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Dépôt Institutionnel de l’Université libre de Bruxelles / Université libre de Bruxelles Institutional Repository

Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:

Bitsindou, M. (1996). Enquêtes sur la phytothérapie traditionnelle à Kindamba et Odzala (Congo), et analyse des convergences d'usage des plantes médicinales en Afrique centrale (Unpublished doctoral dissertation). Université libre de Bruxelles, Faculté des sciences, Bruxelles.

Disponible à / Available at permalink : https://dipot.ulb.ac.be/dspace/bitstream/2013/212363/3/0ac83501-4b58-45c9-82e6-e10a09bea3c9.txt

(English version below)

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(2)

UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES

FACULTE DES SCIENCES

Laboratoire de Botanique Systématique

ET DE PHYTOSOCIOLOÜIE

ENQUETES SUR LA PHYTOTHERAPIE TRADITIONNELLE A K

indamba et

O

dzala

(C

ongo

),

et analyse des

CONVERGENCES D’USAGE DES PLANTES MEDICINALES EN A

frique centrale

Par

Mesmin BITSINDOU

Thèse présentée en voie de l'obtention du grade de Docteur en Sciences

Promoteur: Prof, Dr. Ir. Jean LEJOLY

Octobre 1996

(3)

"T » A/

Thèse annexe

En Afrique tropicale, la famille des Burseraceae constitue une source potentielle importante pour la production de fruits comestibles et d'exsudats utiles.

(4)

UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES

FACULTE DES SCIENCES

Laboratoirede Botanique Systématique

ET DE PHYTOSOCIOLOGIE

ENQUETES SUR LA PHYTOTHERAPIE TRADITIONNELLE A K

indamba et

O

dzala

(C

ongo

),

etanalyse des

CONVERGENCES D’USAGE DES PLANTES MEDICINALES EN A

frique centrale

Par

Mesmin BITSINDOU

Thèse présentée en vue de l'obtention du grade de Docteur en Sciences

Promoteur Prof. Dr. Ir. J. LEJOLY

Membres du jury

Prof J. HOMES, ULB (Président) Dr. M. JAZIRJ, ULB (Secrétaire) Prof M. TANGHE, ULB

Prof J. LEJOLY, ULB (Promoteur)

Prof S. LISOWSKI, Univ. Mickiewicz de Poznan, Pologne)

Octobre 1996

(5)

I

TABLE DES MATIERES

CHAPITRE 1: INTRODUCTION...1

1.1. CADRE GENERAL DE L'ETUDE... I 1. 2. PROBLEMATIQUE... 3

1.3. INTERET DE LA PHYTOTHERAPIE... 5

1.4. BUT DU TRAVAIL... 7

1.5. PLAN DU TRAVAIL...7

PREMIERE PARTIE : GENERALITES, MATERIEL ET METHODES...9

CHAPITRE 2 : GENERALITES SUR LA MEDECINE TRADITIONNELLE ET LES PLANTES MEDICINALES EN AFRIQUE CENTRALE...10

2.1. DEFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS... 10

2.1.1. Médecine traditionnelle...10

2.1.2. Tradipraticien ou guérisseur...10

2.1.3. Herboriste...10

2.1.4. Plantes médicinales...11

2.2. CONNAISSANCES MEDICO-PHARMACEUTIQUES TRADITIONNELLES... 11

2.2.1. Voie d’expérimentation...11

2.2.2. Voie ésotérique...12

2.2.3. Voie d'initiation...12

2.3. TECHNIQUES MEDICO-PHARMACEUTIQUES...13

2.3.1. Diagnostic...13

2.3.2. Opérations pharmaceutiques...13

2.3.3. Formes médicamenteuses...16

2.3.4. Modes d'administration des médicaments...17

2.3.5. Posologie...18

2.4. PLACE DES PLANTES MEDICINALES DANS LA PHARMACOPEE TRADITIONNELLE EN AFRIQUE CENTRALE...19

2.5. ETUDES ETHNOBOTANIQUES EN AFRIQUE CENTRALE... 20

2.5. l. Afrique centrale...20

2.5.2. Congo...20

2.5.3. Gabon...21

2.5.4. République centrafricaine...21

2.5.5. Zaïre...21

2.5.6. Cameroun...21

2.5.7. Guinée équatoriale...22

2.6. BANQUE DE DONNEES DE LA MEDECINE TRADITIONENNELLE ET DE LA PHARMACOPEE (PHARMEL)... 22

2.7. ROLE DES ORGANISMES INTERNATIONAUX POUR LA VALORISATION DES PLANTES MEDICINALES EN AFRIQUE... 23

2.7.1. OMS...23

2.7.2. Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT)...24

2.7.3. Organisation de l'Unité Africaine (OUA)...24

2.7.4. Conseil Africain et Malgache de l'Enseignement Supérieur...25

2.7.5. Au niveau des Etats...25

CHAPITRE 3: MATERIEL ET METHODES... 26

3.1. LOCALISATION DES SITES D'ETUDE EN AFRIQUE CENTRALE ET AU CONGO...26

3.1.1. Afrique centrale...26

3.1.2. Congo...29

3.2. MATERIEL ET METHODES...35

3.2.1. Sources d'informations...35

3.2.2. Notice de récolte et d'entrée de données...36

3.2.3. Eiche enquête...36

(6)

