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L'Intermédiaire des Educateurs - Juillet 1913

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Journal

Reference

L'Intermédiaire des Educateurs - Juillet 1913

BOVET, Pierre (Ed.)

Abstract

Revue éditée par l'Institut J.-J. Rousseau / Ecole des sciences de l'Education de 1912 à 1920.

A fusionné avec L'Educateur.

BOVET, Pierre (Ed.). L'Intermédiaire des Educateurs - Juillet 1913. L'Intermédiaire des éducateurs, 1913, vol. 1, no. 10, p. 145-160

Available at:

http://archive-ouverte.unige.ch/unige:127768

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l.:Jntcrmédiaire des Edu,cateurs, n° 10, 1013.

L'intermédiaire

des

Éducateurs

Ire ANNEE - N° IO - JUILLET 1913

NOS AMIS:

M. le Dr Paul Godin:

Le Dr Paul Godin a inauguré une étude dont l'im­

portance pour quiconque s'occupe d'éducation physi­

que, intellectuelle ou morale, ne saurait être mécon­

nue1 II est l'homme qui, à l'heure actuelle, connaît le mieux la faço� dont croît et se développe le corps humain. Ses recherches ont fixé un ensemble de résultats auquel on _est dès maintenant en droit de donner le rang d'une science .. Pour n'être enseignée encore dans aucune Faculté de médecine, la science de la croissance, l'auxanologie, - ainsi l'a baptisée son créateur, - est une suite naturelle et indispensable à l'embryologie. Et ce nom d'auxanologie restera sans . doute associé à celui du Dr Godin, comme le terme de spéléologie aux expéditions souterraines de M.

Martel, ou celui· de limnologie aux belles recherches du regretté F .-A. Forel sur les lacs suisses.

L'originalité des travaux du Dr Godin réside avant tout dans la méthode, toute de patience et d'exacti­

tude qu'il a adoptée.· Tandis que d'autres anthropo­

logues mesuraient en masse des enfants de 7, de 12, ou de 16 ans et déterminaient ainsi, que bien que mal, les caractères_ moyens de la fillette ou du jeune garçon à différents âges; il a, lui, mesuré pendant dix et vingt ans de suite les mêmes enfants de six mois en six mois. A un procédé essentiellement statistique,

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L'INTERMEDIAIRE DES EDUCATEURS

il a substitué une méthode qu'on pourrait appeler biographique, et que le Dr Godin lui-même appelle la méthode individuelle. Au lieu de se borner à établir les silhouettes, forcément schématiques, de ï'enfant moyen, il a vraiment réussi, autant que faire se pouvait, à suivre l'allure même du développement individuel de chaque enfant particulier. Et si les différences d'allure lui sont apparues d'un cas à un autre, beaucoup plus nombreuses qu'on ne soup­

çonnait, il a, d'autre part, dégagé de toutes ces his­

toires de croissances individuelles, des lois générales absolument nouvelles.

Parmi ces lois de la croissance, les unes paraissent au premier abord exclusivement théoriques. Elles in­

téressent surtout les médecins. Pourtant bien des pa­

rents, trop prompts à s'alarmer de phénomènes dont ils ignorent le caractère tout à fait normal, bien des pro­

fesseurs d'éducation physique aussi, trouveront profit à les apprendre. Telles les lois des alternances: « Un os long grossit et s'allonge alternativement. Les périodes d'activité et de repos qui se succèdent dans l'accroissement en longueur d'un os long sont con­

trariées par les deux os longs consécutifs d'un même membre. Le semestre représente la durée moyenne de l'alternance d'un grand nombre d'accroissements.

(Ainsi un os long grossit pendant six mois davantage qu'il n'allonge ; puis il allonge pendant les six mois suivants davantage qu'il ne grossit). )>

D'autres lois, au contraire, frappent d'emblée le plus profane par leur portée pratique. Ainsi ces lois des proportions qui permettent de déterminer, par la

LE Dr PAUL GODIN 147

comparaison du volume de la tête et de celui du tronc, ce que le Dr Godin appelle l'âge pubertaire d'un ado­

lescent : de prédire dans combien d'années ou de mois il fera sa crise de seconde naissance.

Les applications multiples des lois qu'il a décou­

vertes, le Dr Godin.ne laisse pas à d'autres le soin de les dégager. Ses savantes communications à l'Acadé­

mie de Médecine ou à l'Académie des Sciences sont les fondements d'une œuvre, que ses livres sur Les droits de l'enfant, sur La croissance pendant l'âge scolaire, sans parler de ceux qu'il nous donnera encor.e, permettent de considérer dès maintenant comme une œuvre pratique de réforme éducative, celle d'un grand ami de l'enfant.

Le Dr Paul Godin est né le 20 août· I 859 à La Flèche (Sarthe), où son père était sous-inspecteur des études au Pry­

tanée militaire. Il a rendu dans son livre Les droits de L'Enfant un témoignage ému à l'éducation qu'il reçut de cet homme énergique et aimant, qui, fervent disciple de Montaigne, tint à assurer tout seul l'instruction complète de son fils, jusqu'au baccalauréat, sans lui demander, sauf très rarement, aucun devoir écrit.

