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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Bulletin de l'Association Amicale des Anciens Élèves de l'École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique n° 108

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Texte intégral

(1)

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Collection de i'ingénieur-Technicien coordonnée par R. Touchet.

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c d 'ê I e c i t z r * o r i i cq LJ e

R

T O I I

W P T

élève de i'E .N .S .E .T .

• I W U ^ n C I

Professeur à l'I.U .T . de V ille -d 'A v ra y e t à I'E .N .S .E .T .

Dipôies e t quadripoles, 2 9 6 pages, 3 8 6 figures, 4 8 F.

Problèm es e t applications.

1 . Dipôies - 1 6 4 pages, 1 9 0 figures, 3 6 F.

2 . Q uadripôles - 2 0 0 pages, 2 0 4 figures, 4 0 F.

Le cours proprem ent dit est com plété par les deux fascicules d’exer­ cices et de problèmes. Le but recherché n'est pas de mettre sous les yeux de l'utilisateur un certain nombre de solutions considérées com m e modèles par l'auteur, limitées à un certain nombre de cas à résoudre. L'électronicien, au cours de sa vie active, se posera, le plus souvent, des problèmes pratiques sans cesse renouvelés : il est souhaitable de sub­ sister, devant ces problèmes, une attitude de réflexion et de recherche personnelle à l'extrapolation plus ou moins heureuse de documents existants.

Les thèmes des problèmes ont été choisis dans la littérature technique, de façon à aborder des questions importantes, qui ne peuvent, par leur ampleur, trouver place dans un cours magistral : outre l'aspect form ateur du travail, un certain nombre de résultats sont intéressants à retenir. On a égalem ent fait appel à des sujets d'examens et concours, mais en les découpant et rem aniant en fonction des nécessités pédagogiques de l'ouvrage et de sa finalité.

Pour toute docum entation, adressez-vous à votre libraire ou à :

masson et de

1 2 0 , boulevard Saint-Germ ain - 7 5 2 8 0 Paris Cedex 0 6

BULKTIIi de L’flSSOCiflTIOll fllDICfiLC

des m m (L(V(S

E C O L E

N O R U A L E

S U P E B iE U R E

S E ÎG N E H E K

E C H N ÎQ U E

N' 108 - 2* trimestre 1974

Abonnement (un a n ) 40 F Le numéro ... 12 F 61, avenue du Président-Wllson 94230 CACHAN

(2)

---nathan

technique

ENSEMBLE COMPLET D'OUVRAGES MODERNES ET ADAPTES

EXTRAIT DU CATALOGUE 1974

CAP

1ère ANNEE

HISTOIRE GEOGRAPHIE

Collection Y. PELANNE, J. BODIN. P. JOINT

• HISTOIRE : LES TEMPS MODERNES

Y. Pelanne, J. Bodin, B. Azibane, M.Cohrs, D. Jay

• GÉOGRAPHIE

Y. Pelanne, J. Bodtn, B. Azïbane, M. Cohrs OBJECTIF

Donner aux élèves des C ^ .P . le goût de l'histoire et de la géographie par ;

D la place accordée à l’évolution économique et sociale, à la vie quotidienne des groupes humains,

D le rapprochement continuel entre les problèmes étudiés et les préoccupations actuelles des élèves,

D la possibilité offerte au professeur d'insister sur telle ou telle question en fonction des intérêts régionaux,

D la richesse de la documentation. METHODE

En fonction de ses options pédagogiques, le professeur pourra libre­ ment ;

D partir de la documentation groupée par thèmes pour inciter ses élèves à un travail de réflexion et de recherche individuel ou collectif (expression orale ou écrite, enquêtes, débats, etc...) D ou au contraire pour fixer quelques idées claires, utiliser les ex­

posés synthétiques de chaque chapitre soutenus par l'illustration grâce à un système rigoureux de renvoi du texte à l'image. Chaque v o lu m e ... 17,00

BEP

1ère ANNEE

p. JOINT

• TRAVAUX DIRIGES SUR LA REGION

(sous presse)

Coliefnion PELANNE, BODIN

• ASPECTS DU MONDE CONTEMPORAIN

19,50

BEP

2ime ANNEE

Collection PELANNE, BODIN

•ASPECTS DU MONDE CONTEMPORAIN

(sous presse)

Collection JOINT

•PO UR Ml EUX CONNAITRE LE MONDE CONTEMPORAIN

Isous presse)

P. DUVIGNEAUD

Ifl synthèse écologique

Populations, Communautés

Ecosystèmes

Biosphère, Noosphère

D O IN

E D I T E U R S

a, p l a c e d e l o o f.o n 7^)006 P A R IS

“ Les p ro b lè m e s du m ond e m o d e rn e c o ïn c id e n t a ve c une p iis e de c o n s c ie n c e : C 'E S T Q U E N O U S N ’A V O N S Q U ’U N E TERRE ET Q U ELLE E S T IN E X T E N S IB L E . Il y a un é n o rm e e fto ri à fa ire dans le do m ain e de l'e n s e ig n e m e n t e t de l'é d u c a tio n : le p ré s e n t o u v ra g e e st un e ss a i de syn th è s e de s p ro b lè m e s qui, non rés o lu s , fe ra ie n t c o u rir à l'h u m a n ité un p é ril m o rtel. ••

1 9 7 4 , 3 2 0 p a g e s . 9 7 fig u re s . 16 h o r s -te x te en 4 c o u le u r s , c a rto n n é , p e llic u le 1 2 8 ,0 0 P rix s p e c ia l p o u r M M . le s P r o fe s s e u r s : 1 0 0 ,0 0

(3)

cours de statistique

inform atique - adm inistration des collectivités

publiques et des entreprises

G. Hemiaux

Ancien élève de l'École Polytechnique

P rofesseur à l’I.U.T. de P aris V

Ce livre s'adresse essentiellement aux étudiants des I.U.T. « Ges­

tion des Entreprises» et «Informatique», aux candidats aux B.T.S.

commerciaux, aux élèves des Écoles Supérieures de Commerce.

Il ne vise pas à former des m athématiciens mais à initier le

lecteur au raisonnem ent statistique, fondam entalement différent du

raisonnem ent m athém atique traditionnel, et à «dém onter» pour lui

le mécanisme du calcul statistique. De nombreux exemples pratiques

illustrent continuellement les notions exposées. Des exercices à la

fin de chaque chapitre perm ettent d'utiliser les notions apprises sur

des cas à la fois simples et concrets, propres à compléter l'initiation

du lecteur tout en lui m ontrant à quel point la statistique intervient

dans tous les aspects de la vie d'une entreprise.

GRANDES D IV IS IO N S DE L'OUVRAGE

I. Calcul des probabilités. — 1. Rappel de notions élém entaires. - 2. G énéralités sur le calcul des probabilités. - 3. Réunion et intersection de résultats. - 4. Form ulation

d'une loi de probabilité. - 5. Lois des grandes nombres. — I I . Principales lois de

probabilités. — 6. Loi binomiale. - 7. Loi hypergéom étrique. - 8. Loi de Poisson. -

9. Loi norm ale. - 10. Autres lois. — I I I . Jugements sur échantillons. — 11. Principe

des sondages. - 12. Taille des échantillons. - 13. Les tests d ’hypothèses. - 14. E sti­ m ation des p aram ètres. - 15. Plan de sondage.

196 pages, 41 fig u re s, n om breu x tableaux et abaques, 1 5 , 5 x 2 4 ,

broché : 29 F.

