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Bulletin de l'Institut du Pin [1931, n°14] · BabordNum

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(1)

7 6

N° 14 (2e Sériel Paraissantle 15 dechaquemois. 15 Février* 1931

Abonnement

auBulletin (un an;

France... 35 fr.

Etranger. 50 fr.

Adresserlemontant desAbonnementsà l'Institut duPin. C.C. Bordeaux 9237

Le Numéro.

France... 3f50 Étranger. 5f *

BULLETIN

DE

L'INSTITUT du PIN

Sous le contrôle de l'Institut des Recherches agronomiques

et rattaché à la Faculté des Sciences de Bordeaux

£

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: y-

r

SOMMAIRE

I. Articles originaux

Pages D 1 49 Surl'autoeatalysedansl'oxydation.III Sur

lemécanismede l'action descatalyseurs positifs dans l'autoxydation de l'acide abiétique, par MM. G. Dupont. J. Lévy

etJ. Allard 25

E I28 Le bois carburant, par M G. Dupont (d

suivre) 31

F I 24 Contribution à l'étude du blanchiment de

la pâte de pin maritime, par J.-Louis

Lussaud (fin) 37

Pages G I 12 Nécessité d'employer le coefficient de vis¬

cosité absolue cinématique pour la

mesure pratique de la viscosité, par

M. PaulWoog (fin) 41

IL Petite Documentation

BII 12 Petite Documentation CII 125-129 Petite Documentation.

D II 189 191

J

MODE DE CDMS5IF1CATION DE NOS DOGOMHI4TS

A. Généralités.

B. Récolte et traitement des résines.

C. Essences de térébenthine, terpènes etdérivés.

D. Constituants solides des

résines et leurs dérivés.

/ Articles originaux. IIDocumentation.

E. Dérivéschimiques dubois.

F. Cellulose de bois.

G. Documentsdivers.

Adresser la Correspondance :

INSTITUT DU FIN, Faculté ÛCS $ciSïïCS5» 20, C0UI5 PâStSUif, BORDEAUX

Le Directeur techniquereçoitles lundi mercredi de 15 heuresà 19heures.

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14. C2e Série) Paraissant le 15 de chaque mois. 15 FéVtfiep 1931,

BULLETIN

DE

L'INSTITUT DU PIN

Sous le contrôle de l'Institut des Recherches agronomiques

et rattaché à la Faculté des Sciences de Bordeaux

D i 49

SB L'MTSITSLÏSE SUS L1YMTI0I

III. SUR LE MÉCANISME

de l'aclion desCatalyseurspositifsdansl'AutCKydation

de l'Açide abiétique,

par MM. G. DUPONT, J. LÉVY et J. ALLARD

Dans deux notes précédentes (1) nous avons montré, d'une part, que l'oxydation de l'acide abié¬

tique à l'air présente les caractères d'une autoca¬

talyse par un oxydeintermédiaire AO, d'autre part, qu'une foule de catalyseurs influent sur la vitesse d'oxydation, les uns dans le sens positif (pro-oxy- gènes) les autres dans un sens négatif (anti-oxygè¬

nes). Nous allons, dans le présent travail, chercher

à pénétrer plus avant dans l'étude du mécanisme

de l'action des catalyseurs positifs.

A. -—- Allure de l'action catalytïque.

Nous nous attacherons particulièrement au cas le plus typique d'action pro-oxygène observé par

nous avec l'acide abiétique : le cas de la catalyse

par l'abiétate de cobalt.

Etant donnée la vitesse de la réaction, il est né¬

cessaire, pour suivre convenablement le phénomène, d'agiter le mélange en réaction de façon à activer

la dissolution du gaz dans le liquide. Cette étude

a été faite à pression constante.

Voici (tableau I), les résultats donnés par un es¬

sai portant sur une solution de 50 gr. d'acide abié¬

tique dans 50 gr. dexylène, additionnée d'une quan¬

tité de solution d'abiétate de cobalt correspondant

à 0 gr. 25 d'oxyde.

