• Aucun résultat trouvé

Bulletin de l'Institut du Pin [1930, n°3] · BabordNum

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Bulletin de l'Institut du Pin [1930, n°3] · BabordNum"

Copied!
28
0
0

Texte intégral

(1)

N° 3 (2e Série) Paraissant le 15 clechaquemois.

15 JVTaPS 1930.

Abonnement

auBulletin (unan;

France... 35 fr.

Etranger. 50 fr.

Le Numéro.

France... 3f50 Étranger. 5f » Adresser lemoulant desAbonnementsal'Institut

duPin. C.C. Bordeaux 9237

BULLETIN

DE

L'INSTITUT du PIN

Sous le contrôle de l'Institut des Recherches

agronomiques

et rattaché à la Faculté des Sciences de

Bordeaux

3SO

r

ï. Articles originaux

SOMMAIRE

Pages

A I 37 Rapport sur le fonctionnement et les tra¬

vaux de l'Institut du Pin en 1929, par M. G. Dupont

C I 84 Recherches sur le pinène et le nopinène,

par G. Brus (suite) 63

E I22 Le Carbone carburant national économique,

parM. Charles Roux(à suivre) 55

E I23 Surl'Utilisation desgoudronsprimaires, par

la Société Wïlton 71

II. Documentation

CII 106 Définition de l'essence de térébenthine chimiquement pure

Cil107-109 Petite Documentation

69 69 D II 162 Sur l'Anhydrideabiétique, par E, FonRo-

BERT 54

EII86 Sur l'Utilisation des goudrons primaires,

par Kuno Ehrmann 72

J

MODE DE CliMSSIplCRTION DE NOS DOCUMENTS

A. Généralités.

B. Récolte et traitement des résines.

C. Essences de térébenthine, terpènes etdérivés.

D. Constituants solides des résines et leurs dérivés.

/ Articles originaux. IlDocumentation.

E. Dérivéschimiquesdubois.

F. Cellulosede bois.

G. Documentsdivers.

Adresser la Correspondance :

INSTITUT 1)11 FIN, FsCUSfé ÔSS 20, Coîirs FastSlir, BORDEAUX

Le Directeur technique reçoit les lundietmercredi de 15 heures à 19heures.

(2)

goudrons végétaux pour tous usages BRAIS NOIRS GRAS & SECS - GLUS MARINES

PEINTURES

8e

ENDUITS

E, CONSTRUCTEUR, 149, Boulevard Viciar-Emmaouel III

-

BORDEAUX

Bureaux et Ateliers: COURRET & RftORLANNE. Rue

Gay, 4

-

TaLENCE

(près la rouie de Toulouse)

PROCÉDÉS

L£S PLUS MODERNES pour

ia Distillation et le Traitement ôes-Gemmes ôe Pin APPAREILS A DISTILLER

enlousp-enres

Distillation à feu nu

Distillation à vapeur Distillation

jen marche continue par le vide

APPAREILS SPECIAUX

pour Iciprèparatio7i

des palestérébenthines et le

traitementdes colophanes

S et

parla vapeur.

Filtres, Malaxeurs

Cuves de décantation Sécheurs Etuves à Colophane

Concessionnaire desProcédés CASTETS

MANUTENTION MÉCANIQUE DES GEMMES

CHAUDIÈRES A VAPEUR, Installations complètes d'Usines

POMPES, WAGONNETS SPECIAUX

PLATEAUX A COLOPHANE

Dépotoirs pour le litrage

des barriques MACHINES. MOTEURS, PYLONES, RESERVOIRS

Pians Devis Etudes sur demande

Téléphone 58.88 Références nombreuses France et Paç/s Etrangers R- Com. Bordeaux 2339 B

jgfflfflMWBagaHaiBaBBEiHssagBgœassaffiaB^^

J. CANOUET

LE BOUSCAT-BOEDEADX

(Gironde)

(3)

H° 3. (2e

Série)

Paraissant le 15 de chaque mois. 15 JVIatfs 1930.

BULLETIN v

/a»7 *•'

1

m\

* j

«

DE 'M

'■•■Y

"\ 7,if ifAV''

L'INSTITUT DU PIN

Sous le contrôle de l'Institut des Recherches agronomiques

et rattaché à la Faculté des Sciences de Bordeaux

{««■BMBBBB ■■■■■■■«»■ ■■■■■■■■■*«B■■■■■■B■■■■■■■■■■■■■■■■■>■■■■

A. i. 37

RAPPORT

SURLE

Fonctionnement et les Travaux

DE

L'INSTITUT DU PIN EN 1929

I. ORGANISATION DE L'INSTITUT DU PIN Pendant l'année 1929, les cinq sections de l'Ins¬

titut du Pin ont été encadrées comme suit :

Services généraux.

Directeur honoraire : M. Vèzes.

Directeur : M. Richard.

Directeur technique : M. Dupont.

Chef de travaux (comptabilité et matériel) : Mlle Barraud (du cadre de l'Institut des Recherches agronomiques).

Secrétaire : Mlle Lagravelle.