De brillantes études de médecine à Angers, puis à Paris, valurent à M. Paul Godin Je grade de docteur, qu'il conquit à

22 ans déjà.

Sa thèse était intitulée : Essai sur l'éducation physique dans la famille et au collège. Durant son externat à !'Hôpital d'En­

fants de la rue de Sèvres il avait eu l'occasion d'étudier de près l'enfant malade. Quant à l'enfant sain, il l'avait vu en activité comme maître d'études et à l'Ecole maternelle de la rue Broca où, guidé par sa tante Mlle Pivron, nièce de Mme Pape-Carpentier, il avait observé de près les tout-petits.

Mais les préoccupations du jeune candidat docteur ne furent guère comprises : un de ses juges qualifia son essai de cc thèse de doctorat ès lettres ».

Le Dr Godin avait choisi la carrière militaire ; son avance-

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L'INTERMEDIAIRE DES EDUCATEURS

ment y fut rapide: en 1888, il était médecin major de r•e classe.

Attaché tantôt à la troupe, tantôt à un hôpital militaire, il exerça alternativement ses fonctions en Algérie, où il fut envoyé trois fois et où il dirigea entre autres l'hôpital d'Orléansville, et en France: au Mans, à Tarbes, à Montpellier.

Mais, au point de vt1.e de ses travaux, il faut surtout faire mention des années ( 1891-1900) pendant lesquelles il fut attaché comme médecin aux Ecoles d'enfants de troupe des Andelys et de Saint-Hippolyte-du-Fort. C'est là que, sur les conseils de M. le prof. Manouvrier, il commença de recueillir méthodique­

ment, en suivant la méthode que nous avons rappelée, des mensurations anthropométriques relatives à des enfants et à des adolescents.

Dans ces écoles, r 3o nouveaux viennent s'ajoutêr chaque année aux 350 qui restent des années précédentes. De la récré'a­

tion au dortoir, de la classe à l'exercice, chaque enfant est suivi pendant cinq ans. La bienveillance des chefs militaires de l'Ecole facilite le rôle d'observateur pour le médecin. Ses fonctions de professeur d'hygiène ajoutent encore d'importants avantages aux conditions excellente_s de ce laboratoire excep­

tionnel, où les instituteurs se montrent des collaborateurs dévoués.

Ainsi, dès 1891, la fiche scolaire anthropométrique, clinique et psychologique, regardée ailleurs avec indifférence ou dédain était instituée en France dans les Ecoles d'enfants de troupe.

« Par elle, nous dit le Dr Godin, la connaissance de chaque enfant était telle que pas un ne fut enlevé par une maladie prise à l'école - pendant près de dix années».

En 1907, alors qu'il venait d'être nommé médecin-chef de l'hôpital militaire de Montpellier, le Dr Godin, qui avait vingt­

cinq ans de service, fit valoir ses droits à la retraite : il éprou­

vait le désir de se consacrer tout entier à l'élaboration des matériaux accumulés.

C'est à partir de 1900 que, coup sur coup, ont été publiées les petites notes, les tableaux si frappants, le grand volume de RP.cherches, dont on trouvera plus loin l'énumération et qui, à trois reprises, ont valu au D• Godin des récompenses de la Société d'anthropologie de Paris, de l'Académie de médecine et de l'Institut de France.

Dès la fondation de l'Institut J .-J. Rousseau, le Dr Godin, avec un désintéressement et un dévouement admirables, a mis sa science au service d'élèves venus d'un peu partout. Il a fait

LE o• PAUL GODIN 149

là, dans l'automne de 1912, un cours qui paraît ces jours-ci en volume : La Croissance pendant l'âge scolaire. Au printemps de 1913, il a dirigé des exercices pratiques qui ont formé à ses méthodes un groupe ardent de futurs éducateurs. Cet automne il_ verra encore son champ d'influence s'étendre, puisqu'il orga­

mse un cours destiné spécialement aux médecins.

Par une touchante pensée, qui symbolise bien l'amour qu'il porte aux enfants et son attachement à notre école, le Dr Godin a ��nu à_ se faire �hotographier avec un des peti�s garçons qu il avait mesurés a notre Institut.

Bibliographie.

Essai s'!r l'éd�cation physique dans la Famille et au Collège.

- These pour le Docto_rat en �édecine (Faculté de Paris, octo�r7 1881) et Académie des Sciences morales et politiques.

Asymetnes norm_ale_s des organes binaires cher l'homme.

1 •e note. Academ1e des Sciences 19 février 1900.

2e note. Aca�émie _d�s Sciences,' 3 octobre 1910.

