Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le j o u r n a l .
Sixième Année. — N
081.
P r i x d u n u m é r o 10 c e n t i m e s
Jeudi 6 Octobre 1892.
B u r e a u x : R u e d e l a S e r r e , 27.
Un a u : Six mois
Suisse . . . . Fr. 6»— Fr. 3»—
Union postale » 12»— » 6*—
On s'abonne à tous les bureaux de poste
le Jeudi et le Dimanche à la Ghaux-de-Fonds
Provenant de la Suisse 20 et. la ligne de l'étranger 25 » » » Minimum d'une annonce 50 cent.
Les annonces se paient d'avance Organe de la Société Intercantonale des Industries du Jura, des Chambres de commerce, des Bureaux de contrôle
et des Syndicats professionnels.
Le ministre du commerce français et la convention franco-suisse Le discours prononcé par M. J. Hoche, ministre du commerce français, à un banquet que lui a offert la chambre de commerce de St-Etienne était attendu avec impatience. 11 a exposé ses vues sur la politique douanière de la France et sur la nécessité des traités de com- merce. Parlant de la convention franco- suisse, il s'est exprimé en termes très flatteurs pour la Suisse, « ce pays qui
« ne tire pas sa puissance de l'étendue
« de son territoire, du nombre de ses
« habitants, de ses forces militaires, mais
« qui est grand par la noblesse de ses
« sentiments, par la dignité de sa vie
« sociale, par le libéralisme de ses insti-
« tutions ».
Puis, parlant des plaintes très vives qui se sont élevées en Suisse au moment de l'application du nouveau tarif des douanes français aux divers pays étran- gers, il rappelle qu'une rupture commer- ciale avait été sur le point de se pro- duire, mais qu'elle avait été évitée grâce à la promesse faite par le ministère français d'étudier et de soumettre cas échéant à l'attention du parlement, les plaintes et les réclamations formulées par la Suisse.
Puis rappelant ensuite l'esprit de conciliation réciproque dont on a fait preuve de part et d'autre, et grâce au- quel on a pu réaliser l'entente commer- ciale « entre deux peuples si bien faits pour vivre en bon accord » le ministre a dit :
Cc résultat nous était d'autant plus précieux
<|iie la Suisse est pour la France non seulement une amie d'ancienne date, mais une cliente fidèle et que nous sommes loin d'avoir à nous plaindre de nos relations commerciales avec elle. Vous savez, en effet, «pie nous lui veinions pour plus de 220 millions de produits, alors que nous ne lui en achetons (pie pour moitié
environ de cette somme. La France a peu de clients de cette espèce, et Ceux qu'elle a,elle a intérêt à les conserver.
L'espace nous manque pour reproduire ce discours dans son entier, en voici la fin :
La convention franco-suisse, est-il besoin de le dire ? est l'oouvre du gouvernement tout en- tier, abstraction laite des .opinions économi- ques des hommes qui le composent, du gou- vernement, qui n'a pas tranché une question de doctrine mais bien d'intérêt national, et sur une question île cet ordre, un protectionniste convaincu comme l'est, pour ne citer que lui, M. le président du conseil, se met bien facile- ment d'accord avec les libre-échangistes les plus impénitents.
Et, en effet, messieurs, c'est un véritable et grand intérêt national qui se trouve en jeu. Il s'agit de savoir si une politique aveugle — je ne veux pas la qualifier autrement — laissera supplanter nos produits sur le marché suisse par les produits de l'Allemagne, de l'Autriche et de l'Italie, grâce aux traités que ces puis- sances ont conclus pour douze années avec la Confédération helvétique, ou si, au contraire, nous continuerons à cultiver avec un pays aiiii'les relations cordiales et fructueuses (pie nous entretenons avec lui depuis si longtemps.
Pour moi, je vous en donne l'assurance, je ne ménagerai ni mon dévouement ni mes forces au succès de la cause que soutient le gouver- nement et qui, j'en ai la ferme confiance, pré- vaudra devant le patriotisme éclairé du Parle- ment.
Quant à Ia presse, les organes vrai- ment libéraux approuvent sans réserve les conclusions du ministre français.
Le Journal des Débats, parlant du discours de M. Jules Roche, dit: «Notre intérêt est de réaliser l'accord avec la Suisse, dont les principaux avantages sont pour nous. » Le Siècle applaudit aussi au discours de M. J. Roche à St-Etienne, qui est un remarquable plai- doyer en faveur de la convention. Le Siècle regrette qu'on ne soit pas ar- rivé avec la Suisse à un accord plus complet.
