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DE
L'ASSOCIATION AMICALE
des Anciens et Anciennes Elèves des Sections Normales
et de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique
Présidents d’honneur :
M M . les D irecteurs généraux h onoraires de l ’Enseignem ent Technique. M . le D ire c te u r a d jo in t h o n o raire de l ’Enseignem ent Technique.
M M . les anciens D ire c te u rs de l ’Ecole N o rm ale S u p en eu re de 1 Enseignem ent M . îe ^ ^ S e r te û r de l ’Ecole N o rm ale Supérieure de l ’E nseignem ent Technique. M . le D ire c te u r a d jo in t de l ’E .N .S .E .T.
M m e la sous-directrice de l ’E .N .S .E .T.
M . P. P A S T O U R , recteur de l ’académ ie de N ancy.
Secrétaires généraux et Présidents honoraires :
H C O U R T : In s p e c te u r général de l ’In s tru c tio n publique. A ' B IG U E N E T ; In sp ecteu r général de l ’In s tru c tio n publique. M . N E S P O U L O U S , Proviseur du Lycée T ech niq ue de Vincennes. A. T H U IZ A T , Professeur à l ’E .N .N .A de Paris.
J M R E P E U IL , Professeur au L .T . de C h a m p ig n y -s u r-M a m e . D . RATTVAT.T.E, Professeur à l ’I.U .T . de Reim s.
C A N T A R E L (B 56-59), I.P .R , M o n tp e llie r.
Secrétaire régional honoraire du Groupe de Paris :
J U T T E T , 45, ru e B e rn a rd -P a lis s y , à G ie n (L o ire t).
COMITÉ
Pvésid&nt *
M lle M E G E (E P 4 6-48), 48 bis, ru e B obillot, Paris-13».
Vice-Présidents :
M m e B A Z IE U (A= 4 4 -46). , ^ „ B O N M A R ’I T N (B 4 2-44), D ire c te u r a d jo in t de l ’E .N .N .A ., 4, ru e A .-M usset, 6 9 -
V ille u rb a n n e .
Secrétaire :
P. P U E C H (A l 4 4 -4 6 ), 93, ru e de Paris, 94 - J o in v ille -le -P o n t.
Secrétaires adjoints :
B O S O M (B 5 6 -59), 100, ru e J.-Jaurès, 92 - C h â te n a y -M a la b ry .
R . G H A S S IN A T (A2 4 4-47), 2. ru e des P o s s és-S ain t-M arcel, 7 5 - P a r is - 5 '.
P R U N E T (A2 5 7 -6 1 ), 71, boulevard P .V .-C o u tu rie r, 94 - L ’Hay-les-Roses. S C H W A R T Z (A l 4 8 -5 0 ), 3, ru e D a n g o n , 6 9 - L y o n - 4 ^
Trésorier :
R E S S A Y R E ( D 56-59), 4, avenue du P a s te u r -M a rtin -L u th e r-K in g , 78 - L e Pecq.
Trésorier a d jo in t :
P O R C H E R (B 53-56), 37, avenue de S a ln t-M a n d é , Paris-12». A U T R E S M E M B R E S D U C O M IT E
M lle A Ü B H Y (E 60-64), M lle D U P U Y (E P 60-64), M lle P R O U H E T (C 41-43), M m e R E V E IL L E R E (C 4 9 -51), M M . A U B R Ÿ (B 2 9 -31), B O IS S IE R (B 4 6-48), C H E P D E V IL L E ( A l 5 2 -55), C L E M E N T ' (B 5 7 -6 1 ), P A R G IE R (E P 39-42TT G A B IO N (D 27-29), GlA G N O L (P 38-40) G A R N E R O (B 4 6 -48), G A Y R A R D ( A i 56 -59), G R E U Z A T (E P 38-40), M E R Y (B 56-60), K O S C H E R (P 4 0 -42), L A S S A R A T (B 58-61, D E K A N D IB A (D 46-48). A D R E S S E e t C O M P T E C O U R A N T P O S T A L :
A S SO C IA T IO N AM ICALE D E S A N C IE N S ELEVES E.N .S.E.T. 61, a v e n u e du P ré sid en t- W ilson , 94230 C a ch a n (V a l-d e -M a r n e ). C.C.P. P a ris 5488-99
C o tisatio n ann uelle : 35 F — D é b u tan ts, R e tra ité s : 20 F
SO M M A IR E
Ceux qui s’en vont : Maurice Nespoulous ...
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Chateaubriand et ies Gaulois ...
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A propos des calculatrices et petits o rd in a te u rs ...
13
Coup d ’œil sur les structures de l’Enseignement en
République Fédérale d ’Allemagne ...
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Du Compagnon au Technicien ...
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La vie de l’amicale ...
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•
Sujets de concours ...
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Agrégation de Physiologie-Biochim ie ...
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Mutations retraites ...
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Promotions - Distinctions - Succès ...
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Ce que publient nos camarades ...
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La vie fam iliale ...
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Ouvrage reçus ...
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C e u x q u i s ’ e n v o n t
IVIaurice N E S P O U L O U S
Le 25 août, à S a in t-F é liu -d e -G u is o l, en Espagne, notre collègue et a m i est
m o rt au volant de sa voiture précipitée dans u n ravin. M m e NESPOULOUS qui raccom pagnait, grièvem ent blessée, est heureusem ent en cours de rétablissement.
