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Archives des Sciences Physiques et Naturelles (de Genève). 3e période. — Tomes VII et VIII; 1882

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(1)

HAL Id: jpa-00238122

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238122

Submitted on 1 Jan 1883

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Archives des Sciences Physiques et Naturelles (de Genève). 3e période. - Tomes VII et VIII; 1882

E. Bouty

To cite this version:

E. Bouty. Archives des Sciences Physiques et Naturelles (de Genève). 3e période. - Tomes VII et VIII; 1882. J. Phys. Theor. Appl., 1883, 2 (1), pp.375-388. �10.1051/jphystap:018830020037501�.

�jpa-00238122�

(2)

375

ampoule

réunie par un tube étroit à une machine

pneumatique.

On introduit dans

l’ampoule

run

poids

connu de sel

pulvérisé,

on

fait le

vide,

on

remplit l’appareil

tout entier d’huile ou de mer-

cure, et l’on

adapte

le tube

capillaire

dans

lequel

on mesure les

changements

de volume. On est

prévenu

des modifications par le

changement d’aspect

ou par des

dépôts

sur la

paroi; parfois,

le sel cristallise en

partie

seulement : il suffit de casser la

pointe

de

l’ampeule

pour que le mercure refoule la

partie liquide

et la

sépare

des cristaux

qu’il

est ensuite facile

d’analyser.

L’étude des aluns

KOAl~O~ AzH10Fe203, A7,114 OA12 03 KOCr203,

montre que ces corps fondent vers

go°,

restent sur- fondus

jusqu’à

60° et

subissent,

vers cette

température,

une mo-

dification

accompagnée

pour les deux

premiers

d’un

changement

de volume.

Le sulfate de

magnésie

laisse

déposer

à

g3°

des cristaux

Mgo 503, 6H0,

obtenus par

1_~arignac,

vers 50°. Le sulfate de zinc donne aussi à

6g()

des cristaux~n0

503, 6H0, qui

se forment à

ho°

avec un volume différent. Le sulfate de fer fournit à 650 un sel

FeO S03 ,

6 HO. Ces modifications sont toutes

accompagnés

d’un

changement

de volume. Les autres sels étudiés ne

présentent

rien

de

particulier.

Cette méthode

peut

rendre des services dans la mesure des ten-

sions de vapeur ou des chaleurs de

dissolution ;

elle

permet

de

constater

si,

à la

température

de

l’expérience,

le sel a subi

quel-

ques modifications et

d’analyser

les

hydrates qui

se forment à

diverses

températures.

C. DAGUENET.

ARCHIVES DES SCIENCES PHYSIQUES ET NATURELLES

(DE GENÈVE).

3e période. 2014 Tomes VII et VIII; 1882.

- Tome VII.

H. DUFOUR et H. AMSTEIN.2013 Mémoire sur le nouveau baromètre enregistreur

de l’Observatoire météorologique de Lausanne, p. 19-52.

Le nouvel

appareil

de 313I. Dufour et Aillstein a pour organe essentiel un tube de verre de 6mm de diamètre

intérieur,

recourbé

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018830020037501

(3)

376

comme

l’indique la f p-.

i et

suspendu

par un de ses

points

O.

Quand

la

pression varie,

le

poids

des masses de mercure

OCBA,

ODEF

change,

le centre de

gravité

des deux

parties

de

l’appareil

se

déplace,

et le tube tourne d’un certain

angle cr

autour du

point

O.

Ce

déplacement angulaire

est transmis à un

style

S

qui

se

déplace

horizontalement sur une feuille de

papier

déroulée verticalement par un mouvement

d’horlogerie.

Les dimensions des diverses

parties

du barométne levier sont 1’1 g . i .

déterminées par le calcul

d’après

la hauteur

barométrique

moyenne du lieu où

l’appareil

doit être

employé.

La

perfection théorique exigerait

que

1"an-@le ?,

dont tourne

l’appareil,

fût

rigoureusement proportionnel

à la variation de la

pression atmosphérique,

et le

tube

barométrique

devrait se terminer en AB et EF par des courbes de forme

complexe.

