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Titulaires et non-titulaires

Dans le document Florent Palluault (Page 116-131)

Un peu moins d’un tiers des membres actifs que nous avons relevés obtint une place de titulaire. Parmi les 880 membres actifs entre 1826 et 1873, 258, soit 29,3 %, devinrent titulaires et 622 quittèrent les séances de la Société avec le simple titre d’adjoint. Il est intéressant d’examiner dans quelle mesure la hiérarchie existant au sein de la Société reflétait celle de la Faculté de Médecine et des hôpitaux.

Parmi les membres titulaires, le nombre d’internes est beaucoup plus élevé que parmi les non-titulaires. Alors que la moyenne des membres actifs est de 84,8 %, celle des titulaires est de 93,4 %. L’accès aux places de titulaires ne faisait pas l’objet d’une compétition entre les membres. Le plus souvent, le cadre des titulaires n’était pas rempli. L’externe qui le voulait, pouvait devenir membre titulaire sans difficultés. Mais les externes étaient en nette minorité et le prestige des internes jouait pleinement. Il est probable que les places de titulaires étaient tacitement réservées aux internes, et que les externes tentaient rarement de les obtenir.

Le temps passé dans la Société

Le temps passé au sein de la Société en tant que membre actif est un indice de l’investissement de chaque membre dans ses travaux. 42,8 % des membres actifs restèrent entre deux et quatre ans dans la Société, ce qui constitue une très courte période. Les membres qui cherchaient à obtenir le titre de titulaire étaient ceux qui se sentaient des affinités avec les travaux de la Société. Le graphique montrant la répartition du temps passé dans la Société par les titulaires et les non-titulaires prouve que les membres titulaires, en minorité au sein de la Société, restaient majoritairement plus longtemps que les non-titulaires.256

256

L’

AVENIR DES MEMBRES DE LA

S

OCIÉTÉ Les carrières parisiennes

Nous avons vu que la proportion de Parisiens parmi les membres de la Société anatomique était plus importante que parmi les étudiants de la Faculté de Médecine. Les lieux d’exercice mettent encore plus en évidence la prédominance de la capitale.257 499 membres de la Société anatomique pratiquaient la médecine à Paris, ce qui correspond à une proportion de 62 % de ceux qui exerçaient en France. 112 membres de la Société anatomique devinrent médecins des hôpitaux de Paris, et 64 devinrent chirurgiens dans ces mêmes établissements.

142 membres devinrent professeurs agrégés de la Faculté de Médecine de Paris, et 62 échouèrent au concours.258 Sur 37 candidats à l’agrégation de chirurgie et médecine en 1844, seuls 5 (2 en médecine et 3 en chirurgie), n’étaient pas membres de la Société anatomique. Tous les agrégés nommés cette année-là en médecine et chirurgie appartenaient à la Société. De même, en 1860, 1 seul des 14 candidats reçus à l’agrégation n’était pas membre de la Société anatomique. Conséquence logique du grand nombre d’agrégés, 100 membres de la Société anatomique devinrent professeurs ou professeurs suppléants à la Faculté de Médecine de Paris.

Les carrières en province

La carte de la répartition des lieux d’exercice des membres de la Société anatomique montre que les anciens membres de la Société anatomique qui s’éloignaient de Paris choisissaient de préférence des départements où ils pouvaient espérer une carrière hospitalière. Cette carte, comparée à celle des origines des membres, laisse clairement percevoir l’attraction de villes comme Bordeaux, Lyon, Marseille, Rouen et Nantes et Reims.

Pour des raisons diverses, des médecins qui avaient l’ambition et les moyens de faire une carrière dans les hôpitaux de Paris et de devenir agrégés de la Faculté choisissaient de retourner en province. Les école secondaires de médecine n’organisaient pas de concours de recrutement de leurs professeurs basés sur l’agrégation, et il pouvait être relativement facile, si l’on connaissait les notables de la ville et si l’on disposait de bonne recommandations à Paris, d’obtenir un poste dans une école secondaire dès la thèse de doctorat en poche.

