• Aucun résultat trouvé

Bulletin de l'Institut du Pin [1926, n°26] · BabordNum

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Bulletin de l'Institut du Pin [1926, n°26] · BabordNum"

Copied!
32
0
0

Texte intégral

(1)

Abonnements.

France... 35 fr.

Etranger. 45 fr.

Le Numéro.

Adresserlemontantdes Abonnements à l'Institut duPin. C. C. Bordeaux9237

BULLETIN

France... 3f 50 Étranger. 4f 50

DE

DU

Sous le contrôle de l'Institut des Recherches agronomiques

et rattaché à la Faculté des Sciences de Bordeaux

5

r

SOMMAIRE

I, Articles originaux

Pages ■=#»

C. I. 21 Action Catalytique de l'Anhydride Boro- Acétique dans la fixation des acides organiques sur le Pinène et le Nopi- nèneparMM. G.DupontetR.Lascaud. 437

D. I. 17 Contribution à l'étude des résinâtes in¬

dustriels 441

E. I. 6 La Distillation du bois de pinet ses pro¬

duits(Conférence de M. G. Dupont).. 455

F. I. 10 La Cellulose et ses Dérivés (résumé des leçons professées parM.Dupont,cours

public), parM. Soum 459

IL Documentation

D. II. 38 Pi-oduction pathologique de la Résine

et Gemmage, par Dufrénoy 447

F. II56-59 Petite documentationsur laCellulose du

bois 463

: -—

J

'

J

MODE DE CLASSIFICATION DE NOS DOCUMENTS

A. Généralités.

B. Récolte et traitement des

C. Essences de térébenthine, terpènes etdérivés.

D. Constituants solides des résines et leurs dérivés.

E. Dérivéschimiquesdubois.

F. Cellulose de bois.

G. Documents divers.

Adresser la Correspondance :

INSTITUT BU FIN, Faculté ÔCS Science*, 20, Cours FastOir, BORDEAUX

Le Directeur technique reçoit les lundi etmercredi cle 15 heures à 19 heures.

(2)

E. CONSTRUCTEUR, 149, Boulevard Victor-Emmanuel

III -

BORDEAUX

Bureaux et A.teliers! COU FJiF?ET Se IY10F?L.AS\5îVE, Rue

Guy, 4

- TaLENCE {près la roule de Toulouse) j

PROCÉDÉS

LES

PLUS

MODERNES pour

la Distillation et le Traitement Ses Gemmes Oe Pin APPAREILS A DISTILLER

entous genres

Distillation à feu nu

Distillation à vapeur Distillation

en marche continue par le vide

et parla vapeur.

Concessionnaire des Procédés

GASTETS

i

MANUTENTION MECANIQUE DES GEMMES

APPAREILSSPECIAUXj

pour lapréparation

despâtrs térébenthines et le traitementdes colophanes

Filtres, Malaxeurs

Cuves de décantation Sécheurs Etuves à Colophane

POMPES, WAGONNETS SPECIAUX PLATEAUX A COLOPHANE

Dépotoirs pour le litrage

des barriques

CHAUDIÈRES A VAPEUR, MACHINES. MOTEURS, PYLONES,

RÉSERVOIRS

Installations complètes d'Usines Plans Devis Etudes sur demande

Téléphone 58.88 Références nombreuses France et Pays Etrangers R- Com- Bordeaux 2339 B

(3)

BULLETIN

DE

L'INSTITUT DU PIN

Sous le contrôle de l'Institut des Recherches agronomiques

et rattaché à îa Faculté des Sciences de Bordeaux

G. 1. 21

ACTION CATALYTIQUE

L'Anhydride Bore-Acétique

Dans laftaiion fias

acides organiques

sur

ls Plnène e! le Hapinèfte

parMM. G. Dupont etR. Lascaud

On sait que l'anhydride acétique est

susceptible

de se combiner à l'anhydride borique pour donner

un anhydride mixte soluble en plus ou

moins forte

proportion dans les liquides

organiques (1).

M. Austerweil a observé que cet anhydride mixte ajouté à des mélanges d'acide acétique et

de pinène

ou de nopinène était susceptible d'en provoquer

la

combinaison. Il a bien voulu nous signaler le fait

en nous demandant de l'étudier. C'est le résultat de

cette étude que nous publions ici.