Garçon de laboratoire : M. Lagaronne (Institut

des Recherches agronomiques).

Femme de ménage : MUe Vinant.

lre section. Récolte et traitement dela gemme :

Préparateur : M. Soum (Institut des Recherches agronomiques.)

2e section : Essence de térébenthine et terpènes.

Préparateur : Mlle Barraud.

3e section : Colophane et dérivés. Préparateur : M. Lévy.

4e section : Etude chimique des bois.

lre sous-section. —- Distillation des bois. Prépa¬

rateur, M. Allard.

2e sous-section. —- Constituant des bois et pape¬

terie. Préparateur : M. Soum.

5e section : Analyse des essences. Laboratoire des

fraudes. Préparateur : Mlle Barraud. Aide : M. de Fayard.

Rédaction du Bulletin de l'Institut du Pin : M110 Barraud.

II. RESSOURCES

Comme les années précédentes, une partie des

ressources, celles provenant de l'Etat, ont été col¬

lectées par la Faculté des Sciences, une autre com¬

portant des subventions des départements et des

communes, et les rémunérations des travaux de laboratoire, ont été collectées par l'Institut du Pin.

Parmi les ressources venant de l'Etat, je signa¬

lerai en première ligne la subvention annuelle de

l'Institut des Recherches agronomiques (Ministère

de l'Agriculture), qui a assuré, d'autre part, le trai¬

tement de deux préparateurs et d'un garçon de

laboratoire.

La subvention accordée en 1928 par l'Office na¬

tional des combustibles liquides, pour l'étude de

l'influence de catalyseurs sur la distillation du bois,

et l'étude des charbons pour gazogènes, n'a pas été

renouvelée cette année, notre étude ayant été clô-

(4)

50 BULLETIN LE L'INSTITUTLU PIN 3 - Mars 1830

turée, 'après les résultats résumés ci-dessous, par la mise en évidence des qualités particulièrement remarquables des charbons roux pour l'emploi dans

les gazogènes. L'étude pratique rte ce charbon

dans

les gazogènes, et les moteurs, sortant des

possibi¬

lités de notre laboratoire, il a été décidé par l'Of¬

fice national des combustibles liquides, que cette

étude serait poursuivie, sous nos indications, dans

un laboratoire outillé à cet effet.

Parmi les subventions collectées par l'Institut du Pin, je signalerai les deux subventions de 10.000

francs accordées par les Conseils généraux de la

Gironde et des Landes, les deux subventions de 5.000 francs accordées par les Compagnies de che¬

mins de fer du Midi et des Landes, les subventions des communes et quelques subventions faites par des industriels sur le montant de leur taxe d'ap¬

prentissage. Notons à ce point de vue, que ledépar¬

tement des Landes, suivant l'exemple déjà donné

par celui de la Gironde, a accordé en 1929, aux industriels, un dégrèvement de 20 % de leur taxe d'apprentissage, en faveur de notre laboratoire.

III. ACTIVITE OU LABORATOIRE

En 1928, des thèses avaient été passées par six

élèves de notre laboratoire. La préparation d'une

thèse demandant en moyenne 2 à 3 ans, on ne doit

pas s'étonner que 1929 ait vu une moindre florai¬

son de diplômes. Nous n'avons en effet à relever,

cette année, qu'une thèse d'ingénieur-docteur, celle

de M. Soum, intitulée « Contribution à l'étude des bois de pin », passée le 2l7 mai.

Le laboratoire a, en 1929, manifesté son activité

en prenant part au IXe Congrès international de

chimie industrielle de Barcelone, au Congrès du

Carbone organisé par la Compagnie du P.-L.M. à Lyon, et enfin aux «Journées des Actualités agri¬

coles », organisées à Bordeaux au mois de novem¬

bre dernier. Notre Bulletin de l'Institut du Pin a rendu ou rendra compte de la part prise par notre

laboratoire à ces diverses manifestations. De ce

fait, ainsi que par suite de l'abondance des travaux publiés, ce Bulletin a pris en 1929, un développe¬

ment assez grand qu'a sanctionné un accroisse¬

ment notable des abonnements.

Durant l'année scolaire 1928-1929, M. le Profes¬

seur Dupont a fait un cours public sur «lesrésines».

Pendant l'année scolaire 1929-1930, sera professé

le lundi, à 17 h. 30, dans le grand amphithéâtre de

la Faculté des Sciences, un cours sur les « terpènes

et les parfums » par le même professeur.

IV. TRAVAUX DE RECHERCHÉS EP*3 1829-

1re et 2e section.

Nous avons poursuivi l'étude des constituants des

gemmes et des essences de térébenthine contenues.

Nous avons étudié les essences de térébenthine amé¬

ricaines du longleaf-pine et du slash-pine et une

essence de térébenthine américaine commerciale.

