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Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.

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Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.

Septième Année. — N

0

18.

P r i x d u n u m é r o 10 c e n t i m e s .

Mercredi 1

ep

Mars 1893.

B u r e a u x : R u e d e l a S e r r e , 27.

A B O N N E M E N T S

Un a n : Six mois

Suisse . . . . Fr. 6»— Fr. 3»—

Union postale » 12»— » 62

On s'abonne à tous les bureaux de poste Paraissant IB Jeudi et le Dimanche à la Ghaux-de-Fonds

A N N O N C E S

Provenant de la Suisse 20 et. la ligne

» de l'étranger 25 » » » Minimum d'une annonce 50 cent.

Les annonces se paient d'avance Organe de la Société intercantonale des Industries du Jura, des Chambres de commerce, des Bureaux de contrôle

et des Syndicats professionnels.

C o m m u n i c a t i o n «lu C o n s u l a t d e G u a t e - m a l a à F r a n e f o r t s./JI.

Commerce avec le Guatemala

F a c t u r e s . — P o u r les expéditions de m a r - chandises au Guatemala, les prescriptions sui- vantes font règle:

Faire q u a t r e factures semblables; chaque facture doit être accompagnée d'une formule de déclaration sous serment, signée et la signa- ture légalisée par le consul. L'expéditeur re- çoit la facture originale en retour, une copie est expédiée à l'office des douanes, qu'elle concerne, au Guatemala, une au département des consulats de Guatemala et la quatrième reste au consulat.

C h a q u e f a c t u r e d o i t c o n t e n i r :

1° Les marques et numéros des colis, caisses.

2» La nomenclature d é t a i l l é e des marchan- dises de chaque colis ou caisse.

3» Les poids n e t s et b r u t s de chaque colis ou caisse.

4o L a valeur de chaque marchandise, de chaque colis, de chaque caisse.

Les factures seront, si possible, faites en langue espagnole, toutefois elles peuvent aussi être faites en langues allemande, anglaise ou française, à condition que les articles facturés soient désignés par leur appellation espagnole, en adjonction au nom qu'ils portent dans la langue employée pour la facture.

Les q u a t r e f a c t u r e s , de môme que les q u a t r e f o r m n l a i r e s d e d é c l a r a t i o n , doivent être signés par l'expéditeur et munis du timbre de sa raison sociale.

La formule de déclaration sous serment est la suivante :

déclare et j u r e q u e les prix indiqués dans la facture dont il s'agit, sont vrais et sont les prix du marché de notre place, a ce jour. Et, s'agissant de mes déclarations, je déclare et jure que le document présent, tel qu'il est conçu, est absolument conforme à la vérité, à défaut de quoi, je renonce à toute r é - clamation et me soumets immédiatement et en tous points, aux lois et a u x tribunaux du Guatemala.

l i e s f o r m u l a i r e s d e d é c l a r a t i o n s s o u s s e r m e n t , p e u v e n t ê t r e o b t e n u s , s n r d e - m n n d e p a r l e t t r e e t s a n s f r a i s , a u c o n - s u l a t d e F r a n c f o r t s . / M e i n , G u i o l l e t t - p l a t z . 3 1 .

Il est recommandé d'envoyer sous pli c h a r g é les factures à faire légaliser, documents, etc.,

à l'adresse du consulat. Le retour sera fait de même par pli c h a r g é .

H o n o r a i r e s fie l é g a l i s a t i o n .

F a c t u r e s . — Jusqu'au moulant de Mark 400 inclnsircmcnt M. 10 depuis M. 100 «clusiiemcut à » 2,000 » » H

» » 2,000 » » » 4,000 » »20

» » 1,000 » » » 12,000 » »24

» »12.000 » » »24,000 » »20 et a i n s i d e s u i t e p o u r c h a q u e M . 4000 d e p l u s 2 M a r k e n - s u s .

A c t e s r é g i s t r a t o i r e s , s'agissant d'état ci- vil M. 4.

