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(1)

Bulletin des

médecins suisses

BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers

Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch

8 2 0. 2 . 2 01 9

239 Editorial

Entre hommes et femmes médecins, des intérêts clivés?

240 FMH

Protection des enfants contre la publicité pour le tabac – faits et chiffres

278 «Et encore …»

par Christina Aus der Au Autonomie

246 ASMAC

Les femmes ne s’intéressent pas seulement à la

médecine de famille

(2)

Bulletin des

médecins suisses

BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers

Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch Organe officiel de la FMH et de FMH Services www.bullmed.ch Bollettino ufficiale della FMH e del FMH Services Organ ufficial da la FMH e da la FMH Services

8 20. 2. 2019

239 Editorial Entre hommes et femmes médecins, des intérêts clivés?

240 FMH Protection des enfants contre la publicité pour le tabac – faits et chiffres

278 «Et encore …»

par Christina Aus der Au Autonomie

246 ASMAC Les femmes ne s’intéressent pas seulement à la médecine de famille

SOMMAIRE 237

Rédaction

Dr méd. et lic. phil. Bruno Kesseli, membre de la FMH (Rédacteur en chef); biol. dipl. Tanja Kühnle (Managing Editor);

Dr méd. vét. Matthias Scholer (Rédacteur Print et Online);

Dr méd. Werner Bauer, membre de la FMH; Prof. Dr oec. Urs Brügger;

Prof. Dr méd. Samia Hurst; Dr méd. Jean Martin, membre de la FMH;

Dr méd. Jürg Schlup, président de la FMH;

Charlotte Schweizer, cheffe de la communication de la FMH;

Prof. Dr méd. Hans Stalder, membre de la FMH;

Dr méd. Erhard Taverna, membre de la FMH

Rédaction Ethique

Prof. Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.;

Dr phil., biol. dipl. Rouven Porz, p.-d.

Rédaction Histoire de la médecine

Prof. Dr méd. et lic. phil. Iris Ritzmann; Prof. Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff Rédaction Santé publique, épidémiologie, biostatistique Prof. Dr méd. Milo Puhan

Rédaction Droit

Dr iur. Ursina Pally, cheffe du Service juridique de la FMH

FMH

ÉDITORIAL: Jürg Schlup

239 Entre hommes et femmes médecins, des intérêts clivés?

SANTÉ PUBLIQUE: Barbara Weil

240 Protection des enfants contre la publicité pour le tabac – faits et chiffres ACTUEL: Jörg Goldhahn, Vanessa Rampton, Giatgen A. Spinas

242 Could artificial intelligence make doctors obsolete?

245 Nouvelles du corps médical

Organisations du corps médical

ASMAC: Nora Bienz

246 Les femmes ne s’intéressent pas seulement à la médecine de famille Certaines déclarations ne nécessitent pas de grande réflexion pour constater leur contenu amer: «Contraire-

ment à leurs collègues masculins, les femmes s’intéressent avant tout à la pédiatrie et à la médecine de famille» ou «Dans les disciplines chirurgicales comme l’orthopédie, il n’y a que 10% de femmes, cela les intéresse moins». Or ce sont de tout autres raisons que le manque d’intérêt des femmes qui conduisent à cette situation insatisfaisante.

Courrier / Communications

249 Courrier au BMS

250 Examens de spécialiste / Communications

FMH Services

251 Erweiterung des Treuhandpartnernetzes im Kanton Bern 252 Emplois et cabinets médicaux (version imprimée uniquement)

Tribune

MEDICAL EDUCATION: Sonia Frick

260 EPAs, Milestones, Competences: Was brauchen wir davon?

SANTÉ PUBLIQUE: Lena Ammann, David Fäh

264 Potential für Früherkennung von Diabetes mellitus Typ 2

(3)

SOMMAIRE 238

Impressum

Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services

Adresse de la rédaction: Elisa Jaun, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,

fax +41 (0)61 467 85 56,

[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, fax +41 (0)61 467 85 56, www.emh.ch Marketing EMH / Annonces:

Dr phil. II Karin Würz, responsable marketing et communication, tél. +41 (0)61 467 85 49, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]

tél. +41 (0)61 467 86 08, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]

«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,

fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:

FMH Fédération des médecins suisses, Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15, tél. +41 (0)31 359 11 11,

fax +41 (0)31 359 11 12, [email protected] Autres abonnements: EMH Editions médicales suisses SA, Abonnements, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 75, fax +41

ISSN: version imprimée: 0036-7486 / version en ligne: 1424-4004 Paraît le mercredi

© FMH

Le Bulletin des médecins suisses est actuellement une publication en libre accès (open access). Jusqu’à révoca- tion, la FMH habilite donc EMH à ac- corder à tous les utilisateurs, sur la base de la licence Creative Commons

«Attribution – Pas d’utilisation com- merciale – Pas de modification 4.0 International», le droit, non limité dans le temps, de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public.

Le nom de l’auteur doit dans tous les cas être indiqué de manière claire et transparente. L’utilisation à des fins commerciales peut être possible

Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.

Production: Die Medienmacher AG, Muttenz, www.medienmacher.com

Tribune

COMPTE RENDU DE CONFÉRENCE: Daniel Lüthi 268 Gemeinsam und gezielt etwas ändern 270 Spectrum

Horizons

HISTOIRE DE LA MÉDECINE: Nils Hansson, Hubert Steinke 271 Vom Nobelpreis und anderen Auszeichnungen

SOUS UN AUTRE ANGLE: Andreas Gosztonyi 273 Kennen Sie die weissen Fremdenführer?

SOUS UN AUTRE ANGLE: Erhard Taverna 275 Deutsch für Fortgeschrittene

NOTES DE LECTURE: Jean Martin 276 Santé des enfants en Mauritanie 277 Prix et distinctions

Et encore…

Christina Aus der Au 278 Autonomie

HUBER

(4)

Protection des enfants contre la pu- blicité pour le tabac – faits et chiffres

Barbara Weil

Cheffe de la division Santé publique de la FMH

La plus forte proportion de fumeurs se retrouve chez les hommes de 25 à 34 ans (42%) et les femmes de 15 à 34 ans (30%). La part de mineurs qui fument est passée de 18,7% en 2012 à 20,7% en 2014. Les chiffres indiquent en même temps que, proportionnellement, le nombre de jeunes fumeurs masculins est de nouveau beaucoup plus élevé que celui des jeunes femmes: entre 15 et 25  ans, 36,2% des jeunes hommes fument contre 26,8% pour les femmes du même âge. L’écart entre les sexes a plus que doublé depuis 2012.

Avant de fumer, ces personnes ont toutes été des en­

fants, puis des adolescents et, tôt ou tard, elles sont en­

trées en contact avec le tabac. Plus ce contact a lieu tôt, plus le risque est grand qu’une simple expérience lu­

dique se transforme en consommation quotidienne.

La publicité est omniprésente. Les enfants et les ado­

lescents côtoient de nombreux messages publicitaires,

y compris pour le tabac, que ce soit sur le chemin de l’école ou de leur lieu de formation. Tactiquement, la publicité est toujours bien placée, à la hauteur des yeux, à proximité des chewing­gums et des bonbons.

L’étude de CIPRET­Vaud montre clairement que les jeunes constituent le groupe cible numéro un de l’in­

dustrie du tabac: les lieux choisis pour les activités de publicité ou de promotion (festivals de musique, disco­

thèques, kiosques, etc.), le langage, le design et le visuel utilisés ne sont pas le fruit du hasard, mais d’une re­

cherche minutieuse visant à atteindre un maximum de jeunes. Pour cela, les campagnes se déroulent là où les jeunes se trouvent; la cigarette est associée à des

Chaque jour, 25 personnes meurent des suites de la consommation de tabac.

