PanaMaths Janvier 2015
On donne :
20
2
e
tdt π
+∞
∫
−= . Convergence et calcul de :
2
2 0
1 e
tdt t
+∞
−
−∫ .
Analyse
L’analyse de l’intégrande (strictement positive sur *+ ) au voisinage de 0 (limite) et de +∞
(majoration) permet rapidement de conclure à la convergence. Pour le calcul proprement dit, la dérivée de la fonction t e−t2 doit faire penser à une intégration par parties.
Résolution
Notons d’abord que l’on a, pour tout réel t strictement positif : t2>0, donc et2 >1 puis
2
0<e−t <1. D’où : 0 1< −e−t2 <1 et enfin :
2
2 2
1 1
0 e t
t t
− −
< < .
La fonction
2
2
1 e t
t t
− −
définie sur *+ prend donc des valeurs strictement positives.
Comme on a classiquement :
01
ex∼ +x, il vient : 2 2
01
e−t ∼ −t puis 2 2
0
1−e−t ∼t et enfin :
2
2 0
1 1
e t
t
− − ∼ , c'est-à-dire :
2
0 2 0
lim1 1
t x
x
e t
−
→>
− = .
L’intégrale
2
2 0
1 e t t dt
+∞ − −
∫
est donc faussement impropre en 0.Pour le comportement en +∞, on peut utiliser l’inégalité
2
2 2
1 e t 1
t t
− − < et rappeler que la
fonction de référence 12
t t est intégrable sur tout intervalle de la forme
[
a;+ ∞[
où a estun réel strictement positif. On en déduit alors que la fonction
2
2
1 e t
t t
− −
est également intégrable sur tout intervalle de la forme
[
a;+ ∞[
où a est un réel strictement positif.PanaMaths Janvier 2015
Finalement, l’intégrale
2
2 0
1 e t t dt
+∞ − −
∫
est convergente.Soit maintenant a un réel strictement positif quelconque fixé et x et y deux réels strictement positifs tels que : 0< < <x a y.
Intéressons-nous à l’intégrale :
2
2
a1 t
x
e dt t
− −
∫
.Nous pouvons procéder à une intégration par parties :
: 1 t2
u t −e− donne u t' : 2te−t2
2
' : 1
v t t dont une primitive est 1 :
v t −t On a alors :
( )
2
2 2
2
2
2 2
2 2
1 1 1
1 2
1 2
1 1
2
a t a a
t t
x x x
a a
t
t x x
a x a
t x
e dt e te dt
t t t
e e dt
t
e e
e dt
a x
− − −
− −
− −
−
− =⎡⎢⎣ − × −⎛⎜⎝ ⎞⎟⎠⎤⎥⎦ − × −⎛⎜⎝ ⎞⎟⎠
⎡ − ⎤
= −⎢ ⎥ +
⎢ ⎥
⎣ ⎦
− −
= − + +
∫ ∫
∫
∫
On a : 2 2
0
1−e−x ∼x et donc
2
0
1 e x x x
− − ∼ . D’où :
2
0 0
0 0
lim1 lim 0
x
x x
x x
e x
x
−
→ →
> >
− = = .
On en déduit :
2 2
2
2
0 0
1 1
2
a t a a
e e t
dt e dt
t a
− −
− = − − + −
∫ ∫
.En procédant de façon analogue, on a :
2 2
2
2 2
2 2
1 1
2
1 1
2
y t t y y
t
a a a
y a y
t a
e e
dt e dt
t t
e e
e dt
y a
− −
−
− −
−
⎡ ⎤
− = −⎢ − ⎥ +
⎢ ⎥
⎣ ⎦
− −
= − + +
∫ ∫
∫
Comme lim y2 0
y e−
→+∞ = , il vient 1 2
lim 0
y y
e y
−
→+∞
− = puis :
2 2
2
2
1 1
2
t a
t
a a
e e
dt e dt
t a
+∞ − − +∞
− = − + −
∫ ∫
PanaMaths Janvier 2015
Les deux résultats ci-dessus nous permettent d’écrire :
2 2 2
2
2 2 2
0 0
1 1 1
1
t a t t
a a
e e e
dt dt dt
t t t
e a
+∞ − − +∞ −
−
− = − + −
= − −
∫ ∫ ∫
2 2
0
2 1
a a
t e
e dt a
− − −
+
∫
+ 22
0
2 2
t a t
e dt
e dt
+∞ −
+∞
−
+
=
∫
∫
Soit finalement, en tenant compte de 2
0 2
e t dt π
+∞
− =
∫
:2
2 0
1 e t
t dt π
+∞
∫
− − = .Résultat final
L’intégrale
2
2 0
1 e t t dt
+∞ − −
∫
est convergente et on a :2
2 0
1 e t
t dt π
+∞