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Google. We also ask that y ou: About Google Book Search. Usage guidelines

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qooqle

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(2)

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.

qooqle

.com|

(3)
(4)

Digitizedby

v^.ooQLe

(5)

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(6)

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(10)

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L-ooQle

(11)

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(12)

*<*i

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(13)

DE L’INOÉPENDANpE

.

DES

fl

204^8 RITES MAÇONNIQUES,

OU

RÉFUTATION

s

' *

DES PRÉTENTIONS DU

6/'. O.*.

DE FRANCE

SUR

LE RIT ÉCOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ.

O.*. RB PARIS,

IMPRIMERIE DU

F.-.

SÉTIER,

Cour des Fontaines* n*7.

5827.

(14)

Digitizedby

L-ooQle

(15)

AVANT-PROPOS,

Cet

écritappartenait

à

d’autres circonstances.

Provoqués

et attaqués

d’une manière

plus

que

vive

dans un

discours

prononcé en

séance solennelle

du

G.’.

O/, de France

, bientôt après

dans une

circulaire

émanée de

sa

chambre

d’administration,

méconnus

et poursuivis

jusque dans

notre existence

,notre

premier mouvement

fut

de répondre

: les

mpyens

étaient faci-

les,cet écrit fut rédigé.

Au moment où

il allaitparaître, le G.*. O.*, sut.

en détourner

lapublication.

Des

propositions

de

conci- liation et

de rapprochement

furent adressées

au chef suprême de T Ordre

écossais

en France,

le très-illustre et P.*. S.\ Gr.*. Corne#.-.

Nous

l’avouons,

nous

fie

crûmes

pas

à

ces proposi- tions, parce

que

l’expérience était là.Elle

nous

avait appris

que,

fixe

dans

sa

pensée d’une domination

uni-

que

etentière, le G.*. O.-,

ne

cherchaitqu’à nous'

en-

vahir et

nous

absorber,

en nous

refoulant

obscurément dàns

scs

chambres;

elle

nous

avait appris

que

quel-

ques

sacrifices

que nous

fussions disposés k faire kla paix,

aucun

sacrifice

ne nous

serait

compté

, sicen’é- tàitle sacrifice absolu

de

notre

indépendance.

Cependant, au nom de

cette paixsi désirable

,

par

nous sincèrement

désirée, et

malgré

tant

de

raisons

de

douter,

nous sûmes comprimer un

juste ressentiment, et

nous consentîmes

k

entendre

cespropositions.

1

En

effet,des commissaires furent

nommés de

part et d’autre

; des conférences furent ouvertes; des notes furent échangées.

Mais

bientôt

nos

prévisions furent

Digitizedby

L-OOQle

(16)

justifiées. Il étaitimpossible

que

le

même

excès

dans

lesprétentions

n’amenât

pasle

même

résultat: ce ré- sultatforcé futla rupture desnégociations.

Rupture

tropmotivée, mais

qu’on ne devra

pas

nous

imputer, lorsqu’on saura quelle a été,

pendant

lesné- gociations

mêmes,

l’attitude

du

Sup.*. Cons.*,écossais, et celle

du

G.‘. O.*,

de

France.

Tandis que

les commissaires respectifs discutaient les propositions

du

G.*. O.*.,ces propositions faites sans sincérité et reçues sans confiance; tandis qu’ils traitaient

de

lapaix

dont

il avaitfait la

première

ou- verture

,

que

faisaitle

Sup/. Cons/.?

Fidèle

aux con- venances

et

aux

principes

du

droit des

gpns

,il se te-

nait

dans une profonde

réservg; il oubliait

même

la

réponse

qu’il avait

préparé^ aux

prétentions élevées contre lerit écossais; il

demeurait dans une

inaction peut-être trop scrupuleuse, tant ilaurait craint d’en- traver la

marche

et l’effet des négociations

par

le

moindre

acte,

en

apparence, hostile.

Que

faisait

au

contraire le G.*.

O/, de France? On

dirait qu’il avait choisi ce

moment pour

pousser

avec

plus d’activité la guerre qu’il

nous

avait déclarée.

Envoyer

des inspecteurs

dans

tous sesat.\,

pour

s’assu- rer

que

les portes

nous en

étaient

rigoureusement

fer-

mées

;

y envoyer

des orateurs

pour remuer

lespassions, et agiterles esprits

imposer

à sesLL.*,lascandaleuse obligation

d’un serment

d’exclusionet

de

haine contre

nous; —

rayer

de

sa

correspondance

celles qui,

dans

celte circonstance, ont

eu

l’honorable fermeté

de

lui refuserle tribut

d’une

obéissance servile;

»les ins-

Digitizedby

Got e

(17)