Cette tragique disparition a ttris te profondém ent tous ceux qui Vont connu. Quand on sait ce que fu t sa vie si active, si bien rem plie, au service de l’Ensei gnem ent Technique et de l’Education N ationale, cet a rrê t b ru tal, u n an à peine après son admission à une pension de re tra ite , laisse en noufs un am er sentim ent d’injustice, ncms confronte avec une inéluctable philosophie de l’absurde.
M aurice Nespoulous a v a it un tem péram ent de lu tteu r. Né le 15 fé v rie r 1905, à Vierzon, dans une fa m ille modeste, il fu t admis à l’Ecole N orm ale d’in s titu teurs de Bourges, puis, en 1927, dans la section Sciences de l’Ecole N orm ale Su périeure de l’Enseignement Technique. Professeur à l’Ecole N ationale Profession nelle L ivet à Nantes, il passa avec succès, en 1939, le concours de D irecteur. Après une année de guerre dans l’artille rie , il dirigea le Collège Technique de S a in t-N a za ire , de 1940 à 1945. A la libération, il réorganisa p end an t une année l’Ecole N ationale Professionnelle de Naxites. Ensuite, il contribua avec beaucoup d’énergie au développement du Lycée Technique de N io rt, jusqu’en 1953. P en d a n t d ix -h u it années, il dirigea le Groupe Technique des M étiers du B â tim e n t M a x im ilie n -P e rre t et lu i assura un extraordinaire rayonnem ent d a m toute la France, en organisant efficacem ent la liaison vivante avec les professions. C ette exem plaire efficacité dans l’action lu i va lu t, en 1968, d’être fa it C hevalier de la Légion d’Honneur. Sa prem ière année de re tra ite à p a rtir de 1971 f u t active et consacrée au placem ent des jeunes dans les entreprises de la région Est de Paris.
Notons en outre qu’il fu t, de 1958 à 1961, un Président plein d’in itia tiv e s de l’Association Amicale des Anciens et Anciennes Elèves de l’E.N.S.E.T. Aussitôt après, il devait, avec J. C artaü ler, se consacrer en tièrem en t à la p rép aration de la fusion des diverses organisations du personnel de Direction. Après la fusion en 1962, il assuma avec son am ab ilité et son efficacité coutumières, les fonc tions de Secrétaire A d m in is tra tif du S.N.P.D.L.
« Ceux qui vivent sont ceux qui lu tte n t » selon V. Hugo. M aurice Nespoulous
lu tta it, certes, p ar tem péram ent, mais il lu tta it aussi essentiellement pour les autres. C’é ta it particulièrem en t le cas lorsque je le ren co ntrai pour la prem ière fois, en 1943, dans un village de Bretagne, Guém éné-Penfao. Son Etablissem ent a v a it été écrasé une prem ière fois lors du bom bardem ent de S a in t-N a za ire en 1942, écrasé une deuxième fois pendant les bom bardem ents de Nantes où il l’av a it replié en 1943. Une secrétaire fu t tuée dans son bureau et il échappa p a r m iracle à la m ort. I l a v a it alors recueilli v ra im e n t les restes de ce qu’i l lu i restait d’élèves, de professeurs, de machines et, avec une indom ptable énergie, dans des conditions difficiles à im aginer au jo u rd ’h u i p a r nos jeunes collègues, i l im provisait et m a in te n a it en vie Ecole et In te rn a t.
Voici quelques années, il me d it un jo u r : « I l fa lla it bien fa ire quelque chose pour les enfants des travailleu rs de S a in t-N a za ire . C’est sûr, j ’ai fa it alors to u t ce qui é ta it possible, mais un au tre a u ra it pu le fa ire comme m oi ».
T e l é ta it l’homme, tel é ta it celui qui fu t un Proviseur en toutes circonstances et dans toute l’acception du term e. Nous le regrettons au jo u rd ’hui, mais p a r son exemple il nous honore et il reste v iv a n t dans notre syndicat. Adieu M au rice Nespoulous. P .Y . P H I L I B E R T Proviseur du L .T .E . L o u is -L u m iè re P a ris -6 ' E F 39-42 10
CHATEAU ï
et
Est-ce une coïncidence que, vers l’époque du bi-centenaire de Chateaubriand, les Gaulois, par la voie curieuse des publications d ’Astérix, soient revenus à la mode ? M. le professeur Raymond Lebègue, membre de l’Institut, dans une étude fort inté ressante sur les « Versions inédites des martyrs », en particulier du livre Vil sur les Gaules qui précédait le chant sur la druidesse Velléda l’armoricaine, nous fait connaître un personnage curieux rencontré par Eudore, un gaulois appelé Dumnorix,
Ce passage abandonné par Chateaubriand, dans l’édition définitive des Martyrs,
nous montre Dumnorix dans son village. La lecture en évoque irrésishblement une
comparaison avec Astérix ou Abraracourcix, Gaulois drolatiques rendus célèbres par la bande dessinée ou le dessin animé. Qu’on en juge ?
« Au lever de l’aurore, j ’aperçus à travers les arbres d’une forêt, un Gaulois
complètement armé. 11 me découvrit lui-même, et vint aussitôt à moi en faisant brandir sa lance. « Franc ! s’écria-t-ii, rends grâce au père des Gaulois, au puissant Dis qui t’a conduit sur le sol inviolable de ma cabane. Sans ce hasard heureux pour toi, je t ’aurais déjà fait connaître la valeur du fameux Dumnorix ». J ’appris mon norn au jeune barbare, en le priant de m’enseigner ma route. Surpris de le voir armé, je lui demandai
s’il était survenu quelque trouble dans les Gaules. « Non, me dit-il, mais j allais
combattre la mer qui s’est soulevée, et lui faire sentir, malgré sa fureur, la force de ma lance ».
