ECS1 H. Boucher Corrig´e Devoir surveill´e no5
Probl`eme 1
On suppose qu’un espace probabilis´e fini (Ω,P(Ω),P) mod´elise la situation suivante. On joue `a un jeu de hasard o`u la probabilit´e de gagner une partie est p∈]0,1[. On va jouerN parties ind´ependantes avecN ∈N∗. Lors de la premi`ere partie, la dotation est de 1 euro. C’est-`a-dire qu’on empoche 1 euro en cas de victoire. `A chaque partie la dotation augmente de 1 euro. Ainsi, par exemple, une victoire `a la troisi`eme partie permet d’empocher 3 euros.
On note X1 la somme empoch´ee lorsqu’on remporte notre premi`ere victoire, X2 la somme empoch´ee lors de la deuxi`eme victoire, et ainsi de suite. Pourr ∈J1, NK,Xrprend bien sˆur la valeur 0 s’il n’y a pas der-i`eme victoire.
Pour tout i∈J1, NK, on noteVi etDi les ´ev´enements correspondant respectivement `a une victoire et `a une d´efaite lors de lai-i`eme partie.
Exemple. Examinons (seulement pour cet exemple) le cas N = 5. Je joue une partie et je perds (´ev´enement D1). Je rejoue (il y a maintenant 2 euros en jeu) et gagne cette deuxi`eme partie (´ev´enementV2). J’empoche doncX1 = 2 euros. Le jeu continue et je rejoue, cette fois pour 3 euros. Je perds (D3), je rejoue (pour 4 euros) mais je perds encore (D4). Je rejoue (pour 5 euros) et gagne (V5). Alors X2 = 5. On a jou´e 5 parties, le jeu est maintenant termin´e. Il n’y aura jamais de troisi`eme victoire, doncX3 prend la valeur 0, ainsi queX4,etc.
1. La premi`ere victoire peut survenir lors de l’une des N parties – on empoche alors un gain dans J1, NK, ou bien jamais et dans ce cas on dit queX1 vaut 0. Finalement, X1(Ω) =J0, NK.
2. Cas particulier (pour cette question seulement) :N = 3.
(a) Arbre repr´esentant la situation compl`ete :
D1
D2
D3
1−p
V3
(X1 = 3) p
1−p
V2
(X1 = 2)
D3
1−p
V3
(X2 = 3) p
1−p p
V1
(X1 = 1)
D2
D3
1−p
V3
(X2 = 3) p
1−p
V2
(X2 = 2)
D3
1−p
V3
(X3 = 3) p
p
p
(b) On lit sur l’arbre [X1 = 1] =V1 , [X1= 2] =D1∩V2 , [X1 = 3] =D1∩D2∩V3 et (il s’agit du compl´ementaire) [X1 = 0] = (V1∪V2∪V3) =D1∩D2∩D3 .
(c) Tout d’abord P(X1= 1) =p.
Puis les tirages sont ind´ependants donc P(X1 = 2) = P(D1)P(V2) =p(1−p) et P(X1 = 3) =
P(D1)P(D2)P(V3) =p(1−p)2 .
Enfin (de mˆeme ou par calcul du compl´ement `a 1), P(X= 0) = (1−p)3 . AinsiE(X1) = 1×p+ 2×p(1−p) + 3×p(1−p)2= p(6−8p+ 3p2) . (d) On chercheP[X2=3](X1= 1).
D’apr`es la FPT puis la FPC : P(X2 = 3) = P(X2 = 3∩X1 = 1) +P(X2 = 3 ∩X1 = 2) = P(V1∩D2∩V3) +P(D1∩V2∩V3).
Par ind´ependance, on obtient P(X2= 3) = 2p2(1−p).
Par ailleurs,P(X1 = 1∩X2 = 3) =p2(1−p) (FPC).
FinalementP[X2=3](X1 = 1) = P(X1 = 1∩X2= 3) P(X2 = 3) = 1
2 . 3. N est `a nouveau quelconque. On ´etudie tout d’abordX1.
(a) Pour toutk∈J1, N−1K, la premi`ere victoire survient apr`es lek-i`eme tirage si et seulement si lesk premiers tirages sont des d´efaites, en excluant le cas deN d´efaites.
Ainsi [X1 >k+ 1] =
k
\
i=1
Di\
N
\
i=1
Di
! .