Fumer cause chaque année près de 9500 décès qui pourraient être évités en Suisse.

Cela signifie que 25 personnes meurent chaque jour des suites de la consommation de tabac. La plupart des fumeurs commencent à l’adolescence, c’est donc là que la prévention doit intervenir en premier lieu. Une interdiction généralisée de la publi­

cité, de la promotion et du parrainage en faveur du tabac serait un pas décisif pour réduire la consommation de tabac. Signez dès maintenant l’initiative populaire

«Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac».

FMH Santé publique 240

(5)

systèmes de référence de leur âge (fête, prise de risque, vacances, flirt, liberté, succès, etc.); les jeunes ont la possibilité de gagner des cadeaux ou de vivre des expé­

riences convoitées par leur groupe d’âge.

Diverses études scientifiques ont montré que la publi­

cité pour le tabac incite à la première cigarette et in­

fluence aussi la transition à l’habitude régulière de

fumer. La publicité impacte également le choix de la marque et la demande globale. D’autres études rap­

pellent aussi que les enfants et les adolescents sont plus réceptifs à la publicité que les adultes et donc plus sensibles aux promesses de l’industrie du tabac. Affir­

mer que les enfants et les jeunes ne regardent délibéré­

ment pas la publicité pour le tabac et ne sont donc pas influencés relève du cynisme et d’un déni de réalité.

Parce que la plupart des fumeurs commencent à fumer à leur adolescence, une protection particulière doit être accordée aux enfants et aux jeunes. C’est aussi l’objectif déclaré de l’initiative populaire «Oui à la pro­

tection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac», qui vise à inscrire l’interdiction de la pu­

blicité dans la Constitution. Toute forme de publicité pour les produits du tabac qui cible les enfants et les jeunes devrait être interdite. En outre, l’article existant sur la promotion des enfants et des jeunes est com­

plété par la protection de la santé.

Une interdiction généralisée de la publicité, de la pro­

motion ou du parrainage du tabac est un moyen effi­

cace de réduire la consommation de tabac et d’agir sur plus de 9000 décès qui pourraient être évités.

Allons­nous continuer de fermer les yeux?

Non, la santé de nos enfants relève de notre responsa­

bilité personnelle; ne les laissons pas tomber!

Crédit photo

http://enfantssanstabac.ch/ – initiative populaire fédérale «Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac»

Références

OFS: Les décès dus au tabac en Suisse entre 1995 et 2012 CIPRET­Vaud: http://www.observatoire­marketing­tabac.ch/

Signez dès maintenant l’initiative!

http://enfantssanstabac.ch/

En ce qui nous concerne

Les Editions Médicales Suisses EMH soutiennent la FMH, les pneumologues et mfe Médecins de famille et de l’enfance Suisse, ainsi que d’autres organismes de santé importants en Suisse dans la collecte de signatures pour l’initiative «Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac», qui appelle à une protection systématique des mineurs contre la publicité pour le tabac. L’espace publicitaire de l’initia- tive dans les revues EMH a été mis à la disposition du comité d’initiative à prix coûtant.

La santé de nos enfants relève de notre responsabilité personnelle.

Correspondance:

FMH

division Santé publique, Elfenstrasse 18, case postale 300, CH­3000 Berne 15, public.health[at]fmh.ch

FMH Santé publique 241

(6)

HEAD TO HEAD

Could artificial intelligence make doctors obsolete?*

Jörg Goldhahna, Vanessa Ramptonb, Giatgen A. Spinasc

a Deputy head, Institute for Translational Medicine at ETH Zurich, Zurich, Switzerland; b Branco Weiss fellow, McGill Institute for Health and Social Policy, Montréal, Québec, Canada; c Emeritus professor, Division of Endocrinology, Diabetes and Clinical Nutrition, University Hospital, Zurich, Switzerland

Machines that can learn and correct themselves already perform better than doc- tors at some tasks, says Jörg Goldhahn, but Vanessa Rampton and Giatgen A. Spinas maintain that machines will never be able to replicate the inter-relational quality of the therapeutic nature of the doctor–patient relationship

Yes – Jörg Goldhahn

Artificial intelligence (AI) systems simulate human in- telligence by learning, reasoning, and self correction.

Already this technology shows the potential to be more accurate than physicians at making diagnoses in specialties such as radiology, dermatology, and inten- sive care; at generating prognostic models; and at per- forming surgical interventions [1]. And in 2017 a robot passed China’s national medical exam, exceeding the minimum required by 96 points [2].

More precise, reliable, and comprehensive

Even if machines are not yet universally better than doctors, the challenge to make them better is technical rather than fundamental because of the near unlim- ited capacity for data processing and subsequent learn- ing and self-correction. This “deep learning” is part of

“machine learning,” where systems learn constantly without the potential cultural and institutional diffi- culties intrinsic to human learning, such as schools of thought or cultural preferences. These systems contin- ually integrate new knowledge and perfect themselves with speed that humans cannot match. Even complex

clinical reasoning can be simulated, including ethical and economic concerns.

Increasing amounts of more comprehensive health data from apps, personal monitoring devices, elec- tronic medical records, and social media platforms are being integrated into harmonised systems such as the Swiss Personalised Health Network [3]. The aim is to give machines as complete a picture as possible of peo- ple’s health over their life and maximum knowledge about their disease.

The notion that today’s physicians could approximate this knowledge by keeping abreast of current medical research while maintaining close contact with their patients is an illusion, not least because of the sheer volume of data. Here too, machines have the advan- tage: natural language processing enables them to

“read” rapidly expanding scientific literature and fur- ther teach themselves, for example, about drug inter- actions [4].

The key challenges for today’s healthcare systems are economic: costs are rising everywhere. Introducing AI- driven systems could be cheaper than hiring and train- ing new staff [5]. AI systems are also universally avail- able and can even monitor patients remotely. This is important because demand for doctors in much of the world is growing more quickly than supply [6].

* © British Medical Journal.

Reprint by permission.

This article was first published in the BMJ as 10.1136/bmj.k4563 on 7 November 2018;

doi: 10.1136/bmj.k4563.

Could artificial intelligence make doctors obsolete? I do not think so. For example, doctors will keep on sharing, providing and interpreting information. But artificial intelligence will redefine our doctors’ work; and more profoundly so than we may suspect today. The following article by three authors, among them two from Switzerland, addresses this development and is well worth reading.

Jürg Schlup, President of the Swiss Medical Association FMH

FMH Actuel 242

(7)

Less biased, less unstable, still caring

The ability to form relationships with patients is often portrayed as the trump card in favour of human physi- cians, but this may also be their Achilles’ heel. Trust is important for patients’ perception of the quality of their care [7]. But the object of this trust need not be a human; machines and systems can be more trustwor- thy if they can be regarded as unbiased and without conflicts of interest [8]. Of course, AI systems may be subject to the biases of their designers, but this can be overcome by independent reviews and subsequent iterations.

To say that patients always require empathy from hu- man doctors is to ignore important differences between patients: many, particularly younger, patients with mi- nor complaints simply want an accurate diagnosis and treatment that works [9]. In other words: they may rate correct diagnosis higher than empathy or continuity of care. In some very personal situations the services of a robot could help patients avoid feeling shame.

Even patients who crave interaction, such as those with serious or terminal diagnoses, may find that their needs are better met by machines. Recent studies show that conversational agent systems have the potential to track conditions and suggest care [10] and can even guide humans through the end of life [11].

Doctors as we now know them will become obsolete eventually. In the meantime, we should expect step- wise introduction of AI technology in promising areas, such as image analysis or pattern recognition, followed by proof of concept and demonstration of added value for patients and society. This will lead to broader use of AI in more specialties and, sooner than we think, hu- man doctors will merely assist AI systems. These sys- tems will not be perfect, but they will be constantly perfecting themselves and will outperform human physicians in many ways.