Pour toute documentation, adressez-vous à votre libraire ou à :

masson et de

(4)

COLLECTION SCIENCES ET

TECHNIQUES ECONOMIQUES

SÉRIE SPÉCIALISATION

Vient de paraître:

M .C. et Y. A U B R Y

TEXTES LITTÉRAIRES

ET VIE ÉCONOMIQUE

R ecueils de textes d ’auteurs littéraires accom pagnés de com m entaires, thèm es d ’exposés oraux ou écrits, ils se donnent pour but d ’analyser la perception du m onde économ ique dans les oeuvres littéraires et poétiques des trois derniers siècles.

Ces ouvrages originaux sont les supports Indispen­ sables de l’étu d e de l’expression fran çaise et du m onde contem porain dans les classes de B.T.S., I.U.T. et les grandes écoles.

Le tom e 1 est consacré à l’environnem ent et aux activités économ iques,

ie tom e 2 est con sacré à la m onnaie, à la croissance et au développem ent.

D ocum entation sur dem an d e à M M . les professeurs.

(5)

C A R P E T , Ë c i i t e u i * , 7 a - A n n e c y

Février 1974

L . e t A . A R N A U D Professeurs

Anciens élèves de rE c o le Norm ale Supérieure de l’Enseignement Technique

*p o u r les C A P Commerciaux

LE NOUVEAU CAHIER DE COMMERCE

A F E U IL L E T S PE R FO R É S 21 X 2 9 .7

F O N D É S U R L ’ É T U D E D E D O C U M E N T S C O M M E R C IA U X

TOME I nouveau : Format 21x29,7 12,40 F Pochettes Documents I : 8,00 F TOME II nouveau : Format 21x29,7 12,30 F Pochettes Documents II : 7,60 F TOME III nouveau ; Format 21x29,7 12,00 F Pochettes Documents III : 8,75 F

* p r é p a r o t i o n a u x B a c c a l a u r é a t s d e T e c h n i c i e n

(arrêté du 30 Juillet 1967)

Etudes de documents commerciaux

A F E U IL L E T S PE R FO R É S 2 1 X 2 7

Un volume unique, 150 pages dont 90 documents : Le volume 16,00 F

* préparation aux BER

(programmes expérimentaux diffusés en 1967)

Organisation des entreprises

A F E U IL L E T S PE R FO R É S 21 X 2 9 ,7

Nouvelle édition revue et mise à jour

Fascicule A — 168 pages dont 69 documents : Le volume 25,00 F Fascicule B — 166 pages dont 27 documents : Le volume 25,00 F

La Pochette Tracés C om pt a bl es

1 0 t r a c é s o f f s e t v e r t s u r v é r i t a b l e p a p i e r r e g is t r e .

La pochette ... 6,80 F

L . D E C O U X , Professeur d’Enseignement Tectrnique

Le C a r n e t d ' a t e l i o r

i volume 16x25 4,2 5F

F O U R Q U E T e t L E M E S L E

L ' A p p r e n t i M e n u i s i e r

1 volume 11X17, 272 pages, 620 figures ... 7,50 F

G . F O N T A I N E

Expression graphique et lecture

des dessins techniques

Recueil d’initiation technologique n°1, broché à feuillets perforés.

(6)

edition/

ecdie

93, Avenue d’Italie 75013 PARIS - Tél. : 589 61 85

V IE N T D E P A R A IT R E

LES PROBABILITES A L’ECOLE

Maurice Glaymann - Tamas Varga

Ce livre é c rit p o u r les adultes, ne f a it appel à aucune

connaissance préalable et p e u t être considéré com m e

une in itia tio n au m onde p ro b a b iliste . I l re n fe rm e de

nombreuses suggestions p o u r d é c o u v rir e t enseigner la

combinatoire, les probabilités et la statistique

e t p e rm e t

la découverte d ’un dom aine m athém atiqu e fo n d é sur

la n o tio n du «peut-être».

BULLETIN DE COMMANDE LA LOGIQUE A L’ECOLE

M. Glaymann - P. G. Rosenbloom — 89 pages LA M ATHEMATIQUE ET SES APPLICATIONS Sème Séminaire international — E. Galion — 208 pages L’ALGEBRE LINEAIRE PAR SES APPUCATIONS T J . Fletcher — 320 pages

LE U V R E DU PROBLEME - IREM de Strasbourg Pédagogie de l’Exercice et du Problème — 100 pages Exercices élémentaires de géométrie affine — 96 pages La parité — 56 cages

ENSEIGNEMENT ELEMENTAIRE M. Robert — 90 pages

MODELES n N IS A. MyX — 17 2 pages

GEOMETRIE AUTOUR D’UN CARRE P. Gagnaire — 184 pages

LE LANGAGE DES CATEGORIES

PeterJ. Hilton traduit par J.C. Matthys Préface de Papy — 128 pages

LES PROBABIUTES A L ’ECOLE

Maurice Glaymann - Tamas Varga — 223 pages Ci-joint chèque bancaire

chè^e postal mandat-lettre

+ frais d’envoi A l’ordre de CEDIC

93, Av. d’Italie 75013 Paris Total CCP 32 687 60 La Source 10,00 F Q 16,00 F 18,00 F 10,50 F 10,00 F 8,50 F 11,50 F 14,00 F 15,00 F 19,00 F 26,00 F - F 2,50 F » F NOM - Prénom : Adresse :

(7)

initiation

aux sondages

G. Hemiaux

Ancien élève de l'École Polytechnique

P rofesseur à l'I.U.T. de P aris V

Cet ouvrage est destiné aux Étudiants des I.U.T. tertiaires, des

Écoles Supérieures de Commerce, etc... comme à tout lecteur néo­

phyte qui, ne possédant que des connaissances élémentaires en

arithmétique, désire s'initier aux notions fondamentales de la Sta­

tistique.

Ce livre exclut volontairement tous les termes ésotériques (espé­

rance m athématique, écart-type, etc.) qui désorientent le néophyte

et, dans un langage clair, conduit le lecteur à une découverte

agréable de la statistique en utilisant la théorie des sondages comme

fil directeur.

Chaque chapitre est suivi de textes d'exercices illustrant les notions

exposées. L'ouvrage comprend les principales tables et abaques

utilisées aussi bien pour les exercices que pour les applications

pratiques.

GRANDES D IV IS IO N S DE L'OUVRAGE

I. Calcul des probabilités. — 1. G énéralités su r le calcul des probabilités. — 2. Com­ binaisons de résultats. - 3. Form ulation d'u n e loi de probabilité. - 4. Applications

im portantes. — I I . Principales lois de probabilités. — 5. Loi binomiale. - 6. Loi

bypergéom étrique. - 7. Loi de Poisson. - 8. Loi norm ale. - 9. Autres lois. — I I I . Les sondages. - 10. Principe des sondages. - 11. Taille des échantillons. - 12. E stim ation des param ètres. - 13. P lan de sondage.

162 pages, 29 fig u re s , 15,5

x

24, broché : 25 F.

Pour toute documentation, adressez-vous à votre libraire ou à ;

masson et cie

(8)

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(9)

N° 108 _________________ 2‘ trim estre 1974

B U L L E T I N T R I M E S T R I E L

DE

L'ASSOCIATION AMICALE

des Anciens et Anciennes Eièves des Sections Normaies

et de i’Ecoie Normale Supérieure de l’Enseignement Technique

Présidents d’honneur :

M M . les Directeurs généraux honoraires de l ’Enseignement Technique.