Ces trois essences sont constituées principalement

de pinène etde nopinène, ce qui les rapproche beau¬

coup de l'essence de térébenthine française qui con¬

tient les proportions analogues de ces deux car¬

bures. Nous avons ensuite abordé l'étude de rési¬

nes particulières qui pourraient être fournies par

nos colonies africaines en grosses quantités, les

résines d'Okoumé (XI). Ces résines contiennent une essence constituée principalement de phellandrène

et une colophane constituée d'au moins deux amy- rines et à peu près complètement exempte d'acides résiniques. Cette constitution montre que la résine

d'Okoumé est de composition très voisine, sinon identique, à celle de l'élémi de Manille. Aujourd'hui,

cette résine d'Okoumé, recueillie sans aucune pré¬

caution, par les indigènes, n'est guère utilisée que pour la confection des torches. Une amélioration

sans doute aisée dans les procédés de récolte et peut-

être une purification, permettront certainement de

trouver pour cette résine un débouché abondant et rémunérateur comme élémi.

Nous avons d'autre part poursuivi l'étude des propriétés des constituants séparés des essences de térébenthine. Un précédent travail avait été fait par

nous sur l'oxydation permanganique du pinène et

nous avions précisé les conditions dans lesquelles

on peut obtenir avec un rendement excellent l'acide pinonique.

L'oxydation permanganique du nopinène en acide nopinique restait une réaction à très mauvais

rendement (moins de 10 %). Nous avons étudié (II) méthodiquement cette réaction et montré qu'en opérant en milieu a'ssez fortement basique, le ren¬

dement pouvait être élevé à 50 %.

L'acide nopinique qui n'était guère, jusqu'ici,.

(5)

BULLETIN LE L'INSTITUT LU PIN N° 3 - Mars 1930 51

qu'une curiosité de laboratoire, devient de ce fait,

et par suite de la séparation aujourd'hui indus¬

trielle du nopinène, un produit très abordable pour les applications industrielles et dont il convient

d'étudier les propriétés pratiques.

Le passage à la nopinone est facile; nous avons nbordé l'étude des propriétés pratiques de cette cé-

tone. D'autre part, l'acide nopinique donne un sel

de soude très peu soluble dans l'eau. Nous avons pensé possible de [baser sur cette propriété un

moyen pratique de dosage du sodium. Les premiers

résultats obtenu permettent d'augurer une solution

favorable.

Nous avions, en 1928, étudié avec M. Crouzet, l'oxydation, spontanée du pinène et du

nopinène et

l'influence de catalyseurs sur cette oxydation. Nous

avons poursuivi cette recherche et l'avons

étendue

(VIII, IX) à d'autres constituants des essences : le carène, constituant principal de l'essence in¬

dienne (pinus longifolia) et le limonène,

consti¬

tuant principal de l'essence de pin pignon

(pinus

pinea). Cette étude nous a montré que

le carène

s'oxydait plus vite que le pinène et le

nopinène,

mais qu'en revanche le limonène s'oxydait beau¬

coup plus lentement. Ce fait vient préciser la

façon

de se comporter des essences riches en limonènes

ou en terpènes analogues (essences secondaires)

dans les peintures et les vernis, ces essences secon¬

daires sont beaucoup moins siccatives, elles s'éva¬

porent en majeure partie comme le fait le white- spirit, tandis que les essences vraies laissent un résidu plus ou moins abondant d'essence grasse, qui intervient utilement dans la constitution du

film.

Nous avons enfin abordé l'étude des produits d'oxydation du pinène et du nopinène.

Au point de vue pratique, nous étudions l'appli¬

cation industrielle de nos résultats précédents pour la fabrication des «essences grasses», leur obtention

à bon marché pourrait ouvrir un gros débouché aux

essences de térébenthine.

3e section s Résines et dérivés.

Nous avons poursuivi l'étude de l'acide abiétique

et de ses dérivés.

M. Rouin (XV) a montré qu'en présence de chlo¬

rure de zinc, l'acide abiétique se décomposait sui¬

vant la réaction :

C20H30Q2 = C18H26 + CIL + CO2

Cette décomposition, nettement différente de la décomposition normale, plus compliquée, qui donne

naissance aux huiles de résine, donne un carbure dont nous poursuivons l'étude.

Mais notre plus gros effort, dans cette section, a été porté sur l'étude de l'autoxydation des acides résiniques (VI-VII).

L'acide abiétique nous a permis de constater un

phénomène particulièrement net d'autocatalyse d'oxydation : l'acide abiétique fixe l'oxygène avec

une vitesse croissante par suite de l'action cataly- tique d'un produit intermédiaire d'oxydation. La

netteté de cette réaction et la stabilité relativement

grande de ce catalyseur nous a permis de préciser

sa formule et le mécanisme de son action.

Nous avons étudié l'action, sur cette autoxyda-

tion de l'acide abiétique, de divers catalyseurs :

nous avons trouvé, comme pour le pinène, des cata¬

lyseurs positifs et des catalyseurs négatifs. Parmi

les premiers, signalons les polyphénols, l'acide sul- furique, le caoutchouc très antioxygène, les phénols simples, l'acide sulfhydrique, l'acide sulfureux, l'alcool, et toute une gamme de résinâtes métalli¬

ques plus faiblement antioxygènes.

