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Submitted on 1 Jan 1910
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Comptes rendus de l’Académie des Sciences; 1er semestre 1910
Boizard
To cite this version:
Boizard. Comptes rendus de l’Académie des Sciences; 1er semestre 1910. J. Phys. Theor. Appl., 1910, 9 (1), pp.915-928. �10.1051/jphystap:019100090091501�. �jpa-00241602�
vation de l’énergie. Or, la Bibliothèque Royale de Hanovre possède
une critique, écrite par Huyghens, de la proposition XXXVII du
second livre (p. 330) des P~~incz~ic~, oix Newton arrive à cette conclu- sion que la vitesse d’écoulement v de l’eau àtravers une étroite ouver-
ture, dans le fond d’un vase rempli de liquide jusqu’à une hauteur A,
est exprimée par la relation v2 = gA, g étant l’accélération de la
pesanteur; il en résulterait, comme Newton le mentionne expressé-
ment, que l’eau, jaillissant verticalement avec cette vitesse, n’at- teindrait que la moitié de la hauteur du niveau liquide. Huyghens
fait remarquer avec raison que ce résultat est absurde, que la formule doit s’écrire v2 _ 2gA et que la valeur de la vitesse d’écoulement
ne peut se déduire que du principe suivant lequel l’eau jaillissant
avec la vitesse acquise doit pouvoir remonter jusqu’à la hauteur d’où elle est descendue, c’est-à-dire jusqu’au niveau de la surface libre du liquide. Le principe sur lequel Huyghens s’appuie ainsi n’est autre
que celui que nous appelons actuellement le principe de la conser-
vation de l’énergie et qui, dans son HoroZo~iu~~2 oscillatorium, paru seize ans plus tôt, constitua plus d’une fois la base de ses démons- trations. Quoi qu’il en soit, la critique de Huygens sur la 371 propo- sition du second livre des Principia suffit à elle seule pour prouver que Huygens appliqua le principe de la conservation de l’énergie à
une époque à laquelle Newton ne la connaissait pas encore.
E. MATHIAS.
COMPTES RENDUS DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES;
1er semestre 1910.
CA-,IILLE HAUTIER. - De la compression d’air adiabatique appliquée à un véhi-
cule mû par un moteur à explosion pour remplacer les transmissions mëca-
niques. - P. 34.
Théorie. Le moteur à pétrole attaque différentiellement la trans- mission et un compresseur d’air. Le compresseur freine progressive-
ment la couronne antérieure et force les satellites montés sur l’arbre de transmission à actionner cette dernière. L’air fourni par le com- presseur est utilisé aussitôt sa production sur un moteur. A mesure
que la vitesse s’accélère, le rôle de l’air diminue jusqu’à devenir nul.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019100090091501
916
Si on adjoint à l’appareil une bouteille de réserve d’air, on peut alors
obtenir la mise en marche automatique,une augmentation momentanée
du couple moteur dans les démarrages et les rampes, la douceur de
démarrage, la marche arrière et l’application du moteur à explosion
sur rails.
A. DE GRAMONT. 2013 Sur la répartition des raies ultimes dans le spectre des
diverses régions du Soleil et dans les spectres stellaires. - P. 31 et 155.
Tableau. La présence ou l’absence des raies ultimes dans les spectres stellaires permet de fournir des indications sur les tempé-
ratures relatives ou le stage d’évolution d’une étoile.
H. DESLANDRES, - Orage magnétique du 25 septembre 1909 et phénomènes
solaires connexes. Vérification des théories proposées. - P. 65.
La couche supérieure de l’hydrogène qui montrait le 24 septembre
les filaments n’en présentait presque plus le lendemain. Il y a
donc probablement influence des filaments et de leurs variations sur
l’orage magnétique, et le rayonnement cathodique, qui est le phéno-
mène principal des tubes à vide auxquels l’espace interplanétaire
est assimilable, suffit à tout expliquer.