La réaction de l'acide acétique sur le pinène et

sur le nopinène, qui est pratiquement

nulle

sans catalyseur, devient assez rapide en présence

d'anhy¬

dride acéto-borique. Il se produit, lentement à

froid,

plus rapidement à chaud, une fixation

d'acide acé¬

tique avec formation d'éthers d'alcools secondaires

et tertiaires, fixation qui est accompagnée, du

moins à chaud, de la formation d'une assez forte proportion de terpènes monocycliques.

L'action catalytique de l'anhydrire

acétoborique

est assez comparable à celle de l'acide

benzène-sul-

fonique étudiée par MM. aBrbier et Grignard

(2),

mais elle en diffère essentiellement par le fait que, alors que dans la réaction de Barbier et Grignard

c'est principalement du terpinéol qui se forme,

c'estici le bornéolquidominedans la plupartdescas.

Mode opératoire

Dans chaque cas, on a ajouté au mélange

d'acide

et de carbure, l'anhydride acétique et l'anhydride

(1) A. Pirtetlier.t. 36 p.2219 (1903)

'

(2) lui. Soc. Cliim. (4)t. Y, p.512

borique dans les proportions indiquées (générale¬

ment 15 cc. d'anhydride acétique pour 10 gr.

d'anhydride borique). On agite à la main le mélan¬

ge pendant quelques instants afin d'éviter la prise

en masse de l'anhydride borique au fond du ballon.

Après la durée d'action désirée (éventuellement à chaud) on ajoute 2 ou 3 volumes d'eau, oh décante

et on lave par des solutions tièdes de carbonate de

soude et finalement par l'eau, jusqu'à complète

neutralité.

On détermine enfin, par une saponification (2 heures) la proportion d'éthers d'alcools terpéni-

ques présents dans le produit de la réaction.

h Etude de l'action catalytique à chaud

a) sur le pinène. Le pinène utilisé était du pinène dextrogyre obtenu par la distillation de

l'essence de pin d'Alep. Une série d'essais ont été

faits à la température d'ébullition de l'acide acéti¬

que en prenant dans chaque cas les proportions

suivantes de réactifs et de catalyseurs :

Pinène 68 gr.

Acide acétique ... 50/ gr.

Catalyseurs :

Anhydride borique 10 gr.

Anhydride acétique 15 cc.

On a parallèlement étudié l'action de l'acide acé¬

tique sans catalyseur.

Essai Durée molécules mol. d'alcool dechauffage de KOH util, terpéniques

pourla forméesapartir saponificà- de lOOmol.

tion de terpène 1 sans cpftalmeur 6 heures 0ra130 6/°0

2 aveccatalyseur .15 minutes 0 133 26,6%

3 30 minutes 0 155 31,0°/o

4 1 heure 0 176 35,2%

5 ' 3 heures 0 194 38,8%

6 6 heures 0 199 39,8%

L'action 'Catalytique est très nette puisque dans

un même temps nous avons seulement 6 % d'étheir

formé sans catalyseur et 40 % avec catalyseur. La

(4)

438 BULLETIN LE L'INSTITUT BU PIN N° 26 - Juillet 1926

réaction est déjà presque complète an bout d'une

heure à l'ébullition, mais elle se poursuit cependant

lentement encore au bout de 6 heures.

b) Sur le nopinène. Nous avons parallèlement

étudié l'action sur le nopinène extrait industrielle¬

ment par rectification de l'essence de Bordeaux.

Dans les mêmes conditions que ci-dessus les résul¬

tats suivants ont été obtenus. : Essai

No

sans catalyseur

avec catalyseur

Duvée Nombre demolécules d'éther dechauffage produ tespa-1100 mol.

de carbure s a o/„

3b 15 6 20

1 3 15 6 20

/o

13,72 «/o 32,26 «/o 34,2 o/o 34,8 "/o

Ces essais nous montrent d'abord que.le nopi¬

nène paraît plus sensible que le pinène à l'action

directe de l'acide acétique sans catalyseur; en outre l'action catalysatrice est encore ici très nette. Le

rendement final paraît inférieur à celui obtenu avec le pinène, mais ce résultat doit être attribué à un défaut de pureté du nopinène industriel utilisé car

un nouvel essai sur un nopinène redistillé avec soin nous a donné finalement un rendement de 39.8 % e éther; le résultat est donc pratiquement identique à celui donné par le pinène.

