Texte intégral

(1)

ETUDE DES fACTEURS Ht.UtllUMS

DE LA

PR9DUCTU.1r~

AfiRI€:OLE DE TRf!1$ PERIMETRES

HV&RO-A6IUCOlES

BEdAM-AaU1RATSAY-BiLAMl1TY

TOJ.1E 1

BEHARA - AfiDRltTSAV COf-fCLUSIONS GENERALES

Marc BlEO-CHARRETON

~ s_e_c_tJ_O_n_d_e_G_éo_g_r_ap_hi __ e j

OFFICE DF LA RECHERCHE SCieNTIFIQUE ET TErHNIQUE OUTRE MER

1

CENTRE DE TANANARIVE -

MADAGASCAR -

8 P 434

r1ARCHE 0 ETUDES

N 669 72 FNDE GR Hft

TITJ AIR SCEr International ETTf? DE COM~JlANDE

SCt:T/ORST01V' N 2382 du 9/8172

JJtN\JIER 1973

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\ 1

(2)

CENTRE O.R.S.T.O.M.

DE T.A?·TANARlVE SECTION DE GEOGI1APHIE

ETUDE DES FACT!WRS HUMAINS DE U PRODUCTION AGRICOLE DE TROIS PERIrŒTRES HYDRO-AGRICOLES

BEHARli - BELANOTY - MIDRlITSAY

. TOrlfE 1 Introduction BEH1\Rli

ANDRl\TSl,y

Conclusions générales

Marché d'études nO 669/72/FHDE/GR/F~ - Titulaire: SCrT-International Lettre de commande SCET/ORSTOM nO 2382 du 9/8/72.

f1arc BIED-CHllRRETON Ji:tnvi8r 1973

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INTRODUCTION GENERALE

Ce travail entre dans le cadre plus général de l'étude pluridisci- plinaire des facteurs de ln production agricole de trois périmètres hydro- agricoles dans l'éventualité d'une remise en état de leur infrastructure ou de la création de nouveaux aménagements. Il s'agit en fAit d'une étude de préfac- tibilité demandée par la BIRD et financée sur FNDE. Le titulaire du mnrché d'étude est la SCET-Internationol qui a sous-traité à l'ORSTOM-Soction de Géographie de Tananarive l'étude du nilieu hunoin. Ses objectifs sont les suivants : études de la population intéressée ~~r chaque périmètre (dénombre- ment, structure, croissance, mouvements), modes d'occupation du sol, tenure des terres et parcellaire, structures des exploitations agricoles, rapport entra les cultures irriguées dans la plaine et les cultures pluviales sur les col- lines avoisinantes, les activités pastorales et les ressources d'origine non agricole, conditions de la co~ercialisntion; études des facteurs liDitants de l'accroissement de la production agricole et de l'attitude des paysans devant d'éventuels remembrements et anénogement des canaux terminaux ct l'établissenent de redevances d'entretien.

Les périmètres suivants font l'objet du marché:

- ANDRATSAY (réseau nO 91), Sous-Préfectures d'Antsirabe et de Bet0fo 1.350 ha intégrelement cultivés;

BELAMOTY (réseau nO 103), Sous-Préfecture de Betioky - Plaine do 4.600 ha dont 1.800 environ aujourd'hui en rizières;

BEHARA (réseau nO 107), Sous-Préfecture d'Anboasary-Sud - Plaine de 2.500 ha (1.100 ha actuellement cultivés dont 600 irrigués).

1

_/1

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2 Une première nission de reconnaissance et de prise de contact avec les autorités administratives a été effectuée du 20 juin au 1er juillet 1972.

L'enquête sur le terrain s'est déroulée du 10 juillet au 27 octobre pour le périnètre de Belamoty, du 19 juillet ou 22 octobre pour celui do Behara, du 17 juillet nu 6 septembro et du 30 octobre au 7 décembre pour Andratsay.

M. Bernard HUGOT, Volontaire du Service National nffecté à 10 Section de Géographie du Centre ORSTOM de Tannnorive s'est chargé on pvrti- culier de l'étude du périnètre de Belamoty, secondé par M. Eugène RAKOTOIIDRABE,·

assistant de Géographie à l'ORSTOM. L'enqu8te a été effectuée par trois puis deux enquêteurs recrutés sur place, MM. MARA, RbTSnIDAZAFY Charles ct

RANDRIAMAUGA Daniel.

M. BIED-eHARRETON a pris en charge les périmètres de Behara et An-

dr8ts~y avec les équipes suivantes François DI!1BY et Vincent BOBA, enquêteurs recrutés sur place pour Bahara, et U. Gabriel RAKOTOSON pour Andrntsay, assisté en fin. d'otude par M. Eugàne RAKOTONDRABE.

Le travail a débuté dans le contexte politique particulier engendré por les évènenents de DOi 1972, le changenent de gouvernenent et le renouvellemen~

'"

corrélatif du personnel responsable de l'adoinistration territoriale. Nous avons rencontré auprès du nouveau Chef de Province de Tuléar une grande cOtlpréhensior- qui a permis notre rapide insertion dans le Sud, ce llo-ci étant por ailleurs facilité sur le terrain à la fois por les autorités adflinistratives locales, maires, chefs de canton, nouveaux chefs de quartiers ct de villages, les auto- rités coutunières habituelles ct par les cadres ct militants du principal parti politique existant dans le Sud Dctuelle~~nt.

Notre insertion à Andratsay fut plus longue et difficile ; le milieu paysan du Vakinankaratra a toujours manifesté beaucoup de méfiance vis-à-vis des étrangers et de tout ce qui est administration en général.

Pour Behara et Belanoty, nous avons adopté une méthodologie classi- que à l'ORSTOM : choix de quelques villages à étudier en profondeur en fonction des questions qui nous étaient posées ; enquête démographique auprès de toute la population de ces villages et enquête structure foncière et structures des

...

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3 exploitations agricoles auprès de ln totalité ou d'une portie des poysans de ces villages à l'nide de questionnaires légers; établissement de plans parcellaires pour les villages du périmètre de Belonoty grace à des agrandissements des pho- tos aériennes de la mission SOTOM éventuellenent rectifiés sur le terrain ; dis- cussion avec la population sur les problèmes la concernant directement: l'euu, ln commercialisation, les techniques culturales et sur les futurs problèmes con- cernant d'éventuels trnvaux sur les pérïnètres. Etant donné l'interdiction que nous nous étions fait au préalable de f~ire des promesses, les opinions exprinées par les paysnns et que nous transmettons ici ont un caractère qui ne les engngont pns et restent pour l'instant purenent subjectives. Nous les livrons à titre con- sultatif ainsi qu'il nous l'n été demandé.