Parfois, le choix d’une école secondaire pouvait se révéler désastreux. Toussaint DEBROU accepta d’aller exercer à Orléans parce qu’on lui avait promis un poste de professeur à l’école de médecine. Mais cette école fut supprimée en 1849 et il ne réussit pas, ensuite, à réintégrer le cercle des médecins des hôpitaux de Paris.

Académie de Médecine

Ainsi que nous l’avons vu, le nombre des membres de l’Académie de Médecine fut réduit en 1829. Une seule nomination avait lieu pour trois extinctions. Beaucoup de médecins qui auraient été nommés dans les années 30-40 dans d’autres conditions n’ont pu l’être. Toutefois, les membres de l’Académie de Médecine sont très nombreux parmi les anciens membres de la Société anatomique : j’en ai relevé 209, la plupart ayant été élus dans les sections d’anatomie pathologique, de pathologie médicale et chirurgicale et de médecine opératoire.

257

Voir p. 218. 258

L’agrégation en médecine et en chirurgie avait été créée par l’ordonnance du 2 février 1823. Trente-six agrégés étaient attachés à la Faculté de Médecine de Paris, dont un tiers en stage et deux tiers en exercice. Les agrégés étaient appelés à suppléer les professeurs en cas d’empêchement et à faire partie des jurys d’examens et de thèse. A partir de 1840 le temps d’exercice fut de neuf ans. Les agrégés donnaient des cours dans les amphithéâtres de l’École pratique. Leurs cours n’étaient pas aussi formels que ceux des professeurs, et pour cette raison, ils étaient souvent mieux appréciés des étudiants.

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UAND LES MEMBRES QUITTENT

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La plupart de jeunes diplômés originaires de province quittaient immédiatement Paris pour aller exercer dans leur département ou tenter de trouver une place dans un hôpital ou une école. Dès que leur thèse était passée, de nombreux membres adjoints de la Société demandaient donc à prendre le titre de correspondants. Il arrivait aussi que certains d’entre eux aient l’ambition de s’installer à Paris. Mais la capitale comptait de nombreux médecins et la concurrence était rude. Devant la difficulté de se forger une clientèle, ils devaient parfois renoncer et revenir dans leur province. Ils avaient au moins eu le mérite de s’essayer quelque temps à la clientèle parisienne. Certains demeuraient aussi quelques années à Paris afin de passer l’agrégation ou le concours du Bureau central.

Tous les membres ne quittaient donc pas la Société juste après leur thèse. Ceux qui avaient l’intention de préparer un des concours avaient tout intérêt à assister encore pendant quelque temps aux séances, se mesurer à leurs collègues, prendre la parole. Ils utilisaient la Société anatomique comme un terrain d’entraînement aux difficiles concours qu’ils préparaient.

Les membres installés à Paris n’étaient aucunement contraints de quitter la Société. Certains d’entre eux assistèrent pendant plus d’une dizaine d’années aux réunions de la Société.

Les radiations des listes d’adjoints et de titulaires

Dans son règlement, la Société anatomique prévoyait un certain nombre de sanctions contre les membres qui n’auraient pas rempli les obligations imposées par le règlement ou qui auraient commis une faute grave envers la Société. Le règlement de 1826 détaillait les peines encourues par tout membre qui refuserait de payer ses cotisations ou son diplôme.

Art. 46 : Tout membre qui aura laissé s’écouler un trimestre entier sans s’acquitter de ses dettes envers la Société, sera officiellement invité par le Président à payer ce qu’il devra; cette invitation sera insérée au procès-verbal; et dans le cas où il ne s’acquitterait pas [biffé : avant la séance] dans la quinzaine qui aurait suivi cette invitation, son exclusion pourra être proposée et prononcée selon les termes du règlement relatifs à cette mesure.

Art. 50 : La Société peut prononcer deux sortes de peines contre ses membres : les amendes et l’exclusion.

Art. 51 : Les amendes, telles que les impose le règlement, sont prononcées par le Président, qui fait l’application des articles relatifs à ces divers cas.

Art. 52 : L’exclusion ne peut être prononcée que huit jours après qu’elle aura été proposée, et alors la majorité des deux tiers des voix sera nécessaire.

