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DE L’INOÉPENDANpE
.
DES
fl204^8 RITES MAÇONNIQUES,
OU
RÉFUTATION
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DES PRÉTENTIONS DU
6/'. O.*.DE FRANCE
SUR
LE RIT ÉCOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ.
O.*. RB PARIS,
IMPRIMERIE DU
F.-.SÉTIER,
Cour des Fontaines* n*7.
5827.
Digitizedby
L-ooQle
AVANT-PROPOS,
Cet
écritappartenaità
d’autres circonstances.Provoqués
et attaquésd’une manière
plusque
vivedans un
discoursprononcé en
séance solennelledu
G.’.
O/, de France
, bientôt aprèsdans une
circulaireémanée de
sachambre
d’administration,méconnus
et poursuivisjusque dans
notre existence,notre
premier mouvement
futde répondre
: lesmpyens
étaient faci-les,cet écrit fut rédigé.
Au moment où
il allaitparaître, le G.*. O.*, sut.en détourner
lapublication.Des
propositionsde
conci- liation etde rapprochement
furent adresséesau chef suprême de T Ordre
écossaisen France,
le très-illustre et P.*. S.\ Gr.*. Corne#.-.Nous
l’avouons,nous
fiecrûmes
pasà
ces proposi- tions, parceque
l’expérience était là.Ellenous
avait apprisque,
fixedans
sapensée d’une domination
uni-que
etentière, le G.*. O.-,ne
cherchaitqu’à nous'en-
vahir etnous
absorber,en nous
refoulantobscurément dàns
scschambres;
ellenous
avait apprisque
quel-ques
sacrificesque nous
fussions disposés k faire kla paix,aucun
sacrificene nous
seraitcompté
, sicen’é- tàitle sacrifice absolude
notreindépendance.
Cependant, au nom de
cette paixsi désirable,
par
nous sincèrement
désirée, etmalgré
tantde
raisonsde
douter,nous sûmes comprimer un
juste ressentiment, etnous consentîmes
kentendre
cespropositions.•1
En
effet,des commissaires furentnommés de
part et d’autre; des conférences furent ouvertes; des notes furent échangées.
Mais
bientôtnos
prévisions furentDigitizedby
L-OOQle
justifiées. Il étaitimpossible
que
lemême
excèsdans
lesprétentions
n’amenât
paslemême
résultat: ce ré- sultatforcé futla rupture desnégociations.Rupture
tropmotivée, maisqu’on ne devra
pasnous
imputer, lorsqu’on saura quelle a été,pendant
lesné- gociationsmêmes,
l’attitudedu
Sup.*. Cons.*,écossais, et celledu
G.‘. O.*,de
France.Tandis que
les commissaires respectifs discutaient les propositionsdu
G.*. O.*.,ces propositions faites sans sincérité et reçues sans confiance; tandis qu’ils traitaientde
lapaixdont
il avaitfait lapremière
ou- verture,
que
faisaitleSup/. Cons/.?
Fidèleaux con- venances
etaux
principesdu
droit desgpns
,il se te-
nait
dans une profonde
réservg; il oubliaitmême
laréponse
qu’il avaitpréparé^ aux
prétentions élevées contre lerit écossais; ildemeurait dans une
inaction peut-être trop scrupuleuse, tant ilaurait craint d’en- traver lamarche
et l’effet des négociationspar
lemoindre
acte,en
apparence, hostile.Que
faisaitau
contraire le G.*.O/, de France? On
dirait qu’il avait choisi ce
moment pour
pousseravec
plus d’activité la guerre qu’ilnous
avait déclarée.—
Envoyer
des inspecteursdans
tous sesat.\,pour
s’assu- rerque
les portesnous en
étaientrigoureusement
fer-mées
;— y envoyer
des orateurspour remuer
lespassions, et agiterles espritsimposer
à sesLL.*,lascandaleuse obligationd’un serment
d’exclusionetde
haine contrenous; —
rayerde
sacorrespondance
celles qui,dans
celte circonstance, onteu
l’honorable fermetéde
lui refuserle tributd’une
obéissance servile;—
»les ins-Digitizedby
Got e
«rire sur des tables
de
réprobation, sur ce livre noirdont
ladénomination
seule estun
outrageaux
prin- cipes d’union,de
fraternité etde
tolérance hors des- quelsil n’ya plusde maçonnerie
:—
voilàpar quelsactes le G.*. O.*, préludait a la transactionhonorable qu’il avait dit vouloir
nous
offrir. *Cet
étatdes choses a enfindéterminé
leSup.*. Cous.-,à
mettreau
jourle travaildont
il avaitsuspendu
l’é-mission ,
dans
l’espéranced’une
meilleure issue des négociationsentamées;
travail qui,quoique
destiné àun
autretemps
et àune
autre fin,ne produira
pasmoins un
effetactuel et toujours utile:* Soit
comme
explication surdiverspoints qui jamais n'ontété suffisamment éclaircis;Sôit
comme
protestation contrede
nouvelles entre- prises;Soit
comme document
historique qu’ilimporte de
conserver etde
transmettre;Soit, enfin,
comme
défense, si,malgré notre
désir SINCÈREDE LA
ÉAIXA LAQUELLE
, SOUS DES CONDITIONSHONORABLES ET
JUSTES,NOUS SOMMES TOUJOURS PRÊTS A
souscrire, lalutte ambitieuseque
le G.*. O.-,renou-
vellepériodiquement,
venaitàrecommencer,
etsi l’onnous
imposait le triste devoirde
repousserde
"nouvel- lesattaques.Que
siquelque
lecteur difficilenous
reprochait la chaleur et la vivacitédu
ton etdu
style,nous
lui ré-pondrions
:Loin de nous aucune
intention offensive ; maislisez lespièces suivantes,etreportez-vousau mo- ment.
