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Corrigé de la série 11

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

EPFLAlgèbre linéaire 1ère année 2009-2010

Corrigé de la série 11

Exercice 1. 1. On a dim(Mat(n, m;F)) = mn = dim(Mat(m, n;F)), donc, d'après une proposition du cours, il sut de montrer que φ est injective, c'est-à-dire ker(φ) = {0}. Si A ∈ ker(φ), alors At = 0. Mais on a alors 0 = (At)ij = (A)ji pour i = 1, . . . , m et j = 1, . . . , n. Tous les coecients de A sont donc nuls, ce qui montre queA est nulle. On a donc bienker(φ) = {0}.

2. On calcule pour i= 1, . . . , met j = 1, . . . , n :

((A·B)t)ij = (A·B)ji =

k

X

s=1

(A)js(B)si =

k

X

s=1

(At)sj(Bt)is =

k

X

s=1

(Bt)is(At)sj = (Bt·At)ij. Comme les coecients de(A·B)t etBt·At sont les mêmes, on a donc(A·B)t=Bt·At. 3. Si A est inversible, alors il existe A−1 ∈ Mat(n, n;F) telle que A·A−1 = A−1·A = In. On calcule en utilisant la question précédente : At·(A−1)t = (A−1·A)t = Int = In, car (Int)ij = (In)ji = δji = δij = (In)ij pour i, j = 1, . . . , n, ce qui implique In = Int. (On montre de la même manière (A−1)t·At =In.) On a donc prouvé que(A−1)t est l'inverse deAt, donc(A−1)t = (At)−1.

Exercice 2. 1. Soient p, q ∈P2(R), et α, β ∈R. On a

L(αp+βq) = ((αp+βq)(−1),(αp+βq)0(1)) = (αp(−1) +βq(−1), αp0(1) +βq0(1))

=α(p(−1), p0(1)) +β(q(−1), q0(1)) =αL(p) +βL(q).

L est donc bien linéaire.

2. On calcule L(1) = (1,0) = e1, L(X) = (−1,1) =−e1 +e2 et L(X2) = (1,2) = e1+ 2e2. On trouve donc

[L]B2,B1 =

1 −1 1 0 1 2

. D'après le cours, on trouve donc

[L(4−3X+X2)]B2 = [L]B2,B1 ·[4−3X+X2]B1

=

1 −1 1 0 1 2

·

 4

−3 1

= 8

−1

.

3. On calcule L(1) = (1,0),L(1−X) = (2,−1) = −(−2,1)etL((1−X)2) = (4,0) = 4(1,0). On trouve donc

[L]B0

2,B01 =

1 0 4 0 −1 0

.

1

(2)

On calcule4−3X+X2 = (1−X)2+ 2X−1−3X+ 4 = (1−X)2+ (1−X)−1 + 3 = (1−X)2+ (1−X) + 2. D'après le cours, on trouve alors

[L(4−3X+X2)]B0

2 = [L]B0

2,B01 ·[4−3X+X2]B0

1

=

1 0 4 0 −1 0

·

 2 1 1

= 6

−1

.

Exercice 3. 1. SoientM, N ∈Mat(n;F)etα, β ∈F. On aψ(αM+βN) =A·(αM+βN) = A·(αM) +A·(βN) =αA·M +βA·N =αψ(M) +βψ(N) en utilisant l'exercice 4 de la série 10 (pour la deuxième égalité). ψ est donc linéaire.

2. Si ψ est un isomorphisme, alorsψ est surjective et il existeB ∈Mat(n;F)telle queBA= In. A est donc inversible (voir le cours). Si A est inversible, alors on a ψ(A−1M) = M pour tout M ∈ Mat(n;F) et ψ est surjective. Comme ψ est linéaire et ψ : Mat(n;F) → Mat(n;F), on sait alors par une proposition du cours que ψ est un isomorphisme.

