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Samedi 14 Novembre 1914 Burear.x : R u e de la S e r r e , 5 8

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Vingt-neuvième Année. — N° 90 P r i x d u n u m é r o : 10 centimes

Samedi 14 Novembre 1914 Burear.x : R u e de la S e r r e , 5 8

MIEDEROTMORMERE

S U I S S E

ABONNEMENTS

Un an Six mois

Suisse . . . . Fr. 6.— Fr. 3.—

Union postale » 12.— > 6.—

Les abonnements étrangers se paient d'avance

Faraismt le Mercredi et le Samedi a La Ciau-de-ftidi

On s'abonne à tous les bureaux de poste

ANN0N6ES

suisses 20 ct., offres et demandes de places 10 et. la ligne, étrangères 25 centimes la ligne

Les annonces se paient d'avance

Organe de la Chambre suisse de l'Horlogerie, des Chambres de commerce, des Bureaux de contrôle et des Syndicats professionnels

Les Consulats suisses â l'étranger reçoivent le j o u r n a l

Bureau des Annonces : HAASENSTEIN & VOGLER, 51, rue Leopold Robert, LA CHAUX-DE-FONDS et succursales en Suisse et à l'étranger

* — Exposition nationale suisse

— Groupe 28. Horlogerie — Les exposants du groupe de l'horlogerie, sont avisés que le Bureau du Comité du groupe s'occupe de la question des comptes et que chaque exposant recevra, dans quelques jours, un relevé détaillé de son compte.

Une forme qui se dessine de l'agriculture, du commerce et de l'industrie.

i l

Nous avons esquissé, dans notre dernier numéro, l'essentiel de l'intéressant mou- vement de concentration qui se produit chez nos agriculteurs et dont le premier point du programme en voie de réalisation est la fixation des prix de vente du lait et du fromage, deux articles de grande con- sommation, alors que le second point ac- tuellement à l'étude, vise la fixation des prix de la viande de boucherie.

Il y a là, quelque chose qui ressemble un peu à de la coopération, non celle de production qu'il serait difficile d'appliquer au nombre considérable de nos paysans, mais celle de consommation qui, dans ce domaine, se peut réaliser par entente entre producteurs et consommateurs, puisque les uns et les autres sont l'un près de l'autre et ont le même intérêt national.

Ce mouvement intéressant aura-t-il une répercussion sur nos industries et nos groupements professionnels s'en inspire- ront-ils pour consolider leur existence, en rendant plus solidaires encore les intérêts de leurs membres? La question se pose.

On ne peut, cela va sans dire, établir une analogie complète, même sous le rap- port de l'organisation possible ou dési- rable , entre l'agriculture et l'industrie.

L'agriculture a, tout près d'elle, le plus grand nombre de ses clients ; le surplus de sa production, va à l'étranger. La plupart de nos industries sont des industries d'ex- portation et leur clientèle est au loin, prête à donner la préférence à l'industrie simi- laire indigène, à prix égal.

Et puis, pour ne considérer que l'horlo-

gerie, on constate que nos patrons sont divisés en deux catégories principales : les producteurs de montres et ceux de parties détachées d'horlogerie. De plus que, dans les producteurs de montres, il faut distin- guer entre les manufacturiers qui produi- sent la plus grande partie des diverses parties d'une montre et les «établisseurs»

qui ne sont pas, pour la plupart, des fabri- cants dans l'acception rigoureuse du terme.

Nos manufactures d^horlogerie sont, cha- cune, un tout trop complet, pour qu'elles éprouvent le besoin de se former en coo-, pératives, même exclusivement de vente.

Nos établisseurs, ceux tout au moins qui produisent des genres similaires de montres et de qualité pas trop inégale, pourraient y avoir intérêt.

Nos fabricants de parties détachées pa- raissent mieux en état de solidariser leurs intérêts. D'abord parce que, dans chacune de leurs branches, ils sont moins nom- breux; ensuite parce qu'ils ont leurs af- faires et leur clientèle en fabrique même.

Chez les fabricants d'horlogerie, des tentatives ont été faites il y a quelque cin- quante ans, d'organisation de vente cen- tralisée, par la création de comptoirs à l'étranger; elles ne donnèrent pas un ré-

sultat favorable et les institutions créées succombèrent sous le poids de leurs frais généraux.