M M . les anciens Directeurs de l ’Ecole Norm ale Supérieure de l ’Enseignement Technique.

M . le Directeur de l ’Ecole Norm ale Supérieure de l ’Enseignement Technique. M . le Directeur adjoint de l ’E.N.S.E.T.

Mme la Sous-Directrice de l ’E.N.S.E.T.

M . P. PAS’TO U R, recteur de l ’Académie de Nancy-Metz.

Secrétaires généraux et Présidents honoraires :

A BIGUENETT (Ai 26-28), Inspecteur général honoraire de l ’Instruction publique. R. C A N T A R E L (B. 56-59), IT>.R. Montpellier.

H. C O U R T (D. 24-26), Inspecteur général honoraire de l ’Instruction publique. + M . NESPOULiOUS (Ai 27-29), Proviseur honoraire du I1.T.E. de Vincennes. P. P U EC H (Al 44-46), Professeur au L .T . Jacquard, Paris.

J M . R E F E U IL (EP. 39-42), Professeur au L .T . de Cham pigny-sur-M am e. D. SA U V A LLE (B. 46-48), Professeur à l ’I.U .T . de Paris-Saint-Denis. A. TH XJIZA T (Al 42-44), Professeur à 1’E.N.N.A. de Paris-Nord.

Secrétaire régional honoraire du Groupe de Paris :

G. J U T T E T (B. 13-15), 45, rue Bemard-Palissy, 45500 Gien.

COM ITÉ

Présidente :

M lle M E G E (EP. 46-48), 48 bis, rue BobiUot, 75013 Paris.

Vice-Présidents :

M m e H . B A Z IE U (An 44-46), Directrice C.E.S., Les Chatillons, 51100 Reims.

A. B O N M A R T IN (B. 42-44), Directeur adjoint de l ’E .N .N Â ., 4, rue A.-Musset, 69100 Villeurbanne.

Secrétaire général :

R. P R U N E T (Aa 57-61), 71, boulevard P.V.-Couturier, 94240 L ’Hay-les-Roses.

Secrétaires adjoints :

M m e A. B E R N A R D (EP. 46-48), 35, rue Jean-Hébert, 14000 Gaen. M . BO SO M (B. 56-59), 100, rue J.-Jaurès, 92290 Châtenay-M alabry. R. C H A S S IN A T (Ai 44-47), 2, rue des Possés-Saint-Marcel, 75005 Paris. S C H W A R T Z (Al 48-50), 3, rue Dangon, 69004 Lyon.

Trésorier :

M . R ES S A Y R E (D. 56-59), 4, avenue du P as teu r-M a rtin -L u th er-K in g , 78230 Le Pecq.

Trésorier a d jo in t:

G . P O R C H E R (B. 53-56), 37, avenue de Saint-M andé, 75012 Paris. AUTRES MEMBRES DU COMITE :

M lle D Ü P U Y (EP. 60-64), M lle P R O U H E T (C. 41-43), M m e R E V E IL L E R E (C. 49-51), B O IS S IE R (B. 46-48), C H E P D E V IL L E (Ai 52-55), P A R G IE R (EP. 39-42), G A B IO N (D. 27-29), G A R N E R O (B. 46-48), G A Y R A R D (Ai 56-59), G R E U Z A T (EP. 38-40), M E R Y (B. 56-60), K O S C H E R (P. 40-42), LA S S A R A T (B. 58-61), D E K A N D Y B A (D . 46-48). ADRESSE et C O M P T E C O U R A N T P O S TA L :

ASSOCIATION AMICALE DES ANCIENS ELEVES E.N.S.E.T. 61, avenue du Présldent- WUson, 94230 Cachai» (V al-de-M arne). C .CP. Parfs 5488-99

Abonnem ent 1 an : 40 F — Débutants, Retraités : 25 F Le num éro : 12 F

(10)

à nos lecteurs

L’annuaire 1974 est paru,

Ce nouvel annuaire a été co m p lè te m e n t tra n s fo rm é e t nous

pensons que dans l’état actuel de nos connaissances des muta­

tions et des nominations, il e s t exact.

Nous nous heurton s à d ’innom brables d iffic u lté s — fin a n ­

c iè re s s u rto u t — aussi nous vous dem andons de nous a id e r :

— si vous connaissez des m aisons sé rie u se s s u s c e p tib le s

de fa ire de la p u b lic ité dans n otre annuaire, v e u ille z nous en

fa ire part, s ’il vous p laît, e t nous m e ttre en re la tio n avec e lle s ;

— si vous n ’avez pas encore payé v o tre c o tis a tio n , fa ite s -le

ra p id e m e n t e t m ontrez vous é lo q u e n t e t p e rs u a s if auprès des

c o llè g ue s s ym p a th isa n ts à l ’A m ic a le e t qui n ’o n t pas encore

re jo in t nos rangs.

Nous vous rappelons ég ale m e nt les p roblèm es qui se posent

à nous :

— le m anque d ’a rtic le s pour le b u lle tin . Une fo is de plus

nous vous dem andons des a rtic le s de to u te s natures (études,

pédagogie, poésie, contes, hum our...) que ce s o it d ’in s p ira tio n

litté ra ire , s c ie n tifiq u e ou te ch n iq u e ;

— la n é cessité de ré d ig e r avec le plus grand soin les

bordereaux pour que l ’annuaire s o it p ré cis. D 'a utre p a rt si vous

avez connaissance de m u ta tio n s, nom in a tio ns, de to u t ce qui

concerne la vie fa m ilia le , v e u ille z nous en a v e rtir : M e rci.

Le bureau vous re m e rcie à l ’avance de v o tre aide e t espère

que cet envoi sera pour vous d ’un grand in té rê t.

(11)

SOMMUÊRE

★ Exposé sur la form ation des professeurs de lycées tec h ­

niques ... 13

★ La presse des jeunes en F r a n c e ... 21

★ Etude rad ioautographique en m icroscopie électron iqu e de l’absorption Intestinale des acides capriques et oléiques chez le r a t ... 27

★ L 'étude des dessins de m aîtres dans la form ation des créateurs d ’a r t ... 31

★ L’éducation sexuelle ... 33

★ La vie de l’A m ic a le ... 35

★ Vie f a m ilia le ... 37

★ Nous avons l u ... 38

★ A travers les revues ... 39

(12)

1

-

2-5

JUIN

foulouse

(13)

THÈMES

Les p ro p o s itio n s m in is té rie lle s de réfo rm e

de l’e n se ig n e m e n t du se co n d d e g ré et de

la fo rm a tio n des m aîtres. P lace des é co le s

n o rm a le s su p érie u re s.

Le p o in t de la s itu a tio n su r la p ro m o tio n

in te rn e des a n cie n s élèves de l’ ENSET.

Les élèves et a n c ie n s élèves de l ’ENSET

dans l’e n se ig n e m e n t su p é rie u r.

(14)
(15)

A V A N T -P R O P O S

I l m ’e s t a g r é a b le d e p r é s e n te r a u x m e m b re s d e n o tr e A m ic a le l ’e x p o s é s u r la f o r m a tio n d e s p r o fe s s e u rs d e ly c é e s te c h n iq u e s q u e M . J e a n T A R D IV E A U a d é v e lo p p é , e n o c to b r e 1971, d e v a n t le s In s p e c ­ te u rs g é n é ra u x d e l ’In s tr u c tio n p u b liq u e e t d e l ’ e n s e ig n e m e n t te c h n iq u e , r é u n is d a n s le g r a n d a m p h ith é â tr e d e T E c o le .