Avec la forme

pratique adoptée

pour le baro-

mètre,

la

proportionnalité

ne se vérifie pas

complètement; mais,

en

désignant

par y l’excès de la

pression

sur sa valeur moyenne, par .x la distance d’un

point

de la courbe tracée par le

style

r à

la

ligne

de foi

correspondant

à cette valeur moyenne, on

peut

re-

présentery

par une formule

empirique

(4)

377

qui

a été trouvée suffisante pour l’exactitude que l’on demande

aux

enregistreurs.

Pour déterminer les constantes de cette for-

mule,

le baromètre est muni d’un robinet R que nous supposerons d’abord ouvert; on mesure au cathétomètre la différence des ni-

veaux du mercure dans les deux branches de l’instrument et on lit la

position

du

style,

sur une échelle

graduée, adaptée

au-dessous

du baromètre. Cela

fait,

on incline le tube à droite ou à

gauche

d’un certain

angle,

on ferme le robinet R et l’on abandonne le ba- romètre à lui-même : il

prend

une nouvelle

position d’équilibre

pour

laquelle

on détermine la différence de niveau des deux mé-

nisques

et la

position

du

style.

On

répète

cette

opération

pour un

nombre de

positions

du tube suffisant pour construire la courbe

d’amplification

de l’instrument. Les constantes a et b sont ensuite déterminées à l’aide de la courbe.

Des

dispositions spéciales

sont

prises

pour éliminer l’effet de l’inertie du mercure, à l’aide de

légères

secousses,

imprimées

auto-

matiquement

au tube

barométrique.

L’appareil

de MM. Dufour et Amstein est en usage

depuis

deux

ans à l’observatoire de

Lausanne,

son fonctionnement a été trouvé

parfaitement

satisfaisant.

D’après

les auteurs, le baromètre levier est de tous les baromètros

enregistreurs

celui

qui peut

être construit au

prix

le

plus bas,

tout en conservant une exactitude suffisante pour les besoins de la

pratique.

F.-A. FOREL. - Le grain du glacier, t. VII, p. 329.

ED. HAGENBACH-BISCHOFF. 2013 Le grain du glacier, t. VIII, p. 343.

Hugi (~)

donnait

déjà

le nom de eri.~tcczc.~ aux morceaux dans

lesquels

se résout la

glace glaciaire

en fondant au

soleil,

parce que

ceux-ci, séparés

les uns des autres,

présentent

de véritables faces.

Brewster,

Sonklar et MM.

Bertin, Grad, Dupré,

J.

Müller,

Klocke

ont démontré

depuis

la structure cristalline de la

glace,

par des observations

optiques.

Si l’on taille dans un

grain glaciaire

une

lame à faces

planes

et

parallèles,

on reconnaît

qu’elle présente,

dans

un

appareil

de

polarisation,

les divers

phénomènes

des cristaux à

(’ ) HuGi, a.l~enreise, 1830, p. 338 et suiv.

(5)

378

un axe; en

particulier

certaines lames donnent entre deux nicols à l’extinction les anneaux circulaires à croix

noire, caractéristiques

des

biréfringents

uniaxes taillés

perpendiculairement

à l’axe.

En cherchant à obtenir des lames de cette

espèce,

M.

Hagen-

bach a

remarqué

que les lentilles de fusion de

Tyndall

fournis-

saient une indication commode et sûre pour fixer la direction de l’axe de cristallisation. Ces lentilles ont tantôt la forme de

petits disques

ronds reconnaissables par la réflexion totale

qu’occasionne l’espace

vide

qui s’y

trouve, tantôt la forme

d’étoiles, rappelant

la

configuration

des cristaux de

neige ;

elles admettent

toujours

pour

axe l’axe de double réfraction.

Quand

la chaleur solaire

agit longtemps

sur la

glace,

ces lentilles s’étendent et se transforment

en minces excavations dont les

parois

sont

parallèles

entre elles:

ces excavations limitent les

grains

de

glace

et leur

communiquent

une apparence stratifiée ou feuilletée

qui pourrait tromper

sur leur

origine;

mais

l’expérience

suivante montre bien que le

grain

n’est

point

une

agglomération

de cristaux et

qu’on

doi t le considérer

comme un cristal

unique.

