Bulletin des
médecins suisses
BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri
Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch
11 11 . 3. 15
375 Editorial
Une «Journée de réflexion»
c’est bien, mais ce n’est pas suffisant
403 Tribune
Förderung ambulanter Leistungen
414 «Et encore» par Jean Martin
Les difficultés de l’autorité et de sa légitimité
376 ISFM et Collège des doyens
«Journée de réflexion» 2015:
Travail de réflexion
sur un terrain difficile
© Wernerimages/Dreamstime.com
SOMMAIRE 373
Rédaction
Dr et lic. phil. Bruno Kesseli, Bâle (Rédacteur en chef);
Annette Eichholtz, M.A. (Managing Editor);
Isabel Zwyssig, M.A. (Rédactrice coordinatrice);
Dr Werner Bauer; Prof. Dr Samia Hurst;
Dr Jean Martin; lic. oec. publ. Anna Sax, MHA;
Dr Jürg Schlup (FMH); Prof. Dr Hans Stalder;
Dr Erhard Taverna; lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH)
Rédaction Ethique
Dr theol. Christina Aus der Au, p.-d.; Prof. Dr Lazare Benaroyo;
Dr phil., dipl. biol. Rouven Porz, p.-d.
Rédaction Histoire médicale
Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann; Dr ès. sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.
Rédaction Economie lic. oec. publ. Anna Sax, MHA Rédaction Droit
Me Hanspeter Kuhn (FMH)
FMH
ÉDITORIAL: Werner Bauer
375 Une «Journée de réflexion» c’est bien, mais ce n’est pas suffisant
ISFM: Bruno Kesseli
376 Travail de réflexion sur un terrain difficile La traditionnelle rencontre annuelle d’information et d’échange conjointement mise sur pied par l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue et le Collège des doyens des facultés de médecine suisses a, cette année encore, apporté son lot de nouveautés, de suggestions et d’impulsions autour de la formation médicale pré- et postgraduée.
COMITÉ CENTRAL
381 Nouvelles du Comité central 382 Nouvelles du corps médical
Courrier / Communications
383 Courrier au BMS
386 Examens de spécialiste / Communications
FMH Services
387 Praxiscomputer-Workshop / Weitere informative Seminare 392 Emplois et cabinets médicaux
Tribune
ÉCONOMIE: Michael Stamm
403 Förderung ambulanter Leistungen L’auteur identifie cinq problématiques dans le domaine de la santé: l’augmentation des coûts, une rétribution moins importante des prestations hospitalières, un plus grand besoin en investissements, la complexité élevée de la fourniture de prestations et le manque de personnel qualifié. Pour relever ces défis, il plaide pour une extension des prestations dans le secteur ambulatoire.
BADOUX
© Reinhard Wolf/wikipedia.org
SOMMAIRE 374
Impressum
Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services
Adresse de la rédaction: Elisa Jaun, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,
fax +41 (0)61 467 85 56,
[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, fax +41 (0)61 467 85 56, www.emh.ch Marketing EMH / Annonces:
Dr Karin Würz, responsable marketing et communication, tél. +41 (0)61 467 85 49, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]
personne de contact, tél. +41 (0)61 467 86 08, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]
«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,
fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:
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Prix de l’abonnement: abonnement annuel CHF 320.–, port en sus.
ISSN: version imprimée: 0036-7486 / version en ligne: 1424-4004 Paraît le mercredi
© EMH Editions médicales suisses SA (EMH), 2015. Le Bulletin des médecins suisses est une publication «open- access» de EMH. Sur la base de la licence Creative Commons «Attribu- tion – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International», EMH accorde à tous les utilisateurs le droit, illimité dans le temps, de repro- duire, distribuer et communiquer cette création au public, selon les conditions suivantes: (1) citer le nom de l’auteur;
(2) ne pas utiliser cette création à des fins commerciales; (3) ne pas modifier,
obtention explicite de l’autorisation de EMH et sur la base d’un accord écrit.
Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.
Production: Schwabe SA, Muttenz, www.schwabe.ch
Tribune
ÉCONOMIE: Anna Sax
407 Ambulant allein ist keine Antwort Anna Sax, économiste de la santé au BMS, estime qu’une hausse unilatérale des tarifs ambulatoires inciterait à l’augmentation du nombre de prestations fournies et des primes d’assurance-maladie. D’un point de vue social, le principe selon lequel il faudrait privilégier le secteur ambulatoire par rapport au secteur stationnaire n’est applicable qu’avec l’instauration de mesures d’accompagnement.
POINT DE VUE: Verena Renggli, Regina Kunz, Elisabeth Zemp, Yvonne Bollag 409 Gesteuertes Selbststudium mit Lernportfolios
412 Spectrum
Horizons
SOUS UN AUTRE ANGLE: Erhard Taverna
413 Die Alchemie der Luft Une visite à Heidelberg a inspiré quelques réflexions à Erhard Taverna.
Au Kurpfälzisches Museum, il a admiré un moulage de la mâchoire inférieure du Homo Heidelber- gensis tandis qu’au Musée de la pharmacie, il a suivi le chemin sinueux qui a mené à la découverte des éléments constitutifs de la matière. Dans la villa de Carl Bosch (1874–1940), il a appris la tragédie personnelle de cet ancien prix Nobel de chimie, dont les géniales découvertes ont permis de fabriquer non seulement du pain mais aussi des grenades.
Et encore…
Jean Martin
414 Les difficultés de l’autorité et de sa légitimité
Une «Journée de réflexion» c’est bien, mais ce n’est pas suffisant
Werner Bauer
Dr, Président de l’Institut suisse pour la formation postgraduée et continue (ISFM)
Le rédacteur en chef du Bulletin des médecins suisses, Bruno Kesseli, revient en page 376 sur la
«Journée de réflexion» organisée conjointement par l’Institut suisse pour la formation postgraduée et continue (ISFM) et le Collège des Doyens des facultés de médecine. Cette rencontre a été l’occasion bienve- nue de débattre des enjeux et des défis de la forma- tion médicale, d’esquisser des projets et de recher- cher des solutions.
Jusque-là, très bien, c’est important! Mais une re- marque entendue plusieurs fois lors de cette journée interpelle. Il s’agit de la place accordée à l’enseigne-
ment pour la formation postgraduée à l’hôpital. Les représentants des hôpitaux universitaires ont notam- ment déploré que de nombreux médecins cadres considèrent de plus en plus le «teaching» comme une charge supplémentaire qui s’ajoute aux soins aux pa- tients, aux travaux scientifiques ou aux tâches admi- nistratives. Par conséquent, beaucoup renoncent malheureusement à un perfectionnement péda- gogique et ne consacrent que le temps minimum à la formation postgraduée, qu’elle soit pratique ou théorique. Tant que les cours proposés seront facultatifs, ils susciteront peu l’intérêt des médecins cadres. Dans les petits hôpitaux en revanche, le contact direct et la proximité contribuent à un meil- leur climat pour le transfert des connaissances, ce que confirment les enquêtes réalisées auprès des médecins-assistants.
Rappelons cependant que les hôpitaux universitaires regroupent près de 35% des postes de formation postgraduée. Dans ces grands centres, comme l’a for- mulé la directrice d’une clinique, «le formateur de- vrait être revalorisé», ainsi que son activité d’ensei- gnement qui devrait devenir un critère pour l’évolution de la carrière. Dans ce contexte, il s’agit
donc de réfléchir en termes de motivation, d’incitatifs efficaces et, peut-être aussi, d’obligation.