3.2.4. Codification des données...38

3.2.5. Saisie des données sur support informatique...39

3.3. INVENTAIRE ETHNOBOTANIQUE... 39

3.3.1. Informateurs...39

3.3.2. Durée des enquêtes...41

3.3.3. Méthodologie des enquêtes...41

3.4. METHODE D'ETUDE DE LA FLORE... 42

3.4.1. Récolte et détermination des plantes pour la constitution des herbiers...42

3.4.2. Détermination des types biologiques...43

3.4.3. Détermination des types de diaspores...44

3.4.4. Détermination des types de distribution phytogéographique...44

3.5 . METHODES INFORMATIQUE ET STATISTIQUE...45

3.5.1. Méthodes informatiques...45

3.5.2. Méthode statistique...45

3.6. RECHERCHE DES CONVERGENCES D’EMPLOI DE PLANTES MEDICINALES...46

DEUXIEME PARTIE : RESULTATS...47

CHAPITRE 4 : LES RECETTES RECOLTEES A KINDAMBA...48

4.1. ENONCE DES RECETTES POUR LES PRINCIPALES MALADIES... 48

4.1.1. Maladies infectieuses et parasitaires...48

4.1.2. Maladies du sang et des organes hématopoïétiques...53

4.1.3. Maladies du système nerveux et des organes de sens...54

4.1.4. Maladies de l'appareil circulatoire...54

4.1.5. Maladies de l'appareil respiratoire...57

4.1.6. Maladies de l'appareil digestif...58

4.1.7. Troubles mentaux...65

4.1.8. Maladies des organes génito-urinaires...65

4.1.9. Complications de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couches...66

4.1.10. Maladies de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané...67

4.1.11. Lésions traumatiques et empoisonnements...68

4.1.12. Symptômes, signes et états morbides mal définis...71

4.1.13. Maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctif...76

4.1.14. Maladies endocriniennes, de la nutrition et du métabolisme et des troubles immunitaires...79

4.1.15. Effets physiologiques...80

4.2. CARACTERISTIQUES GENERALES DES RECETTES... 81

4.2.1. Nombre de plantes par recette...81

4.2.2. Organes utilisés...81

4.2.3. Modes de préparation des recettes...82

4.2.4. Voies d'administration des remèdes...83

4.3. IMPORTANCE RELATIVE DES MALADIES SOIGNEES... 83

4.4. CARACTERISTIQUES DE LA FLORE MEDICINALE...86

4.4.1. Composition fioristique...86

4.4.2. Types morphologiques...86

4.4.3. Types biologiques...87

4.4.4. Types de dissémination des diaspores...88

4.4.5. Types de biotopes...89

4.4.6. Types de distribution phytogéographique... :...90

CHAPITRE 5 : LES RECETTES RECOLTEES A ODZALA... 92

5.1. ENONCEE DES RECETTES POUR LES PRINCIPALES MALADIES... 92

5.1.1. Maladies infectieuses et parasitaires...92

5.1.2. Maladies du système nerveux et des organes de sens...94

5.1.3. Maladies de l'appareil circulatoire...94

5.1.4. Maladies de l'appareil respiratoire...95

5.1.5. Maladies de l'appareil digestif...95

5.1.6. Troubles mentaux...97

5.1.7. Maladies de la peau et des tissus cellulaires sous-cutanés...98

5.1.8. Maladies des organes génito-urinaires...99

5.1.9. Maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctif...100

(7)

III

5.1.10. Symptômes, signes et états morbides mal définis...lOI

5.1.11. Lésions traumatiques et empoisonnements...103

5.2. CARACTERISTIQUES GENERALES DES RECETTES...106

5.2.1. Nombre de plantes par recette...106

5.2.2. Organes utilisées...106

5.2.3. Modes de préparation des remèdes...106

5.2.4. Voies d'administration des remèdes...107

5.3. IMPORTANCE RELATIVE DES MALADIES OU DES SYMPTOMES SOIGNES... 107

5.4. CARACTERISTIQUES DE LA FLORE MEDICINALE... 109

5.4.1. Composition floristique...109

5.4.2. Types biologiques...109

5.4.3. Types de dissémination...110

5.4.4. Types de distribution phytogéographique...111

5.4.5. Types morphologiques...111

5.4.6. Types de biotopes...112

CHAPITRE 6 : LES RECETTES UTILISEES EN AFRIQUE CENTRALE... 113

6.1. LISTE GENERALE DES RECETTES INVENTORIEES...113

6.2. NOMBRE DE RECETTES PAR PAYS...113

6.3. SPECTRE DES MALADIES ET DES SYMPTOMES SOIGNES... 114

6.4. CARACTERISTIQUES GENERALES DES RECETTES...115

6.4.1. Organes utilisés...115

6.4.2. Modes de préparation pharmaceutique...116

6.4.3. Véhicules utilisés...118

6.4.4. Modes d'administration...119

6.5. CARACTERISTIQUES DE LA FLORE MEDICINALE... 121

6.5.1. Composition floristique...121

6.5.2. Caractéristiques phytogéographiques...121

TROISIEME PARTIE : DISCUSSION DES RESULTATS... 123

CHAPITRE 7 : DISCUSSION SUR LA FLORE MEDICINALE DU CONGO... 124

7.1. COMPARAISON DE LA FLORE MEDICINALE DE KINDAMBA-ODZALA AVEC LA FLORE MEDICINALE DU ZAÏRE... 124

7.1.1. Comparaison des types morphologiques...124

7.1.2. Comparaison des types biologiques... ...125

7.1.3. Comparaison des éléments phytogéographiques...126

7.1.4. Comparaison des types de biotopes...126

7.2. COMPARAISON DES CARACTERISTIQUES DES RECETTES AVEC LE ZAÏRE... 128

7.2.1. Organes utilisés...128

7.2.2. Modes de préparation...129

7.2.3. Voies d'administration...130

7.3. COMPARAISON DE L’IMPORTANCE RELATIVE DE QUELQUES MALADIES A KINDAMBA ET A ODZALA... 131

7.4. ANALYSE DE SIMILITUDES D'EMPLOI DES RECETTES... 132

7.4.1. Similitudes d’emploi de recettes entre les 4 ethnies d’Odzala...132

7.4.2. Similitudes d'usage de plantes médicinales entre les Sundi (Kindamba) et les Mboko, les Kota, les Mongom et les Pygmées Bakola (Odzala)...137

7.4.3. Similitudes d'usage de plantes médicinales de Kindamba et Odzala avec les pays d'Afrique centrale...139

7.4.4. Similitudes d'emploi avec la Guyane française...143

CHAPITRE 8 : DISCUSSION SUR LES RECETTES EN AFRIQUE CENTRALE...145

8.1. COMPARAISON DES CARACTERISTIQUES DES RECETTES ENTRE L'AFRIQUE CENTRALE ET L'AFRIQUE DE L'OUEST... 145

8.1.1. Organes utilisés...145

8.1.2. Modes de préparation...146

8.1.3. Modes d'administration...147

8.2. INDICATIONS THERAPEUTIQUES... 147

(8)

8.2.1. Regroupement des indications thérapeutiques...147

8.2.2. Comparaison de l'importance des indications thérapeutiques entre l'Afrique centrale et les autres régions africaines...148

8.3. INTENSITE D'USAGE DES PLANTES... I5I 8.4. COMPARAISON DE L'INTENSITE D'USAGE DE PLANTES AVEC L'AFRIQUE DE L'OUEST...153

8.5. FACTEURS INFLUENÇANT LA FREQUENCE DE CITATION DES PLANTES MEDICINALES.... 154

8.5.1. Facteurs biochimiques...154

8.5.2. Habitat et distribution de la plante...154

8.5.3. Morphologie de la plante...155

8.5.4. Facteurs socioculturels...155

8.6. ASSOCIATIONS DE PLANTES... 155

8.6.1. Nombre de plantes par recette...155

8.6.2. Associations de plantes dans les recettes...156

CHAPITRE 9 : CONVERGENCES D’EMPLOI DE PLANTES MEDICINALES EN AFRIQUE CENTRALE... 159

9.1. PRESENTATION DES CONVERGENCES D'EMPLOI DES PLANTES... 159

9.1.1. Acanthaceae...159

9.1.2. Agavaceae...160

9.1.3. Amaranthaceae...160

9.1.4. Anacardiaceae...160

9.1.5. Annonaceae...161

9.1.6. Apocynaceae...162

9.1.7. Araceae...163

9.1.8. Arecaceae...163

9.1.9. Asclepiadaceae...163

9.1.10. Asteraceae...164

9.1.11. Balsaminaceae... 165

9.1.12. Bignoniaceae...165

9.1.13. Bombacaceae...166

9.1.14. Burseraceae...166

9.1.15. Caesalpiniaceae...166

9.1.16. Capparidaceae...168

9.1.17. Caricaceae...168

9.1.18. Caryophyllaceae...169

9.1.19. Chenopodiaceae...169

9.1.20. Clusiaceae...169

9.1.21. Combretaceae...170

9.1.22. Commelinaceae...171

9.1.23. Connaraceae...171

9.1.24. Convolvulaceae...171

9.1.25. Costaceae...171

9.1.26. Chrysobalanaceae...172

9.1.27. Crassulaceae...172

9.1.28. Cucurbitaceae...172

9.1.29. Cyperaceae...173

9.1.30. Dilleniaceae...173

9.1.31. Dioscoreaceae...173

9.1.32. Euphorbiaceae...173

9.1.33. Fabaceae...176

9.1.34. Flacourtiaceae...177

9.1.35. Icacinaceae...177

9.1.36. Irvingiaceae...177

9.1.3 7. Hymenocardiaceae...177

9.1.38. Lamiaceae...178

9.1.39. Lecythidaceae...179

9.1.40. Leeaceae...179

9.1.41. Linaceae...179

9.1.42. Loganiaceae...179

9.1.43. Malvaceae...180

(9)