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L-ooQle
PIECES
•QUI
DONNENT
LIEUA CET ÉCRIT.
"
g—
EXTRAIT du Discours du
Sec.\G
pris,du G.\ Q.\
de France
,
prononcé dans
laséance du 27
ejour du 10
'mois 58
25.tMaisje nedoispoint vousledissimuler', c’estcet étatpros- pèrequ’une nouvelledissidence ambitionne; c’estsur voshono- rablestravauxet surl’estime généralequeleG.*. O.*, deFrance
s’estacquise, qu’eliea fixé sesregardsavides. Elle n’apascraint desolliciter les ateliers de votre correspondance, et de.porter ju-que danslenr sein l’étendardduprosélytisme. C’estaprès avoir vainement cherché à ébranler leur croyance et leurfidélité
,
qu’elle vient enfind’élever un somptueuxautel, sous une voûte à lambris dorés, bien convaincue d’avance que la séduction échouetouteslesfoisqu’ellen’a pasl’illusion pour compagne;
aussirien n’a été négligépour éblouirlesyeux, pour charmerle
cœur et séduire l’esprit; c’est au milieu d’un cortège brillant qu’un G. \ M.*. a étéinstallé et qu’un mot de semestre a été donné.Descirculairesontétéenvoyées avec profusion pour an- noncerl’existence d’uneG.*. L.#. écoss.*. Une chose digne de remarque, c’estqueladissidence s’estserviede deux puissants levierspourarriver à sesfins.
»Le premieraétéd’honorerlamémoired’un
homme
distingué, tantpar ses talentsqueparsesqualitésaimables;cemoyen
étaitpur etdigne d’encouragement. Lesecondestastucieuxet illégal astucieux
, parcequeles directeursde cette association ont tous jurédeséconformerauxrèglementsqui régissentencore l’Ordre maçonniqueen France, etqu’une section spécialedecesmêmes, règlements abroge toute G.*. ; illégal
, parce qu’une G.*.
ou un G.*. O.*.,sousquelqueritque cesoit, ne peut être constituéque du consentementdes ateliersqui professent cerit.
Or, nousle demandons, quels sontles représentants désignés parles L.*. écossaises?
Où
sont les mandatsqui les autorisent à concouriràla forfriationd’unediètemaçonnique écossaise ? Au- cun desMaçonsqui composent cette dissidence ne peut exhiber un pareilmandat , ce n’estdonc qu’uneassociation irrégulière,andisqueleG.*. O.*, de France ne se compose que demanda-
airesmunisde pouvoirs spéciaux delapartdesateliers qu’ils rc-
Digitizedby
yn
présentent;et, prenes~ygarde, cen’estqueparce quenosrégle-
mentasontmuets surl’exercice des hauts gradesécossais,quela dissidence veuts’enarrogerl’administration,quoiqu’elle n’ignore pasque le Gk-.O.-. l’exercedepuis 1814,etqueleSouv.*.Chap.*.
des Gaules enestpossesseur depuisi72t,
Mon
devoirest rempli;jevousaisignalélemal: leremèdeestentrevosmains.
CIRCULAIRE du G.\
O.-.de France
jen
sacham-
bred
Jadministrationdu 25
eJour du
12* mois5825 (25
février 1826).TT.-. CC.*. FF.-., *
« Le G.-.O.*,de France, chargé deveiller à ce que l’irrégu- larité nepénètre point danslestemplesqu’il a érigésou recon- nus, dansla craintequelareligion desMaçons zélés quiensou- tiennentlescolonnesnesoittrompée, croiraitmanquer au de- voirsacréqueluiimposent des circonstances inattendues, s’ilne s’empressaitde donner àtous les At.-.de sa correspondanceles
documentsqueplusieurs d’entre eux lui ontdemandés relative- ment àune prétendue puissance maçonnique dontle but essen-
tielestdetenterderivaliser avec le centre unique delaMaçon- nerie^n France.