Tableau I

Temps

G

S« 2=iGO *-

CD

£ "3

VJ¥C

ërïê Observa¬ Temps

<D

g ."3

r g c Observa¬

t > c/7oo

^G aS

^G cd

. G-

tions t Oo

C3

i> «G cd G.

tions

(MO'" 20 1 2i'42m 2.560 13,0

0 45 50 6 2 52 2,660 10 0

0 55 150 10 0 3 12 2,860 10,0

1 15 660 25,5 3 50 3,220 9,4 1 35

1 58 1,210

1.760 27,5

24,0 Fixation 5 15 7 40

8,520 3,790

3.5

1,86 Fixation

de O2 2 12 2,065 21,7 de O 10 55 4,010 1,12

2 32 2,430 18,2 13.30 15 30 25 30

4.190 4,320 4,530

1.16

1,12 0,40

(1) Bull. Soc. chim. (4), 1930, t. 47, p. GO et t. 47, p. 147.

Bull. Insl. duPin, n°8, p.179;n°Il, p.248.

Ces résultats sont résumés dans les courbes de la fig. 1. On observe que :

1° Dans la première partie de l'oxydation, la cour¬

be a l'allure d'une réaction autocatahjsée : la vi¬

tesse d'oxydation croît, mettant ainsi en évidence

le fait que l'un des produits d'oxydation doit jouer

le rôle de catalyseur pour la réaction. Mais ici on

ne trouve pas de loi simple comme dans le cas de l'oxydation directe : le rapport qui devrait

être en effet constant, décroît constamment.

Ce résultat ne doit d'ailleurs pas étonner car, étant donnée l'extrême rapidité de l'absorption, il

1

(4)

26 BULLETIN DE L'INSTITUT DV PIN N° 14 -Février 1931

n'est plus possible d'admettre ici, malgré l'agita- lion, que la solution reste constamment saturée d'oxygène.

La vitesse d'absorption atteint un maximum A, puis commence à décroître sensiblement quand

il y a un atome d'oxygène fixé par molécule d'acide abiétique. Après une chute assez rapide, AB, la courbe des vitesses présente un palier assez allongé,

cma

<>000

cir.^rfin

in

5000 2.S

A

i

4000 20 f . o

■53000

ts-S

} 1 t

.^ -3

A-'g

6 3

>2000

J 1

iZ CZ

/ E

1000 / / V

i

/ C"

0 2 3 < 5 66 Heures

Fig, 1.— Oxydation à pression constante avec l'abiétate de cobalt comme catalyseur.

puis tombe à nouveau quand il a été fixé environ deux atomes d'oxygène par molécule d'acide abié¬

tique. Ensuite l'absorption se poursuit à une allure

très réduite.

Produits d'oxydation de l'acide abiétique

en présence de catalyseur.

Cette allure se conservant, quelle que soit la pro¬

portion de catalyseur, on peut en conclure que l'acide abiétique A s'oxyde en deux stades :

Premier stade. Oxydation de l'acide abiéti¬

que A en un premier produit d'oxydation AO.

Deuxième stade. Oxydation de AO en AO2.

Enfin, l'oxydation de AO2 se poursuit, à son tour, à une allure plus réduite.

C'est là, d'ailleurs, le même mécanisme que celui que nous avons trouvé dans l'oxydation directe de l'acide abiétique. Mais l'allure de la courbe des vitesses nous montre que ces stades empiètent les

uns sur les atures..

AO s'oxyde déjà alors qu'il y a encore pas mal de A à oxyder : l'oxydation de A n'est terminée

qu'au point B où il y a environ 1 atome 1/21 d'oxy¬

gène absorbé par molécule d'acide abiétique etl'oxy¬

dation de AO en AO2 n'est pas encore terminée

en G où il y a 1 mol. 1 d'oxygène absorbé.

B. Influence de la proportion de catalyseur

sur les vitesses d'oxydation.

