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Texte intégral

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Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:

Philippe, C. (s.d.). Contribution à l'étude du dimorphisme sexuel de l'homme, du gorille et du chimpanzé (Unpublished doctoral dissertation). Université libre de Bruxelles, Faculté des sciences, Bruxelles.

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(2)

Conlribulion

à l'éiude du

DIMORPHISME SEXUEL

de l'homme, du gorille

& du chimpanzé

Université Libre de Bruxelles 00353B3S0

(3)

Veuillent les professeurs t Honsieur Brien,

Hadaae Herlant, Monsieur Poil,

Monsieur Van Breusee^hea, Monsieur Bouillon,

Monsieur Tviesselmann,

trouver ici l'expression de nés sentiments de profonde gratitude et mes vifs remerele- ments pour la formation scientifique qu*ils m'ont donnée*

(4)

I. INTEODUCTIOIÎ

Evident dans certains g;roupes de mammifères, le dimorphisme sexuel du squelette est, chez l’homme, beaucoup plus diffici­ le à établir* Ainsi, les traités classiques d’anatomie hu­ maine énumèrent les caractères du crâne qui devraient promet­

tre la séparation des ossements masculins et des ossements féminins*

Le squelette post-crânien est é{;alement décrit dans son dimor phisme sexuel ; particulièrement le bassin dont la morphologi importe tant aux pronostics que le médecin peut faire du dé­ roulement d'un accouchement.

C’est en se fiant à ces descriptions classiques du dimorphis­ me sexuel du crâne et du squelette, que les Paléont|tologiates abordent la description des restes humains et leur diagnose sexuelle.

C’est aussi de cette façon qu’opèrent les médecins légistes chargés d'aider à l’identification de pièces squelettiques humaines•

Il paraît cependant douteux à beaucoup de bons esprits que la méthode classique de discrimination soit suffisante. En effet, celle-ci, dans les meilleures conditions, laisse généralement entre les mains du chercheur qui examine une population de squelettes humains, une fraction de ceux-ci qu'il est Impossible de diagnostiquer*

Il était donc, nous a-t-il semblé, important de porter notre attention sur les méthodes utilisées en rassemblant, sans préventions, les mensurations de dimensions et d'angles pré­ levés sur des séries de sexe connu*

(5)

des corilles et dés chinpanzés, réputé plus évident que ce­ lui de 1'homme,pourrait nous fournir, si nous l'examinions de la même manière, des éléments de comparaison qui, peut- être, permettraient d'accorder plus de poids qu'on aurait pu le faire sans eux, à des paramètres prélevés chez l'homme, notre travail s'est donc déroulé de la façon suivante t nous

avons d'abord pris au mieux connaissance des divers arguments et méthodes proposés jusqu'ici en vue de discriminer le sexe d'ossements humains.

Nous avons observé et mesuré des crânes et des squelettes masculins et féminins, et comparé les variations présentées dans les deux sexes.

Le même travail a été exécuté pour une série de crânes de gorilles mêles et de gorilles femelles et égalenient pour deux séries : mâles et femelles, de crânes de chimpanzés.

(6)

5

II. DIIIÔRPIÎIDI’E SEXUEL DU SQUELETTE

( I )

Il y R presque un siècle, BUREAU (l875)' concluait : "les sexes peuvent être aisément distin^-ués dans la très grande ma­ jorité des cas à l’aide d’un ensomble ou d’un groupe de carac­ tères plus ou moins accentués, mais on rencontre toujours un certain nombre de cas douteux qu’on peut évaluer environ à I0%”

i)e nombreux auteurs procèdent à la discrimination sexuelle par la méthodo suivante ! ils séparent les ossements les plus robustes , qu’ils qualifient de masculins, des ossements les plus graciles, qu’ils consideBeat comme étant féminins»

C 2 ^ ^

MAK0UVRIER(I888)\ lors de son étude sur la platycémie ches l’hbmms et les anthropoïdes considère quo : ”los os des membres de là ferame sont caractérisés par la brièveté, par , la minceur,

le poli de leur surface".

Lorsque les ossements sont bien conservés, cet auteur réalise alors leur séparation d'après le poids. Le poids représente à la fois les trois dimensions des 005 l’ensemble de celles-ci doit donc varier selon le sexe beaucoup plus que chacune d’en­ tre elles prise séparément.

(3)

Dans un autre travail, îiAîîûUVRIER (l893) s’explique com- raifi! L.uit ; "le dia nostic du sexe sur des os isolés n’est pas to^ljours facile. L’aspect rude et haurté des os, leur longueur et surtout leur grosseur, les empreintes et saillies d’insertions musculaires sont caractéristiques. On sépare les os à caractères

sexuels les plus tranchés ; on arrive ainsi à ne considérer com­ me étant de sexe xiçertain qu’un nombre d'os formant au plus le

(1) Pureau. A. (il 73) : Des caractères sexuels du crêne humain.

(2) J anouvrier. U»L, (I888) : mémoire sur la platyc’emie chez 1'^

l’homme et les anthropoïdes.

(7)

H:

quart c’e la collGCtion.

Alors on ncsure la loni^vieur dos Of3 et leur grosseur maxina. Les plus gros seront classés dans les hoameSp los plus minces, dans les femmes”.

SOULARUE (I899) connaissent le eexe dos ossements, con­ fronte sinploment la valeur des moyennes des mensurations effec­ tuées. Il conclut que : "les os des femmes sont plus courts et moins gros relativement que les os des hommes",

DL’IGÎIï (1904) met en évidence le caractère sexuel des surfaces articulaires.

De mime, ZEEîl et PARSOIIü (l929) ^ considèx'ent que le squelette féminin est plus court que le squelette masculin.

Quant à VALLOIS il effectue la séparation des sexes en sc basant sur la longueur dos os, la forme de leurs empreintes et leur poids.

Hais pour considérer le poids comme caractère distinctif, il faut travailler sur du matériel frais.

La durée d'inhumation et l*omplacemont particulier de chaque tombe font en effet apparaître des variations de poids, c*ost pourquoi celui-ci n'a pas été considéré ici.

TECTUT (1948) ^ comme ses prédécesseurs attribue aux os masculins des caractères plus marqués qu'aux os féminins.

(1) Soularue. /■. (l699) : Recherches sur les dimonsions des os et les proportions squelettiques de l'homme dans les diffé­ rentes races

(2) Pirirht. T. (l904) : The size of the articuler surfaces of the long bones as characteristics of ses.

(3) Eoen, L. et Parsons. FJ. (l928)oexual différences in the

skull

(8)

5.

1 ni s il décrit en particulier le bassin comae étant l'ossenent essentiel permettant d’attribuer un sese à un squelette.

ivASÎIBüür.(1949) élabore un indice permettant de déterminer le sexe d’un squelette, lorsqu’on en possède le bassin ; " le pubis d’uno femme adulte est plus long que celui de l’homme. D’un autre coté, l’ischion masculin est plus long que celui de

Ion;, , pubis :< 100

doit la femme donc, l’indice ischio-pubial lont- ischion

fournir uno méthode efficace de diagnose sexuelle du squelette”. En effet, 90î'o d’Américains blancs et noirs ont pü être, selon

ï'iashburn, sexes simplement en utilisant cet indice.

Nais la méthode qui semble cependant être le plus utilisée est toujours la séparation des os selon leurs formes et leur poids.

(

2

)

Selon VAGUE (l955) t "des dimensions molaires, des surfaces plus lisses, des aspérités moins saillantes ou s’inscrivent des muscles sont plus fréquentes chez la femme que chez l’homme adv.i

te ; la résistance, la force, le développement des insertions musculaires étant au prorata de la différenciation masculine".

P0î;c (1955) étudie davantage le fémur : "le fémur, comae tous les autres os longs est plus large et plus long cb.GZ l’hom­ me que chez la femme. J)o même, celui de l’honme a des cretos d’insertions musculaires plus marquées que celui de la femme. Donc, un fémur avec une large tête no peut être qu’un fémur masculin".

Comme THIEKE et SCHÜLL (l957)^'^^ et HANIHARA

(l) "/iagliburn, CL. (l949) 3ox difforonccs in tho pubic bonc.

L2) 7a;.uo, J. (I95ü) La différenciation sexuelle humaine.

(y) Pons, J (1955) Thcoexual diagnosis of isolated bones of the skclcton,

-(4). Thieme. F.P. et Gchull» '.'.J. (l957) Box deternination from tho skeleton

(9)

Pons utilise la fonction discriminante pour la détermination sezuello du squelette.

î'adame DEPRISE (l958)^^^ utilise également la fonction discri­ minante pour coxer les fémurs de Schoten.