(b) Par passage au compl´ementaire, ∀k∈J1, N−1K,P(X1 6k) = 1−P(X1>k+ 1) = 1−((1−p)k− (1−p)N) par ind´ependance desDi. Pour la fonction de r´epartition, on ajouteP(X1= 0) = (1−p)N (soit par compl´ementaire, soit en exprimant
N
\
i=1
Di), si bien que
FX1(t) =
1−((1−p)k−(1−p)N) sit∈[k,k+ 1[ pour tout k∈J1, N −1K, (1−p)N sit∈[0,1[,
0 sit <0 1 sit>N
.
(c) Pour tout k∈X1(Ω) On a d´ej`a P(X1 = 0) = (1−p)N. Par ailleurs, pour k∈J1, NK,P(X1 =k) = FX1(k)−FX1(k−1) = (1−p)k−(1−p)k−1 = (1−p)k−1p .
Cela donne bien P(X1=k) =
((1−p)N sik= 0, p(1−p)k−1 sinon. . (d) E(X1) =
N
X
k=1
kp(1−p)k−1 =p
N
X
k=1
k(1−p)k−1.
Pour ´eviter un calcul direct p´enible (voir chapitre de calculs de sommes), on peut montrer (souvent ce sera propos´e dans une question pr´ec´edente) queE(X1) =
N−1
X
k=0
P(X1 > k). Il faut savoir retrouver cette relation les yeux ferm´es.
4. Soit r ∈J2, NK. On rappelle que Xr repr´esente la somme empoch´ee lors de la r-i`eme victoire, si elle se produit avant la fin du jeu, et prend la valeur 0 sinon.
(a) Lar-i`eme victoire n’arrive pas avant le r-i`eme jeu, maisXr peut aussi valoir 0 si on ne gagne pas r fois. Ainsi,Xr(Ω) ={0} ∪Jr,NK.
(b) [Xr=r] revient `a avoirr victoires en r jeux, donc [Xr=r] =
r
\
i=1
Vi . Par ind´ependance des Vi, on a P(Xr =r) =pr .
(c) Soit k non nul dans Xr(Ω). Lorsque [Xr = k] est r´ealis´e, les k−1 premi`eres parties du jeu sont constitu´ees de r−1 victoires. Et la variable al´eatoire qui mesure le nombre de victoires lors de ces k−1 premi`eres parties (appelonsNk−1cette variable) suit une loi binomialeB(k−1,p). La probabilit´e d’obtenirr−1 victoires est doncP(Nk−1 =r−1) =
k−1 r−1
pr−1(1−p)k−r. Enfin [Xr =k] = [Nk−1 =r−1]∩Vk et par ind´ependance : P(Xr=k) =
k−1 r−1
pr(1−p)k−r . Il reste `a utiliser le compl´ementaire pour d´eterminer P(Xr= 0).
Probl`eme 2
A Etude d’une suite r´ ´ eelle
Soit c∈Ret (xn)n∈N la suite r´eelle d´efinie par
(x0 = 0
∀n∈N, xn+1 =x2n+c . 1. Mod´elisation
(a) La fonction Scilab ci-dessous s’appellex, prend en entr´ee deux arguments : un entiernet un nombre cet renvoie len-i`eme terme de la suite d´efinie ci-dessus.
function u = x(n,c) u=0
for k = 1:n u = u^2+c end
endfunction
(b) Avec une bouclewhile : function u = x(n,c)
u=0 k=1
while k<=n u = u^2+c k=k+1 end
endfunction
(c) function k = x(n,c) u=0
k=1
while u<10 & k<1000 u = u^2+c
k=k+1 end
endfunction
2. D´eterminons la suite (xn) dans quelques cas particuliers.
(a) Sic= 0, on montre par r´ecurrence que ∀n∈N,xn= 0 .
(b) Avecc=−2,x1 =−2,x2 = 2, x3 = 2 puis on montre par r´ecurrence que ∀n>2, xn= 2 . (c) Avecc=−1,x1 =−1,x2 = 0, x3 =−1.
Puis on montre par r´ecurrence surkque ∀k∈N,x2k = 0 etx2k+1 =−1 .
Init. x0= 0 etx1=−1.