3. On rappelle que la base canonique de Mat(2;F) est B = (e11, e12, e21, e22), voir le cours ou le corrigé de l'exercice 1 de la série 9. On écrit A=

a11 a12 a21 a22

et on calcule

ψ(e11) =

a11 a12

a21 a22

· 1 0

0 0

=

a11 0 a21 0

=a11e11+a21e21, ψ(e12) =

a11 a12 a21 a22

· 0 1

0 0

=

0 a11 0 a21

=a11e12+a21e22, ψ(e21) =

a11 a12 a21 a22

· 0 0

1 0

=

a12 0 a22 0

=a12e11+a22e21 etψ(e22) =

a11 a12 a21 a22

· 0 0

0 1

=

0 a12 0 a22

=a12e12+a22e22. On trouve donc

[ψ]B,B =

a11 0 a12 0 0 a11 0 a12 a21 0 a22 0

0 a21 0 a22

 . Exercice 4. 1. On a

TA(x, y, z) = RealB(A[(x, y, z)]B) = RealB

1 2 −3 2 4 −1 0 2 0

·

 x y z

=RealB

x+ 2y−3z 2x+ 4y−z

2y

On trouve donc TA(x, y, z) = (x+ 2y−3z,2x+ 4y−z,2y) pour tout (x, y, z)∈F3. 2. On calcule

A·B =

1 2 −3 2 4 −1 0 2 0

·

−1/5 3/5 −1

0 0 1/2

−2/5 1/5 0

=

−1/5 + 6/5 3/5−3/5 −1 + 1

−2/5 + 2/5 6/5−1/5 −2 + 2

0 0 1

=

1 0 0 0 1 0 0 0 1

=I3.

2

(3)

De même, on trouve

B·A=

−1/5 3/5 −1

0 0 1/2

−2/5 1/5 0

·

1 2 −3 2 4 −1 0 2 0

=

1 0 0 0 1 0 0 0 1

=I3. 3. On a, d'après le cours :

[TA◦TB]B,B = [TA]B,B·[TB]B,B =A·B =I3 = [IdF3]B,B.

Comme l'applicationC ∈Mat(3,3;F)7→TC ∈L(F3,F3)est un isomorphisme, on obtient TA◦TB = IdF3. De la même manière, B ·A = I3 implique TB ◦TA = IdF3. Donc TB est l'inverse de TA, TA−1 = TB. Un calcul comme dans la première question de cet exercice donne TB(x, y, z) = (−x/5 + 3y/5−z, z/2,−2x/5 +y/5) pour tout(x, y, z)∈F3.

Exercice 5. On cherche à résoudre le système :

 s−1

3 3

+y·

 s−1

s s

+z·

 0 s s2

=

 0 0 0

↔

s−1 s−1 0 0

3 s s 0

3 s s2 0

 (L1) (L2) (L3) On obtient après une première étape, en supposant s6= 1,

(L1)

(L02) = (s−1)(L2)−3(L1) (L03) = (s−1)(L3)−3(L1)

s−1 s−1 0 0

0 s2−s−3s+ 3 s2−s 0 0 s2−s−3s+ 3 s3−s2 0

=

s−1 s−1 0 0

0 (s−1)(s−3) s(s−1) 0 0 (s−1)(s−3) s2(s−1) 0

et en continuant de la même manière (L1)

(L02)

(L003) = (L03)−(L02)

s−1 s−1 0 0

0 (s−1)(s−3) s(s−1) 0

0 0 s(s−1)2 0

.

Si s 6= 1, s 6= 0 et s 6= 3, on trouve donc z = 0, qui implique y = 0 et x = 0. Les trois vecteurs sont dans ce cas linéairement indépendants, et, par conséquent, rang(As) = 3 pour tout s∈R\ {0,1,3}.

Si s = 0, alors As = A0 =

−1 −1 0

3 0 0

3 0 0

 et rang(A0) = 2. Si s = 1, alors As = A1 =

0 0 0 3 1 1 3 1 1

et rang(A1) = 1. Si s= 3, alorsAs =A3 =

2 2 0 3 3 3 3 3 9

 et rang(A3) = 2. Exercice 6. On a pour i= 1, . . . , n+p etk = 1, . . . , m+l

(A)ik =





(A1)ik si 1≤i≤n, 1≤k≤m (A2)i(k−m) si 1≤i≤n, m+ 1 ≤k≤m+l

(A3)(i−n)k sin+ 1≤i≤n+p, 1≤k≤m (A4)(i−n)(k−m) sin+ 1≤i≤n+p, m+ 1 ≤k≤m+l

3

(4)

