HAL Id: jpa-00237931
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Submitted on 1 Jan 1882
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Archives des sciences physiques et naturelles (de Genève)
E. Bouty
To cite this version:
E. Bouty. Archives des sciences physiques et naturelles (de Genève). J. Phys. Theor. Appl., 1882, 1
(1), pp.240-244. �10.1051/jphystap:018820010024001�. �jpa-00237931�
240
était de
98-
et l’enceinte était refroidie à 25° par unegrande
massed’eau.
Les valeurs des conductibilités If et lz intérieure et extérieure obtenues dans les deux cas sont très différentes. M. R. Weber en conclut que les deux conductibilités varient assez
rapidement
avecla
température :
la conductibilité intérieuredécroît,
la conduc-tibilité Il
croit;
mais les formules deFourier, employées
par l’au-teur, supposant ces
quantités inyariables,
il en résulteraitsimple-
ment que, si les
expériences
sont exacte, les formules ne son tpoint applicables
aux corps mauvaisconducteurs,
etqu’il
fau-drait
intégrer l’équation
différentielle du mouvement de la chaleuren laissant Il et k variables. Or cela n’a été fait
jusqu’ici qu’en
supposant
les variations de ces coefficients trèspetites
parrapport
à leur valeur moyenne.
M. R. Weber a soumis une
sphère
deparaffine
aux mêmes essaisque la
sphère
degneiss.
Pour laparaffine
les coefficients lz et À- calculés par les formules de Fourier croîtraient tous deux avec latenlpérature,
et la variation de k serait huit foisplus rapide
quepour le
gneiss (1 ). Tous
ces résultats sont trèséloignés
de ceuxque l’on a annoncés
jusqu’ici,
et demanderaient à être confirmés.E. BOUTY.
ARCHIVES DES SCIENCES PHYSIQUES ET NATURELLES (DE
GENÈVE).
Tomes V et VI; 1881.
M.-AV. MEYER. 2013 Noie sur l’emploi du microphone clans le service de l’heure astroixoniique, t. V, p. 25.
Sur l’enregistrement des battements de secondes d’une pendule au moyen du microphone, t. N-1, p. 418.
Un
microphone
fixé sur lesupport
intérieur d’unependule
astro-(’ ) On aurait pour le gneiss
ct pour la paraffine
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018820010024001
241
non-IicTue
permet à un observateur,placé
dans une salle différenteet muni d’un
téléphone,
d’entendre les battements de lapendule
avec une netteté
qui
ne laisse rien àdésirer;
parsuite,
de com-parer les diverses
pendules
d’unétablissement,
d’observer auxlunettes
placées
dans des salles autres que celle de lapendule,
etc.Ce
système
fonctionne avec succès à l’Observatoire deGenève,
où on
l’emploie
en outre à transmettre l’heure à l’Hôtel111municipal.
A cet
effet,
les deux établissPments sont reliés par uneligne
télé-phonique,
et l’astronomechargé
du service de l’heure écoute directement les battements de lapendule municipale :
les minutesétant
marquées
par un bruitparticuliers
on détermine l’erreur de lapendule
avec la mème exactitude que si elle était installée à côté de lapendule
de 1 Observatoire.En
plaçant
lesmicrophones
de deuxpendules
et lespiles
cor-respondantes
en dérivation sur un mêlnetéléphone,
l’observateur entend à la fois les battements des deuxpendules :
onrègle
aisément les résistances des dérivations de maniére à donner aux
deux sons la même
intensité,
et alors l’observation de la coïnci- dence des battements se fait mieux que par le secours direct del’oreille,
tout au moinsquand
les battements des deuxpendules
sont
inégalement
forts ou que leur son affecte un caractère dif- férent.En substituant au
téléphone
un relaisquelconque
detélégraphe,
M.
Meyer
a reconnu que la variation d’intensité du courant de lapile, produite
par lejeu du microphone
à l’instant dubattement,
est assez considérable pour faire
jouer
l’ancre du relais : les bat-tements de celle-ci
reproduisent
donc ceux de lapendule.
Maisles mouvements d’un relais
peuvent
être transmis par une fortepile
à travers uneligne télégraphique
degrande longueur.
Onpeut donc entendre directement le battement d’une
pendule
orcli-naire à des centaines de kilomètres de distance.
L’expérience
aété faite entre Genève et Vienne
pendant
les travauxentrepris
pour déterminer la différence de
longitude
des deux observ atoires.Cette
installation,
toutepriiiiitive, qui
transforme unependule
ordinaire en
pendule électrique,
a paru à MM. Plantamour etOppolzer
assez satisfaisante pourrlu’ils aient jugé
à propos del’employer
dans la seconde moitié de leur travail relatif à lalongi-
tude.
242
On peut aussi établir un
chronographe électrique
dans le circuitd’un
microphone :
l’ancre de la bobine duchronographe
se coin-porte
dans cette dernièreexpérience
comme celle du relais dans laprécéden te,
et l’on obtientl’enregi strement électrique
des bat-tements de la
pendule.
F.--%. FOREL. - Essai sur les variations périodiques des glaciers, t. VI, p. 5 et 448.