Note sur la ta_1l�e �'ll?tma que. doivent 'f!résen_ter les enfants de13 ans destines_ a s e_ngacer a 18 ans ( Archives de Médecine et de Pharmacie m1lna1res. Août 1960). Mémoire couronnj par l'Académie de Médecine, 1912.

Du r6le d� l' An,thropom1trie en. édu_cation physique. Ouvrage cour.on11e par 1 Aca�érrue de Medecme ( 1912). Paris. Maloine.

Hyg1e�e et Ed_ucatro11; C<?nféreoce� publiques récompensées par 1 Académie de Medecme, médaille de bronze de l'Hyg1ène ae l'enfance (1901).

Recher_ches a11thropométriques sur la Croissance des diverses parti� du corps._ Ouvrage couronné par la Société d'anthro­

pologie (1903), 224 p. Paris. Maloine. de Paris {1902)_ et par l'Académie de Médecine Un, diaiJ.nostic morpholoçique au _moyen de /'Anthropométrie à

l'H6p1tal de Montpellier. Academ1e de Médecine séance du

2 oct. 1906. '

De la puberté à la nubil_ité. Société d'Anthropologie, 7 juil. 1909.

Alterna11ces des accro,sseme_nts (semestriels) au cours du déve­

loppeme11t du 9orps hu'!lam _(dans le sexe masculin) entre r 3 et-18 ans_. Soc1�té de Biologie, séance du 2-S juin 1910. Etude couronnee_par 1 Académie de Médecine (1912).

Les Proportions du Corps pen�ant la Croissance, 6 figures et 9 tableaux. <?uvrage _couronne par l'Académie de Médecine (191_2). Paris. Malome.

�ariations des proporti_ons de longueur et de larseur du Corps dans le _sexe ma�cuhn au cours de l'Ontogérue post-fcetale.

Acad�m1e d�s Sc1�n�es, séance c!-u 19. j1;1in 1911. Etude cou.­

ro,z_nei; par_l A'?adem1e de Médeéme (Pnx Larrey 1g12J.

Ess:1.1 d explzcat,_on· du r6le de la puberté che; l'homme. Soc.

d Anthropolog1e, 19 octohre 191 r.

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150 L'INTERMÉDIAIRE DES EDUCATEURS

Les Droits de l'E11fant, in-8°. z7Q pages. Paris. Maloine I!;)I z.

Le Médeci11, !'Enfant et la Famille. Croissance et Edu�auon in-8°. zoo pages. Clé, pour le médecin, de la ,, Formule indi}

vidueUe • de croissance. Paris. Maloine.

L� Croissance pendant l'âge scolaire. Applications éducatives, m-16. 280 pages. 16 pl. Un volume de la Collection d'Ac­

tualités pédagogiques. Neuchâtel. Delachaux et iestlé.

NOTES ET SUGGESTIONS PRATIQUES:

Guerre au verbalisme!

Le Dr De Croly, de Bruxelles, a imaginé, pour l'en­

sei�ement de la lecture aux sourds et aux ,faibl"es d'esprit, un jeu génial à force d'être simple, si simple qu'on se demande comment on ne l'a pas toujours pratiqué : ,il consiste à mettre dans de simples boîtes d'allumettes, recouvertes de papier blanc, différentes substances dont les noms sont écrits sur les cou­

vercles. Avec ce jeu, on arrive à ce résultat remar­

quable que; sitôt que l'enfant a déchiffré un mot, il est obligé, pour remettre la matière dans le cou�

vercle voulu, d'associer le mot avec la chose.

La réflexion la plus habituelle de ceux qui décou­

vrent ce jeu, c'est qu'il serait grand dommage que les anormaux fussent seuls à profiter d'un moyen pédagogique aussi excellent. C'est dans le but de me rendre compte du profit que pourraient retirer les en­

fants .normaux de semblables exercices, que j'ai fait la petite expérience suivante: j'ai choisi, dans ma collec­

tion 11 petites boîtes renfermant du coke, du charbon de terre, du charbon de bois, du sel marin, du sel de cuisine, du blé, de l'avoine, du maïs, des grains de cacao, du cuir et un morceau de brique. Ces boîtes

NOTES ET SUGGESTIONS PRATIQUES

ont été présentées à 15 fillettes normales prises au hasard parmi les élèves d'une classe gardienne - nous pouvons remarquer que ce ne sont pas là les meilleurs éléments de nos classes primaires ; g de ce&

enfants étaient âgées de 7 à g ans et 6 de 10 à 13 ans.

J'ai présenté aux enfants, pris individuellement, les r I substances dans leurs boîtes, à côté les 11 cou·

vercles portant leurs noms, et je les ai priées de re­

mettre à chaque boîte son couvercle.

