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Comptes rendus de l'Académie des Sciences ;T. CXL; 1er semestre 1905

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(1)

HAL Id: jpa-00241035

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241035

Submitted on 1 Jan 1905

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Comptes rendus de l’Académie des Sciences ;T. CXL;

1er semestre 1905

G. Boizard

To cite this version:

G. Boizard. Comptes rendus de l’Académie des Sciences ;T. CXL; 1er semestre 1905. J. Phys. Theor.

Appl., 1905, 4 (1), pp.579-604. �10.1051/jphystap:019050040057901�. �jpa-00241035�

(2)

HowARD-D. W1VCHIN. - Reflection of light by colored papers

(Réflexion de la lumière par les papiers coloriés).

-

P. 445-450.

Un spectrophoto mètre de Brace à deux collimateurs permet de comparer, pour cinq longueurs d’onde bien définies, l’intensité de la lumière réfléchie par divers papiers peints à l’intensité de la lumière directe. La source est une lampe à incandescence; une source iden-

tique fournit le spectre de comparaison avec une intensité réglable à

l’aide d’un disque obturateur dont les secteurs évidés ont un angle

variable.

Les résultats numériques obtenus sont très précis : mais ils n’ont, naturellement, de valeur que pour les papiers particuliers étudiés.

Quelques conclusions générales s’en déduisent pourtant, telles que celle-ci : les papiers verts » réfléchissent en quantité notable toutes

les couleurs du spectre.

H. BÉNARD.

COMPTES RENDUS DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES ;

T. CXL; 1er semestre 1905.

G. LIPPMANN. - Franges d’interférence produites par le système

de deux miroirs perpendiculaires entre eux. - P. 21.

Avec deux miroirs dont l’angle est voisin de 90°, on obtient des

°

franges pareilles à celles des rriiroirs de Fresnel. Les deux faisceaux interférents ayant subi chacun deux réflexions fournissent en effet deux images qui fonctionnent comme deux sources synchrones et

donnent un système de franges, à frange centrale blanche, parallèles

à l’intersection du plan des miroirs. L’auteur indique les diverses

formes qu’on peut donner à l’expérience.

DE SPARRE et FOUCHÉ. - Au sujet de la déviation des corps dans la chute libre.

-

p. 33-363 et P. 226-427.

Étude complète.

-

Résultats différents de M. Fouché.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019050040057901

(3)

580

LANGEVIN. 2013 Sur une formule fondamentale de la théorie cinétique.

-

P. 35.

Résolution complète par la méthode de Maxwell du problème de

la diffusion de deux gaz avec une loi quelconque d’action entre les

molécules. Le coefficient de diffusion est alors :

1

les molécules ayant des masses m et ’ln., au nombre de M par unité de volume, s étant la somme des rayons de deux molécules m et 1n1, et h une constante inversement proportionnelle à la température abso- lue, la même pour tous les gaz et égale aux trois quarts de l’inverse de l’énergie cinétique moyenne d’une molécule.

La formule montre que D varie comme T +’, si les molécules se

repoussent en raison inverse de la (n + 1), puissance de la distance.

Elle permet de calculer, en partant des mobilités expérimentales,

la masse des ions des gaz par rapport à celle des molécules, et de trouver ainsi pour les centres négatifs une masse environ 1000 fois

inférieure et pour les positifs une masse égale à celle de l’atome

d’hydrogène.

C. NORDMANN. - Mesure de la conductibilité des diélectriques

au moyen des gaz ionisés.

-

P. 38.

On fournit à une des faces a du diélectrique, dont l’autre est à la terre, des quantités constantes et connues Q d’électricité par unité de temps, et on observe le potentiel variable de cette face.

Au bout de peu de temps, le potentiel E reste stationnaire et prend

la valeur E = QR, R étant la resistance du diélectrique.

.

La quantité d’électricité est fournie par l’ionisation de l’air situé

entre les deux armatures d’un condensateur dont l’une est reliée à la

face a du diélectrique et l’autre portée à un potentiel suffisant pour

produire le courant de saturation .

(4)

P. BECQUE(IEL. - Recherches sur la radio-activité végétale.

-

P. 54.

Les graines, les mousses, un rameau de buis ne donnent aucune

trace de radio-activité quand on prend les plus grandes précautions

contre l’émission de la vapeur d’eau.

A. BERGET- - Sur un mode de visée de larges surfaces de mercure. - P. 79.

Le dispositif consiste à adjoindre à la surface large de mercure à

viser : ’10 un collimateur horizontal, à fente étroite, disposé de façon que le milieu du faisceau parallèle qu’il envoie soit à peu près au

niveau étudié ; sur le prolongement des rayons, une tige thermo- métrique contenant du mercure. On a alors sur cette tige une ligne

très lumineuse se terminant brusquement et avec une grande netteté

dans le plan horizontal à viser.

Cette extrémité permet la lecture au centième de millimètre.

G. SEGUY. - Sur les propriétés radio-actives photogéniques du corail calciné

placé dans le vide radiant et soumis à l’influence des rayons cathodiques.

-

P. 83.

Le corail phosphorescent excite la fluorescence des écrans au pla- tinocyanure de baryum. Sa puissance photogénique est plus grande

que celle d’autres lumières qui, à l’ocil, paraissent plus brillantes.

On peut en conclure que sa phosphorescence est riche en rayons ultra-violets.

,

LE ROUX. - De l’action de très basses températures sur la phosphorescence

de certains sulfures.

-

P. 84, 239.

Historique.

