7670
N° 41. (^e Série) Pcraissard le 15 de chaque mois. 15 Mai 1933.
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Le Numéro.
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BULLETIN
DE
France... 3f 50 Étranger. 5f *
L'INSTITUT DU PIN
Sous le contrôle de l'Institut des Recherches agronomiques
et rattaché à la Faculté des Sciences de Bordeaux ■ * -pp.,
C"^
jD
r
I. Articles originaux
SOMMAIRE
Pages
C I 101 Contribution à l'étude des menthènes et des menthadiènes, par M. Robert
Çtachàrd{fin).< 97
G I 23 Les tendances actuelles dans la construc¬
tion desemballages pour fruits et légu¬
mes, par M. Texte (fin) 103
Pages G 1 24 Tension superficielle et phénomène du
mouillage dans l'industrie du textile,
par M. L. Desalbres (dsuivre) 109
II. Petite Documentation
D II 281-270 Petite Documentation 111
J
MODE DE CLASSIFICATION DE NOS DOCUMENTS T. Généralités.
B. Récolte et traitement des résines.
C. Essences de térébenthine, terpènes et dérivés.
1). Constituants solides des résines et leurs dérivés.
/ Articles originaux. — //Documentation.
E. Dérivéschimiquesdubois.
F. Cellulose de bois.
G. Documentsdivers.
Adresser la Correspondance :
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fi* *l (2e Sériel Paraissant le 15 clechaquemois. 15 Pai 1933
BULLETIN
,:
DE
L'INSTITUT DU PIN
Sous le contrôle de l'Institut des Recherches agronomiques
et rattaché à la Faculté des Sciences de Bordeaux
G i 101
CONTRIBUTION
A
à l'Étude des Menthènes
ET- DES
Menthadiènes.
par Robert GACHARD, Ingénieur-Chimiste E.C.B.
(■suite) (•)
Dans les mêmes conditions, le limonène naturel îactif donne line rotation voisine de —110°. Il résulte de cela qu'environ 60 % de ce constituant
se trouve sous la forme inactive (clipentène).
Soix x % le pourcentage de limonène actif par
rapport au limonène total; on peut écrire : (100—x) (—110)=-(—45°, 15) 100.
100 X = 6485
x = 59
Le spectre de la fraction 16 présente une raie
de double liaison assez forte 1661, intermédiaire entre les deux raies A du limonène, et appartenant
à un constituant indéterminé Y. Cette raie n'existe plus nettement dans le spectre de la fraction 31.
Les raies 1514 et 1557, déjà signalées dans les spectresdes fractions 9 et 13, et attribuées par nous à un, ou à un couple de constituantsZ sontvisibles
très nettement sur les spectres des fractions 16 à
(•) Voir Bulletin,nt>s38, 39, 40, 2e sériç.
24; elles ont disparu dans celui de la fraction 31.
Fraction 37 (Tableau VI).
Les spectres du cymène et du limonène se sont estompés. Les raies de double liaison dominantes
deviennent ici une raie 1638 et une raie 1702. La première appartenant au v terpinène, ira en crois¬
sant d'intensité dans les fractions suivantes. La raie 1702 (caractérisée par safréquence trèsélevée) s'at¬
ténue au contraire dans ces fractions. Nous n'ayons pu caractériser le constituant correspondant, que
nous désignerons par la lettre T. Le spectre pré¬
sente en outre, vers 1670, une raie floue qui, nous le montrerons, appartient au terpinolène.
• L'ozonisation effectuée sur un échantillon de 2 gr. 387 permet cle conclure à la présence de
67,3 % de carbure C10H16 en=:€H2 et de 36,7 % en CH3-—C —CH3.
Le gaz carbonique dégagé à la coupure corres¬
pond à 27 cm3 d'HCl N/10.
L'action de HgOsur le dixième des produits de
coupure a donné les résultats suivants :
CO- dégagé Correction Corrigé
1er essai.. 21cm'2 1,2 20 ( moyenne 2e essai.. 23 cm3 4 1,6 21,8 |
20,9
La présence d'acétone a été décelée par le réactif
de Légal (ou nitroprussiate de soude), et par for¬
mation d'iôdoforme. Le dosage en a été effectué
selon la méthode de Messinger par action de l'iode.