J. CARPENT1ER. 2013 Petite balance de précision de Collot. - P. 14.
Cette balance permet la pesée à l’abri des agitations de l’air ; la pesée y est faite par double pesée et à charge constante. Pour cela l’extrémité droite du fléau porte deux plateaux, l’un pour recevoir le corps à peser, l’autre portant une série de poids que l’on enlèvera à l’aide de broches de façon à rétablir l’équilibre de la balance dont l’extrémité gauche du fléau supporte 100 grammes. On termine
l’équilibre avec des cavaliers et une disposition micrométrique, por- tée sur l’aignille du fléau et qu’on lit au microscope, permet d’avoir le à 10de milligramme.
E. JOUGUET. -- Impossibilité de certaines ondes de choc et combustion. - P. 99 .
Tl~éorie mathématique.
E. ESTANAVE. - Obtention simultanée du relief stéréoscopique et de l’aspect changeant dans l’image photographique. - P. 93 et 683.
Une plaque photographique munie, sur la face qui ne porte pas l’émulsion, d’un réseau ligné à lignes horizontales, peut servir à enregistrer deux et même trois images visibles chacune exclusive- ment, en sorte que l’image de la plaque change d’aspect suivant
le point de vision de l’observateur. On sait de plus (1) que,
lorsque les lignes du réseau sont verticales, on peut enregistrer deux images stéréoscopiquement conjuguées, qui donnent la sensation du relief à vision directe. Si par suite on photographie en interposant
devant la plaque un réseau quadrillé à lignes horizontales et verti-
cales, et si au devant de la plaque développée et inversée du noir au blanc, on dispose le réseau quadrillé dans la même position qu’au
moment du tirage, on obtiendra à la fois le relief et l’aspect chan- geant.
E. VAN AUBEL. - Sur la production d’ozone sous l’influence de la lumière ultra-violette. - P. 96.
Résultats positifs obtenus.
F. DUCEGLIEZ. - Étude de quelques alliages de cobalt d’après leurs forces électromotrices. - P. 98.
Mise en évidence des combinaisons CoSn, CoSb, peut-être
CoSb2. Le bismuth, le plomb et le cuivre, ne semblent donner que
des mélanges avec le cobalt.
L. BULL. - Sur les inclinaisons du voile de l’aile de l’insecte pendant le vol.
P.129.
C’est l’insecte lui-même qui détermine l’inclinaison du plan de
ses ailes et qui la modifie selon les besoins (direction, vitesse, sta- bilité, etc.
(1) C. R., t. CXLVIII, p. 225.
918
A. ANGOT. - Sur la valeur des éléments magnétiques à l’Observatoire du Val- Joyeux au 11, janvier 1910. - P. 138.
E. ESCLANGON. - Sur l’intensité de la pesanteur et ses anomalies à Bordeaux
et dans la région. - P . ~39. >
Tableau montrant que la région de Bordeaux est le siège d’une
anomalie d’ensemble par défaut, malgré le voisinage de l’Océan.
A. BROCHET. - Radioactivité des eaux de Plombières et de quelques sources
sauvages des Vosges. - P. l S5, 291 et 423.
Étude des sources de Plombières, de la Chaudeau, de Fontaines- Chaudes, de Chaudes-Fontaines ou du Reherrey. Ces sources ont
une radioactivité assez forte.
La radioactivité des sources de Plombières est due à l’émanation du radium; leur radioactivité moyenne peut être représentée par
une teneur de ï, ~.1 milligramme-minute d’émanation par 10 litres d’eau et n’a aucun rapport avec la teneur en extrait sec.
E. BOUTY. - Cohésion diélectrique du néon et de ses mélanges. - Analyse quantitative fondée sur la mesure de la cohésion diélectrique. - P. 149 et 1.3s0.