V

9.1.44. Melastomataceae...180

9.1.45. Meliaceae...180

9.1.46. Menispermaceae...181

9.1.47. Mimosaceae...181

9.1.48. Moraceae...181

9.1.49. Musaceae...182

9.1.50. Myristicaceae...182

9.1.51. Myrtaceae...183

9.1.52. Nyctaginaceae...183

9.1.53. Olacaceae...183

9.1.54. Oxalidaceae...183

9.1.55. Passifloraceae...183

9.1.56. Pedaliaceae...184

9.1.57. Pentadiplandraceae...184

9.1.58. Piperaceae...184

9.1.59. Phytolacaceae...185

9.1.60. Poaceae...185

9.1.61. Polygalaceae...185

9.1.62. Ranunculaceae...185

9.1.63. Rhamnaceae...186

9.1.64. Rubiaceae...186

9.1.65. Rutaceae...188

9.1.66. Sapindaceae...188

9.1.67. Simaroubaceae...188

9.1.68. Smilacaceae...189

9.1.69. Solanaceae...189

9.1.70. Sterculiaceae...190

9.1.71. Tiliaceae...190

9.1.72. Thelypteridaceae...190

9.1.73. Ulmanceae...190

9.1.74. Urticaceae...190

9.1.75. Verbenaceae...191

9.1.76. Vitaceae...191

9.1.77. Zingiberaceae...191

9.2. SYNTHESE ET DISCUSSION...192

9.2.1. Influence du nombre total de pays impliqués dans les convergences...192

9.2.1. Fréquence des types de confirmation en fonction du nombre de pays impliqués...192

9.2.2. Influence de l'apport des pays hors Afrique centrale...194

9.2.3. Principales activités biologiques réelles se rapportant aux différentes convergences d'emploi confirmées...195

9.3. SELECTION DES CONVERGENCES D'EMPLOI DE PLANTES... 196

9.3.1. Critères de sélection...196

9.3.2. Liste des convergences d'emploi...196

9.3.3. Discussion...197

9.4. REPRESENTATION DES FAMILLES DANS LA LISTE DE PLANTES A USAGES CONVERGENTS... 198

9.4.1. Résultats...198

9.4.2. Discussion...200

9.5. CONVERGENCES D'EMPLOI AU NIVEAU DES GENRES ET DES FAMILLES... 200

9.5.1. Convergences d'emploi des familles...200

9.5.2. Discussion...202

9.6. SYNTHESE DE CONVERGENCES D'EMPLOI POUR LES DIVERS MALADIES, SYMPTOMES ET EFFETS PHYSIOLOGIQUES... 206

9.7. PRINCIPALES PLANTES FAISANT L'OBJET DE CONVERGENCES D'USAGE DANS LES TRAITEMENTS TRADITIONNELS DE QUELQUES MALADIES EN AFRIQUE CENTRALE... 211

9.7.1. Paludisme et fièvre...211

9.7.2. Blennorragie...212

9.7.3. Helminthiases intestinales...212

(10)

9.7.4. Maladies de la peau...212

9.7.5. Diarrhée...212

9.7.6. Toux...212

CHAPITRE 10 : COMPARAISON DE LA FLORE MEDICINALE AVEC LA FLORE TOTALE D'AFRIQUE CENTRALE... 218

10.1. ANALYSE SYSTEMA TIQUE...218

10.2. IMPORTANCE DES FAMILLES MEDICINALES... 218

10.3. COMPARAISON A VEC L'AFRIQUE DE L'OUEST...224

10.4. COMPARAISON AVEC LE BURUNDI... 224

10.5. COMPARAISON A VEC L'AMERIQUE DU NORD...224

10.6. COMPARAISON DES ELEMENTS ET GROUPES PHYTOGEOGRAPHIQUES AVEC L'AFRIQUE DE L'OUEST... 225

11. CONCLUSIONS GENERALES... 226

12, REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...235

PARTIE DES ANNEXES...251

ANNEXE 1 ; EXTRAIT DE LA BANQUE DE DONNEES SUR LES PLANTES MEDICINALES D'AFRIQUE CENTRALE... 252

ANNEXE 2 : CORRESPONDANCE ENTRE LES NOMS VERNACULAIRES ET LATINS DES PLANTES MEDICINALES DE KINDAMBA ET D'ODZALA...253

ANNEXE 3 : CARACTERISTIQUES DES FLORES MEDICINALES DE KINDAMBA ET D'ODZALA... 260

ANNEXE 4 : LISTE DES MALADIES OU SYMPTOMES ET EFFETS PHYSIOLOGIQUES TRAITES EN PHYTOTHERAPIE TRADITIONNELLE EN AFRIQUE CENTRALE AVEC MENTION DES PLANTES CITEES DANS LES DIFFERENTS PAYS... 267

ANNEXE 5 : TRAVAUX UTILISES POUR CONSTITUER LA BANQUE DE DONNEES... 437

ANNEXE 6 ; LISTE DES PLANTES MEDICINALES EN AFRIQUE CENTRALE...440

ANNEXE 7 : GLOSSAIRE DES TERMES MEDICAUX CITES DANS CE TRAVAIL...470

(11)

VII LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 ; Plantes médicinales tropicales utilisées dans la thérapeutique moderne...6

Tableau 2 : Travaux consultés pour constituer la base de données pour cette étude... 35

Tableau 3a : Liste des informateurs et les localités enquêtées à Kindamba...40

Tableau 3b : Liste des informateurs et les localités Enquêtées dans le Parc national d'Odzala... 41

Tableau 4 ; Importance relative des organes utilisés dans les recettes... 82

Tableau 5 : Mode de préparation des recettes à Kindamba... 83

Tableau 6 ; Voies d'administration des recettes à Kindamba...83

Tableau 7 : Maladies / symptômes, nombre de plantes et de recettes recensées à Kindamba... 84

Tableau 8 : Caractéristiques des flores médicinales de Kindamba et d'Odzala...260

Tableau 9 : Répartition des espèces suivant les grandes entités systématiques... 86

Tableau 10 : Organes des plantes utilisés à Odzala... 106

Tableau 11 : Spectre brut des modes de préparation de recettes à Odzala...107

Tableau 12 : Voies d'administration des recettes... 104

Tableau 13 : Importance relative des indications thérapeutiques inventoriées à Odzala...108

Tableau 14 : Répartition des recettes, nombre de plantes et des indications suivant les pays... 113

Tableau 15 : Nombre de recettes, citations de plantes, maladies et sy mptômes inventoriés dans les 6 pays d'Afrique centrale...114

Tableau 16 : Citations des organes de plantes utilisées dans les recettes en Afrique centrale...116

Tableau 17 : Proportion des modes de préparations pharmaceutiques en Afrique centrale... 117

Tableau 18 ; Importance relative des véhicules utilisés en Afrique centrale... 118

Tableau 19 : Proportions des modes d'administration des remèdes en Afrique centrale... 120

Tableau 20 : Spectre brut des types de distribution phytogéographique des plantes médicinales d'Afrique centrale...122

Tableau 21 : Comparaison des tyqies morphologiques de la flore médicinale de Kindamba et d'Odzala avec celles de Kisangani et du Kasaï occidental... 125

Tableau 22 : Comparaison des types biologiques de la flore médicinale de Kindamba-Odzala avec celles de Kisangani et du Kasaï occidental... 125