Nature des produits de la réaction

Les alcools que nous trouvons ici, sous forme d'éthers sont-ils des alcols secondaires (bornéols, fenchols), ou des alcools tertiaires (terpinéols).

Pour doser la proportion de chacune de ces caté¬

gories d'alcool nous avons utilisé la méthode clas¬

sique, qui consiste à séparer les alcools secondaires

des alcools tertiaires par. leur éthérification à l'aide d'acide phtalique.

Pinène. 272 gr. de pinène ont été traités

par 200 gr. d'acide acétique, 45 cc. d'anhydride acétique et, après deux heures de contact, addition¬

nés de 40 gr. d'anhydride borique et portés à 12 heu¬

res à l'ébullition. La saponification du produit ob¬

tenu a décelé la formation de 0 mol. 700 d'éther,

ce qui représente un rendement total en alcool de 0 mol. 350 pour la molécule de pinène. D'après

cette teneur en alcool on peut calculer le poids total

de produit obtenu; ce poids est en effet 272 gr.+0,70<0 H20 —284 si 5 Sur le produit sapo¬

nifié, convenablement lave

avons prélevé 1/40 de cet et nous l'avons addition

phtalique. Le mélange a

tenu 8 heures à cette température; il a été alors traité par une solution de carbonate de soude en

excès; l'acide phtalique et les phtalates acides for¬

més ont été dissous; une extraction à l'éther a

iécanté et séché, nous

uantité, soit 28 gr. 5,

e 30 gr. d'anhydride porté à 160° et main-

séparé les carbures terpéniques préexistants ou pro¬

venant de la déshydratation des alcools tertiaires.

De la solution aqueuse, traitée par de l'acide chlo- rhydrique dilué, on a retiré le mélange d'acide phtalique et de phtalate acide; ce mélange a été saponifié par de la potasse alcoolique en excès, les

alcools secondaires ont été précipités par addition

d'eau au produit de la saponification et extraits à l'éther.

Nous avons ainsi obtenu 7 gr. 0 d'alcools secon¬

daires : 7 gr. 0.

Le rendement total en alcool secondaire de notre

opération était donc de 70 gr., soit 0 mol. 228 d'al¬

cool secondaire par molécule de pinène mise en jeu.

Le produit de la réaction a donc été finalement ici, pour ÎO'O mol. de pinène traité :

(Alcools secondaires 22 mol. 8

Alcools tertiaires 12 mol. 2

Carbures monocycliques ... 65 mol. 0 100mol.0 Les alcools secondaires étaient en majeure partie

constitués de bornéol que l'on pouvait extraire

abondamment par cristallisation du produit obte¬

nu; toutefois, ce bornéol était accompagné d'une

certaine proportion de produit liquide que son odeur caractérisait comme riche en fenchol.

On peut retirer directement en majeure partie

ce bornéol des produits de la réaction eatalytique,

par saponification et distillation. On obtient ainsi au-dessus de 400° sous 40imm une huile de laquelle

le bornéol cristallise abondamment. Ce bornéol sé¬

paré par essorage et recristallisé dans l'éther, fond

à Son pouvoir rotatoire, en solution al¬

coolique à 10 % est de -)- 20°5, et en solution ben- zénique -4-22°4. Il est donc assez fortement actif

et la valeur comparée de son pouvoir rotatoire dans

l'alcool et dans la benzine, semble montrer qu'il

est exempt d'isobornéol.

Les fractions terpéniques que l'on sépare, par

une première distillation, des fractions alcooliques

moins volatiles, sont en majeure partie formées de terpènes monocycliques; à la redistillation, ces fractions nous ont donné :

No Temp. de

distillation Poids d,8 ai j n17°

1 2 3 4 queues

157-160 160-165 165-175 175-180

33gr 27 13 31 12

0,8633 0,8605 0,8664

+ 48,05 + 53,85 + 58,55 + 61,3

+ 55 10 + 61 50 + 67,70 + 70,06

1,4683 1,4710 1,4730 1,4784

En tête passent encore des produits riches en terpènes bicycliques, sans doute du pinène non en-

2

(5)

core combiné, puis la température s'élève rapide¬

ment vers 175'-'180°. Cette fraction est constituée,

à peu près en

totalité,

par

des terpènes monocycli-;

ques, comme nous

l'a montré

un

dosage rapide

au

brome; la forte élévation du pouvoir rotatoire ainsi

que l'indice et

la densité de la fraction 4 semblent

démontrer la présence abondante de limonène dans

ces fractions; nous en poursuivons l'étude.