On peut donc s'attendre à ce que l'ar- rangement commercial intervenu entre les gouvernements des deux pays soit vigoureusement défendu devant le parle- ment français par le ministre du com- merce et, puisque les concessions .con- senties en faveur de la Suisse l'ont été par le cabinet tout entier et non seule- ment par le ministre J. Roche, comme certains organes français le laissaient prévoir, les chances d'une ratification en sont augmentées. On ne croit cependant pas que le cabinet tout entier soit dès maintenant décidé à poser la question de confiance avant de savoir la tournure que prendront les débats; toutefois on affirme qu'en tout état de cause un ou deux ministres seront obligés de poser la question de confiance.
La question est de savoir si la vigou- reuse campagne que mène en ce moment le fougueux apôtre du protectionnisme, M. Méline, amènera le triomphe de ses idées au sein du Parlement. Ce serait fort regrettable; car, si l'arrangement intervenu à la suite de négociations très laborieuses est loin de nous donner toutes les satisfactions auxquelles nous pouvions légitimement prétendre, il est pourtant plus favorable à nos intérêts, comme à ceux de la France, qu'une guerre de ta- rifs qui nous lancerait dans l'inconnu.
Parlant de la conspiration protection- niste menée par M. Méline, le Journal de Genève dit fort justement : « Déjà dans les conciliabules, la valeur marchande de la Suisse est fort discutée. Tantôt on la représente comme un client de second rang qu'il n'y a pas à ménager, tantôt, au contraire, comme un redoutable con- current qu'il faut écarter à tout prix. On devrait au moins se mettre d'accord sur ce que nous valons, avant l'ouverture de la discussion. »
Ces points de vue contradictoires aux-
quels se placent les adversaires de la
• •
342 LA FEDERATION HORLOGÈRE SUISSE
convention, seront sans doute exploités par ses partisans, qui ont des arguments autrement logiques et concluants à mettre en avant. Du reste, nous ne tarderons pas à être fixés, puisque le Parlement français est à la veille de se réunir et le mieux est, pour nous, d'attendre tran- quillement l'issue des débats intéressants, orageux peut-être qui vont s'ouvrir. Ce n'est pas nous qui tirerons les premiers et nous sommes en très bonne pbsture pour riposter, si les circonstances l'exi- gent.
et les changements
La révision de la loi de Brumaire en France
La commission spéciale chargée de prépa- rer la' refonte de la loi du 19 brumaire an VI vient de dresser un avant-projet réunissant les dispositions de la loi qu'il lui a paru né- cessaire de conserver
qu'elles proposera.
Cette commission est loin d'être favorable aux revendications de la fabrique d'horloge- rie bisontine, dont les boites d'or et d'ar- gent sont une part importante des objets j u s - ticiables de la loi de Brumaire. Les fabriques de bijouterie et le fisc, pour dés raisons qu'il n'est pas nécessaire d'indiquer ici, se sont montrés hostiles à la suppression des droits somptuaircs. Mais ce qui est inadmissible, c'est qu'ils aient repoussé la demande de Be- sançon, tendant à séparer les boites de mon- tres de la bijouterie et de l'orfèvrerie, et à leur appliquer, outre les droits d'essai, une petite taxe uniforme par boite.
Lo principal obstacle au développement de l'exportation des boites d'or et d'argent con- siste en droits somptuaircs, qui empêchent la libre sortie et la libre rentrée de nos produits.
Aussi, Besançon en appcllora-t-il devant le Parlement des décisions de la commission.
P o u r la consommation intérieure, l'avant- projet maintient les trois titres de 920, 840 et 750 millièmes pour l'or, 950 et 800 millièmes pour l'argent. Il abaisse les droits de contrôle à 20 i'r. par hectogrammes pour l'or et 1 fr.
pour l'argent; il ne fixe pas encore les prix des essais, mais dit qu'il a u r a un minimum et un maximum.
Il est admis sur le titre une tolérance de 3 millièmes (or) et 5 millièmes (argent) pour les objets massifs; cette tolérance est portée à 20 millièmes pour les objets contenant des p a r - ties soudées, le titre étant calculé sur l'en- semble de l'ouvrage, soudure comprise. Toute- fois, l a tolérance de 3 ou de 5 millièmes et la seule appliquée au métal constitutif.
Le projet exempte les ouvrages destinés à l'exportation de l'essayage et de l'apposition du poinçon de la g a r a n t i e ; mais ces objets exemptés devront recevoir, avant d'être ache- vés, le poinçon de maître et un poinçon spé- cial portant les lettres « export ». Ils devront être renfermés dans des armoires spéciales. .