et pour k = 1, . . . , m+l etj = 1, . . . , q+r

(B)kj =





(B1)kj si 1≤k≤m, 1≤j ≤q (B2)k(j−q) si 1≤k≤m, q+ 1≤j ≤q+r (B3)(k−m)j si m+ 1 ≤k≤m+l, 1≤j ≤q (B4)(k−m)(j−q) si m+ 1 ≤k≤m+l, q+ 1≤j ≤q+r On calcule (A·B)ij pouri= 1, . . . , n+p etj = 1, . . . , q+r :

(A·B)ij =

m+l

X

k=1

(A)ik(B)kj =

m

X

k=1

(A)ik(B)kj+

m+l

X

k=m+1

(A)ik(B)kj

=





































Pm

k=1(A1)ik(B1)kj +Pm+l

k=m+1(A2)i(k−m)(B3)(k−m)j

sii∈ {1, . . . , n} et j ∈ {1, . . . , q}

Pm

k=1(A1)ik(B2)k(j−q)+Pm+l

k=m+1(A2)i(k−m)(B4)(k−m)(j−q)

sii∈ {1, . . . , n} et j ∈ {q+ 1, . . . , q+r}

Pm

k=1(A3)(i−n)k(B1)kj +Pm+l

k=m+1(A4)(i−n)(k−m)(B3)(k−m)j

si i∈ {n+ 1, . . . , n+p} et j ∈ {1, . . . , q}

Pm

k=1(A3)(i−n)k(B2)k(j−q)+Pm+l

k=m+1(A4)(i−n)(k−m)(B4)(k−m)(j−q)

si i∈ {n+ 1, . . . , n+p} et j ∈ {q+ 1, . . . , q+r}

=





































Pm

k=1(A1)ik(B1)kj +Pl

k=1(A2)ik(B3)kj si i∈ {1, . . . , n} etj ∈ {1, . . . , q}

Pm

k=1(A1)ik(B2)k(j−q)+Pl

k=1(A2)ik(B4)k(j−q)

si i∈ {1, . . . , n} etj ∈ {q+ 1, . . . , q+r}

Pm

k=1(A3)(i−n)k(B1)kj +Pl

k=1(A4)(i−n)k(B3)kj sii∈ {n+ 1, . . . , n+p} etj ∈ {1, . . . , q}

Pm

k=1(A3)(i−n)k(B2)k(j−q)+Pl

k=1(A4)(i−n)k(B4)k(j−q)

sii∈ {n+ 1, . . . , n+p} etj ∈ {q+ 1, . . . , q+r}

=





(A1·B1)ij + (A2·B3)ij si i∈ {1, . . . , n}, j ∈ {1, . . . , q}

(A1·B2)i(j−q)+ (A2·B4)i(j−q) si i∈ {1, . . . , n}, j ∈ {q+ 1, . . . , q+r}

(A3·B1)(i−n)j + (A4·B3)(i−n)j si i∈ {n+ 1, . . . , n+p}, j ∈ {1, . . . , q}

(A3·B2)(i−n)(j−q)+ (A4·B4)(i−n)(j−q) si i∈ {n+ 1, . . . , n+p}, j ∈ {q+ 1, . . . , q+r}

=





(A1·B1+A2·B3)ij sii∈ {1, . . . , n}, j ∈ {1, . . . , q}

(A1·B2+A2·B4)i(j−q) sii∈ {1, . . . , n}, j ∈ {q+ 1, . . . , q+r}

(A3·B1+A4·B3)(i−n)j sii∈ {n+ 1, . . . , n+p}, j ∈ {1, . . . , q}

(A3·B2+A4·B4)(i−n)(j−q) sii∈ {n+ 1, . . . , n+p}, j ∈ {q+ 1, . . . , q+r}

=

A1·B1+A2·B3 A1·B2+A2·B4 A3·B1+A4·B3 A3·B2+A4·B4

ij

On a donc bien l'égalité demandée. La dernière chose à montrer est une conséquence directe de cette formule.

4

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