Comme catalyseur positif, est à signaler d'abord

le résinate de cobalt, le plus actif comme dans le

cas du pinène, puis le résinate de manganèse et divers autres résinâtes moins actifs. Beaucoup de

ces résinâtes présentent d'abord une action nette¬

ment antioxygène, après quoi l'oxydation « démar¬

re » souvent brusquement.

Ces résultats nous ont portés à établir une nou¬

velle théorie des actions antioxygènes que nous dé¬

veloppons actuellement et espérons pouvoir géné¬

raliser.

Au point de vue pratique, nous avons cherché à appliquer nos résultats précédents à la colophane

elle-même. L'oxydation de l'acide abiétique est complète en quelques heures en présence d'abiétate

de cobalt. Le produit d'oxydation incristallisable,

moins fusible que la colophane, plus dur, semble

devoir être une matière première très intéressante

pour les vernis et sans doute aussi pour la confec¬

tion de plastiques. Malheureusement, jusqu'à pré¬

sent, nous n'avons obtenu l'oxydation de la colo-

(6)

52 BULLETINLE L'INSTITUT BU PIN 3 - Mars 19S0

phane elle-même qu'avec difficulté et

irrégulière¬

ment. Nous poursuivons cette étude.

4° section : Le bois de pin.

lre Sous-Section : Distillation du bois (IV-XVII)

Nous avons poursuivi et complété l'étude des goudrons solubles de pin, les

résultats de

ce

long

travail ont été publiés dans les Annales des

Com¬

bustibles liquides (IV).

Nous avons d'autre part étudié en 1928, pour le compte de l'Office national des

Combustibles liqui¬

des, l'emploi dans les gazogènes du bois

distillé

aux

basses températures. Nous avons

montré,

par une

étude théorique, que c'est le bois

torréfié à 275-290°

qui doit donner le meilleur

résultat

:

maximum de

puissance au moteur,

rendement

presque

intégral

de la valeur calorifique du bois sec et

suppression

de l'agglomération.uo

Nous avons vérifié nos vues dans des essais au

gazogène (V).

Les résultats précédents ont été

remarqués et il

a été beaucoup parlé au Congrès de Lyon

du

«

char¬

bon roux » de l'Institut du Pin. M. Matignon, dans

son discours d'ouverture du dit Congrès, a en par¬

ticulier insisté sur le grand progrès que ces tra¬

vaux de l'Institut du Pin apportaient à la question

du carbone carburant. Des essais en grand et pro¬

longés, sur moteur, vont être

entrepris, d'accord

avec l'Office National des Combustibles liquides.

Sur ce même sujet, nous avons travaillé dans

deux directions différentes :

Nous avons essayé d'obtenir la

torréfaction

du bois en le plongeant dans un bain

convenable

vers 300°. Notre idée était d'employer comme bain

un corps susceptible de fournir ensuite au gazo¬

gène, par un effet de cracking, des gaz

combustibles

accroissant la puissance calorifique de notre gaz pauvre. Nous avons essayé, à ce point de vue, deux produits :

Des lirais de houille et du mazout. Dans les

deux cas, nous avons eu une absoption de 10 %

environ du produit par le bois. Avec les brais de

houille, nous avons eu un empâtage du bois dans

le gazogène, empâtage gênant pour la descente et

un encrassement assez fort des tubes du gazomè¬

tre. Avec le mazout, ces difficultés ont disparu,

mais une assez forte proportion de celui-ci s'échap¬

pait au cracking. II y a là, certainement, une voie

intéressante que nous nous proposons de reprendre.

La deuxième voie dans laquelle nous nous

sommes engagés est basée sur l'idée suivante : le

bois contient de la cellulose et de la lignine; la cel¬

lulose, en distillant, ne laisse guère partir que de

l'eau sans intérêt pour le gazogène. La lignine, au contraire, donne naissance, par distillation, à des

gaz ou des vapeurs à assez haut pouvoir calorifique.

Nous avons montré par nos études précédentes que la décomposition de la lignine et de la cellulose se

produisent sensiblement à la même température (300°).

Il y aurait un gros intérêt à trouver un cataly¬

seur permettant de décomposer la cellulose sans toucher à la lignine, nous obtiendrions ainsi un combustible pour gazogènes possédant, à un

degré

nettement supérieur, les avantages que nous avons signalés déjà pour le charbon roux.

Nous avons donc abordé ce problème et nous

avons trouvé un catalyseur convenable dans l'acide phosphorique (V) qui, à la dose de 1 %, abaisse vers 2f50° la température de décomposition de la cellu¬

lose dans le bois de pin. Nous avons donc encore là des résultats intéressants que nous pensons sou¬

mettre à l'épreuve d'essais pratiques.