L'existence d'un cadastre dans la partie du périmètre d'Andratsay située dons ln sous-préfecture d'Antsirabe nous a facilité ln t~che et nous tenons à remercier le Chef du Service des Domaines à TanDlli~rive et le Chef de la Circonscription Domaniale et Foncière d'Antsirabe qui nous ont autorisé l'accès aux matrices cadastrales.

Nous renercions égalenent les autorités adninistratives, M. le Préfet d'Antsirabe et spécinlenent

m.

lO.Soue-Préfet d'Antsirabe et le Chef de Canton de Belazuo qui ont pnrticipé à plusieurs séances de travnil sur le terrnin.

Enfin, nos renercienenis vont aux Services du Génie Rural auprès de qui nous avons toujours trouvé un accueil chaleureux.

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* *

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PREroIiERE PARTIE

LE PERIMETRE HYDRO-AGRICQLE DE BFjH4RA (Réseau classé G.R. nO 107)

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5

INTRODUCTION

Behara, chef-lieu de la commune rurale et du canton du n~ne non, se trouve à 11 Km au Nord d'Anbonsary-Sud. Situé au bord du fleuve Mnndrare, cette importante Sous-Préfecture doit son développenent récent à la présence du sisal dont l'exploitation industrielle a cornnencé après la deuxième guerre mondiale sur les alluvions du fleuve. La petite plaine alluviale de la rivière Manannra, affluent de rive gauche du Mondrare, a échoppé au sisal et a fait l'objet d'un aménagement du Génie Rural en 1946. Ln grande mjorité de la population qui l' exploite appartient à l'ethnie Antondroy et est originaire de Bahara n~ne ou des environs immédiats nlors que ln population d'Amboasnry provient de l'ensenble de l'Androy.

Ln

voIlée du Mnndrnre linite à l'Est ce que l'on a coutume d'appeler l'Androy nari time, c'est-à-dire 10 partie ln plus peuplée du pays Antandroy qui se situe principalement sur ln petite dune knrinbolienne et dont le centre le plus actif est Ambovornbe.

A une trentaine de kilomètres à l'Est du Mnndrare, on franchit l'ex- trêo1té Sud des chaines anosyennes et l'on posse en quelques kilomètres du niliou serni-aride de l'extr~neSud au oilieu chaud et humide de ln cate Est. BeharD se trouve en zone clicntique serni-aride, recevant en Doyenne 530 mu de pluies par an, ce qui est très peu; la température Boyenne annuelle y est d'environ 25°.

Une magnifique végétation endénique à base de Didiéréacées, d'Euphorbes et de Knlanchoe caractérise ce Dilieu dont la plante la plus connue est le célèbre

"Fantsiholitrnll, arbre à branches dressées vers le ciel en fo1'l!l0 do cierges (Allunudia ascendens).

Lo comnune rurale de Behara totalise 10.500 habitants ou 1er janvior 1972. Sur ce nombre, seuls 4.600 sont intéressés par 10 plaine de Behara et en vivent.

Sa superficie totale est d'environ 2.500 ho dont 600 sont actuellenen~

occupés par la riziculture et 500 à 600 par d'outres cultures. Ln rivière ~lna­

nora a un nodule noyen faible ct très irrégulier do l'ordre de quelques n3/sec.

Venue assez tard à Id riziculture, la population Antnndroy de Beharn semble s'y consacrer de plus en plus; les anénn~Dentsréalisés il y a nninte- nant 27 ans sont aujourd'hui insuffisants pour couvrir los besoins en eau

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REGION S U D - E S T DE MADAGASCAR

p6

ECHELLE 1 1/1 000 000

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C E A N I N D I E N

CROQUIS N°1

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7

croissants de cette plaine encore sous-utilisée oois qui, n~ne si elle est un peu plus intensénent cultivée, connn1tra probablenent de graves difficultés duos à la fois à l'excès d'eau provoqué par les grandes crues du Mandr~re et de la Manonnra et au nanque d'eau d~ à des périodes prolongées de sécheresse.

Ces anénageuents se couposent d'une prise d'cau au fil de l'oau ono- liorée par un barrage-digue installé sur le seuil rocheux do Bernketa, d'un cannl principal bétonné de

8,5

KIl de long sur lequel vient se brnnchGr à l'aide d'un siphon le canol rive droite, puis un partiteur r8pnrtissant les caux en trois oonnux : Betsileo, CRAM et "principal". Quelques nnénngenents secondaires furent par la suite réalisés au tenps des CP~M (1) sur crédits FIDES. Le reste des rizières est Dujourd'hui le fait d'anénogenents individuels spontanés nu gré de la topographie, des disponibilités en eau et en noyens de travail.

Si l'Antondroy reste très lié à l'élevage traditionnel du zébu, ici, il se consacre de plus en plus à l'agriculture et en particulier à ln rizicul- ture. Devonu nangeur de riz, il en vend ca r Behara a la chance de se trouver à proxinité de grands narchés : Anboasary et ses travailleurs du sisal (près de 6.000), Fort-Dauphin et Aubovonbe.

(1) Collectivités Rurales Autonones Modernisées.

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8 CHAPITRE l ... PRIUCIPAUX PROBLEMWS POSES PAR LE MILIEU

NATUML POUR UNE N'IELI9RliTION DU SYSTEIIJE DE CULTURE

Ces problènes sont de deux ordres pédologiques de l'autre.

cliœtiques d'une pnrt, norpho-

1.1. Le clinat de Bahara se caractérise par une pluvionétrie Doyenne annuelle faible, 527 no, nal répartie dans l'année et une irrégularité interannuelle qui voit les précipitations de certaines années sèches descendre en-dessous de

400

no. Naturellenent,la nodule de la rivière Ma:nnnara s'en ressent, bien que les parties les plus élevées de son bassin versant reçoivent des précipitations plus élevées, supérieures à 1.000 on.

Le tableau nO 1 indique les valeurs noyennes uensuelles des préci- pitations calculées pour la période 1933-1960 et la pluvionétrie ùensuelle pour les années 1966-67, 1967-68 et 1968-69 le graphique 1 porte tous ces chiffres.

on

rennrquera que l'année 1966-67 a été nettenent plus arrosée que les suivantes (660 no contre

404

et 385 on), avec cependant une sécheresse relative en déceobre et les nois de oni, juin et aodt très peu arrosés.

En 1967-68, le déoarrage de ln saison des pluies se fait tardivenent tandis qu'une inportante sécheresse se nnnifeste de nars à septeobre. En

1968-69, tous les chiffres sont inférieurs à la noyenne nensuelle interannuelle à l'exception de juin-juillet ; aodt, septenbre, octobre sont très secs. L'hu- nidité Doyenne Densuelle est faible, de l'ordre de 60, tandis que la tenpéra- ture Doyenne annuelle se situe à 24°5, la noyenne nensuelle des ninioas s'obser- vant en juillet avec 10°7, la noyenne nensuelle des mIxions en février uvec 35°4. Le diagrnDMe d'évapotranspiration nontre que Behara est toute l'année déficient en eau (graph. 2).