-

Étude dans l’air liquide du sulfure de calcium bleu clair. Ce corps y perd sa phosphorescence ; mais, ramené à sa tem- pérature primitive, il la reprend, avec une intensité plus ou moins grande que celle d’un tube témoin. Plongé dans l’air liquide et excité, puis ramené à la température ordinaire, il est aussi phosphorescent

et se comporte de la même façon par rapport au tube témoin.

On doit en conclure que l’énergie lumineuse potentielle maximum

J. de Phys., 4e série, t. IV. (Août 1905.) 39

(5)

582

que peut induire dans un corps phosphorescent donné une lumière

activante donnée ne dépend pas de la température.

CHANOZ et PERRIGOT. - A propos d’une prétendue démonstration de l’existence des rayons N par la photographie d’écrans au sulfure de calcium insolé.

-

P. 86.

Deux masses égales de plomb et d’acier trempé, placées identique-

ment par une face plane sur des écrans comparables comme épais-

seur et insolation, ne donnent jamais d’auréoles différentes, quelle

que soit la durée de la pose.

Si on observe des auréoles inégales, cela tient à la manière dont s’est établi dans le temps et l’espace le contact des écrans avec la plaque, et non à la nature des masses pesantes utilisées, comme l’avait indiqué M. Bordier 11), qui croyait démontrer ainsi l’existence des rayons N par la photographie.

Sensibilité de l’oreille physiologique

pour certaines voyelles. - P. 87.

Étude faite avec la sirène à voyelles, du minimum de puissance

nécessaire pour impressionner l’oreille écoutant à la même distance la même voyelle sur des notes différentes.

CH. FÉRY. - Sur l’isochronisme du pendule des horloges astronomiques.

P. 106, 262 et 367.

Définition et détermination sur un pendule actionné mécanique-

ment de l’amplitude de réglage, c’est-à-dire de celle qui correspond

au minimum de temps d’oscillation et pour laquelle une variation d’amplitude produit la variation minima de la marche.

Description et étude d’un pendule électrique à échappement libre,

et d’un thermomètre intégrateur donnant la température moyenne de l’endroit où il se trouve.

(1) C. R., décembre 1904.

,

(6)

MOUREAUX. - Sur la valeur des éléments magnétiques au 1 er janvier 1905.

P. 107.

C. GANIIGIIEL. - Sur la fluorescence.

-

P. 139.

Le ’coefficient d’absorption du verre d’urane pour les radiations

qu’il émet par fluorescence est le même, que la fluorescence soit excitée ou non, contrairement aux résultats de J. Burke (’ ) .

et PUISEUX. - Étude des photographies lunaires.

-

Considérations

sur la marche de la solidification dans l’intérieur d’une planète.

-

P. 192.

L’étude de photographies lunaires et celle de l’écorce terrestre semblent montrer que la solidification d’une planète débute par la

surface, et progresse lentement vers le centre, opposant aux épanchements volcaniques un obstacle de plus en plus efficace. Cette conclusion est contraire à l’hypothèse de Kelvin, qui admet que la solidification commence par le centre et se propage jusqu’à la sur-

face.

H. PELLAT. - Champ magnétique auquel est soumis un corps

en mouvement dans un champ électrique.

-

P. 229.

L’auteur démontre que ce champ H

=

KpV sin a :

.

K désignant le pouvoir inducteur spécifique du milieu;

(p, l’intensité du champ électrique;

V, la vitesse du corps en mouvement;

John BURKE, Phil. Trans., série A, t. CXCI.

(7)

584

~x, l’angle de la vitesse et du champ.

La relation est exacte dans les deux systèmes d’unités.

Elle permet peut-être d’expliquer la dérivation des rayons ma-

gnéto-cathodiques dans un champ électrique, par la composition du camp magnétique produit par le mouvement de ces rayons avec le

champ magnétique préexistant de l’électro-aimant.

P. MA.SSOUL1ER. 2013 Contribution à l’étude de l’ionisation des tlammes.

P. 234, 6~’~ et 1023.

Étude de l’ionisation dans les flammes obtenues avec de la vapeur d’éther. Rôle secondaire des électrodes montrant que le courant est dû à une ionisation qui est un phénomène de volume ayant son siège

dans toute la flamme, et qui dépend non seulement de la tempéra-

ture, mais des réactions qui s’y produisent, dissociation de l’acide

carbonique par exemple.

Les résultats obtenus sont réguliers quand on emploie des élec-

trodes verticales disposées symétriquement dans la flamme, et l’in- tensité du courant recueilli est sensibleinent indépendante de leur

distance.

G. MESLIN. 2013 Sur les coefficients d’aimantation spécifique des liquides.

P. 237.

Tableau donnant les valeurs des coefficients d’aimantation spéci- fique d’un certain nombre de liquides diamagnétiques. Voici quelques

nombres :

J. DANNE. - Sur un nouveau minéral radifère.

-

P. 241.

Existence à Issy-l’Évêque d’une pyromorphite radio-active ne

contenant pas d’uranium, ce qui est assez remarquable, la présence

du radium n’ayant été jusqu’ici constatée que dans les minéraux uranifères. Il est probable que le radium a été apporté dans le mi-

néral à une époque récente par des eaux radio-actives.

(8)

P. LANGEVIN et M. MOULIN. 2013 Sur un enregistreur des ions

de l’atmosphère - P. 305.