Puisque la plupart des mensurations prises sont définies selon OLIVIE^^ot îîARTIl'îf^^ nous passerons en revue les méthodes utilisées par Olivier pour distinguer vin squelette masculin d'un squelette féminin.

Clavicule t le sexe probable d'une clavicule de Français peut être déterminé à l'aide des limites suivantes ; longueur ; I50mn Poids ; I6gr 20gr Humérus : Longueur : peOam 550mm Poids ; 98gr I56gr Radius :

Longueur : 200nu 255iarü Poids ; 31-sr 44gr Cubitus : Longueur : 230na 265mm Poids ; 40,5gr 54gr Fémur ; Longueur ; 5 9 Orna 460mm Poids : 270gr 275gr (1) Communication personnelle.

(2) Olivier, G< (196O) Pratique anthropologique. (5) Kartin, R. (I928) Lehrbuch der anthropologie.

(10)

Tibia ;

Longueur : JSCmii: 280iam Poids : I56^,r 234er

Au sujet du bassin, la littérature est plus abondante et les différences sexuelles, selon les différents auteurs, semblent être beaucoup plus évidentes et plus nombreuses.

Pour OLIVIER (i960)' , les dimensions h valeur sexuelle dans le bassin sont relativement abondantes.

La l'-.Tande échancrure sciatique est beaucoup plus ouverte chez la femme et son bord supérieur est moins concave. Ces diffé­ rences apparaissent dès le stade foetal, bien avant l'allonge­ ment du pubis.

Chez l'homme, le corps du pubis est dans l'ensemble triangulai­ re, sa branche inférieure descendants est convexe vers le bas; la symphyse est plus haute, le trou obturé plutôt ovalaire, les ischions sont plus proches. L'ensemble est plus lourd. Chez la femme, le corps du pubis est dans l'ensemble rectangu­ laire, sa face rntérieure présente parfois dos petites fossettes près de la symphyse, sa branche inférieure est concave vers le bas; la symphyse est plus basse, le trou obturé ost plutôt tri­ angulaire, les branches ischio-pubiennes et les tubérosités ischiatiqucD sont déjetées en bas et en dehors.

Les os sont plus minces, les ailes iliaques sont presque translucides.

Selon cet auteur, la larg;eur du bassin n'a pas un caractère sexuel important,

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Aprcf! avoir situé le probl'rae dans la littérature et ^jassé en revue les différents procédés utilisés par plusieurs auteurs pour séparer les ossements -lasculins des ossements féminins, nous allons maintenant essayer de trouver quelques caractères marquants, permettant une discrimination assez nette des sexes do ccrta.ins os.

Disposant do squelettes humains de sexes connus, nous avons groupé les hommes et les femmes en deux lots, et ensuite étu­ dié certains caractères morpholociquos qvii les différencient.

1. l'atériel; 25 squelettes masculins et 22 squelettes féminins provenant d*un cimetière désaffecté de Schoten et entreposés au service d'anthropologie de l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique.

2. Techniques ; Les différents ossements considérés sont : la clavicule, les os du bras, de la jambe, du bassin.

Toutes les mensurations envisagées ont été prises selon les techniques indiquées par MARTIN et OLIVIER,

( I ^ *

r.-Glaviculc : (ï'ARTIN) Fig, I,

01^ : Lonrueur maximum de la claviculex

se mesure d'une extrémité à l'autre, sans tenir compte de l'axe.

Cl^ ; Périmètre au milieu do la elaviculei

cl

se mesure à l'aide d'un ruban de papier millir.ètrc Cl : Diamètre maximum de l'extrémité sternaleî

3

OG mesure à l'aide d'un compas à glissière ou d'un pied à coulisse.

(12)

9

b, Hunérus : ("ARTIlO Fi 2 H J ; Lon;;ueur naxlnum de l*huniërus;

SS mesure de la tête de l'humérus h la joue la plus saillante de la trochlée ; à l'aide de In planche à mesurer,

H2 ; Larreur de l*éf>iphvse supérieure de l'humérus: se mesure à l'aide de la planche à mesurer, n„ ; Larreur de l'éninhyse inférieure de l'humérus;

5

mesure prise éc^lenent à la planche, H ; Périmètre minimum de la dlanhvse;

4

se mesure à l'aide d'une bande de papier millimétré I?

Indice de robustesse ! x I<30 c. Radius : (riARTIIî)^ ' Pi£,-, 5

R J ! Lonfcueur maximum du radius;

se mesure du rebord latéral do la tête du radius à la pointe de l'apophyse styloxde (planche à mesurer)

R2 ; Périmètre minimum de la diaph.vaei

SC mesure à l'aide d'un ruban de papier nillimo- tré juste au-dessous de la tubérosité bicipitale. d . Cubitus : (riARÏIIi)(3) Fie. 4

; Lon/;uour maximum du cubitus;

se mesure du sommet l'oléocrâne à la pointe de l'apophyse styloïde. (planche à mesurer)

^2 * Périmètre minimum de la dianhyset

se mesure à l'aide d'un ruban do papier millimé­ tré juste au-dessus de la tête.

(1) T'iartln, R, (l928) Lehrbuch der Anthropologie (2) _îî_________ Il I. ti „

(3) ” w I* I? n

lyg. IOIO-IOI4

(13)

u

i

ro

Più. 5 c. Fénur : (...AHTIlO

(l)

F ^ : Lonrueur clu fénur on iioaition anatoniaue;

±

cette dimension se mesure du plan des condyles appuyés sur la planchette, à la tête du fémur, le corps de l*os ayant son obliquité normale (planche à moaux'er)

F ; Lonrueur du col:

4.

se mesure à l’aide du pied à coulisse, en mettant l’axe du pied paralloleà l’axe du col.

F„ ; Lar/'our do l’o7)iphyse inférieure:

SC mesure à l’aide du pied à coulisse, en mettant l’axe du pied tancent aux condyles.

F . ; i'érimètre minimum dcQ la diaphyse:

sc mesure à l’aide d’un ruban de papier nillinltré aux environs du milieu de la diaphyse.

( 2)

f. Péroné : ('.''AaTIH) Fie* 6 PJ ; Longueur maximum du néroné;

c’est la distance entre 1’articulation supérieure et l’extrémité inférieure (planche à mesurer) O * Périmètre minimum de la dianhvse;

se mesure à l’aide d’une bande de papier millimétré en-dessous de l’épiphyse supérieure.

f

£T. Tibia_; (lRRTIK) Fig. 7 : Lon.'.ueur du tibia;

distance entre la cavité ^lénoïde interne ot la surface inférieure correspondantè (planche à mesurer).

(l) Martin, R. ) "

)

(l92S) Lehrbuch der Anthropolori® •

(14)

41.

T.... : xériEiètre Tninipum;

se situe plus pr?is de l'extrémité inférieure que de l'extrémité supérioure ; se mesuye, oomae les autres périnctras» à l'aide d'un ruban de papier rîilliinctré

h. Bassin_; (OLIVIER) Fi^-. 8 Bj : Lar^-eur du bassin;

c'est la distance maxinun entre les pointa laté­ ralement les plus saillants des lèvres externes des crotos iliaques.

Cette mesure se prend ù l'aide d'un compas à ^ilissière.

! Diaabtre transverse du petit bassin! Pi g. 8 distance maximum entre les lignes arquées dans un plan strictement frontal 5 mensuration pris®

a l'aide du pied à couiaisse.

B_ : Bianotre sa/ittal du petit bassin; Ti^;. 8 5

c'est la distance minimum entre le point médian du bord antérieur et supérieur du sacrum (pro­ montoire) et le point médian de la face posté-

rieure de la symphyse, (à l'aide du pied à coulisse ; Largeur biischlaticie; Fi£ . S

distance entre les points des ischions situés

les plus bas î se prend à l'aide du pied h coulisse Bp ; Distance entre l'extrémité inférieure du sacrum

et le milieu de la svmphvseî Fi£. 8

Sotte distance est difficile à prendre, le sacrum étant rarement complet.

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8 distance entre la tangente auz points les plus externes des os iliaques et le point le plus externe de la symphyse ; dans le plan sagittal, cette distance se prend à la planche à mesurer.

‘ Largeur du sacrum; Fig. 9

mesure prise nu pied à coulisse.

: Largeur de la --rando échancrure sciaticiue; Fig. IC se mesure à partir de l'épine iliaque postérieu­ re et inférieure ô^isqu'ù. la pointe de l'épine sciatique.

^2 - Profondeur de la ;'~:rande échancrure sciàti que î Fig; 10 c'est la plus grande distance prise perpendicu­

lairement à la largeur.

