Psycho-Oncol. (2010) 4:65-66 DOI 10.1007/s11839-010-0247-5
ANNONCE /ANNOUNCEMENT
Association Rire Clowns pour enfants hospitalisés
M.-F. Bacqué
© Springer-Verlag France 2010
Association loi 1901 – Reconnue de bienfaisance
Depuis 2005, les clowns Roudoudou, Titi et Chocolat, accompagnés de leurs bulles, de leurs doudous et de leurs tours, rencontrent les enfants dans les services d’hémato- oncologie pédiatriques…
Ces clowns-là sont comédiens et clowns intermittents du spectacle, ils interviennent également en milieu social ou hospitalier. Ils font partie de la branche professionnelle de l’association Rire qui regroupe également 50 clowns bénévoles présents dans 14 services pédiatriques.
Les clowns professionnels sont aussi formateurs et coordinateurs des bénévoles de l’association.
En plus de leur expérience artistique personnelle et de clown à l’hôpital depuis de nombreuses années, les clowns ont reçu, en 2004–2005, une formation spécifique à l’accompagnement avec une pédopsychiatre, une psychomo- tricienne, des musicothérapeutes. Ils utilisent l’univers du conte, du mime et du chant…
Leur pratique est supervisée par une psychologue privée (quatre heures par mois). Ils sont qualifiés de « clowns auxiliaires de soins ».
Personnage bienveillant et fantaisiste, le clown improvise en fonction de l’état psychologique de l’enfant et de la situation médicale. Il peut utiliser différents supports : marionnettes, peluches, magie, ballons, jeux, cartes, ins- truments de musique, costumes, etc.
Comment interviennent-ils ?
Les clowns font le tour des chambres et se tiennent à dis- position de l’équipe pour les gestes douloureux éventuels. Une puéricultrice référente du projet au sein des différents services fait le lien entre l’équipe soignante et les clowns professionnels.
Les services concernés sont : l’hôpital de jour ;
l’hématologie ;
l’unité de soins protégés.
Comment cela a-t-il commencé ?
Les soignants de l’équipe d’hématologie pédiatrique de l’hôpital d’Arnaud-de-Villeneuve à Montpellier ont constaté que l’enfant, attentif aux clowns, était plus coopératif lors des soins. L’association Rire Clowns pour enfants hospitalisés a été alors sollicitée pour la mise en place d’un projet professionnel afin de permettre la présence de clowns lors de soins difficiles pour l’enfant, car redoutés du fait de la sensation douloureuse.
Les enfants et les clowns, dans un espace de jeu sécurisant, partagent des moments intimes mêlant la poésie, le rêve, la magie, le rire, le jeu, etc., un espace où l’enfant peut s’exprimer à travers la créativité. La relation installée entre le clown et l’enfant permet de diminuer l’anxiété pendant le soin et de transformer, parfois, la réalité en parcours de jeu, de tendresse, d’attention à la vie.
Les clownsœuvrent pour créer des liens entre l’enfant, sa famille, le personnel soignant…Ils développent une synergie de savoir-faire/savoir-être pour préserver l’énergie vitale de l’enfant hospitalisé.
Marie-Frédérique Bacqué, d’après le diaporama de l’association Rire Clowns pour enfants hospitalisés 13, rue du Faubourg-de-Nîmes, F-34000 Montpellier, France e-mail : [email protected], www.clownhopital.org
www.lamaisonducancer.com
Un nouveau site, créé par deux journalistes, est apparu sur Internet. Très pratique, il offre une image dynamique et très lisible des informations quotidiennes qui permettent de mieux vivre avec ou après un cancer.
Né du constat suivant, le cancer va concerner un homme sur deux et une femme sur trois dans leur vie, le site se consacre aux malades qui se sentent perdus dans la forêt d’informations disponibles sur le Net. Il ne s’agit pas en effet de donner des résultats d’enquêtes ou de recherches, mais M.-F. Bacqué (*)
Département de psychologie, université Louis-Pasteur, 12, rue Goethe, F-67000 Strasbourg, France
e-mail : [email protected]
Cet article des Editions Lavoisier est disponible en acces libre et gratuit sur archives-pson.revuesonline.com
plutôt, de parler aux hommes et aux femmes de leur quotidien (le site se présente sous la forme d’une maison dont on visite les pièces) mais également de leurs désirs et de leurs rêves dans un monde parfois trop pragmatique.
Ce qui frappe est donc la diversité des commentaires des visiteurs du site, leur richesse, leur profondeur. Des vidéos soutiennent ces paroles, des messages d’internautes expéri- mentés, des appréciations des reportages et des textes écrits par les journalistes.
Les mots qui sont le plus souvent consultés ou imprimés ne nous étonneront pas, ce sont : cancer, cheveux, perruques, effets secondaires.
Des témoignages, des articles traitent un spectre très large de sujets. Des plus pratiques : aides juridiques et sociales, conseils pour mieux supporter les traitements… aux plus sensibles : problèmes de fertilité, discrimination, etc.
Les fondatrices
À l’origine du projet, Anne-Laurence Fitère, journaliste économique(ex du groupe Les Échos où elle a passé ces neuf dernières années) etmalade du cancer. Au croisement de son expérience professionnelle (18 ans de presse) et son expérience personnelle de patiente, elle voit là l’opportunité d’offrir une information de qualité, rigoureuse, utile aux malades et à leurs proches.
Claire Aubé, journaliste économique (ex du groupe Les Échos où elle a passé sept ans) rejoint Anne-Laurence et cofonde le site. Attirée par un projet citoyen et éthique, déterminée à utiliser les immenses possibilités d’Internet pour créer une communauté active et structurée, elle est concernée par le cancer en tant que proche de malade.
Le site a l’immense qualité d’être proche des internautes, il parle la même langue. Grâce au style des journalistes, cette langue n’est pas neutre, elle a même une certaine acuité qui permet de prendre de la distance face aux informations véhiculées. On retrouvera les « tendances lourdes » d’au- jourd’hui en termes de recherche de tout ce qui peut soutenir les malades du cancer : diététique, méditation, socioesthé- tique. Ces à-côtés longtemps délaissés par les médecins, qui améliorent pourtant le confort au jour le jour des malades, et parfois augmentent leur espoir ou simplement leur qualité de vie.
On retrouvera surtout la parole des malades et de leurs proches, dans un dialogue permanent et toujours actualisé, donnant son caractère vivant au site.
Les liens du site permettent d’approfondir les recherches et l’on pressent que, très vite, le site pourra devenir une référence pour tous, y compris les médecins et les soignants que l’on imagine très bien recommander chaleureusement lamaisonducancer.com à tous leurs patients.
Marie-Frédérique Bacqué
66 Psycho-Oncol. (2010) 4:65-66
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