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Submitted on 1 Jan 1905
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Comptes rendus de l’Académie des Sciences ;2e semestre 1904 ; t. CXXXIX
G. Boizard
To cite this version:
G. Boizard. Comptes rendus de l’Académie des Sciences ;2e semestre 1904 ; t. CXXXIX. J. Phys.
Theor. Appl., 1905, 4 (1), pp.225-243. �10.1051/jphystap:019050040022501�. �jpa-00240990�
225
produit dans le sens attendu, conformément à la théorie d’Helmholtz.
La première semble contraire à la théorie.
D’une façon analogue, il se produit un courant entre deux mer-
cures, dont l’un est au contact d’un électrolyte en mouvement,
l’autre au contact d’un électrolyte en repos.
Mais il n’y a alors qu’une inversion à - 0", 4.
Dans le premier cas, on modifiait la surface du mercure ; dans ce
dernier cas, elle demeure invariable. La cause de l’inversion à OV,33
est donc dans la modification de la surface.
D’après l’auteur, on ne peut admettre que la couche double soit annulée pour + 0‘’,3~. La théorie d’Helmholtz est impuissante à expliquer la totalité des phénomènes.
E. R01’HÉ.
i51°. Ueber tlie Methode zur Da1npfdichtebestilTItllung durch Druck-
vermehrung und ihre Genauigkeits-grenzen im Ve1-hàltnis zu den bekannten Methoden (Méthode pour déterminer les densités de vapeurs par augmentation
de pression, et comparaison des précisions de cette méthode et des méthodes
connues). - P. ’~t3-’724. °
NI. Haupt a fait de nombreuses mesures sur les principales vapeurs à l’aide d’un appareil ingénieux. Sa méthode consiste à mesurer
l’augmentation de pression que produit dans iin volume déterminé à
température constante l’introduction d’une masse donnée de vapeur.
Il pense que cette dernière méthode ne le cède pas en précision
aux méthodes habituelles.
E. ROTHE.
’
COMPTES RENDUS DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES ;
2e semestre 1904 ; t. CXXXIX.
R. BLONDLOT. - Sur les propriétés de difl’érentes substances relativement à l’émission pesante (i). - P. 23.
L’argent parfaitement nettoyé n’émet pas d’émission pesante et ne
retrouve sa propriété que s’il est chauffé à 1000 dans l’air. Un grand
;1) V. C. R., t. CXYX‘’III, p. 1413.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019050040022501
226
nombre de métaux se comportent de même, tandis que tous les
liquides sont actifs. Il est donc probable que l’émission provient des
combinaisons dues à des actions chimiques très faibles produites à
la surface des métaux ; de même l’activité des liquides et des corps odorants doit vraisemblablement être attribuée à des composés
volatils.
J. BECQUEREL. - Sur la nature des rayons N et N et sur la radioactivité des corps qui émettent ces radiations. - P. 41 et 264.
Les sources de rayons N et N, émettent trois sortes de radiations : les rayons oc, qui diminuent la sensibilité d’un écran phosphorescent
de même que les rayons c4 du polonium et des corps radioactifs ; les rayons ~, qui l’augmentent comme le font les rayons ~ des mêmes
corps; enfin des rayons non déviables, se réfractant, ce qui n’a
pas lieu pour ceux des corps radioactifs. Les rayons non déviables constituent la partie du rayonnement dont la réfraction a été depuis longtemps observée; ils peuvent entraîner des rayons x ou ~ et cons-
tituer un rayon N, ou N.
BLONDLOT. - Sur les rayons N. - P. 11. L
Une méthode nouvelle d’observation de ces rayons consiste à cons- tater l’apparition ou la disparition d’une raie lumineuse sur un fond peu éclairé de couleur complémentaire (raie bleue du sulfure de calcium observée sur fond jaune et amenée à être absolument invi- sible sur ce fond~ .
, BLONDLOT. - Sur les rayons N. - P. 843.
Les clichés photographiques montrent d’une fat-on irréfutable l’action des rayons N sur l’étincelle électrique.
I31CHAT. - Sur les rayions N. - P. 2:)4.
Les apparences observées avec un écran phosphorescent peuvent
être modifiées selon l’état dans lequel se trouvent la source et
l’observateur. D’où nécessité de se placer toujours dans des condi- tions bien définies.
227
BORDIER, 1"EISS et BULL. - Sur les rayons BT. - P. !J72 et 1028.
Résultats positifs obtenus par le premier auteur dans l’enregistre-
ment photographique des rayons N. Résultats nuls obtenus par les seconds.