A c t e s n o t a r i é s , e t c . , suivant tarif spécial.

Consulat de la République de Guatemala

Francfort s. M.

G u i o l l c t t p l a t z , 8 1 . P r i è r e a u x j o u r n a u x de r e p r o d u i r e !

(Communiqué par le secrétaire de la société intercantonale des industriee de Jura.)

Les retraites ouvrières en France On lit dans le Genevois :

La crainte de voir craquer le vieux monde de toutes parts aiguillonne de temps en temps les gouvernants. Ils sem- blent alors vouloir prendre un élan vers le progrès, puis, tout à coup, se replient sur eux-mêmes. Ils oublient que s'arrê- ter c'est reculer, que les événements con- tinuent à marcher et laissent leurs tra- ces indélébiles et pleines de conséquen- ces graves. — Les fleuves ne remontent pas à leur source.

Que de progrès ne restent pourtant pas à faire.

Les déclarations des droits de l'homme se réduisent pour le peuple jusquà pré- sent au droit de mourir de faim. Il est vrai qu'on le traite souvent en souverain, mais on oublie, en même temps, de le traiter en ami.

« Le bulletin de vote ne lait pas bouil- lir la marmite, n'apporte aucun secours à la famille qui se noie, ne soulage point la femme souffrante et ne sert pas à

élever les enfants, » nous disait un jour un ami.

Et, qu'au lieu de faire un simple vo- cable du mot : fraternité, qu'on affiche partout, qu'on ne cesse d'avoir dans la bouche, ne vaudrait-il pas mieux prati- quer la chose.

Mais venons à l'objet qui nous occupe aujourd'hui, à Ia création d'une caisse nationale de prévoyance, ce premier acheminement vers l'assurance mutuelle obligatoire.

Que l'on soit encore obligé de garan- tir le travailleur contre les soucis, con- tre la misère pendant sa vieillesse, voilà qui caractérise — nous sommes bien in- dulgent — suffisamment la société, car, si l'on ne veut pas reconnaître à l'homme le droit au travail, on ne peut, certes, pas lui nier le droit à la conservation de son existence.

Il appartient donc à une société bien organisée de diriger tous ses efforts vers la conservation de la famille, et ce n'est qu'en lui assurant l'existence, non seulement dans le présent, mais encore dans l'avenir, qu'elle peut y parvenir.

Si l'homme a le devoir de contribuer, suivant ses forces et ses moyens, au dé- veloppement de la société, celle-ci a, par contre, le devoir de le metttre en état d'exister.

Le travail de M. Guieysse, député de Lorient, qui vient de fondre, en un seul texte, les dix projets déposés à la Cham- bre, sur la création des caisses de re- traite (celui de M. Constans, alors minis- tre de l'intérieur y est compris) répon- tra-t-il au but que l'on se propose? Nous ne le croyons pas.

D'abord la participation n'est pas obli-

gatoire, et c'est là le point le plus criti-

quable de ce projet, puis les 600 fr. de

rente — le maximum — que pourront

obtenir après 30 ans les participants

nous paraissent complètement insufii-

(2)

.

74 LA FÉDÉRATION HORLOGERE SUISSE

sants. Si aujourd'hui cette somme per- met de végéter, il n'en sera pas de même dans 30 ans, moins encore plus tard. On sait que les prix des objets de première nécessité ne cessent d'aug- menter.

Il est vrai que déjà beaucoup d'ou- vriers, 1,165,000 sur 12 millions, font partie de sociétés de secours mutuels ou autres; mais, comme on le verra plus loin, ceux-ci ne pourront pas tous, même s'ils le désirent, participer à la caisse de prévoyance que l'on compte créer.

Yoici un court résumé du rapport que M. Guieysse, président et rapporteur de la commission parlementaire des re- traites ouvrières, vient de déposer a la Chambre.