Le règlement de 1834 reprenait dans son article 52 l’article 46 du règlement de 1826 en faisant obligation au membre concerné de payer dans la séance suivante, mais ces dispositions ne furent jamais appliquées de manière satisfaisante. Les cotisations arriérées de l’année précédente devinrent même une rubrique à part entière dans le livre du trésorier et aucun membre ne fut, avant 1849, expulsé de la Société pour défaut de paiement. Le 9 décembre 1840, lors de la limitation du nombre de membres, le Comité avait pourtant de nouveau brandi la menace de l’exclusion.

Art. 2. : Tout membre qui pendant deux trimestres n’aura pas acquitté les cotisations sera définitivement exclu.

Art. 3. : Le nom des membres exclus sera imprimé dans le bulletin qui suivra l’exclusion.

Le Comité prit l’habitude de considérer ces membres indélicats comme des membres correspondants—car ils s’abstenaient souvent de se présenter à la Société où le trésorier aurait pu leur rappeler leur dette—et de les inscrire en tant que tels dans la liste des membres, pourvu toutefois qu’ils aient déjà acquitté le prix de leur diplôme de membre adjoint. Cette manière d’agir, qui n’apparaissait pas dans le règlement, fut facilitée par les habitudes de la Société concernant le passage dans la catégorie des membres correspondants. Comme on l’a vu, ce changement était loin d’être toujours fait dans les règles: souvent, les membres cessaient simplement de venir aux séances et de payer leurs cotisations. Comme il n’était pas nécessaire d’écrire une lettre au Président de la Société pour demander le titre de membre correspondant—le règlement exigeant seulement que le membre en eût «

émis le souhait »—beaucoup de membres quittaient la Société sans s’inquiéter de savoir si on les considérerait comme correspondants, puisque le Comité se chargerait de les inscrire dans cette catégorie dès qu’ils ne donneraient plus signe de vie. Certains membres profitèrent de cette confusion pour cesser de payer leurs cotisations en espérant jouir de tous les privilèges des membres adjoints jusqu’au moment où ils seraient portés d’office sur la liste des correspondants.

A la suite de ces abus, la Société se vit dans l’obligation de se faire plus sévère. Dans la séance du 3 mars 1841, elle refusa d’offrir le titre de membre correspondant à Constantin JAMES. En réponse aux circulaires envoyées aux membres en retard pour le paiement de leurs dettes, JAMES avait adressé une lettre au Comité pour donner sa démission de membre adjoint. Le trésorier fit observer que la Société ne pouvait accepter cette démission « attendu que M. JAMES était débiteur d’une somme assez considérable ».259

Avant 1844, le Comité procéda à ces changements de titre sans les retranscrire dans le procès-verbal. Ils étaient considérés comme une étape normale du passage d’un membre dans le sein de la Société, et étaient devenus un des articles non écrits du règlement. On les déduit seulement de l’évolution de la liste des membres et du registre du trésorier.

Le 12 juillet 1844, la Société adopta que le Comité déclarerait vacantes les places des membres dont la cotisation n’aurait pas été acquittée pendant le trimestre écoulé, et que ces membres seraient considérés comme démissionnaires. Ils étaient donc rayés des listes des membres actifs mais ils ne perdaient pas le bénéfice de leur acceptation originelle au sein de la Société et pouvaient prendre le titre de membre correspondant.

Le 20 mars 1846, le Comité décida qu’une lettre serait envoyée à tous les membres dont la dette dépassait 20 francs. S’ils ne répondaient pas dans les huit jours, ils seraient portés d’office sur la liste des correspondants. Les articles 100 et 101 du règlement du 1er novembre 1846 précisèrent les conditions dans lesquelles un membre pouvait être placé sur la liste des correspondants ou des honoraires.