La q u e s tio n e s t c o m p le x e , c a r le s s tr u c tu r e s s u c c e s s iv e s d e l ’e n s e ig n e m e n t te c h n iq u e fu r e n t c h a n g e a n te s a u c o u rs d ’u n e é v o lu tio n d o n t l ’o r ig in e r e m o n te a u x d e rn iè r e s a n n é e s d u 19° s iè c le . M . T A R D I­ V E A U s ’ e s t e ffo r c é d e s im p lif ie r le s c h o s e s a fin d e re n d r e p lu s s e n ­ s ib le s c e s tr a n s fo r m a tio n s a u n iv e a u d e la fo r m a tio n d e s m a ître s .

J ’a v a is a c c e p té d ’é c r ir e u n a r t ic le d e n a tu r e à n o u s é c la ir e r to u s lo r s q u e , p a r c o u r a n t d a n s n o tr e A n n u a ire la lis te p a r p r o m o tio n s d e s a n c ie n n e s e t a n c ie n s é lè v e s d e T E .N .S .E .T ., I l n o u s a r r iv e d ’h é s ite r q u a n t à la s ig n if ic a t io n d e s le ttr e s d é s ig n a n t le s d iffé r e n te s s e c tio n s d e l ’E c o le e t d e n o u s in te r r o g e r s u r le s r a is o n s d e la v a r ia tio n d e la d u ré e d e s é tu d e s d e s d iffé re n te s p r o m o tio n s .

O r, e n r e lis a n t la c o n fé r e n c e d e m o n a n c ie n c o lla b o r a te u r . I l m ’e s t a p p a ru q u e c e d e r n ie r a v a it, a v a n t la le ttre , ré p o n d u a u s o u h a it fo rm u lé p a r n o tr e P ré s id e n te , M a d e m o is e lle M È G E . J e le r e m e rc ie d o n c s in c è ­ re m e n t d e n o u s a v o ir c o n fié s o n te x te . R. B A S Q U IN In s p e c te u r G é n é ra l e t D ir e c te u r h o n o ra ir e d e T E .N .S .E .T .

Exposé sur la formation

des professeurs

de lycées techniques

Dans les Lycées techniques (1), Il existe actuellement plusieurs corps de profes­ seurs ; professeurs agrégés, professeurs certifiés, professeurs techniques (assimilés aux professeurs certifiés) qui exercent dans les ateliers, chefs de travaux qui dirigent les ateliers, et enfin, professeurs techniques adjoints chargés des travaux pratiques de spécialité professionnelle.

(1) Les lycées techniques sont de création rela tiv e m e n t récen te (d é c re t du 6 ja n v ie r 1959). Sous ce vo c a b le ont été regroup és des étab liss em en ts dont le niveau de q u a lific a tio n e t la nature des vocations éta ie n t différents :

— Ecoles nationales professionnelles (E.N.P.), qui ne pouvaient être créées que par une loi dans chaque cas particulier :

— C o llè g e s techniques (G .T .) que l ’on a p p e la it encore E coles pratiq ues de com m erce e t d ’ industrie avant 1945. Les é c o le s pratiq ues, créée s par le déc re t du 22 fé v rie r 1893, furent transform ées en c o llè g es techniques par (’ordonnance du 29 ju ille t 1945. (Les c o llè g e s d ’en s eign em ent technique a ctu els (C .E .T .} résultent de la transform ation en 1959 des anciens cen tres d’app re ntissag e.)

(16)

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(17)

La form atio n des professeurs agrégés e t des professeurs c e rtifié s se fa it dans les i.P.E.S. et à i ’E.N.S.E.T. (2) ; celle des professeurs techniques adjoints a lieu dans les centres de form atio n de P.T.A. ; la form atio n de professeurs techniques e t des chefs de travaux n'est pas encore assurée systém atiquem ent.

Nous tra ite ro n s, en pre m ier lieu, de la form atio n des professeurs c e rtifié s et agrégés, ensuite de la form atio n des P.T.A.

Au niveau des professeurs c e rtifié s on peut dire qu’il n'y a pratiquem ent plus de différence de structure entre la form atio n des professeurs des lycées techniques et la form atio n des professeurs de lycées classiques et modernes. Toutefois, il est bon de rappeler que les professorats de l'enseignem ent technique qui ont tendance à dispa­ raître com p ortaient des épreuves originales, et que, au m om ent où le problèm e de la form atio n des m aîtres est rem ise en cause, ii se ra it bon de s 'in s p ire r d'une expérience dont la valeu r é ta it incontestable.

Nous parlerons donc du C.A.P.E.T., des C entres de form atio n des professeurs des diffé re ntes disciplin es spécifiques de l'enseignem ent technique et enfin des Centres de form atio n de P.T.A.

Reportons-nous aux tableaux ci-joints. Sur ie tableau I sont indiquées, entre 1922 e t 1971, quatre grandes étapes de la form atio n des professeurs de iycées techniques.

Durant la période 1922-1948, ies élèves-professeurs étaient recrutés un an après le baccalauréat (ou diplôme équivalent). Le succès au concours co n fé ra it la première partie du c e rtific a t d'ap titude au pro fe ssora t e t l'o c tro i d ’une bourse. Après deux années d'études (cours et travaux pratiques donnés à l’Ecole] ies élèves-professeurs subissaient les épreuves de la seconde partie du professorat.

En 1948, in te rv ie n t une décision im portante ; la création d'une 3* année dont le but est de développer la form atio n pédagogique. A près 1948 les cours ont to u jo u rs lieu à l'Ecole. Le pro fe ssora t com porte encore deux parties : la prem ière partie sanctionnant ies deux prem ières années d'études à l'Ecole e t la deuxièm e partie, davantage pédago­ gique, sanctionnant la 3“ année.

En 1959, nous assistons à la fo is à une réform e de l'Enseignem ent sup érieur e t à une réform e des professorats. A ce mom ent, l'Ecoie s'ouvre sur ia Facuité et les c e rtific a ts d'ap titude tie n n e n t com pte des enseignem ents qui y sont donnés. La licence d ’enseignem ent servira donc de base à la form atio n des fu tu rs m aîtres au cours des deux prem ières années de scolarité . Lorsque l'enseignem ent supérieur ne peut assurer les enseignem ents correspondants, un groupement de quatre certificats de stru c tu re analogue à celle des m aîtrises actuelles est in s titu é légalem ent e t les cours correspondants sont assurés par l ’Ecole.

Ce groupem ent correspond à la licence d'enseignem ent de l'époque. La partie théorique du C e rtific a t d'ap titude au pro fe ssora t de l ’enseignem ent technique est subie à la fin de la deuxièm e année d'école. Le C.A.P.E.T. pratique sanctionne ia 3‘ année dont le caractère pédagogique est davantage affirm é.

Très v ite cependant les élèves préparent un diplôm e d'études supérieures (D.E.S.)

(2) L ’Ecole norm ale sup érieure de l ’enseign em ent technique (E .N .S .E .T .) a été c réée par la loi de finances de 1912 en v u e de rasse m b ler les élèves-p ro fesse u rs affectés, après concours, dans les anciennes sections norm ales créée s en 1891 e t in s tallées resp e ctivem en t :

— à l ’Ecole n atio n ale des arts e t m étiers de C h âlo n s-su r-M arn e, pour la p réparation au professo rat industriel (hom m es) ;

— à l’Ecole des hautes études com m erciale s, pour la préparation au professo rat com m ercial (hom m es) ; — à l ’E cole pratique de jeu n es f ille s du Havre, pour la préparation aux professorats industriel et com m ercial (fem m es).