Tableau 23 : Comparaison des éléments phytogéographiques de la flore médicinale de kindamba et Odzala avec celles de Kisangani et du Kasaï occidental...126

Tableau 24 : Comparaison des ty'pes de biotopes de plantes médicinales de Kindamba et d'Odzala avec la flore médicinale de Kisangani et du Kasaï occidental...128

Tableau 25 : Comparaisons des organes employés dans les recettes à Kindamba, Odzala avec Kisangani et le Kasaï occidental...129

Tableau 26 : Comparaison des modes de préparation utilisés en médecine traditionnelle à Kindamba, Odzala, Kisangani et Kasaï occidental... 130

Tableau 27 : Comparaison des voies d'administration utilisées en medecine traditionnelle à Kindamba, Odzala avec Kisangani et le Kasaï occidental... 131

Tableau 28 : Similitudes des usages de plantes entre les Mboko, Kota, Mongom et les Pygmées Bakola...134

Tableau 29 : Recettes similaires en médecine traditionnelle entre les ethnies Mboko, Kota, Mongom, les Bakola du Parc national d'Odzala et les Sundi de Kindamba...137

Tableau 30 : Usages similaires de plantes médicinales de Kindamba, d'Odzala avec le Congo et les autres pays d'Afrique centrale...140

Tableau 31 : Plantes citées en Afrique centrale et ailleurs en Afrique pour les mêmes usages... 143

Tableau 32 : Espèces à usages similaires entre le Congo et la Guyane fiançaise... 144

Tableau 33 : Comparaison des proportions d'organes utilisés en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest... 145

Tableau 34 : Comparaison des modes de préparation en Afrique centrale avec l'Afrique de l'Ouest... 147

Tableau 35 : Comparaison de principaux modes d'administration avec l'Afrique de l'Ouest... 147

Tableau 36 : Nombre de plantes, de recettes citées pour chaque maladie et symptôme en Afrique centrale en comparaison avec les régions Est et Ouest africaines... 149

Tableau 37 : Importance de quelques groupes d'indications thérapeutiques en nombre de plantes et de recettes utilisées dans leurs traitements en Afrique centrale, comparée avec l'Afrique de l'Ouest et de l'Est... 150

Tableau 38 : Classement de plantes médicinales selon le nombre de recettes où elles interviennent (NI, au moins 30) le nombre de recettes où elles sont citées seules (N2) et le rapport (N2/N1)...151

(12)

Tableau 39 : Nombre total de citations de plantes (P), de recettes (R) et le nombre moyen

de plantes par recette pour les différents groupes d'indications thérapeutiques...156

Tableau 40 : Associations de plantes citées au moins 3 fois, classas par ordre décroissant du nombre de recettes, et le nombre des pays où elles sont citées...157

Tableau 41 : Distribution de convergences en fonction du nombre de pays impliqués...192

Tableau 42 ; Fréquence de types de confirmation de convergences d'emploi en fonction du nombre des pays impliqués...193

Tableau 43 : Fréquence des types de confirmation de convergences en fonction de l'implication des pays hors Afrique centrale. Cas des convergences citées dans au moins 4 pays... 195

Tableau 44 : Activités biologiques réelles se rapportant aux convergences d'emploi confirmées...195

Tableau 45 : Convergences d'emploi non confirmées de plantes médicinales...196

Tableau 46 : Espèces à usages convergents sélectionnées en Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest... 198

Tableau 47 : Signification statistiques des nombres de plantes par famille citée dans la liste des convergences d'emploi observées en Afrique centrale... 199

Tableau 48 : Significations statistiques des proportions des familles médicinales citées par rapport à la flore totale en Afrique centrale... 219

Tableau 49 : Comparaison de quelques éléments et groupes phjtogéographiques avec l'Afnque de l'Ouest...225

Tableau 50 : Quelques familles importantes dans la flore médicinales d'Afrique centrale en général et du Congo en particulier comparées avec les autres flores africaines... 227

Tableau 51 : Importance de quelques éléments ph}togéographiques de la flore d'Afrique centrale comparée avec ceux des autres régions... 229

Tableau 52 : Comparaison du pourcentage de convergences d'emploi de quelques maladies entre l'Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest... 230

LISTE DES FIGURES Figure 1: Limites de la zone d'étude... 2

Figure 2: Origines de l'échantillon étudié... 28

Figure 3: Carte de la sous-préfecture de Kindamba...30

Figure 4: Les grands traits du climat du District de Mbomo... 32

Figure 5: Carte de localisation du Parc national d'Odzala et les villages enquêtés... 34

Figure 6: Fiche enquête utilisée pour la récolte et la saisie des données avec le système pharmel...37

Figure 7: Illustration des organes des plantes avec le système pharmel...38

Figure 8; Fiche enquête utilisée sur le terrain... 42

Figure 9; Spectre brut des types morphologiques... 87

Figure 10: Spectre brut des types biologiques...88

Figure 11: Spectre brut des types de dissémination des diaspores...89

Figure 12: Spectre brut des types de biotopes...90

Figure 13: Spectre brut de types de distribution phytogéographique... 91

Figure 14: Spectre brut des types biologiques...110

Figure 15: Spectre brut des types de dissémination... 110

Figure 16: Spectre brut des types de distribution phytogéographique... 111

Figure 17: Spectre brut des types morphologiques... 112

Figure 18: Spectre brut des types de biotopes... 112

Figure 19: Proportion des principaux modes de préparation pharmaceutique... 117

Figure 20: Proportion de différents véhicules utilisés... 119

Figure 21: Proportion des modes d'administration... 120

Figure22 : Comparaison du spectre des maladies soignées à Kindamba et Odzala... 132

Figure 23 : Variation des proportions de types de confirmation en fonction du nombre de pays impliqués dans les convergences...194

Figure 24: Principales plantes faisant l'objet de convergences d'utilisation dans les sois traditionnels du paludismes et de la fièvre...211

Figure 25 : Principales plantes faisant l'objet de convergences d'utilisation dans les soins traditionnels de la blennorragie... 212

Figure 26 : Principales plantes faisant l'objet de convergences d'utilisation dans les soins traditionnels des helminthiases intestinales... 213

(13)

IX

Figure 27 ; Principales plantes faisant l'objet de convergences d'utilisation dans les soins traditionnels des maladies de la peau... 214 Figure 28 : Principales plantes faisant l'objet de convergences d'utilisation dans les soins traditionnels des

diarrhées...215 Figure 29 ; Principales plantes faisant l'objet de convergences d'utilisation dans les soins traditionnels de la

toux...217

(14)