«rire sur des tables

de

réprobation, sur ce livre noir

dont

la

dénomination

seule est

un

outrage

aux

prin- cipes d’union,

de

fraternité et

de

tolérance hors des- quelsil n’ya plus

de maçonnerie

:

voilàpar quels

actes le G.*. O.*, préludait a la transactionhonorable qu’il avait dit vouloir

nous

offrir. *

Cet

étatdes choses a enfin

déterminé

leSup.*. Cous.-,

à

mettre

au

jourle travail

dont

il avait

suspendu

l’é-

mission ,

dans

l’espérance

d’une

meilleure issue des négociations

entamées;

travail qui,

quoique

destiné à

un

autre

temps

et à

une

autre fin,

ne produira

pas

moins un

effetactuel et toujours utile:

* Soit

comme

explication surdiverspoints qui jamais n'ontété suffisamment éclaircis;

Sôit

comme

protestation contre

de

nouvelles entre- prises;

Soit

comme document

historique qu’il

importe de

conserver et

de

transmettre;

Soit, enfin,

comme

défense, si,

malgré notre

désir SINCÈRE

DE LA

ÉAIX

A LAQUELLE

, SOUS DES CONDITIONS

HONORABLES ET

JUSTES,

NOUS SOMMES TOUJOURS PRÊTS A

souscrire, lalutte ambitieuse

que

le G.*. O.-,

renou-

velle

périodiquement,

venaità

recommencer,

etsi l’on

nous

imposait le triste devoir

de

repousser

de

"nouvel- lesattaques.

Que

si

quelque

lecteur difficile

nous

reprochait la chaleur et la vivacité

du

ton et

du

style,

nous

lui ré-

pondrions

:

Loin de nous aucune

intention offensive ; maislisez lespièces suivantes,etreportez-vous

au mo- ment.

Digitizedby

L-ooQle

(18)

PIECES

•QUI

DONNENT

LIEU

A CET ÉCRIT.

"

g

EXTRAIT du Discours du

Sec.\

G

pris,

du G.\ Q.\

de France

,

prononcé dans

la

séance du 27

e

jour du 10

'

mois 58

25.

tMaisje nedoispoint vousledissimuler', c’estcet étatpros- pèrequ’une nouvelledissidence ambitionne; c’estsur voshono- rablestravauxet surl’estime généralequeleG.*. O.*, deFrance

s’estacquise, qu’eliea fixé sesregardsavides. Elle n’apascraint desolliciter les ateliers de votre correspondance, et de.porter ju-que danslenr sein l’étendardduprosélytisme. C’estaprès avoir vainement cherché à ébranler leur croyance et leurfidélité

,

qu’elle vient enfind’élever un somptueuxautel, sous une voûte à lambris dorés, bien convaincue d’avance que la séduction échouetouteslesfoisqu’ellen’a pasl’illusion pour compagne;

aussirien n’a été négligépour éblouirlesyeux, pour charmerle

cœur et séduire l’esprit; c’est au milieu d’un cortège brillant qu’un G. \ M.*. a étéinstallé et qu’un mot de semestre a été donné.Descirculairesontétéenvoyées avec profusion pour an- noncerl’existence d’uneG.*. L.#. écoss.*. Une chose digne de remarque, c’estqueladissidence s’estserviede deux puissants levierspourarriver à sesfins.

»Le premieraétéd’honorerlamémoired’un

homme

distingué, tantpar ses talentsqueparsesqualitésaimables;ce

moyen

était

pur etdigne d’encouragement. Lesecondestastucieuxet illégal astucieux

, parcequeles directeursde cette association ont tous jurédeconformerauxrèglementsqui régissentencore l’Ordre maçonniqueen France, etqu’une section spécialedecesmêmes, règlements abroge toute G.*. ; illégal

, parce qu’une G.*.

ou un G.*. O.*.,sousquelqueritque cesoit, ne peut être constituéque du consentementdes ateliersqui professent cerit.

Or, nousle demandons, quels sontles représentants désignés parles L.*. écossaises?

sont les mandatsqui les autorisent à concouriràla forfriationd’unediètemaçonnique écossaise ? Au- cun desMaçonsqui composent cette dissidence ne peut exhiber un pareilmandat , ce n’estdonc qu’uneassociation irrégulière,

andisqueleG.*. O.*, de France ne se compose que demanda-

airesmunisde pouvoirs spéciaux delapartdesateliers qu’ils rc-

Digitizedby

(19)

yn

présentent;et, prenes~ygarde, cen’estqueparce quenosrégle-

mentasontmuets surl’exercice des hauts gradesécossais,quela dissidence veuts’enarrogerl’administration,quoiqu’elle n’ignore pasque le Gk-.O.-. l’exercedepuis 1814,etqueleSouv.*.Chap.*.

des Gaules enestpossesseur depuisi72t,

Mon

devoirest rempli;

jevousaisignalélemal: leremèdeestentrevosmains.

CIRCULAIRE du G.\

O.-.

de France

j

en

sa

cham-

bre

d

Jadministration

du 25

e

Jour du

12* mois

5825 (25

février 1826).