Seront admis à bénéficier des avantages de cette caisse :

1. Tous ies salariés, employés, ouvriers, do- mestiques, de nationalité française, sauf ceux qui font déjà partie d'une caisse de retraite régie ou reconnue par l'Etat, et ceux qui sont l'objet d'une loi spéciale actuellement pendante (les mineurs).

2. Les artisans, tacherons, patrons, entre- preneurs ou commerçants, à condition néan- moins qu'ils n'occupent pas d'une façon per- manente plus de deux ouvriers étrangers à la famille.

3. Les membres des sociétés coopératives de production.

4. Les fermiers et métayers s'ils n'occupent pas, d'une façon permanente, plus de deux ouvriers étrangers à la famille, et les petits propriétaires qui se trouvent dans le même cas.

L'inscription à la caisse ne sera pas obliga-

toire. Les adhérents devront faire leur décla-

ration d'adhésion en justifiant de leurs quali- tés devant le maire de la localité où ils ont leur domicile. Il leur sera alors délivré un livret nominatif de la caisse ouvrière.

Les adhérents devront être âgés de douze ans au moins, et la liquidation ne pourra avoir lieu avant cinquante ans, à moins d'in- validité.

Les versements des adhérents sont faculta- tifs, et comme nombre et comme quotité sans que leur cessation ou leur interruption puisse entraîner une déchéance quelconque. Les ver- sements cesseront d'être admis dès qu'ils se- ront suffisants pour constituer une rente via- gère de 600 fr.

Tout versement annuel donnera droit d'of- fice à une subvention d'office de l'Etat pour tous les adhérents et à une contribution du patron ou des patrons pour les adhérents sa- lariés.

La subvention de l'Etat sera égale au mon- tant des versements faits par les adhérents.

Elle ne pourra dépasser 30 francs par an et par tète, valeur correspondant au versement moyen de 10 centimes par journée de travail, à raison de 300 jours de travail par an.

Une contribution patronale sera également due à la caisse par tout employeur ou patron ayant utilisé, à un titre quelconque, le tra- vail d'un salarié. Cette contribution sera fixée, chaque année, par un conseil supérieur . central.

Pour les employeurs ou patrons de l'agri- culture, la contribution ne pourra être infé- rieure à 2 fr. ni supérieure à 6 fr. pour 300 jours de travail utilisés. Pour tous les autres em- ployeurs ou patrons, elle ne pourra être infé- rieure à 3 fr. ni supérieure à 9 fr. pour 300 jours de travail.

La contribution patronale ne pourra servir,

comme celle de l'Etat, qu'à la constitution d'une rente viagère.

Les adhérents seront entièrement libres d'appliquer· leurs versements à une forme quelconque de l'assurance sur la vie, rente viagère ou constitution de capitaux en cas de décès.

Les principaux types d'assurances qui peu- vent convenir aux travailleurs, pour le cas du décès du père de famille, sont, d'après les ré- sultats acquis par le versement annuel d'une prime de 10 fr. pendant trente ans, à partir de 25 ans, par exemple, les suivants :

1» Vie entière, c'est-à-dire capital payable au décès, à quelque époque qu'il se produise : 572 fr.;

2° Assurance mixte, c'est-à-dire capital payable à 55 ans, en cas d'existence, ou avant cet âge, en cas de prédécès : 413 fr.

3° Assurance temporaire, c'est-à-dire capital payable au moment du décès, si celui-ci a lieu de"25 à 55 ans : 433 fr.

4° Assurance différée, c'est-à-dire capital pavable à 55 ans, en cas de vie seulement 671 fr.

Comme on aura pu s'en convaincre en le lisant, ce projet laisse encore la porte grandement ouverte à de nombreuses critiques qu'on ne manquera pas de for- muler à'ia Chambre. Ainsi on ne pourra vraiment le juger que lorsqu'il aura passé par les cribes parlementaires. Mais passera-t-il? That is the question!