Poursuivant ses belles recherches, l’auteur trouve que le néon est, de tous les gaz expérimentés actuellement, celui qui possède la plus faible cohésion diélectrique (voisine ’de 5,6). L’étude des mé-
langes de néon et de gaz polyatomiques (CO2, air, H, C2H2) montre
que la mesure de la cohésion diélectrique permet de déterminer
avec certitude la proportion des gaz différents dans le mélange.
1... DÉCONIBE . - Sur l’élimination des couples directeurs électriques et des effets dus à la dissymétrie, à l’absence de réglage et aux forces électromotrices de contact dans les électromètres à quadrants. - P. 164.
Théorie qui repose sur ce qu’on supporte le fil de suspension par
un tambour, dont la rotation peut être exactement mesurée, et qui
sert à ramener l’aiguille chaque fois à sa position initiale.
G. CHARPY et S. BONNEROT. - Sur la cémentation du fer par le carbone solide. - P. 173.
Si on peut admettre que le carbone solide extérieur à un fragment
d’acier ne peut y pénétrer sans l’intervention d’un véhicule gazeux, de nouvelles expériences sont nécessaires pour décider si la diffu- sion du carbone à l’intérieur des fontes et aciers se fait avec ou sans
l’intervention des gaz occlus.
E. VAN AUBEL. - Sur la relation de Pulfrich entre la contraction du volume et le pouvoir réfringent des mélanges liquides. - P. 210.
Soit R = (n-I) le pouvoir réfringent d’un mélange, Rv le pouvoir réfringent que l’on obtiendrait si le mélange s’opérait sans variation
de volume c (rapportée à l’unité de volume) : -.
L’auteur signale un mélange (solution d’heptamolybdate d’ammo-
nium au £ 100 + volume égal d’une solution d’acide tartrique au .2013. )100
qui donne une valeur négative de q.
_
~ P. VAILLANT. - Sur les lois de l’ëvaporation. - P. 213.
’
Dans le cas d’un vase incomplètement rempli ne communiquant
avec l’extérieur que par une ouverture pratiquée dans la paroi supé-
rieure et relativement étroite, la vitesse d’évaporation c~ est donnée
par la formule :
920
a dépend peu de la nature du liquide, F d" signe la pression de
vapeur du liquide et M son poids moléculaire.
Résultats expérimen taux.
GASTON GAILLARD. - Observation d’une dissymétrie dans la vitesse de
’
dissolution des cristaux de sucre suivant leurs différentes faces. - P. 217.
Résultats positifs obtenus.
J. CHAUDIER et ED. CHAUVENET. - Sur la radioactivité des composés halogénés et oxyhalogénés du thorium. - P. 219.
La radioactivité de ces composés pour des quantités de substance contenant plus de 10 milligrammes de thorium varie avec la natur e des éléments associés : l’intensité du rayonnement diminue lorsque
le poids atomique de ces éléments augmente, variation due à l’ab-
sorption du rayonnement radioactif au sein même de la substance.
Les courbes de la radioactivité tendent vers celles du thorium, se
confondant avec elles, au-dessous de 10 milligrammes de thorium ;
par suite la radioactivité thorique est une propriété atomique.
~
~1ARAGE. - La photographie de la voix dans la pratique médicale. - P. 232.
Reproduction de clichés montrant que la photographie des vibra-
tions laryngiennes permet de faire voir d’une façon très nette l’état
de la voix au début et à la fin d’un traitement.
I~R. BIRKELAND. - Sur la déviabilité magnétique des rayons corpusculaires provenant du Soleil. - P. 246.
Ces rayons corpusculaires se meuvent avec une vitesse qui n’est
que d’une centaine de mètres à peu près inférieure à celk de la lumière ; on doit admettre qu’ils ont une déviabilité magnétique énor-
mément moins grande que les rayons ~3.
A. A~VGOT et B. BRUNHES. - Tremblement de terre du 22 janvier 1910.
P. 248-249.
Enregistrement par les sismographes du parc Saint-J1arc et du
Puy de Dôme, et les magnétographes du Val-Joyeux.