«C’estavec une profonde douleur, TT.*. CC.*. FF.-., que nous avons vusurgirtout-à-coupuneassociation irrégulière,qui prendlaqualification de G.*. L.vécoss.-. , sous le frivole pré- textederégirleRit écoss.*.
, quoique lo G.-. O.-, en exercele droitdepuis 18049 en vertu du concordatqui fut établi àcette époque, et au
moyen
duquellapuissanceenfutconfiée au G.*.O.-, qui,depuislors, nVcesscde régir tous les Ateliersécos- sais quiexistaienten France,etdeconstituerlesLL.*. et Chap.*.
qui ontdemandé à professerce rit.
»
En
1814,le G.-. O.-, ayant centralisé tous les rites, reprit l’exercicede ses droitssurleshauts grades écossais, droitsque son Souv.-. Chap.-* métropolitainpossédait dansson 5*.ordrede- puis 1721.Ce
futégalement en 18149 quepresque touslesGG.*.II.**GG*-,du ritécossaisancien et acc.epté* qui composaient l’ancienSup.-. Cons.-,deFrance, vinrentseréunirau G.-. O.*., ce qui ledéterminaà donner auG.-. Chap.*. général le titre de Sup.*. Conseildes Rits, avec pouvoir d’ériger des ateliers qui auraientledroitde conférerles hauts grades écossais, et cette
chambres’es£faitun devoird’accueillirfavorablement toutesles
demandesen Chartesconstitutionnellesquedes Maçonsréguliers luiont adressées; eqfin,pour ne laisseraucun prétextede dissi-
dence,le G.*. O.-, a établiprèsdelui ungrand consistoirespé- cialement autoriséà conférerlesplusjhauts degrés de l’échelle écossaise./
Digitizedby
L-OOQle
III
»
Ce
àirapleexposé suffira pour tousconvaincrecombiensont illusoires ledroit etlepouvoir que cette association irrégulière prétends’arroger; ellen’est d’ailleurs composée quedemaçonsisolés et sansmandat;tandisquele G.*. O*, de France est la réunion de touslesreprésentants
nommés
librementet volontai- rementparles At.\ français et écossaisdu royaume,etpar beau- coupd’At.*.d’ouIre-mer: ce qui constitue une véritable diète maç-*. dontles pouvoirs réunis neformentqu’unfaisceau. Nous avonsjugénécessaireetindispensabledemettre sous vosyeuxles vérités positives, maisignorées de beaucoupd’entre vous, afinde vous prémunircontre lescirculaires et lep offres fallacieuses qui pourront vous être adressées par la soi-disante G.*. L.*.
écoss.*.
» Quelqueprétentionquepuisse affecter celte associationirré- gulière,vous ne vous laisserezni éblouir ni séduire. Vous pou- vez comptersurla sollicitudeetlabienveillancedu G.*. O.*.,et êtrebien persuadésqu’ilsaura maintenirladignité del’ordre,et diriger avec sagesseetfermetéle pouvoirmaçonniquedontilest l’uniquedépositaireen France.
Nousavonslafaveurde voussaluer fraternellementy LesOff.*. dignitairesdela
Chambre
d’administration :Signé: Langlack , Président; Gastebois, à*'Surv.*.;
Lecovturier, a*Survr,;
Richard, Oratr.
, Farmandementdu G.*. O.*.
Signé: Vassal, Sec.\ génr. Legarde des sceaux ettimbres,
Signé: Dobin.
La
transcriptionde
ces pièces suffitpour
expliquer le motif,l’objet, et surtoutlanécessitéde
la réfuta- tionqu’on va
lire; sansaucun
autredéveloppement,
sans le secoursd’une
pluslongue
préface,on com- prendra
qu’il était impossible d’accréditerpar
notre silence les prétentions, aussi orgueilleusesque peu
fondées,
du G/.
O.-,de France
;de
pjier servilement sous lejoug
qu’ilveut nous
imposer, et de' consentir à n’êtrevus dans
laMaçonnerie que comme
desintrusformant une
association irrégulière. %Qu’on
se dépouillede
touteprévention
,
que
1es-prit
de
parti se taise,bientôt leshommes impartiaux
seront b
même de
jugerde quel
coté est 1intrusiondans
la vraie etdans
la hauterranche-Maçonnene*
Digitizedby
AUX MAÇONS Ù
DE TOUS LES RITES.