Aujourd'hui, deux groupements existent, qui ont à leur base une sorte d'association entre fabricants et détaillants de l'étranger, les fabricants conservant cependant une certaine autonomie. Il ne s'agit donc pas de coopératives proprement dites et le ca- ractère international de ces groupements les classe dans une catégorie spéciale.

Chez les fabricants de parties détachées, on est allé plus loin.

Les fabricants d'ébauches ont eu succes- sivement deux ententes dont l'une, celle qui réalisait le programme le plus complet, avait centralisé la vente, dans un comptoir général de vente, dont la durée fut d'ail- leurs éphémère. Les sociétés des fabri- cants de boites de montres, ont élaboré des tarifs conventionnels et sont liées par

des contrats : d'une part avec leurs ou- vriers; de l'autre avec les fabricants d'hor- logerie leurs clients. La production des spiraux est presque toute absorbée par deux groupements qui s'entendent quant aux tarifs de vente. Les fabricants d'ai- guilles ont fusionné en une «Société géné- rale», qui possède les outillages des fabri- ques.

La guerre actuelle et ses conséquences prévues produira-t-elle un nouveau mou- vement de concentration des fabricants de parties détachées ? Ce pourrait bien être.

Une chose est certaine, c'est que nos syndicats professionnels risquent de subir des atteintes en raison des événements du moment et qu'on s'en préoccupe dans cer- tains milieux, comme on recherche aussi le moyen de reconstituer certains groupe- ments disparus ou de donner à l'un ou l'autre de ceux qui existent, une base plus solide, en solidarisant, mieux que ce n'est le cas aujourd'hui, les intérêts professionnels de leurs membres.

Tout cela est un peu dans le vague ; mais on entend, de-ci, de-là, des réflexions qui donnent l'impression que l'on éprouve le besoin de renforcer l'organisation de certaines de nos branches d'industrie et qu'on irait jusqu'à une concentration voi- sine de la fusion complète.

Pourquoi ne réaliserions-nous pas le programme si bien exécuté par la Société des fabriques de spiraux réunies ou par la Société générale des fabricants d'ai- guilles, mais sur le terrain strictement na- tional bien entendu? nous disait le chef d'un important établissement de parties dé- tachées.

En effet, pourquoi cette belle organisa- tion industrielle et commerciale ne pour- rait-elle s'adapter à d'autres branches de l'horlogerie? La question est ouverte.

Le succès de l'emprunt fédéral

L'événement du jour est le grand succès

obtenu par l'emprunt fédéral de 50 mil-

lions de francs qui a été souscrit pour la

belle somme de 179,107,800 francs. Ce ré-

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602 LA FEDERATION HORLOGERS SUISSE

sultat a vivement surpris les milieux diri- geants de la B a n q u e nationale, où l'on s'attendait tout au plus à voir l'emprunt souscrit deux fois ; il l'a été p r e s q u e qua- tre fois. O n savait que l ' e m p r u n t serait largement souscrit p a r les b a n q u e s , les sociétés d'assurance et d'autres grandes entreprises ; mais on ne pensait pas que le grand public s'intéresserait si fortement à celte opération ; le n o m b r e très élevé de souscriptions (28,285) est là pour p r o u v e r q u e la participation des bourses modestes a été très considérable. Les souscriptions p o u r 1,000 fr. et au-dessous ne subiront pas de réduction.

Ce brillant résultat produira une excel- lente impression à l'étranger où le crédit de la Confédération augmentera. C'est la p r e u v e la plus évidente q u e notre public a repris confiance dans les affaires et q u e la vie économique revient assez rapide- m e n t à son cours normal. Ce résultat est aussi un succès très réjouissant p o u r la politique financière suivie par le chef des finances fédérale, M. Motta, qui a surtout insisté p o u r émettre cet e m p r u n t .