L'hydrogénation catalytique a amené la fixation
de 5 litres d'hydrogène sur une prise de 30 gram¬
mes. ce qui correspond à la saturation d'une double
liaison. Le produit hydrogéné présente dans son
98 BULLE1IN DE L'INSTITUT DU PIN — N° 41 - Mai 1983
Tableau V
Fraction16 Fraction 2-i Fraction 31
I Raies J Raies
n I Raies
"
attribuées à 11 attribuables à attribuables à
306,5 f2 lim. -j- cy. ? 332, 5 fl limonène
431,5 an2 Jimonène 432 an2 limonène 429, 5 an3 limonène 447 an3 cymène 454.5 an2 cymène? 450. 5 an3 cymène
498,5 an1 495,5 f2 limonène
512,5 ani a. terpinène 514 f'2 ■a
534, 5 f2 limonène
579,5 » 585 an2 y>
614,5 an1
643 an2 cymène 644,6 n3 cymène 638 n6 lim. + cym.
702,5 fl 700 11 limonène
752 n5 limonène 753 ni limonène
762, 5 f4 y terpinène
804,2 an2 cymène 805,5 an4 lim. + cym. 803 ni lim. -j~ cy.
815 an1 817 f2 cymène
825 anl 824 f3 cymène
879 an8 y terpinène 884 920,5
n5 fl
y terpinène 881
889 b!3 lim. -j- cym.
936 f2
943 fl
956 » 958 13
984 »
992 f2
1017,5 »
1024 f3 limonène
1018 12 limonène
1039 »
1055 fl 1050
b3 limonène 1057 f3 limonène 1062
1072 n3 a terpinène
1085 n3 a.terpinène
1090 f3 limonène
1082,5 f2 limonène
1099,2 13 cymène
1115 f2 a terpinène 1115,4 b 3
1127 1141,4 fl
1163 f3
1156,5 an3 limonène
1172,4 fl
1191 5 fl cymène 1188 an3 cymène
1210,4 n.4 1211,5 n4 cymène 1208 n8 cjunène
1232,5 n4 1234 n3
1287
1293.6 an4 a terpinène 1294 an3 a terpinène b3 lim. + cym.
1312 an4 a terpinène 1310 ân3 aterpinène 1307,2
1332 f2 1329,5 fl
1366 an4 aterpinène 1368 f3 a terpinène
1381 an4 1380 an5 1376,5
1383,5 bf6 lim. -f cym.
1397 an2
1434 b. commune 1431 an5
b. commune 1429
1450,8 b S 1449,2 an6 blO b, commune
1466,5 (2 1464
1514 an2 1513,5 an3 constit. 2
1557,2 an3 1557,2 n4
1613,8 an15 o: terp. cym. 1615.4
1639,6j
1651.5
nl5 b3
a. terp. cym.
limonène
1613.4 1644.5
anl2 an4
cymène limonène
1661,5 an4 constituant")' 1665 n4 constit. Y
1678,2 an4 limonène 1679 an2 limon. 1682,2 n4 limonène
1702 f2
constituants dominants; constituants dominants:
constituantsdominants: aterpinène (« terpin.)
cymène (cym.)
aterpinène (a terpin.;
cymène (cym) limonène(lirn.)
limonène (lim) cymènefcymj
constituants. 2
constituantsY,2
BULLETIN DE L'INSTITUT DU PIN — N° 41 - Mai 1933 99
Tableau VI
Fraction 37
n i Raiesattribuab.a
432,5 580,5
an.1
an.2
644,2
724 753,5
n.2
an,1
n.6 limonène?
801,8 an.2
515.51 828 !