Il est bien évident que le financement de la formation postgraduée, pour lequel aucune solution satisfai- sante n’a encore été trouvée, joue aussi un rôle. La formation postgraduée a un coût qui doit être rétri- bué dans une mesure raisonnable. Or il n’est pas ima- ginable que cette rétribution, une fois versée par les cantons aux hôpitaux, disparaisse dans les caisses des hôpitaux. Non, cet argent doit revenir aux diffé- rentes divisions qui disposent d’une offre de forma- tion structurée. Nous y veillerons.
En déclarant qu’«une bonne formation postgraduée, ça coûte de l’argent, une mauvaise encore davan- tage», un des participants à la Journée a exprimé avec pertinence l’importance pour notre système de santé de compter sur des médecins compétents, au béné- fice d’une formation postgraduée diversifiée et ap- profondie leur conférant des bases solides pour prendre les mesures et les décisions nécessaires. Sans eux, les débats toujours animés sur les critères EAE (efficacité, adéquation, économicité) n’auraient au- cun sens. En matière de santé, ce sont en effet les mé- decins qui continueront demain de piloter le navire.
La réflexion selon laquelle l’engagement en faveur de la qualité de la formation prégraduée, postgraduée et continue a un impact immédiat sur la qualité des soins, dépasse largement les frontières de notre pays.
Peter Rubin, ancien président du Conseil de l’Ordre des médecins anglais, affirmait: «Medical education is the bedrock on which high-quality health care is built. Teaching is important but education is vital.»
Il ne reste plus qu’à conclure en ajoutant qu’il nous appartient de trouver les moyens et les méthodes pour que le transfert de connaissances et de sa- voir-faire aux jeunes médecins redevienne pour tous une mission normale, valorisante et reconnue.
La formation postgraduée représente beaucoup d’investissement. Par conséquent, elle doit être reconnue, également sur le plan financier.
«Une bonne formation postgraduée, ça coûte de l’argent, une mauvaise encore davantage.»
FMH Editorial 375
Impressions de la «Journée de réflexion» 2015 de l’ISFM et du «Collège des doyens»*
Travail de réflexion sur un terrain difficile
Bruno Kesseli
Dr et lic. phil., rédacteur en chef, (texte et photos)
La traditionnelle rencontre annuelle d’information et d’échange conjointement mise sur pied par l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM) et le Collège des doyens des facultés de médecine suisses a, cette année encore, apporté son lot de nouveautés, de suggestions et d’impulsions au- tour de la formation médicale pré- et postgraduée.
«Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise», comme dit le proverbe. Sans mauvais jeu de mot, ce n’est pas à la fontaine mais à Brunnen que les partici- pants à la «Journée de réflexion» se retrouvent de- puis des années. Rompre avec cette tradition n’est pour l’instant pas du tout d’actualité et la réunion de cette année l’a encore démontré. Une fois de plus, les présidents Werner Bauer (ISFM) et Klaus Grätz (Collège des doyens) ont proposé à leurs hôtes un programme susceptible de nourrir la discussion autour des ques-
tions relatives à la formation médicale postgraduée mais aussi de donner des impulsions précieuses à son développement.
Un équilibre particulièrement subtil entre exposés et espaces de discussion thématique favorisant le dia- logue a caractérisé cette journée réunissant presque exclusivement des experts de la formation médicale, dont les perspectives très variées ont contribué à un débat approfondi sans délaisser les zones de tension.
Pour des raisons de calendrier, l’Office fédéral de la
Favoriser l’amélioration de la formation médicale postgraduée: Werner Bauer lors de son discours d’ouverture.
* Le Collège des doyens des facultés de médecine suisses
FMH ISFM 376
santé publique n’était exceptionnellement pas repré- senté; une absence regrettée dans la mesure où, sur certaines des questions abordées, l’avis des représen- tants de l’OFSP aurait été particulièrement intéres- sant. A l’inverse, ces derniers auraient pu aussi rap- porter à Berne des suggestions utiles sur différents thèmes.
Mieux mettre en réseau les hôpitaux universitaires, les facultés de médecine et les autres hôpitaux
Dans le contexte de l’évolution des structures de soins, les relations entre les hôpitaux universitaires, les facultés de médecine et les autres hôpitaux dans le domaine de la formation prégraduée et postgra- duée ont été au centre des discussions de la première demi-journée. Klaus Grätz, qui assurait la modéra- tion de ce bloc thématique, a insisté sur la nécessité d’agir dans le domaine de la collaboration entre les hôpitaux universitaires et les facultés de mé- decine. Le problème est connu et des améliora- tions ont été apportées, par exemple avec la mise sur pied du «Club des Quinze» et de l’association de la médecine universitaire suisse, qui devrait assu- rer «une convergence plus étroite» entre ces institu- tions.
Divers intervenants, dont Iris Baumgartner, vice- doyenne de la formation postgrade de la faculté de médecine de Berne, ont souligné les différences en matière de formation postgraduée entre hôpitaux universitaires et hôpitaux périphériques «dans les- quels le formateur représente encore quelque chose».
Revaloriser cette fonction dans les hôpitaux univer- sitaires, qui représentent 35% des postes de forma- tion postgraduée, serait une nécessité mais les incita- tifs font défaut. Ce mot, prononcé pour la première
fois, devait ensuite devenir une sorte de «formule magique» au fil de la journée.
Son collègue Peter Eggli, doyen à Berne, a déploré pour sa part que les facultés n’aient aucune marge de manœuvre pour réclamer de leurs formateurs un mi- nimum d’activité d’enseignement. En outre, ces der- niers ne sont aucunement soumis au devoir de suivre des formations continues dans l’esprit d’un «Teach the teachers». Il a suggéré la création d’un logbook électronique pour formateurs, permettant de vérifier l’accomplissement d’un minimum requis en matière d’obligation d’enseignement et de formation continue.
Idéalement, il faudrait déjà «susciter» l’engagement en faveur de la formation postgraduée dès les études de médecine. Stefano Bassetti, médecin-chef en méde- cine interne à l’Hôpital universitaire de Bâle, estime pour sa part excessive une telle mesure même s’il ad- met le caractère inévitable d’un «certain degré de contrainte». En revanche, il est important que les
universités expriment leur reconnaissance aux for- mateurs pour leur engagement, notamment aussi du point de vue financier.
Pascal Berberat, responsable scientifique du Centre médico-didactique pour la recherche sur la formation et l’enseignement de l’Université de Munich, a pro- duit des comparaisons intéressantes avec la situation en Allemagne. Après sa formation pré- et postgra- duée en Suisse, ce Bernois d’origine connaît aussi bien le système suisse que le système allemand. Il a ainsi rappelé qu’un minimum d’activité dans l’ensei- gnement et la formation était une condition à l’habi- litation outre-Rhin et, par ailleurs, que les expé- Interfaces: Klaus Grätz lors de la modération du premier bloc
thématique.
Logbook électronique pour formateurs: Peter Eggli lors d’un échange avec Iris Baumgartner.
«L’engagement en faveur de la formation postgraduée existe mais nous avons un pro- blème de financement.»
FMH ISFM 377
riences faites chez nos voisins ont montré le rôle central de l’argent en la matière. Christian Schirlo, res- ponsable d’état-major de la faculté de médecine de l’Université de Zurich, a résumé la situation le deu- xième jour par cette formulation: «Une bonne forma- tion postgraduée, ça coûte de l’argent, une formation de mauvaise qualité, ça en coûte encore plus.»