L ’E .N .S .E .T . a fonctio nné ju s q u ’en 1956 dans les locaux de l ’Ecole nationale d ’ ingénieurs arts e t m étiers de P aris. D e p u is cette époque e lle est in stallée à C A C H A N au C e n tre national d ’en s eign em ent technique dont e lle est la c e llu le m ère.

D è s l ’orig in e, les candidats au concours d ’entrée éta ie n t, pour la plupart. Issus des é co les norm ales d ’ instituteurs et l ’E cole é ta it à peu près la seu le institution cap able d ’alim e n te r en professeurs de q ualité les E .N .P . et les C .T . M a is , en 1959, e lle perdit ce p riv ilè g e à la su ite de la création des sections techniques ouvertes dans les C e n tre s péd agogiques régionaux (C .P .R .) en 1957.

A joutons que, dès octobre 1951, les prom otions ré g u liè re s de l ’E .N .S .E .T . furent renforcées par les can didats licen cié s reçus au concours d ’entrée d irecte en 3® A n n ée. C e tte m esure fut rap p o rtée dès l ’app arition des sections techniques de C .P .R .

Enfin, c ’est en 1966 que l’E .N .S .E .T . fut rattac h ée à la D ire c tio n des enseign em ents sup érieurs.

(18)

au cours de cette dernière année afin de pouvoir se présenter à l ’agrégation à la fin d ’une 4' année accordée à quelques-uns d ’entre eux. De ce fa it les lycées techniques com m encent à être dotés de professeurs agrégés.

Enfin la dernière étape correspond à la réform e de 1966. Le concours d ’entrée se situe deux ans après le baccalauréat de te lle sorte que les candidats adm issibles obtiennent l ’équivalence du D.U.E.S. ou du D.U.E.L. Les élèves de l ’E.N.S.E.T. suivent en Faculté les cours de m aîtrises correspondant à leur discipline. Pour celles où il n’y a pas encore d ’enseignem ent en Faculté le groupem ent de quatre c e rtifica ts est main­ tenu. En sciences et techniques économiques les élèves préparent la 3' et la 4" année de la licence ès-sciences économ iques. A in si, tous les élèves-professeurs reçoivent une form atio n théorique pendant quatre ans après le baccalauréat.

A la fin de la deuxième année d ’école, c ’est-à-dire à bac

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4, nos élèves passaient ju s q u ’ici le C.A.P.E.T. théorique, il nous paraît m aintenant d iffic ile d ’a ffro n te r le C.A.P.E.S. théorique à ce niveau.

Pendant la tro isiè m e année — très chargée pour eux — iis préparaient à la fois la partie pratique du C.A.P.E.T. et un diplôm e d ’études approfondies (D.E.A.), ou l ’agré­ gation selon la nature des d isciplin es (D.E.A. en physique, agrégation en m athém atiques par exem ple). En quatrièm e année, c ’est-à-dire à bac + 6, ils se consacraient à l ’agré­ gation ou au D.E.A. selon les résultats obtenus en 3‘ année.

On remarque donc une progression con tinu elle de la durée des études pu isq u’on passe de bac -F 3 en 1948 à bac + 6 en 1966. Il fa u t dire qu’à bac -F 6 on ne peut encore to u t faire ; il fau drait sept années après le baccalauréat pour avoir une vérita ble form ation pédagogique.

C ette augm entation de la durée des études est due à deux raisons ; un accroisse­ m ent des connaissances scientifiques et la recherche d ’une m eilleure form ation péda­ gogique.

Considérons l ’évolution de cette dernière. Au début il n’y avait pratiquem ent pas de form ation pratique, il n’e x ista it q u ’une form ation pédagogique théorique dans la d isciplin e. Cela é ta it dû au fa it que la plupart des élèves de l ’E.N.S.E.T. étaient d ’anciens in s titu te u rs qui avaient reçu une form ation pratique à l ’écoie normale d ’in stitu te u rs.

Ensuite une année en tière fu t consacrée à la form ation pédagogique. Puis une partie de cette 3" année pédagogique fu t réduite par la préparation du D.E.S. Enfin la 3‘ année est largem ent amputée par la préparation du D.E.A. ou de l ’agrégation, ce qui la fa it pratiquem ent disparaître.

On distingue donc une progression pendant un tem ps de la form ation pédagogique, puis une progression de la form ation scie ntifiq ue au dé trim e n t de la form ation péda­ gogique.

Q uelles étaient les sections de professorats correspondant aux différentes périodes évoquées précédem m ent (tableau il) ? Dans la prem ière période, les professorats éta ien t assez polyvalents, peu différenciés : professorat in du striel et professorat com m ercial.

Le pro fe ssora t in du striel com prenait la section A 1 sciences pour les hommes, A 2 sciences pour les fem m es. Dans la section A 2 il n ’y eut longtem ps que des fille s.

La section B préparait à l ’enseignem ent de la mécanique, de la technologie et du dessin industriel.

Pour le professorat com m ercial on note deux sections : la section A qui très rapidem ent a évolué vers un professorat de langues vivantes et le professorat B qui correspond au professorat de com p ta bilité et de gestion actuel.

Enfin en 1925 il s ’est avéré nécessaire de créer une section le ttre s et en 1936 une section des arts appliqués à l ’industrie qui existe actuellem ent.

Les sections se sont développées par l ’arrêté de 1951 qui a créé de nouveaux professorats dans les Collèges techniques.

Les le ttre s désignant les professorats sont dans l'ord re inverse de celles désignant les C.A.P.E.S. ce qui crée bien souvent des confusions.

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(20)

En 1951 on note les sections suivantes ; — section A 1 : sciences in d u strie lle s ; — section A 2 : sciences et arts in du striels ; — section B ; con stru ction e t mécanique ; — section C ; dessin e t arts appliqués ;

— section D : sciences et techniques économ iques ; — section E : français, h is to ire e t géographie ; — section F : langues vivantes, français ; — section G : histoire-géographie, français.

Tous ces professorats son t pluriva le nts. Tous com portent aux épreuves écrite s une com position de cultu re générale.

Une nouvelle évolution a lieu en 1959.

Les sections du C.A.P.E.T. deviennent : m athém atiques, physique, chim ie, chim ie- physiologie, con stru ction mécanique, génie civ il, dessin e t arts appliqués, com p ta bilité, organisation des entreprises, français, langues, h isto ire et géographie.

En octobre 1969, les C.A.P.E.T. E, F, G disparaissent et fusionnent avec les C.A.P.E.S. correspondants. En octobre 1970 le C.A.P.E.T. m athém atiques fusionne avec le C.A.P.E.S. m athém atiques. Les C.A.P.E.T. de physique e t chim ie disparaissent à la même date.

Il ne reste donc à présent que quatre C.A.P.E.T. :

— le C.A.P.E.T. A 2 devenu A 3 après une réform e créant deux options : biochim ie appliquée à la m icrobiologie e t biochim ie appliquée à la n u tritio n ;

— le C.A.P.E.T. qu'on peut appeler B qui form e les professeurs de construction mécanique, de génie c iv il et plus récem m ent les professeurs de fab ricatio n ;

— le C.A.P.E.T. dessin et arts appliqués à i'in d u s trie ( l’E.N.S.E.T. e st la seule Ecole norm ale supérieure à fo rm e r des professeurs de dessin et arts appliqués) ;

— le C.A.P.E.T. de sciences et techniques économ iques.