On

prend

un

grain

de

glace qui

mon tre

les lentilles de fusion et on

l’immerge

dans le

pétrole :

le

liquide

n’envahit pas

l’espace

vide de la lentille aussi

longtemps

que sa

paroi subsiste,

fût-elle d’une

épaisseur

inférieure à une fraction de millimètre : la

glace

du

grain

ne

présente

donc pas de trace de

porosité.

Les

grains

de

glace

sont en contact par des faces très diverse-

ment inclinées et

qui

même ne sont pas

planes :

les axes des

cristaux forment entre eux les

angles

les

plus

variés et leurs faces

se

coupent

suivant des

lignes qui,

par leur

réunion, remplissent

la masse de

glace

d’un réseau de forme

irrégulière. Quand

la

glace

est

sèche,

les faces de réunion sont nettement reconnaissables dans la lumière

polarisée,

mais la

rupture

s’effectue d’une manière

quelconque

et la masse est

imperméable

aux

liquides;

tandis que par l’action de la chaleur la

liquéfaction

commence sur les faces limites des cristaux et bientôt le réseau

glaciaire

se dessine nette-

ment, par des

expériences

de

rupture

ou d’infiltration d’un li-

quide

coloré.

Au

voisinage

des

névés,

le

grain

du

glacier

est de

petite

dimen-

sion : son volume

augmente

d’une manière continue

depuis

les

névés

jusqu’à

la

partie

inférieure du

glacier,

l’on en trouve

(6)

379

quelquefois

d’énormes : ainsi ~1~I.

Hagenbach

et Forel ont ren-

contré au

glacier

du Rhône un

grain

dont les trois dimensions étaient de

o~,1.l+,

Om,I2 et

om,og.

Le

grain

est aussi

plus

gros

dans les

parties profondes

du

glacier qu’au voisinage

immédiat de

sa surface.

Les cristaux de

neige

ou

grains

du névé sont, suivant toute ap- parence, les germes des cristaux de la grosseur du

poing

que l’on

rencontre

plus

bas : le

développement

d’un de ces individus a

donc vraisemblablement duré les cent

années,

au

minimum, qu’il

a mis à

accomplir

le

trajet

total du

glacier.

On

peut

attribuer l’accroissement du

grain

du

glacier

soit à

l’absorption

par un cristal de cristaux

voisins,

soi t à la

congé-

lation d’eau

liquide opérée

autour du noyau

primitif,

soit enfin à ces deux causes à la fois. Pour trancher la

question,

M. Fo-

rel a eu recours à

l’expérience

suivante : dans un

appareil

ana-

logue

à la sorbetière d’un

limonadier,

il a

placé

de la

neige qu’il

a soumise alternativement à des

températures

de - et

de o°.

Après

une

quinzaine d’opérations

doubles de ce genre, il

a obtenu une masse semblable à celle du

glacier, hyaline,

formée

de

grains

de 2mm à 3-- de diamètre et

présentant

à la

loupe

les ca-

ractères des

grains

du

glacier.

Soumise à l’action de

l’air,

elie se

décompose

en

grains polyédriques irréguliers ;

une goutte d’encre

posée

sur cette

glace s’y

imfiltre en

dessinant,

comme sur la

glace

de

glacier,

le réseau

irrégulier

des fissures

capillaires,

enfin l’exa-

men

optique

montre une orientation

quelconque

des axes

optiques

des

grains

cristallins. Ce serait donc l’action alternative du froid

et de la

chaleur,

à

laquelle

les

glaciers

sont annuellement

soumis, qui

déterminerait la formation et l’accroissement des

grains

de

glace,

aux

dépens

de l’eau de fusion et sans l’intervention d’une

pression

extérieure

quelconque.

M.

Hagenbach

ne

partage

pas la manière de voir de ~1. Forel.

On sai t que la

pression

abaisse la

température

de fusion de la

glace :

ne serait-il pas

légitime

de supposer que la

pression

néces-

saire pour

produire

un abaissement déterminé de la

température

de

fusion,

soit

ili

de

degré,

est fonction de la direction dans la-

quelle

cette

pression

s’exerce : par

exemple, qu’elle

est moindre

perpendiculairement

à l’axe

optique

que

parallèlement

à cet axe?