Nul ne s’étonnera que le financement de la formation médicale postgraduée et donc la question de l’argent soit constamment revenu sur le tapis. Susanna Walitza, directrice médicale de la psychiatrie pédiatrique et de la jeunesse du canton de Zurich, a mis le doigt sur le «hiatus» entre les montants alloués de 10 000 à 15 000 francs par poste de médecin-assistant et par an, et les coûts effectifs annuels qu’elle estime à envi- ron 50 000 francs. Bernard Vermeulen, directeur mé- dical et directeur général suppléant de l’Hôpital de Fribourg, a relevé le contexte économique extrême- ment difficile des hôpitaux. «L’engagement en faveur de la formation postgraduée existe mais nous avons un problème de financement.» Christoph Hänggeli, di- recteur de l’ISFM, a saisi l’occasion pour récapituler le modèle PEP sur lequel repose le modèle de finance- ment actuel des cantons.**
Les experts ont été unanimes à reconnaître que la place et la qualité de la formation postgraduée ne pouvaient être améliorées que par une mise en réseau plus importante comme l’a évoqué Klaus Grätz.
Quelques bons exemples ont été évoqués durant le Symposium. Susanna Walitza a ainsi rapporté que dans une «petite discipline» comme la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, il existe déjà un collectif qui s’occupe de l’amélioration de la formation post- graduée. Pierre-André Michaud de l’Université de Lau- sanne, a rappelé les efforts conjoints de l’École de for- mation postgraduée du CHUV et de l’Université de Lausanne pour soutenir les médecins dans la planifi-
cation de la formation postgraduée. Sa fonction de responsable de la commission de la révision de la SCLO – le catalogue des objectifs d’apprentissage pour les études – lui a valu de se voir décerner spon- tanément le titre de «pape des objectifs d’apprentis- sage» par Werner Bauer. La mise sur pied de réseaux hospitaliers, au sein desquels les médecins-assistants peuvent suivre un cursus structuré, dans la perspec- tive de leur objectif de formation postgraduée, constitue un modèle d’avenir et un élément impor- tant pour encourager la relève médicale. Il estime par ailleurs que les médecins de famille et les spécialistes installés doivent également être intégrés dans les cursus de la formation pré- et postgraduée. Une idée sur laquelle a rebondi Jürg Schlup, président de la FMH, qui affirme que les praticiens expérimentés sont une ressource précieuse qui pourrait et devrait sans aucun doute être mieux utilisée pour la forma- tion postgraduée des jeunes médecins, en citant des programmes particulièrement prometteurs en Suisse alémanique.
Peter Meier-Abt, président de l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM), estime pour sa part que l’ISFM pourrait jouer un rôle-clé dans la mise sur pied de ce réseau souhaité tout en relevant que la concur- rence au niveau régional constitue souvent un obs- tacle à un rapprochement pertinent. Instance neutre, l’ISFM pourrait aplanir de nombreux obstacles et donner des impulsions vers une plus grande collabo- ration et une meilleure mise en commun des forces.
Enfin, il serait judicieux que l’ISFM soit représenté au sein des hôpitaux universitaires par le biais de délé- gués dans le but de souligner et de pérenniser la place de la formation postgraduée dans ces hôpitaux et de pouvoir intervenir lors d’éventuelles discussions visant à supprimer des postes de formation postgra- duée au profit de spécialistes.
Bonne et mauvaise formation postgraduée: Christian Schirlo. Les médecins installés, ressource pour la formation post
graduée: Jürg Schlup et Susanna Walitza.
** Présentation du modèle PEP dans le rapport final du groupe thématique
«Financement de la formation postgrade des médecins» (avril 2012) de la CDS et de l’OFSP, qui peut être téléchargé sur internet sous www.
gdk-cds.ch/uploads/
media/2012-09_Empf- Fin-WB_f.pdf
FMH ISFM 378
Piloter la formation postgraduée:
un terrain difficile
La question du pilotage de la formation postgraduée a été au cœur de la deuxième demi-journée. Convié pour un «échange de vues», Urs Schwaller, conseiller aux Etats, avait lancé la discussion la veille dans son bref exposé. Même s’il se déclare un ardent défenseur du fédéralisme, il voit «plutôt un excès de ce dernier»
dans le secteur de la santé. Il reconnaît que le parle-
ment a peu débattu de formation postgraduée et de qualité, il suppose cependant qu’un certain pilotage serait pertinent. Mais il est difficile de répondre à la question du degré de «dirigisme» qu’il faut atteindre.
Quant à l’objection d’un risque d’une trop grande concentration de pouvoirs entre les mains de la Confédération et de l’OFSP, si ces derniers devaient reprendre le pilotage de la formation postgraduée, il répond en se demandant si un autre capitaine était envisageable, par exemple les caisses-maladie. Ce à quoi Jürg Schlup a rétorqué que la solution ne résidait pas dans «davantage d’Etat», c’est-à-dire dans un pilo- tage étatique renforcé, mais plutôt dans une loi sur la santé comme il en existe une sur l’agriculture.
Le vice-président de la Commission des professions médicales (MEBEKO), Hans Hoppeler, résume avec per- tinence l’ambiance générale lorsqu’il indique qu’au vu de sa complexité, un tel système ne pourrait pas fonctionner sans une certaine dose de centralisme.
Les réflexions et les discussions sur la forme la plus adéquate possible à donner à la formation postgra- duée ont actuellement lieu dans le cadre de la «plate-
*** Bureau d’études de politique du travail et de politique sociale BASS AG. Pilotage de la formation postgraduée des médecins en Suisse.
Berne 2015. Accessible sur internet à l‘adresse www.buerobass.ch/
pdf/2014/BAG_Steue- rungAerztlicheWB_
Schlussbericht.pdf (en allemand seulement)
forme de formation médicale», initiée par l’OFSP et la CDS, et largement soutenue, sans pour autant que la solution miracle ait été trouvée. Et Werner Bauer de réitérer que «nous ne voulons pas d’un système régu- lateur relevant de l’économie planifiée» et que l’OFSP n’envisage pas non plus un tel système. Dans ce contexte, le débat s’est également beaucoup focalisé autour des «incitatifs». Selon Jürg Hodler, directeur médical de l’hôpital universitaire de Zurich, de nom- breux mécanismes de pilotage comme celui présenté dans une étude par le Bureau Bass*** n’ont que l’effet de «chiffons rouges» car ils pourraient être contour- nés par le marché.
Le débat sur les objectifs d’apprentissage (sur fond de révision du catalogue des objectifs suisses d’appren- tissage pour les études de médecine), les nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage, l’infor- matique médicale et le MOC (Maintenance of Certifi- cation) a été tout aussi nourri même si plus com- pressé dans le temps. Décidément, on ne pourra pas reprocher à ce symposium d’avoir manqué de subs- tance.
La perspective européenne
Intervenant invité, Romuald Krajewski, a veillé à ce que les hôtes du symposium posent un regard par- delà les Alpes et le Jura et s’arrêtent sur le paysage de la formation continue en Europe. Président de l’Union européenne des médecins spécialistes (UEMS), le professeur en neurochirurgie de Varsovie est au fait des tendances actuelles dans ce domaine tout comme des problèmes spécifiques de certains pays et de certaines disciplines. «Normalement, on vient en Suisse pour apprendre comment faire mieux, mais visiblement vous avez ici aussi quelques problèmes», a-t-il déclaré en introduction à son ex-
«On a besoin d’un pilote»: le conseiller aux Etats Urs Schwaller lors de son exposé.