No – Vanessa Rampton, Giatgen A. Spinas

Machines will increasingly be able to perform tasks that were previously the prerogative of human doc- tors, including diagnosis, treatment, and prognosis.

Although they will augment the capacities of physi- cians, machines will never replace them entirely. In particular, physicians will remain better at dealing with the patient as a whole person, which involves knowledge of social relationships and normativity. As the Harvard professor Francis Peabody observed in 1927, the task of the doctor is to transform “that case of

mitral stenosis in the second bed on the left” into the complex problem of “Henry Jones, lying awake nights while he worries about his wife and children” [12].

Humans can complete this transformation because they can relate to the patient as a fellow person and can gain holistic knowledge of the patient’s illness as re- lated to his or her life. Such knowledge involves ideals such as trust, respect, courage, and responsibility that are not easily accessible to machines.

Illness is an ill-defined problem

Technical knowledge cannot entirely describe the sick- ness situation of any single patient. A deliberative pa- tient–physician relationship characterised by associa- tive and lateral thinking is important for healing, particularly for complex conditions and when there is a high risk of adverse effects, because individual pa- tients’ preferences differ [13]. There are no algorithms for such situations, which change depending on emo- tions, non-verbal communication, values, personal preferences, prevailing social circumstances, and so on. Those working at the cutting edge of AI in medicine acknowledge that AI approaches are not designed to replace human doctors entirely [14].

The use of AI in medicine, predicated on the belief that symptoms are measurable, reaches its limits when confronted with the emotional, social, and non-quan- tifiable factors that contribute to illness. These factors are important: symptoms with no identified physio- logical cause are the fifth most common reason US pa- tients visit doctors [15]. Questions like “Why me?” and

“Why now?” matter to patients: contributions from narrative ethics show that patients benefit when physi- cians can interpret the meaning they ascribe to differ- ent aspects of their lives [16]. It can be crucial for pa- tients to feel that they have been heard by someone who understands the seriousness of the problem and whom they can trust [17].

Linked to this is a more fundamental insight: as Pea- body put it, healing illness requires far more than

“healing specific body parts.” By definition illness has a subjective aspect that cannot be “cured” by a techno- logical intervention independently of its human con- text [18]. Curing an organism from a disease is not the same as establishing its health, as health refers to a complex state of affairs that includes individual expe- rience: being healthy implies feeling healthy. Robots cannot understand our concern with relating illness to the task of living a life, which is related to the human context and subjective factors of disease.

FMH Actuel 243

(8)

Medicine is an art

Throughout history, the therapeutic effect of doctor–

patient relationships has been acknowledged, irrespec- tive of any treatment prescribed [19]. This is because the physician–patient relationship is a relationship be- tween mortal beings vulnerable to illness and death.

Computers aren’t able to care for patients in the sense of showing devotion or concern for the other as a per- son, because they are not people and do not care about anything.

Sophisticated robots might show empathy as a matter of form, just as humans might behave nicely in social situations yet remain emotionally disengaged because they are only performing a social role [20]. But con- cern – like caring and respect – is a behaviour ex hibited by a person who shares common ground with another person. Such relationships can be illustrated by friend- ship: B cannot be a friend of A if A is not a friend of B’s [21].

A likely future scenario will be AI systems augmenting knowledge production and processing, and doctors helping patients find an equilibrium that acknowl- edges the limitations of the human condition, some- thing that is inaccessible to AI. Coping with illness of- ten does not include curing illness, and here doctors are irreplaceable.

Competing interests

All authors have read and understood BMJ policy on declaration of interests and declare the following: VR is a recipient of the Branco Weiss fellowship Society in Science.

Provenance and peer review Commissioned; externally peer reviewed.

References

1 Sahiner B, Pezeshk A, Hadjiiski LM, et al. Deep learning in medical imaging and radiation therapy. Med Phys 2018. 10.1002/mp.13264.

30367497.

2 Yan A. How a robot passed China’s medical licensing exam. 2017.

https://www.scmp. com/news/china/society/article/2120724/

how-robot-passed-chinas-medical-licensing-exam.

3 Swiss Personalised Health Network. 2017. https://www.sphn.ch/

en.html.

4 Lim S, Lee K, Kang J. Drug–drug interaction extraction from the literature using a recursive neural network. PLoS One 2018;13:

e0190926. 10.1371/journal.pone.0190926 29373599.

5 Miliard M. Healthcare AI poised for explosive growth, big cost sav- ings. 2017. https://www. healthcareitnews.com/news/healthcare- ai-poised-explosive-growth-big-cost-savings.

6 IHS Markit. Association of American Medical Colleges. Complexi- ties of physician supply and demand: projections from 2016 to 2030. 2018. https://www.aamc.org/data/workforce/re- ports/439206/physicianshortageandprojections.html.

7 Brennan N, Barnes R, Calnan M, Corrigan O, Dieppe P, Entwistle V.

Trust in the health-care provider–patient relationship: a system- atic mapping review of the evidence base. Int J Qual Health Care 2013;25:682–8. 10.1093/intqhc/mzt063 24068242.

8 Litvin CB, Ornstein SM, Wessell AM, Nemeth LS, Nietert PJ. Adop- tion of a clinical decision support system to promote judicious use of antibiotics for acute respiratory infections in primary care. Int J Med Inform 2012;81:521–6. 10.1016/j.ijmedinf.2012.03.002 22483528.

9 Wong C, Harrison C, Britt H, Henderson J. Patient use of the inter- net for health information. Aust Fam Physician 2014;43:875–7.

25705739.

10 Laranjo L, Dunn AG, Tong HL, et al. Conversational agents in healthcare: a systematic review. J Am Med Inform Assoc 2018;25:

1248–58. 10.1093/jamia/ocy072 30010941.

11 Paasche-Orlow M, Bickmore TW. Conversational Agents to Im- prove Quality of Life in Palliative Care. National Institutes of Health (NIH) Project, Boston Medical Center. 2016. http://gran- tome.com/grant/NIH/R01-NR016131-01.

12 Peabody F. The care of the patient. JAMA 1927;88:878.

10.1001/jama.1927.02680380001001.

13 Katz J. The silent world of doctor and patient. Yale University Press, 2002.

14 Interview with Joachim Buhmann. Ich fühle mich von künstlicher Intelligenz überhaupt nicht bedroht. Forbes 2017 Feb 9. https://

www.forbes.at/artikel/eth-joachim-buhmann. html.

15 Creed F, Henningsen P, Fink P. Medically unexplained symptoms, somatisation and bodily distress. Developing better clinical services.

Cambridge University Press, 2011:vi. 10.1017/CBO9780511977862.

16 Fioretti C, Mazzocco K, Riva S, Oliveri S, Masiero M, Pravettoni G.

Research studies on patients’ illness experience using the Narra- tive Medicine approach: a systematic review. BMJ Open 2016;6:

e011220. 10.1136/bmjopen-2016-011220 27417197.

17 Gawande A. Tell me where it hurts. New Yorker 2018 Jan 23:36–45.

18 Hofmann B. Disease, illness, and sickness. In: Solomon M, Si- mon JR, Kincaid H, eds. The Routledge companion to philosophy of medicine. Routledge, 2017:16–26.

19 Di Blasi Z, Harkness E, Ernst E, Georgiou A, Kleijnen J. Influence of context effects on health outcomes: a systematic review. Lancet 2001;357:757–62. 10.1016/S0140-6736(00)04169-6 11253970.

20 Wingert L. Unsere Moral und die humane Lebensform. In:

Sturma D, ed. Ethik und Natur. Suhrkamp (forthcoming).

21 Wingert L. Gemeinsinn und Moral: Grundzüge einer intersubjekti­

vistischen Moralkonzeption. Suhrkamp, 1993.

