LYCÉE ALFRED KASTLER TS 2013–2014
Devoir surveillé n◦03 – mathématiques Correction
Exercice 1
1. Soientu et v deux suites telles que vn >un à partir d’un certain rang.
On suppose que lim
n→+∞un = +∞.
SoitA >0. Comme lim
n→+∞un = +∞, il existe un entiern1 tel que quelque soitn>n1,un >A.
Or, vn > un à partir d’un certain rang, donc il existe un entier n2 tel que pour tout n >n2, vn>un.
Soit n0 =max(n1;n2). Alors quelque soit n >n0, on a n>n1, doncun>A, et n >n2, donc vn>un. Ainsi, vn>un >A, et par suitevn>A.
On a démontré par la définition que lim
n→+∞vn = +∞.
2. SoitA et B deux événements indépendants.
On exprime :
P(A∩B) = P(A)×PA(B)
= P(A)×(1−PA(B))
= P(A)×(1−P(B)) (par indépendance)
= P(A)×P(B) Donc A etB sont bien indépendants.
3. D’après les prérequis, on sait qu’une telle fonction existe. Il reste donc seulement à démontrer qu’une telle fonction est unique.
Soit f etg deux fonctions satisfaisant les hypothèses de la propriété.
On sait d’après le prérequis que f en particulier ne s’annule pas. On peut donc définir la fonction ϕ:x7→ g(x)
f(x) surR.
g et f étant dérivables, ϕest dérivable, etϕ0 =
g
f 0
= g0f −gf0 f2 . Or, par hypothèse, g0 =g etf0 =f.
donc ϕ0 = gf −gf f2 = 0
f2 = 0.
Par suite, ϕest constante. En particulier, quelque soit x∈R, ϕ(x) =ϕ(0) = f(0) g(0) = 1
1 = 1.
Autrement dit, f(x)
g(x) = 1, puis f(x) =g(x).
Puisque cette égalité est vraie quelque soit x réel, on a démontré que f = g, autrement dit l’unicité de la fonction.
Exercice 2
1. On peut faire un arbre pour deux tirs successifs :
A1
A2
1 2
A2
1 2 1
2
A1
A2
1 4
A2
3 4 1
2
a1 =P(A1) = 1
2 etb1 =P(A1) = 1 2.
On utilise ensuite la formule des probabilités totales : a2 =P(A2) = P(A1)×PA1(A2) +P(A1)×PA1(A2) = 1
2× 3 4 +1
2 × 1 2 = 3
8 +1 4 = 5
8. Par suite, b2 =P(A2) = 1−P(A2) = 3
8. 2. De même, on peut écrire :
an+1=P(An+1) = P(An)×PAn(An+1) +P(An)×PAn(An+1)
= P(An)× 3
4 +P(An)×1
2 d’après l’énoncé
= 3
4an+ 1
2bn par définition Par suite, an+bn= 1 car An et An sont contraires.
Donc bn = 1−an, et an+1 = 3
4an+ 1
2(1−an) = 3
4an+ 1 2− 1
2an= 1
4an+1 2. 3. (a) On exprime :
Un+1 Un =
an+1− 2 3 an− 2
3
= 1
4an+1 2 −2
3 an−2
3
= 1
4an− 1 6 an−2
3
= 1 4×
an−1 6 ×4 an− 2
3
= 1 4×
an−2 3 an−2 3
= 1 4
Comme on trouve une constante, on en déduit que U est géométrique de raison q= 1 4. Le premier terme est U1 =a1 −2
3 = 1 2 − 2
3 =−1 6
(b) Par suite, Un=U1×qn−1 (on commence au terme de rang 1!), donc Un=−1 6 ×
1
4
n−1
Ensuite, commeUn =an−2
3,an=Un+2 3 = 2
3−1 6×
1
4
n−1
= 2 3−4
6
1
4
n
= 2 3−2
3
1
4
n
.
(c) En admettant que lim
n→+∞
1
4
n
= 0, on a alors lim
n→+∞an= 2 3− 2
3×0 = 2 3.
(d) C’est à l’aide d’une calculatrice que l’on déterminer le plus petit entier n tel que an >
0,666 5. Il suffit en effet de donner le tableau des valeurs de an. On trouve n= 6.
Exercice 3
1. Voici la figure :
−5 −4 −3 −2 −1 O 1 2 3 4
−5
−4
−3
−2
−1 1 2 3
4 C1
C2
Graphiquement,
— l’abscisse du point de contact de la tangente avec la courbe (C1) est : 0,8.
— L’abscisse du point de contact de la tangente avec la courbe (C2)est : −1,2.
On rappelle l’équation de la tangente à une courbe représentative d’une fonction f au point d’abcisse a :
y =f0(a)(x−a) +f(a) 2. (a) PourT1, la fonction estf(x) =ex, donc f0(x) =ex.
L’équation est alors y =ea(x−a) +ea, soit (en développant) : y =eax+ea−aea
(b) Pour T2, la fonction estg(x) = −x2−1, donc g0(x) = −2x.