Nopinène. Dans des conditions identiques

aux précédentes nous avons traité 272 gr. de

nopi¬

nène; nous avons obtenu 0 mol. 398 d'alcools to¬

taux par molécule de pinène, La série des opéra¬

tions indiquées nous a conduit finalement à l'ana¬

lyse suivante des produits obtenus à

partir de

100 mol. de nopinène.

Alcools secondaires 26m0 %

Alcools tertiaires 13m8 %

Terpènes nionocvcliques 6Qm2 %

Lès alcools secondaires obtenus ici sont encore constitués en majeure partie de bornéol cependant

souillé d'un peu de fenchol. Ce bornéol possède

dans l'alcool (40 %) un pouvoir rotatoire de —20°,

et dans le benzène (a)——22 °2. Ce bornéol a sen¬

siblement la même activité, mais de signe contraire

que celle du bornéol obtenu avec le pinène; comme

ce dernier, il semble exempt d'isobornéol.

Les terpènes qui se trouvent dans les produits de

la réaction sont d'une nature analogue à celle des produits fournis par le pinène; à la distillation ils

donnent en effet les fractions suivantes : No température Volume d «V n1.7

J d15

1 165-168 25c3 35.37 40.57 1.4730 0.8620 2 168-170 -35.15 - 44.73 1.4750. 0.8597 3 170-175 - 42 20 48.10 1.4764 0.8573 4 175-178 - 43 80 49.90 1.4783 0.8582 5 178-182 - 42.62 48.75 1 4812 0.8607 6 182-189 13 - 30.69 - 34.93 1.4854

queues 12

Remarque. On peut se demander si c'est bien

le complexe acéto-borique qui intervient d'une fa¬

çon particulière comme catalyseur clans les opéra¬

tions précédentes et si l'anhydride acétique ou

l'anhydride borique seuls ne joueraient pas eux- mêmes une action catalytique. L'essai suivant met

hors de doute l'action-particulièrement efficace de l'anhydride acétoborique. En reprenant en effet les expériences faites sur le pinène, avec les catalyseurs

à comparer dans les proportions précédemment in¬

diquées, nous avons obtenu : Essais

No Catalyseur molécules d'éther

obtenues

1 anhydride acétique 150 cc 2 borique10grs.

A anhydride borique 10grs.

4+ acétique15grs.

Durée de l'action Nombre

achaud de molécules

1 heure 1

d'hécher'obtenues p.lOOmdeprod.

l,70/o 10,8%

35,2%

L'anhydride borique a, par lui-même une action catalytique marquée, mais il est à présumer que cette action est due à la formation préalable d'une

certaine quantité d'anhydride acétoborique par réaction sur l'acide acétique; en tous cas son action

est faible à côté de celle de l'anhydride mixte.

IL Etude de Faction catalytique de l'anhydride

aeéto borique à froid

La réaction de fixation de l'acide acétique sur le pinène ou sur le nopinène, en présence de l'anhy¬

dride acéto-borique, se produit déjà nettement à la température ordinaire. Nous avons étudié ces réac¬

tions à froid dans l'espoir d'obtenir des résultats plus simples qu'à haute température.

En traitant une molécule de carbure par 100 gr.

d'acide acétique, 2L gr.d'anhydri.de borique et30ce.

d'anhydride acétique, nous avons obtenu les propor¬

tions suivantes d'éthers par100mol. de carbure traité.

Duréed'actionafroid Pinôné Nopinène

50 heures 17m0'2

2 mois 31 1 32moll

Nous avons encore amélioré les résultats endou¬

blant la proportion d'anhydride acétique, nous

avons ainsi obtenu en deux mois un rendement en éther de 48 % avec le pinène; nous donnerons plus

loin une interprétation de ce fait.

Nous avons d'autre part constaté que l'on pou¬

vait ici réduire beaucoup la proportion d'anhydride borique sans réduire la vitesse de la catalyse. En effet, en maintenant la même teneur d'anhydride acétique, mais réduisant la proportion d'anhydride borique1 'à 2 gr. 5 par molécule de pinène, nous

avons obtenu un rendement en éther de 59 mol. 3 par ILO mol de pinène.