Croira-t-on que, sur ces 15 enfants, pas une n'a su ranger toutes les substances correctement, et que, d'autre part, pas une des 11 substances n'a été recon­

nue par toutes les enfants? -'- Chez une seule enfant, il n'y a qu'une double erre]J.r, légère, (confusion du charbon de bois avec le charbon de terre), chez d'autres ce sont 3, 4, 5, chez 4 enfants 6 et 7 noms qui ne sont pas associés avec la matière correspondante. Et encore plusieurs élèves procèdent-elles par élimina­

tion, laissant de côté les substances dont elles ne sont pas sûres .pour ranger d'abord celles qui leur sont le plus familières; par exemple deux fillettes de 11 et 13 ans, après avoir lu le mot cuir restent perplexes et préfèrent le laisser de côté - et cependant, dans la série, le cuir ne pouvait être confondu avec aucune autre substance analogue.

Toutes les enfants connaissaient le blé, en ce sens qu'elles en avaient employé le nom bien des fois: ce­

pendant 8 rangent les grains de blé sous d'autres noms : avoine, maïs, grains de cacao, sel marin. -'­

J'avais choisi intentionnellement un morceau de char­

bon de. bois dans lequel la forme du bois était très

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L'INTERMÉDIAIRE DES EDUCATEURS

aisément reconnaissable - une petite branche avec un nœud; - malgré cela 4 enfants rangent sous ce nom le coke, 2 autres le charbon de terre, 1 autre l'avoine!

Par le raisonnement aussi, grâce à la couleur et à l'odeur, les enfants auraient pu reconnaître les grains de cacao, même s'ils n'en avaient pas vus. Eh bien, 'Sous les ·mots cc grains de cacao», on range 5 fois le maïs, puis du blé, de l'avoine, une brique� tandis que les grains de cacao réels sont rangés tour à tour sous les mots avoine, maïs, brique (2 fois), cuir (2 (ois)! - Dans le couvercle brique (brique figure au vpcabulaire de 1re année de nos écoles) g enfants

· rangent tour à tour le charbon de terre, le sel de cuisine, le sel marin, le cuir, le maïs et les grains de cacao. - Dans une autre expérience, un enfant de 11 ans ri'a pas su nommer les haricots, et un autre, du même âge, n'a su nommer ni le riz ni les haricots.

Inutile de multiplier les exemples. En voilà assez, me semble-t-il, pour faire toucher du doigt combien, malgré les efforts de beaucoup, le verbalisme sévit encore dans notre enseignement.

Il serait intéressant de poursuivre des investiga­

tions de ce genre.

Alice DEscœuoRES.

Une méthode fonctionnelle d'enseignement de la langue.

L'objet de ces lignes n'est pas de résumer les belles et spirituelles leçons sur l'enseignement du français par lesquelles M. Ferdinand Brunot a inauguré, l'au­

tomne dernier, l'activité de notre Institut. On en trou-

NOTES ET SUGGESTIONS PRATIQUES 153 vera la substance dans les divers ouvrages du maître de la Sorbonne 1• Je voudrais seulement ici dégager le caractère fondamental de cette méthode, et montrer combien il répond d'une façon adéquate aux desiderata d'une pédagogie fondée sur la psychologie.

Ce caractère essentiel de la méthode Brunot, c'est d'être fonctionnelle.

J'appelle cette méthode cc fonctionnelle », parce qu'elle présente le langage comme une fonction, c'est­

à-dire comme un instrument utile à la conduite humaine et sociale, utile à la vie. Elle ne veut pas que le langage soit étudié en dehors du rôle qu'il est appelé à jouer dans la vie, dans la réalité des choses.

Or précisément, les méthodes usùelles fondées sur l'étude de la grammaire, ne se placent pas à ce point de vue pragmatique. Elles envisagent le langage pour soi; par suite d'une sorte d'aberration mons­

trueuse (due en partie au fait que le culte de l'ortho­

graphe s'est substitué à la culture de la langue, et a dérivé au détriment de celle-ci le temps et l'attention des maîtres et des élèves, due aussi au peu de cas que la pédagogie traditionnelle a fait des réalités psycho­

logiques et vitales), par suite, donc, de cette aberra­

tion, elles ont artificiellement détaché le langage de sa fonction utile, pour se perdre dans des considéra­

tions, _des classifications et· des définitions purement verbales, purement scolastiques. Comme le dit jus-

1 Voir entre autres F. BRUNOT, l'Enseignement de la langue française, Paris, Colin, 1911 (2 fr.); et Huit Conférences sur l'enseignement du français, publiées par la Soc. pédag. de la Chaux-de-Fonds, 1911.

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154 L'INTERMEDIAlRE DES EDUCATEURS

tement M. Brunot, « savoir que la négation est un adverbe, ce n'est rien savoir d'utile >> et il n'importe en rien qu'un élève sache si une proposition est prin­

cipale ou non (car bien des propositions qui sont (( principales )) pour les grammairiens, ne le sont pas pour l'entendement). Ce qu'il faut avant tout, ce n'est pas de savoir ce que sont les mots et les formes ver­

bales, mais à quoi ils servent, et surtout à quels besoins d'expression ils peuvent servir.