~
CH. LALLEMAND. - Sur une erreur systématique de la déterminatiun du niveau
t moyen de la mer à l’aide du médimarémttre. - P. 265.
t
Le médimarémétre consiste en un tube étanche, fixé verticale-
ment à demeure dans la mer et fermé à sa base par un vase poreux, à travers lequel l’eau filtre. La cote du niveau intérieur s’obtient à l’aide d’une sonde graduée qu’on descend à fond dans le tube. Le niveau intérieur, qui doit être le même qu’à l’extérieur, se montre
systématiquement trop bas de quelques centimètres. Cette erreur est due à l’entraînement de gouttes d’eau chaque fois qu’on retire la sonde, entraînement compensé seulement en partie par une rentrée d’eau par le vase poreux.
BIQUARD. - Sur un procédé de mesure du coefficient de conductibilité thermique des c6rps peu conducteurs. - P. 268.
La méthode décrite dérive du principe de l’anneau de garde déjà employé par Berget dans la mesure de la conductibilité thermique
des métaux. Dessin de l’appareil.
G. THOVERT. - Diffusion et théorie cinétique des solutions. - P. 270.
Le coefficient de diffusion ne varie pas toujours en raison inverse de la racine carrée de la masse moléculaire, ce qui peut s’interpréter
par les explications cinétiques de la diffusion que développe l’auteur.
CH. FABRY. - L’éclat intrinsèque du ciel étoilé. - P. 272.
Etude de deux régions du ciel : 1~ une région voisine du pôle cé- leste, ayant 30° comme latitude galactique ; 2° une région entre ~ et y
du Cygne, une des plus brillantes de la voie lactée. Dans la première région, l’intensité photométrique de 1 degré carré est égale à celle
de 0,103 polaire, ou de 0,92 étoile de grandeur photographique 5.
Dans la deuxième, 1 degré carré équivaut à 0,~~~ polaire.
J.-H. RUSSENBERGER. - Sur l’absorption des liquides
par les substances poreuses. - P. 275.
Appelons puissance d’une mèche de la substance à étudier plon- geant dans un liquide, le produitd’une surcharge convenable ~ro(ajou-
922
tée au contrepoids qui équilibre la mèche non mouillée par l’intermé- diaire d’un fil et d’une poulie) par la vitesse 2013 dt d’ascension du liquide
dans la mèche.
Cette puissance varie avec la substance absorbante; elle est pro-
portionnelle à la section droite de la mèche pour le coton hydrophile,
elle est en général indépendante de p, et proportionnelle au poids
de substance absorbante contenu dans l’unité de volume de la mèche;
enfin cette puissance augmente considérablement avec la tempéra-
ture.
F. LAPORTE et P. DE LA GURCE. - Recherches effectuées au Laboratoire central d’électricité sur 1 équivalent électrochimique de l’argent. - P. 218.
Détails expérimentaux. La moyenne des résultats donne, pour le
poids d’argent déposé par un coulomb, 1 mg, 11829.
G. FOUQUET. - Cristallisation spontanée du sucre. - P. 281.
Expérience montrant que les solutions de sucre pur dans l’eau suivent les lois établies par Miers et ses élèves : « Les solutions sur-
saturées, agitées avec frictions mécaniques, cristallisent toujours
pour une concentration déterminée à une température parfaitement définie; la courbe ayant pour ordonnées les concentrations et pour abscisses les températures correspondantes de cristaliisation spon- tanée (courbe de supersolubilité) est très sensiblement parallèle à
la courbe de solubilité. »
D. GERi~’EZ. - Sur un moyen de restituer aux sulfures alcalino-terreux
~
leurs propriétés phosphorescentes. - P. 295.
Les sulfures conservés en tube scellé conservent leur phosphores-
cence, tandis que ceux qui sont conservés en tubes incomplètement
fermés perdent peu à peu cette propriété.