Peter MeierAbt (à droite) a plaidé pour que l’ISMF joue un rôle de leader dans la mise en réseau de la formation (à gauche sur l’image Bernard Vermeulen).
Pour Werner Bauer, il est clair «que nous ne voulons pas d’un système régulateur relevant de l’économie planifiée».
FMH ISFM 379
posé, déclenchant l’hilarité générale. Compte tenu de l’immensité de la tâche qu’il doit affronter en tant que président de l’UEMS, garder le sens de l’humour ne va pas du tout de soi. L’intervenant n’a pu s’em- pêcher de faire quelques remarques sarcastiques sur la bureaucratie galopante au niveau euro- péen. «La bureaucratie c’est bien pour faire des rapports, mais ça n’aide pas les patients.» Tout parti- culièrement dans le domaine de l’assurance qualité, il relève un grand nombre de propositions qui ré- sultent plus d’une logique politique qu’autre chose.
Parmi ses objectifs, l’UEMS souhaite créer des stan- dards unifiés à l’échelle européenne pour la forma-
«Visiblement, vous avez ici aussi quelques problèmes»:
Romuald Krajewski, président de l’UEMS.
tion des spécialistes. Mais le financement de ce projet s’avère si difficile que R. Krajewski n’hésite pas à le qualifier de «rêve». L’UEMS concentre également ses efforts sur l’amélioration de la formation continue (Continuing medical education [CME], Continuing professional development [CPD]) et la qualité des soins, qui doit être amenée à un bon niveau dans toute l’Europe. Attachant une grande importance à l’autonomie de la profession médicale, l’UEMS a ins- crit l’autorégulation, la mobilité dans la formation pré- et postgraduée et dans l’exercice de la profes- sion, la collaboration interdisciplinaire et le travail d’équipe en grosses lettres dans son cahier des charges.
Le débat sur les possibilités techniques dans la for- mation postgraduée et continue, mais aussi lors du traitement des patients est en plein essor au niveau européen également. R. Krajewski s’est montré convaincu que les possibilités de formation en ligne et virtuelles ne pourront pas à l’avenir entièrement se substituer aux «opérations en direct» et que les patients auront toujours besoin de leurs médecins non pas seulement comme des «techniciens» mais d’abord «comme des êtres humains».
Une réflexion reprise par Klaus Grätz dans son allo- cution finale qui a insisté sur la dimension de la
confiance dans la pratique médicale et sur le fait que la meilleure prise en charge possible du patient même dans une période économique difficile restait la principale tâche du médecin. Le seul fait de rappe- ler – avec raison – ce principe en dit long sur l’époque dans laquelle nous vivons.
«La bureaucratie, c’est bien pour faire des rapports mais ça n’aide pas les patients.»
FMH ISFM 380
Séance du 15 janvier 2015
Nouvelles du Comité central
Diagnostic préimplantatoire – En Suisse, le diagnos- tic préimplantatoire (DPI) est interdit par la loi sur la procréation médicalement assistée. Suite à l’accep- tation du projet par le Parlement, cette situation devrait changer en deux temps. Tout d’abord, les citoyens devront se prononcer sur la modification de l’art. 119 de la Constitution fédérale lors de la votation du 14 juin 2015. En cas d’acceptation, la modification de la loi sur la procréation médicalement assistée de- vrait être soumise à votation à l’été 2016. Le Comité central (CC) recommande d’accepter ces projets.
Semaine d’action pour la sécurité des patients – La Fondation Sécurité des patients Suisse a décidé de consacrer une semaine d’action (du 14 au 18 sep- tembre 2015) à la sécurité des patients afin de sensibi- liser davantage la population à l’importance de cette question et veiller à ce qu’elle soit reconnue à sa juste valeur dans l’opinion publique. Les actions menées en coopération avec les partenaires de la santé auront pour but de montrer ce qui a déjà été fait en matière de promotion de la sécurité des patients et ce qui doit encore être fait. Une course organisée en partenariat avec des sponsors permettra également de réunir des fonds pour un projet commun à définir. Le CC accepte que la FMH participe à cette semaine d’action et à la planification des activités.
Programme national de recherche «Fin de vie» – Dans le cadre du programme national de recherche 67 «Fin de vie», le groupe de recherche sur les soins de l’Institut de médecine sociale et préventive (ISPM) de l’Université de Berne analyse les variations par région et dans le temps concernant la fin de vie en Suisse. A cet effet, l’ISPM demande à la FMH de lui livrer des données anonymisées sur les caractéris-
tiques démographiques des médecins en exercice.
Le CC accepte de les lui livrer après signature d’un contrat d’utilisation des données.
Révision de la CHOP – Suite à l’élargissement de la procédure de classification CHOP effectué dans l’ur- gence et d’après des structures non uniformes en 2010, une révision s’avère désormais nécessaire. L’Of- fice fédéral de la statistique (OFS) a demandé à la FMH de faire le lien entre les sociétés de discipline médi- cale et lui-même et de partager ses connaissances dans le cadre des différentes étapes de la révision. Le CC décide que la FMH soutienne la mise en œuvre de la proposition / la révision de la CHOP (CHOP 2016) en 2015 et qu’elle examine à l’automne la possibilité de poursuivre ce soutien pour les prochaines révisions de la CHOP. D’ici là, elle aura accumulé suffisamment d’expérience pour déterminer si son rôle d’intermé- diaire s’est avéré efficace et s’il est possible de délimi- ter clairement les travaux et les tâches des sociétés de discipline, de ceux de l’OFS et de la FMH.
Ordonnance sur les dispositifs médicaux – L’ordon- nance sur les dispositifs médicaux (ODim) règle la mise en circulation de dispositifs médicaux et en particulier l’évaluation de leur conformité. La reprise du règlement d’exécution (UE) 920/2013 dans le droit suisse doit permettre d’améliorer la sécurité des dispositifs médicaux et d’harmoniser les exigences posées aux organes d’évaluation de la conformité.
Cette adaptation permettra d’une part de garantir un même niveau élevé de protection des patients en Suisse et dans l’Union européenne, mais également de prévenir les entraves techniques au commerce pour l’industrie suisse des produits thérapeutiques.
Le CC accepte ce projet de prise de position.