Pour une proportion relativement forte de cata¬

lyseur, la vitesse d'oxydation, à un stade donné,

croît avec cette proportion. Voici deux essais à pression constante, faits dans les mêmes conditions d'agitation, chacun sur 100 gr. de solution xyléni-

que d'acide abiétique à 40 % et des proportions va¬

riables d'une solution xylénique d'abiétate de co¬

balt, contenant 1 % de Co.

Tableau II (Voir fig. 2)

■io/odesolutiondecata¬

lyseur soit2/10,000 de Co

Temps

0ii20n 0 28 0 24 0 44 1 1 1 1 2

8 15 48 7 2 27

Volu¬

mesab¬

sorbés

en ce.

30 125 285 455 775 925 1.055 1,465 1.710 1 885

6,0

12.0 18.3 22,0 20,0 19,0 18,5 15,0 12,8 8,0

Observa¬

tions

Fixation de O

I0°/o de solutiondecata lyseur soit1/1 000 de Co

Temps

0b 9"

0 13 0 17 0 24 0 34 0 48 0 56 1 15 1 24 1 43

Volu¬

mes ab sorbés en ce.

20 100 210 450 750 1,140 1,350 1,760 1,900

2.160

—aCJ.g

>eg

6 20

27,5 34,530 28 25 21 16 13

Observa¬

tions

Fixation de O

Fig. 2

Mais nous avons, d'autre part, jugé intéressant d'étudier l'influence de très faibles proportions de catalyseur sur la vitesse d'oxydation.

Dans ce but, nous avons repris le dispositif d'étu¬

de à volume constant précédemment décrit.

(5)

BULLETIN DE L'INSTITUT DU PIN 14 - Févirer 1231 27

Nous avons réuni les résultats dans le tableau III et dans les courbes des fig. 3 et 4. Dans la fig. 3,

nous avons porté en abscisses les temps, et en or-

100(po—p)

données les fractions correspondantes

PO de l'oxygène total absorbé. Sur la ligure 4, nous

avons porté en abscisses cette fraction absorbée

100 (po—p)

- et en ordonnées, d'une part le rapport

po

~ d'autre part, le rapport b l dp.

p (po p) dl Nous avons vu, dans les notes précédentes que

ce dernier rapport reste sensiblement constant dans l'oxydation sans catalyseur, nous pourrons donc juger ici de l'influence de ce dernier.

En portant en abscisses

po—p po

nous comparons les résultats donnés par les tubes à des états cor¬

respondants d'oxydation.

Les courbes ainsi obtenues sont particulièrement suggestives :

1° Pour les fortes concentrations et les pressions

un peu élevées, c'est le rapport a qui est sensible¬

ment constant : la vitesse d'oxydation est propor¬

tionnelle à la pression. Comme l'expérience nous a montré que pour les oxydations rapides l'agitation

a une influence énorme sur cette vitesse, nous in¬

terpréterons logiquement le résultat ci-dessus en disant que, l'oxygène dissous étant très rapidement absorbé, la vitesse d'absorption est sensiblement

Tableau III Influence de la proportion de catalyseur

Témoin

Temps

eR minutes

2813 3356 4299 5686 6265 7685

127 336 438 515 1452 1729 1907

170 333 394 1341 1845 2740 4305

2024 2872 3022 4316 4804 6083 8650

Fil

dl

0,028 0,100 0,134 0,174 0,098 0,037

0,0046 0,0160 0,0280 0,0700 0,089®

0,1200 Moyenne. .