Correspondence:

Jörg Goldhahn, jgoldhahn[at]ethz.ch;

V. Rampton, vanessa.

rampton[at]mail.mcgill.ca

FMH Actuel 244

(9)

Todesfälle / Décès / Decessi Viktor Engeler (1931), † 8.12.2018,

Facharzt für Gynäkologie und Geburtshilfe, 8044 Zürich

Fränzi Auf der Maur (1975), † 5.1.2019, Fachärztin für Anästhesiologie und Fachärztin für Intensivmedizin, 6003 Luzern

Kurt Danilo Clamer (1928), † 28.1.2019, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 4125 Riehen

Peter Hurt (1926), † 28.1.2019, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 5436 Würenlos

Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied haben sich angemeldet:

Gabriele Althof, Fachärztin für Endokrino­

logie und Diabetologie, FMH, Bremgarten­

strasse 119, 3012 Bern

Bernhard Fellmann-Fischer, Facharzt für  Gynäkologie und Geburtshilfe, FMH, Thunstrasse 99, 3006 Bern

Wieland Rexroth, Praktischer Arzt, Thunstrasse 22, 3007 Bern

Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio eingereicht werden. Nach Ablauf der Frist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einsprachen.

Ärztegesellschaft des Kantons Luzern Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Gäu hat sich gemeldet:

Anne Lenz, Fachärztin für Chirurgie, FMH, Luzerner Kantonsspital, Chirurgie LUKS Wolhusen, Spitalstrasse 50, 6110 Wolhusen Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern

Ärztegesellschaft Thurgau

Zum Eintritt in die Ärztegesellschaft Thurgau hat sich gemeldet:

Heidrun Conrad, Praktische Ärztin, Battenhusstrasse 12, 9062 Lustmühle

Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug Zur Aufnahme in die Ärzte­Gesellschaft des Kantons Zug als ausserordentliches Mitglied hat sich angemeldet:

Andreas R. Günthert, Facharzt für Gynäkolo­

gie und Geburtshilfe, FMH, gyn­zentrum ag, Haldenstrasse 11, 6006 Luzern

Einsprachen gegen diese Kandidatur müssen innerhalb 14 Tagen seit dieser Veröffent­

lichung schriftlich und begründet beim Sekretariat der Ärzte­Gesellschaft des Kantons Zug eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet der Vorstand über Gesuch und allfällige Einsprachen.

FMH Nouvelles du corps médical 245

Nouvelles du corps médical

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En savoi r

plus sur

www.fmh .ch

(10)

Pourquoi les femmes médecins choisissent-elles plus souvent la médecine de famille plutôt que les disciplines chirurgicales? Et pourquoi sont-elles absentes des fonctions dirigeantes?

Les femmes ne s’intéressent pas seulement à la médecine de famille

Nora Bienz

Dr méd., Médecine interne générale FMH, présidente de l’ASMAC Berne, membre du Comité directeur de l’ASMAC Suisse, Spiez

Certaines déclarations ne nécessitent pas de grande réflexion pour constater leur contenu amer. «Contrairement à leurs collègues masculins, les femmes s’inté- ressent avant tout à la pédiatrie et à la médecine de famille [...] Dans les disciplines chirurgicales comme l’orthopédie, il n’y a que 10% de femmes, cela les intéresse moins» [1]. Or ce sont de tout autres raisons que le manque d’intérêt des femmes qui conduisent à cette situation insatisfaisante.

Les femmes médecins exercent plus rarement dans des disciplines impliquant une activité chirurgicale. Cette partie de la déclaration du président de la FMH, Jürg Schlup, dans l’émission télévisée «10vor10» du 29 octobre 2018 est juste. Par contre, son explication selon laquelle les femmes s’intéresseraient moins aux tâches chirurgi- cales est fausse. Les raisons du choix d’une discipline sont multiples. Un regard sur les débuts de mon propre par- cours professionnel en offre un exemple parlant.

De l’euphorie à la désillusion

J’ai passé mon examen fédéral à l’Université de Berne en 2011. Je m’intéressais surtout à la gynécologie opéra- toire, discipline sur laquelle j’avais déjà orienté mon année d’étude à option. J’ai choisi mon premier poste dans le service de chirurgie viscérale d’un hôpital de taille moyenne. J’aimais particulièrement mon travail et j’ai développé une véritable passion pour la chirur- gie. Ma fascination restait intacte, même s’il fallait se tenir au milieu de la nuit à la table d’opération. Pour moi, travailler 24 heures d’affilée était un défi au sens positif du terme. Je considérais le service du week-end entre deux semaines de travail normal comme un mal nécessaire pour pouvoir opérer. Mais en l’espace d’une année, mon euphorie des débuts s’est passablement ré- duite. J’aspirais à plus de temps et d’énergie pour ma vie privée et mes intérêts extraprofessionnels.

Le travail en équipe au lieu de semaines de 12 jours

Lors de mon entretien d’embauche pour mon engage- ment consécutif en gynécologie, on m’a notamment

deman dée si j’étais disposée à mettre ma vie privée «en veilleuse». C’est à ce moment-là que j’ai commencé à réflé chir à mon avenir et à me demander si une carrière chirurgicale était vraiment un objectif souhaitable. A l’époque, je n’avais pas de bons exemples à suivre parmi les chirurgiens-cadres. Je ne voyais pas non plus de pers- pectives d’amélioration des conditions de travail et je sa- vais que je voudrais, tôt ou tard, fonder une famille.

Comme je n’ai pas pu obtenir immédiatement le poste en gynécologie, j’ai eu la possibilité de travailler pendant six mois aux soins intensifs. Après l’année en chirurgie avec des services de 12 jours, d’innombrables services de piquet et plus de 400 heures supplémentaires, j’ai vécu comme reposant le système du travail en équipe très bien orga- nisé des soins intensifs, avec une semaine de travail de 50 heures conforme à la loi. Après mûre réflexion et d’in- nombrables discussions, j’ai finalement abandonné l’idée de faire de la gynécologie opératoire. J’ai prolongé mon contrat aux soins intensifs et cherché un emploi consécu- tif dans un service de médecine interne de catégorie A.

J’y ai trouvé une journée de travail relativement bien or- ganisée, une hiérarchie horizontale, une formation post- graduée bien structurée, de l’encouragement et un bon travail d’équipe. En 2017, j’ai finalement obtenu le titre de spécialiste en médecine interne générale et acquis mes premières expériences en tant que cheffe de clinique. Ac- tuellement, je suis ma deuxième spécialisation en méde- cine intensive. Jusqu’ici, je n’ai pas regretté mon choix.

Les femmes dans l’impasse

Beaucoup de mes collègues étudiantes sont aujourd’hui médecins spécialistes ou sur le point de terminer leur formation postgraduée. Quelques-unes parmi elles ont

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poursuivi leur parcours chirurgical. Hélas, je constate dans mon entourage l’augmentation du nombre de femmes médecins qui, malgré leur engagement, leur talent, leur passion pour leur profession et une forma- tion postgraduée (presque) terminée, n’avancent pas.

Les jeunes femmes médecins spécialistes ne sont pas suffisamment encouragées dans les hôpitaux ou n’obtiennent pas de promotion et choisissent, dans l’urgence, une autre voie. Les femmes trentenaires, c’est-à-dire en âge de fonder une famille, rencontrent en particulier beaucoup de difficultés dans l’atteinte de leurs objectifs de carrière. Cela se traduit aussi par les chiffres: d’après une récente analyse de données réali- sée sur mandat du Conseil-exécutif du canton de Berne [2], à l’Hôpital de l’Ile, le plus grand employeur du sec- teur hospitalier du canton, 14% seulement des postes de cadre sont occupés par des femmes.

