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Corrigé de la série 11

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

EPFL

Algèbre linéaire 1ère année 2008-2009

Corrigé de la série 11

Exercice 1.

1. Par définition, la première colonne de la matrice cherchée A = (αi,j) consiste en les coefficients α1,1, α2,1 ∈ F tels que T(~e1) = α1,1~e12,1~e2. Comme T(~e1) = T(1,0,0) = (5,1) = 5(1,0) + (0,1) = 5~e1+~e2, on a α1,1 = 5 et α2,1 = 1. Pour la deuxième colonne, on calcule T(~e2) = T(0,1,0) = (2,1) = 2~e1+~e2, et en déduit α1,2 = 2, α2,2 = 1. Pour la troisième : T(~e3) = (7,−1) = 7~e1 −~e2), donc α1,3 = 7, α2,3 = −1. La matrice est alors donnée par A=

5 2 7 1 1 −1

.

2. Soit B = (βi,j) la matrice qu’on cherche. L’image du premier vecteur de la base de B sous T est T(1,1,0) = (5 + 2,1 + 1) = (7,2). Il nous faut l’exprimer dans la base B0, ce qui revient à déterminer β1,1, β2,1 tels que (7,2) = β1,1(−~e1 +~e2) +β2,1(~e1 +~e2) = (−β1,1 + β2,1, β1,1 + β2,1). On trouve β1,1 = −52 , β2,1 = 92. En continuant de la même manière, on trouve B =

−5

292 −6

9 2

9

2 6

= 12

−5 −9 −12

9 9 12

.

3.

1 0 0 0 1 0 0 0 0

4.

0 0 0 0 0 0 2√

2 0 1

5.

α 0 0 α

=αI2 6.

0 1 1 0

7.

0 1 2 −1 0 0 −2 1 0 0 0 3

8. 12

0 0 0 0

0 1 −1 0 0 −1 1 0

0 0 0 0

Exercice 2.

1. Soit f1 l’application associée. Par linéarité et par définition, elle satisfait : f(x, y, z) =f(x~e1+y~e2+z~e3) =xf(~e1) +yf(~e2) +zf(~e3)

=x(−2~e1+ 5~e2+ 4~e3) +y(3~e1+~e2+ 11~e3) +z(~e1+ 3~e3)

= (−2x+ 3y+z,5x+y,4x+ 11y+ 3z) pour tout(x, y, z)∈F3.

1

(2)

2. L’application f2 associée à A2 est donnée par f(α, β) = αf(~e1) +βf(~e2)

=α(1−(2t2−1) + (4t3−3t)) +β(t+ 2(2t2−1)−(4t3−3t))

= 4(α−β)t3+ 2(−α+ 2β)t2+ (−3α+ 4β)t+ 2(α−β)1.

3. Soitf3l’application cherchée. Pour trouverf3(a, b, c)pour(a, b, c)∈F3quelconque, il nous faut d’abord écrire(a, b, c)dans la baseB. Poser(a, b, c) = α(1,1,0)+β(1,0,1)+γ(0,1,1) mène à un système de trois équations linéaires, dont les solutions sont α = 12(a+b−c), β = 12(a−b+c), γ = 12(−a+b+c). Donc :

f3(a, b, c) = 1

2(a+b−c)f3(1,1,0) + 1

2(a−b+c)f3(1,0,1) + 1

2(−a+b+c)f3(0,1,1)

= 1

2(a+b−c)(~e1+ 2(~e1−~e2)) + 1

2(a−b+c)(−~e1+~e2) + 1

2(−a+b+c)(2~e1+~e1−~e2) = (−1 2a+ 7

2b−1

2c,−2b+c).

4. Pour la fonction associée f4, on trouve pour A=

α β γ δ

:

f4(A) = f4

α β γ δ

=f4

α 1 0

0 0

+β−γ 2

0 1

−1 0

+ β+γ 2

0 1 1 0

+δ 0 0

0 1

= β−γ 2

0 1

−1 0

= 1

2(A−AT).

Exercice 3.

1. Si

a

1 0 0 1

+b

1 0 0 −1

+c

0 1 1 0

+d

0 1

−1 0

=

0 0 0 0

alorsa+b = 0eta−b= 0, aussi c+d= 0 etc−d= 0. Il s’ensuit quea=b=c=d= 0 etC est linéairement indépendente. De la même manière, on trouve que

0

@

a b c d

1 A=12

0

@(a+d) 0

@

1 0 0 1

1 A+(a−d)

0

@

1 0 0 −1

1 A+(b+c)

0

@

0 1 1 0

1 A+(b−c)

0

@

0 1

−1 0

1 A 1 A

donc C engendre Mat(2,2,F) et est une base. Ensuite on considère l’équation a(1 +x+x2) +b(x+x2) +c(1 +x2) =α+βx+γx2.