Que
veutdoüc
le G.*. 0.*.de France
1 îï estfort,
il estpuissant, ile$t riche î
que
peut-ilmanquer
à sa prospérité?Ce qui y manque
, c’est ladomination
absoluede
l’Ordremaçonnique en France, encore
qu’il n’ensoitqu’un
faible et tardifrejeton; c’est rassujetlissement sousson joug dé
tousles ritesdont
l’Ordre secom- pose, de ceux-là même
auxquels il est etfut toujours ' étranger.o#
C’est contre tiûe prétentionaussi exorbitante,
con-
trecesystème
d’envahissement, ourdide longue main
,
Suivi
avec
constance,
que nous devons
etque nous venons nous
élever, soitpour prémunir
lesLoges
écossaises contre les circulaires
qu’on
colporte' etqù’on
distribue, soitpour
éclairerles Maç.*. sincères et impartiaux jdoüt la trop facile crédulité pourrait être abuséej et si,en
remplissantce devoir,nous
ar- rivons à ladémonstration que
le ritmoderne
, très-moderne
, créépar
leG.\ 0.\
et qu’aujourd’hu ilprétend rendre dominant
et exclusif, n’estqu’une
in-novation
ambitieuse, ce serasa fautede nous
l’avoir imposé.Tant qu’on
s’estborné
àde
vaines jactances, à
de
2
3
.sourdes
manœuvres,
k deridiculesparades
(i),aux
actes arbi r.liresd’une juridiction
despotique que
le G.-. O.-, s’est arrogée (a),nous avons gcmi
etnous nous sommes
tus.Mais
ilestun terme
a lamodération même
,et lors-qu'on
auralu les piècesque nous avons
cru devoirimprimer en
têtede
cet écrit,on
jugeras’ilnous
étaitpermis de nous renfermer dans un
pluslong
silence:seipsum
deserereturpissimum
est.Au
surplus, avantde nous engager dans une
dis- cussion plus fâcheusequ’elle n’est dilfidle,nous nous
faisonsun
devoirde
déclarerque
notreréponse ne
s’adressequ’a
ceux
qui,par une
indiscrèteprovocation, l’ontrendue
nécessaire;quoique nous soyons
atta-qués
sous lenom
collectifdu
G.*. O.*,de France,
nom imposant, dont
le voilepeut
siaisément
couvrirde
petits intérêtsde
petitesvues,nous
savons dis- tinguer leshommes
respectables ethonorés, loyaux
et sincères, quine
portentdans
la maçonn.*.qu’un
espritde
paix,d’union
etde
tolérance. Etrangersk une
aggression qu’ilsauraientempêchée
s’ils l’avaientconnue,
etdont eux-mêmes gémiront avec nous quand
ils la connaîtront,ilssont étrangers aussik la défense;
mais
jamaisilsne
le seront k notre considération, k notre estimeetaux
sentimentsde
lapluscordialefra- ternité.Digitizedby
3
DISCUSSION.
On
n'exigera pas peut-êtreque nous
établissions, par des faits etpar
des preuves, l’anciennetédu
rit écossais,son universalité surlesdeux hémisphères
, sa,préexistence
en France
h tout autre établissementma- çonnique, notamment
hlajeune
créationdu
ritmo- derne
,autrement
dit laMaçonnerie
bleue.Déjà
ilexistaiten France un
conseil desEmpereurs
d’Orientet d’Occident, souverains Princesmaçons, dont
les degrésd’instruction secomposaient de
vingt- cinq grades, quiconstituait h Paris etdans
laFrance
desLoges,
des Chapitres, des Conseils particuliers;qui
même
conférait despouvoirs pour propager
lamaçonnerie de
perfection jusqu’au-delà desmers; qui
donnait des capitulairespour
leshauts grades(3)...etleG.*. O.*, n’étaitpas né!
Déjà
s’étaittenu
àBordeaux
,en 1762
, ce Conseilmémorable
des Princesdu
royal secret,où
furent ar- rêtésetrédigés,en 35
articles, les règlementsgéné- raux de
lahautemaçonnerie
,où
furentdéterminés
et classés les vingt- cinq degréscomposant
alors le rit écossais ancien etaccepté;règlements qui devinrentla loigénérale desConseilset Consistoires établis soiten France,
soitau-delà
desmers;
règlements toujours subsistants,
qui
forment’la charte primitive1de
l’orga- nisationdu
rît ancien, et la règleencore
vivantequi
1 !*1 Digitizedby
L-ooQle
4
lerégit,saufles modifications et les dérogations
qu’y
ont apportées lesgrandes
constitutionsde 1786
(4)....et le G.*.