Pourquoi les femmes préfèrent-elles s’installer comme pédiatre ou généraliste? Et quelles solutions envi- sage-t-on pour pourvoir davantage de postes de cadre dans les cliniques avec des femmes?

Plus de travail à temps partiel – plus de temps pour la famille

Celui qui souhaite connaître les causes de cette évolu- tion n’a pas besoin de chercher longtemps. De toute évidence, deux facteurs essentiels déterminent le choix de la discipline et les ambitions de carrière:

la possibilité de travailler à temps partiel et l’offre de places de travail favorables à la famille. Il est évident que la compatibilité entre profession et vie de famille est un sujet fondamental quand il s’agit des perspec- tives professionnelles des femmes médecins.

Un nouveau projet de l’association faîtière ASMAC s’inscrit dans cette idée. Il a pour objectif d’encourager

le travail à temps partiel dans les hôpitaux suisses. Un

«plan de construction, temps partiel» a été élaboré sur la base des résultats d’un sondage et des éclaircisse- ments obtenus dans différents hôpitaux suisses. Cela doit permettre de réaliser dès cette année des solu- tions sur mesure pour les cliniques et services. Elles permettront ensuite d’adapter l’organisation d’une clini que ou d’un service de façon à pouvoir augmenter le nombre de postes à temps partiel.

Durée de travail: 50 heures et plus...

D’autres motifs expliquent la faible part des femmes dans les disciplines chirurgicales et les positions de cadre. Ils sont en partie similaires à ceux que l’on trouve dans d’autres branches: la répartition traditionnelle des rôles dans les familles suisses, le manque d’enthou- siasme des employeurs à s’accommoder de congés ma- ternité, mais aussi les structures et réseaux d’entreprises dominés par les hommes. Néanmoins, il existe aussi des facteurs spécifiques aux médecins. Il s’agit notamment:

– des structures hospitalières avec leurs conditions de travail,

– de l’énorme part du temps consacré à des activités non médicales,

– de la durée de travail normale élevée combinée au non-respect de la loi sur le travail.

La durée hebdomadaire de travail des médecins-assis- tants est une particularité de la formation médicale postgraduée en Suisse. Avec ses 50 heures, elle est plus élevée que dans les pays voisins. Il est donc logique qu’avec une durée de travail de cette ampleur, même un engagement à 80% (c’est-à-dire 40 heures par maine) représente encore une charge considérable pour une famille. De plus, un médecin-assistant sur deux travaille en réalité plus que les 50 heures par se- maine admises par la loi, avec toutes les conséquences négatives que cela implique pour son propre bien-être, le bien-être de la famille et la sécurité des patients.

Moins de bureaucratie, plus de temps pour les malades

A première vue, cela ne semble pas être une idée très ori- ginale. Pourtant, c’est à cause de cette énorme charge de travail qu’il vaut la peine de faire avancer les mesures vi- sant à simplifier les déroulements administratifs dans les hôpitaux. Car d’après une étude actuelle de l’Univer- sité de Lausanne [3], les médecins hospitaliers ne peuvent plus consacrer qu’un tiers de leur temps de travail aux malades. L’ASMAC tente de remédier à cette situation avec sa campagne intitulée «Plus de médecine et moins

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de bureaucratie!» (www.plus-de-médecine-moins-de- bureaucratie.ch). Les exemples mis en œuvre avec succès montrent qu’il est judicieux de déléguer certaines tâches administratives à certains professionnels spécialement formés à cet effet, ou du moins de les simplifier.

La réduction des tâches administratives accomplies par les médecins bénéficie d’une part aux patients et contribue d’autre part à utiliser plus efficacement le temps disponible à l’hôpital. Moins d’administration peut aussi se traduire par davantage de temps pour les opérations et la formation. Une activité chirurgicale demande beaucoup d’entraînement. L’étude lausan- noise [3] mentionnée révèle que 6% seulement du temps de travail est disponible pour la formation. Pas- ser plus de temps à l’hôpital et en consacrer si peu à la formation n’est pas la recette du succès pour devenir une excellente femme médecin. Une réduction de la bureaucratie est une mesure bien plus efficace pour parvenir à ce but que la formation de nuit de médecins épuisés par les heures supplémentaires.

Encourager et exiger

Le travail scientifique ou son encouragement est une autre condition pour atteindre un poste de cadre en médecine. En raison de la forte charge de travail en cli- nique, il n’est pas rare qu’il soit exigé pendant les loisirs, ce qui est incompatible avec la vie de famille, indépen- damment du sexe. Cette approche semble aussi dou- teuse pour ce qui concerne la qualité de la recherche.

L’extrême complexité de la démarche pour obtenir des fonds destinés à la recherche suppose une réduction des tâches cliniques – du moins pour les femmes méde- cins avec des ambitions de carrière. De plus, nous de- vons nous demander s’il n’est pas possible de davantage séparer la recherche et la clinique. Nous avons autant besoin de femmes médecins compétentes dans le do- maine clinique que de bonnes chercheuses. Mais est-il vraiment nécessaire d’être bon dans les deux domaines pour occuper un poste de cadre?

Le problème des médecins-chefs

A ce titre, il faut finalement aussi mentionner une par- ticularité du secteur hospitalier. Je parle des structures hiérarchiques qui conduisent à la forte dépendance des médecins en formation. Les décisions concernant des congés pour la recherche ou l’octroi d’une bourse dans une clinique partenaire à l’étranger sont souvent prises par une seule personne au niveau de la direction.

Si le/la supérieur/e hiérarchique rejette la demande d’une personne, cette dernière aura des difficultés à avancer. Et si le chef considère que les modèles de tra-

vail à temps partiel ne sont pas réalisables, il devient difficile d’accomplir un parcours clinico-scientifique tout en assumant des obligations familiales. Notam- ment dans les disciplines chirurgicales, l’encourage- ment direct par les supérieurs hiérarchiques se réper- cute sur la vitesse à laquelle le catalogue des opérations se remplit. A cela s’ajoute que le paysage hospitalier en Suisse est relativement petit dans le domaine de la mé- decine de pointe. Il n’est pas rare que le refus d’un chef entrave ensuite l’avancement dans un autre hôpital.

Pour établir une culture de l’encouragement et de la promotion équitable, il faut donc des instances déci- sionnelles bénéficiant d’un large appui. Pour prendre des décisions, ces dernières doivent s’appuyer sur des critères objectifs tels que les attestations de formation complémentaire, les connaissances linguistiques, l’expé rience professionnelle, les publications scienti- fiques, mais aussi d’autres facteurs comme la compé- tence sociale et la capacité à travailler en équipe.

Un changement de culture est nécessaire

A l’heure actuelle, environ 60% des médecins fraîche- ment diplômés sont des femmes et la tendance est à la hausse. Il est donc vraiment temps de réfléchir aux pers- pectives à long terme de ces femmes dans la profession, car les femmes médecins qui quittent prématurément la vie active accentuent la pénurie de spécialistes. Nous ne souhaitons pas seulement maintenir dans la profession la relève féminine bien formée à grands frais, nous vou- lons que les femmes médecins puissent faire carrière.

Le choix de la discipline ou la fondation d’une famille ne doivent pas être un obstacle dans cette démarche.

Des conditions de travail flexibles et favorables à la fa- mille pour les femmes et les hommes, une adaptation des structures internes dans les cliniques/services et un changement de culture sont des conditions indis- pensables pour que les femmes médecins puissent choisir leur discipline sans préjugés et en fonction de leurs propres intérêts. Tel est notre objectif.

Crédit photo Nicolas d’Aujourd’hui

Références

1 Emission 10vor10, 29 octobre 2018, https://www.srf.ch/play/

tv/10vor10/video/10vor10-vom-29-10-2018?id=2f0198e2-ac24- 4e9f-9ca0-5f0f9d52e385.