Dans tou te s les autres d isciplin es les professeurs de lycées techniques doivent posséder le C.A.P.E.S.

L'E.N.S.E.T. est seule à préparer aux C.A.P.E.T. A 3 , C et D ; tro is I.P.E.S. préparent avec l ’E.N.S.E.T. au C.A.P.E.T. B.

Regardons m aintenant la s tru ctu re de la form atio n pédagogique à l ’E.N.S.E.T. et ce que l ’on y fa it actuellem ent (tableau III).

A I époque où tous les cours avaient lieu à l ’E.N.S.E.T., la partie pédagogique n ’é ta it pas séparée de ia partie scientifique.

La seconde partie du C.A.P.E.T. com p ortait quatre épreuves théoriques de coe ffi­ c ie n t 2, tro is de co e ffic ie n t 1, deux leçons de co e fficie n t 2 et deux m anipulations de co e ffic ie n t 1.

La sanction de la form atio n pédagogique é ta it mêlée à celle de la form ation théorique.

La réform e de 1951 a séparé presque com plètem ent partie pédagogique e t partie théorique.

Le C.A.P.E.T. pratique com prenait une épreuve théorique, une leçon avec élèves, une leçon sans élèves, un m ém oire à caractère pédagogique, un rapport de stage d ’e n tre ­ prise qui ob lig ea it nos élèves à a lle r au m inim um un m ois dans une entreprise, une corre ction e t com pte rendu de travaux d ’élèves ; enfin une in te rrog ation sur les pro­ blèmes généraux de l ’éducation ou les problèm es p a rticu lie rs de l ’enseignem ent technique. Ce pro fe ssora t avait, à notre avis, une bonne stru ctu re mais l ’épreuve théorique é ta it probablem ent superflue.

Le C.A.P.E.T. pratique de 1959 est, lui, un concours de m eille ure conception, il com prend deux leçons, une leçon avec élèves à l ’issue d ’un stage pédagogique, une eçon sans élèves qui e st un exposé sur la transp osition des connaissances du niveau de I enseignernent supérieur au niveau des lycées, une in te rrog ation sur les problèm es généraux de I éducation, un m ém oire à caractère pédagogique e t un rapport de staae en entreprise.

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(22)

Indiquons le poids de la préparation des diffé re ntes parties de l'exam en du C.A.P.E.T. pratique. Le stage dans les lycées se fa is a it de fé v rie r à Pâques. Il é ta it préparé au cours du pre m ier sem estre de l ’année. Les leçons étaient travaillé es par des groupes d'élèves et des professeurs de pédagogie de la discipline, à raison de 3 heures par semaine (deux cours de 1 h 1/2).

D 'autre part, il y avait, 1 h 1/2 de cours sur les problèm es généraux de l'éducation. Le reste du tem ps l'élève fa is a it une recherche à caractère pédagogique qui co n stitu a it le mémoire.

Pratiquem ent cette form ation, qui é ta it trè s intéressante, a dû être abandonnée parce q u 'il é ta it très d iffic ile de préparer en même tem ps le D.E.A. ou l'agrégation en 3’ année e t le C.A.P.E.T. pratique. Le D.E.A. est devenu en e ffe t de plus en plus lourd, su rto u t dans les disciplin es scientifiques.

De même l'organisation de la préparation à l'agrégation est devenue de plus en plus d iffic ile . Les élèves de i'E.N.S.E.T. fa isa ie n t ce t e ffo rt jusqu'à l'année dernière encore, mais ils demandent m aintenant une organisation qui ne sacrifie pas la form ation pédagogique.

Nous pensons qu’il e st nécessaire de s e n sib ilis e r les élèves à la pédagogie dès leur entrée à l'école.

Chaque section déterm ine elle-même sa form atio n pédagogique par accord entre les étudiants, les professeurs de la section e t des anim ateurs pédagogiques ou des psychopédagogues. La form ation s'étend sur quatre années ; on peut dire qu 'il est possible de consacrer une dem i-journée par sem aine à la form ation pédagogique pendant les prem ières années. Cette sen sib ilisation consiste en v is ite s de classes, en discussions avec des professeurs en exercice, en quelques leçons fa ite s devant élèves, en un stage audio-visuel, une in itia tio n à l'enseignem ent programmé e t en la v is ite d'éta blis­ sem ents pilotes.

En fin de 3‘ année, les élèves passeront le C.A.P.E.S. théorique. On continuera à leur donner, dans tou te la mesure du possible, une sensib ilisation pédagogique. La form atio n pratique devrait être alors prise en charge par le C.P.R. à l'issu e de la scolarité à l'école.

Examinons très rapidem ent la préparation des professeurs des disciplin es dites professionnelles.

En 1952 les fu tu rs professeurs étaient recrutés par concours national après 5 ans d 'in du strie. Un certain nombre d'entre eux accom plissaient un an de stage au Centre de form atio n de Cachan rattaché à I'E.N.S.E.T. sans aucun s ta tu t ju ridique.

Depuis 1963 ils sont recrutés avec le baccalauréat de technicien et fo n t deux ans de stage. Et, à p a rtir de 1972 avec le brevet de technicien supérieur après deux ans de stage. Le niveau des professeurs d 'a te lie r e st donc identique aujourd'hui à celui des professeurs des d isciplin es théoriques.

Les centres de form atio n de P.T.A. créés cette fo is par décret sont im plantés à CACHAN, ARMENTIERES, SAINT-ETIENNE et RENNES.

En conclusion, on peut donc constater que la form ation des professeurs de lycées techniques est tout-à-fait com parable à celle des professeurs de lycées classiques et modernes.

L E.N.S.E.T. garde to u te fo is un rôle spécifique dans la préparation des agrégations correspondant aux d isciplin es propres aux lycées techniques :

— agrégation de physiologie-biochim ie créée en 1961 ; — agrégation des techniques de gestion créée en 1962 ; — agrégation de physique appliquée créée en 1963 ; — agrégation de mécanique créée en 1968.

Jean TARDiVEAU,

S o u s -D ire cte u r à I ’E .N .S .E .T .

(23)

LA PRESSE DES JEUNES EN FRANCE

A lo rs que la presse quotidienne connaît des d iffic u lté s , que plusieurs journaux politiq ue s tra ve rse n t des crise s graves, q u 'ici e t là des jo urn aliste s, des économ istes s'alarm ent, la presse des jeunes au contraire, sem ble flo rissa n te . 1974 : Salut les Copains passe le cap des dix ans e t ne s 'e sso u ffle pas ; m ieux même : la revue de Filipacchi a fa it école, si bien qu 'a ujou rd’hui un marchand de journaux bien achalandé d o it pré voir un rayon spécial s 'il veu t exposer les quelques quarante revues m ensuelles ou hebdoma­ daires qui s'adressent e xp licite m e n t aux jeunes. Nous ne prétendons pas dans le cadre d'un co u rt a rticle présenter une analyse dé taillée de cette production trè s abondante sinon variée. N otre propos e st plus m odeste ; un professeur s interroge souvent sur le contenu c u ltu re l des lo isirs de ses élèves, e t spécialem ent sur leurs le ctu res : mais, la plupart du tem ps, il en ignore tou t, et, lorsque, saisi de scrupules, il cherche à s 'in s tru ire , sa bonne volon té se décourage v ite devant ces revues colorées q u 'il juge navrantes e t sans aucun in té rê t. Faut-il perdre un tem ps précieux à lire des so ttise s ? Pourtant, il nous semble qu'un professeur de vrait — à ses m om ents perdus — , jo ue r à l'ethnologue am ateur et rassem bler pour lul-même une docum entation sur ce tte presse sans pre stige mais sans com plexes, e t m an ifestem e nt trè s à l'aise. Il e xiste des études im portantes sur la presse fém in in e ; la presse des jeunes e st moins bien connue parce qu'e lle est, pour une part du moins, beaucoup plus récente. Nous nous bornerons aujourd'hui à passer en revue ses aspects les plus nouveaux.