En regard de la pluvionétrie il est intéressant d'onulyser ln noyenne nensuelle des débits noyens journaliers de la Manonara à Bevin, à quelques kilo- mètres en nnont da la prise d'eau de Beroketn. Une stotion linninétrique de l'ORSTOM y est installée depuis 1951. Nous avons noté les chiffres de trois an- nées successives donnant ainsi une série continuo de novenbre 1966 à octe bre 1969 qui couvre une année assez pluvieuse suivie de deux années sèches; on pourra conparer ces valeurs avec les Doyennes nensuelles établies pour la

...

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BASSIN VERSANT DE LA. MANANARA ABE V l A

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Hydro1.ogie

CROQUIS N°2

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TABLEAU 1

BERARA : PLUVIOMETRIE

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! 3 2,4; 34,7; 35 35 35,4; 33,9;33,3; 30,1 , 28,2 ; 27,7;29,5 31,8i 33,8;

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Mo,yeun8 19" - 1960 1968-69

1966-67

Graphique NO1

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Module 1966-67 = 6,27 n3/sec Module 1967-68

=

2,42 n3/sec Module 1968-69

=

3,67 n3/sec

Débit spéc.

=

5,51 l/sec/kn2 Débit spéc.

=

2,13 l/sec/kn2 Débit spéc.

=

3,25 l/sec/k02

12

DEBITS CARllCTERISTIQUES

m1Q DC90 DC180. DC270 DC355.

1966-67 30,9 6,69 3,22 1,75 0,17

1967-68 10,6 2,25 1,30 0,92 0,60

1968-69 11,6 2,72 1,60 1,02 0,25

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BEHAJlA

Pluie

Evapot,ransplration potentiel!e EvapotranSDlration réelle

535

1683

3

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Ruissellementel drainagE-

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Utilisation de la réserve e;, eau du 05'.:::

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MANA NARA

Moyennes mens~.s

des cl6'b11;s moyens j01U"l1a1iers

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(So~e 1 Annuaire Hydrologique

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1966-67

Graphique N° 3

(17)

15 période 1951-1965 (graphique nO 3). Nous avons noté également les débits journa- liers rnaximua et minirnun observés, par oois. Enfin, le tableau le plus significn- tif établi par la Section Hydrologie du Centre ORSTOM de Tananarive est celui des

"débits caractéristiques" pour les années 1966-67, 1967-68, 1968-69 : pendant 10 jours de l'année considérée les débits ont été supérieurs au noubre inscrit dans la colonne DC10 ; pendant 90 jours ils ont été supérieurs au nonbre inscrit dans la colonne DC90, et ainsi de suite. On constate ainsi qu'en 1966-67, le débit Doyen journalier a été sUp3rieur à 3,22 n3/sec pendant 180 jours, tandis que les deux années suivantes ce chiffre tonbe à 1,30 et 1,60 n3/sec, ce qui veut dire inverserlent que pendant l'autre rloitié de l'année le débit Doyen jour- nalier a été inférieur à ces chiffres.

Enfin, en analysant les débits journaliers jour pllr jour (cf. annuaires hydrologiques de l'ORSTOM), on note qu'en novenbre 1967 ces débits sont infé- rieurs à 1 n3/sec sauf pendant

4

jours, en décenbre ils sont inférieurs à 1 n3/sec.

En janvier 1968, il Y eut 28 jours consécutifs avec des débits inférieurs à 3 rl3/sec ; en aoftt et septenbre on rer:l8rque seulenent 3 jours à plus de 2 n3/sec et 2 jours entre 1 et 2 n3/sec en novenbre 1968, décenbre 1968 et janvier 1969, sont apparus seulenent 2 jours à plus de 10 n3/sec tandis que du 3 septerlbre au 31 octobre le débit journalier était régulièrenent inférieur à 1 n3/sec.

Par contre, les effets du cyclone "Dany" se font sentir avec une vio- lence extr~ne le 11 février 1969 où l'on observe 112 n3/sec. On i~~gine aisénent les conséquences catastrophiques d'une telle abondance d'eau: les canaux d'ir- rigation et les ouvrages ont dans l'ensenble bien résisté nais par contre la basse plaine a été totalenent recouverte et un ancien brus d'éco~enentvers le Mandrare est redevenu fonctionnel cependant qu'une rupture se produisait sur sa rive droite, provoquant un ensablenent i~portant et la forontion d'un narais per- manent en face du village d'Helibondro. Phénonène encore plus grave et contre lequel l'honme ne peut rien, le fleuve Mandrnre, connaissant lui aussi une crue exceptionnelle, a reflué dans la Mananara, bloquant ainsi l'évacuation des eaux.

La faiblesse et l'irrégularité des débits journaliers de la rivière lllananara font craindre une insuffisance d'eau dans le réseau de canaux, insuf- fisance qui risque d'~tre parfois d'une longue durée n~rlü en saison des pluies.

On ne peut assurer un nininun d'un nètre cube par seconde dans les canaux tout au long de l' nnnée, à rloins d'envisager la constitution d'une réserve au site de Beraketa. Le réseau d'irrigation devrait au noins pernettre de taoponner les

(18)

16

irrégularit~de la saison des pluies et si possible d'assurer pendant la snison sèche un uininuo d'eau en pernanence pour une partie de la plaine, voire la tot[:- lité en année assez pluvieuse.

1.2. La plaine de Beharn est constituée par une sorte de delta alluvial. En ef- fet, la Mannnara qui butte sur le bourrelet du Mandrare se fraie un chenin jus- qu'au fleuve en perçant le bourrelet par deux ou trois chenaux. Cette rivière a donc alluvionné en foroant une plaine étroite au début et qui va en s'élargissant jusqu'à rejoindre le systène alluvial du Mandrnre.

Ces alluvions sont très hétérogènes, joignant dos élénents fins aux sables grossiers (se reporter au rapport de reconnaissance de l'IRAM). En fait, il s'agit souvent d'alluvions snblo-linoneuses entrelacées par des bourrelets sableux nultiples ténoins d'ancien cours de la Mananara et recouverts par en- droits par des placages sableux occasionnés par les débordenents fréquents dfts aux grandes crues. L'hétérogénéité atteint son naxinuo dans le cours inférieur de la rivière, encore accentuée à ln confluence par le bourrelet et les déborde- nents sableux du Mandrare. Les parcelles de cultures se noulent nu rythne de cet- te hétérogénéité. En position haute on trouvera des cultures pluviales, en posi- tion basse des rizières.