870,5^
894,5
943 962 1014
1039,4 1054 1101
1118,6
1146 1160 1201 1229,5 1252 1292
1304,4
137t.5|
1385,6j
1425,4! n.12 b.2 b .2
b .2 f.l f.2 f.l
b.3 f.3 f. 3 f.4 f.2 f.l
an .4
an.4 b.3
cymene
fraction 44
1447 1162,8 1612 1638
1669,5)i o
1679 j
1702 I n.10 b.6
an. i an10
b. commune
cymene yterpinène
terpinolène
limonène? const. T
425,8
606
645,4 727,5 755,5 770
874, 5
953,2
1088 1119
1231,5 1281,5 1299,5
1328,5
1373,5) 1388,4i
1429,5 1447 ( 1462,8 1581
1607,5 1638,8 1668 1680 1702
f.l
n.1
n.2
n.2
an. 1
an.1
f.l
Raiesattribua, à
Constituantspiincipaux:
yterpinène
constituant T terpinolène
f. 2
bf.2
an.3 f.l 1.2 f.2 bf.3
an.3 b.3 f.2 f.2
an10
an.2
an.2
an.2
terpinolène?
terpinolène?
terpinolène?
terpinolène?
b. commune 0 p
y terpinène jterpinolène
!const. T
Constituantsprincipaux terpinolène y terpinène
constituant T
spectre une bande 1669-1681 indiquant la présence
de carvomenthène et de A:)-menthène (souillés d'un peu de cymène : raie 1614).
Fractions 44 à 48 (Tableau VI et tableau VII)
Le corps dominant dans ces fractions est celui auquel correspond la raie très nette 1640 du spec¬
tre. Ce corps est ley
terpinène.
Nous avons en effetcaractérisé ce composé, à l'aide de l'oxydation per-
manganique, par l'obtention de l'erythrite
(f : 235-236°) (6) (paramenthane tétrol 1, 2, 4, 5) L'oxydation se fait en solution alcaline vers 0°.
On agite 7 grammes de carbure avec 33 gr. de Mn04K, 14 gr. de KOH, 400 cm3 d'eau et 400 gr. de glace.
y terpinène erythrite duyterpinène Après une heure d'agitation, on filtre et on éva¬
pore à sec le liquide sous un courant de CO2. Le
résidu est extrait à l'alcool. On évapore ce solvant,
et on reprend par le minimum d'eau chaude. Par
refroidissement, il se dépose une masse cristalline
que l'on sépare par essorage. On la fait recristalli¬
ser dans l'alcool; c'est l'érythrite fondant à 235°-
236°.
L'irydrogénationpar le noir de platine de la frac¬
tion 48 a donné une fixation de 1,4 H2 (7 litres d'hydrogène absorbés par un échantillon de 30 gr.).
On doit donc avoir un mélange de menthane et de
menthène. Le spectre Raman du produit hydro¬
géné ne présente pas les raies caractéristiques du carvomenthène, mais uneraie A assez forte, de fré¬
quence 1669. Cette raie correspond au A.,-men- thène, comme il ressort de l'étude des menthènes faite par nous.
On est donc conduit à penser que, au moins en
partie, le y terpinène s'hydrogène en Armen^®né- Terpinolène
Ces diverses fractions, maisplus particulièrement
la fraction 48, donnent par l'action du brome, du
\/
(6) Wallach, Liebigss Ami.,Ami., 362, 297 (1908); Gildem<lis.tor;et.Mul- ler, Wallach : Fesischrift (Gôttingen, 1909), p. 413i ;• / ' )j '
100 BULLE!IN DE L'INSTITUT DU PIN N° 41 - Mai 1933
Tableau VII
Fraction 45 Fraction 48 fraction 49
n 1 Raies attrib.à n I Raies attrib. à n 1 Raiesattrib. à
258 f.l
332,5 f. 3 334
352 376
f.3 bf.2
337,5 f.2
429 31.4 430,5 31. 3 432 f.2 Y terpinène
479 an.3 terpinolène? 483 an.2 482 f.2
«)OOjo f.4 Yterpinène 555 31. 3 555,5 f.2 terpinolène 581, 5 f.2 terpinolène
605,5 n.3 607 n.4 terpinolène 601,5 a3i.2 terpinolène?