« Dumnorix me conduisit à son village agréablement situé parmi les arbres, au
bord d ’une rivière, Dans un instant, je fus entouré des femmes, des enfants, des
jeunes gens et des vieillards, qui me posaient à la fois mille questions dont ils n’amen daient pas les réponses. Ces Gaulois avaient la taille forte et élevée, les couleurs vives, les yeux bleus, le regard farouche et menaçant, la chevelure blonde, épaisse et mêiee. Ils portaient des colliers, des bracelets, de larges braies, une tunique serrée et à man ches ; les habits de quelques-uns d’entre eux étaient chamarrés de morceaux de pourpre et ornés de fil d’or et d’argent ; ils se complaisaient dans cette pompe bizarre et i’éta- laient avec orgueil.
« Dumnorix n’obtint qu’avec peine l’honneur de me donner l’hospitalité. Aussitôt que j ’eus franchi le seuil de sa cabane, il me présenta des fruits, en me disant : « Ne me fais pas l’affront de sortir de chez moi sans manger ». Après cela, il me toucha la barbe, et me jura sur son épée une éternelle amitié. Il prit ensuite à son foyer un crâne d’homme, garni en argent, il le remplit de vin, le porta à ses lèvres ; « Je bois avant toi, dit-il », et il me passa l’horrible coupe.
« Quand le festin fut préparé, on se mit à table. Autant les repas des Francs m avalent paru graves, autant ceux des Gaulois me semblèrent animés. Des enfants presque nus, ne portant qu’une étroite ceinture pour les empêcher de grossir, servaient les convives. Les femmes étaient assises avec nous, elles avaient je ne sais quelle grâce des Gaules, je ne sais quelle hardiesse et quelle autorité au milieu des hommes. On parlait tous à la fois, on riait, on chantait, on se portait des défis à boire.
A la gaîté, à la vivacité, à l’air brave et spirituel de ce peuple, je me serais cru parmi des Grecs, mais qui n’avaient point encore entendu les sons de la lyre d ’Orphée ».
« Un accident troubla la fête. Le feu prit à la maison de Dumnorix. Le convives sortirent. Je me levais pour les suivre, lorsque mon hôte, restant tranquillement sur son siège, me dit avec un sourire ironique : « Romain ! tu as peur ! ».
Je n’eus que le temps d’emporter dans mes bras l’audacieux Barbare, qui tenait à déshonneur de fuir devant les flammes.
« Dumnorix se chargea le lendemain de me mener au port d’Iccius. « Nous en sommes à plus de quinze nuits de distance, me dit-il ; mais je t ’ai juré amitié, et je
te conduirai en sûreté au temple du vent CIrcius ».
« Mon guide se baigna, se frotta le visage avec du beurre nouveau pour polir et
bianchir son teint ; il se mira dans un vase plein d ’eau, et suspendit à son cou la
racine d ’une plante enveloppée dans un linge blanc. Il aiguisa la pointe de son épée,
et empoisonna quelques flèches avec la sève de la jusquiane. Il fit sa prière, tenant
le bouclier de la main gauche, la lance de la main droite, et penchant le corps vers
la gauche. Il voua sa succession à Hésus, ou Mars le Gaulois ; il m’offrit de l’argent
pour le lui rendre dans une autre vie. Ensuite, il marcha devant mol, précédé d ’un
lévrier breton, et suivi de deux saguses, fameux bassets des campagnes de Lugdunum. « Nous nous enfonçâmes dans les forêts ou nous fûmes attaqués par des troupeaux de porcs sauvages, aussi méchants que des loups. Nous remarquâmes des bocages, des arbres, des troncs dépouillés, consacrés aux eaux courantes, aux vents, aux tem pêtes. Un soir, nous aperçûmes un cavalier qui pressait un cheval fougueux. « Il vient de cueillir l’œuf des serpents, me dit mon guide. Il l’a reçu à la lune nouvelle, dans une robe blanche, lorsque les reptiles le lançaient en l’air en sifflant. Les serpents poursuivent maintenant le ravisseur, et il ne peut leur échapper qu’en traversant un fleuve à la nage ».
Nous découvrîmes enfin la Tour ardente, ou le phare de Caligula, qui nous annon çait le port de l’Iccius, et je me séparai de mon guide après lui avoir fait présent d’une armure romaine ».
Dumnorix, Astérix et Abraracourcix sont-ils littérairement parents ? Je ne pense pas que l’auteur, qui créa les derniers personnages, ait eu connaissance de cette autre fiction qu’est Dumnorix, sorti de l’imagination de François René. Mais la ressemblance est étonnante et souligne combien Chateaubriand étudié en profondeur, nous réserve des aspects ignorés de son talent parfois surprenant ! Chateaubriand n’a guère fait
qu’emprunter aux commentaires de César, ce nom gaulois de Dumnorix et peut être quelques-unes de ses attitudes à Stabon, mais le personnage est simple, fort « gaulois » sans doute très proche de la vulgarisation drolatique qui a fait la fortune « d’Astérix et les Gaulois », tout au moins dans le premier livre I
Raymond VAYVA, Intendant Honoraire de l’E.N.S.E.T.