A quels besoins ! Présenter l'enseignement de la langue sous cet angle subjectif du besoin, c'est cer­

tainement le moyen de le rendre le plus intéressant possible, car c'est précisément le besoin qui suscite l'intérêt. L'homme parle quand il a besoin de dire quelque chose; c'est alors qu'il s'intéresse au choix de ses mots et à la façon de les arranger, et il en pré­

cise le sens, en module la forme suivant les besoins spéciaux de la situation. Psychologiquement, les choses se passent donc ainsi chez un individu qui parle (ou qui écrit) : d'abord, un besoin d'exprimer ou de communiquer une pensée, une idée ; puis, la recherche (plus ou moins rapide) des moyens de satis­

faire à ce besoin d'expression.

Il y a donc tout avantage à ce que les moyens d'ex­

pression soient groupés dans l'esprit suivant les besoins d'expression, et non en catégories purement formelles et sans valeur pratique aucune.

Le rôle du maitre de langue est de dire à l'élève :

« Vous avez besoin d'exprimer un passé, un futur? Eh bien, voilà tous les moyens permettant de formuler ces idées. Vous voulez exprimer le doute, le nombre,

NOTES ET SUGGESTIONS PRA TIQUES 155 la manière d'être ... ? voilà encore les moyens multiples d'exprimer sans équivoque ces diverses pensées».

Dans les grammaires, au contraire, on range les mots par catégories qui ne répondent pas, ou qui ne répondent qu'incomplètement à leur fonction possi­

ble. Ainsi, en étiquetant présent ou passé les formes :

« je viens », « j'ai fini », on ne tient pas compte du fait que ces mêmes formes peuvent servir à exprimer l'avenir(« je viens bientôt », « j'ai bientôt fini»); en mettant les adjectifs mon, ton, son, sous la rubrique

«possessif», et en les distinguant de la classe des

« déterminatifs n (les élèves qui les placent dans ce dernier groupe sont sévèrement punis!) la grammaire ignore que mon peut aussi avoir pour fonction de ,déterminer (exemple:« Lequel de ces enfants a cassé cette vitre? C'est mon fils»). Cette méthode est in­

correcte, ennuyeuse, et stérile. Le fait qu'après l'avoir employée tant et plus pendant deux ou trois siècles, les maîtres d'école continuent à gémir sur la façon dont leurs élèves massacrent la langue maternelle, le montre surabondamment.

Ce principe fonctionnel que je viens d'exposer briè­

vement en des termes qui ne sont pas tout à fait ceux dont s'est servi M. Brunot lui-même, mais qui, je crois, résument sa pensée, ce principe fonctionnel a servi de base à l'édification d'un Manuel 1 destiné aux ' BRUNOT et BoNY1 Méthode de langue française, Paris, Colin,

1910 (1er livre, o fr. 60; 2c livre, o fr. 90; 3c livre, 1 fr. 60). Un excellent principe de notre auteur, qui découle du reste du principe général de sa méthode, c'est de toujours montrer les mots ou les formes verbales en fonctions, c'est-à-dire dans un texte, éclairés par le contexte.

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L'INTERMEDIAIRE DES EDUCATEURS

classes de l'enseignement primaire et secondaire. A vrai dire, on aurait pu y pousser plus loin l'applica­

tion du principe fonctionnel; M. Brunot, à mon avis, a enëore trop sacrifié à la routine, et on voit réappa­

raître ci et là, parmi les plus excellentes leçons, l'ivraie de la grammaire traditionnelle. Mais je n'en ferai pas grief à M. Brunot : il fallait ces petites concessions à la coutume scolaire pour que ses livres trouvent des acheteurs. Je suis bien certain qu'à la première occa­

sion, il nous donnera un manuel plus révolutionnaire encore.

Notons, en terminant, que ce ne sont pas des pré­

occupations psychologiques, ni même pédagogiques, qui ont amené M. Brunot à apercevoir l'ineptie de la méthode grammaticale usuelle ; ce sont des préoccu­

pàtions historiques: en suivant l'évolution des formes --du langage il a constaté que beaucoup de formes et de règles qu'on cherchait à justifier à grand'peine par la logique sont tout naturellement éclaircies par l'his­

toire de la langue; qu'il faut donc substituer aux explications dogmatiques des explications scientifi­

ques. Pour comprendre la langue, il faut la considérer non pas en-elle-même, mais en fonction des besoins physiologiques; spirituels et sociaux qu'elle a dû constamment satisfaire. Se placer à un tel point de vue, c'est introduire dans la grammaire le sens de la vie. Et c'est ce qu'a fait M. Brunot. Nous ne nous étonnerons donc pas qu'il se trouve en harmonie com­

plète avec les psychologues.

Ed. CLAPARÈDE.

QUESTIONS ET REPONSES 157

QUESTIONS ET RÉPONSES:

Réponses.

:r5. - EnucATION ENFANTINE EN SurssE. - En nous trans­

mettant l'intéressant questionnaire de Mme ALLEGRETTI, M.