645 31. 4 643 n.4 645.8 n.3 Y terpinène
724.5 31.5 727 n.7 terpinolène? 722,5 31. 5 terpinolène
751 an.3
769, 5 n.4
761,5 n.4 775,5 a 3i.3
875 f.2 883
917.5 f.l f.l
954,4 f 4 955,6 an.5 955.5 bf.4
1015,5 f.3 1013,5 f.2 1019,5 f.2
1040,5 f.3 1040,6
1073,5
1043
1054,5 f.3 b. 2
1075 b.3 1083,5 f.2
1088 an.2 1091 f.2
1116,2 f.3 1117 an.3 1117,4 f.2
1160 f.l 1160,8
1189^5 1209,5
an.2 f.l f.l
1160,4 f.2
1228 n.S terpinolène 1228 an10 terpinolène? 1229 31.8 terpinolène
1279,2 an.4 1282,5 n.4 1279,6 an.2
1289 an.2
1299 an.4 1300 n.4
1328 n 5 1328 an.5 1325,5 n.3
1363,6
1376,5 b.6 Y terpinène b 5 1370 b.5
1383 1386
1425,4 an.7 b. commune . 1424.5)
1446,2 an.7 1419
1457
b. 10 b. commune 1461 1554,8
b.7 f.2
b. commune
1581,5 f.2 1583 an.2 p
1609,5 f.4 1583.5
1607.6
f.2 f.4
?
?
1611,5 an.3 ? 1640 n.10 Y terpinène 1636 1641 an12 Yterpinène?
bf.10 Yterpinène 1669,5
1682,2
1702
an.5
an.5
n.3
terpinolène 1645 1668,5
1681 bf.10 terpinolène
1669.9! , ,,
1679,5
bf'4
terpinolèneConstituants dominats;
yterpinène
terpinolène
yterpinene yterpinene
terpinolène terpinolène
tétrabroinare de terpinolène, fondant après recris¬
tallisation répétée à 116° (7).
De ce tétrabromure, nous avons cherché à re¬
monter au terpinolène pur, d'après les indications
de Baeyer (8).
80 grammes de tétrabromure ont, dansce but, été
dissous dans de l'acide acétique, et des additions progressives de zinc en poudre ont été faites, en
(7) Wallaeh : Ami., 227, 283, 289, 23.
(8) Baeyer, Bev., 27, 447.
maintenant le mélange vers 0°, par un bain d'eau glacée.
Après addition d'eau, on rassemble par de l'éther
le carbure obtenu, on lave à l'eau, puis àl'eau char¬
gée de carbonate de soude; on distille. On obtient
un abondant résidu de polyterpènes. 25 % seule¬
ment de carbure, bouillant à 67° sous 17 mm. ont
été obtenus. Ce carbure redistillé surle sodiumpré¬
sente les caractéristiques suivantes :
„ 16
1,4854 d =0,864
- 30 —
BULLETIN DE L'INSTITUT DU PIN — N"41 - Mai 1933 101
trouvé :45,15 calculé : 45,64
Pour établir la réfraction moléculaire calculée,
nous avons tenu compte d'une exaltation de 0,4
due à la présence de la double liaison semi-cy¬
clique (9).
Contrairement auxindications deBaeyer, le corps ainsi obtenu par nous n'estpas du terpinolène pur, mais un mélange, contenant une forte proportion
de c.ymène.
Le spectre Raman est indiqué dans le ta¬
bleau VIII. On constate que toutes les raies de ce spectre sont les raies du cymène, sauf les deux
raies assez faibles 1668 et 1679, qui doivent bien correspondre au terpinolène.
Tabléeu VIII Terpinolène régénéré
n 1 haies attrib. 3
644,3 an.3 cymène 804.6 n.4 cymène 819 n.2 cymène 1058,8 f.l cymène 1109,5 b. 2 eym.-f- terp.
1188 an.2 cymène 1209,5 n 3
1268 f.1
1384 f.2 cymène 1452.5
1,.2 cymène 1457
1613,4 n.5 cymène 1668
1679,5
doublet
2 terpinolène
Constituants dominants:
cymène (eym j terpinolène (lerp )
Ce résultat est d'ailleurs contrôlé par la détermi¬
nation de l'indice de brome.
Substance pesée : 0 gr. 9555.
' Nous avons ajouté 13 cm3 6 de Br. à 80 0/00.