L’appareil enregistre les variations continuelles du nombre d’ions contenus dans l’atmosphère, ions ordinaires de grande mobilité et

gros ions. L’air aspiré à l’extérieur passe d’abord dans un condensa- teur cylindrique dont l’électrode extérieure est chargée à un poten-

tiel V par une batterie, et dont l’électrode intérieure communique, soit

avec une paire de quadrants d’un électromètre Curie très amorti, soit

avec la cage de l’électromètre, reliée elle-même à l’autre paire de quadrants, à l’autre pôle de la batterie, aux écrans conducteurs dis-

posés autour des canalisations.

La rninuterie du compteur à air réalise, à chaque passage d’un volume connu d’air, les différentes communications et les inversions de champ, et les déviations sont enregistrées par la photographie;

on obtient ainsi deux ou trois points par heure pour chaque signe.

Un perfectionnement permet, dans un autre enregistreur, d’éviter

la remise au zéro périodique de l’électromètre.

B

L. GUILLET. - Sur la trempe des bronzes.

-

P. 301.

Pour les alliages contenant plus de 92 0/0 de cuivre, la charge de

rupture augmente un peu par trempe à basse température entre 4000

et 6001. Les allongements subissent des variations analogues.

Pour des métaux de 92 0/0 de cuivre, la charge de rupture croît très nettement dès que la température de trempe dépasse 5000, pour atteindre son maximum à 400° ; il en est de même pour les allonge-

ments, mais le maximum a lieu à une température qui dépend de la composition.

E GUYE et A. SCHIDLOF. - Hystérésis magnétique aux fréquences

élevées dans le nickel et les aciers au nickel.

-

P. 369.

Application de la méthode bolométrique au nickel et aux aciers-

nickel 1 ’ ) ,’ qui conduit aux résultats suivants :

1° Entre 300 et 1200 périodes par seconde, l’énergie dissipée par

(1) C. R., 20 avril 1903 et 26 septembre 1904.

(9)

586

cycle est, comme pour le fer, indépendante de la vitesse avec

laquelle le cycle est parcouru ;

21 La perte par hystérésis reste faible jusqu’à des champs relative-

ment élevés ;

3" Il y a analogie entre les courbes relatives au nickel et à l’acier- nickel à ~7 0/0, entre les courbes relatives au fer et aux aciers-nickel

36 0/0 et 4~ 0/0.

J. BOUSSINESQ. - Sur l’existence d’un ellipsoïde d’absorption dans tout cristal translucide, même sans plan de symétrie ni axe principal. - P. 401 , 623.

Démonstration théorique.

HOULLEV1GUE. -- Propriétés optiques du fer ionoplastique. - P. 428,1093.

Les pellicules transparentes de fer, placées dans un champ magné- tique perpendiculaire à leur plan et traversées normalement par de la lumière polarisée, transforment une vibration rectiligne en une elliptique de grand axe incliné sur le plan de la vibration incidente ;

l’auteur montre que cet effet ne peut pas s’expliquer par la décompo-

sition de la vibration rectiligne en deux circulaires inverses dont les

intensités, égales à l’entrée dansla lame, diminueraient inégalement,

par suite d’une différence dans leurs coefficients d’absorption.

L,es dépôts ionoplastiques de fer ne sont pas biréfringents ; leur épaisseur peut se mesurer par dissolution du fer dans l’eau régale et comparaison colorimétrique avec une liqueur titrée. Cette mesure,

jointe à celle de la transparence pour la lumière, permet de déter- miner, par simple transparence, l’épaisseur de lames préparées de la même façon.

GUYE et DENSO. - Sur la chaleur dégagée dans la paraffine soumise à l’action

d’un champ électrostatique tournant de fréquence élevée.

-

P. 433.

Pour une même fréquence, l’énergie dégagée dans la paraffine

sous forme de chaleur est proportionnelle au carré de la tension, et,

pour une même tension, proportionnelle à la fréquence.

(10)

A. BROCHET et J. PETIT. - Sur l’électrolyse d’acides organiques au moyen du courant alternatif.

-

P. 443.

L’électrolyse des acides formique et oxalique peut être facilement

réalisée par le courant alternatif; les résultats sont les mêmes

qu’avec le courant continu, elles rendements sont très élevés.

JUNGFLEISCH. - Sur la phosphorescence du phosphore. - P. 444.

L’auteur croit pouvoir établir : que la vaporisation du phosphore

à la température ordinaire porte sur des quantités de matière trop

faibles pour produire par combustion la phosphorescence observée ;

2° que le phosphore passe dans les gaz qui l’entourent en formant

avec l’oxygène un oxyde plus volatil que lui ; 30 que les phénomènes

lumineux résultent, presque en entier, de la combustion spontanée

de la vapeur de cet oxyde arrivant au contact de l’oxygène.

TEISSERENC DE BORT. - Variation de la température quotidienne

dans la haute atmosphère. - P. 467.

Dans la partie moyenne de l’atmosphère, de 3 à 10 kilomètres, les

isothermes sont sensiblement parallèles et, d’un jour à l’autre, ne

font que se resserrer ou s’espacer dans des limites très restreintes.

Au contraire, dans les régions inférieures (~ à 3 kilomètres), ou

au delà de 10 kilomètres, on constate de nombreuses irrégularités

et de grandes variations de la température..

G. MESLIN. - Sur le coefficient d’aimantationdubismuth et sur quelques points

de repère dans l’échelle diamagnétique. - P. 499, 783 et 829.