La question de l'impôt de guerre Le Département fédéral des finances a chargé M. le prof. Burkhardt, à Berne, d'élaborer un rapport sur le côté constitutionnel de la ques- tion de l'impôt de guerre. La conférence des di- recteurs des finances cantonales, qui devait sié- ger à Berne au commencement de ce mois pour examiner le projet-de cet impôt, se réunira seu- lement vers la fin du mois, les travaux prépa- ratoires n'étant pas encore tout à fait au point.

Le Conseil fédéral aurait décidé de proposer par la voie du budget de réduire de 30,000 fr.

la subvention fédérale aux Beaux-arts, qui se- rait ainsi seulement de 70,000 fr. au lieu de 100,000 fr.

Certificats d'origine pour la Grande-Bretagne

U n décret anglais du 7 n o v e m b r e réduit à 2b Lst. la valeur d'un envoi de marchan- dises adressé à un seul destinataire (indi- vidual consignement) et admis en Angle- terre sans certificat d'origine. La limite prescrite jusqu'ici était de 100 Lst. Ce dé- cret est applicable à tputes les marchan- dises embarquées à partir du 19 n o v e m b r e à l'importation p o u r la Grande-Bretagne.

Nous r e n v o y o n s à ce sujet aux commu- nications précédentes publiées dans les n

0 s

81 et 83, ainsi qu'en ce qui concerne les certificats d'origine en général et leur rédaction au n° 84 du 24 octobre écoulé.

La phrase du certificat d'origine «is not of German, Austrian or Hungarian p r o - duction or manufacture » (ne sont pas de p r o d u c t i o n ou de fabrication allemande, autrichienne ou hongroise) est à remplacer par la suivante : « has not been p r o d u c e d or manufactured in e n e m y territory » (n'ont pas été produites ou fabriquées en pays ennemis).

Chambre cantonale bernoise du commerce et de l'industrie

L'assemblée pléniére de la Chambre a eu lieu le 6 courant, à Berne. Plusieurs questions im- portantes ont été traitées, principalamenl celle d'un moratoire pour l'industrie hôtelière. L'or- donnance du 28 septembre du Conseil fédéral donne aux fonctionnaires assez de pouvoirs pour l'interpréter dans une large mesure en faveur du débiteur. Toutefois il est recommandable que le débiteur s'arrange pour le mieux avec ses cré- anciers. De celte manière, on espère pouvoir

traverser ces temps critiques sans trop de diffi- cultés pour les intéressés.

A teneur de l'arlicle 6 du décret de la Cham- bre, la proposition de la Société bernoise du commerce et de l'industrie relative à l'étude par les secrétariats de Bienne et Berne, des arran- gements libres demandés par les créanciers, a été adoptée unanimement. Les industriels que ces diverses affaires intéressent sont priés de s'adresser à la Chambre, qui fera une élude im- partiale de chaque cas.

M. Sigg, de Porrentruy, actuellement à Bienne, a donné sa démission de membre du tribunal de commerce, section française. Pour son remplacement, l'assemblée propose M. E.

Natter, directeur de banque à Moutier, comme représentant des sociétés de commerçants du Jura.

La deuxième édition de la liste des fabricants d'horlogerie du canton de Berne vient de sortir de presse. Cetle.publicalion du Bureau de Bienne rendra sons doute beaucoup de services en fa- vorisant l'exportation. Un ouvrage sur l'his- toire de l'introduction de l'industrie horlogère dans le canton paraîtra prochainement.

Le bureau de Berne s'occupe de la rédaction d'un manuel sur la fabrication des produits bernois.

Fâcheux procédés

Le Sémaphore, de Marseille, publie la circulaire q u e voici, expédiée de Genève à plusieurs maisons de commerce fran- çaises :

Société de transports internationaux Ane. CHARLES FISCHER

Genève, Marseille, Petit-Croix, Montreux-Vieux (Alsace), Deulsch-Avricourt

Paris, Pontarlier, Alger, Oran.

Genève, le 14 septembre, 1914.

8-10, Boul. James-Fazy, Messieurs,

En raison des circonstances actuelles provo- quées par l'état de guerre et vu rimpossibililé dans laquelle vous vous trouverez de pouvoir correspondre directement avec votre clientèle allemandeetautrichienne, nous avons l'honneur de venir par la présente vous faire les offres de notre entremise et nous mettre à votre entière disposition pour établir la communication entre vous et votre clientèle étrangère, ce qui vous permettra d'entreprendre vos transactions à l'occasion de la prochaine récolle des graines.

