HAL Id: jpa-00238122
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Submitted on 1 Jan 1883
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Archives des Sciences Physiques et Naturelles (de Genève). 3e période. - Tomes VII et VIII; 1882
E. Bouty
To cite this version:
E. Bouty. Archives des Sciences Physiques et Naturelles (de Genève). 3e période. - Tomes VII et VIII; 1882. J. Phys. Theor. Appl., 1883, 2 (1), pp.375-388. �10.1051/jphystap:018830020037501�.
�jpa-00238122�
375
ampoule
réunie par un tube étroit à une machinepneumatique.
On introduit dans
l’ampoule
runpoids
connu de selpulvérisé,
onfait le
vide,
onremplit l’appareil
tout entier d’huile ou de mer-cure, et l’on
adapte
le tubecapillaire
danslequel
on mesure leschangements
de volume. On estprévenu
des modifications par lechangement d’aspect
ou par desdépôts
sur laparoi; parfois,
le sel cristallise en
partie
seulement : il suffit de casser lapointe
de
l’ampeule
pour que le mercure refoule lapartie liquide
et lasépare
des cristauxqu’il
est ensuite faciled’analyser.
L’étude des aluns
KOAl~O~ AzH10Fe203, A7,114 OA12 03 KOCr203,
montre que ces corps fondent versgo°,
restent sur- fondusjusqu’à
60° etsubissent,
vers cettetempérature,
une mo-dification
accompagnée
pour les deuxpremiers
d’unchangement
de volume.
Le sulfate de
magnésie
laissedéposer
àg3°
des cristauxMgo 503, 6H0,
obtenus par1_~arignac,
vers 50°. Le sulfate de zinc donne aussi à6g()
des cristaux~n0503, 6H0, qui
se forment àho°
avec un volume différent. Le sulfate de fer fournit à 650 un sel
FeO S03 ,
6 HO. Ces modifications sont toutesaccompagnés
d’unchangement
de volume. Les autres sels étudiés neprésentent
riende
particulier.
Cette méthode
peut
rendre des services dans la mesure des ten-sions de vapeur ou des chaleurs de
dissolution ;
ellepermet
deconstater
si,
à latempérature
del’expérience,
le sel a subiquel-
ques modifications et
d’analyser
leshydrates qui
se forment àdiverses
températures.
C. DAGUENET.ARCHIVES DES SCIENCES PHYSIQUES ET NATURELLES
(DE GENÈVE).
3e période. 2014 Tomes VII et VIII; 1882.
- Tome VII.
H. DUFOUR et H. AMSTEIN.2013 Mémoire sur le nouveau baromètre enregistreur
de l’Observatoire météorologique de Lausanne, p. 19-52.
Le nouvel
appareil
de 313I. Dufour et Aillstein a pour organe essentiel un tube de verre de 6mm de diamètreintérieur,
recourbéArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018830020037501
376
comme
l’indique la f p-.
i etsuspendu
par un de sespoints
O.Quand
lapression varie,
lepoids
des masses de mercureOCBA,
ODEF
change,
le centre degravité
des deuxparties
del’appareil
se
déplace,
et le tube tourne d’un certainangle cr
autour dupoint
O.Ce
déplacement angulaire
est transmis à unstyle
Squi
sedéplace
horizontalement sur une feuille de
papier
déroulée verticalement par un mouvementd’horlogerie.
Les dimensions des diverses
parties
du barométne levier sont 1’1 g . i .déterminées par le calcul
d’après
la hauteurbarométrique
moyenne du lieu oùl’appareil
doit êtreemployé.
Laperfection théorique exigerait
que1"an-@le ?,
dont tournel’appareil,
fûtrigoureusement proportionnel
à la variation de lapression atmosphérique,
et letube
barométrique
devrait se terminer en AB et EF par des courbes de formecomplexe.