H´er. Soit k∈N. Supposonsx2k= 0 etx2k+1 =−1.
Alors x2k+2 = (−1)2−1 = 0 et x2k+3 = 02−1 =−1, cqfd.
3. Soitf :x7→x2+c etg:x7→f(x)−x.
(a) La fonction f est d´efinie et d´erivable sur R, elle est d´ecroissante sur R− et croissante sur R+ et poss`ede un minimum en 0, qui vaut c.
(b) ∀x∈R,g(x) =x2−x+c. Le discriminant de ce trinˆome est ∆ = 1−4c
>0 sic < 1 4
= 0 sic= 1 4
<0 sic > 1 4
.
Ainsi g admet
2 z´eros si c < 1 4 1 z´ero si c= 1
4 aucun z´ero si c > 1
4 .
Lorsquec < 1
4, on a α= 1−√ 1−4c
2 etβ = 1 +√ 1−4c
2 .
(c) 1ercas : c < 1
4. Alorsg est n´egative sur ]α,β[, positive sinon.
2ecas : c= 1
4. Alorsg est positive sur R, nulle en 1 2. 3ecas : c > 1
4. Alorsg est strictement positive sur R.
(d) ∀x∈R,f(f(x))−x= (x2+c)2+c−x=x4+ 2cx2−x+c2+c= (x2−x+c)(x2+x+ (1 +c)) . 4. On suppose dans cette question quec∈
1 4,+∞
.
(a) Dans ce cas,g est strictement positive, donc ∀n ∈N, g(xn) = f(xn)−xn = xn+1−xn >0. Donc (xn) est strictement croissante .
(b) Si (xn) admettait une limite finie `, la relation un+1 = f(un) donnerait, par passage `a la limite et continuit´e de f,`=f(`), i.e.g(`) = 0. Or dans ce cas, on a montr´e queg ne s’annule pas.
Donc (xn) n’admet pas de limite finie .
(c) La suite (xn) est croissante mais ne converge pas, donc (xn) tend vers +∞ . 5. On suppose dans cette question quec∈]−∞,−2[.
(a) On proc`ede par r´ecurrence.
Init. x2=c2+c. Or x2−(−c) =c2+ 2c=c(c+ 2)>0 car c <0 et c <−2. Doncx2>−c.
H´er. Soit n>2 entier. Supposonsxn>−c. Alorsxn+1 =x2n+c > c2+c. Comme pour l’initiali- sation, c2+c >−c. Doncxn+1>−c.
(b) Montrer β < −c revient `a montrer 1 +√
1−4c < −2c, i.e. √
1−4c < −1−2c. Or (1−2c)2 = 1 + 4c+ 4c2, d’o`u (1 −2c)2 −(1−4c) = 8c + 4c2 = 4c(2 +c) > 0 pour c ∈ ]−∞,−2[. Ainsi (1−2c)2 >(1−4c) et donc on a bien√
1−4c <1−2ccar ces quantit´es sont positives.
On a doncxn> β pour toutn>2. Or sur ]β,+∞[, g est positive.
Donc (xn) est strictement croissante (`a partir du rang 2) .
(c) On admet que (xn) n’a pas de limite finie. Elle diverge alors vers +∞.
6. On suppose dans cette question quec∈
0,1 4
.
(a) f est croissante sur [0,α[ avec f(0) =c <0 et f(α) =α.
Doncf([0,α[)⊂[0,α[,i.e. [0,α[ est stable parf .
On montre alors facilement par r´ecurrence que pour toutn∈N,xn∈[0,α[ . (b) Commeg est positive sur ]− ∞,α[, (xn) est strictement croissante .
(c) Elle est de plus born´ee (par 0 etα) donc elle converge. Sa limite est n´ecessairement un point fixe de f et un ´el´ement de l’intervalle [0,α]. Donc (xn) converge vers α.
7. On suppose dans cette question quec∈
−3 4,0
. (a) • Montrer α > c revient `a montrer 1−√
1−4c > 2c, i.e. 1−2c > √
1−4c. Or (1−2c)2 = 1−4c+ 4c2 >1−4c et ces quantit´es sont positives, donc on a bien 1−2c >√
1−4c.
• Commec <0, on a 1−4c >1, d’o`u √
1−4c >1 et donc α <0 .