2 Interpellation, réponse du Conseil-exécutif du canton de Berne, Discrimination à l’Hôpital de l’Ile: il faut améliorer l’égalité dans les cliniques et hôpitaux privés et publics du canton de Berne!

N° de l’affaire 2018.RRGR.190.

3 Wenger N, Méan M, Castioni J, Marques-Vidal P, Waeber G, Gar- nier A. Allocation of Internal Medicine Resident Time in a Swiss Hospital: A Time and Motion Study of Day and Evening Shifts.

Annals.org; 2017.

Correspondance:

Dr méd. Nora Bienz Présidente de l’ASMAC Berne ASMAC Berne

Schwarztorstrasse 7 CH-3007 Berne Tél. 031 381 39 39 bienz[at]vsao-bern.ch

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Unerträgliches Leiden – liebevoll zuwenden oder dogmatisch abtun?

Brief zu:

Meili W. Neue Dogmen? Schweiz Ärzteztg. 2019;100(3):45.

Stalder H. Ist Leiden nicht Sache der Medizin?

Schweiz Ärzteztg. 2019;100(3):66.

Martin J. Ein echtes Public-Health-Dokument.

Schweiz Ärzteztg. 2019;100(4):104.

Befreit von den alten Dogmen in Religion, Herkunftsfamilien und Dorfgemeinschaften geisselt Herr Dr. Meili das Recht auf Selbst- bestimmung «in der gegenwärtigen Welt»

und die damit einhergehende «Einforderung von Suizidhilfe» als «neue Form von Dogma- tik». Suizidhilfe treibt seiner Meinung nach

«eine Kultur des Todes und des Wertezerfalls»

voran. Mitmenschen mit unerträglichem Leiden (seinen Patienten?) rät er vielmehr, weiterzuleben und so «die Chance [zu] be- kommen, vielleicht neue, bereichernde Erfah- rungen zu machen». Solche Ratschläge sind für viele unheilbar Leidende Schläge, die sie nur noch ratloser machen. Die so von Dr. Meili postulierten «Wertegewinne» dürften wohl von unerträglich leidenden Patienten gleich- falls als unerträglich empfunden werden.

Ich  vermisse in einer dergestalt offenbarten ärztlichen Haltung das von Patienten zu

Recht erwartete genaue Zuhören, das daraus erwachsende Verstehen und die damit ein- hergehende Zuwendung – um nicht zu sagen Liebe.

Ganz anders als Dr. Meili sieht dagegen Prof.

Stalder in der Rubrik «Zu guter Letzt» in der- selben Nummer der Ärztezeitung (3/2019) un- ter dem Titel «Ist Leiden nicht Sache der Medi- zin?» seine Aufgabe als Arzt: Das von den Patienten Vermittelte zu hören und in vertief- ten und wiederholten Gesprächen nachzu- vollziehen. Oder, wie es Dr. Jean Martin in der darauffolgenden Nummer der Ärztezeitung (4/2019) unter «Autonomie von Patienten/

Personen» darlegt: «Wir alle müssen Subjekt und nicht Objekt der Pflege bleiben, autonom sein und bleiben können, dabei gleichzeitig aber begleitet werden. Diese Autonomie ist ein Grundrecht, das es nicht nur zu schützen, sondern auch zu bevorzugen gilt.»

In Anbetracht dieser Überlegungen scheint mir einleuchtend, dass Prof. Stalder bedauert, dass die Ärztekammer der FMH es abgelehnt hat, die Richtlinien «Umgang mit Sterben und Tod» der Schweizerischen Akademie der Me- dizinischen Wissenschaften (SAMW) in ihre Standesordnung aufzunehmen.

Pfr. Dr. Ebo Aebischer, Muri bei Bern

Choisir entre désespoir et espoir L’exposé du Dr Janin est très courageux et je partage son avis que l’humanité se trouve dans une situation très dangereuse et même menacée d’extinction à moyen terme si des évènements encore imprévisibles ne se mani- festeraient pas pour le sauvetage de la vie entière sur la planète. L’homme ferme les yeux vis-à-vis de la possibilité de son extinc- tion et de la fin de son histoire. Dans mon livre apparu en 2017 «Destruktionstrieb und Transzendenz», j’ai essayé de démontrer que des cycles entre naissance et extinction étaient la règle de l’entité cosmique et fai- saient aussi la loi pour l’humanité et la vie sur terre. Grâce à sa conscience et l’intelligence, il  reste peut-être à l’homme une possibilité d’exercer son influence sur le cycle de l’évolu- tion et de retarder sa propre disparition. Que la nature aurait donné à l’homme de telles facultés d’intervenir n’est pas impossible et reste notre espoir. Cette vue de la prédestina- tion de toute manifestation de la nature nous apporte aussi bien le dévouement que le cou- rage qui sont nécessaires pour affronter notre avenir.

Dr René Bloch, Psychiatre, Therwil

COURRIER 249

Courrier au BMS

Sujets d’actualité en ligne

www.bullmed.ch → tour d’horizon

Interview de David Bosshart, directeur de l’Institut Gottlieb Duttweiler

«Nous avons besoin de gens capables que des je-sais-tout»

Seul un changement culturel profond peut mettre un terme à l’explosion des coûts de santé.

Entretien avec Bernhard Keller, médecin de famille retraité et exploitant de la plateforme Rent-A-Senior-Doc

«Arrêtons de geindre»

L’évolution du marché du travail, comme la recherche d’un équilibre entre vie

professionnelle et vie privée, n’épargne pas non plus la médecine. Au lieu de

critiquer ces tendances, on peut aussi y répondre par des concepts innovants.

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Schweizerische Gesellschaft für Traumatologie und Versicherungs­

medizin STGV Vorstand 2019

Dr. med. Beat Gründler, St. Gallen Präsident, Kommunikation Dr. med. Thomas Müller, Chur

Past President, Aussenbeziehungen, Netzwerk Dr. med. Raphael Jenni, Chur

Sekretär

Dr. med. Marc Attinger, Bern Kassier, Finanzen

PD. Dr. med. Dominik Heim, Thun (bis 6.9.19) Aussenbeziehungen, Netzwerk, Tagungsverant- wortlicher

Prof. Dr. med. Thomas Ilchmann, Basel Fortbildungsverantwortlicher

Prof. Dr. med. Regina Kunz, Luzern (bis 6.9.19) Vertreterin Suva

Prof. Dr. med. Marius Keel, Zürich Qualitätsverantwortlicher PD. Dr. med. Karl Heinz Widmer, Schaffhausen (bis 6.9.19) Finanzen

COMMUNICATIONS 250

Communications

Examens de spécialiste Examen de spécialiste en vue de l’obtention du titre de spécialiste en  angiologie

Première partie (examen écrit) Date: vendredi 15 novembre 2019 Lieu: lors du 20e Congrès de l’Union des Sociétés Suisses des Maladies Vasculaires à Lucerne

Deuxième partie (examen oral et pratique) Date: vendredi 13 décembre 2019 Lieu: Hôpital de l’Ile, Berne

Délai d’inscription: 15 septembre 2019 Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch

→ Domaines spécialisés → Titres de spécialiste et formations approfondies (formation postgraduée) → Angiologie

Examen en vue de l’obtention de la formation approfondie en psychiatrie et psychothérapie de la personne âgée à adjoindre au titre de spécialiste en psychiatrie et psychothérapie 1re partie: écrit

Date: mercredi 6 novembre 2019 Lieu: Universitäre Psychiatrische Dienste Bern, Bolligenstrasse 111, 3000 Berne 60 Délai d’inscription: 30 septembre 2019 Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch

→ Domaines spécialisés → Titres de spécialiste et formations approfondies (formation postgraduée) → Psychiatrie et  psychothérapie

Examen en vue de l’obtention de la formation approfondie en cardiologie pédiatrique à adjoindre au titre de spécialiste en pédiatrie

Date et lieu:

Lundi, 27.5.2019 – UKBB Basel Jeudi, 27.6.2019 – Kinderspital Luzern Délai d’inscription: 27.2.2019

Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch

→ Domaines spécialisés → Titres de spécialiste et formations approfondies (formation postgraduée) → Pédiatrie

Ligue suisse pour le cerveau Prix de la recherche de la Ligue suisse pour le cerveau

La Ligue suisse pour le cerveau décerne tous les deux ans un prix de 20 000 francs récompensant une réalisation scientifique extraordinaire du domaine de la recherche sur le cerveau. Sont éligibles les travaux relevant de la recherche clinique comme ceux relevant de la recherche fondamentale.