Ed. Platzhoff, à Lugano, constatait que trois ouvrages impor­

tants auxquels on pourrait songer : W1Ln, institutions et so­

ciétés de prévoyance sociale en Suisse, ZoLLINGER, rapport sur le cours de Jugendfürsorge, Zurich 1908, HuBER ou GuEx, Annuaire de l'instruction publique en Suisse, ne contiennent rien, ou à peu près rien, sur les écoles enfantines.

« J'en viens à me demander, continuait-il, si nous avons en Suisse des personnes qui s'occupent de cette spécialité. Nos maîtresses d'écoles enfantines forment-elles une société ?

Ont-elles des rèvues, des réunions régulières, des conférences?

Avons-nous autre chose que le système Frœbel?

Qui a essayé de le perfectionner ou de le remplacer?

Et je ne trouve que le canton du Tessin qui, grâce à ses ins­

pectriêes Mmes Rensi et Bontempi, a accompli un travail pro­

digieux depuis cinq ans, en introduisant la méthode Montessori qui commence à éveiller quelque intérêt dans les autres cantons.

Est-ce tout? Je crois savoir que Mme Rothenberger-Klein, de Bâle, a fourni un travail original durant sa longue carrière d'inspectrice, tout de dévouement et d'intelligence affectueuse.

Mais cela ne suffit pas pour répondre à ma correspondante d'Italie. L'Intermédiaire m'aidera peut-être ».

Comme nos correspondants, nous croyons qu'un tableau d'ensemble de ce qui se fait en Suisse pour 1 éducation et l'instruction des rom-petits n'existe pas

�M

encore. Il serait très intéressant d en grouper les élé­

ments et l Institut J .-J. Rousseau s'y applique.

Il existe un Schzvei'{_erischer Kindergarten- Verein qui se réunit régulièrement, depuis quatorze an.s, en assemblée annuelle. Président du comité central:

M. E. Duclaux, directeur des Ecoles, Lucerne.

Un petit jo. urnal, Der Schwei'{_erische Kinder

9

arteu,

rédigé par M11e Dora Nef, Nonnenweg 31, Bâle l2 fr. So par an) est dans sa troisième année.

Ce qui a paru en Suisse concernant l'école enfan-

(9)

L'INTERMEDIAIRE DES EDUCATEURS

tine ju qu'en 1905 â été ré · d . .

nationale suisse (Educatio um �ns la B_ibltographie 2c cal . uer p. 2 83 -290) Berne W , n et 1nyss 1907. struct10n Ier vol.

LIVRES NOUVEAUX:

J. U. RAMSEYER Nos · -1

Niestlé 1913 3 fr . S . ' · - ur un canevas f: · l' amis a1 és. Neuchâtel, Delachaux &

directe de la vie et des mœurs de n ?urm pa; observation posé une série de récits Ta t' . · n ot ce sos oiosnt J es eaux, 1 auteur a corn-c paysans qui parlent tantôt 1 . en,ants et les 1. 1vre histoire nd' . . aturelle a , es oiseaux . eux-mêm C' es. est un l' en.ant comprendra ce qu'"l . -1 c u vrai sens de ce mi aura vu de la vi d · . · race a lui ot G • . . et 1 prendra plaisir à l'observer E . . e es oiseaux

, . . · ntrame par son d ·

a ses « amis ailés" l'auteur s'est l . . ll evouement la leçon; de ce fait certains as:�s:: \.er quelquefois à faire qui devrait constituer le ch�rme g et 'ont pl�s la fraîcheur pareils. pour qu'ils atteignent l'âme �/ttract10� d'ouvrages belles illustrations qui ornent J" me de 1 enfant. Les d'ornithologie. Nous demande;i:n:ve :� !'0nt un petit atlas les parties qui suivront en un te t . l ed1te�r de cDr Arthur WRESCHNER · Die S x e momh s serre. op V mp. . oser Orel! Fussli r fr - c·ett' · e b prhac e roc ure d' des Kindes. Zurich, pages résume avec beaucou de . une quarantame de posent actuellement à propo: du la�::te les rroblèmes qui se mots sur le rôle du 1 angage en gén · l ° ge de I enfant. Quelques serré des étapes successives d 1 era , ensuite un expo en lumière la concurrence _u angage enfantin en mettant et externes, quel qu'es pages c

s:�s\ant� des f�cte�rs. internes pour terminer, une comparaison des 1 autes lmgmsuques et, celui des animaux et de l'h Ch. B.�LLY. · Le langage et la vie umamte pnmmve. . , u . a��G , age de l'enfanH A . . t avec On a beaucoup discuté sur l' b" . _eneve, Atar r9r3. _,.

de la langue maternelle M oF J� essenuel de l'enseignement qu'il fit à l'Institut J -J Rou�se� ru:io�, �ans les conférences seignem. . ent de 1 1 . a angue d. o. it preparer l'h �' a ms1ste sur ce point. L'en-1 . a exprimer ce qu'i"l a , . omme et · e citoyen

. a expnmer et à d

exprime devant lui. Le 1 compren re ce qu'on sensibl· e ' . i·usqu'ici on angage a _une valeua surtout considéré J'id · r esthétique et s10n; on n'a pas tenu compte de 1 1 ee_ et son expres-- C'est à M. Ch Ball . y qu i •·1 apparta_ va eur affective du langage. ient de s'en être préoccupé.