Ce résultat à première vue choquant se comprend

aisément par le fait que le catalyseur utilisé reste,

à froid, très peu soluble dans le liquide en réaction:

l'anhydride acétoborique reste en majeure partie précipité sous forme de fines aiguilles. On peut

donc réduire fortement sa proportion sans dimi¬

nuer son action. D'autre part, la présence d'un ex¬

cès d'anhydride acétique accroît la solubilité de

•l'anhydride mixte, ce fait doit nous donner l'ex¬

plication des accroissements de rendement cons¬

tatés précédemment : en réduisant la proportion d'anhydride borique ou en accroissant celle de l'anhydride acétique, on accroît la proportion du catalyseur en solution et par suite, la vitesse de

réaction.

Nous avons également observé que dans les con¬

ditions précédentes on pouvait réduire notablement

la proportion d'acide acétique jusqu'au voisinage

de celle nécessaire pour la réaction sans abaisser

notablement les rendements : 3 -

(6)

440 BULLETIN LE L'INSTITUT BU PIN N° 26 - Juillet 1926

Rendements en éthers après deux mois à froid

Essai No Pinène

Acide

acétique Anhydride acétique

anhydride borique

Rendement

en éther par 100 m»1depin.

1 34grs. 25grs. 12grs. 10g 0464

2 5 0,480

3 ' . 1 25 0,430

4 0 63 0,435

5 12 gr. mis 2 heuresavant 0,593 6 15 l'anhydride borique

2 5 0,452 Comme nous l'avons prévu, les rendements bruts

en éther arrivent donc à froid à être nettement

supérieurs à ceux obtenus à chaud, puisque dans quelques conditions particulières, ils atteignent en deux mois 60 %; en outre, les proportions d'anhy¬

dride borique et d'acide acétiquepeuvent être nette¬

ment réduites dans ces conditions et ce fait serait intéressant au point de vue pratique.

D'autre part,, les rendements restent voisins quand, au lieu de traiter du pinène pur, on traite l'essence de térébenthine elle-même. C'est ainsi

qu'à partir de 680 gr. d'essence de térébenthine de Bordeaux commerciale, additionnés de 300' gr.

d'acide acétique+200 gr. d'anhydride acétique et

15 gr. d'anhydride borique, nous avons obtenu, à la température de 35° :

Au bout de 45 jours : 0 mol. 524 d'alcools pour 1 mol. de terpène.

Au bout de 100'jours : 0 mol. 644 d'alcools pour 1 mol de terpène.

Pour nous rendre compte de la nature des alcools produits par la réaction à froid, nous avons soumis le produit brut de l'opération 5 précédente au trai¬

tement par l'anhydride phtalique comme il a été

dit précédemment.

Nous sommes partis de 25 gr. de produit corres¬

pondante 0 mol. 180 depinène etnousl'avons traité par 27 gr. d'anhydride phtalique. Nous avons obte¬

nu finalement :

Alcools secondaires (bornéol) Carbures

8 gr.

16 gr.

Nous avons donc obtenu dans cette opération 5,

à froid, à partir de 104 olêcules de pinène : Alcools secondaires (bornéol) .... 28 mol. 8 Alcools tertiaires (te ~éols) .... 30mol. 5

Terpènes monocyclb 40 mol. 7

Les bornéols obtenr tatoires suivants :

100'mol. 0 entent les pouvoirs ro-

Origine Alcool C= 40 % Benzine C= 40'%

Pinène +17°8 +20°4

Nopinène —16° 5

Ils sont un peu moins actifs que ceux obtenus à chaud.

Le rendement en alcool secondaire est donc, dans

ces conditions très voisin de celui trouvé à chaud;

le rendement en alcool tertiaire se trouve beaucoup plus élevé à froid qu'à chaud.

S9S. introduction du catalyseur acéto-bonque dans les réactions des acides organiques autres que l'acide acétique sur les pinènes

Nous avons essayé si l'action catalysatrice de l'anhydride acétoborique était susceptible de géné¬

ralisation.

Sur l'acide formique nous avons obtenu même à froid une action vive conduisant à la polymérisa¬

tion de l'essence.

Avec l'acide oxalique un résultat analogue a été

obtenu. Les acides gras homologués supérieurs de l'acide acétique ont, au contraire, donné des résul¬

tats nets bien que moins intéressants que ceux don¬

nés par l'acide acétique.