La

plante dooinante est le roseau, envahissant les bourrelets et colo- nisant les parties basses non cultivées.

En bordure de la plaine se trouve un plateau conposé de s~dinents con- tinentaux néogènes avec de fréquentes crofttes calcaires et pratiqueùent inutili- sable pour l'agriculture. La végétation doninante est constituée ~lr des Didic- racées, en particulier Alluaudia ascendens et Alluaud1a pcooera, cocoun~oent

appelés "Fantsiholitra", des Euphorbes et des Kalanchoe. Ces fornations végétales atteignent parfois des tailles respectables et dépassent 10 nètres de haut; on les appelle "for~t sèche" en particulier sur le couloir alluvial de la Mananara, ou "haut fourré arboré" sur le néogène. Ces zones servent de terrain de parcours pour les boeufs quand la plaine est nise en culture. Une saliX\ité parfois élevée constitue le problène najeur de ces alluvions. Elle est inégale (et hétérogène) et le riz peut s'3cconoder de taux pas trop élevés. Un bon drainage et un les- sivage pernanent peuvent la dininuer.

. ..

(19)

~7

Ce problène et celui de la rareté de l'enu constituent sur le plnn physique les deux linitntions à l'nugoentntion de la production de cette plaine.

D'un

point de vue pureQent écologique, les potentiolités sont très élevées pour peu que l'on dispose d'enu. La double culture annuelle du riz ne poseroit aucun problène et on pourrait nultiplier les cultures pluviales tout nu long de l' année.

(20)

p18

,., t

o~

...')

~

Amboo.sor")'-Sud

PLADTE DE BEHARA..

...

'-

...

~

Croquis de si'tu.aticm all 1/1 00 000

(21)

19 CHAPITRE II - D0N'EEEB SUR

LA

POPULATION

2.1. Généralités - Localisation de la population

Ln connune de Behara a une superficie de 1.325 Kn2 sur laquelle le

pér~ètre n'occupe qu'environ 250 Kn2.

Au prenier janvier 1972, la population total;e de la connune se non- tait à 10.500 personnes, contre 10.000 au 1/1/68 et 4.600 en 1953. En quatre ans, l'nccroissenent de l'ensenble de ln connune nia été que de 500 individus soi t un peu plus de 1

%

par an.

Le total de la population directeoent intéressée par le périnètre s'élève à 4.600 personnes réparties entre les quartiers ndninistratifs de Behara l et Behara II. Ces deux quartiers se conposent d'un certain noobre de villages adninistratifs pouvant eux-n~nes ~tre fornés par plusieurs haneaux. Ces villages figurent sur le croquis de repérage à l'échelle du 1/100.000è et sur la carte nu 1/20.000è. Leur population est ln suivante :

- Andavabazaha 132 )

- Anbinnny 48 )

- Helibondro l 290 ))680 hnb.

- Helibondro II 210 (dont le haneau

d'AnknSikitOky~

- Behara-Anbony 372

)

- Merinnndroso 243 )

)

- Behara Poste 858 )

- Behara-Anbony 208

~forne

"l'agglouération" de Beharn

- Annlnnl1 206 ) 2.628 habitants

- Minbo. 97 )

)

- Anapenba 644 ) fomé par Annpenba l 321

Anapenba I I 241

1iorafeno

33

AnkilitsL'"1l1hare 49 - Ankirikirika l 382 )

- Ankirikirika I I 702 )dont 4 haneaux voisins d'Ankera )

-Ankara 89 )

- Tsilanjo. 42 )

)

- Vohibo.sia. 75 )

4.598

(22)

20 Conne on peut le constater, il n'existe pas de grosse unité d1habitDt.

Seul Behara-Poste dépasse 800 hll bitants, il s 1agit en réalité d'un village farné par les naisons dos fonctionnaires, des connerçants et de quelques étrangers au village.

Behara 1ui-o~ne se conpose des villages de Behara "ADbany" et "Anbony"

(Behara bns et haut), Beharu Poste, Mer1nandroso, Ana1ana, llieba ct Annpenba, qui se déconpose 1ui-n~ne en 4 haneaux. Aucun de ces villages ne touche l'autre, ils sont forDés chBcun par une concentration de petites Dnisons du type Antan- droy en planches de Fantsiho1itra, quelquefois entourés d'une haie de cactus, d'aloès ou de Fantsiho1itra.Eutour d'un bnneau sont regroupés les parcs à boeufs, puissannent fortifié par des plantes épineuses de n~ne type que celles qui en- tourent certaines naisons ou parfois tout un Mneau.

L' habitat Antnndroy nfes t donc pas un habito t dis per.sé et é pnrpillé en naisons ou enclos individuels nais un assenb1nge de hnoeaux de taille Doyenno groupant '0 à 400 habitants, distants parfois de quelques dizaines de nètres seu1enent conne ceux qui foment Bahara.

La rive droite de la Mnnanora regroupe plus d'habi tants que la riva gauche : les sept vi110ges fornnnt Beharu totalisent 2.628 individus, le groupe He1ibondro - Andavnbnzaho - Tsi1anja 680, tandis qu'en rive gnuche nous ne

trouvons que 1.290 personnes.

2.2. Structures de la popultltion par sexe et por age

L'enqu~te déoographique a porté sur le quart de ln population du péri- nètre, soit 1.200 habitants recensés, regroupés en 2'0 foni11es. Les villages suivnnts ont été enqu~tés :

- Ankirikirikn l - He1ibondro l - Helibondro II - Annpenba l - Ankera

289 habitants 59 fanilles 282 habit<.'1nts 52 fm:rl.lles 1'8 habitants 28 fouilles 40' habitants 72 foni11es 89 hllbitants 19 fnnilles

La

pyranide des âges a été établie en tenant conpte des chiffres figurant dans le tableau nO

3.

•••

(23)

TABLEAU 3

BEHARA TABLEAU DE LA POPUI..ATION PAR SEXE ET PAR AGE

21

MASCULIN

AGE FEMININ

TOT.AL

%

;~ P.AR

,

Nonbre .%

{

Nonbre %

GROUPE ;

---

89 15,92 0- 4

94

14,64 183 15,23

86 15,38 5- 9 81 12,61 167

13,90

37,37

46 8,22

10-14

53 8,25 99 8,24

59 10,55 15-19 61

9,50 120

9,99 9,99

!