LIVRES NOUVEAUX 159

Dans des ouvrages spéciaux le Précis et le Traité de stylis­

tique, M. Bally a montré les caractères du fonctionnement et de l'évolution du langage. Aujourd'hui, c'est dans un cuvrage destiné aux éducateurs qu'il condense ses observations. Le langage n'est pas une construction essentiellement logique, il a une fonction biologique et sociale. Le langage naturel et spontané, instrument d'e:xpression et d'action dans la vie réelle, mérite d'être étudié dans son contenu subjectif et affectif.

L'ouvrage est divisé en deux parties: Je fonctionnement du langage et la vie ; - l'évolution du langage et la vie. De l'observation des relations qui unissent la parole a la pensée est _née la stylistique. Nous ne doutons pas qu'elle contribue t.

la rénovation pédagogique que beaucoup espèrent. E. D.

Hélène AVt.LtE. Ernest. Naville. Sa vie et sa pensée. T. I (1816-1859). Genève, Georg, 1913. - On prétend, avec quelque malice, que tous les Suisses romands sont des pédagogues nés.

Ce n'.est pas le lieu d'examiner si Ion n'exagère pas un peu mais en lisant les biographies récentes de deux de nos grands hommes : celle du théologien neuchâtelois Frédéric Godet par son fils, et celle du philosophe genevois, que nous annonçons aujourd'hui, on est frappé de voir la place que les préoccupa­

tions pédagogiques tiennent dans leur vie. Dans la partie de sa carrière qui nous est retracée aujourd'hui, Naville apparaît d'abord comme le fils de son père l'admirable directeur de l'Institut de Vernier, cene Ecole Nouvelle avant la lettre, comme un admir:ateur du P. Girard, puis comme un infati­

gable fondateur d'écoles populaires et d'institutions classiques, Ce· livre donne beaucoup; il éveille le désir d'en savoir davan­

tage encore.

HACHET-SouPLET, De l'animal à 1 enfant, 176 p., Paris, Alcan 1913, 2 fr. 5o. - L'auteur, qui est très expert dans l'art du dressage des animaux, s'est proposé ici de représenter l'animal au moment où il apprend et où il commence à com­

prendre, puis il le compare au jeune enfant, qui ressemble sous bien des rapports aux animaux supérieurs. A signaler un cha­

pitre intéressant sur la récompense et le châriment dans le dressage : quand un animal manque un exercice, ne lui admi­

nistrez jamais ude correction, mais reprenez son dressage, puisqu'il n'est pas suffisant. De tels préceptes seraient tout aussi justes pour la pédagogie humaine, et c'est avec raison que l'auteur salue l'aube d'une science nouvelle, l'éducation com•

parée. Notre Institut J .• J. Rousseau du reste, dès sa fondation,

(10)

1(,0 L'INTERMÉDIAIRE DES iDUCATEURS

.

l'avait prévue à son programme et nous espérons bien que la cdllaboration de M. Hachet-Souplet nous permettra d'orga­

niser des travaux pratiques dans cette direction.

CHRONIQUE DE L'INSTITUT:

Ces dernières semaines ont été dominées par la pensée de la fin imminente du semestre et de l'année scolaire : d'une part effort pour s'ac_quitter dignement des épreuves pratiques du èenificat d'études, d'autre part désir de profiter de toutes les occasions de consolider, avant la séparation, les relations d'amitjé d'espèce· si rare établies entre maitres et élèves pen:.

dant cette première année de travail, en commun.

Après une première expéditionl gaie et humide, au Lac de Fla.me (21 et 22 juin), une excursion de trois jours au Col d'An­

terne et à Chamonix, organisée par M. Claparède, a eu le succès le plus èomplet: le temps a été admirable et l'entrain des quinze

pânicipants parfait (ier-3 juillet).

Un récit cl:iarmant de ce voyage, dû au chef de course lui­

même1 a été la pièce de résistance de la dernière soirée fami­

lière au semestre, le samedi 5 juillet. Nous n'avons pas fait le compte des discours prononcés, ni celui des chants nationaux exécutés en solo ou en chœur. Disens seulement qu'au cours de cette soirée un modeste souvenir fut offert au nom de·

l'Institut, â M. le Dr Godin.

Nous n'avons pas encore eu I occasion de dire ici l'intérêt avec lequel nous avons entendu les leçons si précisément docu­

mentées de M. BIROUKOV sur Tolstoï, et de l'en remercier.