Cette addition de brome n'est que 46,0 c/o de celle
calculée pour du terpinolène pur (29 cm3 2).
Du produit de cette action, on a retiré d'ailleurs
une petite quantité de télrabromure de terpinolène
(f : 115-116°). Le zinc donne donc aisément du cy¬
mène par son action sur le télrabromure de terpi¬
nolène.
Mais on peut conclure de ces essais que le dou¬
blet 1668-1679 doit donc bien être attribuable au
(9) Cornubert : Actualités de la Chimie contemporaine (Haller, 2" édition) (1924); Liebigs Ann., 247, 319, 360, 37.
terpinolène. Ce doublet, nous le retrouvons d'ail¬
leurs dans les spectres Raman de toutes les frac¬
tions 41 à 49, qui, par l'action du brome, fournis¬
sent du bromure de terpinolène.
La proportion de terpinolène dans ces diverses
fractions va en croissant jusqu'à la fraction 48.
L'ozonisation donne d'ailleurs des résultats en accord avec les précédents; le terpinolène doit, par l'action de l'ozone, fournir de l'acétone.
L'acétone a été dosée comme précédemment dans
les produits de destruction par l'eau de l'ozonide.
Les résultats sont mentionnés ci-dessous.
Proportion de carbure C10H16 possédant :
Fractions
un groupe- CIP (méthode de Oœuvre)
un groupe — C(CH3|f
(dosage d'acétone)
44 523 o/o 34.9 o/0
48 48,7 61,3
49 56.3 81,0
Nous savons que l'on ne doit accorder qu'une
confiance très limitée aux indications de lapremière colonne; par contre, la proportion dosable d'acé¬
tone paraît une caractéristique plus sûre du dosage
du groupeisopropylidénique.
Dans le spectre de la fraction 49, on constate que le doublet du terpinolène s'affaiblit. En revanche,
on relève plusieurs autres raies A, dont une très
intense, à la fréquence 1641. Cette dernière raie paraît renforcée. Il semble que, par le fait même
de la distillation, le terpinolène s'isomérise en y
terpinène, mais il est possible que cette raie soit
attribuable à un nouveau constituant possédant lui
aussi un groupement isopropylidénique; cette hy¬
pothèse nous est suggérée par le fort rendement
en acétone donné par l'action de l'ozone sur la
fraction 49.
102 BULLE1IN DE L'INSTITUT DU PIN — N° 41 - Mai 1933
CONCLUSIONS
Nous avons pu caractériser dans le térébène les
constituants suivants, en dehors du pinène non
transformé :
Cymène.
Camphène.
Limonène (et dipentène).
a terpinène.
y
terpinène.
Terpinolène.
Cinéol 1-4.
En outre, l'étude des spectres met en évidence
l'existence de trois constituants nouveaux, dont
nous n'avons pu encore préciser la nature.
Ces constituants inconnus sont peut-être les for¬
mes des carbures que nous avons caractérisés : g limonène, [j terpinène, ft terpinolène ou eryth-
mène.
L'obtention des spectres Roman de ces composés permettra de fixer ce point avec plus de certitude.
La forte proportion de carbures en =CH2 indi¬
quée par l'ozonisation serait un indice de leur pré¬
sence, mais cette méthode de dosage n'offre pas,
nous l'avons vu, une garantie suffisante.
Voici, à titre indicatif, les raies Raman qui nous
paraissent devoir être attribuées aux terpinènes et
au terpinolène.
aterpinène Y terpinène Terpinolène
n i n i n i
581 m 880 1238(?) 1384 1430 1448 1(515.4
f.l b.2 f.4 f.3 f.4 b.8
n.15 645(?)
1376
1638
n:4
b. 6
n.10
607(?) 643(?)
727 1228
1668 1681
n.4
n.4
n.7
an.10
doublet 10
Quant aux constituants inconnus, leurs r ractéristiques sont :
Corps X raie 1634
— Y raie 1661
— Z raies
j 1514
|
1556-,— T raie 1702
Nous espérons avoir, par cette étude, montré tout le parti que l'on peut tirer de l'emploi des spectres Raman en série terpénique, pour l'étude des mé¬
langes complexes.
