitrairement d’après leur pou- voir dissociant ou ionisant pour les sels binaires, comparé à celui

(1) DUHEM, Thermodynamique et Chimie, 166 leçon.

(5)

830

de l’eau pour les mêmes sels. L’indication de leur constante diélec-

trique permet de vérifier la loi de Nernst et Thomson, les liquides

non dissociants ayant tous une constante diélectrique faible. L’hypo-

thèse de Bruhl, d’après laquelle la présence de l’oxygène et d’élé-

ments changeant facilement de valence augmenterait le pouvoir dissociant, n’est pas toujours vérifiée.

La conductibilité électrique dans ces solutions ne peut pas être mesurée avec la même précision que dans l’eau, et dans beaucoup de

cas les formules d’Ostwald et de Van’t Hoff données pour l’eau ne sont pas vérifiées.

L’égalité des nombres de transport en solution diluée, admise

pour les solutions aqueuses par Kohlrauscli, existe toujours. Cat-

taneo donne pour le nombre de transport du chlore (de HCl) les

nombres 0,224 dans l’eau, 0,236 dans l’alcool méthylique, 0,237 dans.

la glycérine. La grande viscosité de la glycérine n’a donc aucune

influence.

La recherclie des poids moléculaires dans ces dissolvants donne lieu à bien des anomalies, qu’il faut expliquer par des polymérisa-

tions ou des combinaisons avec le dissolvant.

Les réactions chimiques ne présentent pas toujours la même

allure que dans l’eau. La nécessité de la formation d’ions libres dans.

les réactions n’est pas absolue. G. ROY.

F. RICHARZ et R. SCHENCK. 2014 Weitere Versuche über die durch Ozon und durch Radium hervorgerufen

en

Lichterscheinungen (Expériences nouvelles.

sur

les phénomènes lumineux dus à l’ozone et

au

radium). 2014 Mémoire présenté à l’Académie des Sciences de Berlin, séance du 3

mars

1904 (voir les Sitzungsbe- richte, p. 490).

Les auteurs, il y a quelque temps, ont fait part à l’Académie de l’observation que la sidoblende (sulfure de zinc) devient lumines- cente dans un courant d’ozone. Dans cette communication ils ré- sument quelques autres cas de luminescence dus à l’ozone. Alors que le phosphore blanc, comme on sait, devient incandescent même dans l’air atmosphérique, le phosphore rouge ne présente

une luminescence qu’au sein de l’ozone, la luminescence étant de

faible intensité dans le cas du phosphore rouge ordinaire, tandis

que celle du phosphore retiré d’une solution de tribromure de phos-

phore est fort intense. Quant à ce qui regarde l’effet désozonisateur

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