RESUME

Cette étude est une synthèse des usages de plantes médicinales en Afrique centrale (Congo, Gabon, Cameroun, Guinée équatoriale. République centrafricaine et Zaïre). Les données de base proviennent de 23 monographies et articles originaux se rapportant aux 6 pays. Elles ont été complétées par des informations recueillies sur le terrain à Kindamba et à Odzala (Congo). L'examen de ces monographies nous a permis d'établir une liste floristique de 1632 espèces appartenant à 145 familles pour l'Afrique centrale. En ce qui concerne les usages, l'emploi des techniques de la banque de données et du logiciel Pharmel, nous a permis de constituer une banque de données contenant 13645 citations des plantes, 8709 recettes indiquées pour les traitements de 391 maladies et symptômes. A Kindamba, nous avons recueilli 427 recettes et 722 citations de 182 plantes indiquées dans les traitements de 78 maladies. A Odzala, nous avons recueilli 99 recettes, 129 citations de 76 espèces intervenant pour les traitements de 44 maladies et effets physiologiques. Certains usages des plantes comme ceux de Copaifera religiosa, à'Aukotimea klaimana, de Canthium arnoldianwn, d'Irvingia gabonensis, de Panda oleosa, de Lophira alata, de Strychnos camptoneura et d'Uvariodendron molimdense var. citrata sont relevés pour la première fois au Congo. La caractérisation de la flore médicinale a été faite à partir des spectres morphologique, biologique, écologique et phytogéographique. Cette flore est composée en majorité de plantes ligneuses (56,5 % du total à Kindamba et 43,4 % à Odzala). L'examen du spectre biologique a montré la prédominance des phanérophytes ( 60,2 % du total d'espèces à Kindamba et 76, 3 % à Odzala). Les plantes médicinales récoltées proviennent en majorité des formations forestières. Les plantes cultivées sont faiblement représentées au Congo (15,9 % à Kindamba, 6,5 % à Odzala). La distribution phytogéographique des taxons montre la prédominance des espèces guinéo-congolaises (49,4 % à Kindamba, 77,2 % à Odzala et 53,7 % pour l'Afrique centrale). En ce qui concerne les caractéristiques des recettes, les feuilles et les écorces de tiges sont les plus utilisées. La décoction est le mode de préparation le plus employé. L'eau est le véhicule le plus employé. La voie orale est la plus usitée pour administrer les remèdes traditionnels. Les coliques, les toux, les diarrhées, les fièvres et les céphalées sont les indications thérapeutiques les plus importantes en nombre de recettes et de citations des plantes. La confrontation des usages de plantes de Kindamba et d'Odzala nous a permis de faire des recoupements. Six emplois similaires sont relevés: Alstonia congensis, Palisota ambigua, Pothomorphe umbellatum (contre les morsures de serpent); Anchomanes difformis (contre le panaris); Hanmgana madagascariens (contre la fièvre jaune); Leea guineensis (contre la maladie de la rate); Zanthoxylum gilletii (contre l'odontalgie). Ces similitudes ne sont pas statistiquement significatives sauf celles observées pour les traitements des morsures de serpent. Dix-neuf usages nouveaux sont décrits pour la première fois au Congo. Nous citons par exemple: Vernonia amygdalina (contre les coliques^, Celosia trigyna (anémie).

(15)

XI Alchornea cordifolia (diarrhée), etc. En dehors du Congo, 15 espèces sont citées dans d'autres pays africains pour les mêmes usages: Acanthospermum hispidum (coliques), Garcinia kola (coliques), Annona senegalensis (coliques), Heterotis rotundifolia (toux), Cassia occidentalis (fièvre), Cognauxia podolaena (blennorragie), etc. L'analyse des convergences d'emploi des plantes en Afrique centrale et la recherche bibliographique des informations pharmacologiques nous ont permis de relever 504 convergences d'emploi d'une part et de montrer les propriétés réelles de 69 espèces d'autre part. Parmi ces plantes, nous citons; Cassia alata (contre les mycoses et les dermatoses), Cassia occidentalis (fébrifuge), Celosia trigyna (anthelmintique), Euphorbia hirta (galactogène, antiamibien), Heterotis rotundifolia (antitussif), Ocimum basilicum, O. canum (antispasmodiques), Vernonia amygdalina (anthelmintique), etc.

Cinquante-six pour-cent de convergences confirmées concernent l'activité antimicrobienne.

Certaines plantes médicinales fréquemment utilisées n'ont pas encore été (ou ont été peu) étudiées en pharmacologique pour l'indication thérapeutique concernée. Nous distinguons;

Cleome gynandra ( citée dans 6 pays contre les maladies de l'oreille). Mallotus oppositifolius (citée dans 4 pays contre les céphalées), Ocimum canum (citée dans 6 pays contre les coliques), Paullinia pinnata (citée dans 5 pays contre la stérilité), Piliostigma thonningii (citée dans 6 pays contre les diarrhées), Spathodea campanulata (5 pays, blessures), Setaria megaphylla (4 pays, gonococcie). La recherche des convergences d'emploi a montré la variabilité des usages d'espèces. Certaines plantes sont utilisées dans plusieurs régions africaines et ailleurs pour diverses affections: Alchornea cordifolia (11 maladies), Carica papaya (5 maladies), Cassia alata (6 maladies), Cassia occidentalis (5), Harungana madagascariensis (6), Manihot esculenta (9), Ocimum gratissimum (9), Pentaclethra macrophylla (6). Elle a permis de définir les disponibilités phytothérapeutiques pour 6 maladies et symptômes: la toux, la blennorragie, le paludisme et/ou fièvre, les coliques et les diarrhées.

L'analyse statistique de la flore médicinale, en comparaison avec la flore totale, a montré la sur­

représentation des familles suivantes Annonaceae, Bombacaceae, Burseraceae, Caesalpiniaceae, Celastraceae, Clusiaceae, Euphorbiaceae, Irvingiaceae, Loganiaceae, Meliaceae, Mimosaceae, Myristicaceae, Ochnaceae, Olacaceae, Passifloraceae, Rutaceae, Sapotaceae, Solanaceae, Sterculiaceae, Ulmaceae et Verbenaceae.

(16)

ABSTRACT

This study is a synthesis of médicinal plants use in central Africa (Congo, Gabon, Cameroun, Guinée équatoriale. République centrafricaine, Zaïre). The bank data came from 23 monographies and original papers related to 6 countries. They were completed by informations collected in the field at Kindamba and Odzala Park (Congo). The examination of those monographies allowed us to establish a floristical list of 1632 species belonging to 145 families in central Africa. Conceming the use, data bank technic and Pharmel logiciel were useful to make up a data bank of 13645 citations, 8709 recipes to treat 391 diseases and symptoma.

At Kindamba we hâve collected 427 recipes and 722 citations of 182 plants involved in the treatment of 78 diseases. At Odzala, we hâve gathered 99 recipes, 129 citations of 76 species involved in the treatment of 44 diseases and physiological effect. Some of the plant use such as Copaifera religiosa, Aukoumea klaineana, Canthium arnoldiarmm, Irvingia gabonensis, Panda oleosa, Lophira alata, Strychnos camptoneura, and Uvariodendron mohindese var.

citrata are known for the first time in Congo. The caracterization of medecinal flora were based on morphological, biological, ecological and phytogeographical spectra. Most of these species are ligneous plants (56, 5 % of total species at Kindamba and 43,4 % at Odzala).

Considering the biological spectrum, the phanerophyts were the most dominant plants (60,2 % of total species at Kindamba and 76,3 % at Odzala). The majority of the médicinal plants collected came from the forest area. The cultivated plants were less represented in Congo (15,9 % at Kindamba, 6,5 % at Odzala). The Guineo-Congolian species were the most dominant plants in the phytogeographical spectrum (49,4 % at Kindamba, 77,2 % at Odzala and 53,7 % for central Africa). Considering the recipes characteristic, the leaves and barks were the most used. The décoction is the préparation method the most made. The water is the vehicle the most used. The oral form is the most used to take traditional drugs. The colic, cough, diarrhoea, fever and headache are therapeutic indication the most important in recipes and plants citations. The comparison of plants use from Kindamba and Odzala allowed us to make some crosschaking. Six similar use form are noted Alstonia congensis, Palisota ambigua, Pothomorphe umbellatum (against snakes bite); Anchomanes difformis (acute inflammation of digit), Harugana madagascariens (jaundice), Leea guineensis (spleen disease), Zanthoxylum gillettii (against toothack). These similarities use aren't statistically significant except those done to treat snakes bite. 19 new plants use are described for the first time in Congo. For exemple Vernonia amygdalina (colic), Celosia trigyna (against anaemia), Aîchornea cordifolia (diarrhoea)... Excepted in Congo, 15 species are cited in other african countries for the similar uses. Acanthospermum hispidnm (colic), Garcinia kola (colic), Annona senegalensis (colic), Heterotis rotundifolia (cough), Cassia occidentalis (fever), Cognauxia podolaena (gonorrhoea)...The analysis of plant use convergence in central Africa and the bibliographical research on pharmacological data allowed us to notice on the one side

(17)

XIV 504 plants use convergence and on the other side to show the real properties of 69 species.