0,00019 0,00022 0,00017 0,00018 0,00017 0,00020 0,00019

100po—p

0,7 0/0 CoO 0,740

0,562 0,537

0.488 0,282 0.084 0,046

0,474 0,360 0,361 0,235 0,171 0,121 0,004

0,021 0,068 0.104 0,152 0,158 0,104 0,042

0,134 0,130 0.141 0,146 0,155 0.211 0,274

0,00210 0,00072 0,00060 0,00052 0,00036 0.00038 0,00046 0,030/J CoO

0,081 0,«>71 0,076 0,099 0.122 0,134 0,225

0,00201 0,00060 0.00052 0,00026 0,00025 0,00025

0,0050/0 CoO

0,0032 0,0112 0,0183 0,0350 0,0486 0,0700 0,0625

0,000150 0000171 0.000183

0,000159 0,000142 0,000134 0,000104

5,2 12.4 25.5 61,0 83,0 95,5

10,5 30,0 38,5 46,0 70,5

93.5

97^0

19,0 23,0 61,0 77,5

85.5 97,0

3,10 9,80 15,0 35,0 51.4 77.5 90 0

T0/0 CoO

Temps

en

minutes 56 238 333 494 1400 1523 1860

105 332 419 1267 1340 1578 1844

2064 2872 3022 3375 4463 8650

2064 3022 4316 4463 5859 6264 9157 11624

c'P dl

0,859 0,639

0.624 0,490 0,286 0,127 0,057

0,655 0,533 0,486 0,328 0,197 0,149 0,093

0,037 0,194 0,185 0,200 0,122 0,026

0 012 0,032 0.070 0.103 0,113 0.131 0.051 0,024

0,143 0,126 0,144 0,144 0,154 0,260 0,312

0,0062 0,00103 0,00068 o,00051 0,00035 0,00059 0,00052

100

0,10/0CoO

0,113 0,194 0,122 0,134 0,202 0,235 0,228

0,00330 0.00075

0,00056 0,00036 0,00031 0,00012 0,00031

0,01 0/0 CuO

0,0575 0,0382 0,0452 0,0525 0,0660 0,0725

0,000150 0,000240 0,000174 0,000177 0,000134 0,000113

O,000l 0/0 CoO

0,0018 0,0051 0,0122 0,0193 0,0252 0,0385 0,0670 0.0710

0,000158 0,000116 0,000127 0,000144 0,000114 0,000118 0,000114 0.000111

po—P po

3,5 19.0 30,5 45,5 70,5 92,0 95,0

5,5 26,5 35,5 60,5 84,0 89,0 93,0

7,o 23,0 36.5 41.0 73,0 95,0

1,7 6,6 11,3 20,0 33,0 50,0 88,0 96,0

(6)

28 BULLETIN DE L'INSTITUT DD PIN N° 14 - Février 1931

égale à la vitesse de dissolution, et par suite gros¬

sièrement proportionnelle à la pression.

Ceci est d'accord avec le fait, que pour-ces for¬

tes concentrations, la vitesse devient indépendante

de celles-ci, contrairement à ce que nous avons trouvé, à pression constante, avec agitation.

0 lL'Cû HOOO 3009 40CQ 50QO $0C0 7000 3C90 ; 500Cnunu.'^

Fig. 3

Pour des concentrations plus faibles en cataly¬

seur, les vitesses de réaction devenant beaucoup moindres, on voit apparaître nettement le phéno¬

mène d'autocatalyse que nous avons observé d'au-

\\

a---:h- /

/ /

y

!

17.Ço6. '''

(A-0

è '"

D.DJ,—

" "

..." i :::

y-.- 0 00

h

0 1C

Fig. 4

tre part à pression constante avec agitation.

Pour les faibles pressions, le rapport a = p cil tend à croître quand la réaction se poursuit. Le,

d'abord très grand pour les eon- rapport b—~

pop

centrations fortes ou moyennes en catalyseur, dé¬

croît rapidement et tend à se fixer quand l'oxyda¬

tion est suffisamment avancée à une valeur d'ail¬

leurs peu supérieure à celle du témoin sans cata¬

lyseur.

Quand on fait décroître progressivement la

proportion de catalyseur, on voit la courbe corres¬

pondante (fig. 3) se rapprocher de celle du témoin.

Si on réduit la proportion du catalyseur (calculé

en oxyde CoO) jusqu'à 0,001 % on observe un phé¬

nomène inattendu : le catalyseur devient nette¬

ment antioxygène.

Pour des proportions plus fortes 0,005 % il est d'abord prooxygène puis devient antioxygène.