Pour prendre la mensuration E^ et E^» on projette la grande éolicncrüre dans un plan liorisontal et on prend les distances sur le dessin,

3. DiHornhisne sexuel.

Après ayoir pris toutes ces mensui’ations sur les différents ossements dé Schoten, nous avons constaté qu’elles étaient,dans presque tous les cas, fortement différentes d'un sexe à l'autre. Pour voir si les différences obtenues étaient bien dues au sexe, nous avons alors effectué un test statistique.

Pour chaque mesure, les moyennes ont été calculées dans les deux sexes et comparées par la méthode du t. de Ctudent. Voici les résultats :

( O ; rais pour différence significative au niveau de 95^ KS ; pour différence non significative)

(16)
(17)

!

/If.

"es. î'oy .f em. ’'.oy .lioa. n fea. n hom.

1

ndl t Concl. 68,0476 57,0952 21 21 40 5,3776 S ^2 33.0571 57,6066 21 21 40 3,7042 S X 1975,0666 1674,7666 21 21 4C 7,0887 0

Les crlculs montrent clone que les difréronccs obtenuee. antre les moyennes des jrmdeurs observées sont presque toutes signi­ ficatives,

nous pouvons donc conclure qu®un dimorphisme sexuel existe, du moins en .ce qui coacerno les grandeurs considérées.

D’une façon énérale, cos différences sc marquent par une lon- i.'V.eur plus grande des os chez l®honiae que chez la femme, par uae robustessô plus accentuée, par des dimensions plus grandes di.'S épiphyses.

C«!S résultats obtenus sont bien en accord avec les considéra­ tions des différents auteurs cilés précédemment ot qui consi­ déraient toiis que les ossements masculins différaient des osse­ ments féminins h. première vue, par leurs caractères plus eccentuéî Une longueur plus importante des oà chez l*homme est en rapport, évidemment avec sa taille, qui, dans la majorité des cas dépasse celle de la femme.

Pour le bassin, noua pouvons constater que la largeur n*est pas significativenent différente, ce résultat est on accord avec OLIVIEIi qui écrit en effet que la largeur du bassin n'est pas un caractère sexuel important.

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Par rapport à sa taillSf la femme possède toutefois un bassin plus large. C'est au niveau du petit bassin que les différen­ ces sexuelles apparaissent» avec une valeur plus élevée des diamètre sagittaux et transverses chez la femme que chez l'hom­ me* Ce fait est dû à une action hormonale existant chez la femme dont la fonction naturelle est celle de la maternité. Tais, c'est la largeur biischiatique qui la plus significati­ vement différente d'un sexe à l'autre, avec également une va­

leur plur; élevée chez la femme que chez l'homme*

Chez la femme, les branches ischiatiques sont plus écartées que chei l'homme ; chez celui-ci, l'angle qu'elles forment est nettement plus aigu.

Le.'j résultats ne sont pas toujours aussi catégoriques lors­ qu'on prend individuellement les valeurs des différentes men­ surations. En effet, la confusion entre les hommes de faible stature et les femmes de forte taille devient alors toujours possible.

Dans l'ensemble les ossements masculins ont donc une lon­ gueur et une robustesse plus importantes que ceux de la femme* Kais lors'qu'il s’agit d'un os isolé, peut-on, par une simple mensuration lui attribuer un sexe à coup sûr ?

CLIVIEE^^\ pour sexer un os préconise,une méthode fondée sur la lon/.ueur maximum et le poids.

Pour c)t auteur le sexe probable d'une clavicule, d'un humérus, d'un ;adius, d’un cubitus, d'un fémur ou d'un tibia, peut être déterminé a l'aide des limites qui ont déjà été rappelées à la pa5o ( ^ ) .

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Si nous appliquons cette méthode aux ossements de Schoten, voilà. ce que nous obtenons :

f em .cert. masc.cert• douteux pour 39clavicules (l8fem*+2Imasc») 14 10 15 pour 45humérus ( 22f em.-f23Œûsc» ) 2 10 33 pour 44radius (2Ifem,+23aasc,) 9 6 29 pour 43cubitus ( 20f em, + 23niasc. ) 8 II 24 pour 44fémurs ( 2If em. + 23iaa3C» ) 2 5 37 pour 43tibia ( 22f em , + 23iaasc. ) 2 4 30 nous pouvons donc

valable.

affirmer que cette méthode n'est pas très Comment dès lors mettre en évidence le dimorphisme sexuel qui paraît s'exprimer si clairement par les valeurs moyennes de chaque mesure considérée ?

Dans ce butj nous avons établi quelques graphiques*

Noua en avons réalisé un grand nombre en combinant toutes les mesures les unes avec las autres.

Nous n’avons retenu que ceux qui nous semblent être les plus concluantsau point de vue do la différenciation sexuelle et aussi quelques-uns montrant une nette corrélation entre certai­ nes mensurations»

X-^sjérJ^e^; graphiques concornont les mensurations prises au niveau de la clavicule.

Graphique n»!, : rapport entre la longueur et le périmètre au milieu de la clavicule.

(20)

Le i'raphique nS2» établissant le rapport entre la longueur de la clavicule et le diamètre de l’extrémité sternale montre éca- lement une belle séparation des hommes et des femmes mais ce­ pendant, celle-ci n*est pas aussi nette que la précédente, on peut en effet observer une faible zone de recouvrement des deuaC^: sexes *

Dans le Graphique nfi 5, nous avons établi le rapport entre une dimension de la clavicule et d’un os du membre antérieur : le diamètre de l’épiphyse supérieure de l'humérus en fonction du diamètre de l’extrémité sternale de la clavicule* Comme dans le premier graphique, nous retrouvons ici une assez belle séparation*

2^ série :

——— graphiques concernant les mensurations des os des membres antérieurs*

Le graphique nO 4 î rapport entre le diamètre de l’épiphyse su­ périeure de l’humérus et celui de l’épiphyse inférieure et le graphique op le^rimètre minimum de la diaphyso du radius a été considéré en fonction du périmètre minimum du cubitus montrent une séparation assez nette des sexes avec toutefois une faible zone de recouvrement*

Ces deux graphiques montrent également une corrélation impor­ tante entre les mens^irations successivement considérées*

Les graphiques suivants : graphique nS6 ; rapport entre le dia­ mètre de l’épiphyse supérieure de l’humérus et le périmètre mi­ nimum de cet os et le graphique nfi? :longueur du cubitus en fonction de son périmètre minimum présente une zona de recou­ vrement plus importante que les précédentes. Bien que simu­ lant, dans l’ensemble, une assez belle discrimination sexuelle, ces graphiques ne peuvent cependant pas être utilisés pour

(21)

Lé sraphiü[aé u23(, montre une belle corrélation entre la longueur de l’humérus et son périmètre minimum, mais il est moi*li intéres­

sant au point de vue de la séparation des sexes, il en est de même pour le graphique n29 établissant un© corrélation entre la

longueur du radius et son périmètre.

Pans le graphique nfilO : corrélation entre le périmètre minimum de l’humérus et celàè du radius,la différenciation sexuelle ap­ paraît plus nettement mais avec une zone de recouvrement encore relativement importante»

Quant au graphique n»!! : rapport entre la longueur de l’humé­ rus et celle du cubitus, et le graphique nâI2 t rapport entre la longueur du radius et celle de l’humérus, ils montrent éga­ lement une corrélation importante entre la longueur des oe du bras et de l’avant-bras, mais ils ne sont pas très intéressants au point de vue de la discrimination sexuelle,

34sérieî graphiques concernant les mensurations des

>ir — I m ti---T Tnr

os des membres postérieurs*

Pe cette série, nous n’avons retenu, à titre d’exemple, que le graphique n&13 • Ce graphique montre une belle corrélation

en-s____’

tre la longueur du fémur ©t celle du tibia mais ne peut certes pas être utilisé pour une diagnose sexuelle.

Les autres graphiques de cette série sont du même type et ne sont donc pas utiles pour ce qui nous intéresse ici,

4^série: graphiques mettant en relation des mesures prises au niveau des membres antérieurs et des membres posté­ rieurs .

(22)

considéréôa : longueur du fémur et longueur de l*humérue; dans le graphique nfiI4 ; périmètre de l’humérus et celui du fémur dans le graphique nSI5 et enfin ( dans le graphique nsi6 : Ion* gueur du radius et longueur du tihiay mais ne sont pas concluants pour ce qui concerne le dimorphisme sexuel*

5*série: graphiques concernant les mensurations du bassin*

Ce sont les graphiques n®17 » rapport entre la largeur blischia- tique et la profondeur de la grande échancrure sciatique et le n&18 t largeur biischiatique en fonction du diamètre sagittal du petit bassin qui,jusqu’ici semble montrer le plus belle dif­ férenciation sexuelle*

Pans le graphique nfiI9 ,mettant en relation la longueur de la clavicule avec la largeur du bassin, nous pouvons nous attendre à une certaine corrélation , or 11 n’en est rien* Pour ce qui est de la séparation des sexes, ce graphique n’est pas très concluant.