P. V1LLARD et PELL AT. - Sur les rayons cathodiques. 2013 Réponse.
P. 44, 124, 1200.
D’après M. Villard, 1T. Pellat s’est trouvé, dans ses expériences,
en présence de rayons magnétocathodiques et il a interprété les faits
par une hypothèse sur les rayons ordinaires (magnétofriction). Ce
dernier répond que les rayons cathodiques ordinaires éprouvent
bien en effet de la part du champ magnétique une action (magnéto- friction) ; il le démontre par une expérience nouvelle de Villard, expérience qui, au contraire, donne, d’après ce dernier, des résultats
_ incompatibles avec la magl1étofriction.
SOLVAY. - Sur la coexistence et l’impossibilité de constater des températures voisines très différente. - P.
Théorie et exemples.
En ce qui concerne la radioactivité, l’auteur conclut qu’il faut
chercher dans le milieu l’origine véritable des phénomènes énergé- tiques intenses qui accompagnent cette radioactivité, et non dans
une production spontanée d’énergie due à la dissociation des atomes matériels.
DE S-£lNl’-MARTIN. - Sur le dosage spectrophotolnétrique de petites quantités d’oxyde de carbone dans l’air. - P. 4t1.
Le spect1-ophoton>èt1-e permet, après repérage, de déterminer la
proportion d’oxyde de carbone contenu dans l’air, en agitant un
volume connu de cet air avec le dixième de son volume d’une solu- tion sanguine type.
228
A. JACQUEROD et BOGDAN. - Détermination du poids atoinique de l’azote par l’analyse en volume du protoxyde d’azote. - P. 49.
Le protoxyde d’azote pur est décomposé en vas e clos par une spi- ’
rale de fer chauffée au rouge par un courant. Il ne reste que l’azote pur. La détermination des pressions des deux gaz et la connaissance des densités permettent le calcul du poids atomique par le rapport
Az2 _ On trouve aussi Az i4,02, en prenant igr 2501
pour poids
AZ20 ’ p ’ p p
du litre normal d’azote, 1,9779 pour celui du protoxyde.
E. VAN AUBEL. : CHENEVEAU. 2013 Sur l’indice de réfraction des solutions.
P. 126, 361.
La loi établie par M. Cheneveau (’), relative à l’indice de réfrac- tion des solutions aqueuses, ne s’applique pas en général aux dissol-
vants autres que l’eau. Celui-ci montre que cette conclusion provient
de ce que M. Van Aubel n’a pas tenu compte de la densité du dissol-
vant.
G. Relation entre la pression du gaz dans un tube à vide et la longueur d’étincelle. - P. 128.
L’auteur détermine expérimentalement, à l’aide d’un micro-
mètre à étincelles placé en dérivation sur un tube de Crookes, et
une jauge de Mac Leod, la relation entre la pression du gaz et la
longueur d’étincelle. Réciproquement, par extrapolation, la mesure
de la distance explosive donnera facilement les pressions, quand
elles sont très faibles et difficiles à déterminer à la jauge.
,i. JACQUEROD et A, PINTZ.i. - Sur les densités de l’anhydride sulfureux
et de P. 129.
La méthode consiste à remplir, au moyen d’un appareil à dégage-
ment approprié, susceptible de fournir le gaz à l’état pur, un réel-
pient de volume connu relié à un manomètre . (i) C. R., t. CXXXVIIL juin 90. ,
229
. C’est l’appareil à dégagement qui sera pesé avant et après le remplissage.
On trouve ainsi que les poids du litre d’oxygène et d’anhydride ’
sulfureux à 0° et sous la pression normale sont i~’,4292 et 2~9~)~
ce qui donne pour le poids atomique du soufre S = 32,01.
DE GRAMONT. 2013 Sur la disparition dans l’étincelle oscillante des raies du silicium présentes dans les spectres de certaines étoiles. - P. ~88.
Le spectre du silicium présente deux catégories de raies :
1° Les raies [P ], résistant à une self-induction ou même renforcées par elle ;
2° Les raies [DJ, s’affaiblissant et même s’annulant avec la self.
Ces raies doivent correspondre à des températures différentes, et peuvent donner des indications sur la température des étoiles.
L’auteur déduit de l’examen des photographies stellaires les résul- tats suivants :
1° Seules les étoiles de première classe montrent les raies [P]
et ~D~;
21 Les étoiles de deuxième classe montrent les raies [P] ;
3° Les étoiles de troisième et quatrième classe, de température
peu élevée, n’ont montré aucune raie du silicium.
0
H. BORDIER. - Variation de l’indice de réfraction d’un électrolyte soumis
à l’action du courant. - P. 191.