39 6,97 20-24 47 7,32 86 7,16 -

15 2,68 25-29 39

6,07

54 4,49

35 6,26 30-34 43 6,69

00

6,49

35 6,26 35-39 40 6,23 75 6,24

44,00

38 6,79 ,

40-44

49 7,63 87 7,24

30 5,36 45-49 24 3,73 54 4,49

30 5,36

50-54

29 4,51 59 4,91

16 2,86 55-59 19 2,95 35 2,91

23 4,11

60-64

36

5,60

59 4,91

7 1,25 65-69 14 2,18 21 1,74 8,64

11 1,96 70 et

+ 13 2,02

24 1,99

559

100 TOTAL

642

100 1.201 100 100

(24)

BEHARA P Y R A M I D E DES AGE S

15"

1 L 3 ~ S & 7 8 , 10

~

SEXE MASCULIN 70 SEXE FEMININ

"1: do

69

65

64 60 59

55 54

50 49

45 44 40

'9

35 34 30

29 25 24 20

1

19

15

14

10

9 '5 4 0

1

1 1 l ' 1 l , , 1 1

,

1

. .

(25)

Rien que l'échantillon soit faible, cette répartition de ln population par sexe et par 8.ge appelle quelques conoentnires.

Tout d'abord, il y a liou de rennrquer ln prépondérance du sexe féni- nin sur le sexe nasculin : il y a 87 honnes pour 100 fennes. alors que pour l' ensenble de Madagascar ce taux est de 98. Nous avons recensé 23 énigrés absents de sexe nnsculin ayant tous entre 20 et 60 ans. Leur présence rnnènerait le taux de nasculinité à 90. D'autre part, ln pyrnnide nontre une base noins Inrge que ce que l'on li coutune d'observer ailleurs à Mlldogascar. Il n'y a que 37,37

%

individus de nains de 15 ans. P. FRANCOIS donne 40

%

pour l'ensenble de la popu- lation rurale de la province de Tuléar contre 45

%

pour Ijensenble du nilieu rural de Madagascar et 49

%

pour oelui de ln province de Tnmmarive. Nous S0lli16S

donc en présence d'une population dénogrnphiquenent noins vigoureuse que dans 10 reste de l'Ile.

De plus, on relève plusieurs nnonalies difficilenent explicables si ce n'est par une grande inprécision dans ln détezoinntion des ~ges bien qu'un grand nonbre d'individus dispose pour leur fonille des copies des actes de l'état civil tenu au canton de Behorn. Il seuble que les registres ne soient tenœqu'approxiœ.tivenent, du noins cm ce qui concerne les décès, et que les

§ges n'y soient pas déclarés avec précision.

C'est ainsi que l'on relève des vides inquiétants notoonent pour la tranche d'âge 25-29 ans chez les honnes et un curieux gonflenent des effectifs de sexe féninin pour la t~nche d'âge 40-44 ans, alors que la classe 10-14 est assez creuse pour les deux sexes, ceci provenant probnblonent d'un vieillisseucnt volontaire lors des déclarations d'âge à l'onquêteur, gonflant ln classe

15-19 ans.

Pour les classes d'~ges allant de 20 à 59 ans, nous avons 290 fennes pour 238 honnes. Si on ajoute au total des honnes les 23 énigrés on obtient 261 honnes pour 290 fennes, ce qui est nornol étant donné les quelques cns do poly- gonie que nous rencontrons (22 nénages polygones).

Le pourcentage par grands groupes d'age indique 37 ,'37 ~ de noins do 15 ans, 9,99

%

de 15 à 19 ans, 44

%

de 20 à 59 ans et 8,64

16

de plus de 60 nns.

Si l'on considère conne C1octifs" les individufj appartenant aux classes 15 à 59 ans, on obtient 54

%

d'actifs. Si l'on y ajoute ceux do 60 à 69 ans ce pourcen- tage nonte pratiquenent à 60 ~, ce qui est beaucoup.

...

(26)

2~

2.3. Croissance de ln population

Conne nous l'avons indiqué au début du chapitre, le taux d'accroisse- nent de la connune est à peine supérieur à 1

7&

par an, ceci établi d'après des statistiques officielles. Bion que notro échantillon soit réduit, nous avons observé nous-n~nes les nouvenents de population pendant l'année qui a prucédé l'enquete. C'est ainsi que nous avons noté les naissances et les décès suivnnts

- 40 naissances dans l'année, soit un taux do natalité de

33,3

0 /00, contre

36,7 %

pour l'ensenble de la province de Tuléar (selon l'ûnqu~tG P.

FRANCOIS) et 35 0 /00 annoncé par l'INSRE ; pour tout Piadagnscar 10 tnux s'élève à 45 0 /00 Il senble que la faiblesse des chiffres de Bahara et de la province de Tuléar soit due à un noindre niveau de la fécondité actuelle (146 0 /00 contre 195

01

pour tout Mndn~scar). Sur ces quarante enfants nés dans l'année, 8

00

sont décédés, soit ln proportion considérable de 20

%,

contre 14

%

dans le pro- vince de Tuléar et

13 %

à Madngn scar ; la nortalité infantile est donc onorna- lenent élevée, sans doute à cause du nanque de nntornités et de dispensaires sur place, cependant que 10 proxinité d'Anboasary, relativenent bien équipé à ce point de vue, ne joue pns. Les décès dans les praniors jours ou les prenières seuaines sont les plus fréquente.

- Parallèlenent, nous avons dénonbré 35 décès dans cette nt3ne année (dont les 8 décès d'enfants de noins d'un an). Le taux de nortalité générale est donc de 29 0 /00, le taux de nortalité générale rectifiée pour Madagascar étant de 20 0 /00 (P. FRANCOIS) et celui do la province de Tuléar calculé par l'INSRE 26 0 /

00

Ceci nous conduit à confirner nos observations à propos de la pyranidG des ~ges, à savoir que la popul~tionde Bahara s'accroit très lentenent, le taux observé étant de 0,3 0 /

00 On doit cependant renarquar que 10 ~ des honnas de 20 à 59 ans sont absents du village (et l'enquOte ayant probablenent péché par défaut, la proportion réelle d'énigr8s doit etre supérieure à celle-ci), ccci pouvant expliquer, dans une certaine nesure, ce taux d'accroissenent naturel anornnlenent bos. En fin de coupte, si ln population de Behara augrlente légère- nent tous les ans, c'est autant pnr apport de nigrants que par accroissenent naturel.

. ..

(27)

25 2.4.

Mouvenents de populntion

Conne nous venons de le si~~ler, 23 honnes adultes sont nctuellonent absents. Nous a.vons dénonbré on outre

41

honnes nnciens éuigI'GS revenus a.u vil-

lage. Nous avons égnleoent noté les dates d'arrivée des chefs de fouille nés ailleurs que dans le périoètre ou les dntes d'll.rrivée des pères des chefs de fanille nés ailleurs. On rennrquera tout d'abord que 86 chefs de fanille sur 230 recensés ne sont pas nés au villages et nous verrons plus loin leur origine. Le tableau nO

4

pernet de constater que 46 d'entre eux sont arrivés depuis

1951;

soit plus de la noitié, ce qui donne environ 2 à 3 chefs de fmlille s'installant dnns ces 5 villages choque ll.nnée.