Laboratoire de l'Institut du Pin.
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BULLETIN DE L'INSTITUT DU PIN — if"41 - Mai 1933 103 G I 23
Les Tendances actuelles
dans la construction des emballages
pour fruits et légumes.
par M. TEXTE (') Ingénieur Agronome,
Inspecteur des Services Centraux à la Compagnied'Orléans [fin)
L'établissement etl'emploi d'emballages standard
facilitera la naissance d'une confiance mutuelle pro¬
ductrice de profits appréciables, entre producteurs, commerçants et transporteurs.
sont appelés à renfermer, tels que le plateau à un rang permettant de réaliser un chargement en sur¬
face qui facilite le contrôle d'un seul coup d'œil
de la qualité du produit et interdit toute tentative
de «.fardage ». La marchandise n'étant plus frau¬
dée, elle obtiendra des cours plus rémunérateurs.
Pour l'acheteur et le commerçant, c'est l'assu¬
rance d'acquérir une marchandise de bon aloi. Le grossiste peut, avec l'emballage standard, pratiquer
l'achat sur échantillon sans vérification du poids
ou du contenu des colis. Le détaillant n'est plus obligé, lors de la mise en vente de déballer la tota¬
lité de sa marchandise et de la trier, dès son ouver¬
ture : le colis peut être mis en étalage tel quel, sa
présentation suffisant à attirer la clientèle. On con¬
çoit qu'eu égard aux facilités ainsi apportées à
l'exercice de leur commerce, ces acheteurs soient
Tableau 1. — Types non retournables.
DÉSIGNATION Longueur
1
Largeur
2
Hau¬
teur
3
Conleuance
A
Bois Tare
6
Prix
^
moyen
GAIN DE POIDS sur100kilos de marchandise
expédiée emballage compris
8
kilos kilos
Cagette à 1rangou plateau 0.55 0.28 0 09 4à6kg. Peuplier 0.800 1.50 16,54 Cagettemoyenneouà 2rapngs 0.55 0.28 0.14 7 à 9 1<5. d° 1 1.75 10
Cagette à3 rangs 0.52 0.27 0.18 9 à 12kg. d° 1,200 1.90 8,82
CagetteToulouse 0.55 0.28 0.30 12à 15kg. d° 2,770 5 »
Billot « typemoyen» 0.48/0.58 0.28/0.185 0.18 9à 10kg. d° 1,500 1.50 4,95
Cageotàfleius(') 0.62 0.38 0.13 10kg. d° 2 5 » 13,5
Types retournables.
DIFFÉRENCE
Hau¬ X(D
DÉSIGNATION Longueur Largeur teur Contenance Bois Tare £ 2S.
De Duprix poids moyen
1 2 3 A 3 6 7 16 17
kilos kilos
Cagette à 1 rang ou plateau 0.55 0.28 0.09 4à6kg. Peuplier 1,950 2 60 1.150 1.10 Cagettemoyenne ou à2rangs 0 55 0 28 0.14 7 à9kg. d" 2 3.50 1 1.70
Cagette à 3rangs 0.55 0.28 0.20 9à12kg. d° 2,600 4.25 1.200 2.35
Cagette« Toulouse » 0.55 0.28 0 30 12 à 15kg. d° 2,770 5 » » »
Billot « type moyeu » 0.27/0.38 0.20/0.185 0.18 9à10kg. dP 2.100 3.50 0,600 2 » Cageot à fleins (') 0.68 0.48 0.21 14 kg. Peupl-osier 4.500 8.50 2,500 3.50
(1)Typesretournables:fleinsenosier.
Typesnonretournables; fleinsenboisdéroulé.
Pour le producteur, la standardisation des embal¬
lages correspond au choix de quelques types seule¬
ment, parfaitement adaptés à la marchandise, qu'ils
BULLE1IN DE L'INSTITUT EU PIN — N° 41 - Mai 1933
des déclarations de poids, c'est la possibilité de
constituer plus vite des chargements homogènes, cohérents, résistants aux chocs normaux du trans¬
port, utilisant au maximum la capacité des wagons,
ce qui permet l'application de tarifs moins oné¬
reux.