Étude au réfractomètre Fery de l’indice de réfraction de chlorures
métalliques soumis à l’électrolyse. La diminution observée est d’aa- tant plus grande, à intensité et température constantes, que la con- centration est plus faible, ou, à température et concentration cons-
tantes, que l’intensité est~ plus forte. On a ainsi une méthode pour
mesurer l’intensité ou pour voir la fin d’une électrolyse.
A. BROCHET et J. PETIT. - Influence de la densité de courant dans l’électrolyse
.
par courant alternatif. - P. 193.
Les études faites sur le nickel montrent que la densité du courant de même que la fréquence exercent une action toute particulière
J. de Phys., 4e série, t. (Mars ’190~.) 16
230
dans l’électrolyse par courant alternatif, et qu’il est difficile, a priori,
de déterminer par analogie l’allure d’une réaction.
ARIÈS. - Sur la loi fondamentale des phénomènes d’osmose.
Théorie des solutions diluées, basée sur la loi de Van t’Hoff. - P. 196, 401 et 462.
Démonstration simple, par la thermodynamique, de la loi de l’os- mose, qui peut s’énoncer ainsi :
« Quand une dissolution, soumise à une température T et à une pression p, , est en équilibre, par osmose, avec le dissolvant pur, à la même te mpérature et à la pression p,, le potentiel du dissolvant pur est égal au potentiel du dissolvant dans la dissolution. »
La loi de Van t’Hoff est alors la suivante :
« Toute substance dissoute en quantité suffisamment petite dans un dissolvant, dont la température T et le volume V demeurent inva-
riables, fait croître la pression p du dissolvant de la pression Ap
qui serait exercée par le corps dissous s’il était seul à occuper, à l’état de gaz parfait, le volume V de la solution ; et le potentiel du
dissolvant a la même valeur avant et après l’introduction du corps à dissoudre. >> Cette loi suffit à retrouver les formules de la cryoscopie
et de la tonométrie, comme le montre M. Ariès.
LE ROUX. - De la contemplation à la chambre noire de surfaces faiblement éclairées par certaines lumières spéciales. Cas des objets de forme linéaire. -
P. 2i.
L’auteur explique pourquoi on préfère observer des lignes lumi
neuses et donne les précautions à prendre dans l’observation.
R. JOU AUST - Les phénomènes de viscosité magnétique dans les aciers doux industriels et leur influence sur les méthodes de mesure. - P. 272.
Les aciers doux coulés et recuits présentent d’une façon très
intense le phénomène de la viscosité. Ces phénomènes ne se pro- duisent que quand on fait passer le champ magnétisant de sa valeur
maxima à un autre plus faible, mais non en sens inverse. Il est donc . nécessaire de faire les mesures en employant les champs croissants,
et de ne pas donner aux éprouvettes une trop grande épaisseur.
231
Exploration magnétique du gouffre de Padirac. - P. ?’i.
Quand on passe de la surface du sol au fond du gouffre (descente
de 100 mètres environ~, l’inclinaison ne varie pas sensiblement, les
. co mposantes horizontale et verticale croissent
de 1 -
de leur valeur.1000
E. MATI-HAS. 2013 Sur le coefficient a des diamètres rectilignes. - P. 39.
Dans les groupes ,a = constante) qui correspondent aux valeurs
de a voisines de 1, les lois des états correspondants s’appliquent à
des corps dont les propriétés physiques peuvent être extrêmement différentes.
Dans les groupes qui correspondent aux très basses valeurs de a,
les lois des états correspondants ne s’appliquent qu*à des corps dont
les températures critiques sont extrêmement voisines.
Pour les corps comme l’hélium, dont le point critique est très voisin
d e celui de l’hydrogène, on peut affirmer à l’avance que l’on a sen- siblement : c~ = 0,045 V6 (0, température critique).
C. CANIJCIIEL. - Sur 1"ampèremètre thermique à mercure. - P. 363.
L’auteur indique la forme pratique qu’il a donnée à l’appareil (1),
la méthode consistant à échauffer pendant une minute, en courant
’
continu, une résistance de mercure placée à l’intérieur du réservoir d’un thermomètre à mercure qui rayonne dans une enceinte main-
tenue à 0°.
liSàI0ND et Sur la permanence des formes cristallines dans les cristaux. - P. 404.
Étude des causes qui concourent à produire la netteté souvent remarquable des contours cristalliques, qu’on voit apparaître en atta- quant, par un réactif convenable, la coupe polie d’un métal ou d’un alliage formé de grains cristallins. Technique à employer pour éli-
(1) C. R., t. CXXV : 1897; et t. CXXVI: 1898.
232
miner ces apparences cristalliques ou du moins en déplacer les
contours.
