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Corrig´ e du partiel du 27 mars 2009

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Master Maths Fonda. et Appliqu´ees Orsay 2008–09 1`ere ann´ee - 2 `eme semestre - Analyse

Corrig´ e du partiel du 27 mars 2009

Exercice A - Th´eor`eme de la limite simple de Baire, et application

1. a.Soit k >0. Pour tout x∈R, la suite (fn(x))n≥0 est de Cauchy, donc il existe donc n≥0 tel que x∈Fn,k. Ceci prouve que S

n≥0Fn,k=R. Par ailleurs, l’´egalit´e Fn,k = \

p,q≥n

x∈Rtels que|fp(x)−fq(x)| ≤ 1 k

montre clairement queFn,k est une intersection de ferm´es, donc un ferm´e, quel que soit n∈N.

b. Soit k > 0 un entier, et a < b deux r´eels. D’apr`es la question pr´ec´edente, Fn,k∩[a, b] est un ferm´e pour toutn≥0 et on aS

n≥0(Fn,k∩[a, b]) = [a, b]. Le th´eor`eme de Baire implique donc qu’il existen≥0 tel que l’int´erieur deFn,k∩[a, b] — c’est-`a-direOn,k∩]a, b[ — est non-vide. Autrement dit, l’ouvert

Ok∩]a, b[= [

n≥0

On,k∩]a, b[= [

n≥0

int (Fn,k∩]a, b[)

est non-vide. En laissant a et b varier dans R, on en d´eduit que Ok est dense dans R. Par suite, O est une intersection d´enombrable d’ouverts denses de R. En utilisant `a nouveau le th´eor`eme de Baire, on conclut que O est dense dans R.

c.Soitx∈O, et >0. Soitk0 tel que k1

0 < . Puisquex∈O =T

k>0

S

n≥0On,k, il existe un entier n0 tel que x ∈ On0,k0. Et comme l’ensemble On0,k0 est ouvert, il existe un r´eel η1 > 0, tel que la bouleB(x, η1) est contenue dans On0,k0. Pour touty ∈B(x, η1), pour tous p, q≥n0, on a alors

|fp(x)−fq(x)| ≤ 1

k0 ≤ et |fp(y)−fq(y)| ≤ 1 k0 ≤. Par suite, pour tout y∈B(x, η1), on a

|fn0(x)−f(x)| ≤ et |fn0(y)−f(y)| ≤.

Par ailleurs, puisque fn0 est continue en x, il existe η2>0 tel que, pour touty∈B(x, η2), on a

|fn0(x)−fn0(y)| ≤. Posons η= min(η1, η2). Alors, pour touty∈B(x, η), on a

|f(x)−f(y)| ≤ |f(x)−fn0(x)|+|fn0(x)−fn0(y)|+|fn0(y)−f(y)| ≤3.

Ceci montre que f est continue en x. Avec la question 2, ceci montre que l’ensemble des points de continuit´e def est dense dansR(et mˆeme mieux : est un Gδ-dense de R).

2. a. Soit g :R→ R d´erivable, et g0 sa d´eriv´ee. Alorsg0 est limite simple de la suite de fonctions (gn)n≥0 d´efinie par

gn(x) := g(x)−g x+1n

1 n

.

Pour toutn, la fonctiongn est clairement continue. La question 1 montre donc que l’ensemble des points de continuit´e deg0 est un Gδ-dense de R.

(2)

b. Non. Si une telle fonction g existait, alors l’ensemble des points de continuit´e de g0 serait contenu dansQ, donc d´enombrable. Mais un ensemble d´enombrable n’est jamais unGδ-dense ; ceci contredirait donc la questiona.

c.Commen¸cons par choisir une fonction f :R→Rde classe C telle que f(x) =x2 au voisinage de x= 0, telle quekfk≤1 etkf0k≤1.

Consid´erons alors la fonction g :R →R d´efinie par g(x) = f(x) sin(1/x) si x6= 0, et g(0) = 0.

On v´erifie imm´ediatement queg est continue et d´erivable sur R. Sa d´eriv´eeg0 est continue en tout point de R\ {0}, mais discontinue en 0. On a de pluskgk≤1 et kg0k≤2.

Soit maintenant (xn)n≥0 une ´enum´eration des nombres rationnels. Pour tout n∈N, consid´erons la fonctiongn:R→Rd´efinie pargn(x) = (1/2n).g(x−xn). Puisquekgk≤1, la s´erie de fonction Pgn est normalement convergente ; notons G la somme de cette s´erie. Puisque gn est continue pour toutn, la fonctionGest continue. De plus, pour toutn∈N, la fonctiongnest d´erivable et on a kgn0k≤2/2n ; la s´erie P

gn0 converge donc normalement, ce qui prouve que Gest d´erivable et queG0=P

gn0. Soitx∈R\Q. Pour toutn, la fonctiongn0 est continue enx; la fonctionG0=P gn0 est donc continue enx. Soit maintenant x∈Q. Alors il existe un unique entiern0 tel quex=xn0. Pour n6=n0, la fonction gn0 est continue enx ; la fonction P

n6=n0gn0 est donc continue enx. Mais la fonction gn0 est discontinue enx. La fonctionG0=P

n∈Ngn0 est donc discontinue enx.

Exercice B - Parties compactes ou non de `1(N)

1. a. On a suppos´e que ρ(n) ≥ 1 pour tout n. Ceci implique que Kρ ⊂ [−1,1]N. On peut donc appliquer le th´eor`eme de Tychonoff d´enombrable qui donne l’existence d’une sous-suite (uφ(k))k∈N

qui converge simplement.

b.Le lemme de Fatou donne X

n≥0

ρ(n)|u(n)| ≤lim inf

k→∞

X

n≥0

ρ(n)|uk(n)| ≤1.Par cons´equent, u∈Kρ. c.Soit >0. Commeρ(n)→ ∞, il existeN ∈Ntel queρ(n)≥1/pour tout n≥N. Pour toute v∈Kρ, on a alors

X

n≥N

v(n)≤ sup

n≥N

1 ρ(n)

!

 X

n≥N

ρ(n)v(n)

≤.1 =

Par ailleurs, la suite (uφ(k))k∈N converge simplement versu, donc, pour toutn≥0, il existeKn tel que, pour toutk≥Kn, on a

uφ(k)(n)−u(n)

N.

NotonsK := max{K0, K1, . . . , KN−1}. Alors, pour toutk≥K, on a

uφ(k)−u

1 ≤ X

n<N

uφ(k)(n)−u(n) + X

n≥N

uφ(k)(n) + X

n≥N

|u(n)| ≤ X

n<N

N

!

++= 3.

Ceci prouve que (uφ(k))k∈N converge vers u en norme k.k1.

2.Siρ(n) ne tend pas vers 0, alors il existeA et une suite strictement croissante d’entiers (nk)k≥0

tels que ρ(nk)< A. Pour toutk≥0, on consid`ere alors la suiteuk∈Kρ d´efinie par uk(n) =

1

A sin=nk 0 sinon.

Si k 6= k0, alors on a kuk−uk0k1 = A2. Par cons´equent, aucune sous-suite de la suite (uk)k≥0 ne peut ˆetre de Cauchy pour la normek.k1, etKρ n’est pas une partie compacte de (`1(N),k.k1).

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