■\ Ce n'est que pour des proportions supérieures à 0,01 % que le catalyseur reste toujours prooxygène.

Ce résultat curieux a été retrouvé, avec le même

■catalyseur dans un autre solvant, l'acide acétique.

Avec une solution à 10 %, d'acide abiétique dans

l'acide acétique, nous avons, en effet, obtenu les résultats suivants :

TomiH

enheures

po—p .

Proportions "Cl'oxygène absorbé Témoin 1, 1.000co !/î0,000Co

1565 20 5 21.5 38 5

0,305 0,620 0,660

0,976

0,641 0,795 0,820 0,990

0,220 0,487

0.540 0:950

On voit encore ici, qu'alors que 1/1000 de Co

accroît fortement la vitesse d'absorption de l'oxy- gène, 1/10.000 la réduit au contraire nettement.

Plusieurs autres essais nous ont donné des résul-,

tats semblables. Il semble donc bien que nous

n'ayons pas affaire à un résultat accidentel, mais que nous pouvons conclure que, dans cette réac¬

tion, l'abiétate de cobalt, catalyseur fortement posi¬

tif aux concentrations relativement élevées, devient antioxygène aux faibles concentrations.

Interprétation de ces résultats.

Comment expliquer ce résultat ? L'explication la plus simple est que nous avons,un exemple typi¬

que de l'action antioxygène conforme à la théorie

de Moureu et Dùfraisse. Quand le catalyseur est en forte proportion, il agit comnle oxydant par l'in¬

termédiaire d'un peroxyde B (O2). Mais l'acide abié¬

tique lui-même s'oxyde suivant le mécanisme que;

nous avons montré, par l'action d'un peroxyde AO (O2). Ces deux peroxydes peuvent, selon Moureu et Dùfraisse, agissant comme antagonistes, se détruire

l'un l'autre.

(7)

BULLETIN 1)E L'INSTITUTBU PIN 14 - Févirer 1931 29

On comprend dès lors que, quand il y a très peu de B, celui-cipuisse agir comme antioxygène; quand

il y en a beaucoup, il agit au contraire comme pro¬

oxygène, grâce à la proportion dominante de son peroxyde B (O2). Enfin, pour des proportions con¬

venables, B agit d'abord comme prooxygène, puis, lorsque la proportion de l'acide autocatalyseur (ÀO)

deviendra suffisante, l'action antioxygène apparaît.

La théorie de MM. Moureu et Dufraisse vient

tanée, et la réaction a été suivie par nos dispositifs habituels, soit à pression constante, soit à volume

constant.

A notre grand étonnement, nous avons observe»

que cet abiétaie de cobalt ne s'oxyde qu'avec une extrême lenteur.

Nous avons alors suivi l'oxydation de mélanges

d'abiétate de cobalt et d'acide abiétique. Nous avons obtenu les résultats suivants ;

Solution d'abiétate de Co, contenant pour 1 mol. d'abiétate neutre

i \

C2°H2902Co2 un excès de:

0mol», 42acide abiétique 2molécul. acide abiétique 3 molécul, acide abiétique imolécul,acideabiétique

dp dp

Temps p 15°

dp dp

Temps p15° dt Temps p 15° dl dt Temps p15° dt

Oh 744 » 0h 747 » 0h 695 » 0h 761,5 »

240 704 0,16 16 156 » 0 91 573,3 133 3 7 655,4 39,2

360 652 0,38 1 24 536,6 111 5 2 349,0 122

480 593 0,49 3 90 385 56,8 6 7 242,7 71,5

720 500 0,38 5 15 328,4 45 21 7 79 10,9

960 345 0,64 7 31 268,2 27,9

8 25 245 9 23,6 24 6 126,6 7,3 94 87 82,5 0.6

donc, ici, donner une explication de l'anomalie très

curieuse que nous avons observée. Nous dirons plus

loin qu'à notre avis, cette théorie ne suffitplus pour expliquer les actions antioxygènes ordinaires dans l'oxydation spontanée des terpènes.