Avec la formepratique adoptée
pour le baro-mètre,
laproportionnalité
ne se vérifie pascomplètement; mais,
en
désignant
par y l’excès de lapression
sur sa valeur moyenne, par .x la distance d’unpoint
de la courbe tracée par lestyle
r àla
ligne
de foicorrespondant
à cette valeur moyenne, onpeut
re-présentery
par une formuleempirique
377
qui
a été trouvée suffisante pour l’exactitude que l’on demandeaux
enregistreurs.
Pour déterminer les constantes de cette for-mule,
le baromètre est muni d’un robinet R que nous supposerons d’abord ouvert; on mesure au cathétomètre la différence des ni-veaux du mercure dans les deux branches de l’instrument et on lit la
position
dustyle,
sur une échellegraduée, adaptée
au-dessousdu baromètre. Cela
fait,
on incline le tube à droite ou àgauche
d’un certain
angle,
on ferme le robinet R et l’on abandonne le ba- romètre à lui-même : ilprend
une nouvelleposition d’équilibre
pour
laquelle
on détermine la différence de niveau des deux mé-nisques
et laposition
dustyle.
Onrépète
cetteopération
pour unnombre de
positions
du tube suffisant pour construire la courbed’amplification
de l’instrument. Les constantes a et b sont ensuite déterminées à l’aide de la courbe.Des
dispositions spéciales
sontprises
pour éliminer l’effet de l’inertie du mercure, à l’aide delégères
secousses,imprimées
auto-matiquement
au tubebarométrique.
L’appareil
de MM. Dufour et Amstein est en usagedepuis
deuxans à l’observatoire de
Lausanne,
où son fonctionnement a été trouvéparfaitement
satisfaisant.D’après
les auteurs, le baromètre levier est de tous les baromètrosenregistreurs
celuiqui peut
être construit auprix
leplus bas,
tout en conservant une exactitude suffisante pour les besoins de lapratique.
F.-A. FOREL. - Le grain du glacier, t. VII, p. 329.
ED. HAGENBACH-BISCHOFF. 2013 Le grain du glacier, t. VIII, p. 343.
Hugi (~)
donnaitdéjà
le nom de eri.~tcczc.~ aux morceaux danslesquels
se résout laglace glaciaire
en fondant ausoleil,
parce queceux-ci, séparés
les uns des autres,présentent
de véritables faces.Brewster,
Sonklar et MM.Bertin, Grad, Dupré,
J.Müller,
Klockeont démontré
depuis
la structure cristalline de laglace,
par des observationsoptiques.
Si l’on taille dans ungrain glaciaire
unelame à faces
planes
etparallèles,
on reconnaîtqu’elle présente,
dansun
appareil
depolarisation,
les diversphénomènes
des cristaux à(’ ) HuGi, a.l~enreise, 1830, p. 338 et suiv.
378
un axe; en
particulier
certaines lames donnent entre deux nicols à l’extinction les anneaux circulaires à croixnoire, caractéristiques
des
biréfringents
uniaxes taillésperpendiculairement
à l’axe.En cherchant à obtenir des lames de cette
espèce,
M.Hagen-
bach a
remarqué
que les lentilles de fusion deTyndall
fournis-saient une indication commode et sûre pour fixer la direction de l’axe de cristallisation. Ces lentilles ont tantôt la forme de
petits disques
ronds reconnaissables par la réflexion totalequ’occasionne l’espace
videqui s’y
trouve, tantôt la formed’étoiles, rappelant
laconfiguration
des cristaux deneige ;
elles admettenttoujours
pouraxe l’axe de double réfraction.
Quand
la chaleur solaireagit longtemps
sur laglace,
ces lentilles s’étendent et se transformenten minces excavations dont les
parois
sontparallèles
entre elles:ces excavations limitent les
grains
deglace
et leurcommuniquent
une apparence stratifiée ou feuilletée
qui pourrait tromper
sur leurorigine;
maisl’expérience
suivante montre bien que legrain
n’estpoint
uneagglomération
de cristaux etqu’on
doi t le considérercomme un cristal
unique.