2e Sous-Section : Composition du bois et dérivés„

M. Soum a présenté, sous le titre : « Contribution

à l'étude du bois de pin », une thèse d'ingénieur-

docteur. Il aréuni dans le travail unefoule de résul¬

tats relatifs, en particulier à l'étude des transfor¬

mations que subit le bois sous l'action des

champi¬

gnons et des insectes. (X, XXIII et XVI.) Il

serait

trop long de résumer ici ces résultats; je dirai seu¬

lement que dans les actions destructives que subit

le bois, c'est, semble-t-il, toujours la cellulose qui disparaît la première; la lignine résiste ou se trans¬

forme en acides humiques. M. Soum a, en particu¬

lier, étudié la composition de vieux troncs

fossiles,

de pin recueillis dans des

couches profondes de

lignites (de Laluque). En comparant cette compo¬

sition à celle du bois frais, il a apporté une contri¬

bution intéressante à l'étude de la formation des lignites et de la houille.

(7)

BULLETIN DE L'INSTITUT DU PIN 3 - Mars 1930 53

5e section : Analyses.

Les analyses et les travaux effectués cette année

par notre laboratoire ont été plus nombreux encore que les années précédentes. Le constant développe¬

ment de cette section montre l'utilité immédiate de notre laboratoire pour nos industries dérivées

du pin.

LISTE DES TRAVAUX ET PUBLICATIONS

Institut du Pin et Laboratoire des résines I. —- G. Dupont et M1Ie M. Barraud : Sur la compo¬

sition de l'essence de térébenthine américaine.

(Bull. Inst. Pin n° 60, p. 155).

II. G. Dupont : Sur l'oxydation permanganique

du nopinène. (Bull. Inst. Pin m° 65, p. 269.)

III. G. Dupont, J. Lussaud etJ. Allard : Etude en

vue de l'emploi dans les gazogènes du bois

distillé aux basses températures, 3e partie.

Etude pratique au gazogène de la gazéification

du bois distillé aux basses températures. (Ann.

Off. Nat. Comb. liq., 1929, p. 475, et Bull. Inst.

Pin 57, p. 64; n° 67, p. 323.)

IV. G. Dupont et J. Lussaud : Etude des gou¬

drons solubles de bois de pin maritime. (Ann.

des Comb. liq. 1929, p. 453 et Bull. Inst. Pin

66, p. 301.)

V. G. Dupont, J. Allard et Kupferberg : Action

des catalyseurs sur la distillation du bois.

(Ann. des Comb. liq., 1929, p. 483.)

VI. G. Dupont et J. Lévy : Sur l'autoxydation de

l'acide abiétique (C. R. Ac. des Se., séance du

20 octobre 1929, et Congrès de Chim. Ind. de Barcelone, oct. 1929.)

VII. G. Dupont et J. Lévy : Sur l'autoxydation

de l'acide abiétique. Action des catalyseurs (C. R. Ac. des Se., séance du 25 nov. 1929,

t. 189, p. 920 et Soc. des Se.Phys. de Bordeaux,

séance du 12 décembre 1929.)

VIII. G. Dupont et J. Crouzet : Sur l'oxydation catalytique du pinène et du nopinène. (Soc.

des Se. Phys. de Bordeaux, 28 février 1929.)

IX.G. Dupont et J.Crouzet : Sur l'autoxydation

des constituants des essences de térébenthine.' (IXe Congrès de Chim. Industr. de Barcelone,

15 octobre 1929.)

X. G. Dupont et M. Soum : Evolution des consti¬

tuants du bois de pin sous l'influence des di¬

vers agents d'altération. (IXe Congrès de Chim.

Industr. de Barcelone, oct. 1929.)

XI. G. Dupont et Mlle M. Barraud : Sur la com¬

position de la résine d'Okoumé. (IXe Congrès

de Chim. Industr. de Barcelone, octobre 1929.) XII. -—- G. Dupont : Les forêts Scandinaves. (Bull,

de l'inst. du Pin, 61-62, p. 173-197.)

XIII. M. Soum (M. Feytaud et) : Composition

du bois remanié par le termite lucifuge. Soc.

des Se. Phys. de Bordeaux, 14 mars 1929.)

XIV. Li Man Cheung : Contribution à l'étude du

rétène. (Soc. des Se. Phys. de Bordeaux, 27

avril 1929.)

XV. G. Rouin : Action du ZnCl2 sur l'acide abié¬

tique. (Bull. Inst. Pin, n° 64, p. 251.)

XVI. M. Soum : Contribution à l'étude du bois de pin. (Bull. Inst. du Pin, nos 63-64-65-66,

p. 221-253-277-313.)

XVII. G. Dupont : Rapport sur les emplois des goudrons de bois. (Congrès métropolitain et colonial du Carbone végétal, nov. 1929.)

XVIII. G. Dupont : Les progrès récents dans la

fabrication de la pâte à papier de bois. (La

Science et la Vie, p. 129, 1929.)

XIX. G. Dupont : La fabrication des pâtes à pa¬

pier de pin dans les pays Scandinaves. (Le

Sud-Ouest Economique, janvier 1930.)

Thèses

XX. M. Soum : Contribution à l'étude du bois de

pin. (Thèse d'ingénieur-docteur, Bordeaux le

27 mai 1929.)