O/,
n’étaitpas né!Déjà
existaientà
Paris, hMarseille, àAvignon
,desmères Loges
écossaises;kArras
,un
Chapitre écossais jacobite,dont
laconstitutionest datéedu
i5
' J.-,du
2*
M.\ 5747
> et signéepar
CharlesEdouard
Stuart,
roi d’Angleterre, d’Ecosseetd’Irlande.
Combien
d’au- tres établissements etcorps constituants, tous appar-
tenantau
ritancien,nous
pourrionsciter(
5
)!...etleG.*.0
.\ n’étaitpasné
!Ainsi,voilà
un premier
point constant, qu’il est es- sentielde bien
retenir: le ritancien
étaitreconnu
,
répandu,
organisé, professéen France, bien
avant l’existencedu
G.’. O.*.Maintenant
,arrivonsk l’époquede
safondation,en
*
772
*Nous ne venons
nine voulons
décrierson
origine;
l’histoire
du temps
a dit assez qu'ilnefut formé que par une
scission insurgée; qu’il s’était élevépar un schisme
,ce qui imprima
ÿ à
sa naissanceune
ta-che
ineffaçable (6).Nous rechercherons seulement de
quelles attributions le G.*.O/, fut doté dèssa nais- sance; quel accroissement elles ont reçu; quelles fu- rent les limites
dans
lesquelles fut circonscrit le ritmoderne né de
lui etavec
lui.La
question traitée sous cenouveau
pointde vue
, s’éclaircira singuliè-rement.
Si le G.*. O.*,
fonde
ses hauteset vastes prétentions sur la qualité d’héritierde
la G.*.L,\ de France
, k,
Go gle
Digitizedby*
5
laquelle ilfut substitué
par une
scissioninsurgée,que
n’yaurait-il pasa dire sur ce droit d’héréditédont
la légitimité ressemblebeaucoup à
la légitimitédu
droitdu
plus fort?Mais, sansnous montrer
sidifficiles, ilestcous
tantdu moins
qu’iln’apu
succéder h la G.*.L.\
que dans
les droits et les attributions qui lui apparte- naient.Quels
étaientdonc
ces attributionsetcesdroits?La G
L.\de France ne
reconnaissaitque
lestroisgra- dessymboliques
:ses constitutionsne
s’étendaientpas au-delà
(7). Voilàdonc
toutl’héritageque
leG.*. O.’, auraitrecueilli:or, desdroits transmisaux
droits pré-tendus,
quelledistance!...Que
s.ile G.’.O.
-., répudiant la successionde
laG/!
L.\ de France,
prétendaitexisterde lui-même
etpar sapropre
puissance, alors,en nous
inclinantdevant
cette puissance
magique
,nous conviendrons
qu’ilapu
se
donner
telle organisationqui
lui aconvenu
,s’arro- ger des droits, des attributions, des privilèges,mais où
etsurqui
?...Dans son
enclave, sur sesmembres
,
ses adhérents,
sur
lesLoges du royaume
qui avaientcoopéré au schisme à
lafaveur duquel
il avaitétéfondé
(8).Mais que, par
laseule vertude
sa baguette,ilait
pu
détruire desdroits préexistants et consacrés, renverserune
possession constante et acquise; qu’il aitpu
asservir sousson joug
touslesautresritesmaçon- niques
reçus etreconnus
avant lui, etindépendam- ment de
lui, c’eût été, c’estune
prétentionextrême
,qu’aucune
puissance n’apu
réaliser,qu’aucune
puis- sancene
réalisera jamais!Le G/.
O.*, lecomprit bien
alors; ilcomprit qu’un
V Digitizedby
6
vol trop rapideettrop élevé pouvait
compromettre
sa récenteetencore
douteuse existence;
pénétré de
cettemaxime
d'une politique adroite,que qui veut
pouvoir toutne
doitpas
toutoser(9), il n'osapas (10); ilsut couvrirson ambition du
voiled’une
discrétion appa- rente, ilenjoignitaux
LL.',de ne pointé occuper des
hautsgrades
etde ne
travaillerque dans
les troispre-
miers degrés symboliques, ainsi, ajouta-t-ilmodeste- ment, quil
lefaisaitlui-même
(11), -Ici, les
conséquences
se pressent; c'estune
chose très-remarquablede
voirleG.\
O.*..,dont
les préten-tions sont aujourd’hui illimitées, se limitant alorslui-
même dans
l’étroite orbite destrois degrés symboli- ques....Mais
suivons, et laissons parler les faits: lesconséquences
sortirontde
l'ensemble avecencore
plus d'évidence*Cettedéclaration
du
G,*.0
.\ n’était pas sincère; ilrecommandait aux LL/, de
serenfermer dans
l’exer- cice destroispremiers degréssymboliques,
etdans
lemême moment
,dans
lamême
tenue, ilordonnaitune
révision,
une
nouvelle rédactiondes
hautsgrades
; il établità
cet effetune commission
(12), et «comme
». l’intention d’anéantir les
LL/,
écossaises et toutes» celles
qui
avaient reçu des constitutionsd’uneauto-» rité âtaç/. étrangère, était
née avec
lui, et s’était» manifestée dès lespremiers
moments de
safondation,». poursuivi
par
cettepensée dominante
, ildonna aux
»
membres, composant
lacommission
qu’il venaitde
»
former, V
instruction secrètede
créerune maçonne-
». rienouvelle,.