Chauffés, ces derniers retrouvent un peu de leur phosphorescence;
soumis le même temps aux mêmes températures dans un courant d’hydrogène sec, ils dégagent de la vapeur d’eau et sont devenus brillamment phosphorescents.
CLAUDE, FERRIE et DRIENCOUPT. - Comparaison de chronomètres ou de
pendules à distance par la méthode des coïncidences au moyen de signaux radiotélégraphiques. - P. 306.
Emploi d’un pendule qui, à chaque passage à la verticale, ferme
le circuit du relais (qui commande le manipulateur à relais de la
T. S. F.) pendant un temps réglable de manière à provoquer la pro- duction certaine d’un signal radiotélégraphique. Ce signal donne alors, dans le téléphone du récepteur à détecteur électrolytique, un
battement et un seul. D’autres récepteurs permettent en outre de
percevoir dans les téléphones les battements d’un chronomètre placé
à proxirnité. Les essais faits permettent d’affirmer que le nouveau
procédé donnera des résultats de comparaison exacts à moins de
1 .
~00 de seconde.
A. E LE VÉ . -- Sur l’autorotation. - P. 32L
M. Riaboutschinsky a montré qu’une surface plane formée de deux
secteurs opposés par le sommet, mobile autour d’un axe perpendi-
culaire au plan de la surface et passant par le sommet des secteurs, continue, après avoir reçu une impulsion initiale, à tourner indéfini-
ment dans un courant d’air normal au plan des secteurs, pourvu que les bords de la surface soient taillés en biseaux placés du côté où
va le vent.
L’auteur montre que cette rotation esi due non à la forme du bord
d’attaque, mais au frottement de l’air sur le dos des secteurs.
C.-E. GUYE et S. RATNOVSKY. 2013 Sur la variation de l’inertie de l’électron en
fonction de la vitesse dans les rayons cathodiques et sur le principe de rela-
tivité. - P. 326.
Tableau montrant que, des deux formules proposées, celle de Lao-
rentz et non celle d’Abraham, paraît seule donner des résultats com-
patibles avec l’expérience pour l’inertie de l’électron. Le principe de
relativité se trouve ici encore en accord avec l’expérience.
G.-A. HEMSALECH et C. DE WATTEVILLE. - Sur le spectre de flamme
à haute température du fer. - P. 329.
Si on compare les spectres du fer donnés par les diverses flammes
924
à celui de la flamme oxyacétylénique, on voit que ce dernier est à peu près le même que celui émis par le chalumeau oxhydrique, mais plus brillant. Le spectre de la flamme oxyacétylénique présente la
trace de quelques-unes des raies caractéristiques du cône bleu du
bec Bunsen, raies dues probablement à des actions autres que ther-
miques. Tableau de ces raies.
Comparaison du spectre oxyacétylénique avec celui obtenu par
King au four électrique. Les raies bien visibles dans le four le sont aussi dans la flamme oxyactéylénique et sont probablement d’origine thermique.
GUILLEMINOT. - Sur le radiochroïsme des corps organiques
vis-à-vis des rayons a, (3, ,f du radium et des rayons X. - P. 332.
Quand on fait agir le rayons X de diverses qualités sur les tissus,
les effets biochimiques produits paraissent être fonction des quan- tités absorbées par unité d’épaisseur ou de masse (doses efficaces), quelle que soit la qualité de ce rayonnement. Il en est de même pour les rayons a, ~, y du radium.
L. DUNOYER. - Sur l’émission de charges électriques par les métaux alcalins.
P. 335.
Le rubidium chargé à un potentiel négatif émet des charges néga- tives, qui augmentent avec le potentiel, et aussi dans d’énormes
proportions sous l’influence de la lumière.
G. LIPP11ZANN. - Sismographe à colonne liquide. - P. 363.
Considérons deux bassins de même section S contenant le même
liquide et réunis par un tube de longueur l, de section s, plein du
même liquide. L’équilibre serait indifférent si S était infini par rap-
port à s. En réalité, quand l’équilibre a été troublé par une secousse, il se rétablit par une série d’oscillations de période : ’
Cette période peut évidemment être rendue aussi grande que l’on veut.