Onprend
ungrain
deglace qui
mon treles lentilles de fusion et on
l’immerge
dans lepétrole :
leliquide
n’envahit pas
l’espace
vide de la lentille aussilongtemps
que saparoi subsiste,
fût-elle d’uneépaisseur
inférieure à une fraction de millimètre : laglace
dugrain
neprésente
donc pas de trace deporosité.
Les
grains
deglace
sont en contact par des faces très diverse-ment inclinées et
qui
même ne sont pasplanes :
les axes descristaux forment entre eux les
angles
lesplus
variés et leurs facesse
coupent
suivant deslignes qui,
par leurréunion, remplissent
la masse de
glace
d’un réseau de formeirrégulière. Quand
laglace
est
sèche,
les faces de réunion sont nettement reconnaissables dans la lumièrepolarisée,
mais larupture
s’effectue d’une manièrequelconque
et la masse estimperméable
auxliquides;
tandis que par l’action de la chaleur laliquéfaction
commence sur les faces limites des cristaux et bientôt le réseauglaciaire
se dessine nette-ment, par des
expériences
derupture
ou d’infiltration d’un li-quide
coloré.Au
voisinage
desnévés,
legrain
duglacier
est depetite
dimen-sion : son volume
augmente
d’une manière continuedepuis
lesnévés
jusqu’à
lapartie
inférieure duglacier,
où l’on en trouve379
quelquefois
d’énormes : ainsi ~1~I.Hagenbach
et Forel ont ren-contré au
glacier
du Rhône ungrain
dont les trois dimensions étaient deo~,1.l+,
Om,I2 etom,og.
Legrain
est aussiplus
grosdans les
parties profondes
duglacier qu’au voisinage
immédiat desa surface.
Les cristaux de
neige
ougrains
du névé sont, suivant toute ap- parence, les germes des cristaux de la grosseur dupoing
que l’onrencontre
plus
bas : ledéveloppement
d’un de ces individus adonc vraisemblablement duré les cent
années,
auminimum, qu’il
a mis à
accomplir
letrajet
total duglacier.
On
peut
attribuer l’accroissement dugrain
duglacier
soit àl’absorption
par un cristal de cristauxvoisins,
soi t à lacongé-
lation d’eau
liquide opérée
autour du noyauprimitif,
soit enfin à ces deux causes à la fois. Pour trancher laquestion,
M. Fo-rel a eu recours à
l’expérience
suivante : dans unappareil
ana-logue
à la sorbetière d’unlimonadier,
il aplacé
de laneige qu’il
a soumise alternativement à destempératures
de - 6° etde o°.
Après
unequinzaine d’opérations
doubles de ce genre, ila obtenu une masse semblable à celle du
glacier, hyaline,
forméede
grains
de 2mm à 3-- de diamètre etprésentant
à laloupe
les ca-ractères des
grains
duglacier.
Soumise à l’action del’air,
elie sedécompose
engrains polyédriques irréguliers ;
une goutte d’encreposée
sur cetteglace s’y
imfiltre endessinant,
comme sur laglace
de
glacier,
le réseauirrégulier
des fissurescapillaires,
enfin l’exa-men
optique
montre une orientationquelconque
des axesoptiques
des
grains
cristallins. Ce serait donc l’action alternative du froidet de la
chaleur,
àlaquelle
lesglaciers
sont annuellementsoumis, qui
déterminerait la formation et l’accroissement desgrains
deglace,
auxdépens
de l’eau de fusion et sans l’intervention d’unepression
extérieurequelconque.
M.