L. GUILLET. - Nouvelles recherches sur les aciers au vanadium (1). - l’. 401.
Les aciers au vanadium perlitiques, recuits à 900° et refroidis len- tement. n’offrent pas plus de fragilité que les aciers ordinaires à même dose de carbone et, à même résistance, sont moins fragiles.
Ils sont très sensibles aux traitements thermiques et mécaniques.
Les aciers à haute teneur en vanadium, dont tout le carbone est à l’état de carbure, sont absolument hétérogènes, et les seuls aciers intéressants doivent contenir moins de 0,7 0/0 de vanadium.
J. DEWAR. - Nouvelles recherches sur la liquéfaction de l’hélium. - P. 421.
Le charbon est un bon absorbant de l’hélium à ~0° absolus et l’est encore davantage à 151. Dans un tube à condenseur de charbon, rempli d’hélium et refroidi dans l’hydrogène liquide, une bobine
fournissant 40 centimètres d’étincelles dans l’air produit une décharge, phosphorescente intermittente au milieu du tube, qui ne donne que le spectre continu du verre. D’expériences comparatives faites avec l’hydrogène, il résulte que le point d’ébullition de l’hélium doit être
voisin de 61 absolus. ,
L. GUILLET. - Propriétés et constitution des aciers au chron1e. - P. 12G.
Les aciers au chrome peuvent se subdiviser en quatre classes, suivant leur teneur : aciers perlitiques, aciers à martensite pure ou
troostite, aciers à martensite et carbure, aciers à carbure.
Les aciers perlitiques ont une résistance à la rupture, une limite élastique et une dureté d’autant plus élevées, à même dose de car- bone, qu’ils renferment plus de chrome. Les aciers à martensite ou
troostite ont une charge de rupture, une limite élastique et une
dureté très élevées, et ne peuvent être employés que dans des cas très particuliers. Les aciers à structure spéciale sont très fragiles et
doivent être rejetés au point de vue industriel.
(1) C. R., 8 février 1904.
233
Les alliages de zinc et de 111agné"ÍUln. - P. -i:!5.
Étude de la fusibilité, des propriétés physiques et mécaniques,
des combinaisons définies. Métallographie des alliages.
Sur l’évolution de la structure dans les métaux, P. -i28.
L’auteur apporte une preuve directe que l’on doit voir dans les
figures superficielles l’inscription spontanée de la structure interne
et profonde. ’
_
DE àJETZ. - L’inversion thorn100lectrique et le point neutre. - P. 4’i.
Les études précises de l’auteur ont confirmé la constance de la
température du point neutre, mais ont prouvé que la relation T,nver;on = eTnm n’est à peu près vérifiée que quand le contact froid est à 16°,1 C., et se vérifie de moins en moins quand la température du
contact froid s’abaisse ; -, seul le couple Pt-Zn suit les deux lois de la thermoélectricité :
To et T ; étant les températures des contacts du couple au moment
de l’inversion.
JOIIN SON, - Sur un interrupteur a vapeur, - P. 177.
Interrupteur lent, n’exigeant pas de self. Une bulle de vapeur fournie par électrolyse interrompt le courant et sa condensation rapide
le referme.
J. THOVERT. -- Sur la profondeur de champ et de foyer des objectifs photographiques. 2013 P. )00.
L’auteur définit ces grandeurs en partant de ce que la photographie
a pour but de reproduire ce que l’oeil voit.
La profondeur de champ sera limitée pour les distances entre
234
lesquelles, pour un tirage donné, la plaque photographique conser-
vera distinctes les images de deux points dont l’écart angulaire est
de 1
3000,(limite de définition angulaire de l’image rétinienne). Deméme la profondeur de foyer, lorsque la surface sensible a été mise
au point sur un objet déterminé, sera constituée par l’écart possible
sur le tirage en conservant distinptes les images de deux points sépa-
rés par une distance angulaire de ’
D’où le calcul correspondant de ces grandeurs.
BIGOURDAN. - sur une cause de variabilité des erreurs de division.
dans certains cercles gradués. - P. 514.
La variation des erreurs de division des cercles gradués avec le temps s’explique par les variations de température, indépendamme nt
de la non-homogénéité du métal qui sert de support ait cercle d’ar- gent. Aussi doit-on rejeter l’emploi comme support de la fonte de fer et lui préférer le laiton ou le bronze ; il vaudrait mieux du reste
faire les cercles en un seul métal (nickel., acier-nickel).
GUYE et SCHIDLOF. 2013Sur l’énergie dissipée dans le fer par hystérésis
aux fréquences élevée. - P. 511.