C. Oxydation propre du catalyseur

ahiétaie de cobalt.

Il était intéressant d'étudier l'oxydation propre du catalyseur abiétate de cobalt afin de préciser

mieux son action.

Dans ce but, nous avons préparé de l'abiétate de cobalt, aussi neutre que possible, par double décom¬

position entre une solution concentrée d'abiétate de

soude et une solution, en quantité calculée, de sul¬

fate de cobalt*. On a extrait au ,xylène l'abiétate de

cobalt précipité; on filtre et sèche la solution xylé- nique obtenue.

Cette solution contenait :

Abiétate de cobalt 18 %

Acide abiétique libre 6,9 %

Cette solution a été soumise à l'oxydation spon-

Donc, la vitesse d'oxydation extrêmement lente

pour l'abiétate de Co neutre ou très peu riche en acide abiétique libre, devient très grande quand

l'abiétate de cobalt est assez fortement chargé en acide abiétique.

La conclusion logique, c'est que ce n'est pas l'abiétate neutre de cobalt qui est oxydable, mais

bien un complexe abiétate acide de cobalt.

On est également conduit à penser que c'est cet

abiétate acide de cobalt (ou plutôt, nous le mon¬

trerons dans une prochaine note, un complexe abié¬

tate acide oxydé), qui joue le rôle de. catalyseur d'oxydation dans les réactions précédemment étu¬

diées.

Ces hypothèses sont vérifiées par l'étude des spec¬

tres d'absorption de ces différentes liqueurs.

Dans la figure 5', le spectre n° 1 étant celui de la

lumière blanche utilisée, le 2 est le spectre d'ab¬

sorption de l'abiétate de cobalt faiblement acide.

On voit que ce spectre présente 3 bandes d'absorp¬

tion entre 460 et 570pp. La couleur de cette solu¬

tion d'abiétate est violette. Pour l'abiétate acide (spectre n° 3) les trois bandes d'absorption sont en¬

core visibles, mais à leur gauche, toutes les radia-

(8)

30 BULLETIN DE L'INSTITUT BU PIN 14 - Février 1931

lions moins réfrangibles que \ =500 pp sont totale¬

ment absorbées; la couleur de cette solution est brun verdâtre légèrement violette.

Enfin, la solution d'abiétate +acide oxydée ne laisse plus passer que les radiations du spectre vi¬

sible plus réfrangible que 540 pij (spectre n° 4). Sa

couleur est brun verdâtre foncé.

L'acide abiétique pur ou oxydé n'ayant pas de

bandes d'absorption dans le spectre visible, on est

conduit à admettre que dans I'abiétate acide oxydé,

existe un complexe très absorbant pour les radia¬

tions bleues et violettes. La petite quantité de pro¬

duits d'oxydation présents dans l'acide abiétique utilisé, suffit à expliquer l'absorption déjà forte

dans la même région du spectre de I'abiétate acide

avant l'oxydation.

Nous montrerons ultérieureemnt que c'est ce

complexe abiétate acide oxydé qui est le véritable catalyseur d'oxydation dans les réactions que nous

avons étudiées précédemment.

Résumé.

Nous avons, dans le travail présent, étudié l'ac¬

tion catalytique de I'abiétate de cobalt dans l'-au- toxydation de l'acide abiétique. Nous avons montré

que :

Cette oxydation a l'allure d'une autocatalyse,

comme l'oxydation directe, mais très accélérée;

L'oxydation se fait en deux stades : le pre¬

mier conduisant à un oxyde AO, le second à un

oxyde AO2; Ce second oxyde subit d'ailleurs lui-

même, plus lentement, une oxydation plus avan¬

cée;

3" Etudiant l'influence de la proportion du cata¬

lyseur, sur la vitesse d'oxydation, nous avons mon¬

tré que, si, pour les teneurs relativement élevées, ce

catalyseur est fortement positif (prooxygène)il de¬

vient au contraire antioxygène pour les très faibles teneurs, et ce résultat assez étonnant -semble s'in¬

terpréter aisément à l'aide de la théorie des anti- oxygènes de MM. Moureu et Dufraisse;

Enfin, étudiant l'oxydation propre du cataly¬

seur, nous avons montré que celui-ci ne s'oxydait

1 2 3 4

Fig. 5

qu'avec une extrême lenteur tant qu'il n'était pas.

en présence1d'un assez fort excès d'acide abiétique..