Puisque les graphiques ou intervenait la largeur biischiatique montrent une assez nette séparation, nous avons essayé de mettre cette mesure en relation avec une autre qui, à notre avis, devait également être très différente d*un sexe à l'autre.

Dans le graphique n920, nous avons établi le rapport entre la

I--- ■ ■ - - -f

largeur biischiatique et l'indice de robustesse d*un os long t l'humérus.

S

Ce graphique donne en effet une séparption des sexes t les deux nuages de points représentant les hommes et les femmes étant de

toute évidence distincts.

(23)

GENOVES^^\ la gjrande échancrure sciatique a une largeur nette­ ment supérieure à la profondeur chee la femme et que le contrai­ re se produit ches l’homme, dans le dernier graphique / le n92I nous avons considéré le rapport entre ces deux mesures en fonc­

tion de l'indice de robustesse de l'humérus.

Nous sommes aussi parvenus au graphique qui nous semble le plue concluant, en ce qui concerne le problème qui nous Intéresse ici : la séparation des sexes.

Les deux nuages de points ont été séparés par une droite tracée H

à vue et dont l'^'q.uation est JOx + 7y “ X i étant i 4 (h ® périmètre de la diaphyse de l'humérus et I

4 JJ

H « longueur maximum de l'humérus) et y étant égal à '’î

**• g

(EjClarfîeur de la grande échancrure sciatique et 2 E «profondeur de la grande échancrure sciatique)

^ HE

A chaque sujet correspond une valeur de X « 30 4 + 7 I n E Traitée comme une mesure, X fournit par le I 2 test de student un t ® 7,0887

Lorsqu'on compai'e cette valeur de t à celles obtenues par les autres mensurations (p.|4) on remarque que deux valeurs sont encore supérieures à celle-ci : pour le périmètre minimum de la diaphyse du radius on a en effet un t « 7,2484 et pour celui de la diaphyse du cubitus un t « 8,9852 .

Cependant, le graphique n25, contrairement à ce qu’on pourrait espérer à la suite de cette constatation, ne montre pas une séparation aussi nette que le graphique nfi2I î la dispersion des sujets étant moins grande.

(24)

2.1.

Plusieurs graphiques donc, présentent deux nuaees de points

assez distincts et sembleraient pouvoir être utilisés pour sezer un os isolé*

Mais nous croyons cependant qu’aucun de ces (;raphiques ne peut être utilisé à coup sftr pourattribuer un sexe* Un pourcenta-

se d’erreurs reste toujours possible, il y aura toujours des

hommes plus graciles et des femmes plus robustes dont les os viendront se localiser dans une zone intermédiaire et qui ne pourront pas être sexés en toute garantie*

Remarque «

Enpassant en revue tous ces graphiquec, on a pu constater à plusieurs reprises que, même lorsque les hommes et les femmes étaient assez nettement séparés, on retrouvait souvent un hom­ me parmi les femmes et que, d’un autre côté, une femme était aussi souvent localisée au sein des hommes.

Cet homme aberrant est le n2 764 et la femme immatriculée 765 t ces numéros sont indiqués sur las graphiques* Lorsqu’ils sont absents, c’est que les mesures considérées n’avaient pas pu être prises sur leurs ossements.

Lorsque Madame Défrisé étudia le dimorphisme sexuel du fémur des squelettes de Schoten, le na 765 venait également toujours entraver las graphiques* Le fémur de cette femme avait tous les caractères masculins*

Une enquête fut alors faite à Schoten mais il s’averra e le 765 était une femme robuste dont les habitants du village se souvenaient très bien.

(25)

il n*y a pas eu inversion des squelettes.

Ke sachant pratiquement pas trancher le problème, nous avons alors fait les tests statistiques en prenant le groupe des femmes avec et sans le 163$ celui des hommes avec et sans le 764, mais les différences des moyennes qui étaient statisti­ quement significatives le restaient de toute façon;de même, celles qui ne l'étaient pas, ne devenaient nullement signifi­ catives à la suite de cette modification.

(26)

III. DIHORPHIS''E SEaüSL DU CRANE Ifi. Crâne humain.

Après avoir étudié le dimorphisme sexuel du squelettOi et cons­ taté que, dans l'ensemble, on pouvait parler d'une différence due au sexe pour un nombre asoes important de caractères, nous nous sommes demandé s'il on était de même pour les caractères c’u crâne.

Kous avons^dans ce but,consicéré tout une série de mensurations eu niveau du crâne et noue les avons traitées de la même maniè­ re que celles prises pour les ossements précédents.

En 1709, JACOEAfiüS de COPENHAS-UE' ' , dans son traité fort rare dont on ne possède pas de copie, s'efforçait déjà d'assi- ;;ner un so:.e à un crâne hu?aain trouvé dans une sépulture, sans aucune indication,

(2)

SOEMHERINO- (l794) t examinant le volume de la tête chez les deux sexes,le trouvait relativement plus c^and chez la fem­ me oue chez l'hom .c»

(3)

BICHAT (I8OI)' , dont l'attention avait été appelée sur CO sujet, trouvait, au contraire, peu de différence quant à la forme de la boîte osseuse : "je n'ai jamais vu, dit-il, que les femmes fussent remarquables par la forme de leur crêne, allongé transversalement, lon^ritudinale-aont ou verticalement."

GALL (l822)^^\ au contraire, écrivait: "dans les têtes de femmes, conformes à la stucture ordinaire, le diamètre du front de 1*00 occipital est plus i;rand et tous les autres diamètres

(1) Jacobeeuo do Copenhague : (1709) Te distintiuondis cadave- ribuo per cranie,

(2) Eoeamerin,:,; (l794) Te corporibus humani fabrica. (3) rjichat; (I8OI) .".natomie descriptive t, I.

(4) dall; (1022) Fonction du cerveau t, I.

(27)

plus petits»

OLLIVIER (1828) anetoniste cm début du IÇ*;8ilcle, plus explicite énonçait t "la tête présente des différences suivant le sexe ot dans chacune des races de l’espèce humaine»

Comparée aux autres parties du corps, elle est plus considérable chez la femme que chez l'homme» Chez elle aussi, le crêne est plus {jrand relativement ù la face et sa partie antérieure est plus rétrécie par rapport ù la partie postérieure.

(2)

BUREAU (1073)' » concluait que : "puisque tout le monde admet, en thèse générale, que tout, chez la femme est plus petit que chez l'homme, les parties du crêne ne peuvent donc échapper è. cette loi d'anatomie qui souffrepeu d 'exceptipns",

Alors que jusqu'ici, les différents auteurs n'avaient pro­ posé que des caractères descriptifs pour distinguer un crâne masculin d'un crâne féminin,

(3)

AÏKAYRE (1931)'' , envisagea un indice pour la diagnose sexuelle du crâniâ il part de ce fait que un certains nombre de caractères métriques de la tête osseuse ont une valeur plus grande chez l'homme que chez la femme» Si donc, ou établit pour chaque crâne une fraction en plaçant au numérateur les premiers caractères, au dénominateur les deuxièmes et en mul­ tipliant les différents termes les uns par les autres, on doit obtenir une valeur plus élevée pour les masculins,

TESTUT (1948)énumère à son tour un certain nombre de caractères, pormettant, selonlui, d'établir le sexe d'une têto osseuse t "apparence plus grêle des os, moindres modelés des (1) Ollivier, (l628) Dictionnaire de médecine (cité par A, ,J>u-...

reau (l873)

(2) Bureau, A, (l873) Des caractères sexuels du crâne humain» (3) Athayde, ! «A» (l93l) Unindico pour la diagnose sexuelle

du crâne.

(28)

surfaces osseuses chez la fenme* Contours plus rudes» surfaces plus ricoureusenent dessinées, insertions musculaires plus ac­ centuées chez l’homme. Des arcades sourcilières minces, tran­ chantes au niveau de leur bord inférieur indiquent un cr&ne féminin. Un front moins élevé, plus droit, avec des bosses frontales plus accentuées, la réduction de la récion pariétale mais avec des bosses pariétales saillantes sont aussi des carac­

tères féminins.