Art. 100 : Tout membre titulaire qui ne paye plus de cotisations depuis six mois, et qui n’a pas demandé de congé, peut, sur une décision du comité d’administration, être inscrit immédiatement parmi les honoraires s’il est titulaire depuis deux ans et demi, et parmi les correspondants, dans le cas contraire. Art. 101 : Tout membre adjoint qui ne paye plus de cotisations depuis six mois, peut, sur une décision du comité d’administration, après avis donné par le secrétaire, si le membre réside à Paris, être inscrit immédiatement parmi les membres correspondants.

Dans les comptes-rendus du Comité on commença à cette époque à parler du « placement d’office » sur la liste des correspondants comme d’une punition grave, justifiée par un comportement indigne et irresponsable. Le 18 décembre 1846, le Comité procéda à une première radiation collective en plaçant sur la liste des membres correspondants FREMY, DEPUISAYE et Henri GUENEAU DE MUSSY, dont la dette était très importante. Il accorda un sursis aux autres membres. Certains ne satisfirent pas les exigences du Comité car quelques semaines plus tard, dans la séance du 29 janvier 1847, BERGERON, CAZALIS, DUMONT, GUERINEAU, LACOUR, LAROCHE, POTIER, ROUTIER, et VOILLEMIER, qui devaient tous entre 17 et 35 francs, c’est-à-dire l’équivalent d’un an et demi à trois ans de cotisations, furent placés d’office sur la liste des membres correspondants.

Dans la même séance, on porta une attention toute particulière au cas de Henri DE CASTELNAU dont la dette s’élevait à 55 francs (33 pour achat de bulletins et 22 pour cotisations). Le comité insista vivement « pour qu’on prévienne cet ancien vice-président que s’il n’acquittait pas immédiatement cette somme, ce fait serait porté à la connaissance de la Société ». Lui non plus ne répondit pas au vœu de la Société et dans la séance du Comité du 16 mai 1847, il fut éliminé de la liste des titulaires et inscrit parmi les honoraires, alors que JARJAVAY et PARISE l’étaient parmi les correspondants.

Le 19 novembre 1847, le Comité, sur la proposition de PIGNE, décida de rayer à nouveau « sans rémission » douze membres en retard pour leurs cotisations et les porta, selon leur statut, soit sur la liste des correspondants, soit sur celle des honoraires.260 Le 16 novembre 1849, le Comité inscrivit

259

Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°1, Registre n°5, 3 mars 1841. On ignore les suites de cette affaire. 260

Cette radiation n’intervint effectivement que le 26 novembre 1847. Les membres concernés étaient : BLANCHE, CAHEN, CHASSAIGNAC, DELATRE, CAMPBELL, MARCHAL, OLIFFE, OULMONT, ROUSSEL, CHAPSAL, MIGNON et DUCLOS.

encore neuf membres parmi les correspondants.261 Toutes ces radiations provoquèrent des lacunes dans le cadre des membres actifs et expliquent l’élection de très nombreux membres pendant cette période.

Les expulsions définitives

Pour non-paiement des cotisations

Avant 1848, le Comité s’était toujours refusé à proposer à la Société l’exclusion d’un membre qui n’aurait payé ni diplôme ni cotisation, jugeant sans doute trop sévères les articles du règlement qui prévoyaient cette éventualité. La seule mention d’expulsion rencontrée avant cette date intervint en 1837 pour des raisons non financières et fut proposée par CHASSAIGNAC—alors vice-président et membre du Comité—en son nom propre et non en celui du Comité.262

Cependant, comme on vient de le voir, la politique du Comité se fit plus sévère à partir de 1846. Le 19 mai 1848, le Comité proposa à la Société, à qui revenait la décision ultime, l’expulsion d’un membre pour « défaut de paiement et absentéisme complet ».263

M. le Président du Comité expose à la Société les faits suivants : un membre nommé il y a 4 mois, n’a point encore retiré son diplôme, n’a pas paru à la Société depuis l’époque de sa présentation, n’a rempli aucun de ses engagements auprès de M. le trésorier, en un mot s’est affranchi de toute obligation comme membre d’une société, de toute convenance comme collègue. En cette occurrence le Comité invite la Société à statuer d’autorité sur le sort de ce membre; il propose à cet effet d’insérer purement et simplement dans nos bulletins que M. Untel a cessé de faire partie de la Société anatomique.