Helibondro et Ankera cooptent une forte proportion de chefs de fll.uille non originnires du périnètre. On peut ostioer que choque année

5

à

10

chefs de fouille s'installent sur cette plaine.

Par contre, si le noubre d'énir,rés absents atteint ou nains

10

~ de la population adulte nasculine, il est reuarquable de noter que ceux-ci, d'après ln najorité des déclRrations, reviennent s'installer sur le pôrinètre ninsi qu'en téuoignent les

41

anciens éuigrés revenus nu pays. Bien que la pleine de Behara soit relntivenent privilégi~pnrrapport nu reste de l'Androy, olle n' échoppe pns à ces grands courants nigrntoires qui caractérisent ce pays. 11. titro d'infornation, nous avons noté le lieu, la profession et la durée du départ.

Ceux-ci s'échelonnent entre 1 an et

50

nns pour un vioux "bourjane" (porteur), 10 I10yenne se situant aux alentours de

10

ans.

La dispersion géographique des lieux d'énigration est renarqunble, nais on note tout de n~ne le prédoninance du Nord-OUest, du Nord et do Mannknra.

Voici les lieux d'ônigrotion pour 1

00

l~nigrants : Diégo-Sull.rez ==

9,75 %

Nosy-Be

= 9,75 %

Majunga. ==

12,00

,.-1iO linbilobe

= 4,90

,~1

Mllrovoay ==

4,90 %

Narmkia ==

2,50 %

.Antalaha ==

2,50 %

45,80 %

. " .

(28)
(29)

27

Annlavory =

7,'0 %

Morondl'.l.va =

2 ,50

J~

Anootondrazaka =

4,90 %

Manaknra =

12,00 %

Tsivory-Befotako

=

9,75 /,0.-f

Tanntave

= 2,50 %

France (anciens conbattants)

= 4,90 '/0

Kerguelen (bergers pour la

nission "terres australes") =

4,90 %

Les professions exercées sont dans l'ûnsenble des petites nétiers conne nnnoeuvres, salariés agricoles, gardiens, ouvriers, nineurs ; quelques- uns sont chauffeurs ou naçons ; 18

%

ont été nilitaires en divers points de l'Ile.

Cette tendance à l'énigrntion se nanifeste toujours car il existe des circuits pllrfnitenant organisés et bien sOlNent quand un énigré rentre ou pnys, un de ses parents ou voisins va prendre sa plo ce. Dons certains cas n~ne l'han- ne part avec sa fnnille ou revient en pays Androy se rmrier et son épouse le suit.

On renarque que bon nonbre d' énigrés se rendent dans des rogions de gronde riziculture ou de cultures connerciales fort développées par rapport à leur pays d'origine, en particulier Marovony et Anoo tondrl'.l.zll.lœ, Nosy-Be, Anbi- lobe, Naœkia et Antalaha. Ceci n'est pas sons influencer leur conportenent agricole.

Finalenent, nolgré une natalité faible et des dépllrts de l'ordre de 2 à , par an, la balance des nOlNenents est positive dans le sens d'un accrois- senent de la population sur le périnètre, dd principalenent à un apport lent nais régulier d'inn1grants vennnt s'installer en particulier dans les petits villages conne Anlœra, Helibondro l et Helibondro II si tués en avnl de la

plaine. On peut avancer, llvec un risque d'erreur linité, un taux d'accroissenent de la population du périnètre de l'ordre de 1

%

pnr an, ce qui, par rapport nu reste de Madngnscar, ost très faible.

(30)

28 2.5. Les chefs de fanille et la conposition des fouilles

a) Tnille des fonilles

---

Nous appelons fanille un groupe de personnes qui vivent enseuble, qui prennent leur repos en connun et qui dépendent d'un nane budget. Il s'agit de la fouille au sens restreint du terne ; ~ous n'utilisons pas le terne de nénogE:

car il peut y en nvoir plusieurs dans uno feuille restreinte ("fianaIrovinna").

Ln

taille noyenne des fanilles stétnblit à 5,2 individus. P. FRANCOIS donne 4~6

pour l' ensenble des Antondroy. Nous pouvons conc lure à 10 présence d' un peu plus de 900 fonilles sur l'ensenble du périnètre.

Le

tableau nO 5 indique la répartition des fan1lles selon le nonbre dtindividus par fouille et à titre de conparaison, nous portons les chiffres équivalents pour l'ensenble de la province de Tuléar.

TABLEAU

5

REPARTITION DES FAMILLES SELON LE NOMBRE D' INDIVIDUS PAR FMULLE (pour 100 fanilles) (cf. grnph. no6)

, , .

2 3 4 5 6 7 8 9 10 . + DE .

! !

10

!Behara 3,04!15,65!17,4 !13 !13 7,8 !10,9 5,2 3,9 3,9 6,0

! ! ! ! ! !

,

; Nonbre

,

0,4 6,0 !10,0 ! 10,0 !12,5 9,0 !14, 5 8,0 6,75! 7,5 !15,25!

i

individus! ! ! ! ! ! ! !

1 ! !

tPr.Tuléar, 2,1 !22,8 !21,8 !17,3 !13,.:~ 8~1 6,f) "7 -..; :::~.2 1,5 1,5

!Nb.FanillBi ! ! ! ! _1..1

On constate que les fouilles de 2 et 3 personnes sont les plus non- breuses, suivies par les fanilles de 4, 5 et 7 personnes. Cela correspond le plus souvent pour le prenier groupe à des vieux n~nages sans enfant ou avec une seule personne à charge, soit alors à de très jeunes nénageso Le second groupe conprend les fonilles "noyennes", c'est-à-dire le père, la aère et quelques enfants parfois un ascendant ou un collatéral à charge. On renarque que par rapport aux chiffres noyens de la province de Tuléar il y a beaucoup plus de

(31)

29

fanilles ~oDbreuses à Behura ; notons en particulier que 6

%

des faDilles groupent plus de

10

personnes, totalisant

15,25 %

de la population. Il s'ngit en général de fanilles étendues, les jeunes nénnges restant en coonunauté avec le père n~ne pour la production agricole. Ces grondes fanilles peuvent aller jusqu1à

19

!ndividus ; chaque nénnge hnbite une pctite Mison et l'ensonble est ceinturé d'un "wla", clature en bois de fantsiholitra.