Les apophyses styloxdes robustes et bien développées,les apo­ physes mastoïdea volumineuses, les condylea occipitaux ordi­ nairement plus larges, plus massifs, appartiennent au crâne mas­ culin**,

OLIVIER (l960)^^\ sépare également le crâne féminin du crâ­ ne masculin d’après la forme et quelques dimensions t "le crâne féminin est plus fin, plus mousse, plus arrondi, plus petit, moins robuste, moins anguleux que le crâne masculin. Le front

ost plus droit, les bosses pariétales et frontales plus accen­ tuées, les orbites sont plus hautes et plus rondes, La glabelle et les arcades sourcilières sontmoins marquées ; le rebord orbi­ taire est net et tranchant ; les pommettes sont moins messivos. Enfin et surtout, les crêtes d’insertions musculaires sont plus réduites.

(?)

Enfin, en 1962, ELLIOT et GILES concrétisent davantage le problème en utilisant la fonction discriminante pour la diagnose sexuelle d’un crâne.

(1) Olivier, G, (i960) : Pratiqua /nthropologique.

(29)

U.

nous pouvons constater que la plupart des auteurs n’énettent que des considérations très values au sujet du dimorphisme sexuel qui pourrait apparaître au niveau du cr&ne humain.

Aucun caractère ne semble pouvoir permettre de sexer un sque­ lette dont on ne posséderait que le crâne.

Comme pour les autres ossements, la littérature no fait qu'éta­ blir une comparaison entre un crâne masculin et un crâne fémi­ nin, attribuant toujours à la femme des caractères plus doux, dos surfaces plus lisses, des apophyses moins développées. Il ne s'a-it donc en réalité que de caractères purement quali­ tatifs .

«ous allons essayer de concrétiser la question en faisant appel aux tests statistiques appliqués à des caractères mesurables. 1. Matériel.

23 crânes féminins et 24 crânes masculins de Schoten.

35 crânes féminins et 108 crânes masculins de la collection du Dr Thomas, médecin léciste à Gand.

Les premiers sont entreposés à l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique, les seconds à l'Institut do nédecine légale de Gand,

;

2. Techniques.

lîous considérerons au niveau du crâne, deux groupes de mensu­ rations :-les angles crâniens mesurés sur des projections des­

sinées

-des distances mesurées sur lo crâne lui-mâmo.

Avant d'aborder ce problème, il importe de définir les princi­ paux points crâniométriques considérés (v)

(30)

Bregma ; point médian de la suture coronale, situé d*ordinaire î'. la rencontre ctia sutures eoronale et sa^ittaie. (Pigll Deervon : point situé à la rencontre des sutures du frontal,

du locryiaal et du maxillaire. (PiG»Il)

Ectoconchion : point du rebord latéral de l'orbite qui est le plus éloig-né du point maxillo~frontal« (Fig,I2)

Endobasion : point médian antérieur du foramen magnum (trou occi­ pital) pris sur le rebord lui-même, dans le plan de l'orifice. (Pig.Ij)

Glabelle : point médian le plus saillant en avant du frontal, au-dessus de la suture naso-frontale, entre les arcades orbitaires. (Pig.Il)

Gnathion : point médian le plus basdu rebord inférieur de la mandibule. (Pig.Il)

Gonion ; point virtuel situé à l’intersection de la tangente postérieure de la branche montante et de la tangente inférieure du corps de la mandibule. (Pig.Il)

Inion : partie médiane la plus saillante de la protubérance occipitale externe. (Pig.Il)

Lacrymal : point situé à l'union du Irontal et de la crête la­ crymale postérieure. (Pig.II^

Lambda : point médian do la suture lambdoïde, situé d’ordinaire à la rencontre des sutures saîittale et lambdolde.(Pigl^ l'axlllo-frontal ; point situé sur le suture maxillo-frontale

dans le prolongement de la crêVe lacrymale antérieure (bord interne de l’apophyse froi.tale du maxillaire(PigI2) hasion : point médian de la suture ,naso~frontale. (Pig.Il)

(31)

21

Qpisthion : poiàt médian postérieur du foramen magnum. (PI(;I3) Qpisthocranion : point médian le plus reculé du crâne en par­

tant du point • (Fie.Il)

Porion t point médian du rebord supérieur du méat auditif externe. (Fie.Il)

Prosthion : point médian le plus bas situé du rebord alvéolaire supérieur, entre les deux incisives médianes supé­

rieures. (Pic«Il)

Zvrion : point le plus latéral de l'arcade zygomatique Les premières mensurations que nous envisa^^erons sont les angles crâniens.

Ces an::les sont pria par une méthode indirecte préconisée par Martin^^^ ;

On réalise dans le crâne trois coupes sagittales à dos niveaux différents. On projette alors ces coupes dans un plan hori­ zontal.Pour cela, on dispose le crâne au centre d’un cube d’acie: le crâne étant fixé par le trou occipital sur une pince de Hoo^e dans une position telle que les points : îlasion, prosthion,

point postérieur de la suture médiane de la voûte palatine^laabdi et bregma soient situés autant que possible dans un mime plan horizontal. Le crâne regardant vers la droite d’un observateur faisant face à la voûte crânienne.

Le cube d’acier repose sur une plaque de granit sur laquelle est fixée une feuille de papier. C'est sur cette feuille que se dessineront les projections des coupes réalisées selon les différents plans parallèles entre-eux. Les dessins sont réalisée L l’aide du diagraphe. (toir appareil, photo n'^l)

(32)

I®plan de section__ ^ I^contour s (contour nédian sagittal). Le plan de section passe par les points Nasion, Prosthion, Lam'bdî et Bregoa. On fixe donc la pointe sèche du diagraphe à une hau­ teur correspondant à celle du Nasion* On mène alors le diagrapht de la droite vers la gauche ; la pointe sèche effleurant le crân« Sur la feuille de papier, se dessine en mime temps la projection de la coupe dans le plan médian sagittal. (Fig. 14) (--- )

2®plan âe section—2*’contour. , Le deuxième plan sagittal de section passe par 1’Ectochonohinn. On mine donc le diagraphe comme précédemment mais avec la pointe sèche à une hauteur correspondant à celle de l*Ectoohonchion de l'orhite gauche» (jliiL2__îiLl (...)

J^'plan de section—^3*^contour«

Pour trouver la position de ce plan, on note la hauteur à laqueli se trouvait la pointe sèche du diagraphe pour le contour précé­ dent (hj). On note ensuite la hauteur du Dacryon de l'orbite gauche (^2^*

La hauteur de la pointe sèche pour ce troisième contour est* ( hj + hg J (Fig. 14) (---)

2

On notera au passa ;e, les points crâniométriques importants et les sutures rencontrées

(33)

La mesure des angles se fait dans le plan médian sagittal, donc à partir du premier contour réalisé précédemment.

réfinition des anrles cr&niens. (Fi^.IS)

An-le A ! anurie compris entre le droite joic^ant les points Lasion Bregma et la droite joignant les points Bresma - Lambda,

An/tle B ; angle compris entre la droite joic'nant les pointe Bregma - Lambda et celle joignant les points Lambda - Opisthion.

Anf-le C ; angle compris entre la droite joignant les points Lambda - Opisthion et celle joignant les points Opisthion - Endobasion.

Annie D î angle compris entre la droite joignant les points Opisthion - Endobasion et la droite joignant l’En- dobasion au point médian de la lame quadrilatère. Annie E t angle compris entre la droite joignant les points

Opisthion - Endobasion et celle joignant 1'Endobasion au Prosthion,

An,-:le F ; angle compris entre la droite joignant les points Prosthion - Endobasion et celle joignant l*Endoba- sion au point médian de la lame quadrilatère.

Annie G ; angle déterminé par la droite joignant l*Endobasion au Prosthion et celle joignant le Prosthion au Easion, An, :1e II ; angle compris entre la droite joignant les points

Prosthion - Kesion et celle reliant le Easion au point médian de la lame quadrilatère.

la droite passant par le point médian de la lame qua­ drilatère et rejoignant au Easion celle reliant ce point au Bregna, délimite avec cette dernière l'an­ gle I.

(34)

Anprle J ; an{^le conpris entre la droite reliant l’Endobasion au point mddian de la lame quadrilatère et celle reliant ce point au Nasion.

A partir du premier tracé (--- Pi£j.I4)f nous prenons également les distances suivantes : (Pig.15)

1 « distance Rasion - Naso-spinal

2 * distance entre le Haso-spinal et le point postérieur de la suture médians de la voûte palatine»

3 »= distance eiitre le ijoint postérieur de la suture mé*-diane de la voûte palatine et la limite postérieure du vomer.

4 ■= distance entre la limite postérieure du vomer et le Rasion.