TT.-. CC.*. FF.-., *

« Le G.-.O.*,de France, chargé deveiller à ce que l’irrégu- larité nepénètre point danslestemplesqu’il a érigésou recon- nus, dansla craintequelareligion desMaçons zélés quiensou- tiennentlescolonnesnesoittrompée, croiraitmanquer au de- voirsacréqueluiimposent des circonstances inattendues, s’ilne s’empressaitde donner àtous les At.-.de sa correspondanceles

documentsqueplusieurs d’entre eux lui ontdemandés relative- ment àune prétendue puissance maçonnique dontle but essen-

tielestdetenterderivaliser avec le centre unique delaMaçon- nerie^n France.

«C’estavec une profonde douleur, TT.*. CC.*. FF.-., que nous avons vusurgirtout-à-coupuneassociation irrégulière,qui prendlaqualification de G.*. L.vécoss.-. , sous le frivole pré- textederégirleRit écoss.*.

, quoique lo G.-. O.-, en exercele droitdepuis 18049 en vertu du concordatqui fut établi àcette époque, et au

moyen

duquellapuissanceenfutconfiée au G.*.

O.-, qui,depuislors, nVcesscde régir tous les Ateliersécos- sais quiexistaienten France,etdeconstituerlesLL.*. et Chap.*.

qui ontdemandé à professerce rit.

»

En

1814,le G.-. O.-, ayant centralisé tous les rites, reprit l’exercicede ses droitssurleshauts grades écossais, droitsque son Souv.-. Chap.-* métropolitainpossédait dansson 5*.ordrede- puis 1721.

Ce

futégalement en 18149 quepresque touslesGG.*.

II.**GG*-,du ritécossaisancien et acc.epté* qui composaient l’ancienSup.-. Cons.-,deFrance, vinrentseréunirau G.-. O.*., ce qui ledéterminaà donner auG.-. Chap.*. général le titre de Sup.*. Conseildes Rits, avec pouvoir d’ériger des ateliers qui auraientledroitde conférerles hauts grades écossais, et cette

chambres’es£faitun devoird’accueillirfavorablement toutesles

demandesen Chartesconstitutionnellesquedes Maçonsréguliers luiont adressées; eqfin,pour ne laisseraucun prétextede dissi-

dence,le G.*. O.-, a établiprèsdelui ungrand consistoirespé- cialement autoriséà conférerlesplusjhauts degrés de l’échelle écossaise./

Digitizedby

L-OOQle

(20)

III

»

Ce

àirapleexposé suffira pour tousconvaincrecombiensont illusoires ledroit etlepouvoir que cette association irrégulière prétends’arroger; ellen’est d’ailleurs composée quedemaçons

isolés et sansmandat;tandisquele G.*. O*, de France est la réunion de touslesreprésentants

nommés

librementet volontai- rementparles At.\ français et écossaisdu royaume,etpar beau- coupd’At.*.d’ouIre-mer: ce qui constitue une véritable diète maç-*. dontles pouvoirs réunis neformentqu’unfaisceau. Nous avonsjugénécessaireetindispensabledemettre sous vosyeuxles vérités positives, maisignorées de beaucoupd’entre vous, afin

de vous prémunircontre lescirculaires et lep offres fallacieuses qui pourront vous être adressées par la soi-disante G.*. L.*.

écoss.*.

» Quelqueprétentionquepuisse affecter celte associationirré- gulière,vous ne vous laisserezni éblouir ni séduire. Vous pou- vez comptersurla sollicitudeetlabienveillancedu G.*. O.*.,et êtrebien persuadésqu’ilsaura maintenirladignité del’ordre,et diriger avec sagesseetfermetéle pouvoirmaçonniquedontilest l’uniquedépositaireen France.

Nousavonslafaveurde voussaluer fraternellementy LesOff.*. dignitairesdela

Chambre

d’administration :

Signé: Langlack , Président; Gastebois, à*'Surv.*.;

Lecovturier, a*Survr,;

Richard, Oratr.

, Farmandementdu G.*. O.*.

Signé: Vassal, Sec.\ génr. Legarde des sceaux ettimbres,

Signé: Dobin.

La

transcription

de

ces pièces suffit

pour

expliquer le motif,l’objet, et surtoutlanécessité

de

la réfuta- tion

qu’on va

lire; sans

aucun

autre

développement,

sans le secours

d’une

plus

longue

préface,

on com- prendra

qu’il était impossible d’accréditer

par

notre silence les prétentions, aussi orgueilleuses

que peu

fondées,

du G/.

O.-,

de France

;

de

pjier servilement sous le

joug

qu’il

veut nous

imposer, et de' consentir à n’être

vus dans

la

Maçonnerie que comme

desintrus

formant une

association irrégulière. %

Qu’on

se dépouille

de

toute

prévention

,

que

1es-

prit

de

parti se taise,bientôt les

hommes impartiaux

seront b

même de

juger

de quel

coté est 1intrusion

dans

la vraie et

dans

la haute

rranche-Maçonnene*

Digitizedby

Google

(21)

AUX MAÇONS Ù

DE TOUS LES RITES.

Que

veut

doüc

le G.*. 0.*.

de France

1 îï estfort

,

il estpuissant, ile$t riche î

que

peut-il

manquer

à sa prospérité?