Après une courte délibération, la Société adopte à l’unanimité la proposition du Comité. En conséquence, M. LAFFILEY (c’est le nom du membre en question) a cessé de faire partie de la Société, et cette décision sera insérée dans les bulletins.

Le 21 juillet 1848, cependant, le Comité reçut une lettre de LAFFILEY où celui-ci expliquait les motifs graves qui l’avaient tenu éloigné de Paris et empêché de remplir ses obligations envers la Société. Le Comité proposa à la Société de revenir sur la décision prise, et sur sa demande, LAFFILEY fut inscrit sur la liste des membres correspondants.264

La première expulsion définitive fut celle de Hippolyte Eugène TRIQUET. Déjà le 2 mars 1849, le Comité demandait à son propos à la Société si elle ne jugerait pas convenable que « tout membre qui au bout de sept mois n’aurait pas acquitté les conditions de son admission fût retranché du nombre des membres adjoints et que son nom fût inscrit sur les bulletins » [avec les motifs de cette expulsion]. La Société répondit affirmativement.265 Le 17 août suivant, MACQUET lut, au nom du Comité, un rapport concluant à la radiation de TRIQUET qui, malgré les avis réitérés du trésorier et du Comité, n’avait acquitté ni les frais de diplôme et de réception, ni le montant des cotisations. A la suite de ce rapport, la Société adopta l’exclusion de TRIQUET et la publication dans les bulletins des motifs qui avaient conduit à cette décision.266

261

Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°1, Registre n°17, 16 novembre 1849. DAGINCOURT, DEPAUL, DUMOULIN, FATON, LAMAESTRE, PÉNARD, SIMON, VIARD, WICKAM.

262

Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°1, Registre n°5, 24 janvier 1838

« Le vice-secrétaire donne lecture du procès-verbal. M. THOMPSON réclame contre l'omission qui a été faite de la mention de l'hommage fait par lui d'un cahier lithographié. Le vice-secrétaire fait observer que cette omission est volontaire de sa part, qu'il regarde le cahier déposé par M. THOMPSON sur le Bureau comme un pamphlet injurieux et que la Société ne doit pas en accepter l'hommage. Après une discussion assez vive, la Société adopte la rédaction du procès-verbal. »

CHASSAIGNAC lut ensuite une proposition ayant pour but d’exclure THOMPSON. La proposition fut discutée dans la séance suivante :

« L'ordre du jour appelle la discussion de la proposition de MM. CHASSAIGNAC, PIGNÉ et HARDY concernant l'exclusion de M. THOMPSON. Sur la demande d'un des membres, la Société se forme en comité secret. Après avoir entendu pour et contre cette proposition plusieurs membres, la Société vote au scrutin secret. La proposition, n'ayant pas réuni les deux tiers des suffrages, n'est pas adoptée. (Les voix se sont ainsi partagé : 48 votants, 22 pour l'exclusion, 26 contre). »

263

Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°1, Registre n°17, 12 et 19 mars 1848. Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°2, Procès-verbaux pour 1848, 19 mars 1848.

264

Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°2, Procès-verbaux pour 1848, 21 juillet 1848. 265

Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°2, Procès-verbaux pour 1849, 2 mars 1849. 266

Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°1, Registre n°17, 13 juillet 1849. Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°2, Procès-verbaux pour 1849, 17 juillet 1849. Le secrétaire, Léon MAILLIOT, envoya la lettre suivante à TRIQUET :

Dans la séance du 16 novembre 1849, MACQUET proposa d’appliquer la même mesure à BOYER, ROBERT et PETIT, admis depuis plus de six mois comme membres adjoints et qui se trouvaient dans les mêmes conditions. La Société adopta cette décision267 mais elle ne fut pas appliquée et il fallut un nouveau rapport de LEUDET, secrétaire du Comité, le 15 mars 1850, pour que cette radiation, votée à nouveau, soit effectivement insérée dans les Bulletins.268 Cela montre la répugnance de la Société à exclure définitivement les membres qui ne payaient pas leur dû, chacun sentant bien le poids des

Dans le document Florent Palluault (Page 116-131)