FMH Comité central 381
Todesfälle / Décès / Decessi Robert Krichenbauer (1967), † 2.2.2015, Praktischer Arzt, 8001 Zürich
Praxiseröffnung /
Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici
AG
André Häfliger,
Facharzt für Chirurgie, Langhaus 2, 5400 Baden
FR
Sibylle Gateau-Della Santa, Spécialiste en pédiatrie,
25, route des Moleires, 1633 Marsens TG
Michael Henrich,
Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, Nationalstrasse 17, 8280 Kreuzlingen TI
Seyed Sadreddini Mohseni, Facharzt für Rheumatologie, Via Luigi Lavizzari 14, 6600 Locarno
Aargauischer Ärzteverband Zur Aufnahme in den Aargauischen Ärzteverband haben sich angemeldet:
als ordentlich praktizierende Mitglieder:
Herbert Bauer, Facharzt für Anästhesiologie, D-72124 Pliezhausen, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Rheinfelden seit 1. Februar 2012
Liliane Descloux Müller, Fachärztin für Anästhesiologie und Intensivmedizin FMH, 4106 Therwil, Praxiseröffnung in Praxis- gemeinschaft in Aarau per 1. Juli 2015
Sascha Dunst, Facharzt für Plastische, Rekonstruktive und Ästhetische Chirurgie, 6045 Meggen, Praxiseröffnung in Praxis- gemeinschaft in Aarau per 1. März 2015
Thilo Voelcker, Facharzt für Kinder- und Jugendmedizin FMH, D-79618 Rheinfelden, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Frick per 1. Juni 2015
als Chef- und Leitende Ärzte/-innen:
Jens Acker, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, 5412 Gebenstorf, Chefarzt in der Klinik für Schlafmedizin in Bad Zurzach seit 1. Januar 2015
Rok Dolanc, Facharzt für Chirurgie und Intensivmedizin FMH, 4419 Lupsingen, Leitender Arzt im Gesundheitszentrum Fricktal in Laufenburg seit 1. Dezember 2014
Ärztegesellschaft des Kantons Luzern Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt haben sich gemeldet:
Felix Niedermann, Facharzt für Allgemein- medizin FMH, ab 1.3.15: Täschmattstrasse 1, 6015 Luzern
Andrea Bösch-Willi, Fachärztin für All gemeine Innere Medizin FMH, ab 1.5.15:
Fläckepraxis AG, Stationsstrasse 14, 6023 Rothenburg
Sarah Russi, Praktische Ärztin, Centramed, Frankenstrasse 2, 6003 Luzern
Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern
Ärztegesellschaft Thurgau Zum Eintritt in die Ärztegesellschaft Thurgau hat sich gemeldet:
Stefan Claudio Brunner, Rothübelstrasse 6, 5630 Muri
FMH Nouvelles du corps médical 382
Nouvelles du corps médical
Qualitätsgewinn oder Motivations
killer?
Zum Interview von Petra Seeburger [1]
Ich stimme mit Frau Dr. Eva Kaiser vom Schweizer Hausärzteverband völlig überein, dass ein hohes Mass an Qualität unter den Hausärzten/-innen gewährleistet sein muss, und dass eine dreijährige Weiterbildungs- zeit – wo auch immer absolviert – zu knapp bemessen ist.
Dennoch möchte ich als in einer Gruppen- praxis tätige Hausärztin stellvertretend für viele meiner Kollegen beispielhaft aufzeigen, dass sehr wohl eine qualitativ hochwertige Ausbildung hinter einem «praktischen Arzt»
stecken kann:
1999 erhielt ich meine Facharztanerkennung in Deutschland nach dreijähriger Weiterbil- dung, seither bin ich in Basel als Assistenz- und Oberärztin tätig. Insgesamt zähle ich mehr als 6 Jahre Weiterbildungszeit in ver- schiedenen Fachrichtungen, 5 Jahre Ober- arzttätigkeit, 2 Jahre spitalfachärztliche Tä- tigkeit. Mit diesem Werdegang fehlen mir gemäss SIWF noch 6 Monate Weiterbildung in Allgemeiner Innerer Medizin an einer Schweizer Weiterbildungsstätte zum Erhalt des eidgenössischen Facharzttitels Allgemeine Innere Medizin(deutsche Weiterbildungszei- ten werden nicht vollständig anerkannt, ob- wohl in universitären Lehrkrankenhäusern absolviert). Mit der Entscheidung der SIWF kann ich mittlerweile leben, denn für mich und meine Patienten zählt nicht der Titel, sondern die Qualität der Behandlung.
Ist es aber nicht fragwürdig, dass ein prak- tischer Arzt mit solch einer Ausbildung schlechtere Qualität leisten soll als die Kolle- gin im Nachbarzimmer, die mit ihm sogar den gleichen Qualitätszirkel besucht? Er- scheint es nicht absurd, dass man sich nach knapp 20-jähriger Berufstätigkeit noch mal 6 Monate weiterbilden soll und die Facharzt- prüfung wiederholen soll? Ist es nicht genug, dass praktische Ärzte/-innen bei der Anwen- dung des TARMED beschnitten werden?
Woran messen wir eigentlich Qualität? Kann Qualität nur durch den Besitz eines eidge- nössischen Facharzttitels Allgemeine Innere Medizin vollumfänglich gemessen werden?
Ich meine, nein.
In diesem Zusammenhang sei am Rande erwähnt, dass vor Jahren nach einem ab- geschlossenen Schweizer Staatsexamen und anschliessender Absolvierung der Assistenz- arzt- respektive Oberarztjahre an den geforder- ten Weiterbildungsstätten die eidgenössischen Facharzttitel «Allgemeinmedizin» ohne wei-
tere Auflagen zugesprochen wurden. Noch mal meine Frage: Bürgt ein eidgenössischer Facharzttitel Allgemeine Innere Medizin alleine für fachlich und menschlich hoch- stehende Qualität?
Für mich ist das Vorhaben einer geringeren Vergütung für Träger des Facharzttitels prak- tische Ärzte/-innen ein absoluter Motiva- tionskiller, da die ärztliche Leistung gleicher Qualität unterschiedlich bewertet würde. Es wäre sogar denkbar, dass einige der mittler- weile gut integrierten und ausgebildeten praktischen Ärzte/-innen die Schweiz wieder verlassen. In Zeiten des immer grösser wer- denden Hausärztemangels dürfte dies kaum von Interesse sein.
Es ist zu befürchten, dass die von Frau Dr. Eva Kaiser vorgeschlagenen Auflagen für die Wei- terbildung der praktischen Ärzte/-innen weit am standespolitischen Ziel vorbeischiessen:
die medizinische Grundversorgung würde wei- ter geschwächt unter dem Deckmantel eines unnötigen eidgenössischen Facharzttitels.
Wäre es aktuell nicht eher sinnvoll, alle Ener- gien in tragfähige Zukunftsmodelle zu inves- tieren und bestehende Ressourcen positiv zu motivieren, anstatt engagierte Kollegen/-in- nen mit den vorgeschlagenen Massnahmen zu verärgern oder gar zu verlieren?
Dr. med. Nicole Tölle, Allschwil
1 Seeburger P. Qualität soll sich auszahlen. Schweiz Ärztezeitung. 2015;96(4):91–3.
Hilfe, ich habe einen Nachfolger gefunden
Zum Editorial «Wie finde ich einen Nachfolger?» [1]
Nicht nur das Finden, auch das Umsetzen einer Praxisübergabe kann seine Tücken haben.
Als Grundversorger mit einem schweizweit bekannten medizinischen Schwerpunktfach mit mehreren Psychologen plante ich die Übergabe zeitgerecht. Die FMH-Praxisvermitt- lung zeigte mir klar die dabei zu erwartenden Schwierigkeiten. Deutlich positiver war die Beurteilung durch eine bekannte Unterneh- mensberatung im Gesundheitswesen (UiG).
Für viel Geld wurde eine farbenfrohe Praxis- dokumentation und ein dem Markt schon lange nicht mehr entsprechender «Goodwill»
resp. Praxisverkaufspreis erstellt.
Zusätzlich zu bezahlende Inserate in der SÄZ und im Deutschen Ärzteblatt blieben ohne Echo. Über zwei Jahre hüllte sich die UiG in
Schweigen,um dann lediglich weitere Anzei- gen vorzuschlagen. In dieser Zeit erkrankte ich überraschend an einem onkologischen Leiden, das einen 3-monatigen Praxisunter- bruch zur Folge hatte. Ebenfalls überra- schend meldete sich Monate später ein Schweizer Kollege, der in meinem Schwer- punktfach bereits tätig war. Mein langjähri- ges Team und auch ich waren von ihm ange- tan und vereinbarten die Übergabe zu einem Preis von ca. 40% des fachmännisch berech- neten «Goodwills».