S’il en était

ainsi, quand

deux

petits

cristaux de

glace

se trouve-

(7)

380

raient accolés avec leurs axes

perpendiculaires

et

qu’ils

subiraient

une

compression

dans une certaine

direction,

l’un d’eux

pourrait

fondre sans que l’autre fût

altéré,

et l’eau de fusion servirait à accroître l’autre cristal. Dans ce cas, on le

voit,

l’influence de la

pression pourrait jouer

un rôle

prépondérant

et les variations de

température

un rôle

purement

secondaire dans l’accroissement des

grains

du

glacier.

Il resterait à établir par

l’expérience

la réalité

de

l’hypothèse proposée

par M.

Hagenbach.

E. WÀRTMÀNN. - Le rhéolyscur, p. 475.

« Cet

appareil permet de

faire varier

rapidement

de zéro à un

maximum l’intensité d’un courant

électrique dérivé,

et

indique

les

rapports

de ces variations.

» Sur un

trépied

à vis calantes s’élève une colonne à

laquelle

six rayons arasés dans un même

plan

horizontal relient un anneau

métallique gradué

faisant saillie. Chacun de ses

quadrants

est

numéroté de o à

go°,

à

gauche

et à droite d’un diamètre

qui

est la

ligne

des zéros. Cet anneau entoure un

disque épais

de verre ou

d’ébonite à

parois planes

et

parallèles qui

repose sur les rayons et dont la face

supérieure

a

été, près

de son

bord,

creusée d’un canal

circulaire

qu’on rempli

de mercure ; au sommet de la colonne une traverse

diamétrale,

terminée par

deux verniers,

fonctionne comme un

pont

de Wheatstone mobile tournant autour du centre com- mun du canal et de l’anneau. Elle

porte

deux vis de cuivre à

pointe amalgamée,

fixées

près

des extrémités d’un même diamètre

qui

forme la

ligne

des zéros des verniers. Ces vis

plongent

dans le

mercure, à i 80° l’une de l’autre. Isolées

électriquement,

elles com-

muniquent

avec deux bornes

placées près

du centre de rotation et

auxquelles

aboutissent les extrémités d’un

galvanomètre

à miroir.

Deux orifices

percés

au fond du

canal,

y à une demi-circonférence

d’intervalle,

laissent affleurer dans le mercure des conducteurs de cuivre. Ceux-ci

partent

des bornes où se fixent les électrodes de la

pile

et

qui

sont isolées sur le

trépied.

»

Soient :

1 l’intensité du courant

extérieur;

R la résistance d’une moitié de

l’anneau;

(8)

381 ri’ r2 les résistances des secteurs

adjacents

de l’une des

moitiés ;

o celle du pon t ;

i l’intensité du courant dérivé dans le pont.

On démontre aisément que

le maximum de i

correspond

à j-, = o et a pour valeur

L’appareil

de M. Wartmann

permet

d’obtenir aisément un cou- rant d’intensité donnée et de maintenir cette intensité

rigoureuse-

ment constante; il se

prête

encore à une foule d’autres usages, aisés à

iniaginer.

Nous renverrons au Mémoire

original

pour les détails de la

manipulation

du

7~o/~3M/B

Tome VIII.

G.-L. SORET et ÉDOUARD S~1RAZIN. - Sur la polarisation rotatoire du quartz, p. 5, 97 et 201 ( 1 ).

I. Dans la

première

Partie de leur

important Mémoire,

les auteurs

indiquentlesrésultats qu’ils

ont obtenus par la méthode deM.Broch

et en

employant

comme source lumineuse la lumière solaire. Ces résultats ont été contrôlés à l’aide d’une seconde méthode un peu

différente,

que MM. Soret et Sarazin

appellent

la méthode des deux

quartz,

et

qui

consiste essentiellement dans

l’emploi

de deux

quartz

de rotation contraire : l’un

d’épaisseur 1, lévogyre,

l’autre

d’épaisseur 2l, dextrogyre.