_
L’énergie consommée par cycle est indépendante de la vitesse avec
laquelle le cycle est parcouru, dans les limites de fréquences employées (de 300 il 1 200 par seconde) .
GUILLET. - Constitution et propriétés aciers au tungstène,
au molybdène. - P. 519 et 539.
Les aciers au tungstène se divisent en deux groupes
1- Les aciers perlitiques, analogues aux aciers au carbone, mais qui ont une charge de rupture d’autant plus élevée qu’ils renferment plus detungstène ; ils sont atteints par la trempe avec plus d’inten-
sité que ceux au carbone, niais dans le méme sens ;
20 Les aciers à carbure double, de propriétés à peu près indépen-
dantes de la teneur en tungstène et de frag ilité constante, quelle que soit la teneur en carbone.
235 La trempe les transforme en aciers inartensitiques ; mais, s’il y a
trop de tungstène, une partie du carbure ne reste pas dissoute. Cer- tains prennent la trempe à l’air.
Le molybdène agit sur les propriétés des aciers de la même ,façon,
que le tungstène, mais il en faut quatre fois plus pour produire les
mêmes résultats.
A. CHAUVEAU. - Sur la déperdition de l’électricité dans l’air au voisinage
des sources thermales. - P. 531.
La déperdition de l’électricité augmente au voisinage de sources
thermales jusqu’à devenir plusieurs fois plus grande qu’à l’air
libre. s
SALO;B10NSEN et DREYER. - Des colorations produites par les rayons de Bec-
querel (application à la cristaMographie ; détermination colorimétrique de la radioactivité). - P. -J33.
L’exposition au radium révèle, pour le quartz, une structure zonée provenant de l’accroissement successif du cris tal .
Le verre se colore d’une manière parfaitement uniforme, et la cou-
leur dépend de sa composition chimique et du temps d’exposition,
ce qui peut conduire à une détermination colorimétrique de la radio- activité.
DEBIERN E. - Sur l’actiniuLl1, - P. a39.
L’auteur montre que le corps radioactif qui est renfermé dans le thorium actif et celui contenu dans le lanthane actif de M. Gisel sont les mêmes, et c’est l’actinium. Du reste, les procédés de frac-
tionnement permettent de concentrer ce corps sur une des terres rares, variable avec la méthode employée.
,
DESLANDRES et KANNAPELL. - Étude dutroisième groupe des bandes de l’air
avec une forte dispersion. - P. 584.
Étude des quatre séries de raies doubles qui prennent la bande.
Ces séries vérifient assez bien la loi de Deslandres ; cependant, avec
les séries I et II, les intervalles d’ordre élevé croissent plus vite que
236
dans la progression formée par les premières raies; c’est l’inverse pour les séries III et IV.
NIILLOCIIAU. - Sur un nouveau système de micromètre. - P. 590 et 665.
L’appareil, basé sur les principes de l’héliomètre, donne deux images
de l’astre observé par interposition, entre l’objectif et l’oculaire de la
lunette, de deux lames de verre à faces parallèles, d’angle variable à
volonté. Il permet facilement d’étudier les diamètres planétaires et
de faire les mesures d’étoiles doubles, et, par inclinaison du système
des deux lames, d’amener au contact des images d’égale intensité,
même lorsque les deux composantes n’ont pas le même éclat. L’auteur fait en outre l’historique de la question.
L. I3ARD. - Des éléments des vibrations moléculaires en rapport avec le sens
de la propagation des ondes sonores. - P. 593.
_
L’impossibilité d’expliquer l’orientation auditive, à l’aide des pro-
priétés connues des ondes sonores, a conduit l’auteur aux deux hypo-
thèses suivantes :
Les oscillations vibratoires des molécules aériennes, autour de
leur position d’équilibre, sont telles que la demi-amplitude centri- fuge par rapport à la source sonore est légèrement supérieure à la centripète qui suit.
La participation à l’ébranlement sonore des zones d’air protégées
par un obstacle est due à la diffusion marginale de cet ébranlement,
se poursuivant de proche en proche par l’action d’entraînement des molécules en mouvement sur les molécules adjacentes : action laté-
rale, sur la limite de la zone protégée; action rétrograde, quand
l’ébranlement atteint des zones d’air en continuité avec une cavité
en retour. Ces deux actions expliquent pourquoi la diffusion des bruits dans les espaces protégés ne change ni la direction des lignes
de vibration des molécules, ni le sens de la prédominance de leurs demi-amplitudes, facteurs nécessaires de’l’orientation.
. MARIE. - Recherches ébullioscopiques sur les mélanges des liquides volatils.
P. 595.
L’auteur montre que la formule de Nernst relative à la valeur de