Kurz vor dem Wechsel zeigte der neueste Praxis abschluss ein durch meine Erkrankung erklärbares deutlich schlechteres Ergebnis, was den Nachfolger zu Recht etwas stutzig machte, obwohl ich ihm versichern konnte, dass die Praxis wieder auf Hochtouren lief.
Dennoch war ich bereit, vorerst nur die Hälfte des Verkaufspreises zu akzeptieren. Der ei- nige Zeit später erstellte Abschluss des letz- ten Praxisjahres zeigte – wie von mir ver- mutet – einen noch nie erzielten hohen Abschluss. Auf Wunsch meines Nachfolgers trafen wir uns erneut im Büro der UiG und waren uns dabei alle einig, dass der verein- barte Preis weiterhin gerechtfertigt sei. Ent- gegenkommenderweise war ich aber mit der zinsfreien Stundung des ausstehenden Betra- ges für neun Monate bereit, da mein Nach- folger (übrigens jetzt als «GmbH») umfang- reiche Renovationen plante. Dies wurde in einem Protokoll festgehalten.
Die vereinbarte Zahlung erfolgte nie, plötz- lich hiess es, die Praxis laufe nicht so, wie ich das «vorgetäuscht» hätte (obwohl ich von meinem alten Praxisteam wusste, dass diese weiterhin bestens lief). Mein Nachfolger ver- langte deshalb auch eine Rückzahlung von mehr als der Hälfte des bereits von ihm be- zahlten Betrages! Telefonische oder persön- liche Besprechungen wurden ausgeschlagen, die um Rat gefragte UiG antwortete nicht, so dass ich einen Anwalt einschalten musste.
Das im Verkaufsvertrag vorgesehene ausser- gerichtliche Vermittlungsverfahren wurde abgelehnt, so dass mein Anwalt gerichtlich vorgehen musste. Die dabei um Unterstüt- zung angefragte UiG verweigerte erneut jeg- liche Mithilfe. Im gerichtlichen Vermitt- lungsverfahren wurde festgestellt, dass der von der UiG verwendete Praxisverkaufs- vertrag juristisch etwas fragwürdig und das später erstellte Protokoll juristisch ohne Bedeutung seien. Vor einem endgültigen Gerichtsurteil müssten über diese Vertrags- papiere noch Gutachten erstellt werden, da- mit ich dann mit grosser Wahrscheinlichkeit Recht bekäme. Da mir im vorgeschlagenen
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Vergleich immerhin 75% des noch ausstehen- den Betrages zugesprochen wurden, verzich- tete ich – vor allem im Interesse meiner Fami- lie – auf eine Fortsetzung des Verfahrens.
Fazit: Eine kostspielige Beratung durch eine UiG lohnt sich nicht und ein Schweizer Kol- lege ist kein Garant für die Einhaltung des Grundsatzes von Treu und Glauben.
N.N. (Name der Redaktion bekannt)
1 Osterwalder R. Wie finde ich einen Nachfolger?
Schweiz Ärztezeitung. 2015;96(6):173.
Veraltetes Medizinmodell
Zum Artikel «Was ist gute Medizin?» [1]
Aus einem langen Artikel kann ich nur eine Auswahl kritischer Stellen beleuchten.
Das Spalten in endogene (ärztliche) und exo- gene (organisatorische, pflegerische und so- ziale) Faktoren entspricht einem längst veral- teten Medizinmodell, einem additiven, statt einem integrativen, biopsychosozialen Modell (vgl. GL Engel, in Science, 1977). FW Peabody, in JAMA 1927 hat es kurz und bündig so aus- gedrückt: «The Care of the Patient is in Caring for the Patient.» Dabei versteht er unter Pa- tient die biopsychosoziale Einheit des Kran- ken.
Gemäss den Autoren soll die erste und wich- tigste Frage des Arztes an den Patienten lau- ten: «Was wollen und brauchen die Patien- ten?» Dies ist Ausdruck eines Verkennens, was ein Patient ist. Er ist genug gescheit, um auf bewusster Ebene rational zu wissen, was er will und braucht; dazu benötigt er nicht den Arzt. Was er benötigt, ist die Frage des Arztes: «Wie fühlen Sie sich?» Denn es sind die Gefühle, die ausdrücken, wie und warum die psychische und physiologische Homö o- stase aus dem Gleichgewicht geraten ist.
Diese Frage bezieht auch das Unbewusste ein, das zum Patienten gehört wie das Amen zur Kirche.
Die Hoffnung und Erwartung von W. Oggier und U. Stoffel, die Organisation sei das We- sentliche an einer «guten Medizin», ist der Pa- tientenwelt fremd. Die Ärzte gestalten ihren
Arbeitsplatz und ihre Beziehungen zu andern Ärzten und Einrichtungen allein, wenn sie von der Ökonomie, und andern dem Arzttum fremden Einflüssen verschont bleiben. Nur sie wissen, als Beispiel, welche Biomarker wesentlich sind und an welche Spezialisten sie gelangen müssen.
Dass vor- und nachgelagerte Arbeiten nicht zu den Kernkompetenzen des Arztes gehö- ren, kann nur der Arzt beurteilen. Soll etwa, wie ein Jurist und Mitarbeiter einer Kranken- kasse bei einem Vortrag bemerkte, der Trau- ernde Mensch als Patient sofort dem Pfarrer oder Priester überwiesen werden?
Abschliessend zur Aufgabe des Chefarztes: Er soll delegieren und die medizinische Aufgabe Oberärzten überlassen. Wie können W. Oggier und U. Stoffel solches empfehlen, wenn doch der erfahrene Chef am Krankenbett das we- sentliche Vorbild für eine «gute Medizin» ist.
Wir lernen ja von der Säuglingszeit an am Vorbild, am Modell, d.h. am Verhalten von Mutter und Vater.
Zu guter Letzt ein frommer Wunsch: Verschon uns mit Leuten, die vom Arzttum wenig ver- stehen und lass uns ruhig – nicht schlafen, sondern unsere Arbeit als Ärzte tun!
Prof. em. Dr. med. Rolf H. Adler, Kehrsatz
1 Oggier W, Stoffel U. Was ist gute Medizin? Schweiz Ärztezeitung. 2015;96(8):288–90.
Wo bleiben die Hausärztinnen und Hausärzte?
Zum Artikel «Was ist gute Medizin?» [1]
Was ist gute Medizin ist eine wichtige Frage.
Die Arbeitsgruppe hat einige wichtige Grund- sätze ausgearbeitet und formuliert. Was mir fehlt ist, dass nicht ein einziger Hausarzt- oder Ärztenetzwerkvertreter in dieser Ar- beitsgruppe mitgearbeitet hat. Sie ist sehr Spi tal-lastig. Am Beginn der Behandlungs- kette macht doch meist der Hausarzt «gute Medizin, die mit der Frage beginnt, was Patient Innen wollen und brauchen». «Das Bild des klassischen Hausarztes, der eine Fa- milie über Generationen betreut, ist nicht mehr zeit gerecht» heisst es im Artikel. Das gilt derart absolut nicht und widerspricht den Erfahrungen von Einzel – und Gruppen- praxen, die doch noch im Vergleich zu Perma- nancen und Walk-in-Praxen in der Überzahl sind. Abschliessend ein Beispiel aus der Grundver sorger-Perspektive, was die Versor- gungs- und Hausärztemangel-Situation sehr verbessern würde und gute Medizin ist: Wir Hausärzte delegieren viele Arbeiten an un- sere MPAs (z.B. Diabetes-Betreuung, Chronic Care Management etc.), damit wir uns um un-
sere Kernkompetenzen kümmern können.