Nous vous préconisons également notre entre- mise pour la réception et la réexpédition de vos marchandises; nous pensons que la voie fran- çaise jusqu'à Genève restera libre, car en Suisse, le trafic fonctionne normalement et presque normalement sur les lignes allemandes et au- trichiennes ce qui laisse encore espérer une pro- chaine reprise des affaires.

En outre, nous vous informons que nous pou- vons nous charger de la transmissions des fonds, pour le cas où vous ne traiteriez qu'au comptant, c'est-à-dire que nous pouvons nousporter garants vis-à-vis de vous que nous ne livrerions vos graines que contre paiement; ceci est un avan- tage pour vous qui est bien à considérer.

Dans l'espoir que vous voudrez bien prendre nos offres en considération et dans l'attente du plaisir de vous lire, nous vous présentons, Mes- sieurs, l'assurance de notre parfaite considéra- tion.

Signé: (Illisible.) Le Sémaphore accompagne cette publi- cation des r e m a r q u e s suivantes, auxquelles il n'y a rien à redire :

Et voilà? Vraiment si cette manière de'procé- der se généralise, il ne reste plus au gouverne- ment français qu'une seule chose à faire, c'est de livrer au seul gouvernement de la Confédé- ration helvétique (gouvernement en qui nous avons toute confiance), les marchandises expé- diées en Suisse, afin qu'il puisse nous garantir qu'elles ne passent pas en Allemagne.

Nous regrettons infiniment, quanta nous, qu'il se soit trouvé des gens pareils dans la noble ré- publique notre voisine; nous ne songeons nul- lement à la rendre responsable des erreurs et des imprudences de quelques-uns; nous savons quelle majorité de solides amitiés la France possède en Suisse, à côté d'ailleurs de quelques

haines non dissimulées: et nous avons pleine confiance que le gouvernement helvétique saura bientôt tout faire rentrer dans l'ordre.

Il ne s'agit pas, c o m m e on pourrait le croire, d'une firme allemande, mais bien une maison de purs Genevois. Cet inci- d e n t a été réglé il y a quelques j o u r s déjà.

Le « S é m a p h o r e » a publié une rectifica- tion qui y a mis fin.

La situation du Conseil fédéral est ex- trêmement diiïiciie, et il redouble d'atten- tion et de soins pour éviter tout ce qui pourrait d o n n e r lieu à des s o u p ç o n s . Il ne peut s'opposer au transit p u r et simple, mais il a interdit il y a déjà quelques j o u r s le transit coupé, c'est-à-dire l'expédition sur un point de la Suisse de marchandises destinées à en être réexpédiées sous forme de transit.

Pour exporter d'Autriche

— De la Gazette de Lausanne — Le Times du 23 octobre publie une lettre reçue par une maison de commerce anglaise de la maison Sigmund Goldschmiedt, de Reichenberg, en Bohême. Cette lettre n'avait pas été expédiée de Bohême, mais d'Italie. E n voici la traduction :

Messieurs,

En ce qui concerne vos commandes, j'ai l'hon- neur de vous informer via Venise quêtes livrai- sons prévues pour août, septembre et octobre étaient prêtes en temps voulu, mais n'ont pu être embarquées par suite des circonstances politi- ques.

Entre temps, une possibilité s'est présentée d'envoyer des marchandises à Hong-Kong, via Gènes, et je vous prie de me faire savoir si vous désirez que les trois lots soient expédiés par cette voie.

Pour vous éviter toutes difficultés avec votre gouvernement, je ferai en sorte que votre maison figure dans les papiers de bord com- me preneur, tandis que la Schweizerische Creditanstalt, à Zurich (Suisse) figurerait comme expéditeur.

En outre, toutes les transactions financières se feraient par l'intermédiaire de la même institution, de sorte que vous recevriez d'elle nos factures et que vous auriez à lui faire vos paiements. La valeur serait portée au compte que j'ai ouvert à celte banque.