Hagenbach
nepartage
pas la manière de voir de ~1. Forel.On sai t que la
pression
abaisse latempérature
de fusion de laglace :
ne serait-il paslégitime
de supposer que lapression
néces-saire pour
produire
un abaissement déterminé de latempérature
de
fusion,
soitili
dedegré,
est fonction de la direction dans la-quelle
cettepression
s’exerce : parexemple, qu’elle
est moindreperpendiculairement
à l’axeoptique
queparallèlement
à cet axe?S’il en était
ainsi, quand
deuxpetits
cristaux deglace
se trouve-380
raient accolés avec leurs axes
perpendiculaires
etqu’ils
subiraientune
compression
dans une certainedirection,
l’un d’euxpourrait
fondre sans que l’autre fût
altéré,
et l’eau de fusion servirait à accroître l’autre cristal. Dans ce cas, on levoit,
l’influence de lapression pourrait jouer
un rôleprépondérant
et les variations detempérature
un rôlepurement
secondaire dans l’accroissement desgrains
duglacier.
Il resterait à établir parl’expérience
la réalitéde
l’hypothèse proposée
par M.Hagenbach.
E. WÀRTMÀNN. - Le rhéolyscur, p. 475.
« Cet
appareil permet de
faire varierrapidement
de zéro à unmaximum l’intensité d’un courant
électrique dérivé,
etindique
les
rapports
de ces variations.» Sur un
trépied
à vis calantes s’élève une colonne àlaquelle
six rayons arasés dans un même
plan
horizontal relient un anneaumétallique gradué
faisant saillie. Chacun de sesquadrants
estnuméroté de o à
go°,
àgauche
et à droite d’un diamètrequi
est laligne
des zéros. Cet anneau entoure undisque épais
de verre oud’ébonite à
parois planes
etparallèles qui
repose sur les rayons et dont la facesupérieure
aété, près
de sonbord,
creusée d’un canalcirculaire
qu’on rempli
de mercure ; au sommet de la colonne une traversediamétrale,
terminée pardeux verniers,
fonctionne comme unpont
de Wheatstone mobile tournant autour du centre com- mun du canal et de l’anneau. Elleporte
deux vis de cuivre àpointe amalgamée,
fixéesprès
des extrémités d’un même diamètrequi
forme la
ligne
des zéros des verniers. Ces visplongent
dans lemercure, à i 80° l’une de l’autre. Isolées
électriquement,
elles com-muniquent
avec deux bornesplacées près
du centre de rotation etauxquelles
aboutissent les extrémités d’ungalvanomètre
à miroir.Deux orifices
percés
au fond ducanal,
y à une demi-circonférenced’intervalle,
laissent affleurer dans le mercure des conducteurs de cuivre. Ceux-cipartent
des bornes où se fixent les électrodes de lapile
etqui
sont isolées sur letrépied.
»Soient :
1 l’intensité du courant
extérieur;
R la résistance d’une moitié de
l’anneau;
381 ri’ r2 les résistances des secteurs
adjacents
de l’une desmoitiés ;
o celle du pon t ;
i l’intensité du courant dérivé dans le pont.
On démontre aisément que
le maximum de i
correspond
à j-, = o et a pour valeurL’appareil
de M. Wartmannpermet
d’obtenir aisément un cou- rant d’intensité donnée et de maintenir cette intensitérigoureuse-
ment constante; il se
prête
encore à une foule d’autres usages, aisés àiniaginer.
Nous renverrons au Mémoireoriginal
pour les détails de lamanipulation
du7~o/~3M/B
Tome VIII.
G.-L. SORET et ÉDOUARD S~1RAZIN. - Sur la polarisation rotatoire du quartz, p. 5, 97 et 201 ( 1 ).
I. Dans la
première
Partie de leurimportant Mémoire,
les auteursindiquentlesrésultats qu’ils
ont obtenus par la méthode deM.Brochet en
employant
comme source lumineuse la lumière solaire. Ces résultats ont été contrôlés à l’aide d’une seconde méthode un peudifférente,
que MM. Soret et Sarazinappellent
la méthode des deuxquartz,
etqui
consiste essentiellement dansl’emploi
de deuxquartz
de rotation contraire : l’und’épaisseur 1, lévogyre,
l’autred’épaisseur 2l, dextrogyre.