Le

premier quartz

étant seul

en"place,

on

produit

un

spectre cannelé,

comme dans la méthode de M.

Broch,

et l’on amène le milieu de l’une des bandes en coïnci- dence avec une raie connue, D par

exemple.

Si l’on

interpose

alors le second

quartz,

à une rotation vers la

gauche

d’un cer-

tain

angle ,

succède une rotation résul tante vers la droite du même

angle ? :

le

plan

de

polarisation

a donc tourné d’un

angle égal

à 2 cp, mais le

spectre

a conservé le même

caractère,

en ce

qui

(’ j Voir Journal de PhysIque, Ire série, t. Y, p. 156.

(9)

382

concerne l’écartenlent etla

largeur

des

bandes ;

la

première

et la se-

conde lecture s’effectuent dans des conditions

identiques.

Pour

mesurer cp, il suffit de faire tourner le

polariseur jusqu’à

ramener la

coïncidence de la même bande avec la même raie.

Les observations ont

porté

sur trois canons de

quartz

droit

de

IOmm, 37mm,5

et E70mn1

d’épaisseur environ,

dont

l’un,

le

deuxième,

avait

déjà

été étudié par iVl.

Mascart ;

enfin sur un canon

de

quartz gauche

de 30mm

d1épaisseur

environ. Le

spectroscope

était muni d’un ou deux

prismes

de flint

(raies

A à

11~.1~

o~z d’un

prisme

de

spath

calcaire

qui

a

permis

d’étendre les observations

jusqu’à

la raie R. Pour les radiations

ultra-violettes,

on faisait

usage d’un oculaire fluorescent à lame d’esculine ou de verre

d’urane. Les

résultats, corrigés

de l’inflnence de la

température

et

ramenés à

20°,

ont été

exprimés

par des formules

empiriques

de la

forme

q

désigne

le nombre de

degrés

dont 1 mu de

quartz

fait tourner le

plan

de

polarisation

de la

lumière,

dont la

longueur d’onde,

évaluée

en

millimètres,

est ~. En

posant

on

représente

d’une manière très satisfaisante l’ensemble des me- sures fai tes avec la lumière

solaire,

sauf pour

quelques

raies d’nne détermination relativement

difficile, A, H,

L et R. Toutes les

pré-

cautions ont été

prises

pour s’assl1rer que des causes secondaires

(telles

que le défaut de

parallélisme

des rayons, la variation d’in- tensité lumineuse de

part

et d’autre d’une même bande sombre dans le

spectre)

n’ont pu

apporter

dans les mesures aucune inexac- titude

appréciable ; d’ailleurs,

les nombres obtenus aveé les divers échantillons de

quartz

droit et

gauche

concordent entre eux d’une manière à peu

près parfaite.

La formule

(i) peut

donc ètre em-

ployée

en toute sécurité entre les limites de

réfrangibilité

pour

lesquelles

elle a été établie.

II. La deuxième Partie du Mémoire de MM. Soret et Sarazin contient des

expériences

faites avec la lumière de la soude et du cad-

(10)

383

mium.

Lorsqu’on emploie

ainsi une lumière

monochromatique,

ou

bien une lumière dont le

spectre

se réduit à un

petit

nombre de raies

brillantes,

il y a tout intérêt à modifier la méthode de 81.

Broch,

comme l’a

indiqué

~1. Mascart

’l),

en

élargissant

la fente du spec- troscope pour avoir le

plus

de lumière

possible

dans

chaque raie,

et

employant

un

quartz

de

grande épaisseur,

pour rétrécir la bande sombre mobile. En faisant tourner

l’analyseur,

au lieu de

voir des bandes noires se

déplaçant

dans le spectre, on n’ob-

serve que des variations d’éclat de la raie brillante que l’on con-

sidère,

et, pour mesurer la rotation du

quartz,

il faut amener l’ana-

lyseur

à la

position

il fait

complètement disparaître

la

raie,

une

première

fois

quand

le

quartz

est en

place, puis quand

le

quartz

est enlevé.