Conférences, Cours et Publications

XXL G. Dupont : Cours public sur les « essences de térébenthine et les colophanes » (22 leçons)».

XXII. Publication du Bulletin de l'Institut du Pin, mensuel.

(8)

54 BULLETIN 1JE L'INSTITUTBU PIN N° 3 - Mars 19S0 D ii 162

SUR

L'ANHYDRIDE AB1ÉTIQUE

parYonE. FONROBERT, (Wiesbaden)

Ch rnischcUmschau24XXXVI, 1929

Le but de ce mémoire est de prouver l'existence

de l'anhydride abiétique dont la préparation

avait

été donnée précédemment par l'auteur

(Farbenzei-

tung, 31 (1926) 1848), et que, dans un

travail plus

récent, Dupont, Rouin et Dubourg (Bullet. de l'Ins¬

titut du Pin, 35 (1927) 97, 53 (1928) 221, avaient pensé pouvoir peut-être assimiler à

l'acide abiéti¬

que anhydre dont ils venaient de démontrer

l'exis¬

tence.

L'auteur reprend la préparation de son

anhy¬

dride abiétique. Il part d'une colophane

française

qui, après isomérisation par

l'acide chlorhydrique,

en solution alcoolique, fournit un acide

abiétique

fondant à 166° C., après trois cristallisations clans

l'acétone. En utilisant, en anhydride acétique, un peu moins de deux fois la

quantité d'acide abiéti¬

que, on obtient l'anhydride avec un

rendement de

60 % du rendement théorique. On sépare, par dis¬

tillation, l'anhydride acétique de la masse ayant réagi, on refroidit le contenu encore liquide du

bal¬

lon, jusqu'à consistance visqueuse, on

additionne

une petite quantité d'éther de pétrole.

Le produit

brut, qui précipite dans cette solution, est

recristal¬

lisé dans l'éther de pétrole : F: 149° C.

Cristallisé

de nouveau lentement à 10 ou 15° dans l'éther

de pétrole, desséché sur le sodium, il

donne des

écailles brillantes ayant le même aspect que des

corps à haut poids moléculaire comme

l'anthracène

ou le résène.

Cet anhydride est différent de l'acide

abiétique

:

La forme cristalline est totalement différente;

21° lalD =—-18° (C6H6) pour l'anhydride, 0

à

pour l'acide;

L'anhydride n'est pas clistillable;

Le poids moléculaire est déterminé avec

pré¬

cision.

On trouve dans le benzène sans thiophène : 561, 575, etc.; dans le nitl'obenzène : 568, 558, 541;

théoriquement : M = 586.

L'auteur donne une preuve chimique de l'exis¬

tence de l'anhydride abiétique. L'anhydride chauf¬

avec un excès d'alcool éthylique en tube scellé

à 160°-170° C., donne avec un rendement molécu¬

laire, 'l'abiétate d'éthyle, huile visqueuse distillant

à 210-215° sous 4 mm., et d'indice d'acide 4,8. On

a pu régénérer l'acide abiétique en saponifiant cet

éther. Dans les mêmes conditions, l'acide abiétique

ne fournit pas trace d'éther.

L'anhydride abiétique diffère totalement de

l'acide abiétique anhydre de Dupont. L'auteur pré¬

pare de l'acide abiétique anhydre en chauffant sous, le vide à 180° de l'acide abiétique. F : 165°C.:

Poids moléculaire dans le benzène : 316, 309. Par action du bromure d'éthylniagnésium sur l'acide anhydre, l'auteur obtient, comme Dupont,

de

l'éthane, tandis que, dans les mêmes conditions,, l'anhydride ne donne rien.

L'auteur signale la préparation d'anhydride py-

roabiétique et termine sur quelques considérations,

relatives à la saponification de l'anhydride abiéti¬

que.

Un grand Progrès en Papeterie RESINE SOLUBLE

colloïdale

Produit pur

Dosage rigoureux

Emploi facile

ÉCONOMIE 2SO °lo

sur

le

transport et

la main-d'œuvre

DEMANDER TOUS RENSEIGNEMENTS à

31. PORPHYRE, ing.-conseil, 338, rue de Glérac, à Sillac ANGOULËME

(9)

BULLETIN DE L'INSTITUT DU PIN N° 3 -Mars 1930 55 E. i. 22

LE CARBONE

Carburant National

Économique

Les bases de son conditionnement

par l'utilisation des carbones minérauxet végétaux

en mélanges équilibrés

Rapport de M. CHARLES-ROUX

Président du Groupe du Bois à la Foire de Lyon PrésentéauCongrèsdu Carbonevégétal

à Lyon (1929)

I. LE PASSE

Coup d'œil rétrospectif sur l'évolution de la ques¬

tion des Carburants de remplacement et la place prise dans cette évolution par

l'utilisation du

carbone gazéifié.

La guerreavaitrévélé auxmasses que nous

étions

totalement tributaires de l'étranger pour notre ali¬

mentation en Carburants à tel point qu'à certaines

heures la question du ravitaillement en

pétrole

prima jusqu'à celle des réserves en hommes.