5 “ distance entre lo Haso-spinal et la limite postérieure du vomer.

6 «s distance entre le Rasion et le point postérieur de la suture médiane de la voûte palatine,

Nous considérerons de même les distances : - Rasion - Prosthion

- Prosthion - Endobasion

- Rasion - point médian de la lame quadrilatère - Endobasion - point médian de la lame quadrilatère

(35)

Définitions Mesure 70 : 71 : JLL-i JQ_î IL.: 76 ; : (Olivier)^^^ Canacité cr&nienne.

On tanponne avec de l*ouate les orbites et les trous décliirés# On laisse une seule ouverture :

i

le trou occipital.

On verse alors dans le crâne une certaine quantité de grains de millet ou de lin.

Il peut être commode de peser une fois pour touteé lOOOcc de ces grains puis, quand on ;}auge un crâne, de peser son contenu de graines et de calculer sa capacité par une règle de trois.

Lon -rueur maximum du crâne =

distance Glabelle - Opisthocranion (Pig.Il), Longueur I.aslon - Opisthocranion (Pig.Il), Larp’eur transversale maximum;

La plus grande dimension de la boîte crânienne

dans un plan horizontal. Habituellement en arrière et au-dessus des conduits auditifs externes. (Piglé) Larireur frontale minimum;

distance minimum entre les parties frontales des cretes temporales^située habituellement juste au- dessus des arcades orbitaires. (Pig.I6).

Larfreur frontale maximum;

distance entre les points les plus écactés du fron­ tal, dans un plan horizontal. (Pig.l6).

f'

Lar/ceur bizygomatique;

distance entre les points les plus latéraux (Zygions) des arcades zygomatiques : distance mesurée dans

le plan frontal (Pig«l6).

(36)

77 : Lar/reur bironiaaue;

distance entre les angles de la mandibule* Les points de repère exacts sont les Gonions* (Fig.16). 78 : Fauteur totale de la face;

distance Hasion - Gnothion. (Pig.16). 79 : Hauteur supérieure de la face;

distance Ilasion - Prosthion. (Pig,I6) . 80 : Hauteur naso-sninale;

distance Nasion - Naso-spinal* (Pig,l6). 81 t Lar/>eur nasale;

largeur horizontale maximum de l*orifice nasal. (Fig.16), 82 ; Lar/?eur de l*orbitet

largeur maximum à partir du point maxillo-frontal s distance point naxillo«*frontal - Ectoconchiçn.

(Fig.12). 83 ; Hauteur de l*orbite:

distance maximum entre les bords supérieur et in­ férieur de l’orbite, prise perpendiculairement à la largeur. (Pig.I2).

84 i Epaisseur de l’arcade orbitaire;

prise au niveau de la suture entre le frontal et l'os malaire. (Pig.Il).

Diamètre au maxillo-f rontal î

distance entre les deux maxillo-frontaux. (Pig.I7). 86 ; Diamètre au dacrvon;

distance entre les deux dacryon. (Fig.I?)* 87 ; Diamètre au lacrymal;

(37)

88 ; ristance entre les deux trous ovales

(Pig*I8) . 89 ; Larf.:eur bistylo-mastoïdienne!

distance entre les deux troue stylo-mastoïdiens (Fie.18). 90 : Largeur au norion;

distance entre les deux porions (eauche et droit) (Pie.18). 91 ; Lon/Tueur du trou occipital;

distance opisthion - endobasion. (Pie»I8). 92 t Lar<’.eur du trou oocipitalî

prise perpendiculairement à la longueur.(Pie*X8). 93 î Transverso - zygomatiqueî

distance entre les deux points inférieurs des sutures entre le maxillaire et l*os malaire.

(Pig.16). 94 ; Prosthion - subnasale;

distance Prosthion.'base des incisives iiiOisnos inférieures. | (Pig.16). Cette mensuration est souvent difficile à prendre, les alvéoles dentaires étant rarement bien conservées i'

Toutes ces mesures (71 --- ► 94) sont prises à l’aide du pied à coulisse.

3. Pinorphisme.sexuel.

Toutes ces mensurations que nous venons de définir, nous les avons prises successivement 'sur les crânes masculins et féminins Pour chacune d’elles nous avons calculé les moyennes.

Pour trois-quart des mesures, lés différences entre les moyen- t‘es des hommes de Schoten et de Gand n’étaient pas significa­

(38)

Pour le ijroupe dos femnes ce Pchoten d’une part et de Gand d'autre part, on a pu faire la mlcie constatation. C’est pour­ quoi nous avons réuni les hommes de Cand et de Schoten en un seul £;roupe afin d’avoir un échantillon d’un effectif élevé* Pour la même raison» nous avons réuni les crânes féminins de Schoten et de Gand.

Précisons que les mesures qui différaient significativement entre les gi’oupes do Schoten et de Gand ne correspondaient pas toujours dans les deux sexes,

Mous en avons conclu que les deux groupes de Gand et de Schoten ne présentaient pas de différences morphologiques telles qu’on ne puisse les réunir eht'oseul lot homogène*

Dans la suite, les crânes masculins et féminins considérés sont ceux de Gand et Schoten réunis»

IIous avons pu constater que les moyennes des mesures étaient en grande partie différentes d’un sexe à l’atitre.

Pour déterminer si les différences étaient dues au sexe comme c’était en général le cas dans la première partie de ce travail, nous avons à nouveau utilisé un test statistique, (t. de Studenl

Voici en premier lieu, les résultats obtenus pour les ang;les crâniens (a---*j) et les distances (l’ 6)

S : mis pour différence significative au niveau de 95fv.

NS : pour différence'non significative,

(39)
(40)

Et voici ceux obtenus pour les nenourations (70--->93) (La mesure 94 n‘a pu être prise sur la plupart des crônes masculins).

lies t Moy»fem. Koy.hom,

j

n fera,

(41)

Examinons cea résultats.

Les différences existant entre les moyennes des mensurations 70--- ÿ.95 sont, en général, significatives, donc dues au sexe. Pour avoir une idée plus précise de ces résultats, nous classe­ rons cos mensurations par ordre de t décroissants. Celles aux­ quelles correspondent une plus grande valeur du t sont celles qui présentent la plus grande différence sexuelle.

Mesure t ndl

70 9,027 Capacité 153 76 8,343 Largeur tizygomatique 180

71 lfl56 Long, maximum du crâne 177

77 7,335 Largeur bigoniaque 160 80 6,968 Hauteur naso-spinale 175 72 6,571 Hasion - Opisthocranion 177 90 6,232 Larg. au Porion 182 89 5,955 Larg. 'bistylomastoïdienne 175 78 5,775 Haut, totale de la face 107 79 5,689 Hasion - Prosthion 138 82 5,305 Largeur de l'orbite 170 92 4,631 - Larg, du trou occipital 167 75 4,556 Larg. transversale max. 175 75 3,314 Larg. frontale max. I6I 91 3,156 Long..trou occipital 173 93

S

2,999 Transverso - sygomatiquo 154

MS

(42)

Mesure t ndl 74 Ï,Ï95 Larg. frontale minimum 183 84 I;095 Epaisseur arcade orbitaire 170 87 1,083 Diamètre au lacrymal 92 81 0,928 Largeur nasale 172 83 0,340 Hauteur de l'orbite 172 86 0,199 Diamètre au dacryon 128 La capacité ci'ânienzio est donc le caractère qui diffère le plus <3’‘un sexe h l’autre*

ïi serait cependant intéressant de voir si la capacité crânienne plus faible chez la femme, le serait aussi si on rapportait cett capacité à la stature de l’individu* Malheureusement, notre matériel ne noua permet pas d’estimer la stature.

De ce fait, il découle que toutes les autres dimensions globa­ les de la boîte crânienne sont également significativement dif­ férentes dans les deux sexes.

La longueur maximum du crâne et la distance Kasion - Opistho- crânien sont également plus grandes chez l'homme que choz la femme. De ces deux valeurs, c'est la premièi’e qui est la plus significativement differente, par suite cl’uh plus grand déve­ loppement des sinus frontaux chez l'hommo que chez la femme. De meme, la largeur bigoniaque diffère assez fortement d’un 30X® à l’autre j l’homme possédant xxne mâchoire inférieure plus robuste que celle de la femme.

(43)

De ce fait, la longueur et la largeur du trou occipital différent d’un sexe à l’autre ; le foracien 5ia{jnuo étant l’orifice de sortie do la moelle épinière dont la masse est fonction de celle du

cerveau.