On notera qu'un tiers des fanilles coopte tout au plus 3 personnes, regroupant

16

~ de la population, que deux tiers des fmlilles conptent au plus

5

personnes, regroupant seulenent

28 %

de lu populotion.

b) Age de~_~:!~ de fanille

Le tableau ci-dessous indique la répartition de

100

chefs de fanille selon leur age; noins de

10 %

des chefs de fnnille ont noins de

30

ans,

28 %

ont entre

30

et

40

ans,

30 %

entre

40

et

50

et

32

ont plus de

50

ans. Cela nous conduit à dire que les deux tiers des chefs Qe fanille, par conséquent des exploitants agricoles, ont plus de

40

ans. L'espérance Doyenne de vie étant peu suporieure à

50

ans, on constate que ces deux tiers de l'ensenble des chefs de fanille peuvent ~tre considérés conne assez 6gés.

, l , l , , , , , , , ,

i- 2020-2~25-29i3O-34i35-39!40-44i45-49i50-54i55-59i60-64i65-691~O

, ans, , , , , , , ! , , ,e +

, ' ! ' ' " "

! 0,9, 3,9, 4,8 13,5,14,8

~6,1!

13,5; 12,2; 6,5 10,5 1 2,2 . 1,3 100

c) Etat DatriDonial

-_._---

Pour

1.000

honnes tlgés de

20

ans et plus, nous avons uctuelleuent 1

- 794

honnes nariés à une fenne

74

honnes nariés à deux fennes

7 honncs rDriés à trois fennes 4 honnes nariés à quatre fennes

66 honues célibatnires sans enfant dont

31

divorcés

- 54

honnes sans épouse et avec des enfants.

. ..

(32)

p30 '

BEHABA 1 IlEPAR!rIfI01l DES CHEFS DE FAMILLE SELON LEUR AGE

Age des Chefs

. <.10 2,.0- 1$. $0- U- 40- teS- 50- GG- CO_ 6S- 'lOd: de :tami~~e

1.. 2S ~,. U ,." ltJ S4 59' 'If 69 +

..

.. . -

1

11 1

2 10 20

Graphique nO

5

ombre d 1ind/

Famille

Graph:!.que n06

9 10 ~10

..,

8

5

6 2 4

'Ia

·

'- ·

-

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1

'RI'

10

..

9

..,

6

5

4:

:3 2

"

(33)

31 L'instabilité des nénages est grande et il n'est pas rare qu'un honne ou une fenne se narie trois ou quatre fois durant sa vie. La cohésion du grou- pe fanilial au sens large pallie cette nobilité des nénages et offre un carac- tère sécurisant aux jeunes enfants. Les honnes actuellenent sans 6pouse nais avec des enfants sont des veufs ou ceux dont la fenne les a quittés en leur lais- sant les enfants à charge. A l'inverse, les 31 hoones divorcés sans enfant sont ceux que l'épouse a laissé en enportant les enfants. Nous avons renarqué un no'..l- bre inportant de vieux nénages sans enfant correspondants à des couples "stflbi- lisés" pour finir leurs jours ensenble, ceux-ci pouvant avoir été nariés plu- sieurs fois auparavant.

Nous avons regroupé les chefs de fooille selon qu'ils étaient origi- nnires de leur village, de la co~une, de la sous-préfecture d'Anboasary, des sous-préfectures voisines d'Anbovonbe et Tsihonbe toujours en pays Antondroy, de la sous-préfecture de Fort-Dauphin, située en pays l.ntnnosy (conprenant les Antanosy n~ne, les Antanbolo, les Antatsïuo et les ~ntavaratra),et d'ailleurs.

Le tableau nO 6 regroupe les origines des chefs de fanille par village enqu~té

(pour 100 chefs de fanille par village).

(34)

32

Pour l'ensenble, les deux tiers des chefs de fanille sont originaires du périuètre ; 6

%

viennent de la sous-préfecture et

18 %

d'autres parties du pays Antandroy. Ln proportion do chefs de faoille Antandroy est de l'ordre de

90 %

du total. Les autres sont Antanooy et quelques-uns Betsileo.

Toutefois, il convient de noter qu'il s'agit là de ronseignenents basés uniquenent sur le recensenent des chefs de faoille. Le tableau nO 7 clas- se les pères des chefs de fonille selon leur o~igine (pour

100

pères des chefs de fanille).

TABLEAU 7

ORIGINE DES PERES DES CHEFS DE FMiILLE

!~!

Nés au Dans la Dons la !

sfp sfp

! !

village C.R. S/P !Anbovonbe Fort- Aillours!

! 1 !Tsihonbe Dauphin !

1 ! !

iHelibondro l 11

,5 13,5 1,9 23,1

48

1,9

!

1 !

iHelibondro II

32,1 21,4 32,1 3,7 10,7

!

1iAnkirikirilro l

83 3,4 11,9

!

1,7

,

!

iAnapenba l

81,9 1,4 4,2 8,3 5,5 1,4

1iAnkera

5,3

!

10,5 68,4 15,8

1 !

iEnsenble

5',9 6 5,7 17,8

13

',5

Les deux tableaux conporés pernettent de noter que

- si

58 %

des chefs de frnlille sont nés au village, seuls

54 %

d'entre

eux ont leurs pères nés ou village ;

- au total, pour le périnètre, si

65 %

des chefs de fanille en sont originaires,

60 %

des pères seulenent le sont ;

- nêne pourcentage pour c eux originaires de la sous-préfecture et des sous-préfectures voisines (Anbovonbe, Tsihonbe).

- 13 %

des pères des chefs de fnnille sont Antanosy.

En définitive, 84

%

des chefs de fnnille peuvent être considérés conne purs Antandroy, 13

%

CODDe lmtanosy et 3

10

viennent d'ailleurs, en particulier du pays Betsileo.

On

notera une certaine disparité entre les villages enquêtés.

Ankirikirikn et Anapenba sont Antandroy li plus de

90 '1;,

dont environ 85

%

...

(35)

33

originaires du périnètre. 70

%

des chefs de fnnille d'Ankûra sont des Antnndroy venus d'ailleurs; 50

%

des chefs de fnnille d'Helibondro l sont d'origine An-

tanosy, un peu plus de 50

%

des chefs de fanille d 'Helibondro II sont Antnndroy originaires du périnètre, les autres venant du reste du pays AntBndroy ou venant d'ailleurs.

Nous n'avons pas questionné les chefs de fa"1ille sur leurs origines au-delà de leurs pères. Cependant, il faut ~narquer que le nonbre de Betsileo d'origine est certainenent un peu supérieur aux

3 %

observés. En effût, ceux-ci sont doués d'une renarquable facilité d1assinilation et se considèrent co~e

Antandroy dès la seconde génération. En général, l'uJiligrant Betsileo épouse une fenne Antandroy (ce qui est un noyen, entre autres, d'accéder à la terre), adopte les coutunes, le Dode de vie et l'habitat des Tnndroy et no tarde pas à ~tre considéré conne Tondroy par les originaires du périnètro. Les Tanosy, s'ils adoptent égalenent l'habitat et le uode de vie Antândroy, conservent leur orlginalité. Enfin, à Anapenba, nous avons trouvé une dizaine de fllIlilles

d'origine Antaiuoro et provenant de la BDsse-Mntitanana. Il s'agit d'Antainoro- Anteony, c'est-à-dire de nobles qui ont fui leur pays d'origine vers le Sud à la suite des rébellions Anpanabaka de ln dernière noitié du XIXè siècle.