Par l'étude des bandes d'absorption des solutions,

nous avons montré que I'abiétate de cobalt donne

un complexe avec l'acide abiétique oxydé, qui ab¬

sorbe toutes les radiations du spectre visible en

deçà de 540. C'est ce complexe, nous pensons le

démontrer plus complètement dans une prochaine

note, qui joue le rôle de catalyseur prooxygène dans

la réaction précédente. ,

(9)

BULLETIN DE L'INSTITUT DU PIN 14 - Fèvirer 19S1 31 E i28

Le B©fg Carburant

Par G. DUPONT

Directeurtechnique de l'institut du Pi.n(') (•siule)*

b) La puissance fournie par un mètre cube de cylindrée avec les divers gaz obtenus;

Enfin, étude pratique au gazogène et ail mo¬

teur, afin de préciser les conditions qui permettent

de se rapprocher des résultats théoriquement pré¬

vus.

Dans le présent article, nous résumons les résul¬

tats fournis par les deux premières parties de ce travail, nous réservant de revenir ultérieurement

sur la troisième partie.

d) ETUDE SE LA DISTILLATION DU BOIS AUX

DIVERSES

TEM§ERATURES

Pour cette étude, il fallait pouvoir obtenir une

température homogène de la masse chauffée, un

réglage aisé et précis de cette température, afin

d'arrêter la distillation à un stade bien déterminé,

et une étanchéité parfaite de l'appareil permettant

la récolte intégrale des produits liquides et gazeux afin d'établir le bilan de la distillation.

L'appareil suivant nous a donné satisfaction :

La cornue (fig. 1) était constituée par une bombe

d'acier A de deux litres, sur laquelle nous avons vissé un tube de dégagement B de 20 cm., muni d'une tubulure latérale et surmonté d'un presse-

étoupe permettant le passage d'une pince thermo- électrique avec un joint étanche. Cette cornue était suivie d'un réfrigérant de pyrex, d'un ballon pour la récolte des liquides, d'un deuxième réfrigérant

et de gazomètres pour la récolte des gaz. Le rem¬

plissage ou la vidange de la cornue s'obtenait en dévissant le tube supérieur. Le bois utilisé était découpé en fragments assez petits pour passer ai¬

sément par l'ouverture de la bombe. Le four de chauffage était un four à résistance à plusieurs cir¬

cuits de nickel ou de nichrome enroulés sur un

tube de tôle dans lequel la cornue entrait à frotte¬

ment jusqu'à 10 cm. au-dessus de sa partie supé¬

rieure. Le four était fortement calorifugé ainsi que les deux extrémités de la cornue. Une deuxième

pince pyrométrique D était glissée entre la cornue et l'enveloppeInterne du four et permettait de sui¬

vre la température extérieure. Par un réglage con¬

venable du courant, on pouvait régler la tempé¬

rature de distillation. Dans ces conditions, nous avons obtenu une température homogène dans

toute la masse de distillation : un déplacement ver¬

tical de la pince intérieure n'indiquaitpas de diffé¬

rence supérieure à 5°. La charge de la cornue était

de 500' à 600 grammes de copeaux de 1 centimètre

cube environ. Ce bois était, dans tous les cas, séché deux heures à 100° avant la distillation.

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lii SU

Fig. 1 ClichéChimie el Inclus/rie (*)Voir 115 (1931).

Etude des produits

Dans chaque cas, et pour chaque température,

nous, avons étudié la composition des gaz, des liqui¬

des et du charbon obtenus.