V oici quelques-unes des valeurs trouvées en prenant pour le coef- ficient d’aimantation de l’eau

-

0,79 10-6 :

L’étude des solutions permet de constater que le pouvoir magné-

(11)

588

tique de la solution ne peut se calculer, surtout pour les sels fortement

magnétiques, en faisant la somme algébrique des pouvoirs magné- tiques relatifs au dissolvant et au sel dissous. Les mélanges d’alcool et

d’eau donnent, pour 4 0/0 d’eau, un maximum supérieur au coefficient d’aimantation de l’alcool ou de l’eau pure ; c’est pour cette quantité

d’eau qu’il y a d’ailleurs dans les mélanges une température minima

d’ébullition.

C. MATIGNON. 2013 Prévision d’une réaction chimique

formant un système monovariant. - P. 513.

Il est possible de prévoir les réactions chimiques en utilisant la loi des phases ou la loi d’action de masse, et, en plus, une autre loi qui peut s’appeler la loi de constance de la variation d’entropie aux températures correspondantes. Exelnples :

LOEWY. - Précautions à prendre dans le mode d’exécution de certaines recherches de haute précision.

-

P. 555.

L’auteur montre que, dans bien des cas, on a attribué à la flexion des cercles gradués des effets uniquement dus à la mauvaise défini- tion des images des traits et à un défaut de centrage dans l’appareil d’éclairage.

C. Sur l’intensité des impressions photographiques produites

par de faibles éclairements. - P. 573.

Sur une photographie négative, les contrastes sont exagérés dans

les régions très peu éclairées et atténués dans les régions plus

éclairées.

Sur l’épreuve positive, les différences d’éclairement sont, au con-

traire, fidèlement reproduites.

ROGOVSKY. - Sur les rayons cathodiques émis par l’anode.

-

P. ~’ï~.

En reliant à l’anode d’une petite bobine de Ruhmkorff l’électrode

opposée à la croix d’aluminium placée dans un tllbe de Crookes, on

obtient une ombre de cette croix. Les rayons émis par l’anode sont

(12)

déviés par un aimant dans le même sens que les rayons cathodiques,

et il y a une électrisation positive de l’électrode opposée à la croix, qu’elle soit anode ou cathode.

C. FORTIN. - Tension superficielle d’un diélectrique dans le champ électrique.

P. 511.

Dans un champ de 20000 volts par centimètre, normal à la sur- face, la variation relative de la tension superficielle du pétrole est

inférieure à - 1 40

*

La dénivellation qui accompagne le champ, quand

le liquide diélectrique est placé entre les deux armatures planes et parallèles d’un condensateur, assez rapprochées pour qu’il ‘ y ait

ascension capillaire, parait donc due en entier à l’attraction du dié-

lectrique par le champ, et permet de mesurer le pouvoir inducteur spécitique. L’auteur trouve ainsi pour le pétrole K 2,08.

W. Sur l’ionisation due à l’émanation du radium. - P. ~8i, ~86.

Mesure, dans des conditions données, des constantes de la for- mule donnée par Curie et Danne (’ ), reliant au temps l’intensité du courant de saturation que l’on peut faire passer à travers un gaz ionisé par un poids connu de bromure de radium.

Étude de la loi d’absorption par l’air. L’auteur conclut des résul- tats obtenus que :

1° Le nombre maximum d’ions de chaque signe produits en une

seconde par l’unité d’émanation est de 2,1 . 10°, si l’on admet que la

charge d’un ion égale 3 . unités électrostatiques ;

2° L’énergie d’émanation que peut produire l’unité d’émanation

pendant sa vie est égale à 3,13 . 101 ergs, l’énergie nécessaire pour ioniser une molécule d’air étant égale à 3 . 10-11 ergs;

3° Une molécule d’éinanation, en se détruisant, produit 14500 ions

de chaque signe.

MOREUX. 2013 Sur la constitution des taches solaires.

-

P. 633.

"

Théorie.

) C. R., 14 mars 1904.

(13)

590

A. LEDUC. - Sur quelques densités de gaz et la précision qu’elles comportent.

P. 643, 717.

L’auteur rappelle que les densités de l’hydrogène, de l’azote, du méthane, du chlore, de l’oxyde azoteux et de l’anhydride sulfureux, qui viennent d’être déterminées dans ces derniers temps (1), con-

cordent parfaitement soit avec ses propres résultats expérimentaux, -

soit avec les densités calculées d’après une méthode qu’il a indi- quée (2). Il donne pour certains gaz la limite de précision qu’il est

raisonnable de concevoir et possible d’atteindre.

B. SABAT. - Action, du bromure de radium sur la résistance électrique

des métaux. - P. 645.

.

Le bromure de radium, placé auprès de fils de bismuth, de fer, d’acier, de cuivre, de platine, de laiton, de maillechort, augmente leur résistance électrique ; l’augmentation est due en partie seule-

ment à l’échauffement produit. Les métaux absorbent donc les rayons

Becquerel et transforment une partie de ce rayonnement en énergie calorifique.

TURCHINI. - Variations de l’étincelle équivalente du tube à rayons X.

-

P. 649.

L’étincelle équivalente varie avec l’intensité du courant, la bobine

employée et la fréquence de l’interrupteur.

Elle croît plus vite que l’intensité ; elle est plus faible avec une

bobine à grosse self-induction, et cela d’autant plus que la fréquence

est plus basse ; enfin elle tend vers une limite quand la fréquence augmente.

G. GAILLARD. - Sur le temps que la précipitation met à apparaître

dans les solutions d’hyposulfite.

-

P. 652.

Étude en fonction de la concentration et de l’adjonction d’acides,

de bases ou de sels solubles dans l’hyposulfite.