Ce qui y manque

, c’est la

domination

absolue

de

l’Ordre

maçonnique en France, encore

qu’il n’ensoit

qu’un

faible et tardifrejeton; c’est rassujetlissement sous

son joug dé

tousles rites

dont

l’Ordre se

com- pose, de ceux-là même

auxquels il est etfut toujours ' étranger.o

#

C’est contre tiûe prétentionaussi exorbitante,

con-

trece

système

d’envahissement, ourdi

de longue main

,

Suivi

avec

constance

,

que nous devons

et

que nous venons nous

élever, soit

pour prémunir

les

Loges

écossaises contre les circulaires

qu’on

colporte' et

qù’on

distribue, soit

pour

éclairerles Maç.*. sincères et impartiaux jdoüt la trop facile crédulité pourrait être abuséej et si,

en

remplissantce devoir,

nous

ar- rivons à la

démonstration que

le rit

moderne

, très-

moderne

, créé

par

le

G.\ 0.\

et qu’aujourd’hu il

prétend rendre dominant

et exclusif, n’est

qu’une

in-

novation

ambitieuse, ce serasa faute

de nous

l’avoir imposé.

Tant qu’on

s’est

borné

à

de

vaines jactances

, à

de

2

(22)

3

.

sourdes

manœuvres,

k deridicules

parades

(i),

aux

actes arbi r.liresd’une juridiction

despotique que

le G.-. O.-, s’est arrogée (a),

nous avons gcmi

et

nous nous sommes

tus.

Mais

ilest

un terme

a la

modération même

,et lors-

qu'on

auralu les pièces

que nous avons

cru devoir

imprimer en

tête

de

cet écrit,

on

jugeras’il

nous

était

permis de nous renfermer dans un

plus

long

silence:

seipsum

deserere

turpissimum

est.

Au

surplus, avant

de nous engager dans une

dis- cussion plus fâcheusequ’elle n’est dilfidle,

nous nous

faisons

un

devoir

de

déclarer

que

notre

réponse ne

s’adressequ’a

ceux

qui,

par une

indiscrèteprovocation, l’ont

rendue

nécessaire;

quoique nous soyons

atta-

qués

sous le

nom

collectif

du

G.*. O.*,

de France,

nom imposant, dont

le voile

peut

si

aisément

couvrir

de

petits intérêts

de

petitesvues,

nous

savons dis- tinguer les

hommes

respectables et

honorés, loyaux

et sincères, qui

ne

portent

dans

la maçonn.*.

qu’un

esprit

de

paix,

d’union

et

de

tolérance. Etrangers

k une

aggression qu’ilsauraient

empêchée

s’ils l’avaient

connue,

et

dont eux-mêmes gémiront avec nous quand

ils la connaîtront,ilssont étrangers aussik la défense;

mais

jamaisils

ne

le seront k notre considération, k notre estimeet

aux

sentiments

de

lapluscordialefra- ternité.

Digitizedby

Google

(23)

3

DISCUSSION.

On

n'exigera pas peut-être

que nous

établissions, par des faits et

par

des preuves, l’ancienneté

du

rit écossais,son universalité surles

deux hémisphères

, sa

,préexistence

en France

h tout autre établissement

ma- çonnique, notamment

hla

jeune

création

du

rit

mo- derne

,

autrement

dit la

Maçonnerie

bleue.

Déjà

ilexistait

en France un

conseil des

Empereurs

d’Orientet d’Occident, souverains Princes

maçons, dont

les degrésd’instruction se

composaient de

vingt- cinq grades, quiconstituait h Paris et

dans

la

France

des

Loges,

des Chapitres, des Conseils particuliers;

qui

même

conférait des

pouvoirs pour propager

la

maçonnerie de

perfection jusqu’au-delà des

mers; qui

donnait des capitulaires

pour

leshauts grades(3)...

etleG.*. O.*, n’étaitpas né!

Déjà

s’était

tenu

à

Bordeaux

,

en 1762

, ce Conseil

mémorable

des Princes

du

royal secret,

furent ar- rêtésetrédigés,

en 35

articles, les règlements

géné- raux de

lahaute

maçonnerie

,

furent

déterminés

et classés les vingt- cinq degrés

composant

alors le rit écossais ancien etaccepté;règlements qui devinrentla loigénérale desConseilset Consistoires établis soit

en France,

soit

au-delà

des

mers;

règlements toujours subsistants

,

qui

forment’la charte primitive1

de

l’orga- nisation

du

rît ancien, et la règle

encore

vivante

qui

1 !*1 Digitizedby

L-ooQle

(24)

4

lerégit,saufles modifications et les dérogations

qu’y

ont apportées les

grandes

constitutions

de 1786

(4)....

et le G.*.

O/,

n’étaitpas né!

Déjà

existaient

à

Paris, hMarseille, à

Avignon

,des

mères Loges

écossaises;k

Arras

,

un

Chapitre écossais jacobite,

dont

laconstitutionest datée

du

i

5

' J.-,

du

2*

M.\ 5747

> et signée

par

Charles

Edouard

Stuart

,

roi d’Angleterre, d’Ecosseetd’Irlande.