Nous avons dans chaque cas traité les propor¬

tions suivantes de produits : Pinène : 34 grammes.

Anhydride acétique : 4 grammes.

Anhydride borique : 2 gr. 5.

Acides : la quantité calculée accrue de 1/3.

En chauffant les mélanges à 100° pendant

12 heures, et effectuant comme il a été dit le dosage

des éthers nous avons obtenu, pour 100 molécules

de pinène, les rendements suivants :

Acide acétique 29.5

Acide propionique 10.8

Acide butyrique 18,0

Acide valérianique ,25,2

Acide benzoïque 32,6

Acide nitrobenzoïque 26,5

Sans catalyseur, l'acide benzoïque, dans les mê¬

mes conditions, ne nous avait donné que 2 %

d'éthers.

En résumé, l'anhydride mixte acéto-borique

constitue un catalyseur intéressant pour la fixation

sur la molécule de pinène, des divers acides organi¬

ques et en particulier de l'acide acétique. Cette fixa¬

tion conduit à chaud rapidement, à froid plus len¬

tement, à un mélange d'alcools secondaires (parmi lesquels domine le bornéol) et d'alcools tertiaires (terpinéol); à froid, le rendement en terpinéol est

nettement plus élevé qu'à chaud.

(7)

D. B. 17

CONTRIBUTION h L'ÉTUDE

DES

RÉSINÂTES INDUSTRIELS

Par Roger Uzac

(suite)

Dans le numéro de Juin, page 422, après la 4e ligne, supprimer la fin de l'articleetcontinuer comme suit:

soit un exfcès d'acide correspondant à 2 cm3 de

NaOH normale.

Si on cherche l'acide libre, par titrage direct en solution hydro-alcoolique à 50°, on trouve 1,9 cm3

de soude, doù, pour l'I.N. du résinate :

Avec un savon rosissant la phtaléine, j'ai I.N.=

1.08 et pas d'acide libre.

Etude du résinate de plomb.

Nous avons signalé l'impossibilité de fabriquer

le résinate de plomb par le procédé de la Société d'études, par suite de la formation d'une masse vis¬

queuse, gluante, retenant de l'eau et impossible à

décanter.

Si l'on prépare le résinate de plomb par la mé¬

thode ordinaire et si, après lavage et séchage, on essaye de le dissoudre, on remarque souvent la prise en masse gélatineuse de la Solution. Dans d'autres cas, on observe seulement la formation d'un dépôt blanc, qui souvent devient si important qu'il envahit toute la masse pour donner une sorte

de purée.

J'ai cherché quelle était la nature de cette gélifi-

cation ou de cette floculation.

Le résinate étant dissout dans le white spirit bouillant, j'ai filtré à chaud pour séparer l'hydrate

de plomb qu'il pouvait y avoir. Après refroidisse¬

ment, la solution épaissie ou gélifiée, est essorée

sur le vide et les deux parties obtenues sont ana¬

lysées :

Partie insoluble Partieliquide

Résinate fondu ... . I.N.=1,52 LN.=A,35 Résinateprécipité . . 1,41 .0,54

La partie insoluble se trouve donc constituéepar

du résinate basiqué. J'ai réussi à préparer ce rési¬

nate directement par précipitation d'un résinate de

soude déjà alcalin par du sous-acétate de plomb.

Le résinate analysé donne : I.N.=1,5.

Sa solubilité dans l'essence de térébenthine est très faible : calculée en acide résiniquepour 100 cm3

d'essence de térébenthine, elle est de 4 gr. environ.

Ce résinate est soluble, en faible proportion dans

la benzine, le white spirit, l'huile de lin. Par refroi¬

dissement, ces solutions ne donnent pas de gelées,

mais laissent déposer des flocons dont l'I.N.=1,5.

La prise en purée ou en masse de ces solutions peut être provoquée par addition d'une petite quan¬

tité de solution de colophane. Si l'on continue l'ad¬

dition de colophane, la masse ne tarde pas à rede¬

venir liquide.

Une solution de résinate basique I.N. 1,5, peut

être évaporée à sec sans qu'il se produise de gélifi-

cation. Par évaporation au-dessous de 50° on ob¬

tient simplement une poudre blanche. Par évapora¬

tion à chaud, on arrive au résinate basique fondu.