(1) C. R., 1904 et 1905.

(1) Ann. de Phys. et Chiniie, t. XV ; 1898.

(14)

A. BROCHET et PETIT. - Sur la dissolution électrolytique du platine

dans l’acide sulfurique.

-

P. 655.

Étude des effets du courant à intensité variable, du courant alter-

natif et de la présence d’un oxydant dans la liqueur.

H. Propriétés physiques comparatives du cobalt

et du nickel purs.

-

P. 657.

Étude complète.

A. GUEBHARD et,VILLAPD. - Sur la cause du silhouettage photographique.

P. 715, 1335 et 1446, et p. 185.

Le silhouettage blanc ou noir s’explique si on considère que, sur toute émulsion ayant reçn côte à côte deux impressions très contras- tées, il doit se former nécessairement une zone intermédiaire, impres-

sionnée indirectement par l’irradiation tangentielle, partie du bord

de la zone la plus fortement illuminée pour se dégrader rapidement

vers l’ombre et qui sera révélée par surdéveloppement.

M. Villard fait remarquer que ce qu’il a décrit est non une ligne

noire entourant le contour des objets, mais un liséré blanc dont il n’a donné d’ailleurs aucune explication, mais indiqué seulement quelques-uns des cas on peut l’obtenir.

E. BRANLY. - Distribution et contrôle d’actions produites à distance

par les ondes électriques.

-

P. 777.

Modèle permettant de réaliser à une station de réception, non habitée, un phénomène mécanique quelconque, ou la mise en marche

d’un moteur, ou l’incandescence de lampes, avec interruption à

volonté.

BROCA et TURCHINI. - Sur la variation du pouvoir inducteur spécifique

du verre avec la fréquence.

-

P. 780.

On peut utiliser, pour produire des courants de haute fréquence

de période calculable, des bouteilles de Leyde en verre, à condition

(15)

592

d’introduire dans les formules une capacité environ moitié de celle

mesurée pour des charges g de l’ordre due 1 10 10 de seconde, et les - de

la capacité mesurée en employant la fréquence d’un secteur alter-

natif ordinaire.

~ J.

BOUSSINESQ. - Construction, dans un milieu opaque homogène,

des rayons lumineux qui y pénètrent par une surface plane.

-

P. 825.

Théorie mathématique.

CH. FABRY. - Sur un nouveau dispositif pour l’emploi des méthodes de spectroscopie interférentielle.

-

P. 84S-1t36.

Le faisceau à étudier, rendu parallèle, est reçue, après traversée

de l’appareil interférentiel, sur une lentille qui en donne en son plan

focal une image les anneaux d’interférence ne sont pas directe- ment observables, si la lumière utilisée contient de nombreuses radiations. On place alors dans ce plan focal la fente d’un spectros-

cope sans astigmatisme, et on voit, suivant la largeur de la fente,

des anneaux complets ou des portions d’anneaux, de longueurs

d’onde faciles à caractériser. La méthode est en particulier appli-

cable à l’étude de l’ultra-violet par la photographie.

L’auteur l’applique aussi au spectre solaire.

GUINCHANT Electromètre à sextants et à aiguille neutre. - P. 85~1.

L’aiguille, formée par une lame de mica argentée, est suspendue

par un fil de cocon ou un fil de soie ; son couple directeur est fourni

par un petit barreau aimanté qui permet d’en faire varier la sensi- bilité au moyen d’un aimant. Elle se trouve au-dessus de 6 secteurs,

placés dans un même plan ; les secteurs opposés par le sommet sont reliés entre eux, et sont portés, le secteur central de grande surface à

la source dont on mesure le potentiel, les secteurs latéraux aux deux pôles de la pile de charge. La théorie de l’instrument est la même que celle de l’électromètre à quadrants; sa sensibilité pourra être telle qu’il donnera une déviation de 1 millimètre par millivolt sur

une échelle à 1 mètre, avec une pile de charge de ?00 volts.

(16)

LESPIEIiU. - Études cryoscopiques faites dans l’acide cyanhydrique. - P. 855.

Études faites sur l’eau, l’alcool, le chloroforme, la benzine, les acides trichloracétique et sulfurique, l’iodure et l’azotate de potas- sium. Les résultats obtenus concordent avec ceux déduits par Kah-

lenberg (’1 de l’étude des conductibilités des solutions cyanhydriques.

H. DESLANDRES et D’AZAMBUYA. - Variation des spectres de bandes du carbone avec la pression et nouveaux spectres de bandes du carbone. -

P. 917 (1).

Quand la pression augmente, toutes les bandes négatives du car-

bone fournies par l’oxyde de carbone et l’acide carbonique gagnent

en étendue, les différences d’intensité entre les raies de la tète à la queue étant beaucoup moindres. Le groupe perd son espace obscur, qui est envahi, de même que la tête, par les raies d’une série nouvelle qui s’enchevêtrent avec les premières raies. Le même phé-

nomène se présente, mais moins nettement, pour les bandes posi-

tives.

,

Des bandes nouvelles entre a, 410 et ~ ~3~30 sont observées dans le mode d’excitation de l’étincelle avec inductance et capacité ; l’acide carbonique donne aussi un spectre nouveau, spécial au point brillant

de la cathode, à la pression atmosphérique et avec l’étincelle ordi- naire.

LEDUC. - Sur le diamagnétisme du bismuth. - P. 1023.