Les

expériences

sur la lumière de la soude étaient surtout des- tinées à servir de contrôle : nous

n’y

insisterons pas. Mais

l’appli-

cation de la méthode de M. Mascart aux radiations ultra-violettes extrêmes de la lumière du cadmium soulève des difficultés

spé-

ciales dont on a se

préoccuper;

la

figure schématique ci-jointe représente

la

disposition qu’on

a

adoptée

pour ces dernières

expé-

riences.

En E

jaillissent,

entre deux

pointes

de

cadmium,

les étincelles

d’une

puissante

bobine de

Ruhmkorff,

animée par le courant d’une Fig. 1.

machine

dynamo-électrique

à courant

continu;

très

près

des étin-

celles se trouve une fente F de

largeur variable,

et au delà une

lentille de

quartz

L très convergente, munie d’un

diaphragme

D

de

24mm

de diamètre. Les rayons rencontrent à une distance d’en- ’ 1

(1) Sur les modifications lu’é~rozcve la lumière par suite du mouvement de la source lumineuse et de Z’observateur (Annales de l’École llTOrmale, 1e série,

t. 1, p. IC)6; ~8;2).

(11)

384

viron 2m un deuxième

diaphragme D’,

et le faisceau de rayons

parallèles

limité par les deux

diaphragmes

est reçu sur le spec-

troscope.

Celui-ci

comprend :

il un

prisme

de Foucault P servant

depolariseur;

le canon de

quartz Q sur lequel

on

expérimente;

3° le

prisme

S de

spath qui

sert aussi

d’analyseur; 4°

enfin la lu-

nette

0,

munie d’un

objectif

en

quartz

et d’un oculaire fluores-

cent 0’ à lame de verre

d’urane ;

la mesure de la rotation s’effectue

par

la rotation du

polariseur.

Le

prisme

S est maintenu au mini-

mum de déviation pour le spectre ordinaire et la raie

particulière

à

laquelle

se

rapportent

les mesures.

Pour le calcul de la

ro ta tion,

il faut connaî tre le numéro d’ordre de la bande

qui produi t

l’extinction de la raie considérée. L’ex-

trapolation

faite à l’aide de la form ule

(i)

étant

insuffisante,

les auteurs se sont, servis du

spectre

du

fer, qui

est suffisam-

ment continu dans la

partie

ultra-violette pour

qu’on puisse,

sans

difficulté, distinguer

les bandes sombres à l’aide de l’oculaire fluorescent. Il suffit alors de

compter

combien il y a de bandes

entre celle que l’on considère et une bande de la

région

lumineuse

pour obtenir sans

aimbiguïté

le numéro d’ordre dont on a besoin.

III. La troisième Partie du Mémoire contient le résumé

géné-

ral des

expériences,

et le calcul des formules

empiriques qui

les

représentent

le mieux. Nous en extrairons le Tableau suivant.

Les

longueurs

d’onde dans l’air sont

exprimées

en millionièmes de InilJin1ètre.

Le

quartz indiqué

sous le n° 4 est un

quartz

droit d’environ

60mm,

taillé par 1~~1.

Hoifmann ;

le

quartz

n° 2 est un

quartz gauche

de

3onli’1 aussi travaillé par M. Hoffmann.

La formule

empirique employée

pour le calcul est

Elle

représente

assez bien les

résultats,

mais offre le grave défaut de n’être pas convergente.

Ainsi,

pour la raie

26,

(12)

385

Il a paru

plus

convenable de calculer pour les diverses

parties

du

spectre

les coefficients B et C de formules à deux termes

(13)

386

Les valeurs de B et de C sont données par le Tableau suivant :

Cn. BUhOUI~. - De la quantité de grêle tombée pendant les orages du 21 août 1881 et du z3 juillet 1788 et quelques mots sur l’histoire des paragréles, p. 168.

En évaluant à 0111,01 i environ

l’épaisseur

de

grêle

tombée dans le district de

JB1orges,

le 21 1 août

1 88 1 , 31.