Au point de vue du développement embryonnaire, les globes ocu­ laires sont des expansions du cerveau ; leur taille est donc également en relation avec celle du cerveau «

De ce fait, l’orbite qui se greffe sur cette expansion devrait avoir une largeur et une hauteur plus élevées chez l’hommej or, nous remarquons, que, ai la largeur do l’orbite diffère bien

significativement d’un sexe à l’autre, il n’en est rien pour la hauteur» Si la hauteur de l’orbite n’est pas plus développée chez l’homme, c’est que chez celui-ci, la saillie plus accentuée des sinus fait descendre le frontal plus bas que chez la femme. L’épaisseur de l’arcade orbitaire qui avait été, à plusieurs reprises, considérée comme un caractère distinctif, apparaît ici comme n’étant pas fonction du sexe»

Cotte mensuration, prise au niveau de la sjiture entre l’os malai­ re et le frontal, donne une idée de l'épaisseur de cet os.

La largeur frontale minimum, ne différant pas non plus d'un sexe à l’autre, nous pouvons conclure que cet os n’a pas une largeur ni une épaisseur plus grandes che2i 1’homme". que chez la femme. Seule la largeur maximum de cet os diffère d’un sexe à l’autre, puisque oette dimension est fonction de la capacité.

(44)

Pour ce qui est des angles crâniens, les différences entre les Doyennes sont pour la plupart non significatives, Seuls les angles G et F diffèrent d*un sexe à l'autre.

L'angle G est plus aigu chez l’homme ; nous pouvons donc con­ clure que celui-ci est plus prognathe que la femme.

En général, au niveau des angles crâniens il n'existe donc pas de dimorphisme sexuel»

La capacité crânienne étant la mensuration qui porte le plus l'empreinte du sexe dans un crâne isolé, la face de l'homme est» partant, plus développée que celle de la femme*

Il est donc logique que les distances I - 2 m 4 »> 5 « 6 (Pig.I5) qui mesurent le développement de cette partie du crâne soient sexuellement différentes. Les différences entre les moyennes de ces cinq variables sont en effet significatives.

La distance 3 (Pig. 15) qui va du point postérieur de la suture médiane de la voûte palatine à la limite postérieure du vomer, mesure l'ouverture des choanes. La largeur nasale n'étant pas plus importante chez l'hora:Tio, il n'y a aucune raison que cette distance le soit,

A l'aide dos valeurs moyennes calculées, nous avons dessiné le schéma des angles d'un crâne moyen masculin et d'un crâne moyen féminin.

Si nous superposons ces deux schémas (Pi^c. 19 et 20) noua nou-sexe à l'autre. Seul l'angle (h est un peu plus fermé chez l'hom me et l'angle F un peu plus ouvert.

(45)

Prosthion, Lrec’Eiaj Lambda étant plus eraades chez l'homme.

Be même, la distance entre les points : Oplsthion et Bndobasion, mesurant la longueur du trou occipital l'emporte chez l’homme

sur cette même distance considérée chez la femme.

Les photos 2 w 3 « 4 - 5 nous permettent, de la même maniè­ re, de comparer deux crânes de sexe différent. Il s'agit ici de photos de crânes relativement moyens.

A première vue, il semble aisé de sexer ces deux crânes, à par­ tir des observations faites à le suite des tests» Nous remar­ quons, on effet, des dimensions, dans l’ensemble, plus dévelop­ pées chez l'homme : capacité, largeur bizygomatique, largeur bigoniaque, taille du trou occipital.,..»

Hais un crâne non sexe, qui serait semblable à l’un de ces crâ­ nes moyens, ne pourrait être sexe à coup sûr parce qu’il est

toujours possible qu’il ait appartenu, soit à un homme de taille inférieure h la moyenne masculine ou, au contraire, à une femme de stature très élevée.

(46)

28. Cr&ne de Primates*

Le dimorphisme sexuel au niveau du cr&ne humain n*eet pas* il faut bien le reconnaître, marqué au point de pouvoir établir une séparation nette*

Ches les primates, ce dimorphisme semblait devoir se manifester plus nettement*

Un crâne de gorille mâle présente généralement des crûtes os­ seuses fortement développées et festonnées, des visières puis­ santes, des canines énormes, alors que le crâne femelle est le plus souvent dépourvu de ces cr'ètes et possède des canines mi­ nuscules par rapport è celles du mâle*

On pouvait donc supposer que des crânes ai différents au pre­ mier coup d*oeil devaient présenter un nombre important d'autres caractères tout aussi dlffésents d'un sexe à l'autre*

Les crânes de chlmpansés devaient âtre, a notre avis, au point de vue du dimorphisme, une sorte d'intermédiaires entre les crânes humains et ceux des gorilles.

Les caractères sexuellement différents dans les crânes de {iorilles, chimpanzés et hommes, ont-ils une certaine parenté?

Quels sont les caractères qui, au cours de cette gradation deviennent différents lorsqu'on passe de l'homme eux chimpanzés et de ce groupe aux gorilles ?

Voilà deux questions auxquelles nous avons tenté de trouver une solution,

(47)

w.

I, ïïat(jriel» , '

~ 13 crânes de gorilles mâles et Ï3 crânes de gorilles femel­ les» provenant de l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique.

- 4 crânes de chimpansés mâlçâ et 6 de femelles en provenance <■

do l'Institut royal de^ sciences naturelles

20 crânes de chimpansés mâles et 17 crânes femelles, de la collection du Husée de Tervurea-,

2» Techniques.

Les mensurations et angles défini s‘'pour les crânes humains sont les mêmes que ceux que nous considérerons ici.

Toutefois, pour les gorilles, les angles A, B, G et î ne pour­ ront être mesurés, les points Bregma et Lambda n'étant pas discernables par suite de la fusion complète des os à ces endroits.

De même, les mensurations 71 - 72 - 73 - 74 - 75 - 3ue peuvent être prises à cause de la présence de ci^ètes osseuses et du développement des visières.

3. Dimorphisme. a. Gorilles

Bous avons d'abord considéré les Primates chez qui un dimorphis­ me sexuel semblait exister à coup sûr*

Pour ;3uger si les différences entre les moyennes obtenues pour chaque mensuration sont signifioativea chez les mâles et les femelles, nous effectuerons à nouveau des tests statistiques

(48)

lies. Koy.fem. ütoy 3tiak%

n fon. nthSlci

1

ndl

1

t

Concl* D 125,818 122,583 II . 12 21 1,3540

E

184,545 191,833 II 12 21 3,1853 1 ^

■ s

F

49,656 45,571 II , 14 23 1,4617 ' KS G 44,545 41,000 II 1 14 23 2,0634 S ÎI 101,272 107,357 10 ! . 14 22 2,0997 î S J 166,565 166,071 II 14 23 0,098f

i;s

I 72,272 82,133 II 15 ' 24 1 2,4380 2 67,101 80,533 II 15 24 1 3,2502

s

5 ! 30,909 41,666 II 15 ' 24 5,6172 c 4 76,181 '85,333 II 15 24 5,3195

s

5 90,813 m,353 II 15 24 4,3537 S 6 80,090 88,066 I ' ! lï

i

15 24

1

3,3116

s

Chca l’être humain, seuls les angles G- et P différaient en fonction du sexe

Chez le gorille, l*an/^:l9 G est é;;elGmont plus aigu dans le crâna masculin que dans le cx’âne férainin. De même que l’homme est plus prognathe que la femme, le gorille mâle l’eat plus que le gorille femelle.

Les anf:les D et J «ne sont pas sexuellement différents, il en était do même chez l*homme.

Hais pour l^anf^le P. la différence entre les moyennes n’est pas ici significative, au contx’aire, celle entre les moyennes des angles E et H le devient dans cette espèce ,

(49)

Les il;l3tances I~2~4-"5-6 sont beaucoup plus importantes dans le crâno ratle que dans le crâne femelle ; le gorille mâle possède donc une face plus développée que la femelle ; il en était de même chez l*homme.

La taille de l’orifice dos choanoo est aussi fonction dnseze ; dans cette espèce, on peut donc déjà prévoir une différence

significative entre les moyennes obtenues pour la largeur nasale. Pour les autres mensurations, voici les résultats :

(50)

Ici, un dimorphisme sexuel certain semble exister au ni­ veau du crâne.

Toutes les différences entre les moyennes sont significatives, à l’oxeption de doux : la hauteur de l'orbite et la largeur du trou occipital.

Alors que la largeur de l'orbite est plus importante chez le mâle que chez la femelle, la hauteur n'est pas sexuellement différente, on peut envisager que c’est le développement plus accentué des visières qui réduit la hauteur des orbites chez le mâle*

Chez l'homme, nous avions de même considéré que le plus grand développement des sinus frontaux diminuait la hauteur de l'or­ bite» Alors que la longueur du trou occipital est sexuellement différente, il semble assez curieux que la largeur ne le soit pas.