Between these species we may cite : Cassia alata (against mycoses and dermatosis), Cassia occidentalis (antipyretic), Celosia trigyna (anthelminthic), Euphorbia hirta (galactagogue, antiamoebic), Heterotis rotundifolia (anticough), Ocimum basilicum, O. canum (antispasmodique), Vernonia amygdalina (antheiminthic)... Fifty six pourcent of plants use convergence gathered are active against microbes. Some of the médicinal plants used frequently hadn't yet been studied in pharmacology in order to know their therepeutical indication. We can distinguish: Cleome gynandra (against ears diseases and named in 6 countries), Mallotus oppositifolius (against headache and named in 4 countries), Paullinia pimata (against sterility and named in 6 countries), Piliostigma thormingii (diarrhoea, 6 countries), Spathodea camparmlata (wound, 5 countries), Setaria megaphylla (gonorrhoea, 4 countries). The research of the plants use convergence shown the change in the species use.

Some plants are used in several african régions and elsewhere for varied diseases : Alchomea cordifolia (11 diseases), Carica papaya (5 diseases), Cassia alata (6), C. occidentalis (5), Hanmgana madagascariensis (6), Manihot esculenta (9), Ocimum gratissimum (9), Pentaclethra macrophylla (6). This research allowed to define therapeutical availability for 6 diseases and symptoma : cough, gonorrhoea , malaria /fever, colic and diarrhoea. The statistical analysis of médicinal flora compared with the total flora has shovra the over- represantation of following familles Annonaceae, Bombacaceae, Burseraceae, Caesalpiniaceae, Celastraceae, Clusiaceae, Euphorbiaceae, Irvingiaceae, Loganiaceae, Meliaceae, Mimosaceae, Myristicaceae, Ochnaceae, Olacaceae, Passifloraceae, Rutaceae, Sapotaceae, Solanaceae, Sterculiaceae, Ulmaceae and Verbenaceae.

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CHAPITRE I: INTRODUCTION

1. 1. CADRE GENERAL DE L'ETUDE

L'Afrique centrale s'étend entre le 12® degré de latitude nord et le 13® degré de latitude sud et comprend 7 pays: Cameroun, République centrafricaine (RCA), Congo, Zaïre, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe (VAN CHI-BONNARDEL, 1973). Sur le plan administratif, elle inclue également le Tchad, l'Angola et parfois le Rwanda et le Burundi d'après diverses flores d'Afnque centrale (BAMPS, 1982; LISOWSKI, 1991; LEONARD, 1994...).

L'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT) a organisé depuis 1978 plusieurs expéditions ethnobotaniques dans plusieurs pays d'Afnque francophone, développant ainsi l'un de ses programmes prioritaires de coopération en matière de recherches sur la pharmacopée et la médecine traditionnelles. D'après l'ordre chronologique de la réalisation des missions, les trois pays membres prospectés en Afrique centrale sont; la RCA (1979), le Gabon (1984) et le Congo (1989). Ces missions, réalisées par une équipe de spécialistes possédant des connaissances approfondies de la végétation et de la flore régionales ainsi que des pharmacopées locales, avaient pour objet d'inventorier les plantes médicinales et les drogues d'origine animale et de recueillir toutes les informations sur les vertus et leurs usages en médecine traditionnelle. Chaque expédition ethnobotanique a fait l'objet de publication d'une monographie.

Vu l'abondance des données récoltées et les problèmes majeurs soulevés par la publication de ces monographies concernant la fiabilité des recettes et leur traitement global, l'ACCT a créé en 1986 une banque de données sur l'ethnopharmacopée dénommée " Banque de données de Médecine traditionnelle et pharmacopée africaine (PHARMEL). Cette banque est installée au Laboratoire de Botanique systématique de l'Université Libre de Bruxelles (ULB).

Ce laboratoire a une longue tradition dans l'étude de la flore d'Afrique tropicale. Parmi les travaux réalisés, deux thèses de doctorat ont été préparées dans le domaine de l'ethnobotanique sous la direction du Professeur LEJOLY. Il en a résulté un grand nombre de recettes traditionnelles.

En plus, ses locaux abritent une bibliothèque spécialisée de l'Association pour l'étude taxonomique de la flore d'Afrique tropicale (AETFAT). Cette bibliothèque s'enrichit d'articles et des recueils sur les usages des plantes médicinales de cette région. C'est ainsi que Pharmel a été conçu pour améliorer la qualité des informations concernant l'utilisation traditionnelle des plantes médicinales, leur confrontation à travers divers pays ainsi que leur traitement informatique pour l'analyse des convergences d'emploi. C'est dans le cadre de ce programme que s'est inscrit, depuis 1992, cette étude. Ce travail se limite uniquement aux données sur les usages des plantes médicinales qui se rapportent aux 6 pays cités ci-après (figure 1).

(19)

Figure 1: Limites de la zone d*étude

(20)

Les pays africains se heurtent quotidiennement aux problèmes posés par les grandes endémies et à l'insuffisance notoire des soins de santé apportés à la population locale. Dans la plupart des cas la population a peu de choix et recourt le plus souvent à l'utilisation des plantes médicinales qui jouent un rôle capital pour la santé en médecine traditionnelle. Selon KERHARO (1974), OUA (1985), OMS (1983) et SOFOWORA (1996) 75 à 80 % de la population de ces pays dépendent étroitement de cette médecine ainsi que des préparations à base des plantes médicinales locales. Dans les zones rurales où les structures sanitaires font souvent défaut, la population est à 100 % tributaire des plantes médicinales (ADJANOHOUN, 1993). Les produits chimiques de synthèse coûtent excessivement cher et ne sont pas à la portée de la majorité de la population, composée essentiellement d'une classe à faible pouvoir d'achat.

Depuis longtemps, l'utilisation des plantes médicinales a permis aux pays africains de garantir dans une large mesure la santé de leurs populations. Les nombreux travaux pharmacologiques publiés sur ce sujet confirment l'intérêt de leurs usages en médecine traditionnelle. Nous citons les travaux de SANDBERG & CRONLUND (1982); OUA (1985);

BAKANA & al. (1987); PHILLIPSON & al. (1987); KANYINDA (1983, 1994);

DIAKANAMWA (1995), etc.

L'Afrique en général et l'Afrique centrale en particulier possèdent une végétation très riche et diversifiée; la plupart des espèces sont endémiques de cette région. Toutefois cette richesse est insuffisamment connue et peu ou mal exploitée du point de vue médicinal.

L'on estime que sur près de 50.000 espèces dénombrées, environ 5.000 seulement sont utilisées par les tradipraticiens pour leur action sur les divers appareils qui constituent l'organisme humain (RAGEAU, 1987; IWU, 1983), parmi lesquelles 2000 sont assez bien connues (WILSON in GASENGAYEŒ, 1995).