en
écartant tous les degrésqui pou-
Digitizedby
7 ,
» valent appartenir
aux
anciens ritesqu’on
voulait»faireoublier (i3). »
Mais
ilétait difficile d'enter sur Farbre antiquede
laMaçonnerie une
innovation toutesystématique etpu- rement
ambitieuse; lacommission mit
huitans & pré- parer ce travail,etne prépara
rien.Ennuyé de
ces lenteurs, le G.*. O.-, substitua hsacommission une chambre
ditedes Grades
, h laquelleil conféra la
même
missiond’une
nouvelle rédaction des hauts grades (i4)i maisla difficultéde façonner un nouveau
systèmede maçonnerie
à côtéde
cellequi
existaitdepuis dessiècles,et
qui
était universellementadmise, reconnue
et pratiquée,restant lamême,
cettechambre ne
futguère
plus activeque
lacommission ne
l’avait été'.Ce ne
futqu’après cinq ans cjjgorc qu’elledonna
sontravailsur lesnouveaux
d'egres maçonn.-., qu’elle avait étéchargéede
confectionner; elle les présenta divisésen
quatre ordres; savoir :Elit, ChevalierctO-
rient, Ecossais, etChevalierRose-Croix. Le G.
-.0.\
les
adopta
etdéclaraqu’ilsseraient les seulsadmis
et pratiquésdans
lesLL.'-,de
sajuridiction (i5).Les
seuls admiset pratiqués dans
les LL.-,de
sa juridiction:cesmots
n'exigent nidéveloppement
,
ni
commentaire.
Le
voilémaintenant
bienconnu
ce ritmoderne, son
origine,son
but,son
organisation, sa consistance.D*
a- prèscettenotice historique,extraitede documents
irré- cusables,on
sedemande avec étonnement comment
ce ritcrééde
sifraîchedate,circonscritdans de
si étroites.jDigitizedby
s
limites,
composé 4e
septgrades seulement,dont
leplus élevé n’estencore que
leRose-Croix
,comment
ce rit qui,n’offrantaux
regards desMaçons
instruitsqu’une maçonnerie
mutilée ettronquée,futréprouvé
etrejetépar
lesGrandes Loges
étrangères, et futainsirestreint.dans
les limitesde
l’Étatoù
ilavaitprisnaissance (16);comment
cerit auraitpu
envahir etsubjuguer
le rit écossaisancien
et accepté,sirespectable etsi respectéçn
raisonde son
ancienneté,de
l’excellencede
sesdoctri- nes,de
sa richesseen
hautes connaissances,etdesmoyens»
féconds
qu’il offrepour
atteindre lebut
véritablede
la
Maçonnerie
;non
lebut
politique et ambitieuxde
diviser
pour
doniiner,maislebut
réel etmoral de
l’Ins- titution,qui
est d’éclairer,d’unir,d’embrasserlegenre humain dans un
sentiment généralde
bienveillancefde
raffermirlapaixpar
latolérance, etde
conduire l’homme,, parlapratique des vertus,au
plushaut
de- gréde
perfection etde bonheur où
ilpuisse arriver !Et
c’estceritque
leG.*. O.-,prétend
écraser sousle poidsde
sa puissance! Ildéfend aux
LL-*-de
sa cor-respondance
toute relation, toute fréquentation
avec
celles qui sont constituées
par
nous. Celles-ci,illes dé- crieen
les qualifiant irrégulières et dissidentes;
elles sont persécutées
avec acharnement
, surtoutdans
les villesde département
(17)où
il s’en est établi, d’a- prèsle calculque
làoù
la résistance estmoindre
, lescoups
sont plus sûrs; etcomme
, suivant l’usage,les agents secondaires,voulantaffecter aussi leur partde
puissance, aggraventencore
la persécution, il n’est sortede
dégoûtsdont
les LL.*, écossaisesne
soientDigitizedby
9
abreuvées: on
les intimide*on
lesdécourage, on
lesmenace même de
l’interventionde
l’autorité..,.Moyen
déloyal
qui
décèle àla fois ’injustice et la faiblesseî,Comme
si l’autorité n’était pas.également
protectricepour
tous;...comme
si elle avaitdeux poids
et deux,mesures
;...comme
si la tranquillité, l’ordre ét la dé->cence ne
régnaient pasconstamment dans nos
réu-tnions;.,,
comme
si lacomposition du Sup.\
Cons.\,de
laG.*.