(b) D’apr`es la question 3d, f(f(x))−x= 0 si et seulement si g(x) = 0 ou x2+x+ (1 +c) = 0.
Ce dernier trinˆome a pour discriminant 1−4(1 +c)<0 car 1 +c > 1 4. Donc les seuls point fixes def◦f sont α etβ les z´eros de g.
(c) f est d´ecroissante surR− donc sur [c,0]. Donc f ◦f est croissante sur [c,0] . En effetc6x6y 60⇒f(y)6f(x)⇒f(f(x))6f(f(y)).
(d) Commeα <0,f(f(α))< f(f(0)), i.e. α < f(c) .
On a f(c) = c2 +c = c(c+ 1) < 0 donc f([α,0[) =]c,α] puis f(]c,α]) = [α,f(c)[⊂ [α,0[. Donc [α,0[ est stable par f◦f .
(e) Soit (un) = (x2n). Elle v´erifieun+1 =f(f(un)). Comme f◦f est croissante, on a (un) monotone et commeu1=x2<0 =u0, (x2n) est d´ecroissante .
Par stabilit´e de [c,0[, on a∀n>1,x2n∈[c,0[ (r´ecurrence).
Donc (x2n) est d´ecroissante et minor´ee donc converge vers le seul point fixe de f◦f pr´esent dans l’intervalle [c,0], `a savoir α .
(f) De mani`ere analogue aux deux questions pr´ec´edentes, on montre que [c,α] est stable parf◦f. Ainsi (x2n+1) est monotone et born´ee parcetα, donc elle converge versα , seul point fixe def◦f dans l’intervalle [c,α].
(g) (x2n) et (x2n+1) ´etant deux suites extraites particuli`eres de (xn) formant une partition des termes de cette derni`ere, on a xn−−−−−→
n→+∞ α . 8. On suppose dans cette question quec∈
−2,−3 4
.
(a) f(c) +c=c2+ 2c=c(c+ 2)<0 et f(c)−c=c2 >0. Ainsi −c < f(c) < c, soit |f(c)|< c. Il en est de mˆeme pourf(−c) carf est paire (ou par le mˆeme calcul).
(b) f est d´ecroissante puis croissante, admet pour minimumcen 0. Ainsi [−c,c] est stable parf et donc (par r´ecurrence) ∀n∈N, xn∈[−c,c] .
9. Bilan : A=
−2,1 4
.
Etude d’une suite complexe ´
Soit maintenant c ∈ C et (zn)n∈N la suite de nombres complexes d´efinie par
(z0 = 0
∀n∈N, zn+1=zn2+c . Cette d´efinition d´epend bien sˆur du nombrec fix´e. Si n´ecessaire, on notera zn(c) les nombres zn ainsi d´efinis.
Comme dans la premi`ere partie, le but du probl`eme est d’´etudier l’ensemble B =
c∈C,(|zn(c)|)n∈
N ne tend pas vers +∞ . 10. Mod´elisation.
(a) Soitn∈N. La relation de r´ecurrence donnean+1+ibn+1 = (an+ibn)2+a+ib=a2n+2ianbn−b2n+a+ib.
Puis une identification des parties r´eelle et imaginaire donne
(an+1=a2n−b2n+a bn+1 = 2anbn+b . (b) On appellemodcette fonction.
function m = mod(n,a,b) x = 0
y = 0
for k in range(n)
aux = x^2 - y^2 + a y = 2*x*y + b
x = aux end
m = x^2+y^2 11. Pr´eliminaires.
(a) Si (|zn|) est born´ee, alors elle est major´ee donc il existe M ∈R tel que ∀n∈N,|zn|6M. Ceci est, en particulier, contraire `a la d´efinition de divergence vers +∞. Et donc c∈B .
(b) ´Etude d’un cas particulier : avecc=i,z1 =i,z2 =−1 +ipuis z3 = (−1 +i)2+i=−i,z4 =−1 +i, etc.
On montre alors par r´ecurrence que pour toutn>1,z2n−1(i) =−ietz2n(i) =−1 +i. Cette suite est born´ee (de module born´e par√
2), donc i∈B . (c) Par r´ecurrence :
• z0(c) = 0 =z0(c).
• Soit n∈N. Supposonszn(c) =zn(c).
Alors zn+1(c) =zn(c)2+c=zn(c)2+c=zn(c)2+c=zn+1(c).