Si on fait cristalliser du bismuth dans un champ magnétique,

celui-ci a pour effet de déterminer dans sa propre direction un tasse- ment minimum, c’est-à-dire un maximum de perméabilité. En effet

de petits ballons sphériques de verre suspendus par un fil, remplis

de bismuth fondu et placés dans un champ pendant la cristallisation, reprennent dans ce même champ la même position et, dans un autre,

une position telle que la direction de perméabilité maxima soit con-

fondue avec celle du champ.

(1) Voir DESLANDi0152s, C. R., t. CXXXIX; 1904; et t. CXXXVII; 1902.

(17)

594

CHANOZ. - Sur la variation de la différence de potentiel au contact

des dissolutions miscibles d’électrolytes.

-

P. 1023.

Si A et B sont des dissolutions aqueuses de corps purs différents,

ou, si A étant de l’eau pure, B est une dissolution d’un mélange de

deux corps, la différen ce de potentiel V.A

-

VB peut varier, suivant que les couches de transition proviendront de diffusion ou que l’on provo- quera un mélange au niveau de la zone de séparation. C’est ce que

l’on constate en effet ; la variation peut être de l’ordre de 60 milli- volts.

EGOROFF. - Sur le dichroïsme produit par le radium dans le quartz incolore

et sur un phénomène thermoélectrique observé dans le quartz eniumé à stries.

-

P. 1027.

L’action du radium produit dans le quartz une coloration qui

n’est pas accompagnée de changements dans la marche des rayons

lumineux ; mais la lame teintée présente un dichroïsme identique à

celui que l’on observe ordinairement dans le quartz enfumé. De même, les stries enfumées observées dans certains quartz naturels

et qui disparaissent par la chaleur peuvent reparaître sous l’action

du radium.

L’auteur signale de plus un phénomène nouveau constaté sur

un quartz enfumé, taillé perpendiculairement à l’axe, et présentant

des stries parallèles aux axes secondaires avec trois taches triangu-

laires. Dans ce quartz, chauffé uniformément à 100° et saupoudré

d’un mélange de poudre et de minium, les espaces transparents entre les stries et les taches se sont couverts de minium, indiquant une

électrisation négative, et donnant ainsi lieu à un phénomène ther- moélectrique non encore observé.

_

V. CRÉ1BtIIEU. - Dispositif auto-amortisseur applicahle aux mouvements pendulaire et oscillatoire.

-

P. 1029.

Le dispositif consiste à ajouter à 1 appareil oscillant une cavité cylindrique de même axe, dans laquelle se place un disque muni

d’un contrepoids et d’un axe coïncidant avec celui du système. On

remplit complètement le cylindre d’un liquide visqueux ; om, si l’on

(18)

opère sans liquide, il suffit de prendre plusieurs disques au lieu d’un

seul. Pour une période convenable des deux systèmes oscillants, on obtient, sans grande difficulté et sans ajouter une masse considé- rable, une très bonne apériodicité.

Pour les appareils de torsion à axe vertical, les contrepoids seront

des aimants de moment magnétique convenable.

TOUCHET. - Sur une photographie d’éclair montrant une incandescence de l’air.

-

P. 1031.

Les éclairs de grande intensité, surtout les éclairs linéaires très

brillants, semblent persister, pendant une seconde ou deux, en s’éteignant graduellement. Cette lueur, que montre la photographie, peut être attribuée à l’incandescence des gaz de l’air.

BAZIN. - Imitation du vol à voile.

-

P. 1096.

Théorie.

GUINCHANT et GERNEZ. - Sur la triboluminescence. - P. ’110I, 1170 et p. ~I13!~, 1235 et 1.337.

La luminescence observée avec toutes les variétés d’anhydride arsénieux, avec le sulfate de potassium et un grand nombre de sels d’acides minéraux et organiques, par la réduction des hypochlorites

et des hypobromites, se produit seulement au contact d’un corps dur contre un cristal récemment formé ou à la rencontre de deux cristaux.

Elle est due à la rupture des cristaux, et, pour l’anhydride, à leur

transformation après formation (phénomène chimique). Cette tribo-

luminescence se conserve : les cristaux peuvent émettre de la lumière par rupture, quelques mois après qu’on les a obtenus. La lumière produite donne un spectre continu, à grand pouvoir photochimique,

où prédominent les radiations jaunes et vertes.

DE Is.OWALSKI et Sur le spectre d’érmission de l’arc électrique

à haute tension.

-

P. ’I~02.

D’après Starck, l’arc se produit au moment où la température de la

(19)

596

surface de la cathode est assez élevée pour produire une sorte d’éva- poration du métal de la cathode. Les photographies prises par les auteurs montrent en effet l’existence des vapeurs métalliques, dans

un état et à une température analogues à ceux qu’on trouve dans le

cône d’une flamme à gaz. Les lignes métalliques ont une longueur

variable avec l’intensité du courant. Pour une certaine intensité,

elles traversent toute la hauteur du spectre et sont en même temps élargies vers la cathode.

HEMSALECH. 2013 Sur une méthode simple pour l’étude des étincelles oscillantes.

P. 1103,1323.

L’étincelle éclate entre deux pointes de platine placées au-dessous

d’un tube de verre d’où sort un courant d’air constant. On peut alors

apercevoir à la loupe un trait de feu brillant et rectiligne, reliant les fils de platine et qui est la décharge initiale, puis une série de traits

plus larges, curvilignes, moins lumineux, qui sont les oscillations. On peut même photograpliier le phénomène. La décharge initiale donne

le spectre des lignes de l’air et les oscillations les spectres de bandes de l’azote. L’inclinaison des oscillations par rapport à la direction du courant d’air permet de mesurer la vitesse des ions azote. Elle est de

)9 mètres-seconde pour une fréquence de 27400, est proportion-

nelle à la iréquence et dirninue quand la capacité augmente.