L.\
centrale, eten
général des LL.*,écossaises, n’offraitpasb
l’autoritétousles.motifsréunisde
sécurité etde
confiance!...Comme
si ces motifs n’étaientpas
fortifiés
par
la déclarationmille foisrépétée des prin- cipes que,nous
professonsetque nous
pratiquons(18)!.rAh
1 plûtau
cielque
les principesqui
régissent lerit écossaisancien
etacceptéfussentaussiceux du G.
-.O.-.!la paix n’aurait pas ététroublée, les
rapprochements
auraient été faciles;deux mots, deux mots seulement
Sur lesquels il eût été si aiséde
s’accorder, amitiéet indépendance,
auraientformé
entrenous un
lien in- dissoluble,une
transaction irréfragable; la tolérance aurait resserré lesnœuds de
la fraternité, et cemo- ment
u’oflrirait pas à lamaçonnerie qui
s’en afflige,
etbses
ennemis
quien
rient, le scandaleux spectacled'une
querellede pure
varjité, si toutefoisne
s’ymêle un
autremotif
qu’on,n’ose pas avouer»..Mais
qu’im- porteau
G.;. O,*.! ilveutdominer
j il veut régner, et lamaxime
familièrede
César lui convientmieux que
touteslesmaximes maçonniques ensemble
(îg).Ilfaut
donc nous
résigneràexaminer de
plus près, etd’une manière
plusspéciale,surquelsmotifspeut
êtrein ni
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L-OOQle
10
fondée une
prétentionqui
jusqu’ici,etd’aprèslespré- missesque nous venons
d’exposer,ne
présenteencore que
le caractèred’une
tentative d’usurpation.Ces
motifs,cene
sera nidans
lediscours sifraternel et si polidu
Secrétaire-généraldu
G.*. O.'., nidans Fingénieux apologue Les deux
lumières (20)que nous
les chercherons.
Le
poète a faitde
l’espritpour son compte
; l’orateur,s’abandonnant
à lafougueuse im-
pulsiond’un
zèledéréglé, s’est jetédans
les plus cho-quantes inconvenances
j il a franchi toutes lesmesu-
res, et,dans une
discussion sérieuse,nous ne nous amuserons
paskrépondre
àde
jolis vers,etnous nous
respectons troppour répondre
aune
diatribe.Mais nous nous
attacherons kla pièce officielleéma- née du
G.-. O.*.,ou
soitde
sachambre
d’administra- tion, kla circulairedu a5
février dernier,répandue avec
profusion k Paris et surtoutdans
les départe-ments,
d’où ellenous
estrevenue.
C’est 1k qu’est l’at-taque
, c’est lkque
doit porter la défense,et certesnous ne
reculons pas.« C’est
avec une profonde douleur
» disentd’abord les rédacteursde
la circulaire, «
que nous avons vu
» surgir tout-à-eoup
une
association irrégulière qui»
prend
la qualificationde G.\ L.\
Ecoss.*., souslé» frivole prétexte
de
régirleritécossais. »Ces
premières lignes sontremarquables
: la G.*.L.-.Ec.\ existe depuis six ans; ellefut instituéeprèsle
Sup.\ Cons/.et par
lui installée'le24*jourdu4'mois 58a
1, sous le titredé
laL/. laGrande Commanderie;
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%
II
le aa* jour
du 5
*mois de
l’année suivante, elle fut constituée et solennellement installéeen
G.’. L.\ cen-trale
du
rit écossaisancien etacceptépour
laFrance
; depuislors,elle .n’a cesséde
travailler dfcd’exercerles attributionsque
leSup.v Cons.\
lui a départies; elle s’estconstamment montrée
et fait connaîtrepar
tous les actes possiblesqui
constatent l’existence et signa-• lent la publicité:tenues périodiques, fêtesd’ordre
,
devoirs et
honneurs
funèbres,institutionetinstallationde LL.
-.etdeChap.*.,circulaires,convocations,esquissesdes
travaux burinées, distribuées,envoyées, assistancebénévole
h sessolennitésde maçons de
tous lespays
,de
tous lesrites,de membres du
G.*. O.’,même
(21)...Et
c’estau
milieude
ces faitstrès-certainement exclu-sifs
de
touteclandestinitéque
le G.*. O.*,vient conterpiteusement
sadouleur
etson
effroi d’avoir vu
surgirTOUT-A-COUP LA GRANDE L.\
ÉC*‘.!!ÎNous comprenons
très-biend’oùcettedouleur
et cet effroi luiviennent
: «La Grande L.\ de France
sedivise»
en deux (nous empruntons
icilelangagesévèrederhùr
»toire), le G.*. O.*.,
formé par
les dissidents,finitpar»
usurper
toute l’autorité,
par
engloutirsamère
(22).*Or, on
sait qu’il estdans
la naturehumaine de
haïrceux qu’on
a offensés(a3), plus
encore ceux qu’on a
spoliés etsupplantés:une grande
L.*.' renaissante estaux yeux du G.s 0
.\ le spectrevengeur qui
poursuit .Oreste.