(36)

34 Nous avons vu précédennent au

§

2.4. que l'apport d'inuigrant était à peu près régulier.

TABLEAU 8

LIEUX DE N11ISSAUCE DES EPOUX ET DES EPOtJSES (1)

=

en colonne le lieu de naissance de l'épouse

(2)

=

en ligne le lieu de naissance de l~oux li ou

V =

honeau ou village

C.R.

=

Connune Rurale de Behnrn

1

sjp sjp

; S/P d'

011 b !Anbovonbe! Fort- n oasary!Tsihonbe !Dau hin li ou V

li ou V 206

C.R.

103 108

! !

169 19

!

Ailleurs! Total

!

!

9 ! 615

C.R. 19 38 9 23

89

s/p

!

t '

,Anbonsary; 42 38 19 14 113

sjp

!Aobovonbe!

!Tsihonbe !

33 9 9 23 19 94

!

sjp

!

Fort- Dauphin

14 4

47

66

Ailleurs!

!

9 4 10 23

29 239

85

146 324 188

Total 1.000 !

---...;.---...;.---_...:...._--...;.---...;.----

! Nous avons regroupé dans le tableau nO 8 les lieux de naissance des époux et celui des épouses de 1.000 llénages uonogo~es de Behara :

On notera tout d'abord que 70

%

des époux sont nés sur le périnètre alors que 51

%

seulenent des épouses sont de :u uêne origine. Environ 90

%

des

époux et des épouses sont Antondroy, nais seuls 4

%

d'époux Antnndroy ont épousé des fennes d'une autre ethnie, généralenent Antanosy. L'intér~t de ce tableau est de nontrer que sur 700 époux nés sur le porillètre, un peu plus de ln noitié, 370, ont épousé des fennes égalenent originaires du périuètre, les autres

(37)

35

provenant surtout des sous-préfectures d'Anbonsary, Anbovonbe et Tsihoube. L'en- doganie sur le périnètre est donc faible, les honnes allant volontiers chercher des épouses dans le reste du pays Antandroy. Ceci prouve à quel point ces popu- lations sont nobiles et ouvertes sur l'extérieur.

e) Mariages entre clans

---

Une Dultitude de clans eux-lJ~lJes subdivisés en de nonbreux sous-clans fome l'Androy. Les Antandroy de Behara appartiennent à l'ensenble Zafindravolo.

Le nariage concrétise une alliance entre deux sous-clans. nais il est ~gnlenent

pratiqué à l'in~érieur d'un nêne sous-cion. On peut retenir une jeune fille très longtenps à l'avancé (dès qu'elle est 6gée de quolques années) et parfois

n~ne

celle-ci Vll vivre chez son futur époux dès l'6ge de 6 ans. L'~poux verse une conpensation na trinonio.le au père de l'épouse. Cependant, les nénagcs sont très instables et il n'est pas rare qu'un vieil honoe vive soul avec son épouse, cello-ci pouvant ~tre la troisiène ou ln quotriène et oyant déjà été nnrié deux ou trois fois.

Nous avons relevé 10 non de tous les sous-elons des époux et des épou- ses. Dons un village conoe Ankirikirika l, les honnes appartiennent à une ving- taine de sous-elans différents et ont épousé des fennes appartenant soit à ces ensenbles, soit à d'autres en nonbre à peu près égal. Ainsi donc, pour un vil- lage d'environ 300 habitants on se trouve en p~sence d'uno qunrantaine de sous- clans. Aucune règle ne peut atre tirée, si ce n'est une liberté assez totale, soit au niveau du groupe fatlilial étendu, soit nane œintenant nu niveau de l'individu, surtout pour les unions qui suivent ln prenière lorsque celle-ci vient à se détruire. On consultera en annexe la liste des principaux sous-clans Antandroy présents à Behara et le nonbre de chefs de fanille appartenant à

chaque ensenble.

f) Activité des ohefs de fanille

L'activité prenière de la populntion de Bahara est l'agriculture. Les professions non-agricoles figurent en très petit nonbre et peuvent se résuner ainsi 1

...

(38)

36

eoployés des adninistrotions présentes à Behara, c'est-à-dire

1)

Génie Rural : chef de réseau, coonandeur, garde des eaux,

nécaniciens, chauffeurs, naçons, nanoeuvres, soit en tout une trentaine d'individus, dont 15 à 20 nonoeuvres pemanents pour l'entretien du réseau nais égalenent agriculteurs.

2) Enployés de la oounune et du canton, soit une dizaine d'eoployés de bureau et quelques agents ruraux.

3) 4 instituteurs.

4) 4

connerçants.

5)

une dizaine dtenployés au Centre Ilultiplicateur de senence d'An- kirikirikn et au secteur de vulgarisation.

Soit en tout une soixantaine de chefQ de fouille, sur un peu plus de 900 que coopte le pérlllètre. Il faut y rajouter quelques enployés au sisal (ouvriers et oachinistes), à la Société Foncière, chez Gallois, à Anboasory, ou chez de Heaulne. Notons à ce sujet que ceux-ci sont très peu nonbreux, noins de dix, nolgré la proxinité de ces entreprises.

Il reste que dans chaque fnuille d'agriculteurs on trouve de noubreux petits uétiers annexes exercés de façon plus ou noins sporadique et dont le but n'est pas de procurer de l'argent à la fanille nais de subvenir à sos besoins ontériels sans occasionner de dépenses. C'est ainsi que toutes les fennes sont couturières à donicile et taillent les vêteDents foniliaux, que les hOUIles sont souvent charpentiers et oenuisLers et construisent eux-nênes leurs naisons aidés de leurs voisins; onfin, l'activité annexe do tous les hoones dès leur plus jeune age est le gardiennage des boeufs, soit sur place, soit à l'Est, dans les nontagnes des régions d'Anbatoabo ou Berohanga. Lo zébu joue encore un rele prinordial dans ln société Antandroy nêne pour les véritables agriculteurs que l'on renooatre sur le périnètre de Behara.

Enfin, signalons que l'on trouve deux naisons de type "vnznhll" à

Behara : l'une est occupée en pernanence par un Europùen entrepreneur de travaux publics, l'autre l'est occasionnellonent par les pasteurs luthériens de la

région. D'autre part un ancien doputé PSD habite égolenent à Behara ainsi que quelques retraités de l'armée française.

Figure

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Références

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