Si nous classons les différentes mesures en fonction des valeurs décroissantes de t, nous pouvons observer que c'est la hauteur totale de la. face qui porte le plus l'empreinte

sexuelle. Viennent ensuite toutes les dimensions de la face. La capacité est située beaucoup plus loin dans l'échelle.

Il semble donc, dans cette espèce, que ce soit essentiellement le massif facial qui apparaisse comme étant plus développé chez le mâle que chez la femelle*

Cette constatation est en accord avec la théorie de Delattre^^^ qui dit que : "comme la croissance se continue chez le mâle d’anthropoïde plus longtemps que chez la femelle, la différen­ ciation s'effectue progressivement entre les sexes. Elle

ac-»

centue chez le mâle l'accroissement du volume global du massif facial.”

(51)

î^esure t Adl

78 10,9279 Haut, totale de la face 15 90 10,3147 Largeur au porion 21 79 9,2628 îîasion - prosthion 23 76 9,0000 Largeur bizygomatique 22 87 8,3963 Diamètre au lacrymal 24 80 7,3067 Hauteur naso-spinale 24 95 6,9418 Transverso - zygomatique 22 84 6,8441 Epaisseur arcade orbitaire 24 86 6,0335 Diamètre au dacryon 24 70 5,4088 Capacité 21 82 5,4052 Largeur orbite 24 77 4,9354 Largeur bigoniaque 13 85 4,1100 Diamètre au mxillo~frontal 24 8Ï 3,9845 Largeur nasale 24 88 3,4760 Distance entre les deux trous ovales 24 89 3,0436 Largeur bistylo-mastoïdienne 21 91 2,1179 Longueur trou occipital 18

S

•---VS

83 1,7920 îî au t B vi'i* orbite 24 92 0,9577 Largeur trou occipital 18 A l*aide des valeurs moyennes calculées» nous avons pu construire le schéma des angles d’un crâne moyen de gorille mâle et de celui d*un gorille femelle. (Fig. 21 - 22).

(52)

- L’angle E plus ouvert chez le nâle, 1*angle G plus formé. - Les angles J, F et D sont» à quelques degrés près» sem­

blables dans les deux sexes.

- Enfin, l’angle H est nettement plus grand chez le mâle que chez la femelle.

En regardant les photos 6 - 7 - 8 ~ 9» nous pouvons, à coup sûr, après ces descriptions, attribuer un sexe aux deux crânes qui ont servi de modèle ; mais ce qui attire le plus l’attention, c’est la présence de cretes osseuses très déve­ loppées chez le mâle.

Ne considérant que ces cretes on pourrait croire tenir là le moyen infaillible pour sexer un gorille ; ces crêtes, quand

elles existent, sont en effet fortement développées chez le mâle ; mais il existe parfois des femelles possédant une ébau­ cha de ces garnitures osseuses ou des mâles chez qui elles ne sont pas aussi bien développées que chez d’autres*

On retrouve alors ici le même problème qui existait pour l’être humain ou l’on pouvait toujours considérer qu’un homme pouvait avoir une petite taille et, partant, des os plus graciles que ceux d’une femme très robuste.

Il ne faut donc pas attribuer une importance trop grande à la présence de ces crêtes, ce qu’il faut surtout considérer c’est le développement du massif facial.

b.{Chimpanzés.

(53)

L'ü üüiisidsji'aiit

üédsüiajsjïi •: ohdiS arriverons-nous d'oeil no serabl

iaol4iü3iiï fco\i(;-i?3 le?j fiiânaui*a!;ionii priais

l'obi'y huiiiain et chez les gorilles, peut-être à déceler un dimorphisme qui, au premier coup e pas nettement exister*

Mous avons encore procédé de la même manière que dsins les cas précédents ; nous avons calculé les moyennes pour chaque varia­ ble et pour vérifier si les différences existant entre elles

* .

étaient significativement différentes, noua avons à nouveau effectué un test statistique, (t. de Student)

(54)

51.

Seul 1* anurie J est sexuellement différant, alors qu’il ne l’était ni chea l’Itre humain ni chea le gorille.

L’angle G qui était plus aigu chez l’homme que chea la femme et plus fermé chez le gorille mâle que chez le gorille femelle, est, chez le chimpanzé mâle plus ouvert que chez la femelle ; sans toutefois qu® la différence soit significative»

Au niveau des angles, il n’existe donc pas de dimorphisme sexuel. Pour les distances I à 6, trois seulement diffèrent d’un sexe à l’autre, alors que chez l’homme, seule la distance 5 n’était pas différente et que chez le gorille elles l’étaient

toutes.

L’ouverture des choanes est la seule valeur que nous retrouvons comme n’étant pas sexuellement différente chez l’homme et le chimpanzé.

Voyons maintenant si, pour l’autre série de mesures considérées» un dimorphisme sexuel semble plus, évident.

Mes. Iloy .f em. îloy JrhâUfc n fem. 1 n rtioks ndl t Gond,

(55)

rri110 s • Moy»fem. noy^tiQ.ik.% — n fem. n thaSlfi-i 1 ... ! ndl t Concl« 85 15,6759 17,075 23 24 1 45 1,6226 lîS 86 19,5695 21,045 23 24 45 2,0217 S 87 22,9150 24,516 23 24 45 1,7125 NS 88 40,4150 40,895 23 24 45 0,6955 NS 89 59,0869 59,590 23 22 43 0,5675 NS 90 107,8045 112,431 23 22 43 2,6918 : S 91 28,8380 28,476 21 21 40 0,5269 NS 92 24,2272 24,533 22 21 41 0,5645 NS 95 86,5869- 91,272 23 22 43 2,9069 S ilt voici les valeurs de t classées par ordre de grandeur dé.- 'roissante.

Mesure t ' ndl

78 4,3850 Hauteur totale face 45 79 3,3642 Nasion - Prostion 45 77 3,3088 Lai‘c:eur bigoniaque 44 93 2,9069 Trt.isverso - sygoœatique 43 90 2,8918 Lar,-eur au porion 43 84 2,5431 Eijaisseur arcade orbitaire 45 60 2,3127 Hau'üsur naso-spinaie 45 70 2,1007 Capa.cité 41 86 'Æsssnsr-TTss? 2,0217 Dias-otre au dacryon 45 «s 87 I>TX2G 1

(56)

lîesure t ndl 85 Iÿ6226 Diamètre au maxillo“frontal 45 88 0,6955 Dist . entre les deux trous ovales 45 81 0,5703 Lacgeur nasale 45 89 0,5675 Largeur bistylomastoïdienne 43 92 0,5645 Largeur trou occipital 41 91 0,5269 Longueur trou occipital 40 83 0,2336 Hauteur orbite 45 82 0,0167 Largeur orbite 45

Le nombre de mensurations sexuellement différentes est moins important que chez l’être humain.

La mesure qui est la plus sexuellement différente est la haU' teur totale de la face? le même fait se produisait chez le oorille.

ie développement du massif facial : caractèse propre aux anthro­ poïdes, se retrouve donc dans ce ^jroupe mais, toutefois, moins évidemment que chez les gorilles*

Comme chez le gorille, la capacité crânienne est également fonction du sexe de l’individu mais n’est pas comme chez l’hom­ me, le caractère le plus marquant.

(57)

Les Pic» 23 et 24 i angles d*un crâne type de ohimpanzéB mâle et femelle» nous permettent de voir plus clairement que

seule la différence entre les angles J est importante*

Contrairement à ce qu*on pouvait s’attendre, les chimpan- cés, tout en appartenant au groupe des anthropoïdes, semblent âtre encore moins sexuellement différents que les âtres humains*

• •

Un petit nombre de mensurations sont sexuellement diffé­ rentes dans les trois groupes considérés : hommes, gorilles, chimpanzés | ce sont :

- la capacité

- la largeur bigoniaque

- la hauteur totale de la face - la longueur Hasion - Prosthion “ la hauteur naso-spinale

- la largeur au Porion

- la iar<^tir transverso-aygomatique - la distance I^asion - Kaso-spinele

- la distance entre le point Laso-spinal et le point postérieure de la suture médiane de la voûte palatine - la distance entre le «asion et la limite postérieure

du vomer

Peux mesures communes aux trois groupes ne diffèrent pas selon le sexe ; ce sont :

- la hauteur de l’orbite - l’angle P

La non variation de la hauteur de l'orbite est fonction du développement des sinus frontaux chez l’homme et des visières

Figure

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Références

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