A propos
des calculatrices
et petits ordinateurs
Depuis quelques années existent sur le marché des appareils d ambition limitée, connus sous le nom de « calculateurs économiques de table programmables ».
• Lorsque l’on parle d ’ambition limitée, il s’agit de leurs performances sur le plan du calcul, qui sont loin de celles des gros calculateurs. En effet, d’une part leur vitesse opérationnelle est nettement inférieure à celle des ordinateurs (d’un facteur 1 000 au moins), d’autre part la capacité des mémoires ne souffre pas la comparaison ; enfin l’étendue du langage utilisé par les machines importantes est sans rapport avec le voca bulaire assez restreint des calculatrices de table.
• Toutefois ces appareils présentent un indiscutable intérêt pour l’enseignement ; D’une part ils permettent certains calculs simples répétitifs et facilitent les évalua tions fastidieuses de moyennes, variance, factures, conversions... De ce point de vue
ils se situent là où la calculatrice mécanique ne suffit plus et où le véritable ordinateur est disproportionné.
D’autre part, et c’est là le point important de mon propos, ils permettent une pre mière approche des problèmes de l’informatique ; ce sont des instruments didactiques, grâce auxquels on peut faire pressentir aux élèves les possibilités, mais aussi les limites de ce mode nouveau de pensée et d'action.
Il n’est pas question de faire ici une étude complète des caractéristiques de ces appareils et encore moins de faire le tour de leurs possibilités pédagogiques mais de livrer quelques idées et réflexions consécutives à des essais d’initiation d ’éléves de classes scientifiques. Je dois en toute honnêteté avouer que mon expérience se limite à un seul type de calculateur, le plus simple et le moins cher, je crois (de l’ordre de 30000 F tout de même...) ; il en existe d’autres, beaucoup plus sophistiqués, mais je ne les ai pas utilisés avec mes élèves.
Ce qui distingue avant tout ces machines des calculatrices ordinaires, est l’existence : de mémoires multiples,
de la fonction de choix logique connue encore sous les noms de test, rupture ou saut conditionnel.
En effet les calculatrices ordinaires, si elles sont capables d’effectuer les opérations usuelles (addition, soustraction, plus rarement multiplication et division), ne les font qu’à la demande répétitive manuelle de l’opérateur (pensons au fonctionnement des caisses enregistreuses). Au mieux certaines peuvent effectuer une courte séquence d’opé
rations décidée une fois pour toutes (facturations tenant compte de taxes, par exemple...).
Ici par contre l'opérateur élabore sur sa feuille de papier un programme qu’il fait enregistrer (mémoriser) à la mactiine. Celle-ci est aiors capabie d'appliquer cet en semble d ordres (instructions) à des cas numériques qu'on iui proposera. Exemple simple ; on fait enregistrer à ia mactiine ie programme (la « méttiode littérale ») per mettant le calcul de y= a x4 -b . Si on lui donne ensuite des valeurs numériques pour
a, b, X, elle calcule, mémorise et imprime si on ie désire la valeur numérique de y.
Lorsque le programme est mémorisé il est bien sûr inutile de le recomposer pour calculer une autre valeur de y.
L essentiel est sans conteste l’existence du saut conditionnel résultant d'un cfioix
ogique. Le déroulement du programme peut être modifié par la machine elle-même
lorsque certaines conditions numériques son remplies (par exemple selon le signe du
contenu d une mémoire). On peut alors faire effectuer des « boucles de calcul » (calculs qui se répètent tant qu'une condition n’est pas remplie). Ceci est l'embryon du IF et du DO en FORTRAN.
En reprenant l'exemple ci-dessus ; pour a et b numériquement donnés une fois
pour toutes, on peut programmer ; calcul des valeurs de y pour —3 < x < - h 3 , x variant
de 0,1 en 0,1... Les résultats s’inscriront automatiquement et successivement sans autre intervention manuelle.
Ajoutons que selon les modèles les quatre opérations se voient adjoindre les sous- programmes de calcul de racines carrées, lignes trigonométriques et trigonométriques inverses, exponentielles, logarithmes...
L utilisation des calculatrices de ce type nécessite donc l'élaboration d'un pro gramme qui rendra réalisable l’algorithme d'un problème et c'est surtout à ces deux niveaux (analyse et programmation) que réside leur intérêt pédagogique.
Intérêt pour une initiation à l'informatique (un professeur d'informatique serait mieux a meme de développer ce point) : les calculateurs programmables sont des ordinateurs schématiques dont ils possèdent de nombreux éléments (unité d'entrée, de sortie, mé moire de calcul...) de plus, l’existence d'un langage pour coder les instructions d'un veritable langage-machine, permet de connaître autre chose que les vertigineuses faci lités des Fortran et autres dialectes... je suis persuadé, pour avoir fait partie d ’un groupe qui en a fait l’expérience, qu'il s'agit d'un tremplin efficace vers ia compréhension de machines plus importantes et de langages plus élaborés.
Intérêt pédagogique général : l'informatique est une école de rigueur, de logique implacable de soin et sur le plan de ia formation de l'esprit, il y a là un apport à ne pas négliger.