Les jours fériés et la Loi fédérale sur le travail dans les fabriques Le secrétaire de la Chambre cantonale neu- chàteloise du commerce, de l'industrie et du travail a reçu lundi, la lettre dont le texte suit :

Monsieur le secrétaire,

Veuillez avoir l'obligeance de nous rensei- gner sur le point de savoir si le Iw mars est prévu comme jour férié pour les ateliers sou- mis aux prescriptions de la Loi fédérale sur le travail dans les fabriques. Nous aimerions aussi savoir si, dans quel atelier que ce soit, les apprentis sont tenus de travailler ce jour là.

Nous aimerions qu'à la veille des jours fé- riés, vous rendiez les chefs d'ateliers attentifs, en faisant insérer un avertissement dans les journaux locaux.

Veuillez agréer, etc.

Au nom des ouvriers graveurs et guillocheurs.·

Le président: Le secrétaire : Charles Nardin. Spichiger.

Le secrétaire de la Chambre cantonale a répondu comme suit :

Monsieur le président,

L'article 14 de la Loi fédérale sur le travail dans les fabriques est ainsi conçu :

« Sauf les cas d'absolue nécessité, Ic travail est interdit le dimanche, excepté dans les éta- blissements qui, par leur nature, exigent un travail continu, et auxquels l'autorisation né- cessaire prévue à l'article 13 a été accordée par le Conseil fédéral. Même dans les établis- sements de cette catégorie, chaque ouvrier doit avoir un dimanche libre sur deux.

« La législation cantonale a le droit de dé- terminer d'autres jours de fête pendant les- quels le travail dans les fabriques est interdit comme le dimanche. Ces jours de fête ne peu- vent pas dépasser le nombre de huit par année.

« Ils ne peuvent toutefois être déclarés obli- gatoires par la législation cantonale, que pour

les membres des confessions religieuses qui chôment ces fêtes.

« L'ouvrier qui refuse de travailler un jour de fête religieuse non compris dans les huit jours réservés ci-dessus ne peut pas être

frappé d'une amende pour ce fait. »

II résulte de renseignements pris à source compétente, qu'en ce qui concerne le canton de Neuchâtel, la fête du l""

-

mars rentre dans la catégorie de celles prévues au 2

me

alinéa de l'article 14 de la Loi fédérale sur le travail dans les fabriques, que la législation canto- nale a le droit de déterminer et pendant les- quelles le travail dans les fabriques est inter- dit comme le dimanche.

Dans ces dernières années, des demandes d'autorisation de travailler le jour du 1er mars ont été demandées à l'autorité compé- tente; la pratique constante a été de les re- fuser.

Veuillez agréer, etc.

Le secrétaire de la Chambre cantonale : F. Iluguenin.

Une tentative américaine

pour s'emparer du marché du Mexique

On lit dans le Monde économique :

Une expédition assez curieuse a été faite aux Etats-Uris pour aller à la conquête paci- fique et commerciale du Mexique. Le 30 jan- vier passé, un train spécial est parti de New-York, recrutant sur sa route à Chicago, à Saint-Louis, les représentants de plus de quatre-vingts importantes industries du pays.

Des rendez-vous ont été pris à Monterey, à Mexico, à la Vera Cruz, à Tampico, avec les principaux commerçants de la République voisine. Ce qu'on s'est proposé, c'est à l'aide d'entrevues, d'entretiens, de fêtes, créer un courant d'affaires dont bénéficierait exclusive- ment l'industrie américaine.

Nous ne savons pas .encore les résultats de cette tentative. Ils ne seront pas connus avant des mois. Mais il est certain que des relations personnelles de négociant à négociant consti- tuent Jc meilleur moyen d'établir des rela- tions d'affaires. D'un autre côté, le voisinage des deux pays, devenu plus intime depuis que trois lignes de chemin de fer et diverses lignes de navigation en joignent les villes commer- ciales et rendent les communications faciles, rapides, relativement peu coûteuses, doit for- cément contribuer à accroître ces relations.