Dufour estime à i o0 ooo"’

la

quantité

de

glace

tombée en

quelques minutes;

il faudrait sans

doute

décupler

ce chiffre pour évaluer la masse de

grêlons

tombée

ce

jour-là

dans tout le canton de Vaud. Une chute de

glace

aussi

énorme est encore peu de chose en

comparaison

de celle du

i 3

juillet 1788.

Elle commença à 6h du matin

près

des

Pyrénéens,

traversa la

France,

la

l3elgi que

et la

Hollande,

pour finir seulement

sur la mer

Baltique

dans

l’après-midi.

La surface du

terrain,

cou-

verte de

grêle

sur une

épaisseur atteignant peut-être o~l,03,

n’est

pas moindre que i3oo~’i. Plusieurs des

glaciers

des

Alpes

ont un

volume inférieur à celui que l’on calculerait sur ces données. Le refroidissement nécessaire pour

produire

un tel

phénomène

suffi-

rait à

geler

le lac Léman à une

profondeur

de

onB7°.

L’auteur fait observer que les

paragrêles

n’ont

point

été

imagi-

nés dans le canton de

Vaud,

comme on

l’enseigne

d’ordinaire. C’est à

$ôlogne, d’après

la

suggestion

du

professeur Orioli,

et en

1824,

que les

premiers paragrêles

furent établis. Ils furent

essayés

en

1825 dans le canton de Vaud et arrachés à la suite d’ une chute de

grêle qui

tomba dans la nuit du 22 au 23

juillet 1826

et s’abattit

surtout sur les

vigne5 pccj~cc~u°êlées.

(14)

387

G. CELLÉRIER. - De la réfraction cométaire, p. 281.

MI. MEYER. 2013 Observations sur la réfraction cométaire, p. 526.

M. G. Cellérier traite la

question

de la réfraction à travers

[la

queue d’une comète : 1 ° dans

l’hypothèse

que la inaulère gazeuse

qui

la constitue

possède

une densité

uniforrne;

en admettant que cette densité décroît d’une manière continue de l’axe à la

pé-

riphérie

de la queue,

d’après

une loi

qui

ne

dépend

que de la dis-

tance à l’axe. Il

développe

les formules

qui permettent d’obtenir,

à l’aide des

observations,

la densité moyenne du gaz

qui

constitue

la queue de la comète et dont on suppose d’ailleurs la nature in-

diquée

par des observations

spectroscopiques.

La

grande

comète de 188

1 s’est,

à

plusieurs reprises, rapprochée

d’étoiles fixes dont les rayons lumineux ont traverser une par- tie de la chevelure de la comète. Dans trois de ces cas, 11Z. Wilheln1

Mever

a pu

poursuivre

la marche

appar ente

de l’étoile à travers la

chevelure,

en faisant des mesures

micrométriques

suivies de la po- sition du noyau de la comète par

r apport

à

l’étoile, pendant

la

durée du passage. En

appliquant

à ces observations les formules de M.

Cellér ier,

il a trouvé que la réfraction cométaire était effec- tivement mesurable. Les valeurs de la

puissance

réfractive

Inoyenne 2 diminuent

quand

la distance réelle de J’étoile au noyau de la comète

augmente ;

elles

paraissent

var ier en raison

inverse du carré de cette

distance , ainsi - qu’on

le voit par le Tableau suivant :

La distance

da

=

i4~?~ correspondrait

à 10 200kll1 du noyaau.

Les observations

spectroscopiques ayant

montré que le noyau

et la chevelure de la comète en

question

devaient être considérés

comme formés d’un

hydrocarbure, probablement l’éthylène,

il y a lieu de rechercher à

quelle pression

moyenne ce gaz

posséderait

la

puissance

réfractive

0,00000016.

En

partant

du nombre

o, ou I 356,

(15)

388

indiqué

par

Dulong

pour la

puissance

réfractive normale de

l’éthy- lène,

on trouve une

pression

de

oatm ,0°7,

soit environ 5mm. de mer-

cure.

Bien

entendu,

les résultats ne

peuvent

être considérés que

comme fixant l’ordre de

g’randelll’

des

quantités

considérées.

E. BOUTY.

BULLETIN

BIBLIOGRAPHIQUE.

~

Philosophical

Magazine.

51 série. - Tome XXVI, 1882.

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