Le fabricant qui veut exporter des objets poinçonnés touchera les 9/10 des droits de g a - rantie précédemment versés; les poinçons seront oblitérés.
Les bureaux de garantie ne pourront es- sayer qu'à la coupelle.
D'autres dispositions règlent le régime des ouvrages plaqués, le service des poinçons, les déclarations à faire et fixent les pénalités.
(Revue horlogère.)
Les chances du commerce étranger en Chine.
La Chine est le centre d'affaires considéra- bles et croissantes. Les rapports des consuls anglais attestent un progrès constant dans ce pays. A Shanghaï, par exemple, le chiffre des affaires s'élevait, il ν a vingt-cinq ans, 'dans la période 1866-1870, a 103.800.000 Urds. En 1891, il s'est élevé à 165.500.000 tœls. Kn tenant compte de la variation de valeur du tel, qui valait en 1870 environ 7 francs et n'en vaut aujourd'hui pas plus de 5,70, on voit que le commerce de Shanghaï seulement s'est élevé de 726.600.000 francs, en 1870, à 1 milliard 50 millions environ en 1891. Le commerce de Canton n'a pas été en 1891 inférieur à 290 mil- lions de francs, lin dehors de ces doux ports, il y en a dix-neuf autres qui, en vertu fies trai- tés, sont ouverts au commerce étranger ; quel- ques-uns parmi eux sont très importants, quoi- que inférieurs à ceux (pie nous venons de citer.
Nous citerons, par exemple, Hankéou, Chun- king, situé, comme Hankéou, sur le fleuve bleu (Yang Tsé Kiang) et qui, de l'extrémité de la province du Szu-Chuen, dessert une région considérable par l'étendue, la population et la richesse.
Si l'on additionnait le chiffre d'affaires des 21 ports ouverts par traité, on arriverait cer- tainement à un commerce supérieur à 2 mil- liards. Kt ce ne serait encore qu'une faible partie de ce qui se traite dans l'ensemble de la Chine. A l'intérieur, par les fleuves immen- ses et qui pénètrent profondément dans les terres, par le système de c a n a u x qui a émer- veillé tous ceux qui l'ont vu, et enfin par les routes ou plutôt par ces sentiers que l'on dé- core en Chine du nom de routes, il se fait en- core un commerce énorme, dont il est impos- sible, même à quelques centaines de millions près, d'évaluer l'importance.
Le commercé extérieur, celui qui se fait p a r les treaty ports (ports ouverts en vertu des trai- tés), est presque entièrement a u x mains des étrangers : Anglais, Russes, Américains, Alle- mands et, pour une, part très petite, Français.
Le commerce intérieur, au contraire, est presque tout entier a u x mains des Chinois.
Les étrangers ont fait des tentatives nom- breuses pour en prendre une partie; ces ten- tatives sont presque toujours demeurées vaincs
Les hésitations, les contradictious du gou- vernement chinois s'expliquent à merveille.
Elles sont déterminées par des raisons politi- ques.
Le gouvernement chinois n'aime certes pas les étrangers. Entre lui et eux, il y a un monde.
Toutefois, il se rend compte à merveille de es que les étrangers p o u r r a i e n t l u i a p p o r t e r : J c d é - vcloppement des affaires, l'augmentation des impôts, l'exactitude et la fidélité dans les r e n - trées. C'est pour cela que, par exemple, il ad- mis les douanes sous la direction d'un Anglais, le célèbre sir Robert l l a r t ; c'est pour cela qu'il avait autrefois confié l'arsenal de Fou-Chcou à un Français, M. Gicquel des Touches. S'il pouvait, il ferait davantage encore. Il autori- serait volontiers les étrangers à construire des chemins de fer, à exploiter des mines, à tra- fiquer librement dans tout l'intérieur.
Mais le gouvernement, quoique en principe gouvernement absolu, est obligé de compter avec un pouvoir très influent ; les mandarins provinciaux.
Chaque province a ses barrières propres de douanes. Cela ne doit ni surprendre ni scan- daliser les nations qui, comme nous, ont eu leurs douanes et leurs octrois. A ces barrières de douane, les mandarins provin- ciaux ont depuis un temps indéterminé établi sur les marchandises qui entrent dans leur province un droit de lekin. Le lekin, en chinois, signifie quelque chose comme droit du milliè- me. Grammaticalement et étymologiquement,
un tel droit impliquerait donc que les m a n d a - rins lèveraien t s u r les marchandises qui pé- nètrent dans leu r province un droit de 1 pour mille ad valorem, ou, si ce n'est exactement 1 pour mille, du moins un droit fort réduit.