Cas du bois de pin. L'étude type a été faite

sur le bois de pin, qui est un bois abondant et sans doute le plus directement intéressé à la solution du problème que nous nous sommes posé. Ce bois ne

peut, en effet, être avantageusement utilisé directe¬

ment dans les gazogènes à bois et le problème de sa carbonisation ne semble pas avoir été résolu écono¬

miquement d'une façon satisfaisante. On trouvera les détails de cette étude dans les Annales de l'Of¬

fice National des Combustibles liquides (1928, p. 553

à 590); nous ne donnerons ici que le résumé et les

conclusions.

5

(10)

32 BULLETIN DE L'INSTITUT DU PIN N° 14 -Février 1931

Les résultats peuvent être résumés dans le ta¬

bleau I et les courbes de la fig. 2.

Sur ces résultats, on peut faire les remarques suivantes :

Jusqu'à 275°, la décomposition du bois est faible, il se dégage surtout de l'eau, peu d'acide, peu de pyroligneux, peu de gaz;

Vers 300°, se produit une vive décomposition

du bois. Cette décomposition est accompagnée d'un dégagement de chaleur, car la température inté¬

rieure de la cornue s'élève à ce moment au-dessus de celle marquée par le pyromètre extérieur. C'est

là la phase de décomposition exothermique du bois

bien connue, mais que nous localisons ici à une

température bien déterminée;

Composition des gaz. En ce qui concerneles gaz, nous voyons qu'avant la période exothermique,

il se dégage un mélange de 75' % de CO2 et 25 %

de CO mélangés à l'air occlus dans le bois. Pendant

la décomposition exothermique, les gaz se dégagent

en abondance; ils ne contiennent encore pratique¬

ment que CO2 et CO dans les proportions de 60 %

et 40 pour cent.

A partir de 350°, les proportions de CO2 et de CO

décroissent progressivement. Les carbures d'hydro-

—- Le rendement en pyroligneux croît fortement

dans la période de décomposition exothermique du

bois. La teneur en acide acétique ne devient notable qu'au-dessus de 200°, et elle est maxima pendant

la décomposition exothermique. Très peu au-des¬

sous de 270° et peu également au-dessus de 380'C

O Q_

10-1 50 I

8 --40-I

1 \ {

6-I3(

Piizmaritime

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100 200 300

Fig. 2

4-00 500 600 CI. Chimie el incluslne

Tab'enu I. Rendementspour 100 grammes Pyroligneux

,Tempèra- ^AcuîÏÏedfflîi-

tureJe Charbon Gaz quide distillation . , en °/o recueilli

'0/u litres atemp, t°

100° 100

130° 97,6 0 2,4 0

200° 93,0 0,2 7.0 0,45

275° 81,7 1.4 14,0 1,92

290° 79.1 1,6 16,1 2,41

310o 53,9 5 32.9 1,89

320° 48,7 7 34,4

330° -

380" 35.4 1.75

400° 38,1 9 40.0

450° ...

480° 10,6 41,5 0,93

510« _ _ _ _

515°,.. . 31.0 12,2 41,2

545°... -2715 45,3

Composition des gaz Gou¬

dron o/o

0 0

1,8

1.8 4,7 5,0 6,2 6,6

!i°

7,0 7.4

me)

co- co H cm C2H°

75 25

75 25

60 40

_____

49 42

41,2 25.6 0.6 29,2 3,4 25,8 25,8 10,8 33,3 4,3 24,8 8,0

24.8 8,6 21.3 48,3

18,3 8,0 26,9 41.1 5,7

gène apparaissent, d'abord exempts d'hydrogène, puis de plus en plus riches en ce gaz; l'hydrogène

et les hydrocarbures constituent la majeure partie

des gaz dégagés au delà de 45>0°;

Composition du pyroligneux et des goudrons.

En résumé, au-dessous de 250°, la décomposition

du bois ne donne guère que de l'eau; au-dessus de 400°, elle ne donne guère que des gaz riches en hy¬

drocarbures, à pouvoir calorifique élevé. On conçoit déjà que la distillation, à ces températures, corres-

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