On ne peut dé crire la presse des jeunes sans en faire rapidem ent 1 h isto ire . Depuis le début du siècle, l'illu s tré règne sur le marché des jeunes, sans con curre nt jusqu'en 1960 ; le journal de M ickey, Pif, Tintin, Spirou, Lisette, quoique nés à des époques d iffé re n te s peuvent être classés dans le même groupe, parce q u 'ils tou chen t to u t un public con stitué en m ajorité par de trè s jeunes adolescents (voire par des enfants), et aussi parce que leur com position est à peu de chose près identique ; 90 % de Bandes Dessinées, 10 % de jeux, de conseils pratiques ou même d 'a rticle s éducatifs. Quoiqu'en dise la p u b licité fam euse : T lntln s'adresse aux jeunes de 7 à 77 ans, il n 'existe pas de presse destinée aux grands adolescents (c'est-à-dire aux jeunes de 14 à 20 ans) jusqu'aux années 1960. C 'est la radio qui l'a fa it naître, et ce détail a son Im portance. Les années soixante ont vu la dém ocratisation du tra n s is to r, du disque, devenus des produits accessibles aux jeunes — qui co n stitu e n t un marché considérable. En 1964, D. F ilipacchi e t Frank Tenot lancent une ém ission réservée aux jeunes. Salut les Copains ; triom p he sans précédent d'une form ule nouvelle qui suscitera beaucoup d 'im i­ tateu rs e t qui vau t à la station Europe n“ 1 un accroissem ent considérable du nombre de ses auditeurs. Com m ent e st com posée une ém ission S.L.C. ? Beaucoup de m usique, des in te rvie w s de jeunes chanteurs — les « Yés-Yés » sont un p ro du it S.L.C. , mais su rto u t un ton S.L.C., fondé sur une nouvelle conception de la ved ette : c 'e s t un copain qu'on tu to ie , à qui on é c rit — qui vous répond — , qu'on s o u tie n t (on e st « fan » ou « groupie ») qui ré u ss it donc grâce aux jeunes e t à eux seuls. Lancée quelques m ois plus tard, la revue Salut les Copains, rencontre le même succès que l'ém ission dont elle reprend la form ule e t à laquelle elle survivra. D 'autres vo n t te n te r d 'e x p lo ite r ce filo n lu c ra tif, avec plus ou moins de bonheur ; il reste aujourd'hui une dizaine de titre s (dont les plus connus son t édités par le groupe Filipacchi). (V oir le tableau ci-après). Comme l'ém ission l'a va it fa it, la revue é ta b lit des liens personnels m u ltip le s avec ses le cte urs : club, c ou rrier, concours, etc., et se borne aux domaines de la chanson, ou de la m usique « rock » ou » pop ».

Un tro isiè m e type de revue destinée aux jeunes a vu le jo u r après 1968 ; Charlie- hebdo. A ctue l, Pilote (dans sa nouvelle fo rm u le ), reprennent les thèm es anarchisants de ce tte époque. De ces tro is types de revues, nous ne décrirons que les deux derniers, sans en tre r dans le détail de la com position de chacune des revues citées.

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COPAINS DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS

Papier glacé, beaucoup de photographies, beaucoup de couleurs, (m êlées dans le s ty le Pop), voilà com m ent se présentent Salut les Copains, Pleins Feux, Géant, H it, Fleur Bleue, Stéphanie, etc. Le som m aire qui apparaît en gros caractères sur la couver­ ture, e st à peu de choses près Identique d'une revue à l ’autre — (si l'on prend les num éros d'un même m ois) ; Ici comme à la radio, le matraquage fo rc e le succès. Qu'on entende (à satié té) une chanson à la radio, et l'on e st sûr de retrou ver e t l'Im age de celui qui la chante e t le te xte de la chanson e t son h is to ire (sic) dans presque tou te s les revues.

A les fe u ille te r, on est d'abord frappé par la d ispa rition presque to ta le de la fic tio n — é c rite ou dessinée ; pas un fe u ille to n , pas une nouvelle, pas une bande dessinée, exception fa ite des revues destinées plus précisém ent aux fille s comm e M adem oiselle Age Tendre ou 20 Ans (toute s les deux éditées par le groupe F lllpacchi). L 'Intérê t se concentre sur des personnages bien réels (bien qu'on puisse en douter quelquefois) : vie e t œ uvres de Claude François (C loclo), de Sylvie e t de Johnny..., en photos e t en couleurs, avec sous-titres ad m iratifs ; dans le m e ille u r des music-hall possibles, « to u t le monde II e st beau to u t le monde II e st ge ntil ». On n'ignore rien de la vie du copain X..., e t chaque le cte ur est Invité à adorer son Image d istribu ée « gra tu item e nt » (supplé­ m ent g ra tu it, cadeau, etc.) sous form e de « po ster », de « badge » autocollant, de carte postale revêtue d'un précieux paraphe. Le m ythe du copain v it d'une con tra diction ; on comm ence par accum uler les dé tails les plus Insig nifiants de sa vie, ceux qui le rappro­ chent de son public (ses goûts culinaires, vestim e ntaires, ses objets fé tich e s, ses pro­ du its de beauté...) ; mais to u t cela se rt en ré a lité à m ieux souligner sa d iffé re n ce ; chaque objet. Indéfinim ent cité, m ontré, de vie nt un fé tich e , non un signe du succès mais un talism an qui p e rm e ttra it de l'o b te n ir : com bien de lambeaux de chem ises qui son t devenus de saintes reliques...

Le copain garde to u t le m ystère de la sta r — dont II e st la dernière Incarnation — en ne laissant rien Ignorer des trè s riches heures de sa vie. On peut s'essayer, sans tro p de mal à en dresser le po rtra it-ro b o t ; Il n'a guère varié en dix ans, e t sta tistiq u e m e n t c 'e s t plus souvent un garçon qu'une fille (m algré quelques exceptions célèbres). A van t to u t il aime « le M é tie r » — c'est-à-dire la chanson — pour lequel II avait la vocation authentique pu isq u'il a réussi (C.Q.F.D.) ; Il se soum et au v e rd ic t de son Public lequel a tou jou rs raison ; Il tra va ille — d'arrache-pled e t to u t le tem ps — ; il a eu des débuts d iffic ile s , mais son ta le n t a enfin été reconnu (salut à l'Im presarlo au grand cœ ur) ; m algré son succès II e st resté sim ple, pré fé ra n t aux feux de la gloire les jo ies Intérieures plus solides comme chacun sa it (<■ ...les pro je cte urs s o n t éte ints, le grand choc est passé... Patrick va présenter son spectacle e t son m aquillage dans les plus grandes v ille s de France. M ais Patrick sans lum ières, sans pro je cte urs e t sans m aquillage, qui est-ll ? C 'e st un garçon tim id e, avec beaucoup plus de choses en profondeur qu'en surface. Il e s t beau, c 'e s t vrai. M ais II aime la beauté Intérie ure plus que to u t. D 'aille urs la beauté extérieure n 'e st jam ais que le re fle t de l'autre... S.L.C. Janvier 74).