Cela serait à la rigueur fort acceptable. Mal- heureusement, d'une part, ce droit prétendu de 1 pour mille est toujours de plusieurs pour cent, et comme, d'autre part, les douanes où se lève le lekin ne se rencontrent pas seulement à l'entrée des provinces, m a i s un peu partout, là ou elles ont été, au point de vue de la per- ception, les plus commodes à établir, il en résulte, qu'après avoir franchi les différentes barrières et acquitté les divers droits de lekin, I es marchandises sont grevées de frais énormes.
Les douanes impériales établies dans les poris ou sur certains fleuves lèvent, à l'entrée dans l'empire, un droit modéré, pui est en moyenne de 5 et déliasse r a r e m e n t 7 pour cent: cela est assez raisonnable ; mais les douanes provin- ciales, avec le système du lekin corrompent tout ce (pie les douanes impériales ont de libé- ral, et le commerce avec l'intérieur en est comme paralysé.
Pour remédier à cette pratique désastreuse, le gouvernement impérial, d'accord avec les gouvernements étrangers, a imaginé les transit passes. lin vertu de ces passes, sortes de certi- ficats délivrés par les agents des douanes im- périales contre un droit fixe et modique acquitté entre leurs mains, les marchandises peuvent
£tre librement transportées de la mer à l'inté- rieur jusqu'au point de leur destination finale, sans avoir à payer quoi que ce soit on sus, soit à titre de lekin, soit à tout autre titre.
C'est là un système ingénieux, et, malgré les inconvénients de ce qu'on appelle le. point final de destination, ce qui ne permet ni les arrêts ( pour vendre en route) ni les change- ments de destination, c'est assez commode pour les marchands. Malheureusement, sur beaucoup de points du territoire de l'Empire, ce système est resté à l'état de conception théorique et n'a pu être pratiqué à cause de l'opposition des mandarins provinciaux. Les transit passes menaçaient de leur enlever le plus clair de leurs bénéfices ; en conséquence, beaucoup d'entre eux ont refusé de les recon- naître, et ont continué à prélever le lekin mal- gré le certificat impérial qu'on leur présentait.
II dépend d'eux uniquement de lever cet impôt, le gouvernement central n'ayant ni Ia force ni la volonté de les réduire à l'obéissance, et n'étant d'ailleurs peut-être pas fâché, malgré tout, après avoir acquiescé aux demandes des gouvernements étrangers, de voir les conces- sions qu'il a faites rendues vaincs par des obstacles qu'on sait ne pouvoir lui imputer.
Pour ces motifs l'usage des transit passes est peu développé et, au surplus, très variable.
Dans la province de Canton, par exemple, eu 1890, 79 transit passes seulement ont été délivrés pour des marchandises dont le chiffre ne dé- passe pas 48.000 livres sterling, moins d'un million de francs. En 1891, au contraire, il en a été délivré 1.946, pour 435.000 livres sterling, soit près de 11 millions de francs de m a r c h a n - dises. Le document auquel nous empruntons ces chiffres ne dit pas l a cause de cet accrois- sement subit. Tout porte à croire que cette cause est le déplacement, sur un point donné, d'un fonctionnaire hostile,etson remplacement par un autre qui est ou plutôt a été rendu fa- vorable au système des transit passes.
Dans ces conditions, l'idée de pénétrer, actu- ellement, dans l'intérieur de la Chine et d'y développer notre industrie et notre commerce doit être abandonnée. Ou, pour parler plus exactement, les étrangers, s'ils veulent réussir, doivent modifier leur conduite, leur tactique, presque du tout au tout.
L'expérience révèle que les grands m a n d a - rins, surtout ceux des provinces que baigne la nier, ne sont, comme on pourrait le croire, ni réfractaires aux progrès et aux entreprises de
LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE 343
l'Occident, ni ennemis des bénéfices que ces
•entreprises procurent. Ceci connu, les E u r o - péens qui désirent s'acheminer peu à peu vers l'intérieur, devront se cantonner d'abord dans les provinces maritimes, au voisinage des ports ouverts par les traités; et s'ils méditent quel- q u e entreprise industrielle et commerciale, ils devront la mettre sous la protection d'un h a u t mandarin, préalablement intéressé à l'avenir
<le l'entreprise ; enfin, ils auront soin de s'as- socier un certain nombre de Chinois, gros marchands ou capitalistes, et s'ils forment, p a r exemple, des sociétés anonymes ou en com- mandite, l'aire nettement apparaître dans le titre et flans l a composition du conseil d'admi- nistration, l a présence de sujets de l'Empire.