La
longueur
d’unglacier dépend :
io de son alimentation par lesneiges
des névés ; 2° de la fonte de laglace
ou cchlatiorz par l’effet de la chaleur. Ces deux causes concouren t àproduire
unevariation de
l’épaisseor
duglacieh,
par suite une variation de savitesse d’écoulement.
Les névés
proviennent
de chutes deneiges
accumuléespendant
des
périodes
trèslongues
et dont il est difficile de fixer le terme.Une
augmentation
actuelle des névésproduit
uneaugmentation
de la vitesse
d’écoulement;
celle-ci devenantplus
considérableune masse donnée de
glace
parcourt une distance déterminée en untemps moindre,
etperd
moins par l’ablalion :l’augmentation
des névés est donc une cause
d augmentation
de lalongueur
desglaciers.
Inversement une élévation de latempérature
moy enne estaccompagnée
d’uneauglmentation
del’ablation,
c’est-à-dire d’une diminution del’épaisseur
dans toute l’étendue duglacier;
la vitessed’écoulement diminue
donc,
et par suite aussi lalongueur
dugla-
cier. Suivant les
circonstances,
l’une ou l’auLre des deux causes peut devenirprépondérant.
Toutefois on doit remarquer que l’ablation s’exerce surtout dans les
régions
inférieures duglacier;
que, parsuite,
une variation actuelle de latempérature
moyenneproduira
des effetsrapides
etde courte
durée;
tandisqu’une
variation actuelle de l’alimenta- tionproduira
des effetsplus lenus,
maisrépartis
sur unepériode
d’un
beaucoup plus grand
nombred’années,
euégard
à la duréetrès
longue
du voyage de laglace depuis
les névéssupérieurs jus- qu’à
la moraine terminale.On a constaté sur le
grand glacier
du Rhône des variations delongueur
dont lapériode,
presqueséculaire,
est manifestement ir-régulière.
Lapériodicité
des chutes depluie
ou deneige
et celle243 des variations de la
température
moyenne onrent des caractèresanalogues :
tantôtl’un,
tantôt l’autre des deux effetsprédomine,
etla
période
résultanteparticipe
desirrégularités
despériodes
desdeux
phénomènes
composants.D. COLLÀDON. - Note sur quelclues expériences faites en 1826 sur les courant·
électriques produits par des éclairs éloignés, et sur une observation de ,1. Rêne
Thury, relative- au bruit des téléphones pendant les orage, t. VI, p. 217.
Un fil de
cuivre,
tendu entre deux toitures et en relation avec lesol, communiquait
à deuxtéléphones.
31. 1"hury a observé que, àchaque
orage,rapproché
oulointain,
laproduction
des éclairs étaitrégulièrement accompagnée
d’un bruitcaractéristique
dansle
téléphone.
Ce bruit étaittoujours
percu à l’instant même ouon
voyait l’éclair,
alors même quel’orage
était tropéloigné
pOlirqu’on
entendit le bruit du tonnerre. M.Thurv
compar e ce bruit celui d’une allumette suédoise frottée snr saboite,
et en évalue ladurée à une demi-seconde au
plus.
:1B1. Colladon
rapproche
cesexpériences d’expériences analogues qu’il
aréalisées,
dès1826,
à l’aide d’ungalvanomètre spécial
construit pour la mesure des courants des nlachines à frotte-
ment, etc.
(1).
D. COLLADON. 2013 Déviation de la foudre dans une campagne ittiée aux environ de Genève-, t. VI, p. 221.
La foudre
ayant
d’abordfrappé
un arbre trèsélevée
situé à 2m, 60à l’intérieur d’une
palissade
formée de lattes de bois de châtai-gnier
réunies parplusieurs rangées
de fil defer,
aendommagé
undeuxième arbre situé très
près
et en dehors de lapalissade, puis,
conduite par les fils de fer à peu de distance d’un
tuyau
amenant le gaz à une maisond’habitation,
elle apassé
des fils autuyau
encausant
quelques dégâts ;
enfin elle a laissé des traces très nettesdans la
maison,
auvoisinage
des fils de fer d’une rosace en cartonpâte.
M. Colladom conclut de cette observation que les fils
télégra- phiques
outéléphoniques peuvent
ne pas être sansdanger
pour(1) Annales de Clzirnie et de Physique, 2C série, t. P. 62.
244
les édifices
cju’ils ayoisinent, puisque,
dans le casactuel,
unesimple palissade
danslaquelle
entraient des fils de ferparaît
avoirjoué
un rôleprépondérant
dans la direction suivie par la dé-charge.
Dr A. WOEIKOFF.2013 Congélation d’un lac salé; t. VI, p. l13.
D’après
des observations de 31. Listoii faites sur le lac salé deIiupalno-Ozero,
à 63km au S .-S .-Od’Orenbourg (Russie)
don t lateneur en sel est de 16 pour i oo et dont la
profondeur
nedépasse
pas
Im,42,
il semhlerait que la diffusion du sel seproduit
descouches
supérieures
dulac,
refroidies an contact del’air,
vers lescouches inférieures avant que la
congélation
commence. On n’a,jusqu’ici
constaté riend’analogue
soit avec l’eau de mer, soit avecdes solutions de sel marin contenant de o pour 100 à
4
pour 100de sel. E. BOUTY.
BULLETIN
BIBLIOGRAPHIQUE.
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