M. le prof. MAR"IIN1 de l'Ecole des Beaux-Arts de Genève, a bien voulu nous expliquer, au Musée Rath, sa méthode de des­

sin fondée sur l'anatomie. L'exposition des travaux très frap- pants des élèves illustrait cette causerie.

Plusieurs visites: notamment celle du professeur Pio Foà, de Turin.

Nous sommes maintenant dispersés. Un groupe d'élèves restés à Genève a visité encore avec M. Claparède, aux Pléiades, l'Ecole-Foyer de M. Nussbaurn qui leur a fait une réception charmante.

Le numéro de juillet de Minerva publie un article sur Le Travail productif à l'Ecole par Mme fsabella Sadoveano. Cette étude, qui a été préparée pour la Conféreoce <l'Education mo­

rale de l'Iostitut J .-J. Rousseau, est précédée d'une courte in­

troduction de M. Ad. Ferrière.

L'artic_le publié dans l'intermédiaire par M. Tb. Matthey sur la Sténographie à l'Ecole primaire a été l'occasion d'un débat sur ce sujet dans les derniers numeros (27 et 29) de !'Educateur de Lausanne: M. Chevallaz anaquant, M. ·Mogeon defendant les idées ici présentées.

1INSTTTUT J.-.J. ROUSSEAU\

PROGRAMME

ET

HORAIRE .. DU SEMESTR,E

8 avril - 8 jiïîllei 19 r 3.

4

L'Ecole a. pom' but d'orienter les periQJmes. se ckstit!miJ: lJJJ-'f , ,

cpr,ridres fM4,agogiq·uµ sur l' ensein.ble des·. "(i.i�cipli114"� touchqn( à �,.. .. .• i

l'éducfJ,tion .. Elle vise nota,mhent à. lés 'in.ititr au�-r:. intthôde;s·- ,'_;--.i -�: 1 scientifiques propres a Jaire prog1'esser. l'a psychologie de ·Vënfant ;. · �.i '",,;._�f;, et la didactique.'

L'enseignement est donne essentiellement s01�s la forme de cpn- ·' · ·.-..:··;: .. :-Z'

'

flrences de séminaire, les élèves faisant sous la direclion-aes pro- � · ·;t

fesseurs ttn travail personnel.

r. Sauf avis contraire, tous les cours ont lieu dans les locaux de l'Ecole, 5, place de la Taconnerie, Genèv.e.

2. L'inscription des élèves réguliers leur donne le droit de sui- ._

vre tous les enseignement annoncés au programme. Cer­

tains exercices er ·eu�retiens · qui leur sont exclu si ve_ment réservés ne figurent pas dans cette. Jiste. ·

3. 1.e� membres du co,rps ens-eignanr g-enevois b·énéficient d'une réduction de 5o 0/� sur tou les prix indiqués ci-apr�s.(sau.f sur éeux cfes cours marqués d'un• qui dépendent de l'Uni-

versité). · ·

(11)

TABLE DES MATIÈRES

NOS AMIS (notices et portraits)

M. Alexa?d.re Netchajeff (H. AuTrPoFF) M. L.-Wilham Stern . . . . . . . M. Sante De Sanctis . . . . . M. Schuyten . . . . . . . . M. E.-Jaques Dalcroze . . . . M. le D• Th. Simon (A. GrnouD).

M. M .-L. O'Shea . . . . . . M. le D• Paul Dubois. . . . .

Pages

499 65 97 81 129 145

Récits de mensonges . . . . . . . . . . . . I3 Résultats: La conception du mensonge chez les écoliers

(Marie DoBRE). . . . . . . . . . 101

Expérience collective sur l'orientation de l'activité mentale de l'enfant. . . . . . . 39 Résultats fMarg. GAGNEBIN). . . . . 132 Sur le jugement moral . . . . . . 54 Erratum . · . . . . . . . 70 A propos de jugement moral (Stuart RoussEL) . 67 Les enfants au cinématogn1phe . . . . . . . . 59 La durée du· sommeil des enfants et des adolescents

(A. FoUILLOUX) • . . • . . . • . • • 83 Notation·s scolaires . . . . . . . . . . 120

A propos de l'apfréciation des travaux scolaires Recherches sur l imagination (A. Grnouo) . . 147 140

QUESTIONS ET RÉPONSES 9. Bibliographie de la coéducation.

H. Le caractère des écoliers. Rép ..

16. Punitions collectives.

17. L'é�:te" et· la -fa�i!Ïe : Rép ... · 18. Fillettes éclaireurs . . .

Rép ... · 19. La coèducation en Suisse .

Rép ... · · 20. Etude scientifique de l'enfant.

2i. Le boulier russe en France 22. Cempuis . . . . . . .

Rép; . . . · 23. Le cinématographe scolaire

Rép ... ... · · 24. Larmes d'écoliers. . .

Rép ... . 25. Gaucherie et bégaiement

20

43, 59 . 14 23, 45 5914

72 14 . 14 60, 7z

20 2o . 7060 73, 94

71 76

72

(12)

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Rédaction: M. Pierre ROVF;T

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