Wir finanzieren die Ausbildung unserer MPAs in diesem Bereich, können aber diese wich- tige Arbeit der MPAs im TARMED nicht ab- rechnen. Meine Wahrnehmung ist, dass das niemand wirklich interessiert und ein sol- cher Prozess, wenn es jemand interessiert, jahrelang geht.
Dr. med. Roman Buff, Arbon
1 Oggier W, Stoffel U. Was ist gute Medizin? Schweiz Ärztezeitung. 2015;96(8):288–90.
Sind freipraktizierende Ärzte Luft?
Es ist erstaunlich, wie viel Aufwand die Ar- beitsgruppe betrieben hat, um uns zu erklä- ren, was gute Medizin ist. Über die Wertigkeit des Ergebnisses im Hinblick auf die Entwick- lung des Gesundheitswesens in der Schweiz mögen die Beurteilungen auseinander ge- hen. Das ist ein anderes Thema. Betrüblich ist jedoch, dass einmal mehr kein niedergelasse- ner Facharzt oder Grundversorger, der täglich Stunden in seiner Praxis mit den Patienten verbringt, zur Meinungsbildung eingeladen worden ist. Das gleiche Phänomen beobach- ten wir beim Swiss Medical Board (0 von 7 Mitgliedern im Fachgremium), bei der SAMW (1 von 13 Vorstandsmitgliedern), bei der NEK (1 von 15 Kommissionsmitgliedern) und ande- ren wichtigen Institutionen, die sich zur vermeintlichen Verbesserung der ärztlichen Versorgung in unserem Land pointiert äus- sern. Die Überbringer der Botschaften (PSA, Mamma-Ca, VKB-Plastik etc.) sind meistens die niedergelassenen Ärzte. «Was der Patient in einer älter werdenden Gesellschaft … braucht», weiss und spürt niemand besser als ein freipraktizierender Arzt mit Zehntausen- den von Patientenkontakten. Administration und Verwaltung mögen zwar Zahlen und Sta- tistiken beherrschen, das Patientengespräch ist ihnen aber fremd.
Es äussert sich also immer wieder eine Gruppe von Weisen in verschiedensten Gre- mien über Möglichkeiten zur Verbesserung des Ist-Zustandes oder über die Gestaltung der Zukunft in der Medizin. Die Haupt akteure aber, die niedergelassenen Ärzte, werden nicht dazu befragt. Auch die kommende Ge- neration, die wir uns so sehr in grosser Zahl herbeiwünschen, aus der Gruppe der Jungen Hausärzte Schweiz (JHaS), wird ignoriert. So kommt es immer wieder zu praxisfremden Konklusionen, die uns keinen Schritt weiter bringen. Warum sollten festbesoldete Funk- tio näre im Direktionsbüro alles so viel besser wissen als die vielen Ärzte in ihren eigenen Praxen. Jede Theorie und jede Hypothese umso wertvoller, als sie in der Praxis wirklich
Lettres de lecteurs
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umsetzbar ist oder realisiert werden kann.
Die Praxisrelevanz muss bei Workshops, bei Findungsprozessen, bei Empfehlungen, bei Richtlinien oder Studien aller Art immer im Vordergrund stehen.
Dr. med. Bernhard Sorg, Wallisellen
Leadership dans l’interprofessionnalité
Et si, pour dépasser la réaction émotionnelle qui surgit immanquablement chez les méde- cins de famille lors de tout débat sur l’inter- professionnalité, nous prenions de la distance et élargissions notre regard au travers de la pensée chinoise: dans l’imaginaire chinois (tel que je le perçois, je ne suis pas spécialiste de ce domaine) ce sont les ministres et les généraux qui donnent des ordres. L’empereur n’agit pas;
il détient l’autorité suprême du simple fait qu’il est présent quelque part au cœur de la Cité Interdite et que son autorité est respectée par tous.
Bien sûr les valeurs de notre société actuelle ne reposent plus sur un modèle vertical de loyauté et d’obéissance dans une structure hiérarchi- sée, mais bien sur un modèle construit autour de l’autonomie du patient dans un système de soin horizontal, interprofessionnel. Mon intuition est que, dans un tel système, c’est la confiance du patient qui «autorise» le leader- ship, qu’est leader dans le réseau de soin celui que la confiance du patient désigne comme tel.
Dans cette optique, le leadership ne peut se dé- cider dans des lois ou dans un organigramme parce que la confiance est par essence person- nelle et appartient au patient. La détermina- tion de qui est le leader dans une situation particulière pourrait ainsi remettre au centre du dispositif de soin la relation thérapeutique entre un patient et un soignant qu’il a choisi.
Il est évident que le médecin de famille, de par sa position d’accompagnant au long cours du patient, ses capacités à gérer la complexité et l’incertitude, son ouverture sur le monde du patient au delà de l’aspect santé/maladie est le plus souvent le dépositaire de cette confiance du patient. Même si ce n’est pas toujours le cas:
nous vivons tous aussi ces situations difficiles où l’on ne nous consulte que pour un certifi- cat ou une ordonnance, la confiance reposant sur le naturopathe, la sage-femme, voire l’assis- tant du service d’urgence. Mais dans mon ex- périence, c’est plutôt l’exception qui confirme la règle.
Alors, refusons lors des discussions sur l’inter- professionnalité de nous laisser enfermer dans le rôle défensif de ceux qui s’accrochent à leur pouvoir pour nous concentrer sur l’essentiel:
exigeons que l’élargissement de la palette de prestations autorisées aux infirmiers ou phar- maciens se fasse en cohérence avec leur iden- tité professionnelle et leur fonction, qu’ils acquièrent la formation initiale et continue nécessaire pour assumer l’acte lui-même et ses conséquences directes et qu’ils offrent des conditions pratiques suffisantes pour garantir la sécurité et le respect du patient.
Quant à nous, mettons notre énergie à mieux définir notre identité propre et défendre ce rôle particulier du médecin de famille qui est de créer dans la consultation, en tandem avec les assistantes médicales, un espace accueillant et bienveillant dans lequel la confiance du patient puisse éclore et fructifier, ainsi qu’à développer tout au long de notre carrière les compétences techniques, scientifiques et d’empathie qui nous rendent dignes de cette confiance. Et traitons avec humilité et profes- sionnalisme les patients qui se fient à une autre autorité que la notre: c’est leur liberté de faire d’autres choix que le nôtre et ils ont besoin de nous.
Dre Anne-Lise Tesarik, Fribourg
Sterben im Spital
Ich danke Anita Lanz für ihren interessanten Beitrag. Meine Eltern sind (2009 die Mutter und 2010 der Vater) im Spital verstorben. Ich habe abwechslungsweise mit meinen Ge- schwistern an ihrem Bett gewacht, bis sie nach schweren Kämpfen endlich erlöst wur- den. Die Pfleger/-innen durften zwar nach dem «Point of no Return» in immer kürzeren Abständen Morphium spritzen, die Dosierung wurde aber so gewählt, dass man ihnen nicht aktive Sterbehilfe hätte vorwerfen können.
Also mussten sowohl mein Vater wie auch meine Mutter noch zwei bzw. drei Nächte durchstehen, die für alle Beteiligten sehr schmerzvoll waren. Schliesslich hat doch bei beiden eine Spritze den längst ersehnten Tod herbeigeführt.
Mein Hund musste vor ein paar Wochen ein- geschläfert werden. Er hatte einen friedlichen Tod. Meine Eltern hingegen mussten im Spital einen meines Erachtens unnötig langen To- deskampf ausfechten.