Il semblait que la guerre finie, la vie

économique

reprenant peu à peu son cours

normal,

la

préoccu¬

pation du ravitaillement en

Carburants cessant

d'être d'ordre militaire, il n'y aurait plus lieu de

s'en préoccuper puisqu'il est dans

l'ordre normal

des choses que les pays démunis d'une

matière

pre¬

mière quelconque la demandent, par

voie de

com¬

merce, aux pays mieux dotés par la nature.

Le raisonnement eût été juste si la guerre

n'avait

à ce point bouleversé l'ordre

général

des

choses,

sur

toute la surface de notre globe, que

l'équilibre éco¬

nomique ne puisse être rétabli dans

l'ordre ancien

du fait du déplacement des réserves

d'or

et

de la

fortune des nations comme celle des hommes, ce

qui a engendré le déséquilibre des

changes dont les

stabilisations les plus savantes n'ont pu

qu'enrayer

momentanément l'accentuation sans pouvoir nous faire revenir à l'état normal primitif.

On s'aperçut alors bientôt que le

coefficient du

change perturbait à tel point la loi des

échanges

commerciaux entre nations qu'un pays à change

bas privé d'une matière

première

comme

l'acier, le

charbon ou le pétrole, risquait de voir en quelques

années toute sa fortune transférée dans les caisses des nations détentrices de ces matières premières.

Et cette année même cette situation devient pour la France, malgré la stabilisation, de plus en plus angoissante puisqu'elle est pour la majeure partie

cause du déficit de notre balance commerciale qui

s'accentue à l'allure effarante du milliard par mois.

En effet, sur l'ensemble de ces milliards défici¬

taires, le charbon et le pétrole et leurs dérivés chif¬

frent à eux seuls pour plus de 4 milliards, chiffre

net à l'entrée en France, et, sur ce chiffre de 4 mil¬

liards, le pétrole à lui seul est pour une bonne

moitié.

C'est de la constatation de cet état de choses et de la prévision qu'il ne peut aller qu'en

empirant

du fait de l'augmentation incessante de la consom¬

mation de pétrole, qu'est née la question des

Car¬

burants de remplacement. —- Cette question qui, à l'origine semblait n'être qu'une

question d'ordre

militaire est donc devenue l'une des questions vita¬

les d'ordre économique les plus urgentes et angois¬

santes, peut-être même la plus angoissante et

la

plus urgente à résoudre.

Comme devant tout problème de ce genre, de

nombreuses solutions ont été proposées et les cher¬

cheurs de tous ordres n'ont pas manqué de se lan¬

cer à corps perdu dans l'étude et la

démonstration

de ces solutions, tandis que d'une part l'Etat com¬

prenant le danger

cherchait

une

voie de salut et

que l'opinion publique tout à coup

inquiète faisait

entendre son angoisse par la voie de la presse tour

à tour porte-paroles des gouvernements

auprès de

la masse et porte-paroles de la masse

auprès des

gouvernements.

Mais si l'on pose les données du

problème

on

est

quelque peu effrayé de son

ampleur

car

il

ne

s'agit

pas de trouver un

complément, d'aménager

une production, il s'agit en face de

rien de tout créer.

En effet, combien importons-nous de Carbu¬

rants ? Deux millions de tonnes environ. -— Com¬

bien en produisons-nous

? Une centaine de mille

tonnes, autant dire : rien. Sommes-nous au

maximum de notre consommation ? Non; à l'allure

actuelle celle-ci aura doublé d'ici cinq ou six ans si aucun fait nouveau ne se produit.

On pense bien que devant un

champ aussi vaste

à exploiter, en face d'un

problème aussi formida¬

ble à résoudre, les imaginations se sont

donné libre

(10)

56 BULLETIN DE L'INSTITUTLU PIN N° 3 - Mars 1930

cours et que de tous côtés sont sortis des projets

tendant à tout transformer en carburant : le bois, la houille, les minéraux aussi bien que les végé¬

taux, l'air et même l'eau et cette dernière idée n'est peut-être pas la plus difficilement

réalisable...

avec

un appoint considérable d'autres éléments.

Les hommes de haute valeur placés par le gou¬

vernement à la tête des services chargés du mouve¬

ment administratif des Carburants et à la tête des organismes chargés d'encourager les recherches et

inventions ont vite compris qu'il était nécessaire,

non seulement d'encourager, mais aussi de canali¬

ser toutes les initiatives et, si au début on frappa

d'ostracismequelques conceptions, on s'aperçut très

vite que devant la gravité de la situation on avait

le devoir, même au prix de quelques erreurs, de ne décourager aucune initiative en cette matière.

C'est cet heureux état d'esprit qui permit à l'Of¬

fice national des Recherches et Inventions, sous la haute direction de M. le sénateur Breton, à l'Office national des combustibles liquides, sous la haute

direction de M. l'Intendant général Pineau, en liai¬

son avec le ministère de la guerre, le ministère de l'agriculture et le ministère des colonies, de patron¬

ner ou de créer les nombreuses manifestations, épreuves, expositions, concours rallyes, au cours desquels les solutions proposées ou bien

s'éliminè¬

rent d'elles-mêmes quand elles n'étaient viables, ou bien se mirent au point peu à peu quand elles partaient de principes justes et réalisables.