Ainsi (|zn(c)|) = (|zn(c)|). Ces deux suites ´etant ´egales, l’une diverge vers +∞ si et seulement si l’autre ´egalement. Donc c∈B⇔c∈B .
12. Supposons que |c| 6 1
4. On proc`ede par r´ecurrence : l’h´er´edit´e repose sur le fait que pour n ∈ N,
|zn|6 1
2 ⇒ |zn+1|6|zn|2+|c|6 1
2 2
+1 4 6 1
4. Donc pour toutn∈N,|zn|6 1
2 .D’apr`es la question 11a, c∈B .
13. cest `a nouveau quelconque.
(a) Le discriminant de l’´equationx2=x+|c|est 1 + 4|c|>0 et mˆeme>1. Ainsi des deux racines r´eelles 1±p
1 + 4|c|
2 , une est strictement positive, et mˆeme r = 1 +p
1 + 4|c|
2 >1 carp
1 + 4|c|>1.
(b) Il suffit de mettre au mˆeme d´enominateur 2 : |c| −r= 2|c| −1−p
1 + 4|c|
2 .
(c) Si|c|>2, (2|c| −1)2 = 4|c|2−4|c|+ 1 et (2|c| −1)2−(1 + 4|c|) = 4|c|2−8|c|= 4|c|(|c| −2)> 0, donc 2|c| −1>p
1 + 4|c|car ces quantit´es sont positives. D’o`u |c| −r >0 et donc |c|> r. 14. Pour toutn∈N, on poseen=|zn| −r.
(a) Pour tout n ∈ N, (r +en)2 = |zn2| = |zn+1 −c| 6 |zn+1|+|c| par in´egalit´e triangulaire. Donc (r+en)2 6en+1+r+|c|
| {z }
r2
. Donc (r+en)26r2+en+1 .
(b) Cela donne (r+en)2−r26en+1. Or (r+en)2−r2 =en(2r+en) = 2ren+e2n>2ren. Donc 2ren6en+1 .
(c) z1 =c et on a montr´e qui si |c|>2, |c|> r. Donc e1 >0.
Par ailleurs, on a montr´e pour toutk que ek+1
ek >2r. Donc∀n>1,
n−1
Y
k=1
ek+1
ek >(2r)n−1. On a alors un produit t´elescopique qui donne en
e1 >(2r)n−1 . (d) Comme r > 1, (2r)n−1 −−−−−→
n→+∞ +∞. Donc (en) n’est par born´ee et donc (|zn|) diverge vers +∞, donc c /∈B .
15. Bilan : on a
c∈C,1
4 6c62
⊂B .
Il s’agit de la couronne comprise entre les cercles de rayons 1 4 et 2.
Etude d’un cas particulier ´
On fixe pour cette partie c=−1 4 +3
8i.
16. (a) Le discriminant de l’´equation z2 −z+c = 0 est ∆ = 2− 3
2i. Un calcul de racines carr´ees donne δ= 3
2 −1
2itel queδ2 = ∆. D’o`u les solutions β= 5 4 −1
4ietα=−1 4 +1
4i. (b) On a bien|α|=
r1 4+1
4 =
√ 2
4 = 1
2√ 2 . (c) |z1−α|=|c−α|=
1 8i
. Donc |z1−α|= 1 8 . 17. Soitn∈N.
|zn+1−α|=|z2n+c−α|. Or c−α=−α2.
Donc|zn+1−α|=|(zn−α)(zn+α)|=|zn−α||zn−α+ 2α|. Par in´egalit´e triangulaire ( et car|zn−α|>0), on a bien |zn+1−α|6|zn−α|(|zn−α|+ 2|α|) .
On montre alors par r´ecurrence l’in´egalit´e souhait´ee. L’initialisation vient de la question pr´ec´edente. Puis pourn∈N∗, si|zn−α|6 1
8, alors|zn+1−α|6 1 8
1 8 + 1
√2
. Or 1
√2 =
√2 2 6 3
4 (par exemple car 869, donc 2√
263).
Cela donne 1 8 + 1
√2 61 et donc |zn+1−α|6 1 8. 18. |zn|=|zn−α|+|α|6 1
8+ 1 2√
2 donc (|zn|) est born´ee et on a bien c∈B .