Principes de construction d?un emballage perdu standard.
11 importe maintenant de déterminer à la lumière
des indications qui précèdent, les conditions que doit remplir un emballage perdu pour donner toute
satisfaction.
Il doit d'abord être solide. Les expéditions de
fruits et légumes se font en effet le plus générale¬
ment en petites quantités insuffisantes pour per¬
mettre de constituer des wagons complets; le colis
est alors soumis à des manutentions nombreuses et à des transbordements obligatoires. Signalons, à
titre d'exemple, que des colis de fruits et légumes exportés de l'Afrique du Nord à Paris sont manu¬
tentionnésvingt-cinq fois avant d'être présentésaux acheteurs.
Il ne faut pas perdre de vue d'autre part que le
marché de Paris fonctionne pour une grande partie
comme marché de réexpédition et que bien des marchandises qui y sont adressées auront encore à supporter des transbordements, un ou plusieurs transports, avant de parvenir à leur destination définitive.
Despêches italiennes transportées du lieu de pro¬
duction à Paris par wagon complet arrivèrent en
parfait état à destination. Les plateaux qui les ren¬
fermaient, bien que de fabrication très légère,
s'étaient parfaitement comportés malgré la lon¬
gueur du parcours. Après déchargement du wagon,
quelques plateaux furent remis de nouveau au
transport pour être acheminés sur Orléans. On constata à leur arrivée à destination définitive que
ce nouveau trajet leur avait été funeste. Par suite des manutentions successives, des transbordements inévitables et des secousses normales du transport,
les emballages s'étaient disloqués et leur contenu, meurtri et déprécié, était devenu impropre à la
vente.
Cet exemple montre bien que, sans qu'aucun re¬
proche puisse être adressé aux transporteurs, une
expédition de détail court toujours des risques plus
grands qu'un envoi en masse dont l'arrimage peut
être réalisé avec toutes les précautions désirables.
11 nous parait utile de suggérer ici aux expédi¬
teurs de réaliser le cerclage en croix des colis à
l'aide de fils de fer. Cette pratique, qui a l'avantage
de supprimer le ficelage des cagettes ou plateaux, augmente dans de considérables proportions la ré¬
sistance de ceux-ci à l'écrasement.
Mais si l'emballage perdu doit être solide, il doit
être également léger. Trop souvent on a cherché à
obtenir cette dernière qualité par une diminution trop grande de l'épaisseur des bois employés à sa construction. Ces deux buts à atteindre, légèreté et résistance, qui semblent incompatibles ne sont ce¬
pendant pas pratiquement impossibles à obtenir en même temps.
Des essais effectués au laboratoire ont démontré que la manière dont était faite une caisse avait
beaucoup plus d'importance que la matière dont
elle était constituée.
Cette conclusion se trouve confirmée par l'appli¬
cation de nombreux systèmes de consolidation ou de renforcement pouvant donner à un emballage
ers bois une résistance accrue d'une façon très appréciable.
A ce titre il y a lieu de signaler que l'agrafage est préférable au clouage.
Nous rappelons qu'une des règles primordiales à
observer dans la technique de la construction d'un emballage est de rechercher un judicieux équilibre
entre contenant et contenu. L'emballage le plus
solide n'est pas forcément le plus convenable. Il y
a lieu toutefois, dans la réduction de la résistance, de se rendre compte si l'excès d'économie en force du contenant n'est pas absorbé et dépassé par les dégâts du contenu en cours de route.
A quel prix doivent être produits ces emballages
d'un nouveau type pour s'assurer une clientèle fidèle et, de plus, susceptible d'un accroissement rapide ?
Il ne suffit pas, en effet, d'affirmer qu'ils doivent
être bon marché, encore faut-il fixer les limites su¬
périeures qu'ils ne peuvent dépasser sans être reje¬
tés comme trop coûteux par leurs utilisateurs éven¬
tuels.
Nous dirons donc que dans l'état actuel des cho¬
ses, leur prix de vente ne doit pas excéder le mon¬
tant total des frais qui grèvent l'emploi de l'embal¬
lage retournable communément utilisé.