Si vous préférez que je conserve par de vers moi les 19 caisses à vous destinées jusqu'à ce que la situation se soit améliorée, veuillez m'en aviser par l'intermédiaire de la Schweizerische

Creditanstalt, à Zurich. De toutes façons, dès que les circonstances permettront l'expédition par les voies ordinaires, je vous livrerai vos commandes selon vos instructions, sauf avis contraire de votre part.

J'attends votre réponse par l'intermédiaire de la Schweizerische Creditanstalt à Zurich.

Sigmund Goldschmiedt.

* *

Le fait a été porté à la connaissance de la commission d'enquête anglaise, et la presse commenta vivement cette espèce de courtage illicite opéré par une de nos principales banques.

Il ne faut pas être grand clerc pour compren- dre immédiatement tout le préjudice qu'il en pouvait résulter pour notre commerce national et international. Et le public suisse qui avait été mis au courant de cet événement ne se fai- sait pas faute de blâmer la légèreté de la banque suisse, qui est, soit dit en passant, une de nos plus grandes banques commerciales.

Mais, en date du 2 novembre, la « Société de crédit suisse» fait publier dans le Times une lettre explicative qui remet bien les choses au point. Cet établissement ne connaît pas le com- merçant de Reichenberg et n'a jamais été un de ses correspondants.

Le commerçant de Reichenberg a donc pure- ment usurpé le nom de la «Société de crédit suisse», sans droit et sans aucune autorisation.

La banque suisse prie le grand journal lon-

donien de publier sa lettre et exprime la convic-

tion que sa nombreuse clientèle anglaise n'a pu

croire un instant qu'elle ait prêté la main à une

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L A F E D E R A T I O N H ü K L O G ü K E S U I S S E 603 m a n œ u v r e du genre de celle qui lui était mise

à c h a r g e . D'ailleurs, elle était en complète con- tradiction avec les traditions de l a finance suisse et du peuple suisse même.

Comme on le voit, c'est une vilenie de plus à mettre sur le compte du commerce autrichien.

Les dirigeants militaires de l'Allemagne n'ont pas respecté la neutralité belge ; les commer- çants a u s t r o - g e r m a i n s vont-ils appliquer à leur tour ces effarenles théories d a n s le domaine commercial? Sont-ils donc, eux aussi, partisans de la formule : « Not kennt kein Gebot » ?

Fausse information

L e Wiener Handelsblatt a n n o n c e d a n s s o n n u m é r o d u 30 o c t o b r e é c o u l é q u e l a S u i s s e a i n t e r d i t l ' e x p o r t a t i o n d e s m o n t r e s .

I l e s t difficile d e c o m p r e n d r e q u ' u n e n o u v e l l e a u s s i e x t r a o r d i n a i r e a i t p u t r o u - v e r p l a c e d a n s u n j o u r n a l s é r i e u x . S i l ' h o r - l o g e r i e f i g u r a i t d a n s l a c a t é g o r i e d e s o b - j e t s d o n t l ' e x p o r t a t i o n g é n é r a l e e s t i n t e r - d i t e , n o u s a u r i o n s é t é l e s p r e m i e r s à l e s a v o i r p a r l a « F e u i l l e officielle s u i s s e d u c o m m e r c e ».

I l n ' e n e s t r i e n e t i l n ' e x i s t e a u c u n m o - tif p o u r q u e d e s e n t r a v e s s o i e n t a p p o r t é e s à l ' e x p o r t a t i o n d e n o t r e h o r l o g e r i e , m o n - t r e s d e p o c h e , c h r o n o m è t r e s d e p o c h e e t d e m a r i n e , e t c .

A propos de soi-disant baisses de salaires

Bienne, le 9 novembre 1914.

Monsieur Fritz H u g u ë n i n ,

Rédacteur de la Fédération horlogère, La Ghaux-de-Fonds.

Monsieur le Rédacteur,

Dans votre n° 83 du 21 octobre, vous avez publié une information tirée d'un compte-rendu

publié dans la Solidarité horlogère, d'une as- semblée de l'Union, ouvrière de notre ville, et suivant laquelle des industriels de notre localité a u r a i e n t introduit des baisses de salaire a l l a n t j u s q u ' a u 50°/o.