L’équation est alors y =−2b(x−b) + (−b2−1), soit y=−2bx+ 2b2−b2−1, soit : y=−2bx+b2−1
(c) Les deux tangentes sont confondues si et seulement si les équations (sous forme réduite) sont identiques. On identifie donc les coefficient (pour y=mx+p, les coefficients sontm et p). On a bien :
ea = −2b
ea−aea = b2−1 .
(d) En utilisant la méthode par substitution, puisque −2b =ea on peut remplacer b par ea
−2. La deuxième équation devient alors :
ea−aea = ea
−2 2
−1 ⇔ ea−aea= e2a
4 −1 (carré)
⇔ 4ea−4aea =e2a−4 (×4)
⇔ e2a+ 4aea−4ea−4 = 0 Ainsi, (S) est bien équivalent à (S0).
3. (a) On suppose quex∈]− ∞ ; 0[, autrement dit que x <0.
Alors, 2x <0 puis e2x < e0 (par croissance de l’exponentielle), autrement dit e2x <1.
Or 1<4, donc e2x <4, puis e2x−4<0.
Toujours pour x < 0, on a x−1 < −1 < 0. Et comme une exponentielle est toujours positive, ainsi que 4, on en déduit que 4ex(x−1)<0.
(b) On a :
(E) ⇔ e2x−4
+ (4xex−4ex) = 0
⇔ e2x−4
+ (4ex(x−1)) = 0
Or on vient de démontrer que e2x−4<0 et4ex(x−1)<0lorsque x <0.
Donc la somme des deux expressions, strictement négatives sur]− ∞; 0[, ne peut s’annuler sur cet intervalle.
(c) Dérivons la fonction f.
Pour cela, définissons g :x7→4xex.
g est de la forme uv avecu(x) = 4x et v(x) =ex. Alors u0(x) = 4 etv0(x) =ex.
Par suite, g0 =u0v+uv0, donc g0(x) = 4ex+ 4xex.
Définissons également h : x7→ e2x. h est de la forme ew avec w(x) = 2x. Alors w0(x) = 2 et h0(x) = w0(x)ew(x) = 2e2x. Finalement,
f0(x) = 2e2x+ 4ex+ 4xex−4ex= 2e2x+ 4xex
Or, si x > 0, comme une exponentielle est toujours strictement positive, ainsi que 2, f0(x)>0 sur[0; +∞[et f est bien strictement croissante sur cet intervalle.
(d) La fonction f est continue et strictement croissante sur [0 ; 5].
D’autre part, f(0) =−7<0 et f(5) >24000>0. Donc f(0) <0< f(5).
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, on en déduit alors qu’il existe un unique réel a dans l’intervalle [0; 5] tel que f(a) = 0. Autrement dit, l’équation (E) admet une seule solution dans [0; 5].
Par suite, comme f est strictement croissante sur [0; +∞[ et que f(5) > 0, (E) n’a pas d’autre solution sur [5; +∞[.
Il y a donc une unique solution de (E) sur[0; +∞[.
La calculatrice nous permet d’obtenir : 0,84< a <0,85.
4. On sait d’après les questions précédentes queb = ea
−2
comme 0,84< a <0,85, on a donc (par croissante deexp) e0,84< ea < e0,85, puis −e0,85
2 < b <−e0,84 2 .
On obtient alors : −1,17< b <−1,16.
Exercice 4
1. On a une identité remarquable : Z =z2−z2 = (z−z)(z+z).
Par suite, si z est complexe, alors z−z = 2iIm(z) etz+z = 2Re(z).
Donc Z = 2iIm(z)×2Re(z) = 4Im(z)Re(z)i.
Or Im(z)et Re(z) sont des réels purs. Donc Z est imaginaire pur.
2. On résout :
(2i+ 3)z−3i= 5z+ 4−5i ⇔ (2i+ 3−5)z = 3i+ 4−5i
⇔ (2i−2)z = 4−2i
⇔ z = 4−2i 2i−2
⇔ z = 2−i i−1 Par suite, z =
2−i
i−1
= 2−i
i−1 = 2 +i
−i−1 =−2 +i 1 +i. On détermine la forme algébrique de z :
z =−(2 +i)(1−i)
12+ 12 =−2−2i+i+ 1
2 =−3−i
2 = −3 +i 2 . Donc S =
−3 +i
2
. 3. Comme z=x+iy, on a :
Z = (4 + 3i)z+ (−1 + 3i)
= (4 + 3i)(x+iy)−1−3i
= 4x+ 4iy+ 3ix−3y−1−3i
= 4x−3y−1 +i(3x+ 4y−3)
Z est imaginaire pur si et seulement si Re(Z) = 0 soit si 4x−3y−1 = 0.
L’ensemble des points M(x;y) tels que Z est imaginaire pur est donc la droite d’équation 4x−3y−1 = 0.