Combien

d’au- tres établissements etcorps constituants

, tous appar-

tenantau

ritancien,

nous

pourrionsciter

(

5

)!...etleG.*.

0

.\ n’étaitpas

!

Ainsi,voilà

un premier

point constant, qu’il est es- sentiel

de bien

retenir: le rit

ancien

était

reconnu

,

répandu,

organisé, professé

en France, bien

avant l’existence

du

G.’. O.*.

Maintenant

,arrivonsk l’époque

de

safondation,

en

*

772

*

Nous ne venons

ni

ne voulons

décrier

son

origine

;

l’histoire

du temps

a dit assez qu'il

nefut formé que par une

scission insurgée; qu’il s’était élevé

par un schisme

,

ce qui imprima

ÿ à

sa naissance

une

ta-

che

ineffaçable (6).

Nous rechercherons seulement de

quelles attributions le G.*.O/, fut doté dèssa nais- sance

; quel accroissement elles ont reçu; quelles fu- rent les limites

dans

lesquelles fut circonscrit le rit

moderne né de

lui et

avec

lui.

La

question traitée sous ce

nouveau

point

de vue

, s’éclaircira singuliè-

rement.

Si le G.*. O.*,

fonde

ses hauteset vastes prétentions sur la qualité d’héritier

de

la G.*.

L,\ de France

, k

,

Go gle

Digitizedby*

(25)

5

laquelle ilfut substitué

par une

scissioninsurgée,

que

n’yaurait-il pasa dire sur ce droit d’hérédité

dont

la légitimité ressemble

beaucoup à

la légitimité

du

droit

du

plus fort?Mais, sans

nous montrer

sidifficiles, ilest

cous

tant

du moins

qu’iln’a

pu

succéder h la G.*.

L.\

que dans

les droits et les attributions qui lui apparte- naient.

Quels

étaient

donc

ces attributionsetcesdroits?

La G

L.\

de France ne

reconnaissait

que

lestroisgra- des

symboliques

:ses constitutions

ne

s’étendaient

pas au-delà

(7). Voilà

donc

toutl’héritage

que

leG.*. O.’, auraitrecueilli:or, desdroits transmis

aux

droits pré-

tendus,

quelledistance!...

Que

s.ile G.’.

O.

-., répudiant la succession

de

la

G/!

L.\ de France,

prétendaitexister

de lui-même

etpar sa

propre

puissance, alors,

en nous

inclinant

devant

cette puissance

magique

,

nous conviendrons

qu’ila

pu

se

donner

telle organisation

qui

lui a

convenu

,s’arro- ger des droits, des attributions, des privilèges,

mais où

etsur

qui

?...

Dans son

enclave, sur ses

membres

,

ses adhérents,

sur

les

Loges du royaume

qui avaient

coopéré au schisme à

la

faveur duquel

il avaitété

fondé

(8).

Mais que, par

laseule vertu

de

sa baguette,

ilait

pu

détruire desdroits préexistants et consacrés, renverser

une

possession constante et acquise; qu’il ait

pu

asservir sous

son joug

touslesautresrites

maçon- niques

reçus et

reconnus

avant lui, et

indépendam- ment de

lui, c’eût été, c’est

une

prétention

extrême

,

qu’aucune

puissance n’a

pu

réaliser,

qu’aucune

puis- sance

ne

réalisera jamais!

Le G/.

O.*, le

comprit bien

alors; il

comprit qu’un

V Digitizedby

(26)

6

vol trop rapideettrop élevé pouvait

compromettre

sa récenteet

encore

douteuse existence

;

pénétré de

cette

maxime

d'une politique adroite,

que qui veut

pouvoir tout

ne

doit

pas

toutoser(9), il n'osapas (10); ilsut couvrir

son ambition du

voile

d’une

discrétion appa- rente, ilenjoignit

aux

LL.',

de ne pointé occuper des

hauts

grades

et

de ne

travailler

que dans

les trois

pre-

miers degrés symboliques, ainsi, ajouta-t-il

modeste- ment, quil

lefaisait

lui-même

(11), -

Ici, les

conséquences

se pressent; c'est

une

chose très-remarquable

de

voirle

G.\

O.*..,

dont

les préten-

tions sont aujourd’hui illimitées, se limitant alorslui-

même dans

l’étroite orbite destrois degrés symboli- ques....

Mais

suivons, et laissons parler les faits: les

conséquences

sortiront

de

l'ensemble avec

encore

plus d'évidence*

Cettedéclaration

du

G,*.