Quant à sa vie privée, elle reste ambiguë. Toutes les extravagances, habilem ent gommées, apparaissent comme un aspect du talent, une déform ation professionnelle en som m e ; au con tra ire on Insiste su r l'ortho do xie de ses conceptions de la vie : le m ariage, les enfants, les opinions religieuses jo u e n t un grand rôle. Par contre le copain reste en général étranger à la politique, bien que l'a ctu a lité l'in té re s se — comme to u t (!) — , mais son m é tie r l'accapare trop.

Ce visage rassurant e t bien conventionnel e st à peine schém atisé ; le copain « g e n til » dom ine ces pages colorées e t aseptisées, parfum ées à la guim auve m oderne ; la gaieté y e st de rigueur, les problèm es exclusive m en t sentim entaux ou vestim e ntaires, le m alheur joue les u tilité s (Il n 'e st là que pour lé g itim e r e t en quelque sorte Innocenter la réu ssite) : Il fa u t en e ffe t rem arquer que les chanteurs d its engagés, ceux qui d'une façon ou d'une autre échappent à l'un ive rs de la rim e « am our-toujours » appa­ raissent peu dans ces pages, on s 'y cantonne à l'asp ect de l ’anecdote, du potin élevé au rang des Beaux-Arts, sans jam ais te n te r une analyse de la chanson ; des revues apparem m ent tournées vers l'exp lo ration de nouveaux domaines musicaux, te ls que Rock e t Folk ou MaxIpop, ne dépassent pas ce niveau e t p ré fè re n t dé crire le m aquillage

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de te lle vedette (m asculine) p lu tô t que l ’aspect plus technique de la musique q u ’il interprète.

Les revues que nous venons d ’évoquer rapidem ent jo ue nt un rôle plus am bigu que celui de la litté ra tu re rose ; le rêve ne s ’incarne pas dans des êtres im aginaires, des héros, mais dans des êtres m édiocres e t réels auxquels on a ta illé une légende de pa cotille : rêves curieusem ent raisonnables, où l ’argent tie n t la prem ière place, où la réu ssite passe d ’abord par la possession de vo itu re s puissantes, d ’appartem ents luxueux, de maisons de campagne cossues, sans com pter tous les objets coûteux qui sont à la mode. Nul ne doute que ces revues jo ue nt un rôle im p ortan t — encore que mal connu — d iffic ile m e n t mesurable, sauf sur le plan com m ercial ; les red ites ne sem blent pas lasser leur public ; la présence lancinante des mêmes photographies (d ’excellente qualité au dem eurant) impose un physique, répand des uniform es (que de blue-jeans !) ; la biogra­ phie, souvent reprise donne lieu à de p e tits exercices scolaires de révision du type : quelle e st la date de naissance exacte de X... : 9 fé v rie r 1947 ou 17 décem bre 1948 ? (rayer la m ention in u tile ) ; quel e s t le titr e de son pre m ier disque ? la marque de sa vo itu re ? etc. Enfin les lecteurs e t su rto u t les le ctrice s sont vive m en t in vitée s à sou tenir par leur co u rrie r leur vedette en p é ril. Des concours sont organisés dont le pre m ier p rix e st un « week-end » passé en compagnie de te lle ou te lle vedette. Tout cela favo rise e t encourage une évasion curieusem ent rattachée au réel ; si Rudolph Valentino avait une te lle fou le d ’adm iratrices, c ’é ta it en grande partie parce q u ’il incarnait des héros plus grands que nature ; au jourd’hui, Johnny Hallyday ne joue pas le Fils du Cheik, mais son propre rôle e t lui seul.

Quoique le te x te occupe une place réduite, le langage des revues de jeunes appelle quelques rem arques qui vo n t dans le même sens que to u t ce que nous avons pu dire auparavant. Le tu to ie m e n t e st de règle, signe de la transfo rm a tion des rapports e n tre la ved ette e t ses supporters, signe du groupe qui refuse le cérém onial tra d itio n n e l pour lui en su b stitu e r un autre to u t aussi conventionnel — e t trè s contraignant — mais plus « jeune ». S’y ajoute l ’em ploi de m ots de passe qui co n stitu e n t un code herm étique com pliqué e t changeant (on e st « in », « extra », etc.). Les te x te s d ’accom pagnem ent se bornent à tra n s c rire on le v o it une langue parlée qui évoque par certains de ses côtés le javanais bien connu des éco lie rs d ’a u tre fo is. Emergent çà e t là quelques morceaux de bravoure assez savoureux, tém oin celui-ci, tiré de S.L.C. ; « La m usique s ’e s t fa ite envoûtante, enveloppante. V isu ellem e nt, acoustiquem ent, c ’e st original, d iffé re n t, nou­ veau. Un long, trè s long jeune homme vêtu de satin blanc, m onté sur des chaussures extravagantes e t extra hautes, avance d ’un pas fé lin comme porté par la m usique. M ais la vraie révo lu tion, la vo ic i : ce t ange, ce prince, e s t m aquillé comme une diva. Une diva ou un gu e rrie r indien ? il y a des deux : P.J. a tiré la leçon de David Bowie. il s ’e st fa it une tê te d'androgyne, mais le côté v iril n ’y perd stric te m e n t rien. On d ira it p lu tô t un humanoïde éblouissant venu d'une autre planète ». Tous les clichés son t là rassem ­ blés. C urieux patchw ork de poncifs psychologiques, on reconnaît dans ces a rticle s le ton, le langage p ré te ntie ux e t irrita n t des ém issions de variétés télé visé es. Il m éri­ te ra it une étude approfondie ; on y aime la syntaxe sim ple, la phrase nom inale, mais les term es techniques ou ab stra its obscurs e t s u rto u t les a d je ctifs ; l ’hyperbole grâce à leur accum ulation y fle u rit à chaque page.

Ce rapide to u r d ’horizon s u ffit à m ontrer l ’é tro ite ss e du monde de ces revues, mais aussi son im portance dans l ’opinion sinon de tous les jeunes, du moins d ’une bonne pa rtie d ’entre eux. Or, si on évacue volo n ta ire m e n t de ce tte presse du bonheur tous les problèm es, ils apparaissent pourtant, d ’une m anière détournée : en e ffe t, le retou r d ’objets luxueux perm et de jo u ir par procuration en quelque sorte d ’une réu ssite m até­ rie lle d ’autant plus exaltée q u ’elle e st plus inacessible ; e t son image in dé finim e nt répétée loin de ré vo lte r favo rise au co n tra ire la pa ssivité e t la fu ite .

JE NE VEUX PAS MOURIR IDIOT (Wolinski)

1968 a provoqué la naissance en France d ’une presse que nous appellerons, fau te de m ieux, con testataire ; Charlie-Hebdo, Charlie, A ctue l, Pilote (dans sa nouvelle fo rm u le ), sont nés des idées e t de l ’atm osphère de l ’après 1988, mais aussi de l ’« underground » am éricain.

Références

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