’
Pour inscrire le mouvement du liquide, on utilise un fil de quartz
qui soutient un fil de métal mince, vertical, portant un miroir et un disque de mica très mince formant piston à l’extrémité du tube et suivant bien le mouvement du liquide. Ce disque est excentré de sorte que le système formera balance de torsion.
Mme P. CURIE et A. DEBIERNE. - Sur le poloniunl. - P. 386.
Description du traitement des résidus de minerai d’urane, qui a
donné environ 1 1de milligramme de polonium. Étude du spectre : les raies ~ 4642, ).4i70,5, À 39~13,6, ), 3652,1 sont probablement
dues au polonium.
Cette substance active ne donne lieu à aucune production de radio-
activité induite, ni à aucune émission appréciable de rayons péné-
trants. Elle donne un dégagement extrêmement minime d’émanation du radium. Parmi les gaz dégagés par la solution, il se trouve de
l’hélium, en quantité voisine de celle prévue par la théorie.
L. DECOMBE. - Sur la mesure de l’indice de réfraction des liquides
au moyen du microscope. - P. 389.
J Une lame de verre à faces parallèles sur laquelle repose la partie
convexe d’une lentille plan conxexe est déposée au-dessus du point
lumineux. Le liquide à étudier a été introduit entre la lame et la len-
tille. On vise au microscope les images que le système donne :
1° ° Du point de contact de la lame et de la lentille ;
~° Du point lumineux.
Si n est l’indice du liquide, on trouve que :
à dégnant le déplacemet du microscope pour les deux visées, A et B étant deux constantes qui, dans le cas où le point lumineux est à
l’infini (au foyer d’un collimateur) sont égales à A = N, B = R,
N et R désignant l’indice et le rayon de courbure de la lentille que l’on déterminera N au goniomètre, R avec un liquide d’indice connu.
926
L. BESSON. - Sur une sorte d’arc-en-ciel blanc observé à Paris. - P. 426.
Description d’un arc presque incolore, occupant sensiblement la
place de l’arc-en-ciel, observé le 5 février 1910 à Montsouris. Cet arc-en-ciel blanc, très rare, est distinct du cercle d’Ulloa, observé
dans les montagnes ou les régions polaires.
CHARLES NORD1BIANN. - Sur l’éclat intrinsèque du Soleil. - P. 448 et 831.
Le soleil émet 1,62 fois plus de lumière qu’on ne le calculerait
d’après sa température effective de 5 320". Son éclat apparent T cor- respond à une température intermédiaire entre 5 3~0° et 5870~, tem- pérature de la photosphère. On ne trouvera donc pas, en général,
la même valeur pour la température effective du Soleil suivant qu’on
la mesure au moyen de la valeur absolue de telle ou telle partie de
son rayonnement. Le Soleil, dans l’ensemble, n’est pas un corps
noir; son éclat intrinsèque est égal à 319000 bougies décimales par centimètre carré. Quant à la photosphère, elle se comporte très sen- siblement comme un corps noir ; son pouvoir émissif est voisin de 1.
1VIARCEL BRILLorIX. - Des fonctions données par leur valeur sur une partie de
la frontière et celle de leur dérivée normale sur le reste de la frontière. Déve-
loppen1ents correspondants. - P. 461 et 611. - Théorie mathématique.
DE MONTESSUS DE 13~LLQRE. - Sur le barographe considéré
comme sismoscope enregistreur. - P. 486.
Le barographe ne peut être considéré que comme un très infidèle
sismoscope enregistreur.
F. DIE~ERT. - De la recherche des substances fluorescentes dans le contrôle de la stérilisation des eaux P. 487.
On sait qu’il existe dans les eaux super ficielles des substances
fluorescentes d’origine organique. Leur recherche s’effectue en en-