Qu’il se rassure: la
Grande L/. de France
n’estplus;,
nous ne venons
,nous ne voulons
la ressusciterni la venger;mais,peut-êtrea-t-ilétépermis au Sup.\ Cons.^
dby
4e France de
sedonner
telrégime
, telmode
d’ad-ministration
qui
lui aconvenu
; ilserait trop bizarrequ'une
puissance, quinous
est étrangère,qui
n’asurnous
ni autoqjlé, ni juridiction,
que nous ne recon-
naissons pluscomme
puissancehors des
limitesdans
lesquelles ellefut établie,vînt semêler de
notre orga- nisation,en
traverser eten
entraverleplan.«
Mais
laGrande
L.*. éc.\ n’estqu’une
association» irrégulière. »
Irrçgulière!
quel
droitavez-vous de
lafrapperde
cet
anathème? Quelle
qualitéavez-vous pour
lajuger?
Quelle
est,h
cetégard
, votre
compétence?
Irrégulière!
mais vous
feignez d’ignorér qu’elle estune émanation
,une
extensiondu
Sup.*. Cons.*,de France
;que
c’estde
luique
dériventlespouvoirsdont
elle est investie, et lorsque
vous
n’attaquez pas,vous
n’osez pas attaquerde
front l’existence légale,en
d’au- tretemps par vous reconnue de
ceSup.*.Cons.*.,dont presque
tousvous
faisiez partie;pouvez-vous,
sansinconséquence,
nierlalégitimité etlarégularitéde
laGrande
L.*. éc.\ qu’ilainstituée, etqu’incontestable-ment
il aeu
lepouvoir
d’instituerprèsde
lui?«
Mais une
section spécialedesrèglementsde
l'Ordre»
maçonnique abroge
touteGrande
L.*.»
Dites
de
vos règlementsparticuliers, etl’onconnaîtmaintenant
lemotif de
cette abrogation. 11 fallaitfaire oublier cetteGrande
L.*.de France par vous
envahie etdépossédée
;ilfallaitétoufferun
souvenirimportun
qui perpétuait la tachede
votre origine; maisvos
règlementsne nous
lient nine nous
astreignent :une
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L-ooQle
loi n’étend pas
son
autorité au-delà des confinsde
la puissancequi
l’àfaite.«
Hais
cetteprétendue Grande
L.*. n’estcomposée
»
que de Maçons
isolésetsansmandat.
» * Isolés! Si lamorgue de
l’intolérancene vous
avait pas éloignés des séancesde
laGrande L.\
centrale écos- saise,notamment de
celleoù
notreResp.\
F.*,comte de
Lacépèdeftttinstallé etproclamé Vén.\ d’honneur
jde
celleoù
furent célébréeslesobsèques maçonniques du
T.*.P.-. S.\G.-. Coru.*.comte deYalence,
d’illustreet chèremémoire; de
celledu 29
juillet1824
,où, espé-
rantque
l’exemplevous
gagnerait, la fêtede
l’union fut célébréeavec
tant d’enthousiasme;de
celleoù a
été installé etproclamé chef suprême du
rit ancien et accepté nôtre111.*.et sidigne
F.*, leduc de
Choiseul;de
celleoù ont
étérendus
les derniers devoirsh
cemême comte de Lacépède,
troptôtenlevéaux
sciences,à
laFrance
ethnos vœux,
séancesintéressantes et so- lennelles auxquelles l’afiluencede
tant d’hon.*.Ma-
çons,et spécialement
de Maçons du
ritfrançais,ajoutaun nouveau degré de
solennitéetd’intérêt,vous
auriezvu
si laGrande
L.*. centrale n’esten
effetcomposée que de Maçons
isolés.Et sans mandat!
ajoutez-vous.Mais
l’institutionmême de
laG.*. L.*. éc.\,les attributionsque
leSup.*.Cons.*,luia conférées, l’envoi près d’elle des
députés
des autres LL.*,éc.*.de
lacorrespondance,
tout celane
constitue-t-ilpas lemandat
le plus formel, leplus spécial? Et,remontant
jusqu’auxorigines,si, hcôtéde
l’origined’hier
du
G.*. O.*,de France
,latraditiondes
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