Le prix est toujours décerné à l’ensemble du groupe ayant contribué à une avancée scientifique.

Le travail doit avoir été publié ou accepté pour publication par une revue internationa- lement reconnue dans les deux ans ayant précédé la mise au concours du prix et le travail doit avoir été réalisé pour sa plus grande partie dans des cliniques suisses et/

ou des instituts suisses.

Les candidatures sous forme électronique (au format Word ou PDF) doivent être accompagnées de la publication scientifique, d’une déclaration d’intention concernant l’usage qui sera fait du prix, d’un CV succinct des auteurs, de la liste de leurs publications ainsi que d’une déclaration de consentement signée. Le délai de remise des documents est le 30 septembre 2019 au plus tard, à l’adresse mail suivante: info[at]hirnliga.ch.

Le règlement détaillé peut être obtenu sur le site Web de la ligue www.cerveau.ch.

Prof. C. W. Hess, président

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Erweiterung des Treuhandpartnernetzes im Kanton Bern

Die besten Ärzte der Welt sind:

Dr. Ruhe, Dr. Diät und Dr. Fröhlichkeit

Oder was meinen Sie als Ärztin oder Arzt mit langjäh- riger Erfahrung? Ganz so falsch liegt Jonathan Swift (irischer Schriftsteller und Satiriker) mit seiner Aus- sage gegen Ende des 17. Jahrhunderts wohl nicht – oder?

Ruhe gefällig?

Sehnen Sie sich nach mehr Ruhe und möchten einfach nur die Stille geniessen? Wir haben das Rezept: Mit un- serer langjährigen Erfahrung in der Steuer-, Treuhand- und Finanzberatung sorgen wir dafür, dass Sie als Arzt/

Ärztin zu Ihrer wohlverdienten Ruhe kommen. Durch unsere langjährige Erfahrung sorgen wir dafür, dass Sie sich bei uns von Kopf bis Fuss wohl fühlen und von unseren individuellen und auf Ihre Bedürfnisse ange- passten Dienstleistungen profitieren können. Dadurch erhalten Sie mehr Zeit für Ihre wohlverdiente Ruhe.

Abnehmen ohne Diät?

Gerne würden wir Ihnen an dieser Stelle gesunde und klinisch erprobte Diät-Tipps abgeben. Dies gehört aber leider nicht zu unserer Kernkompetenz. Jedoch kön- nen wir dafür sorgen, dass Sie mehr Zeit zur «richti- gen» Ernährungs- und Lebensweise haben. Wir haben kein Rezept für das Abnehmen, aber abnehmen kön- nen wir Ihnen trotzdem etwas: das Führen Ihrer Buch- haltung und der Saläradministration sowie weitere administrative Aufgaben, damit Ihnen mehr Raum zur Erholung bleibt.

Warum machen Fröhlichsein und Lachen gesund?

Das Sprichwort «Lachen ist die beste Medizin» kommt nicht von ungefähr. Sogar wissenschaftliche Studien beweisen jetzt, was der Volksmund schon lange vermu- tet hat: Lachen aktiviert im menschlichen Organismus eine Vielzahl von biochemischen Prozessen, welche sich positiv auf Körper und Geist auswirken. Lachen versorgt das Hirn mit Sauerstoff, baut Stresshormone ab und unterstützt somit die Immunabwehr und setzt zu guter Letzt Glückshormone frei.

Wunder bewirken können wir leider keine. Aber wir hoffen, dass wir für einen kurzen Augenblick Ihre Lach- muskeln aktivieren konnten und Sie dadurch mehr Sauerstoff in Ihren Organen hatten, was wieder um Ihre Kondition fördert und das Herz stärkt. Und das Herz ist ja bekanntlich eines der wichtigsten Organe überhaupt. Sie beraten ja Ihre Patientinnen und Pa- tienten mit Herz. Wir unsere Kundschaft auch!

Und bei Fragen rund um Steuern, Treuhand und Finan- zen fragen Sie einfach uns.

Die Lemag Treuhand+Partner AG, der neue Vertrauens- partner FMH Services (Treuhand), ist seit vielen Jahren in der Region Oberaargau beheimatet. Marc Schwert- feger als Ihr Ansprechpartner freut sich, Sie als zukünf- tigen Partner zu betreuen.

Lemag Treuhand+Partner AG FMH Services (Treuhand) Untere Einschlagstrasse 5 4923 Wynau

Tel. 062 918 10 20, Fax 062 918 10 21 www.lemag-ag.ch

Die Lemag Treuhand+Partner AG ist ein von der FMH Services Genossenschaft empfohlenes, rechtlich und wirtschaftlich selbständiges Beratungsunternehmen.

Marc Schwertfeger

Fachmann im Finanz- und Rechnungswesen mit eidg. FA marc.schwertfeger[at]fmhtreuhand.ch

FMH SERVICES La plus grande organisation de ser vices du corps médical 251 Responsabilité rédactionnelle: FMH SERVICES

Responsabilité rédactionnelle: FMH SERVICES

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Struktur im Assessment-Dschungel

EPAs, Milestones, Competences:

Was brauchen wir davon?

Sonia Frick

KD Dr. med., MME, Leitende Ärztin, Innere Medizin / Intensivmedizin, Klinik für Innere Medizin, Spital Lachen (Schwyz)

Die grosse Trias von «knowledge, skills and attitudes» definiert heute alle Fähigkeiten einer Ärztin. Sie werden gelehrt, gelernt und auch geprüft. Doch wie sieht gutes Assessment aus? Wie baut man dies sinnvoll in ein Facharzt-Curriculum ein? Was braucht es dafür? Heisst die Antwort Competency-Based Medical Education (CBME)?

Das engagierte Kader liest die aktuell überbordende Literatur zu diesem Thema – und fühlt sich bald verloren. Dieser Artikel soll Ordnung in die Begrifflichkeiten bringen und die Begeisterung für diese Entwicklungen wecken.

Résumé

La forme et le contenu des structures de formation continue changent dans le monde entier.

Il n’est pas simple de conserver une vision d’ensemble, d’où l’intérêt de cet article:

Le concept de la formation médicale fondée sur les compétences (FMFC) est actuellement considéré comme la structure de formation continue de demain. Ce concept repose sur deux piliers: les compétences définissent la profession, donc les objectifs d’apprentissage d’un médecin à un niveau supérieur. Afin de les acquérir, il faut en second lieu des examens et évaluations continus ciblés. L’outil privilégié est une combinaison de compétences et d’acti- vités professionnelles acquises et validées (EPA), ainsi que d’évaluations en milieu de travail (EMT). Ces instruments sont expliqués à l’aide d’exemples. Une vaste palette d’évaluations en milieu de travail est notamment importante pour que le concept des EPA fonctionne vrai- ment.

Une mise en œuvre de la FMFC et d’EPA bien pensées en vaut la peine pour toutes les disci- plines, même si elle représente une charge importante et requerra un soutien en termes de politique professionnelle. Une première pierre a déjà été posée dans ce sens avec les «Pro- files», pivot des études médicales en Suisse.