C est sur le plan de l'analyse du problème à résoudre que l'on peut espérer le plus (la syntaxe, quoique simple et vite acquise, doit être scrupuleusement appliquée : un grand soin et une attention soutenue sont nécessaires pour rédiger ie programme et l'introduire en machine ; on y juge certaines qualités des élèves aussi sûrement qu’en travaux pratiques). En effet l’exiguité des mémoires, les performances modestes des calculateurs nécessitent de la part des utilisateurs qu'ils fassent preuve d'astuce et d'imagination pour faire tenir dans les registres les Instructions de programme et les nombres utilisés.
Pour citer une expérience faite cette année, j'ai laissé les élèves libres de choisir leurs sujets et leurs problèmes, sans même leur indiquer, lors de l’exposé théorique les artifices désormais classiques de programmation, il était très intéressant pour eux de les chercher afin de gagner sur les phases de calcul (donc de gagner du temps) de supprimer des instructions superfétatoires et les remplacer par d'autres plus utiles (et donc d'augmenter la puissance du programme), en bref d'améliorer l'élégance et l’effi cacité du travail.
Parmi les volontaires (d'une classe préparatoire à l'ENSET B) qui ont fait l’effort de participer à l'élaboration de quelques programmes élémentaires, quelques uns ont été surtout éblouis par l’apparente facilité de la machine, passant pas mal de temps à «
fier » leurs tables de valeurs numériques (n I, x= ...) et ne suivant ^
l'échelon suivant, rebutés par les difficultés : ils auront au ®
nateur n’est rien s’il est seul et que le « goulot d étranglement » se situe bien souvent au niveau de l’analyse.
Un noyau d’une di'.aine d’élèves a désiré approfondir leur recherche et voici, a titre d’exemple, quelques problèmes étud.és et les difficultés rencontrées ;
- T r a c é des courbes de résonance d’un circuit RLC, en fonction de la pulsation par exemple, avec la résistance comme paramètre. Bon exercice de debut.
XH
— Calcul de ex = Z --- l’algorithme est évident, il suffit de faire calculer les
termes de la série et de les additionner au fur et à mesure ; mais quand et cornment arrêter le calcul (il y a des méthodes plus ou moins lourdes) ? Il y a aussi
des constantes q ie l ’on peut introduire « à la main » ou faire << Il apparaît une « concurrence >> entre les décimales du résultat e de ni, ce qui limite les possibilités, mais donne de l’Intérêt a I analyse.
_ Calcul du champ magnétique en un point de l’axe d’un solénoïde " ° "
long ■ le tracé de la courbe B = f (x), x distance du point a u œ ntre du solenoide est
fastidieux Le calculateur facilite bien les choses. On peut meme introduire un para
mètre de forme du solénoïde (rapport rayon/longueur). Le problème est ic i de simpli
f i a formule physique pour rendre le programme, assez long, absorbable par la
machine et pour améliorer la présentation du résultat.
_ Tracé des équlpotentielles d’un système de deux charges électriques identiques^ Il s’agit de donner les coordonnées (x, y) des points des éq^ipotentielles comprises e ^ deux valeurs limites du potentiel. On cherche évidemment une suite discrete de points et une suite discrète d’équipotentielles. Le problème est plus ambitieux. Bref, plus géné ralement, sont calculables la plupart des fonctions mathématiques exprimables par une
formule.
Les élèves qui ont cherché ainsi à approfondir un peu les techniques de programma- tinn n’ont oas caché leur intérêt : certains sont venus travailler seuls sur les calcula
t e s E t il f a paru s a t f is a n t de voir certains passer le seuil au delà duquel on pré
féré la phase d’élaboration du programme à celle du passage en machine de celu .
Je reqrette de n’avoir eu ou (je le confesse) pas recherché ^occasion d;utlliser les calculatrices programmables comme auxiliaires de calcul ; c ’est-à-dire que je me sui
in tlre s s ? à la programmation en elle même, le résultat étant somme tou e f o n f ire parce qu’en général connu d’avance. Il ne fait aucun doute Pourtant qu il
s’agit là d ’une possibilité très Intéressante : en particulier en ce qui ^
tion de résultats de mesures ou statistiques physiques ou chimiques. Signalons par pxemole les problèmes de pH qui peuvent recevoir une solution rigoureuse. Les cata- loques de programmes des fabricants de calculateurs fournissent d’ailleurs des progarn-
m L dans K s les disciplines : mathématiques, physique, génie civil, aéronautique,
com ptabilité...
Je rearette égalem ent de n’avoir pu, ni vu, ten ter l’expérience d ’initiation à l’infor m atique d ’élèves de classes avant baccalauréat. J ’entends, bien sur, classes non speci
f y f
i f e t , les Classes de section H utilisent des calculateurs program m ables des la orem ière Une telle tentative ne me sem blerait pas a rejeter a priori, si j en juge d a îr è s l’attrait qu ’exercent sur les jeunes les dém onstrations 1 inform atique pratiquéesau palais de la découverte. Proposons-nous un bilan :
— les calculateurs électroniques sont onéreux (mais robustes et transportables, soit d it en passant), mais certains appareils de laboratoire ou machines d atelier n ont-ils
■ < .i r . » c o m „ „ „ p ,„3,e u r.