La végétation africaine recèle donc un potentiel curatif énorme. L'exploitation rationnelle de cette richesse pourrait certainement réduire de façon considérable les difficultés d'approvisionnement en médicaments qu'éprouvent la plupart des pays afiicains pour assurer un meilleur équilibre sanitaire.

Dans ces pays, les autorités et les administrations sanitaires accordent de plus en plus d'importance à l'utilisation des plantes médicinales bien qu'elles le fassent pour des raisons économiques et socio-culturelles. Cette politique résulte en grande partie de la prise en compte des décisions, c'est-à-dire prendre plus au sérieux les usages des plantes médicinales et d'étudier les possibilités de mieux les employer dans les soins de santé primaires. Les soins de santé primaires nécessitent en effet la mobilisation de toutes les ressources locales nécessaires et disponibles qui.

1. 2. PROBLEMATIQUE

(21)

4

dans les pays du Tiers-Monde, sont essentiellement représentées par la médecine traditionnelle, les plantes médicinales et les tradipraticiens (AKERELE, 1988).

Les travaux ethnobotaniques de SILLANS (1951), WALKER (1952), DESCOINGS (1963), SANDBERG (1965), VERGIAT (1970)... en Afrique centrale se sont bornés à décrire seulement les recettes de la médecine traditionnelle. Cependant aucune synthèse n'a été effectuée à ce sujet pour évaluer l’importance ethno-phytothérapeutique des familles et des genres, ni pour identifier les espèces médicinales largement employées à travers les différents pays d'Afnque centrale et dans d'autres pays afncmns. On constate que les connæssances du potentiel phytothérapeutique sont encore fragmentaires. U existe encore des régions où les enquêtes ethnobotaniques n'ont pas encore été réalisées. Certains pays ne disposent pas d'invent^e complet des plantes médicinales et des recueils décrivant certains aspects des pratiques de médecine traditionnelle. Ce sont des sociétés traditionnelles, dont l'existence même est aujourd'hui menacée, qui détiennent l'essentiel des connaissances relatives à l'utilisation des plantes médicinales. Ainsi, très peu de ce savoir a été étudié de manière systématique.

L'exploitation des pharmacopées traditionnelles s'impose de façon urgente aujourd'hui en Afrique en général et en Afiique centrale en particulier. D'abord, parce que la thérapeutique a tout à gagner du développement de telles recherches, mais surtout l'envahissement de nos pays par la civilisation industrielle entraîne le recul rapide des traditions (PELT, 1981). Les connaissances des vieillards sur les usages médicinaux de plantes ne sont plus ou sont très peu transmises aux jeunes générations que l'éducation moderne éloigne de leurs sources culturelles ancestrales. Les vieux guérisseurs disparaissent et emportent des secrets reçus de leurs ancêtres et transmis intacts de génération en génération grâce à la tradition orale. Ainsi a-t-on pu dire qu'en Afrique « chaque fois qu'un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui disparaît ». La démographie galopante dans nos pays provoque la dégradation des écosystèmes forestiers.

Nous citons un fait réel que nous avons vécu. Quand j'étais petit, entre 7-15 ans, je soufrms fréquemment des très violents maux de tête. Ma grand-mère connaissait une plante médicinale qu'elle récoltait dans une galerie forestière près du village. C'est avec les feuilles fraîches triturées qu'elle soulageait mes maux (par inhalation). En 1992, quand je suis reparti dans mon village natal, dans le cadre de ce travail, ma grand-mère étant déjà décédée, j'ai demandé à ma mère si elle se rappelait de la plante et si elle pouvmt me la récolter pour l'identifier ? Malheureusement Maman ne plus reconnaissait plus la plante, la galerie forestière dans laquelle cette espèce poussait a été détruite par la population locale pour des cultures vivrières ". C'est une autre personne du village qui m'a indiqué la plante. Il s'agit d'une Verbemceae du genre Clerodendron sp.

Toutes ces observations ont suscité notre curiosité. C'est pourquoi nous avons entrepris cette étude.

(22)

L'usage des plantes médicinales connaît depuis plusieurs années un regain d'intérêt dans la plupart des pays en voies de développement et même dans les pays développés. On assiste de plus en plus aux traitements par des substances d'origine biologique, notamment végétale. Plusieurs raisons principales semblent expliquer ce phénomène.

Dans les pays développés, avec le progrès de la phytochimie (chromatographie et spectrométrie), des découvertes et des précisions intéressantes sont fournies sur les molécules organiques d'origine végétale. Ces recherches débouchent sur la détermination du mécanisme d'action des constituants chimiques (c'est-à-dire les principes actifs inclus dans les complexes biologiques) d'une plante ou de son organe employé médicalement.

Malgré le développement considérable que connaît actuellement la synthèse organique, la proportion de plantes médicinales entrant dans la préparation des médicaments peut être évaluée globalement à 1/3 de celle des substances chimiques de synthèse (ATTISSO, 1983). En dépit de l'augmentation spectaculaire du nombre de substances chimiques isolées des plantes ces vingt dernières années, la composition chimique des plantes et leur valeur pharmaco-thérapeutique restent encore à élucider.

Les espèces végétales étudiées jusqu'à présent du point de vue pharmacologique ne représentent que 5 à 15 % des espèces connues (JAZIRI, 1989). Il se crée chez les chercheurs phytochimistes un esprit d'investigation avec l'espoir d'isoler à partir de nouvelles espèces des nouvelles molécules plus actives thérapeutiquement. Beaucoup de substances naturelles d'origine végétale ne sont pas aisément reproductibles par synthèse. C'est le cas de l'azadirachtine extrait d'Azadirachta indica {Meliaceae), de la vincristine et de la vinblastine, alcaloïdes isolés de Caiharanthns roseus (Apocynaceae) (JAZIRI, 1989). Même lorsque la synthèse est possible, le prix de revient est généralement plus élevé que l'extraction à partir du végétal lorsqu'on dispose d'une matière première de qualité convenable et d'une bonne méthode d'extraction.

Aux Etats-Unis d'Amérique par exemple de 1959 à 1980, 25 % des médicaments prescrits et achetés dans les pharmacies comportaient des extraits ou des principes actifs de plantes (FARNSWORTH et al., 1986; MARIN et CHRETIN, 1987). On a là une part importante de l'utilisation des végétaux en pharmacie (PARIS & MOYSE, 1976).

Le règne végétal constitue également un réservoir potentiel inépuisable du matériel de recherche permettant de mettre en évidence et d'isoler des composés chimiques utiles dans le traitement de syndromes tels que le sida, pour lesquels, il n'existe aucune thérapeutique connue (OMS, 1993). Les plantes utilisées traditionnellement pour le traitement des maladies virales pourraient constituer des pistes utiles (VANHAELEN et al., 1995). Une nouvelle espèce de plante, Ancistrocladus korupemis (Ancistrocladaceae), a récemment été rapportée du Cameroun et de

1. 3. mXERET DE LA PHYTOTHERAPIE

(23)

6

nouveaux alcaloïdes ont été isolés (michellamines A et B), pour lesquelles un large spectre d'activité antivirale, y compris anti-VIH-cytopathique a été démontré par MANFREDI et al., 1991 in THOMAS et al. (1993).

Les constituants d'origine végétale peuvent servir de modèle pour la synthèse d'un grand nombre de composés dont certains manifestent un intérêt pharmacologique. Ces substances de synthèse possèdent parfois une activité biologique importante, leurs effets secondaires étant mieux maîtrisés. Elles peuvent être produites en grande quantité (DIAKANAMWA, 1995).