On trouve que a+c = α, a+b = β, et a +b +c = γ. Donc c = γ −β, b = γ −α, et a = α−γ+β. En particulier, si α = β = γ = 0, alors a = b = c = 0. Donc C0 est linéairement indépendente et elle engendre P2(F). Par conséquent, elle en est une base.

2. On utilise les calculs de (a). On trouve que 1 0

0 0

= 1 2

1 0 0 1

+ 1

2

1 0 0 −1

,

0 1 0 0

= 1 2

0 1 1 0

+ 1

2

0 1

−1 0

,

0 0 1 0

= 1 2

0 1 1 0

− 1 2

0 1

−1 0

,

0 0 0 1

= 1 2

1 0 0 1

− 1 2

1 0 0 −1

.

2

(3)

Donc

[Id]C,B =

1/2 0 0 1/2

1/2 0 0 −1/2

0 1/2 1/2 0 0 1/2 −1/2 0

 .

Ensuite,1 = (1 +x+x2)−(x+x2), x= (1 +x+x2)−(1 +x2), etx2 =−(1 +x+x2) + (x+x2) + (1 +x2). Donc

[Id]C0,B0 =

1 1 −1

−1 0 1 0 −1 1

.

Pour [T]B0,B, on fait plusieurs petits calculs : T

1 0 0 0

= 4, T

0 1 0 0

= 2 +x, T

0 0 1 0

=−x+ 3x2, T

0 0 0 1

=x2, alors

[T]B0,B =

4 2 0 0 0 1 −1 0 0 0 3 1

.

Finalement, T

1 0 0 1

= 4 +x2 = 3(1 +x+x2)−3(x+x2) + (1 +x2)

T

1 0 0 −1

= 4−x2 = 5(1 +x+x2)−5(x+x2)−(1 +x2)

T

0 1 1 0

= 2 + 3x2 =−(1 +x+x2) + (x+x2) + 3(1 +x2)

T

0 1

−1 0

= 2 + 2x−3x2 = 7(1 +x+x2)−5(x+x2)−5(1 +x2).

Alors

[T]C0,C =

3 5 −1 7

−3 −5 1 −5 1 −1 3 −5

.

3. Toujours des calculs : T

1 0 0 0

= 4 = 4(1 +x+x2)−4(x+x2),

T

0 1 0 0

= 2 +x= 3(1 +x+x2)−2(x+x2)−(1 +x2),

T

0 0 1 0

=−x+ 3x2 =−4(1 +x+x2) + 3(x+x2) + 4(1 +x2),

T

0 0 0 1

=x2 =−(1 +x+x2) + (x+x2) + (1 +x2),

3

(4)

alors

[T]C0,B =

4 3 −4 −1

−4 −2 3 1

0 −1 4 1

.

Or,

[T]C0,C[Id]C,B =

3 5 −1 7

−3 −5 1 −5 1 −1 3 −5

1/2 0 0 1/2

1/2 0 0 −1/2

0 1/2 1/2 0 0 1/2 −1/2 0

=

4 3 −4 −1

−4 −2 3 1

0 −1 4 1

= [T]C0,B.

Également,

[Id]C0,B0[T]B0,B =

1 1 −1

−1 0 1 0 −1 1

4 2 0 0 0 1 −1 0 0 0 3 1

=

4 3 −4 −1

−4 −2 3 1

0 −1 4 1

= [T]C0,B.

4. C’est vite fait :

1 1 −1

−1 0 1 0 −1 1

 1

−3 1

= −3 0 4 .

Exercice 4. Soit (v1, . . . , vn) une base de V. On définit T : L(V,F) → V par T f = Pn

j=1f(vj)vj. L’application T est bien linéaire car chaque f l’est. Pour montrer que T est un isomorphisme, il suffit de trouver un inverse. Pour i = 1, . . . , n, soit Svi :V →F l’application linéaire définie sur la base par

(Svi)(vj) =

1 si i=j, 0 sinon.

Alors les Svi déterminent une application linéaire S :V →L(V,F),

n

X

i=1

aivi 7→

n

X

i=1

ai(Svi).

Soit f ∈L(V,F).

S(T f)(vj) = (S(

n

X

i=1

f(vi)vi))(vj) = (

n

X

i=1

f(vi)Svi)(vj) =

n

X

i=1

f(vi)(Svi)(vj) = f(vj).

Donc S(T f) =f. Par conséquent, ST = IdL(V,F). Réciproquement, T(Svi) =Pn

j=1(Svi)(vj)·vj =vi, doncT S = IdV. En conclusion, S =T−1 etT est un isomorphisme.

4

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