En 1860, le Mexique achetait pour 16 mil- lions et demi de francs aux Etats-Unis; ces achats s'élevaient à 30 millions en 1880, à 60 millions en 1890; au cours de l'exercice qui s'est clos le 30 juin dernier, ils ont dépassé 71 millions de francs. L'accroissement soit de la population, soit de la richesse au Mexique n'explique pas ces différences et il faut bien reconnaître que ces plus-values au bénéfice des Etat-Unis se produisent au détriment du trafic anglais et sans doute français.

II importait donc que notre commerce lut mis en éveil contre ces tentatives pour Ie dé- posséder de positions anciennes, acquises par des années de labeur et de bons services. La lutte est certainement possible. Le produit américain est dans bien peu de cas supérieur au nôtre; le plus souvent même il lui est à peine égal. C'est donc moins une question de marchandises qu'une question de distance et surtout qu'une question d'hommes. Or, le né- gociant français sait plaire à sa clientèle.

Ce qu'il faut donc c'est que notre négociant

ne laisse pas le champ libre à son rival et

qu'il se présente en personne sur le terrain

même que l'Américain choisit pour entamer

la.lutte. Une clientèle vue de temps à autre,

des approvisionnements tenus au complet

dans de bonnes conditions de fabrication et

de prix suffiraient pour réduire à leur mini-

(3)

- u

LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE 75

mum les efforts que les Etats-Unis veulent tenter pour s'emparer des marchés de l'Amé- rique du Centre et du Sud.

Soins à donner aux yeux m

Les jeunes gens qui veulent se vouer à l'art

•de l'horlogerie ne devraient jamais le faire s a n s avoir au préalable consulté un médecin.

Car tels yeux pourront rendre de réels servi- ces, s'ils sont utilisés en plein air, tandis qu'ils iront au-devant de leur ruine, s'ils sont utilisés pour des travaux aussi fins que ceux de l'horlogerie.

Une des conditions essentielles du ménage- ment et de la conservation de la vue consiste à avoir une lumière suffisante et un bon éclai- rage. Un jour sombre et une lumière pas Jrop vive nuisent considérablement à la vue. Il est

•en conséquence très nuisible de travailler en tre jour et nuit, ainsi que lorsque le soleil jette ses rayons sur l'objet qu'on a en mains.

Tout changement brusque de différents de- grés de lumière produit un effet préjudiciable sur l'œil le plus sain, et jamais l'organe de la vue ne peut supporter et s'habituer à ces chan- gements. L a lumière reflétée, qui est projetée

par des murs blancs et les objets plats, exerce aussi une influence pernicieuse sur la vue.

Les rideaux bleus sont recommandables pour empêcher l'éblouissement produit p a r l e s murs blancs. Plus la lumière est distribuée réguliè- rement, plus elle est agréable à l'œil, et c'est aussi pour cela que la lumière diffuse du so-

(1) Extrait de la « Uhrenmacherkunst und die Behandlung der Pràcisionsuhren », par Eugène Gleich.

leil, la lumière du jour, est la meilleure. L a couleur de la lumière a une grande impor- tance. La lumière artificielle ou lumière des lampes a plutôt des rayons jaunes et rouges, et les corps de couleurs paraissent autrement par elle que par la lumière blanche; le bleu devient verdâtre, le rouge jaunâtre, etc. Ces rayons rouges et jaunes fatiguent davantage les yeux ; ils les agitent et irritent. Les lu- mières brûlant ouvertement, telles que les chandelles de toutes sortes, ainsi que surtout les flammes à gaz ouvertes, vacillent et don- nent une lumière très agitée. Ce qui convient le mieux a u x horlogers qui doivent veiller, ce sont les lampes à huile et à pétrole brûlant régulièrement; ces dernières ont une lumière particulièrement blanche et claire. Le pied de la lampe devrait toujours être d'une couleur sombre, afin d'éviter tout faux-jour aux yeux.