A l'état fondu, on peut effectuer des mélanges de

résinate basique et de colophane en proportion va¬

riable, sans remarquer de gélification. On peut donc

admettre que le résinate de plomb basique est solu¬

ble dans la colophane fondue.

En étudiant au viscosimètre les solutions colo¬

phane résinate basique, en proportions variables, on remarque une forte augmentation de la viscosité précédant la prise en masse.

Voici les résultats obtenus pour des solutions à

4 %, 2 % et 1% de résine totale, dans l'essence de térébenthine. Les résultats sont donnés en secondes, temps d'écoulement des solutions dans un viscosi¬

mètre Baumée, à la température de 18°.

I N.des solutions Tempsd'écoulementen secondes Solution à 4°/° a2o/0 * al%

0.00 63 59 52

0.37 75 62 55

0.75 125 (purée) 68 60

0.94 (purée) 67 60

1.05 99(purée) » »

1.12 82 65 58

1.50; 65 60 52

La solution à 2 % I.N. 0.94 donne quelques flo-

cons après un repos de quelques heures.

Les solutions à 4 % ont donné seulement une

purée, mais, si au lieu d'employer des solutions si étendues, on emploie, avec la même solution de

résinate basique, djs solutions plus concentrées de colophane, on obtient des prises en masse :

13

(8)

BULLETINDE L'INSTITUT BU PIN N° 26 - Juillet 1926

Solutions de 'colophane à 15 %, sol. de résinate

à 4 %.

IN. 0.0 95"

IN. 0.2 130" (prise en masse en 2 jours).

IN. 0.8 prise en masse immédiate.

G-raphijue J/'l

Variations de la viscosité des solutionsde

, . VJob . n,T.r ;

Ttesinate de mkH ;en jonction da t iJSl.

p*u<Je_

e-vi mAdde

Legel obtenu avecun IN.=0.2 n'estpas très- solide

et par agitation donne une purée dont les flocons finissent par se déposer au fond du flacon.

Avecune solutioncontenant 25 % de résine totale, j'obtiens, pour un IN. 0.2 une prise immédiate en

gel consistant.

Le graphique 1 des viscosités montre que c'est au

voisinage d'un IN. 0.80 à 0.95 que les gels se for¬

ment le plus facilement. Par élévation de la tem¬

pérature les gels fondent, ils peuvent être filtrés à chaud et redonnent après renfroidissement les mê¬

mes gelées.

Cette prise en masse n'est pas due à la forma¬

tion d'un complexe résine-résinate, puisque par essorage de la gelée on extrait le liquide interihi-

cellaire, contenant la colophane et une faible quan¬

tité de résinate. Sur lefiltre il reste le résinate basi¬

que

ïN

= 1,5, donnant T~s solutions fluides ne se

gélifiant que sous l'actif'1 d'une nouvelle addition de colophane. La prise

une floculation colloïdr

la résine libre. Cette c en faisant varier l'IN r

masse est imputable à

Ju résinate basique par

'

"'lion est réversible, car edissout le précipité.

Etude du r

Les solutions de rés:' être évaporées à sec -

cation.

Des solutions dont

ite de zinc.

r-,sique de zinc peuvent

?. obtienne de gélifi-

! Ie de 1 à 0,15 donnent

des g'élifications, lorsque la masse devient assez concentrée. La gelée obtenue contient de 10 à 20 % du solvant. Elle redonne par agitation avec le sol¬

vant la solution primitive. La gelée obtenue finit par fondre vers 18'0' degrés, mais aurefroidissement

il se reproduit cette gélification grumeleuse qui

caractérise le résinate de zinc.

Des solutions dont l'IN. est inférieur à 0,15 peu- Concei

?N

vent être évaporées sans qu'il se produise de

géli¬

fication.

Les solutions de résinate de zinc, étudiées au viscosimètre donnent les résultats suivants (gra¬

phique n° 2) :

(9)

Tempsen secondes

Concentration rés. Zn, IN=1,4 IN=0,75 colophanepure 50 % 3200" 4800" 1560"

30 » 1090" 340"

25 » 570" 270"

20 » 19'0;" 215" 188"

12 » 90" 107" 89"

6 » 63" 71" 62"

3 » 54" 55" 54"

1 » 53" 53" 53"

La viscosité augmente donc très fortement avec

la concentration, beaucoup plus rapidement que celle des solutions de colophane. Pour une concen-

tration de 70 %, le résinate de zinc est dur, presque solide, alors que la colophane coule encore.