c .r,.7 n T ’ ° ' ' »“ « “ “ ■ = '«
nécessaires à des élèves de niveau b a cc+ 2 5 ' ‘^éo^'q^es
baccalauréat. Je ne tiens pas comote ici Hri t •? heures suffiraient au niveau de
délassement pour tous et on a du mal à s’a r r a c h r a ï c la lie n " " ^ '" " ’
caloul de î machine % u î n ’f ’é té ''!a s d ^ ^ récompense de la vitesse de
o rd in a te u r)* et la satisfaction d'avoir surmonté une d ifficulté';" '°'®
a tt e in T < " S r : :; e " " f 'r :s ? b :n ^ 'u " e C ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ - monde
ce que peut l'ordinateur mais aussi quelles sont s e r C fg e C e s C t s C s " i!m tte s " " '° " ''" " '"
rie u r° D ^ f , a " C e C f è r t ^ ' S C T C C C ^ ^ ^ ^ l'enseignement
supé-« démocratise » actuellement en envahissant les des lycées. Il se
- à distance - une voie anCooue T J n C Le Laser suit
semblable démocratisation) : P®® susceptible d'une
L’ordinateur est en train de s'engager sur leurs traces.
Si des collèges étaient intéressés, il serait oos<!ihio hq iq
9 r.m m » ,u e d’. „ , „ s .m io a N ,,,. « ,Z T , t , X S Ô n “ " '‘' ” ' '’ '° '
PRUNET (As 57-61)
fe o tio n n é e s r l6 * c e l! e ï2 f 'j£ o " v à n ? ® e n ° SO^secondes Te'ïrob^ ^^ ré c e m m e n t l'u n e d es plus p e r du n o m b re 1234567898 (p e rfo rm a n c e in té r e s s a it® s f P ; n " s a T t % ï e 1 o flw S 9 "’ "e°sfp ? em T er
Coup d’œil
sur les structures
de l’Enseignement
en République Fédéraie d’Ailemagne
et réforme actueiie
La République Fédérale d’A llem agne fa it p a rtie de l’Europe des n e u f ; ü nous p a ra ît intéressant d’exam iner les grandes structures de son enseignement.
Une telle tâch e est très fa c ilité e p a r l’existence des remarquables publica tions de VO.C.D.E. (organisation de coopération et développement économique). Nous nous référons au fascicule (E D (71) 13 Barèm e 2 ) publié p a r le comité d’éducation pour l’examen des politiques nationales en m a tiè re d’éducation.
*
• «
I. - La République Fédérale d’Allemagne et le système d’enseignement
La République Fédérale d'Allemagne a été instituée par la loi fondamentale du 23 mal 1949 comme un « Etat Fédéral démocratique et social ». Ceci voulait dire, qu'à la fondation, on renonçait explicitement à la fols à l'Idée d'un état centralisateur (ce qu'avait créé le nazisme) et à une pure fédération d'états, groupement des principaux Lânder, analogue à ce qui existait avant 1871 ; en cela, on se conformait à une tradition constitutionnelle qui avait été celle du Deutsches Reich de 1871 à 1918 et de 1919 à 1933. Actuellement, le Gouvernement de la R.F.A. fonctionne de cette façon ; ceci entraîne certaines particularités ; en 1969, par exemple, la moitié des recettes publiques a été attribuée aux Lânder. Il n'en reste pas moins que des tâches particulièrement im portantes Dour le développement général de l'Etat et de sa société incombent princi- paiement à la Fédération (relations extérieures, défense, finances, législation générale, économie, politique du travail et politique sociale).Le système d'enseignement est l'un des rares secteurs importants confié par la loi fondamentale de 1949 presque exclusivement aux Lânder. En conséquence. Ils ont eu le droit et la possibilité d'organiser et de développer leur propre système univer sitaire et scolaire, selon leur traditions et leurs conceptions particulières. Les Lânder ont cependant l'obligation de demeurer « loyaux à la fédération », c'est-à-dire qu'ils sont contraints de se conformer aux orientations adoptées par l'Etat Fédérai ; en particulier, la loi fondamentale reconnaît à chaque citoyen le libre déplacement, le libre choix du travail et du lieu d'enseignement.
Depuis 1969, cependant, les compétences de la Fédération ont été étendues consi dérablement en matière d'enseignement, de façon à assurer une plus grande uniformité dans les structures.
Les Lânder se sont mis d'accord pour créer l'instrument de cette coordination à l'échelon fédéral : « la Kulturministerkonferenz » dont font partie de droit les ministres des affaires culturelles des Lânder : plus de trois cents accords cadres ont pu être ainsi concius.
Actuellement, le système d’enseignement de la République Fédérale d ’Allemagne présente une plus grande uniformité que pendant presque toutes les périodes de i tiistoire d Allemagne ; cette uniformité est en grande partie due à l’influence des universités qui avaient pu conserver la même structure sur toute l’étendue de la fédé ration.
Le système d’enseignement peut être divisé en quatre grandes parties, comme chez nous :
enseignement primaire, enseignement secondaire, enseignement post secondaire, enseignement complémentaire.
En R.F.A., l’enseignement n’est ni exclusivement privé, ni exclusivement public. Dans ce domaine, au contraire, les droits et initiatives des individus, des parents ou la famille, des églises, de l’Industrie et des institutions sociales de toutes espèces (syndicales en particulier) s’exercent à égalité : ils ont même le pas actuellement sur les tâches et activités de l’Etat et des autorités locales.
La loi fédérale garantit fondamentalement le droit d’ouvrir des écoles privées, sous réserve naturellement de l’autorisation dé l’Etat.
Par accord conclu avec les diverses églises (concordat avec l’église romaine), l’enseignemfent de toutes les confessions figure en option dans chaque programme (comme en Alsace-Lorraine chez nous).