Competency-Based Medical Education

CBME entstand in den sechziger Jahren als Kritik am

«Tea-Bag Model» [1]: Bis dahin wurden Weiterzubil- dende wie ein Teebeutelchen für eine gewisse Zeit ins Wasser, also in die Weiterbildung «getaucht», ohne dass man gross dokumentierte, ob dabei auch eine

«Wissensdiffusion» stattfand [2]. Das sollte sich än- dern. Man wollte sich mehr auf den Inhalt statt der Dauer fokussieren. «It is an approach to preparing physicians for practice that is fundamentally oriented to graduate outcome abilities» [3]. Als Zweites sieht CBME vor, dass die Lernfortschritte kontinuierlich überprüft werden. Waren solche Überprüfungen während der Weiterbildung bis anhin eher als safety check gedacht

[4], reicht dies nicht mehr. Auf dieser Grundlage wur- den die Inhalte und Instrumente von CBME entwickelt, die in der Folge vorgestellt werden.

Kompetenzprofile

Kompetenzprofile sind der grosse Überbau der CBME.

Sie legen die professionellen Fähigkeiten (abilities) einer Medizinerin im ganzheitlichen Sinne von Wis- sen, Fertigkeiten und Haltung («knowledge, skills and attitudes») fest.

Kompetenzprofile sind im Vereinigten Königreich, in Holland, in den USA und in Kanada entwickelt worden.

In der Schweiz haben wir uns für die verbreitetsten CanMEDs-Rollen entschieden. Unser allgemeiner Lern- zielkatalog des SIWF baut darauf auf [5].

Milestones

Da die Kompetenzen doch ein theoretisches Konstrukt waren, war es nicht einfach, diese in der Praxis zu prü- fen. Als Erstes entstanden dafür die Milestones, die vor allem in den USA Anwendung finden. Dazu wird der Lerninhalt einer jeden Kompetenz beschrieben und in vier bis fünf Weiterbildungsstufen unterteilt. Diese kurzen Beschriebe sind die Milestones: «A milestone will characterize expectations for residents at various stages of the development of expertise in a particular competency» [6]. Ein Beispiel:

– Beginn der Weiterbildung: Es können Informatio- nen über einen Patienten gesammelt werden, so dass eine Diagnose gestellt werden kann.

TRIBUNE Medical Education 260

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– Schluss der Weiterbildung: Es kann ein umfassen- des Therapiekonzept erstellt werden.

Entrustable Professional Activities (EPAs)

Entrustable Professional Activities (EPAs) sind die jüngsten Evaluationsinstrumente der CBME. Statt vom Überbau der Kompetenzen auszugehen, prüfen EPAs eine Aufgabe oder eine Handlungseinheit aus dem medizinischen Alltag. Damit evaluiert man nicht nur eine, sondern verschiedene Kompetenzen, die in die- ser Alltagssituation enthalten sind. Ein Beispiel: Um eine gute Visite durchzuführen, benötigt der Weiterzu- bildende die CanMEDs-Kompetenzen des Communica- tor, des Collaborator und des Medical Expert. Für jede EPA wird formuliert, wie die CanMEDs-Rollen darin sichtbar und prüfbar sind. Zum obigen Visitenbeispiel:

Communicator: Drückt sich für den Patienten ver- ständlich aus. Collaborator: Bezieht die Pflege in die Visite ein. Medical Expert: Verordnet das richtige Me- dikament.

Bei ihrer Entstehung waren EPAs detailliert beschrie- ben und vor allem für manuelle Fertigkeiten entwi- ckelt worden (z.B. eine Blutentnahme durchführen);

daraus ergaben sich für die ganze Weiterbildung sehr viele EPAs. Auch wurde jede Handlung einer EPA in einer Checkliste aufgeführt. Dies barg die Gefahr, dass es nur einen richtigen Ablauf, nämlich den auf der Checkliste, gab. Für komplexere Abläufe (obige Visite) war dies aber nicht praktikabel. Deshalb wurden die EPAs grösser und offener. Schlussendlich hat sich eine optimale Anzahl von 20–30 EPAs für ein ganzes Curri- culum von 4–6 Jahren ergeben.

Für die EPAs existieren fünf Levels, auf welchen sie ausgeführt werden können (Tab. 1). Eine EPA wird von den Weiterzubildenden also mit wachsender Selbstän- digkeit ausgeführt, bis sie im Level 4 als «entrustable», also anvertraubar, gilt [9]. Die einzelnen EPAs bleiben also durch die ganze Weiterbildungszeit meist die glei- chen, und die Weiterzubildenden arbeiten an den ver- schiedenen EPAs parallel.

EPAs werden geprüft, indem verschiedene Beobachter die Weiterzubildenden zu mehreren Zeitpunkten in mehreren Situationen beurteilen. Dies kann durchaus nur eine kurze Sequenz aus einer EPA sein (Beispiel

Visite: entweder die Patientenkommunikation oder das Verordnen etc). Dies geschieht durch Arbeitsplatz- basierte Assessments (AbAs).

Arbeitsplatzbasierte Assessments (AbAs)

In den AbAs (englisch: Workplace-based Assessments, WBA) findet alles statt: das Assessment, das Feedback, der Lernprozess. In Tabelle 2 sind einige Assessment- Methoden zu einer Toolbox zusammengestellt.

Die entscheidende Frage ist nun, wann eine Aktivität den Level 4 erreicht hat, also als «entrustable» gilt. Eine Antwort liegt in der Beurteilungsbreite: Je mehr Beur- teilungen von verschiedenen Weiterbildnern für eine EPA vorliegen, desto besser kann diese beurteilt wer- den; je komplexer die EPA, desto mehr AbAs braucht es dazu. Durch die Wahl verschiedener AbAs können auch verschiedene Teilbereiche (nested EPAs) inner- halb einer EPA getestet werden. In der Zusammen- schau aller durchgeführten ABAs kann somit entschie- den werden, ob die Weiterzubildende in dieser EPA

«entrustable» ist.

Lernzielkataloge

Lernzielkataloge sind die ältesten Dokumente in der Weiterbildung, bilden sie doch das «knowledge» inner- halb der Trias «knowledge, skills and attitudes» ab. Sie haben aber sehr an Bedeutung verloren. In den kompe- tenzbasierten Curricula dienen sie am ehesten als Rah- men für die schriftlichen Prüfungen.

E-Portfolio

Ohne ein digitales Instrument, in welchem die Assess- ments aufgezeichnet werden können, können CBME- basierte Curricula nicht implementiert werden. Für die Schweiz wäre ein E-Portfolio anstelle des bestehenden e-Logbuches sinnvoll. Die aktuelle Revision soll als Chance genutzt werden.

Vor- und Nachteile der CBME-Instrumente

Die Entwicklung der CBME war von jeher umstritten [2]. Kleinkrämerisch, detailorientiert und ressourcen- verschleissend sei sie – und versuche die medizinische Kunst durch die Kompetenzen in Einzelteile zu zerle- gen, die dem Berufsbild nicht gerecht würden [10]. Die Kompetenzen seien zu theoretisch, die Meilensteine zu praxisfern, die EPAs zu aufwendig. Trotzdem haben sich diese Instrumente durchgesetzt. Am besten hat sich das Zusammenspiel von Kompetenzen und EPAs bewährt.

Tabelle 1: Skalierung für EPAs (AMEE Guide No. 99) [8].

Level 1 Beobachtet

Level 2 Arbeitet unter direkter proaktiver Supervision (Supervisor im Raum) Level 3 Arbeitet unter indirekter Supervision (Supervisor jederzeit abrufbar) Level 4 Arbeitet ohne Supervision (Supervisor vorhanden, aber nicht vor Ort) Level 5 Kann jüngere Kollegen supervidieren

TRIBUNE Medical Education 261

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