Die Pfleger/-innen haben ihre Arbeit mit Em- pathie und Respekt gegenüber den Sterben- den gemacht.
Trotzdem bedaure ich, dass in der finalen Lebensphase eines Menschen (auf dessen Wunsch hin) im Spital keine aktive Sterbe- hilfe möglich ist. Für mich steht fest, dass ich die Hilfe von Exit in Anspruch nehmen werde.
Monika Anderhalden, Belpberg
1 Lanz A. Sterben: Schicksal, Selbstbestimmung oder beides? Schweiz Ärztezeitung. 2015;96(8):293–4.
COURRIER [email protected] 385
Examens de spécialiste Examen de spécialiste en vue de l’obtention du titre de spécialiste en médecine nucléaire (2e partie) Lieu: Hôpital cantonal, Aarau Date: Vendredi, le 4 septembre 2015 Délai d’inscription: le 29 mai 2015
Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch → Domaines spécialisés → Titres de spécialiste et formations approfondies (formation post
graduée) → médecine nucléaire
Examen en vue de l’obtention de la forma- tion approfondie en médecine d’urgence pédiatrique à adjoindre au titre de spécialiste en pédiatrie ou en chirurgie pédiatrique Lieu et Date: Le lieu et la date sont déterminés après réception des inscriptions, en fonction de la langue d’examen souhaitée.
Délai d’inscription: le 31 août 2015
Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch
→ Domaines spécialisés → Titres de spécialiste et formations approfondies (formation postgraduée) → Pédiatrie
Société Suisse de Gastroentérologie / Société Suisse de Chirurgie viscérale / Association suisse pour l’étude du foie Prix et bourses 2015
La Société Suisse de Gastroentérologie (SSG/
SGG), la Société Suisse de Chirurgie viscérale (SSCV/SGVC) ainsi que l’Association suisse pour l’étude du foie (SASL) décernent les prix et bourses suivants lors du congrès annuel 2015 à Interlaken:
– Prix IBD de 10 000 CHF, décerné par la maison Merck, Sharp & Dohme MSD – Prix d’Hépatologie de 10 000 CHF, décerné
par la maison Gilead Sciences Switzerland Sàrl
– SurgeryPrize de 7500 CHF, décerné par la maison Takeda Pharma SA
– 10 Ethicon Travel Awards de 750 CHF chacun, décerné par la maison Johnson &
Johnson
– 3 Prix Posters (3 abonnements), décernés par la maison S. Karger
– AbbVie Grant de 50 000 CHF, décerné par la maison AbbVie SA
Les demandes pour les prix doivent se faire électroniquement d’ici au 31 mai 2015, pour le grant d’ici au 15 juin 2015 sous www.sggsgvc
congress.ch
Sujets actuels de forum
Joignez la discussion en ligne sur www.saez.ch
Hansjakob Müller, Prof. ém. de génétique médicale à l’Université de Bâle
Analyse de l’arbre généalogique
Anamnèse familiale dans le diagnostic médical – obsolète, peu fiable, chronophage, non rentable?
PD Dr méd. Hans Göschke, interniste retraité
Bruit du trafic aérien
Atteintes à la santé dues au bruit du trafic aérien
COMMUNICATIONS 386
Communications
Praxiscomputer-Workshop
Der Workshop richtet sich an Ärztinnen und Ärzte, die vor einer Praxiseröffnung oder Praxis übernahme stehen oder bereits praxis
tätig sind.
Inhalt
– Anforderungen an ein Praxisinformations
system (Einführung)
– Evaluationsprozess (projektorientiertes Vor
gehen in der Evaluation eines Praxisinfor
mationssystems)
– Präsentation von sechs führenden Praxis- informationssystemen (Leistungserfassung, elektronisches Abrechnen unter Einbezug der TrustCenter, Agendaführung, Statisti
ken, Laborgeräteeinbindung, elektronische Krankengeschichte, Finanzbuchhaltungslö
sungen usw.) Datum
K13 Donnerstag, Zürich 26. März 2015 Technopark 13.30–18.00 Uhr
Folgende Softwareanbieter können Sie im Workshop kennenlernen:
Ärztekasse Genossenschaft, Urdorf (Mediwin CB8, rockethealth und Variante I) Wenn es um eHealth geht, hat sich bisher ge
zeigt, dass nur BottomupProzesse wirklich funktionieren. Gut gemeinte, jedoch oft kom
plizierte Gebilde, die zahlreiche Interessen
gruppen und diverse Standards einbeziehen, sind oft bereits am Reissbrett gestorben. Des
halb entwickelt und investiert die Ärztekasse dort, wo es für die Ärzte, Therapeuten und an
dere Leistungserbringer sinnvolle, einfache und zahlbare Lösungen gibt. Beispiele: Mobile Krankengeschichte auf dem Tablet, welche sich bei jeder Gelegenheit mit der Basis synchroni
siert, oder Kartenleser, welche die Daten ein
wandfrei in das System übertragen, sind zwei innovative Lösungen der Ärztekasse. Integrierte elektronische Terminvereinbarung, Kranken
geschichte, Laborschnittstellen, Interaktions
prüfung, Bonitätschecks sind weitere Möglich
keiten. Die Ärztekasse stellt diese und weitere eHealthBausteine für ihre Mitglieder oft ohne Zusatzkosten bereit. Wenn das mal kein Fort
schritt ist. Softwarevorteile: Keine Investitions
kosten, alle Module wie z.B. Agenda und elek
tronische Krankengeschichte sind integriert und ohne Zusatzkosten erhältlich. Vollständige und umfangreiche Palette an Funktionen und OnlineDiensten. Alle Programmupdates und Tarifanpassungen, Medikamentenupdates bis hin zu neuen aktuellen Versionen der Software sind in den Lizenzkosten bereits inbegriffen.
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hause. 2000 Benutzer arbeiten mit unserem in
tegrierten medizinischen Informationssystem siMed auf Mac OS X. siMed besticht durch eine einfache und elegante Benutzerführung und ermöglicht die Vernetzung der Praxis mit den wichtigen Partnern. Unser standardisiertes Projektvorgehen reduziert die Risiken bei der Einführung und sichert einen erfolgreichen Praxisstart. Wir entwickeln siMed laufend wei
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netzwerk und Belegärzte. Die wesentlichen Vorteile dieser webbasierten Lösung: massiv tiefere ITGesamtinfrastrukturkosten, deutli
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facher und sicherer Zugriff auf die Daten (auch über Smartphones und Tablets), automatische Backups und Updates sowie die Vernetzung mit der eHealthWelt. Die elektronische KG ist auf die besonderen Bedürfnisse des jeweiligen Fachgebietes zugeschnitten. Unsere Produkte wurden von führenden Schweizer Fachärzten mitentwickelt. Die Integration von Medical Connector und WebPACS der HNet AG ermög
licht den Datenaustausch innerhalb des gesam
ten eHealthVerbundes. Zum Forschungspro
jekt der Uni Zürich besteht eine automatische Anbindung. Neu im 2015 ist die Entwicklung eines Patientenportals mit elektronischem Patientendossier und gesichertem Zugriff auf Notfalldaten. Die neue Einbindung von EPha.ch zum umfassenden MedikamentenInterak
tionsCheck ist ein weiterer Meilenstein in der elektronischen Dokumentation. Mit EPsy erhalten ab 2015 auch Psychiater/innen und Psychologen/innen eine massgeschneiderte Lösung. ERISPACS bietet RadiologieInstitu
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