Au cours de ces manifestations nous avons vu naître et progresser des dispositifs nouveaux tant

pour la production des Carburants que pour leur

utilisation et c'est par suite de l'émulation qu'ils

ont provoquée et du terrain d'expérience qu'ils ont

ôffert que se sont équilibrées des solutions que l'on peut aujourd'hui considérer comme entrées dans

le domaine pratique.

J'ai personnellement suivi, tantôt comme orga¬

nisateur, tantôt comme participant, quelquefois aux deux titres ensemble, la plupart de ces manifesta¬

tions depuis l'origine et j'ai toujours été frappé par le fait que toutes les solutions proposées méritaient

une expérimentation et cjue celles qui n'eurent pas de surlendemain eurent cependant toujours une influence utile sur les autres, souvent même très différentes de conception, ce qui prouve qu'en ma¬

tière d'invention comme en matière de guerre l'ef¬

fort de ceux qui se font tuer est aussi nécessaire

que l'effort de ceux auxquels la Destinée accorde

la vie ou la réussite; et cela je l'ai constaté aussi

bien au cours des recherches concernant la question qui nous occupe aujourd'hui que dans bien d'au¬

tres périodes de novation aussi bien dans le do-

maine de l'automobile que dans celui de l'aéronau¬

tique, de la T. S. F. et dans toutes les branches où

s'exerce l'activité créatrice du cerveau humain.

Et je profite de cette solennité pour rendre un

hommage ému à ceux que l'on oublie trop souvent

et qui mériteraient eux aussi de dormir leur repos éternel, Soldats inconnus de l'Idée, sous un Arc de Triomphe monumental fait de toutes les déceptions,

de tous les chagrins, de tous les désespoirs qu'ils

ont connus, mais splendidement illuminé pour l'Eternité de la clarté infinie de toutes les magni¬

fiques espérances et des enthousiasmes sans limite qui furent les leurs, et protégés à son seuil par l'a plus gigantesque et la plus captivante des chimères qui fit d'eux les victimes que l'on pourrait appeler

les Chevaliers de l'Invention morts à la peine, morts

à la tâche, écrasés par le dédain du Destin.

Donc parmi les solutions proposées, certaines —-

ai-je dit peuvent être considérées comme au

point et susceptibles d'un développement rapide, ce

qui prouve, comme l'a dit si judicieusement M. l'In¬

génieur en chef Dumanois, dans son discours d'inauguration du premier Congrès de la Tourbe

à Notre-Dame de Liesse en 1927, qu'il n'existe pas

une question du Carburant national et une solu¬

tion du problème posé, mais une question des Car¬

burants nationaux et des solutions diverses du pro¬

blème posé. Et ceci est très important, car si l'on

est découragé devant l'énormité du chiffre auquel

atteint la consommation de l'essencelorsqu'on envi¬

sage de la remplacer par un produit national dont

on ne voit aucune source de production suffisante

à brève échéance, on voit mieux la solution du problème lorsqu'on envisage la totalisation des pro¬

duits différents dont on découvre les diverses sour¬

ces alimentées elles-mêmes par des réserves tota¬

lement distinctes et diverses.

Parmi ces diverses solutions, il en est une qui

est considérée par tous ceux qui connaissent la question comme particulièrement au point, c'est

celle de l'utilisation du gaz pauvre produit au moyen de gazogènes placés sur les camions et trac¬

teurs automobiles.

Cette solution est considérée, par les techniciens

Références

Documents relatifs

quide restant dans le ballon a été distillé, sous le même vide, avec une colonne Vigreux de 25 cen¬. timètres et 2 nouvelles fractions ont été

L'acide chlorhydrique dilué se comporte comme l'acide sulfurique dilué, ce qui a été signalé pour la première fois dans le brevet français de Melsens,..

Puisqu'il est démontré que, dans les produits ci- dessus, l'essence de térébenthine est supérieure au white spirit, il est naturel que ce dernier, produit d'importation (.16.000

L'extraction des résines par l'alcool-benzol donne 0,62 %, chiffre un peu supérieur à celui du bois plus jeune mais qui est encore très modéré et bien. inférieur à celui du

pinéol et d'autres alcools terpéniques (l'huile de pin est utilisée dans l'industrie de la soie comme décreusant et pour le matage et dans le matage,.. et dans la bouillie

De plus, à mesure que la pâte blanchit, le temps nécessaire à l'épuisement d'une même quanti'V de liqueur croît avec la proportion de liqueur déjà épuisée. Ces résultats sont

dans l'autoxydation simple; il est plus faible au début, mais croît ensuite et peut même devenir no¬. tablement plus fort que dans

de fortes variations dans la rotation de l'essence de pin laricio, mais ces variations sont encore plus.. considérables dans le cas du pin