La durée de la scolarité obligatoire dans*ies Lânder est de douze ans (6 ans à 18 ans), dont neuf années à temps plein.
Tous les enfants ayant six ans révolus, au 30 juin de chaque année, sont tenus d’entrer à l’école le 1 " août de la même année lorsque commence la nouvelle année scolaire.
II. - L’enseignement pré-primaire et primaire
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— Le « Kindergarten » est la fo m e .tra d itlo n rie jle d’éducation pré-scolaire pour les enfants de 3 à 6 ans. Dans les Lânder, ils s^qnt entretenus essentiellement par des orga nisations d ’aide-soclale (dans la proportion de 75 <>/o). L’Etat exerce son contrôle S;Ur les Kindergâten par l’intermédiaire des organismes chargés des affaires sociales et de
la jeunesse. '
Les schulkindergârten » relèvent des autorités' scolaires et sont destinés aux
enfants d âge scolaire qui ne sont pas mûrs pour l’école proprement dite ; leur fré
quentation est facultative. Cependant, én Hesse, Basse-Saxe, Rhénanie du Nord,
West-phalle, les autorités scolaires peuvent la rendre obligatoire.
La « Grundshuie », comme notre école oommunale, assure la scolarité primaire
dans tous les Lânder. Elle va de la première à la quatrième année scolaire (6 ans —
10 ans) ou de la première à la sixième année, à Berlin-ouest et à Brème (6 ans —
12 ans) : eile est commune à tous ies enfants.
Selon le Land, le nombre d’heures par semaine de classe varie de 16 h à 23 h la première année, de 20 h à 36 h la seconde année, de 24 h à 29 h la troisième
de J6 h à 30 h en quatrième année' (voir planches I et II, deux exemples d ’horaire de
la Gründschule).
En 1969 les Grundschulen oomptaient 3,6 millions d ’élèves.
III. - L’enseignement secondaire de niveau I et le Gymnasium
Il présente de très grandes analogies avec ce qu’était notre enseignement secondaire avant la réforme de 1936 qui supprima les Ecoles Primaires Supérieures, avec la diffé rence, toutefois, que i’enseignement y est obligatoire.
- La « Hauptschule » (analogue à nos C.E.G.) est une école secondaire comprenant cinq années dans les Lânder où les élèves vont à la Grundschule pendant quatre ans, trois années dans ceux où Ils vont à la Grundschule pendant 6 ans.
Jusqu’à une date récente, ces établissements, comme nos C.E.G., étalent associés à des Grundschulen ; Ils ont été différenciés à une date récente.
En 1969, les deux tiers des élèves sortant des Grundschulen se dirigeaient vei's les Hauptschulen. Le « Kultusmlnisterkonferenz » définit ainsi le rôle de la Hauptschu e.
« L a Hauptschule doit permettre à l’élève d ’accéder à la culture, de s Insérer dans la vie politique et sociaie, et de trouver sa place, selon ses capacités, dans la vie active ».
En principe, la Hauptschule débouche sur la vie active et I apprentissage , I ensei gnement d ’une langue y est obligatoire, ainsi que quelques notions de technologie
pour permettre l’orientation. Aucun enseignement proprement professionnei n y est
donné. Des possibilités de rattrapage existent et permettent aux meilleurs élèves d entrer au Gymnasium (Lycée ciassique) et à la Reaischule.
La « Reaischule » pertétue, avec bien des modifications, l’ancienne Mitteischule
qui ressemblait étrangement à notre Ecole Primaire Supérieure.
La Reaischule est une école secondaire menant jusqu’à la dixième année (16 ans) et comprend, dans la forme normale (selon le temps passé à la Grundschule), les
années scolaires 5 à 10 ou 7 à 10. Elie existe aussi comme cycie de rattrapage de
trois ans pour les élèves venant de la Hauptschule et devant entrer au Gymnasium En 1969, 15 % des élèves sortant de la Grundschule se dirigèrent vers ies Reaischuien. Les éièves sortant de ia Reaischuie ont, outre ia possibilité de passer au Gym nasium, celle de poursuivre leur formation scolaire dans toute une série d’écoles pro fessionnelles, ou d’entrer en apprentissage. La plupart des élèves de ia Reaischule entrent ensuite en formation professionnelle.
L’enseignement de ia Reaischule est un enseignement de type secondaire, sans formation professionnelle ou technologique ; une seule langue est obligatoire. L’horaire est voisin de 30 h de cours hebdomadaire (voir annexe II).
Il donne droit à un diplôme de fin d’études.
— Le « Gymnasium » désigne toutes les écoles secondaires d’enseignement général
(et non technique) menant jusqu’à la treizième année de scolarité à l’issue de laquelle, en cas de succès, on peut obtenir un certificat ouvrant l’accès des universités ou établissements équivalents (Hochschuireife). En fait, une distinction s opère entre les
Gymnasien dont l’examen final (aptitude à l’enseignement supérieur général ou
Abitur) ouvre l’accès à toutes les disciplines universitaires et ceux qui donnent seulement droit à poursuivre l’étude de certaines disciplines ou groupes de disciplines (fach- gebundene Hochschuireife).
LE GYMNASIUM, dans sa forme normale, comprend ies années de scolarité 5 à 13
ou 7 à 13, selon la durée des études dans les Grundschulen. Il existe des cours de Gymnasium complémentaires où peuvent passer les élèves de la Hauptschule au bout de leur septième année. De très bons élèves de la Reaischule peuvent aussi passer au Gymnasium au bout de la dixième année.