0

.\ n’était pas sincère; il

recommandait aux LL/, de

se

renfermer dans

l’exer- cice destroispremiers degrés

symboliques,

et

dans

le

même moment

,

dans

la

même

tenue, ilordonnait

une

révision,

une

nouvelle rédaction

des

hauts

grades

; il établit

à

cet effet

une commission

(12), et «

comme

». l’intention d’anéantir les

LL/,

écossaises et toutes

» celles

qui

avaient reçu des constitutionsd’uneauto-

» rité âtaç/. étrangère, était

née avec

lui, et s’était

» manifestée dès lespremiers

moments de

safondation,

». poursuivi

par

cette

pensée dominante

, il

donna aux

»

membres, composant

la

commission

qu’il venait

de

»

former, V

instruction secrète

de

créer

une maçonne-

». rienouvelle,.

en

écartant tous les degrés

qui pou-

Digitizedby

Google

(27)

7 ,

» valent appartenir

aux

anciens rites

qu’on

voulait

»faireoublier (i3). »

Mais

ilétait difficile d'enter sur Farbre antique

de

la

Maçonnerie une

innovation toutesystématique et

pu- rement

ambitieuse; la

commission mit

huitans & pré- parer ce travail,et

ne prépara

rien.

Ennuyé de

ces lenteurs, le G.*. O.-, substitua hsa

commission une chambre

dite

des Grades

, h laquelle

il conféra la

même

mission

d’une

nouvelle rédaction des hauts grades (i4)i maisla difficulté

de façonner un nouveau

système

de maçonnerie

à côté

de

celle

qui

existaitdepuis dessiècles,et

qui

était universellement

admise, reconnue

et pratiquée,restant la

même,

cette

chambre ne

fut

guère

plus active

que

la

commission ne

l’avait été'.

Ce ne

futqu’après cinq ans cjjgorc qu’elle

donna

sontravailsur les

nouveaux

d'egres maçonn.-., qu’elle avait étéchargée

de

confectionner; elle les présenta divisés

en

quatre ordres; savoir :Elit, Chevalier

ctO-

rient, Ecossais, etChevalier

Rose-Croix. Le G.

-.

0.\

les

adopta

etdéclaraqu’ilsseraient les seuls

admis

et pratiqués

dans

lesLL.'-,

de

sajuridiction (i5).

Les

seuls admis

et pratiqués dans

les LL.-,

de

sa juridiction:ces

mots

n'exigent ni

développement

,

ni

commentaire.

Le

voilé

maintenant

bien

connu

ce rit

moderne, son

origine,

son

but,

son

organisation, sa consistance.

D*

a- prèscettenotice historique,extraite

de documents

irré- cusables,

on

se

demande avec étonnement comment

ce ritcréé

de

sifraîchedate,circonscrit

dans de

si étroites.

jDigitizedby

Google

(28)

s

limites,

composé 4e

septgrades seulement,

dont

leplus élevé n’est

encore que

le

Rose-Croix

,

comment

ce rit qui,n’offrant

aux

regards des

Maçons

instruits

qu’une maçonnerie

mutilée ettronquée,fut

réprouvé

etrejeté

par

les

Grandes Loges

étrangères, et futainsirestreint.

dans

les limites

de

l’État

ilavaitprisnaissance (16);

comment

cerit aurait

pu

envahir et

subjuguer

le rit écossais

ancien

et accepté,sirespectable etsi respecté

çn

raison

de son

ancienneté,

de

l’excellence

de

sesdoctri- nes,

de

sa richesse

en

hautes connaissances,etdes

moyens»

féconds

qu’il offre

pour

atteindre le

but

véritable

de

la

Maçonnerie

;

non

le

but

politique et ambitieux

de

diviser

pour

doniiner,maisle

but

réel et

moral de

l’Ins- titution,

qui

est d’éclairer,d’unir,d’embrasserle

genre humain dans un

sentiment général

de

bienveillancef

de

raffermirlapaix

par

latolérance, et

de

conduire l’homme,, parlapratique des vertus,

au

plus

haut

de- gré

de

perfection et

de bonheur où

ilpuisse arriver !

Et

c’estcerit

que

leG.*. O.-,

prétend

écraser sousle poids

de

sa puissance! Il

défend aux

LL-*-

de

sa cor-

respondance

toute relation

, toute fréquentation

avec

celles qui sont constituées

par

nous. Celles-ci,illes dé- crie

en

les qualifiant irrégulières et dissidentes

;

elles sont persécutées

avec acharnement

, surtout

dans

les villes

de département

(17)

il s’en est établi, d’a- prèsle calcul

que

la résistance est

moindre

, les

coups

sont plus sûrs; et

comme

, suivant l’usage,les agents secondaires,voulantaffecter aussi leur part

de

puissance, aggravent

encore

la persécution, il n’est sorte

de

dégoûts

dont

les LL.*, écossaises

ne

soient

Digitizedby

Google

(29)

9

abreuvées: on

les intimide*

on

les

décourage, on

les

menace même de

l’intervention

de

l’autorité..,.

Moyen

déloyal

qui

décèle àla fois ’injustice et la faiblesseî,

Comme

si l’autorité n’était pas.

également

protectrice

pour

tous;...

comme

si elle avait

deux poids

et deux,

mesures

;...

comme

si la tranquillité, l’ordre ét la dé->

cence ne

régnaient pas

constamment dans nos

réu-t

nions;.,,

comme

si la

composition du Sup.\

Cons.\,

de

laG.*.