Nouvelles diverses ,
IiOu b o u r s e s d e t r a v a i l e n F r a n c e . — Voici les diverses bourses du travail qui exis- tent en France :
Lyon, établissement subventionné p a r l a municipalité, 70 syndicats adhérents;
Saint-Etienne, subvention municipale, 32 syndicats ;
Marseille, subvention municipale, 70 syn- dicats;
Béziers, subvention municipale;
Bordeaux, deux bourses, dont une subven- tionnée p a r l a municipalité;
Montpellier, subvention municipale;
Nîmes, subvention de l a ville et du dépar- tement;
Toulouse, subvention municipale;
Cholet, subvention municipale, 2 syndicats;
Toulouse, subvention municipal, 8 syndicats;
Calais, Cours, (Rhône), Troyes, subventions municipales;
A Cette, à Saint-Quentin et à Nantes, on est en train d'installer des bourses de travail.
Nulle part, les grandes associations ouvrières, charpentiers, maçons, serruriers, charrons, qui ont le compagnonnage, n'ont voulu accep- ter l'hospitalité des Bourses du travail.
N o u v e a u j o u r n a l . — Besançon vient de s'enrichir d'un nouveau journal. Le Progrès du Doubs et de la Franche-Comté, qui p a r a î t r a tous les dimanches, et se consacrera a u x ques- tions industrielles, commerciales et agricoles.
Cote de l'argent
du 1er octobre 1892 facturé a u x monteurs de boites L'argent 800 laminé et fil à fr. 114».90 le kilo.
» 805 » » •» 115»60 >
» 875 s· » •» 125»40 »
» 900 » » » 128»90 »
> 935 » » » 133»80 >
Fin en grenailles » 141 »90 »
Boîtes contrôlées
Comme supplément au tableau des opéra- tions des bureaux de contrôle, pendant le mois de septembre, que nous publions ci-après, nous donnons le résumé des poinçonnements effec- tués dans chacun des autres mois de l'année courante.
MOIS
Janvier . . Février . . M a r s . . . Avril . . . Mai . . . . Juin . . . . J u i l l e t . . . Août . . . Septembre.
Boîtes en or 27,686 32,003 30,462 24,602 26,761 33134 33,381 34,745 38,233
Boîtes en argent 120,564 139,394 151,423 132,914 130,296 148,949 142,004 142,200 149,487
TOTAL
148,250 171,397 181,885 157,516 157,057 182,083 175,385 176,945 187,720
• Si l'on s'en tient a u x données fournies p a r le tableau ci-dessus et si l a progression a s - cendante continue, on peut admettre que nous sommes définitivement sortis de l a période aiguë de la crise, et que nous entrons dans une période normale d'affaires.
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c o c q c o c N i e o T H o o i Q C C c o i o e D 0 0 t > 1 0 T j < W C Ï ^ ^ O C 0 0 5 t - S M C O O l O t - O M t - T f C O C O T f O
— C M O O T f t - C O 1 - O O W I T f l O CO ι—I τ Η T-H CO
b - O C O l O H O *-* ( M O ^ CC O CO r H W — I h I CT) CTJ I O l— c o T f c o ro I o I c o
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Si l'on compare ces résultats à ceux du mois de juillet, on trouve qu'il y a augmentation de 10,775 s u r le total des boites contrôlées, soit de 3488 boites en or et de 7287 boites on argent.
Le bureau de l a Chaux-de-Fonds gagne 3221 boites en or et le bureau de T r a m e l a n 2736 boites en argent.
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Le soussigné porte à la connaissance de tous ceux que cela peut intéresser, mais en particulier de MM. les négociants, fabricants d'horlogerie et fabricants de cadrans, qu'il a été chargé de pour- suivre juridiquement, soit p a r la voie civile, soit p a r la voie pénale, et à teneur des lois fédérales des 26 septembre 1890 et 21 décembre 1888, tous ceux qui, p a r l'un ou l'autre des moyens indiqués dans les lois précitées, chercheraient à mettre en circulation des montres ou des cadrans portant imitation du genre de phases lunaires et de mises à l'heure enregistrées en 1887 et 1890 p a r la mai- son Chs Couleru-Meuri à la Chaux-de-Fonds et reproduites ci-dessous.
La présente publication est faite afin que personne ne puisse en prétexter ignorance.
La Chaux-de-Fonds, le 16 Septembre 1892.
Par mandat spécial : 1848-2 G e o r g e s L e u w a , avocat."
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