Si l’on introduit, une bobine de self dans le circuit de décharge du

condensateur et dans cette bobine un noyau de fer, ou un tube

mince de fer, on pent alors étudier l’effet simultané des courants de Foucault et du magriétisme ou celui du magnétisme seul. On trouve

ainsi que les courants de Foucault augmentent la fréquence d’oscil-

lations par seconde sans influer sur le nombre des oscillations dans

chaque décharge, et que l’hystérésis du fer détruit les oscillations et

en diminue plus ou moins la fréquence.

L. BENOIST. 2013 Méthode et appareil de dosage dans les applications médicale

de l’électricité statique.

-

P. 1106.

L’auteur, définit comme unité dans la pratique médicale le

franklin, égal au tiers de millicrocoulomb. Un bain électrostatique

sera à la dose de 10 franklins quand la densité, mesurée sur la sur-

face dorsale de la main tendue, sera de 10 franklins par centimètre

(20)

carré. Pour cette mesure, l’auteur a réalisé un électro-densimètre, composé d’un plan d’épreuve et d’un électromètre à feuille d’alumi-

nium, de construction particulière.

TURCHINI. - Sur les variations d’éclat données par un tube de Crookes.

P. 1I39, 1325.

Étude en fonction des constantes du circuit comprenant le tube :

étincelle équivalente, intensité au secondaire, fréquence de l’inter- rupteur, bobine employée.

Les variations observées montrent qu’il y a intérêt à employer

une forte bobine, toute la self du primaire, avec des interrupteurs

donnant des fréquences de 20 à 30 par seconde. A cette fréquence,

l’éclat de l’écran fluorescent croît linéairement avec l’intensité à étin- celle équivalente constante; à intensité constante, il augmente jusqu’à

une valeur fixe quand l’étincelle atteint 10 à 1~ centimètres.

Il n’y a donc, en radioscopie et radiographie, aucun avantage à employer des étincelles équivalentes supérieures à 12 centimètres, ce qui avait été déjà reconnu dans la pratique.

P. LANGEVIN. - Sur l’impossibilité physique de mettre en évidence

le mouvement de translation de la Terre.

-

P. 11 i 1.

Explication, par la théorie des électrons, des résultats négatifs

obtenus par Trouton et Noble (~) dans une expérience un conden-

sateur plan, chargé et suspendu à un fil de torsion, conserve une position d’équilibre invariable quand la direction du mouvement de translation de la Terre se déplace par rapport au plan vertical des plateaux.

E. MATHIAS. - Sur la chaleur de vaporisation des gaz liquéfiés.

-

P. 1174.

L’auteur définit la chaleur de vaporisation apparente d’un gaz liquéfié comme le quotient de la quantité de chaleur absorbée par le

poids de gaz vaporisé. Cette chaleur tend vers une valeur finie pour la température critique.

Sa mesure expérimentale, telle que la donnent, par exemple, les

(1) TROUTON and NOBLE, Phil. T7-ans., A, t. CCII ; 103.

,l. de Phys., 4e série, t. IV’. (Août 1905.) 40

(21)

598

expériences sur l’acide carbonique, est capable à elle seule de résoudre le problème du point critique comme celui de l’univariance des états saturés en équilibre, pourvu que les expériences soient poussées au delà de la température critique.

PONSOT. - Chaleur dans le déplacement de l’équilibre

d’un système capillaire.

-

P. 1177.

Théorie thermodynamique.

ROGOVSKY. - Sur la différence de température des corps en contact.

-

P. i179.

Tableau donnant la différence de température entre la surface de fils d’argent parcourus par un courant et celle de l’eau qui les entoure,

en fonction du diamètre du fil, de l’intensité du courant et de la vitesse de l’eau.

P. DUHEM. ~-~- De l’hystérésis magnétique produite par un champ oscillant super-

posé à un champ tournant ou à un chanip constant.

-

P. 1216, 1371.

Théorie.

-

Comparaison avec les résultats obtenus par Mau- rain ( ) .

PONSOT. - Volume spécifique d’un fluide dans des espaces capillaires.

P. 1236.

L’auteur démontre par la thermodynamique que le volume spéci- fique d’un fluide dans un espace capillaire n’est pas le même dans toute son étendue.

BROCA et TURCHINI. - Sur la résistance des fils métalliques pour les courants

électriques de haute fréquence.

-

P. 1239 et 1677.

Les métaux non magnétiques (cuivre et platine) ont une résistance qui diffère peu de celle calculée par la formule connue de lord Kelvin.

Pour le fer, les résultats n’ont plus rien de commun avec la for-

mule. La résistance, mesurée par l’échauffement produit dans le fil,

,‘

(1) J. de Phys., 46 série, t. III, p. .’I; 1904.

(22)

dépend de l’intensité du courant, et est beaucoup moindre que celle

qui correspondrait à la perméabilité habituelle du métal avant satu- ration. Il faut tenir compte du pouvoir inducteur spécifique du métal.

Le cuivre possède, par exemple, pour des fréquences de 1000000, un pouvoir inducteur spécifique de l’ordre de ~0~ ~ .

GUYE. - Nouveau mode de calcul des poids moléculaires exacts des gaz liquéfiables à partir de leur densité.