L.\

centrale, et

en

général des LL.*,écossaises, n’offraitpas

b

l’autoritétousles.motifsréunis

de

sécurité et

de

confiance!...

Comme

si ces motifs n’étaient

pas

fortifiés

par

la déclarationmille foisrépétée des prin- cipes que,

nous

professons

etque nous

pratiquons(18)!.r

Ah

1 plût

au

ciel

que

les principes

qui

régissent lerit écossais

ancien

etacceptéfussentaussi

ceux du G.

-.O.-.!

la paix n’aurait pas ététroublée, les

rapprochements

auraient été faciles;

deux mots, deux mots seulement

Sur lesquels il eût été si aisé

de

s’accorder, amitié

et indépendance,

auraient

formé

entre

nous un

lien in- dissoluble,

une

transaction irréfragable; la tolérance aurait resserré les

nœuds de

la fraternité, et ce

mo- ment

u’oflrirait pas à la

maçonnerie qui

s’en afflige

,

etbses

ennemis

qui

en

rient, le scandaleux spectacle

d'une

querelle

de pure

varjité, si toutefois

ne

s’y

mêle un

autre

motif

qu’on,n’ose pas avouer»..

Mais

qu’im- porte

au

G.;. O,*.! ilveut

dominer

j il veut régner, et la

maxime

familière

de

César lui convient

mieux que

toutesles

maximes maçonniques ensemble

(îg).

Ilfaut

donc nous

résignerà

examiner de

plus près, et

d’une manière

plusspéciale,surquelsmotifs

peut

être

in ni

Digitizedby

L-OOQle

(30)

10

fondée une

prétention

qui

jusqu’ici,etd’aprèslespré- misses

que nous venons

d’exposer,

ne

présente

encore que

le caractère

d’une

tentative d’usurpation.

Ces

motifs,ce

ne

sera ni

dans

lediscours sifraternel et si poli

du

Secrétaire-général

du

G.*. O.'., ni

dans Fingénieux apologue Les deux

lumières (20)

que nous

les chercherons.

Le

poète a fait

de

l’esprit

pour son compte

; l’orateur,

s’abandonnant

à la

fougueuse im-

pulsion

d’un

zèledéréglé, s’est jeté

dans

les plus cho-

quantes inconvenances

j il a franchi toutes les

mesu-

res, et,

dans une

discussion sérieuse,

nous ne nous amuserons

pask

répondre

à

de

jolis vers,et

nous nous

respectons trop

pour répondre

a

une

diatribe.

Mais nous nous

attacherons kla pièce officielle

éma- née du

G.-. O.*.,

ou

soit

de

sa

chambre

d’administra- tion, kla circulaire

du a5

février dernier,

répandue avec

profusion k Paris et surtout

dans

les départe-

ments,

d’où elle

nous

est

revenue.

C’est 1k qu’est l’at-

taque

, c’est lk

que

doit porter la défense,et certes

nous ne

reculons pas.

« C’est

avec une profonde douleur

» disentd’abord les rédacteurs

de

la circulaire

, «

que nous avons vu

» surgir tout-à-eoup

une

association irrégulière qui

»

prend

la qualification

de G.\ L.\

Ecoss.*., souslé

» frivole prétexte

de

régirleritécossais. »

Ces

premières lignes sont

remarquables

: la G.*.

L.-.Ec.\ existe depuis six ans; ellefut instituéeprèsle

Sup.\ Cons/.et par

lui installée'le24*jour

du4'mois 58a

1, sous le titre

laL/. la

Grande Commanderie;

Digitizedby

%

(31)

II

le aa* jour

du 5

*

mois de

l’année suivante, elle fut constituée et solennellement installée

en

G.’. L.\ cen-

trale

du

rit écossaisancien etaccepté

pour

la

France

; depuislors,elle .n’a cessé

de

travailler dfcd’exercerles attributions

que

le

Sup.v Cons.\

lui a départies; elle s’est

constamment montrée

et fait connaître

par

tous les actes possibles

qui

constatent l’existence et signa- lent la publicité:tenues périodiques, fêtes

d’ordre

,

devoirs et

honneurs

funèbres,institutionetinstallation

de LL.

-.etdeChap.*.,circulaires,convocations,esquisses

des

travaux burinées, distribuées,envoyées, assistance

bénévole

h sessolennités

de maçons de

tous les

pays

,

de

tous lesrites,

de membres du

G.*. O.’,

même

(21)...