Vous avez ajouté être surpris de ces agisse- m e n t s , qui paraissent démontrer le peu d'effet des recommandations faites à ce sujet p a r ' n o t r e Chambre c a n t o n a l e du Commerce et d e l'In- dustrie.

Vous n'ignorez pas, puisque vous avez publié dans votre nn 76 du 26 septembre, la lettre que nous écrivions à ce sujet à la Société des fabri- cants d'horlogerie d'une localité d'un canton voisin, que non seulement notre Chambre can- tonale du commerce, mais aussi notre Société a c o n d a m n é l'introduction de baisses de salaires dans les circonstances difficiles pour tous q u e nous t r a v e r s o n s .

Aussi, à la lecture de votre article, nous avons voulu nous renseigner plus à fond, n ' a y a n t au- cune connaissance que sur notre place, de telles baisses aient été pratiquées dans notre indus- trie, et nous avons invité M. S. Gusset, prési- dent de l'Union ouvrière de notre ville, par n o - tre lettre du 22 octobre à n o u s faire savoir :

1° Si les cas de baisse signalés à l'assemblée de l'Union ouvrière se rapportent à des indus- triels de la b r a n c h e horlogère?

2° Dans le cas où il s'agirait bien d'industriels de la b r a n c h e horlogère de nous communiquer les documents établissant q u e les baisses en question ont été pratiquées.

Nous n'avons reçu à ce j o u r , aucune réponse de M. Gusset, et devons en conclure que l'infor- mation publiée p a r la Solidarité horlogère et reproduite par vous, est s a n s aucun fondement.

Nous vous prions de bien vouloir publier la présente d a n s votre plus prochain n u m é r o , et vous présentons, Monsieur le-rédacteur, l'assu- rance de notre considération distinguée.

Société des fabricants d'horlogerie de Bienne :

Le Secrétaire, Le P r é s i d e n t ,

H e r r n . AEGLER. . H . GASSKR.

Nouvelles diverses

C o n s u l a t s . — Les gouvernements russes du g r a n d - d u c h é de F i n l a n d e sont détachés de l'ar- rondissement consulaire de la légation suisse de P e l r o g r a d e et érigés en u n consulat suisse distinct avec siège à Abo. M . A l e x a n d r e Baltis, d'Aadorf (Thurgovie), négociant, à Abo, est n o m m é consul suisse en cette résidence.

M. E. W . v a n Senden, sujet britannique, est n o m m é vice-consul suisse à Adélaïde pour l'Aus- tralie méridionale et l'Australie occidentale.

M. Ernest Kurz, de Berne, est n o m m é consul suisse à San Salvador (Amérique centrale). .

E x p o r t a t i o n d u r i z d e l ' E s p a g n e . — L'ex- portation du riz de l'Espagne, provisoirement interdite p a r o r d o n n a n c e royale du 3 août, est autorisé à nouveau par o r d o n n a n c e publiée d a n s la «Gaceta de Madrid» du 23 octobre, mais toute- fois avec la restriction q u e l'exportation toiale ne dépasse pas le chiffre de 30.000 t o n n e s .

L'exportation serait en outre de nouveau in- terdite si le prix du riz avec écorce de la qualité courante du m a r c h é de Valence, dépassait la s o m m e de P i a s 25 les 100 k g .

Place au concours

Département fédéral du commerce, de l'indus- trie et de l'agriculture (Division du c o m m e r c e ) : Secrétaire de division, év. secrétaire de chan- cellerie. Conditions d'admission : Instruction économique et j u r i d i q u e ; savoir les l a n g u e s ; expérience administrative. Traitement F r . 5200 à 7300, év. F r . 4200 à 5800. Délai d'inscription : 21 novembre 1914.

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2 4 l i g n e « . 3828 N o u s l i v r o n s é g a l e m e n t a x e s , t i g e s , p i g n o n s p i -

v o t e s finis p o u r a n c r e , b a l a n c i e r s a n c r e e t c y l i n d r e d e t o u t e s g r a n d e u r s ; i n s t a l l a t i o n s p é c i a l e p o u r g r a n d e s s é r i e s e t l ' i n t e r c h a n g e a b i l i t é p a r f a i t e .

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