-

P. 12411, 387.

L’auteur indique une formule permettant le calcul des poids mo-

léculaires et l’applique à H, C, S, 0, Cl, Az et -argon. La précisidn

obtenue est de l’ordre de quelques dix-millièmes.

VIOLLE et Propagation des sons musicaux dans un tuyau de 3 mètres de diamètre. - P. 1293.

Il y a conservation des propriétés acoustiques du son à grande vi-

tesse. La portée dépend d’ailleurs de la hauteur, les sons aigus por- tant moins loin que les sons graves. La durée de propagation d’un

son harmonique est indépendante de la hauteur du son fondamental

initial, ainsi que de la nature de l’instrument employé ; mais on ne

sait pas encore bien comment varie le retard d’un harmonique sur

le son fondamental, tant avec la longueur d’onde de cet harmonique qu’avec la distance.

CH. GUYE et H. GUYE. - Sur la rigidité électrostatique des gaz

aux pressions élevées.

-

P. 1320.

Les expériences faites sur l’azote, l’air, l’oxygène, l’hydrogène et l’anhydride carbonique ont montré que, jusque vers 10 atmosphères,

le potentiel explosif croît linéairement avec la pression et qu’ensuite

le rapport du potentiel à la pression diminue en général suivant une

courbe parabolique.

Il y a pour l’azote un maximum du potentiel explosif au voisi-

nage du maximum de compressibilité, pour l’air au voisinage de

65 mètres de mercure.

Près du point critique de l’acide carbonique, il semble que le po-

tentiel baisse.

(23)

600

Les résultats ne paraissent pas diff’érer si on opère en présence de

sels de radium ou en faisant agir les rayons X.

E. BLOCH. - Sur la conductibilité des gaz issus d’une flamme. - P. 1327.

Les ions contenus dans les gaz issus d’une flamme prennent, au

bout d’un temps suffisamment long, une mobilité d’équilibre de

l’ordre de 0~~,01. Ils doivent donc être classés dans la catégorie des

gros ions, et il semble qu’il n’existe aucune mobilité stable intermé- diaire entre celle des gros ions et celle des ions ordinaires.

A. JACQUEROD et 0. SCHEUF,R. - Sur la compressibilité de différents gaz au-dessous de 1 atmosphère et la détermination de leur poids moléculaire. - P. 1384.

Étude, entre 200 et 800 millimètres de mercure, de la compressi-

bilité de l’hydrogène, bioxyde d’azote, ammoniaque, acide sulfureux et hélium. L’hélium et l’hydrogène sont moins compressibles que ne le voudrait la loi de Mariotte.

A l’aide des données expérimentales, les auteurs calculent les

poids moléculaires par la méthode des densités limites(’) et trouvent

des résultats qui coïncident parfaitement avec ceux que les meilleures méthodes permettent d’atteindre.

H. ABRAHAlB1. - Fabrication électrolytique de fils métalliques très fins.

-

P. 1444.

Le fil dont on veut diminuer la section est pris comme électrode positive dans une électrolyse ; on mesure de temps en temps sa résis-

tance électrique et l’on arrête le courant quand la section atteint la valeur voulue. Le bain doit être très dilué, l’eau distillée contenant

quelques millièmes de son poids de SO"Cu poui, le cuivre, d’AzO3Ag

pour l’argent, de façon que le courant se distribue uniformément sur

toute la longueur du fil et ait une intensité de l’ordre de 1 d’am-

,

100

père par centimètre carré de surface du fil. L’opération doit être

lente pour que le sel formé ait le temps de se diffuser dans le bain.

J. DUCLAUX. - Conductibilité des solutions colloïdales.

-

P. 1468.

La conductibilité des solutions colloïdales, formées de micelles en

(1) D. BFFTT.HEIOT, C. R., t. CXXVI.

(24)

suspension dans un liquide, est très faible, de l’ordre de , 500 et même

due 1 de celle d’une solution cristalloïde de même concentration.

1000

Elle est la somme de deux termes, l’un correspondant au liquide et

aux cristalloïdes qu’il tient en solution, l’autre aux micelles, gros ions ayant un pouvoir conducteur propre qui peut être supérieur au premier.

Ces micelles ont aussi une pression osmotique, qui, dans certains cas, dépasse 1 mètre d’eau, et il semble qu’on puisse étendre aux

solutions colloïdales les lois des solutions ordinaires, à la condition de tenir compte des assemblages complexes que peuvent former les micelles.

H. POINCARÉ. - Sur la dynamique de l’électron.

-

P. >1 50à.

Pour expliquer l’impossibilité de démontrer le mouvement absolu de la Terre, Lorentz introduit l’hypothèse d’une contraction de tous les corps dans le sens du mouvement terrestre, et montre que les

équations du champ électromagnétique ne sont pas altérées par la transformation dite de Lorentz. L’électron en mouvement prend alors

la forme d’un ellipsoïde aplati, avec deux de ses axes qui restent

constants. Langevin a supposé que c’était le volume qui restait cons-

tant ; Poincaré regarde l’électron, déformable et compressible,

comme soumis à une sorte de pression constante extérieure dont le travail est proportionnel aux variations de volume. Si l’on regarde

alors comme un phénomène exclusivement électromagnétique, et

l’inertie et toutes les forces, sauf la pression constante, l’impossibi-

,

lité de montrer le mouvement absolu et la contraction s’explique

très bien.

L’Auteur montre de plus que, si toutes les forces d’origine quel-

conque étaient affectées par une translation (autre hypothèse de Lorentz), celles de gravitation le seraient d’une façon telle qu’il n’est probablement pas possible de le constater expérimentalement.

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