Et

c’est

au

milieu

de

ces faitstrès-certainement exclu-

sifs

de

touteclandestinité

que

le G.*. O.*,vient conter

piteusement

sa

douleur

et

son

effroi d’

avoir vu

surgir

TOUT-A-COUP LA GRANDE L.\

ÉC*‘.!!Î

Nous comprenons

très-biend’oùcette

douleur

et cet effroi lui

viennent

: «

La Grande L.\ de France

sedivise

»

en deux (nous empruntons

icilelangagesévèrederh

ùr

»toire), le G.*. O.*.,

formé par

les dissidents,finitpar

»

usurper

toute l’autorité

,

par

engloutirsa

mère

(22).*

Or, on

sait qu’il est

dans

la nature

humaine de

haïr

ceux qu’on

a offensés(a3)

, plus

encore ceux qu’on a

spoliés etsupplantés:

une grande

L.*.' renaissante est

aux yeux du G.s 0

.\ le spectre

vengeur qui

poursuit .

Oreste.

Qu’il se rassure: la

Grande L/. de France

n’estplus;

,

nous ne venons

,

nous ne voulons

la ressusciterni la venger;mais,peut-êtrea-t-ilété

permis au Sup.\ Cons.^

dby

Google

(32)

4e France de

se

donner

tel

régime

, tel

mode

d’ad-

ministration

qui

lui a

convenu

; ilserait trop bizarre

qu'une

puissance, qui

nous

est étrangère,

qui

n’asur

nous

ni autoqjlé, ni juridiction

,

que nous ne recon-

naissons plus

comme

puissance

hors des

limites

dans

lesquelles ellefut établie,vînt se

mêler de

notre orga- nisation,

en

traverser et

en

entraverleplan.

«

Mais

la

Grande

L.*. éc.\ n’est

qu’une

association

» irrégulière. »

Irrçgulière!

quel

droit

avez-vous de

lafrapper

de

cet

anathème? Quelle

qualité

avez-vous pour

la

juger?

Quelle

est,

h

cet

égard

, votre

compétence?

Irrégulière!

mais vous

feignez d’ignorér qu’elle est

une émanation

,

une

extension

du

Sup.*. Cons.*,

de France

;

que

c’est

de

lui

que

dériventlespouvoirs

dont

elle est investie, et lorsque

vous

n’attaquez pas,

vous

n’osez pas attaquer

de

front l’existence légale,

en

d’au- tre

temps par vous reconnue de

ceSup.*.Cons.*.,

dont presque

tous

vous

faisiez partie;

pouvez-vous,

sans

inconséquence,

nierlalégitimité etlarégularité

de

la

Grande

L.*. éc.\ qu’ilainstituée, etqu’incontestable-

ment

il a

eu

le

pouvoir

d’instituerprès

de

lui?

«

Mais une

section spécialedesrèglements

de

l'Ordre

»

maçonnique abroge

toute

Grande

L.*.

»

Dites

de

vos règlementsparticuliers, etl’onconnaît

maintenant

le

motif de

cette abrogation. 11 fallaitfaire oublier cette

Grande

L.*.

de France par vous

envahie et

dépossédée

;ilfallaitétouffer

un

souvenir

importun

qui perpétuait la tache

de

votre origine; mais

vos

règlements

ne nous

lient ni

ne nous

astreignent :

une

Digitizedby

L-ooQle

(33)

loi n’étend pas

son

autorité au-delà des confins

de

la puissance

qui

l’àfaite.

«

Hais

cette

prétendue Grande

L.*. n’est

composée

»

que de Maçons

isolésetsans

mandat.

» * Isolés! Si la

morgue de

l’intolérance

ne vous

avait pas éloignés des séances

de

la

Grande L.\

centrale écos- saise,

notamment de

celle

notre

Resp.\

F.*,

comte de

Lacépèdeftttinstallé et

proclamé Vén.\ d’honneur

j

de

celle

furent célébréesles

obsèques maçonniques du

T.*.P.-. S.\G.-. Coru.*.

comte deYalence,

d’illustreet chère

mémoire; de

celle

du 29

juillet

1824

,

où, espé-

rant

que

l’exemple

vous

gagnerait, la fête

de

l’union fut célébrée

avec

tant d’enthousiasme;

de

celle

où a

été installé et

proclamé chef suprême du

rit ancien et accepté nôtre111.*.et si

digne

F.*, le

duc de

Choiseul;

de

celle

où ont

été

rendus

les derniers devoirs

h

ce

même comte de Lacépède,

troptôtenlevé

aux

sciences,

à

la

France

eth

nos vœux,

séancesintéressantes et so- lennelles auxquelles l’afiluence

de

tant d’hon.*.

Ma-

çons,et spécialement

de Maçons du

ritfrançais,ajouta

un nouveau degré de

solennitéetd’intérêt,

vous

auriez

vu

si la

Grande

L.*. centrale n’est

en

effet

composée que de Maçons

isolés.

Et sans mandat!

ajoutez-vous.

Mais

l’institution

même de

laG.*. L.*. éc.\,les attributions

que

leSup.*.

Cons.*,luia conférées, l’envoi près d’elle des

députés

des autres LL.*,éc.*.

de

la

correspondance,

tout cela

ne

constitue-t-ilpas le

mandat

le plus formel, leplus spécial? Et,

remontant

jusqu’auxorigines,si, hcôté

de

l’origined’hier

du

G.*. O.*,

de France

,latradition

des

Digitizedby

L-ooQle

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