Lepremier quartz
étant seulen"place,
on
produit
unspectre cannelé,
comme dans la méthode de M.Broch,
et l’on amène le milieu de l’une des bandes en coïnci- dence avec une raie connue, D parexemple.
Si l’oninterpose
alors le second
quartz,
à une rotation vers lagauche
d’un cer-tain
angle ,
succède une rotation résul tante vers la droite du mêmeangle ? :
leplan
depolarisation
a donc tourné d’unangle égal
à 2 cp, mais lespectre
a conservé le mêmecaractère,
en cequi
(’ j Voir Journal de PhysIque, Ire série, t. Y, p. 156.
382
concerne l’écartenlent etla
largeur
desbandes ;
lapremière
et la se-conde lecture s’effectuent dans des conditions
identiques.
Pourmesurer cp, il suffit de faire tourner le
polariseur jusqu’à
ramener lacoïncidence de la même bande avec la même raie.
Les observations ont
porté
sur trois canons dequartz
droitde
IOmm, 37mm,5
et E70mn1d’épaisseur environ,
dontl’un,
ledeuxième,
avaitdéjà
été étudié par iVl.Mascart ;
enfin sur un canonde
quartz gauche
de 30mmd1épaisseur
environ. Lespectroscope
était muni d’un ou deuxprismes
de flint(raies
A à11~.1~
o~z d’unprisme
despath
calcairequi
apermis
d’étendre les observationsjusqu’à
la raie R. Pour les radiationsultra-violettes,
on faisaitusage d’un oculaire fluorescent à lame d’esculine ou de verre
d’urane. Les
résultats, corrigés
de l’inflnence de latempérature
etramenés à
20°,
ont étéexprimés
par des formulesempiriques
de laforme
q
désigne
le nombre dedegrés
dont 1 mu dequartz
fait tourner leplan
depolarisation
de lalumière,
dont lalongueur d’onde,
évaluéeen
millimètres,
est ~. Enposant
on
représente
d’une manière très satisfaisante l’ensemble des me- sures fai tes avec la lumièresolaire,
sauf pourquelques
raies d’nne détermination relativementdifficile, A, H,
L et R. Toutes lespré-
cautions ont été
prises
pour s’assl1rer que des causes secondaires(telles
que le défaut deparallélisme
des rayons, la variation d’in- tensité lumineuse depart
et d’autre d’une même bande sombre dans lespectre)
n’ont puapporter
dans les mesures aucune inexac- titudeappréciable ; d’ailleurs,
les nombres obtenus aveé les divers échantillons dequartz
droit etgauche
concordent entre eux d’une manière à peuprès parfaite.
La formule(i) peut
donc ètre em-ployée
en toute sécurité entre les limites deréfrangibilité
pourlesquelles
elle a été établie.II. La deuxième Partie du Mémoire de MM. Soret et Sarazin contient des
expériences
faites avec la lumière de la soude et du cad-383
mium.
Lorsqu’on emploie
ainsi une lumièremonochromatique,
oubien une lumière dont le
spectre
se réduit à unpetit
nombre de raiesbrillantes,
il y a tout intérêt à modifier la méthode de 81.Broch,
comme l’a
indiqué
~1. Mascart’l),
enélargissant
la fente du spec- troscope pour avoir leplus
de lumièrepossible
danschaque raie,
etemployant
unquartz
degrande épaisseur,
pour rétrécir la bande sombre mobile. En faisant tournerl’analyseur,
au lieu devoir des bandes noires se
déplaçant
dans le spectre, on n’ob-serve que des variations d’éclat de la raie brillante que l’on con-
sidère,
et, pour mesurer la rotation duquartz,
il faut amener l’ana-lyseur
à laposition
où il faitcomplètement disparaître
laraie,
une
première
foisquand
lequartz
est enplace, puis quand
lequartz
est enlevé.Les
expériences
sur la lumière de la soude étaient surtout des- tinées à servir de contrôle : nousn’y
insisterons pas. Maisl’appli-
cation de la méthode de M. Mascart aux radiations ultra-violettes extrêmes de la lumière du cadmium soulève des difficultés
spé-
ciales dont on a dû se
préoccuper;
lafigure schématique ci-jointe représente
ladisposition qu’on
aadoptée
pour ces dernièresexpé-
riences.
