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Physique G´en´erale B

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Physique G´ en´ erale B

Corrig´e de la 4`eme s´erie d’exercices 2 mai 2012

Rotation d’un solide, Hydostatique, Hydrodynamique, Electrostatique

1. Poulie

Coupons par la pens´ee la corde pour isoler le mouvement des masses et celle de la poulie (voir figure). Dans la “partie des deux blocs”, nous avons les deux tensions de la corde dirig´ees vers le haut et, dans la “partie de la poulie”, l’effet des deux blocs et leur mouvement sont remplac´es par les tensions dirig´ees vers le bas.

a) Nous avons dans ce probl`eme un mouvement rectiligne uniform´ement acc´el´er´e des deux blocs (l’acc´el´eration a est constante) : en effet, il ne peut en ˆetre autrement puisqu’`a la limite o`u la poulie est infiniment l´eg`ere, nous avons aussi un mouvement rectiligne uniform´ement acc´el´er´e pour les deux blocs. Prenons l’axe desy orient´e vertical et orient´e vers le bas comme le montre la figure ci-apr`es :

m

M

m

M T

1

T

2

mg

Mg T

2

T

1

y

L’acc´el´erationa´etant constante et les deux masses lach´es sans vitesse initiale, la position y du bloc M est de

y = 1

2at2 ⇒ a = 2y

t2 = 2×0.75

5,02 = 6,00×102 m/s2

L’acc´el´eration de la masse M est dirig´ee vers le bas, alors que l’acc´el´eration de la masse m est dirig´ee vers le haut et vaut −6,00×102 m/s2.

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b) Utilisons la deuxi`eme loi de Newton pour le mouvement de la masse M, en appelant T~1 la tension de la corde du cˆot´e de M :

M~g + T~1 = M~a ⇒ T1 = M(g − a) = 0,500 (9,81 − 6,0×102) = 4,87 N La loi de Newton appliqu´ee maintenant au mouvement du bloc m donne la tension T~2 de la corde du cˆot´e de la masse m :

T2 = m(g + a) = 0,460 (9,81 + 6,0×102) = 4,54 N

c) Puisque la corde ne glisse pas dans la gorge de la poulie, l’acc´el´eration tangentielle (lin´eaire) d’un point de cette gorge doˆıt ˆetre la mˆeme que celle des deux masses. Nous savons relier l’acc´el´eration tangentielle at et l’acc´el´eration angulaireγ (cours, page 83) : at = R γ, par cons´equent :

γ = at

R = 6,0×102

5,0×102 = 1,20 rad/s2

d) La poulie est soumise au moment des tensions T~1 et T~2 dont la r´esultante est M = (T1 − T2)R. En utilisant la loi de Newton pour les rotations, nous avons :

M = d L

dt = d Iω

dt = I γ d’o`u nous tirons le moment d’inertie de la poulie :

I = (T1 − T2)R

γ = (4,87 − 4,54) 5,0×102

1,20 = 1,38×102 kg·m2

2. Passage d’une marche par une roue

Consid´erons la roue au moment o`u elle quitte le sol. A ce moment, il n’y a plus de r´eaction du sol sur la roue et les seules forces qui s’exercent sur la roue sont :

– le poids de la roue m ~g,

– la force F~ horizontale appliqu´ee sur l’axe de la roue,

– la r´eaction du coin de la marche que nous avons d´ecompos´e en R~v et R~h.

r F

mg Rv

Rh h

Si nous appliquons la force minimale pour que la roue passe l’obstacle, elle n’acc´el`ere pas :la somme des forces et la somme des moments de forces doivent ˆetre nulles. Calculons les moments des forces par rapport au coin de la marche.

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Par rapport au coin, le bras de levier pour la forceF~ est der −h, celui pour le poids m ~g est

pr2 − (r − h)2 = √

2rh − h2 Les moments sont donc :

Pour la force F~ : F ·(r − h) . Pour le poids m~g : −mg·√

2rh − h2. Le moment de la r´eaction est ´evidemment nul.

Nous avons donc : F ·(r − h) − mg·√

2rh − h2 = 0 ⇒ F =

√2rh − h2 r − h mg

3. Deux bulles de savon accol´ees

Dans les bulles 1 et 2, les surpressions sont telles que

∆P1 = 4γ

R1 et ∆P2 = 4γ R2

Le rayon de courbure de la cloison commune est telle que

∆P2−∆P1 = 4γ R3 Par cons´equent : R3 = R1R2

R1−R2

Les trois membranes tirent sur l’arˆete commune avec des forces ´egales en module ; `a l’´equilibre, ces trois forces de tension superficielle doivent s’annuler : les membranes se coupent donc 120

4. Tube de Pitot

a) Consid´erons une ligne de courant passant de l’infini aux points A et B. La diff´erence de hauteur entre ces 2 points peut ˆetre n´eglig´ee. En utilisant le th´eor`eme de Bernoulli, nous avons :

PA + 1

airvA2 = PB + 1

airvB2

mais vA = 0 et vB = v; nous avons par cons´equent :

v2 = 2 (PA − PB) ρair

= 2ρalcoolg h

ρair ⇒ v = s

alcoolg h ρair

b) Application num´erique : v =

r2·810·9,80·0,26

1,03 = 63,3 m/s

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5. Pollinisation des fleurs

a) L’abeille portant une charge de q = 45 pC, d´eveloppe un champ `a une distance der = 2 cm de

E = 1 4π0

q r2 =

8.99×109 N·m2 C2

45×1012C

(0.02 m)2 ≈1000 N/C b) Ce champ est ´evidemment non uniforme.

c)Quand l’abeille, porteuse d’une charge positive s’approche du grain de pollen, une charge n´egative est induite sur la surface du grain qui est la plus proche de l’abeille, ce qui entraˆıne une force d’attraction ´electrostatique qui fait “sauter” le grain de pollen sur l’abeille.

Sur l’anth`ere, les grains de pollen sont dans des loges. On peut consid´erer que ce sont des grains isolants mis les uns sur les autres.

Etamines d’une Amaryllis.

Sur l’abeille, bien qu’il y ait un contact physique entre l’insecte et le grain, il n’y a pas de d´echarge ´electrique, le grain de pollen se comportant comme un isolant.

Quand l’abeille (et le pollen) s’approche d’un stigmate, des charge n´egatives sont induites sur le cˆot´e le plus proche du stigmate, produisant ainsi un champ ´electrique qui est certainement tr`es non-uniforme. Dans certaines configurations, le champ entre l’abeille et le stigmate et qui agit sur le grain de pollen, est plus fort que le champ entre l’abeille et le pollen : le grain de pollen “saute” alors sur le stigmate.

abeille abeille

grain de pollen grain

de pollen

stigmate

en rouge : charges positives, en bleu : charges n´egatives

`a gauche : “capture” des grains de pollen sur l’abeille,

`a droite : pollinisation.

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