On entend par faux-jour, la lumière qui, lors- que l'œil est fixé sur un objet, arrive en môme temps d'autres points et touche la rétine. On ne doit pas faire un abus de. la loupe; il est préférable d'employer une loupe à pied plutôt que de maintenir la loupe serrée par la peau qui entoure l'œil. Il faut percer quelques trous dans la monture de la loupe, près du verre, afin que l'air contenu dans l'espace entre le verre et l'œil puisse se renouveler.

Celui qui est myope ou presbyte et qui doit avoir recours a u x lunettes, ne doit jamais s'y décider de son propre chef, mais il doit se faire prescrire les numéros du verre par le médecin-oculiste. On doit en outre toujours avoir soin d'acheter des verres de toute pre- mière qualité.

Lorsque des corps étrangers pénètrent dans l'œil, il ne faut pas frotter ce dernier, mais plutôt chercher à tenir ouvertes les paupières, rouler les yeux, puis les laver à l'eau fraîche.

Des blessures de la cornée par de petits

éclats de métal doivent toujours être considé- rés comme des m a u x sérieux, au sujet des- quels le traitement par le médecin est néces- saire. Lorsque des substances corrosives pé- nètrent par mégarde dans l'œil, telles que des acides minéraux ou de ra chaux, il faut en premier lieu les enlever par un lavage de l'œil très minutieux, puis on y laisse égoutter du lait ou de l'huile tiède et l'on fait des com- presses à l'eau fraîche jusqu'au moment où le médecin arrive et ordonne un traitement.

Dans toutes les dissertations sur le traite- ment des yeux, on prévient les intéressés con- tre les nombreuses eaux ophthalmiques tant vantées. Lorsque l'on sent un malaise, un dé- rangement dans les fonctions de l'œil, il faut demander sans tarder le conseil du médecin.

Nouvelles diverses

F é d é r a t i o n o u v r i è r e . — L a réunion du Comité de la Fédération ouvrière a eu lieu sous la présidence de W e r n e r , président cen- tral. 19 délégués y ont pris part. Il a été décidé que l'assemblée générale des ouvriers suisses a u r a lieu à Bienne après Pâques.

Il a été réclamé la création d'un bureau spécial pour le secrétariat ouvrier de la Suisse romande.

Les questions suivantes ont été mises à l'ordre du jour de l'assemblée g é n é r a l e : A s - surance contre la maladie et les accidents;

syndicats obligatoires; législation ouvrière internationale.

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« Lc mouvement est fixé dans un cercle fileté à l'extérieur (fig.2) qui l'entoure sur toute s a hauteur, et qui une l'ois vissé dans la boite, vient s'appuyer au fond de celle-ci, constituant ainsi un garde-pous- sière dont l'efficacité va même jusqu'à la plus complète imperméa- bilité.

«Il ressort de l'innovation de M. F. Borgel un avantage qu'il est bon de constater, c'est la solidité acquise p a r une boite légère due au fait que le cercle appuie au fond de la boite, tendant ainsi et le fond et la carrure. Ce fait, joint à la simplicité de la construction de la boite et à la suppression de la cuvette, justifie la mention d'écono-

mique dont nous avons qualifié cette nouvelle boite. 1789-18 L'emboitage du mouvement dans ce cercle est fait de manière que

lorsque le vissage est opéré à fond, le midi se trouve à sa place vis- à-vis du p e n d a n t Un petit ressort d'arrêt en assure du reste la stabi- lité.»

NB. Les mouvements étant fermés hermétiquement, il en résultera une économie de nettoyage pour le particulier. — Il est également fa- cile de sortir son mouvement pour en retoucher le réglage, et pour l'acheteur en reconnaître la qualité; une application très heureuse a été jointe pour les personnes qui désirent supprimer la vis au pendant.

Il suffit de tirer la couronne disposée à ressort pour en dégager la tige du mouvement, qui maintenue ainsi au dehors p a r m i retien à l'in- térieur du pendant, permet de dévisser et de remettre le mouvement avec facilité. L a couronne ne peut s'échapper de son pendant.

L'économie de matière est en moyenne de ÎÎO à 40 pour cent.

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