MPSI B Année 2015-2016 DM 18 pour le 17/06/16 29 juin 2019
Dans tout le problème
1, on désigne par n un entier égal à 2 ou 3 et par A une matrice (n, n) symétrique dont les coecients a
ijsont des entiers naturels non nuls. Les coecients de la diagonale principale de A sont des 1.
On désigne par M la matrice réelle carrée d'ordre n et de coecient m
ijdéni par : m
ij= − cos π
a
ijDans le cas n = 2 , on notera
a = a 12 = a 21 , m = m 12 = m 21 = − cos
πaOn désigne par E un espace vectoriel euclidien orienté de dimension n dont le produit scalaire est noté (./.) . On se propose d'étudier les bases B = (e 1 , · · · , e
n) telles que :
∀(i, j) ∈ J 1, n K
2 , (ei/e
j) = m
ij
On dira alors que B vérie la propriété M .
Partie I. Existence d'une famille vériant M . 1. Calculer le déterminant de M pour n égal à 2 ou 3.
2. Montrer que s'il existe une base B vériant M alors a
ij≥ 2 pour tous les couples (i, j) tels que i 6= j .
Dans toute la suite du problème, on suppose a
ij≥ 2 pour tous les couples (i, j) tels que i 6= j .
3. Cas n = 2 . Construire une base directe vériant M .
4. Cas n = 3 . On veut construire une base directe B = (e 1 , e 2 , e 3 ) vériant M . Soit (a 1 , a 2 , a 3 ) une base orthonormée directe de E , on pose e 1 = a 1 .
a. Préciser un vecteur e 2 ∈ Vect(a 1 , a 2 ) tel que
(e 1 , e 2 , a 3 ) directe et (e 1 /e 2 ) = m 12 b. L'ensemble des vecteurs x de E tels que
( (x/e 1 ) = m 13
(x/e 2 ) = m 23
1
d'après Centrale Supélec 2 PC 2005
forme une droite ane D .
Quelle est sa direction ? Calculer les coordonnées dans (a 1 , a 2 ) du point d'inter- section D avec le plan Vect(a 1 , a 2 ) . En déduire la distance du vecteur nul à la droite D .
c. Traduire par une propriété géométrique faisant intervenir D l'existence d'un vec- teur e 3 tel que (e 1 , e 2 , e 3 ) vérie M .
d. Montrer que si det M > 0 il existe une base B vériant M . 5. Cas particulier n = 3 et
A =
1 3 2 3 1 4 2 4 1
Préciser M et montrer qu'il existe une base B vériant M . Partie II. Famille de réexions.
Dans cette partie, B = (e 1 , · · · , e
n) est une base directe vériant M . On désigne par σ
ila réexion telle que
σ
i(e
i) = −e
i1. On considère deux vecteurs x et y de E admettant pour coordonnées dans B respecti- vement (x 1 , · · · , x
n) et (y 1 , · · · , y
n) . Comment peut-on traduire matriciellement qu'ils sont orthogonaux ?
2. Cas n = 2 .
a. Former les matrices S 1 , S 2 , T dans B de σ 1 , σ 2 et τ = σ 1 ◦ σ 2 . Pour trouver S1 , on pourra par exemple considérer le vecteur me 1 − e 2 qui est orthogonal à e 1 . b. Soit C = (a 1 , a 2 ) une base orthonormée directe avec a 1 = e 1 . Former les matrices
dans C de σ 1 , σ 2 et τ . En déduire la nature et les éléments géométriques de τ . 3. Cas n = 3 . Former les matrices S 1 , S 2 , S 3 dans B de σ 1 , σ 2 , σ 3 . On pourra par exemple
considérer les vecteurs m 12 e 1 − e 2 et m 13 e 1 − e 3 qui sont orthogonaux à e 1 . 4. Cas particulier n = 3 et
A =
1 3 2 3 1 4 2 4 1
a. Former la matrice T de τ = σ 1 ◦ σ 2 ◦ σ 3 dans B .
b. Déterminer un vecteur unitaire u tel que τ(u) = −u puis une base orthonormée directe D = (u, v, w) . On choisira un vecteur v combinaison linéaire de e 1 et e 3 . c. Former la matrice de τ dans D . En déduire sa nature et ses éléments géométriques.
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
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