Dans les pays en voie de développement, les plantes médicinales restent toujours d'actualité.

Elles continuent à jouer un rôle important dans la vie des populations rurales, notamment dans les régions peu accessibles où les moyens sanitaires font souvent défaut. Leur utilisation comme remède et surtout leur choix ne trouvent pas leur origine dans une recherche systématique, mais bien dans des découvertes fortuites et dans la transmission de l'information de génération en génération.

Dans la plupart de ces pays, la flore est pratiquement inexplorée du point de vue de ses utilisations pratiques. L'expérience passée montre que de nombreux médicaments précieux ont été tirés des plantes. Le fait qu'une plante soit utilisée en médecine traditionnelle devrait constituer un motif pour lui consacrer une étude scientifique (AKERELE, 1987). Le tableau 1 montre quelques plantes médicinales tropicales employées traditionnellement et utilisées actuellement en pharmacie ainsi que leurs principes actifs.

Tableau 1: Plantes médicinales tropicales utilisées dans la thérapeutique moderne

Nom de la plante Famille Principes actifs Action /usage clinique

Ananas comosus Bronieliaceae Bromeline Antiinflammatoire; protéolytique Carica papaya Caricaceae Chymopap^e Protéolitique, mucolytique Centella asiatica Apiaceae Asiatosides Cicatrisant, vulnéraire Harpagopl^ytum procumbms Pedaliaceae Harpagosides Anti-inflammatoire Nicotiana tabacum Solanaceae Nicotine Insecticide, narcotique Pausinystalia yohimbe Rubiaceae Yoliimbine Aplirodisiaque

Physostignta venesum Fabaceae Physostigmine Cholinestérase, inhibiteur

Ricinus communis Euphorbiaceae Huile Laxatif

Rauvolfîa serpentina Apocynaceae Ajmalicine, réserpine Antihypertensive,tranquilisant Rauvolfia vomitoria Apocynaceae Ajmalicine, réserpine désordre circulatoire Stroplumthus kombe Apocynaceae Ouabaïne Cardiopathie

S. hispidus Apocyivjceae Ouabaïne Cardiopathie

S. gratus Apocynaceae Ouabaïne Cardiopathie

Theobtxma cacao Sterculiaceae Théobromine Diurétique, vasodilateur Cathamntus roseus Apocynaceae Vincaleucoblastine,

leucocristine

Antinéoplasique

Cinchona ledgeriana Rubiaceae Quinidine, quinine Antipaludéen

Tabenianthe iboga Apocyiuiceae Ibogaïne Action sur le S.N,asthénie sexuelle

Pygeum africana Rosaceae Tadenan Adénomes de la prostate

Sources; FARNSWORTH et al. (1986) et POUSSE! (1991)

(24)

Au Congo, malgré les travaux de BOUQUET (1969) et de l'ACCT, il reste encore des régions non encore prospectées. C'est le cas par exemple de la sous-préfecture de Kindamba et du Parc national d'Odzala.

Malgré les divers travaux publiés sur les usages des plantes médicinales en Afrique centrale, aucune synthèse des données n'a été effectuée jusqu'à présent. Ainsi pour pallier aux lacunes des inventaires réalisés précédemment, notre travail se fixe comme principaux buts suivants :

- premièrement, de rédiger une monographie des plantes médicinales de la sous-préfecture de Kindamba et du Parc national d'Odzala; en décrivant les recettes des plantes médicinales utilisées dans les deux territoires; en comparant les usages des plantes médicinales chez les Sundi de Kindamba et les 4 ethnies du Parc national d'Odzala; en analysant les convergences d'emploi des plantes de Kindamba, d'Odzala avec le Congo (données antérieures) et les autres pays d'Afrique centrale; en caractérisant et en confrontant la flore médicinale de Kindamba à celle d'Odzala.

- deuxièmement, d' effectuer une synthèse des usages de plantes médicinales en Afrique centrale; en analysant la flore médicinale d'Afrique centrale et en déterminant les familles et les genres les plus importants en nombre d'espèces médicinales et en proportion par rapport à la flore totale; en recherchant les convergences d'emploi des plantes entre les 6 pays d'Afrique centrale, les autres régions africaines et ailleurs.

- Troisièmement, de rechercher systématiquement dans la littérature les indications thérapeutiques traditionnelles des plantes confirmées en pharmacologie et les espèces qui sont toxiques.

- quatrièmement, de mettre à la disposition des chercheurs et de tous ceux qui s'intéressent aux plantes médicinales d'Afrique centrale un document de synthèse pouvant servir de base aux recherches pharmacologiques et toxicologiques futures.

1. 4. BUT DU TRAVAIL

1.5. PLAN DU TRAVAIL

Notre travail comprend trois parties;

- la première est consacrée aux généralités sur la médecine traditionnelle, les plantes médicinales en Afrique centrale et aux méthodes utilisées pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.

(25)

- la deuxième présente les principaux résultats obtenus à savoir la description des recettes de la médecine traditionnelle à Kindamba et à Odzala, et les caractéristiques des recettes en Afrique centrale.

- enfin, la troisième aborde la discussion des résultats et les conclusions auxquelles nous avons abouti au terme de ce travail.

(26)

GENERALITES, MATERIEL ET METHODES

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CHAPITRE 2: GENERALITES SUR LA MEDECINE TRADITIONNELLE ET LES PLANTES MEDICINALES EN AFRIQUE CENTRALE____________

2.1. DEFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS

2.1.1. Médecine traditionnelle

La diversité et la complexité des composantes biologiques et socioculturelles qui interviennent dans le fonctionnement du système médical traditionnel ne permettent pas de définir aisément la médecine traditionnelle. Néanmoins selon l’OMS (1978), il s'agit de « l’ensemble de toutes les connaissances, pratiques explicables ou non pour diagnostiquer, prévenir ou éliminer un déséquilibre physique, mental ou social, en s’appuyant exclusivement sur l’expérience vécue et l’observation transmise de génération en génération, oralement ou par écrit ». Elle serait également la rencontre solide d’un savoir faire médical dynamique et une expérience ancestrale. Contrairement à la médecine dite moderne qui s’édifie sur l’expérimentation préalable conduite selon une méthodologie rationnelle avec des hypothèses qu’on s’attache à vérifier, la médecine traditionnelle africaine s'appuie sur l’observation et sur une certaine expérience professionnelle. L’interprétation des faits est essentiellement dominée par la tradition qui est à la fois l’histoire, la culture, la conception de la vie, de la société et les croyances populaires. La médecine traditionnelle africaine pourrait aussi être considérée comme l’ensemble des pratiques, mesures, ingrédients, interventions de tout genre, matérielles ou autres qui ont permis à l’Africain depuis toujours de se prémunir contre les maladies, de soulager ses souffrances et de se guérir (OMS, 1983).

2.1.2. Tradipraticien ou guérisseur

Le tradipraticien ou guérisseur est une personne qui est reconnue comme compétente par la collectivité dans laquelle elle vit pour dispenser des soins de santé grâce à l’emploi de substances végétales, animales et minérales, et d’autres méthodes basées sur les connaissances, les comportements et les croyances liées au bien-être physique, mental et social ainsi qu’à l’étiologie des maladies et des invalidités prévalant dans la collectivité (OMS, 1978 b).

2.1.3. Herboriste

Ce terme décrit un guérisseur traditionnel spécialisé dans l'utilisation des plantes médicinales pour traiter diverses maladies. On attend de lui une grande connaissance de l'efficacité, de la toxicité, du dosage et de la préparation des plantes médicinales.

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