Si on étudie lesvariations de la viscosité en fonc¬

tion de l'indice de neutralité, on a les résultats suivants :

IN. 1,3.... 190" IN.0,75. . . 210"

0,98... 195" 0,00. ,.. 188"

pour des solutions de résinate à

20 % dans la téré¬

benthine, à 18° G.

Des solutions à 50 % donnent à 100° lesrésultats

-suivants :

Les solutions de résinate de zinc ne m'ont jamais

donné le gel que donnent les solutions de

résinate

de plomb; on n'obtient qu'un épaississement de

la

solution. Le résinate de zinc basique semble être

soluble en toute proportion dans les solvants : es¬

sence de térébenthine, white spirit, benzine. Par

contre il semble floculer dans la colophane fondue

en provocant des gelées. Les 'solutions qui

gélifient

par évaporation du solvant, gélifient quand la pro¬

portion du solvant ne dépasse pas 20 à 10 %, c'est-

à-dire quand le résinate cesse d'être en

solution

dans le solvant pour être en solution dans la

colo¬

phane.

J'ai préparé du résinate de zinc par

précipitation

en milieu alcoolique pour éviter

l'hydrolyse du

savon et la formation de résinate basique. J'ai eu

un IN. = 1,07. La variation de la viscosité de ses solutions en fonction de l'IN. est différente de celle

obtenue avec les solutions contenant du résinate basique.

IN. 0,00... 175" IN.0,75... 172"

0,40... 170" 0,83... 174"

0,50... 170" 1,07... 168"

pour des solutions à 18 % à 18°

G.

La courbe ne présente plus la forte augmentation

■i'tO

■Î.OO

18".

16»-

iro

ItfO.

IN. 1,4. . . . 150*"' IN.0,76. . 204" £V)

1,17.. 145 0,70. . 170" b

0,91. . 155" 0,67.. 160" 1 0,85.. 163 0,65 . 155"

0,82. . 170" 0,42. . 140"

0,0. . . 120"

13<>

110

*

^Jvar't'dt'i

Ne. So/uh 'onjonS

etc

cfc.

(d

nef/nJ

rtscofifc

/«.dc-

~Zt'nc,, So/vt.j -2 o% J ff°C- 2y>a/.e>Se. Zcst'ti.Zttx /z-1eU/ot'te.'

NJUS /L/coo/_ Jt/.j j

w

0,50

1 _L_

J~n o/c //'Je~

de viscosité que présente celle du résinate

basique.

C'est donc au résinate basique qu'est imputable la

variation de viscosité deces solutions.

Résinate de chaux.

Le résinate de chaux comme le résinate de plomb, ne peut se préparer par la

méthode de la

société d'étude : ici encore on se trouve en présence

de masses butyreuses impossibles à décanter.

Les solutions de résinate de chaux 'se présentent

souventsousla forme depurées plus oumoinsépai-

ses qui essorées donnent :

Partie liquide : IN. = 0,95

Partie solide : IN. = 1,40

On peut préparer directement le résinate

basique

de Ca par une méthode semblable à celle

employée

pour préparer le résinate basique de

Pb. Un

savon

—15

Références

Documents relatifs

Fractionnement thermique des produits gazeux de la pyrogénation du sureau (bois ancien)..

quide restant dans le ballon a été distillé, sous le même vide, avec une colonne Vigreux de 25 cen¬. timètres et 2 nouvelles fractions ont été

tité imposante de 3.000 gallons d'essence de térébenthine, soit plus de 135 hectolitres et 4-10 barils de colophane, soit près de

La cellulose, le constituant le plus important du bois, subit, lors de sa distillation destructive, des changements profonds et les produits obtenus sont. fort complexes, et

2° Les acides sapiniques dont les sels de soude sont amorphes et assez solubles dans l'eau. Dans deux précédentes notes publiées par

Un groupe d'acides résiniques correspondant aux acides des conifères se trouve dans les baumes de. Copaiva et d'illurine, C20 H28 O3

deux constituants probables 67°/o L'acide dextropiramique est très stable, il ne s'isomérise pas par les acides et peut même être distillé dans le vide; il résiste à l'oxydation

pour la formation des baumes et en outre en faible quantité chez des plantes qui ne contiennent pas de cellules sécrétrices ni dans le bois, ni dans l'écorce comme l'arbre à