En E
jaillissent,
entre deuxpointes
decadmium,
les étincellesd’une
puissante
bobine deRuhmkorff,
animée par le courant d’une Fig. 1.machine
dynamo-électrique
à courantcontinu;
trèsprès
des étin-celles se trouve une fente F de
largeur variable,
et au delà unelentille de
quartz
L très convergente, munie d’undiaphragme
Dde
24mm
de diamètre. Les rayons rencontrent à une distance d’en- ’ 1(1) Sur les modifications lu’é~rozcve la lumière par suite du mouvement de la source lumineuse et de Z’observateur (Annales de l’École llTOrmale, 1e série,
t. 1, p. IC)6; ~8;2).
384
viron 2m un deuxième
diaphragme D’,
et le faisceau de rayonsparallèles
limité par les deuxdiaphragmes
est reçu sur le spec-troscope.
Celui-cicomprend :
il unprisme
de Foucault P servantdepolariseur;
2° le canon dequartz Q sur lequel
onexpérimente;
3° le
prisme
S despath qui
sert aussid’analyseur; 4°
enfin la lu-nette
0,
munie d’unobjectif
enquartz
et d’un oculaire fluores-cent 0’ à lame de verre
d’urane ;
la mesure de la rotation s’effectuepar
la rotation dupolariseur.
Leprisme
S est maintenu au mini-mum de déviation pour le spectre ordinaire et la raie
particulière
à
laquelle
serapportent
les mesures.Pour le calcul de la
ro ta tion,
il faut connaî tre le numéro d’ordre de la bandequi produi t
l’extinction de la raie considérée. L’ex-trapolation
faite à l’aide de la form ule(i)
étantinsuffisante,
les auteurs se sont, servis du
spectre
dufer, qui
est suffisam-ment continu dans la
partie
ultra-violette pourqu’on puisse,
sansdifficulté, distinguer
les bandes sombres à l’aide de l’oculaire fluorescent. Il suffit alors decompter
combien il y a de bandesentre celle que l’on considère et une bande de la
région
lumineusepour obtenir sans
aimbiguïté
le numéro d’ordre dont on a besoin.III. La troisième Partie du Mémoire contient le résumé
géné-
ral des
expériences,
et le calcul des formulesempiriques qui
lesreprésentent
le mieux. Nous en extrairons le Tableau suivant.Les
longueurs
d’onde dans l’air sontexprimées
en millionièmes de InilJin1ètre.Le
quartz indiqué
sous le n° 4 est unquartz
droit d’environ60mm,
taillé par 1~~1.
Hoifmann ;
lequartz
n° 2 est unquartz gauche
de3onli’1 aussi travaillé par M. Hoffmann.
La formule
empirique employée
pour le calcul estElle
représente
assez bien lesrésultats,
mais offre le grave défaut de n’être pas convergente.Ainsi,
pour la raie26,
385
Il a paru
plus
convenable de calculer pour les diversesparties
du
spectre
les coefficients B et C de formules à deux termes386
Les valeurs de B et de C sont données par le Tableau suivant :
Cn. BUhOUI~. - De la quantité de grêle tombée pendant les orages du 21 août 1881 et du z3 juillet 1788 et quelques mots sur l’histoire des paragréles, p. 168.
En évaluant à 0111,01 i environ
l’épaisseur
degrêle
tombée dans le district deJB1orges,
le 21 1 août1 88 1 , 31.