11 ne doit pas y avoir de différences de programmes et d’emplois du temps entre les Gymnasien de type normal, avec deux langues étrangères, jusqu’à la dixième année d’étude comprise.
Le Gymnasium, issu de l’école latine du Moyen Age, par le caractère de son recrutement, s’apparente au lycée de notre jeunesse : Il a pour fonction de préparer à l’entrée à l’université.
Dans ses formes actuelles (langues anciennes, langues vivantes, mathématiques et sciences), il donne le même diplôme, quelle que soit ia spécialisation choisie lors des trois dernières années.
Le passé récent a été le témoin du développement de Gymnasien spécialisés (éco nomie, sciences sociales, beaux arts), conduisant à tous les enseignements universitaires, et de Gymnasien spécialisés dans la gestion des entreprises, la formation féminine et I enseignement ménager, qui conduisent seulement à certains enseignements supé rieurs (analogie avec les sections de Baccalauréat B de nos lycées pour l’économie).
D’autres types particuliers de Gymnasien existent dans certains Lânder :
— Les Gymnasien techniques en Bade-Wurtemberg et Schleswig-Holstein, les Gym- lenasien des Sciences de l’Education (analogues à nos Ecoles Normales Primaires sous leur forme ancienne), des Gymnasien d’orientation pratique en Bade-Wurtemberg condui sant les uns à certains enseignements seulement, les autres à tous les enseignements supérieurs.
C’est dire que les établissements analogues à nos lycées Techniques sont encore très peu nombreux et n’ont pas, en tout cas, un caractère aussi professionnel que nos sections de Baccalauréat de Techniciens.
En 1969, 22 % des élèves sortant de la Grundschule sont entrés au Gymnasium. Le recrutement s’effectue dans les trois type d ’établissements décrits à l’issue de la Grundschule, sur dossier, sur examen (Gymnasium) et aussi après une courte période d observation à laquelle participent les instituteurs et des professeurs du Gymnasium.
(à suivre)
P. PUECH
(Al 44-46)
o B
g
S
X3 3 Q> +> a , 03 C4)-P 4) o (0 H NO H 0> a bo-p 3 •P CO H «H 0> 3 4) X 03 '4) § b C0 H 4)o 3 -P 4) H (d t3 bû tH>3 H C O CO 33 0) C O •p 3 O a COSÜ 02 03 4) A /<U r o a bo a> H 3 m •H 0> 3 X O- 03 H +> 3 - B 4) +> H 0) (0 d o H <Q (0 CQ X 4) ü CO - Q) 0) d CQ Ü a 'Ü U 03 3 O 3 43 03 O Ü •H Q) W O H 3(0 CO a 3 Q) 3 3 H H H (^ • P <0 X o 4) 4) CO 03 4) 3 CQ ü 0> H X ü 03 H O H O CD > H O 4> X O X H < COVO H d a (0 bû O NO •P bO Q> 3 -P CD3 ■p 0) Bû 4> 3 4) 'O 3 C0 H 4> 4) 3 3 P , 4) 3 (0 T ) W 0> H a O O •H O 0> C o •O +> ü 3 +J a CO^O) 03 H CQ ^0) rc^ a bû 03 H 03 03 H m •H <D 4> X 4> CQ X (Q H + > 3 - H 4) •H H 0> 3 » d co d d O CO (0 0> 4) ü . . <D <0 X r f 03 o -P 03 H •d W 3 3 4) H 4) 3 O H <D 3 CT\ CO 3 H W G H 0) a 3 « -P O >P CO X ü 4) 4) b 0 3 a 3 W O 4> H X O CO O H O > H N D X <0 ü X H < CO i r \ bo Ü d 4> 3 3 P> 4) 4> a 3 co 4) 3 X 0) b 3 4) g CO H 4) 3 3 P , H a 3 H O ca K> 4) •d o o 4-> ü 3 >cO o 3 03 H a O 3 en H 03 03 >> /0> C0 4) X 4) 03 •H a CM XO) g H 4) d co d ■P 3 d 3 0) <0 4) o 4) 0) NO 0> X X 03 o H a Q bo 3 3 4) H <0 Ü 3 0> CO 3 H ra 0> a 3 • + > H 3 X ü 4) 4> bO 3 3 4> H X O CO o > H NO X o < CO LT\ bO o 03 4> 3 +> 3 4)a
3 4) *P C O X 4) 3 0> CL4 3 4) K> Nl> CO H 4) 3 3 P , H H a 4) aj fO 4> •d O O +> Ü 3 <U 3 X 03 H 4> (h O 3 03 H 03 033 /O) <0 4> X 4) 03 o* •H CM 3 3 •* H <0 H a NO 3 •• d co d -P 0) C 03 4> 4) ü NO u 'O (0 X d CQ O - P a a< bû 3 34) H 4) X O 01 30> S § • + > H 3 X o 4) 4) bO 3 3 3 4 ) H X O CO a O vû > H '4 ) X *-o r - < CO i f \ bo O d G 0) O • •H 0> 4) /4> XJ O 3 •H •H 3 NO o* ■P3
H 0) ex: C0 a 0> bO +J H CD 3 4)3 H 4) a o' H H (0 0> 3 Q H4) •P '4 ) 0> g> H 4) O H 4> (0 H31
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