Dufour estime à i o0 ooo"’la
quantité
deglace
tombée enquelques minutes;
il faudrait sansdoute
décupler
ce chiffre pour évaluer la masse degrêlons
tombéece
jour-là
dans tout le canton de Vaud. Une chute deglace
aussiénorme est encore peu de chose en
comparaison
de celle dui 3
juillet 1788.
Elle commença à 6h du matinprès
desPyrénéens,
traversa la
France,
lal3elgi que
et laHollande,
pour finir seulementsur la mer
Baltique
dansl’après-midi.
La surface duterrain,
cou-verte de
grêle
sur uneépaisseur atteignant peut-être o~l,03,
n’estpas moindre que i3oo~’i. Plusieurs des
glaciers
desAlpes
ont unvolume inférieur à celui que l’on calculerait sur ces données. Le refroidissement nécessaire pour
produire
un telphénomène
suffi-rait à
geler
le lac Léman à uneprofondeur
deonB7°.
L’auteur fait observer que les
paragrêles
n’ontpoint
étéimagi-
nés dans le canton de
Vaud,
comme onl’enseigne
d’ordinaire. C’est à$ôlogne, d’après
lasuggestion
duprofesseur Orioli,
et en1824,
que les
premiers paragrêles
furent établis. Ils furentessayés
en1825 dans le canton de Vaud et arrachés à la suite d’ une chute de
grêle qui
tomba dans la nuit du 22 au 23juillet 1826
et s’abattitsurtout sur les
vigne5 pccj~cc~u°êlées.
387
G. CELLÉRIER. - De la réfraction cométaire, p. 281.
MI. MEYER. 2013 Observations sur la réfraction cométaire, p. 526.
M. G. Cellérier traite la
question
de la réfraction à travers[la
queue d’une comète : 1 ° dans
l’hypothèse
que la inaulère gazeusequi
la constituepossède
une densitéuniforrne;
2° en admettant que cette densité décroît d’une manière continue de l’axe à lapé-
riphérie
de la queue,d’après
une loiqui
nedépend
que de la dis-tance à l’axe. Il
développe
les formulesqui permettent d’obtenir,
à l’aide des
observations,
la densité moyenne du gazqui
constituela queue de la comète et dont on suppose d’ailleurs la nature in-
diquée
par des observationsspectroscopiques.
La
grande
comète de 1881 s’est,
àplusieurs reprises, rapprochée
d’étoiles fixes dont les rayons lumineux ont dû traverser une par- tie de la chevelure de la comète. Dans trois de ces cas, 11Z. Wilheln1
Mever
a pupoursuivre
la marcheappar ente
de l’étoile à travers lachevelure,
en faisant des mesuresmicrométriques
suivies de la po- sition du noyau de la comète parr apport
àl’étoile, pendant
ladurée du passage. En
appliquant
à ces observations les formules de M.Cellér ier,
il a trouvé que la réfraction cométaire était effec- tivement mesurable. Les valeurs de lapuissance
réfractiveInoyenne 2 diminuent
quand
la distance réelle de J’étoile au noyau de la comèteaugmente ;
ellesparaissent
var ier en raisoninverse du carré de cette
distance , ainsi - qu’on
le voit par le Tableau suivant :La distance
da
=i4~?~ correspondrait
à 10 200kll1 du noyaau.Les observations
spectroscopiques ayant
montré que le noyauet la chevelure de la comète en
question
devaient être considéréscomme formés d’un
hydrocarbure, probablement l’éthylène,
il y a lieu de rechercher àquelle pression
moyenne ce gazposséderait
lapuissance
réfractive0,00000016.
Enpartant
du nombreo, ou I 356,
388
indiqué
parDulong
pour lapuissance
réfractive normale del’éthy- lène,
on trouve unepression
deoatm ,0°7,
soit environ 5mm. de mer-cure.
Bien
entendu,
les résultats nepeuvent
être considérés quecomme fixant l’ordre de
g’randelll’
desquantités
considérées.E. BOUTY.
BULLETIN
BIBLIOGRAPHIQUE.
~
Philosophical
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