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Contributions aus équations différentielles multivoques

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

MINISTÈRE DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Université Mohammed Seddik Ben Yahia Jijel

N° d'ordre: …..

Série : …..

THÈSE

Présentée à la Faculté des Sciences Exactes et Informatique Département de Mathématiques

Pour l'obtention du diplôme de

Doctorat en Sciences

Spécialité: Mathématiques Option: Analyse

Par

HADDAD Touma

THÈME

CONTRIBUTIONS AUX ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES MULTIVOQUES

Soutenue le: 04 / 07 /2017 devant le jury:

Président : A. Bouchair MCA Université M. S. B de Jijel Rapporteur : T. Haddad Professeur Université M. S. B de Jijel Examinateur : A. Djoudi Professeur Université de Annaba Examinateur : S. Hamani Professeur Université de Mostaganem Examinateur : A. Debbouche Professeur Université de Guelma

(2)

Introduction g´en´erale 3 1 Concepts de base et r´esultats pr´eliminaires 6

1.1 Notations . . . . 6

1.2 Sous diff´erentiel et cˆone normal . . . . 7

1.3 Multifonctions et continuit´e . . . . 8

1.4 Quelques Th´eor`emes du point fixe. . . . . 11

1.5 Quelques r´esultats de compacit´e . . . . 12

2 Equation diff´erentielle multivoque gouvern´ee par le cˆone normal 14 2.1 Introduction . . . . 14

2.2 esultats auxiliaires . . . . 16

2.3 esultat principal . . . . 18

2.4 In´egalit´e quasi-variationnelle d’´evolution . . . . 24

3 Equations diff´erentielles multivoques avec retard 26 3.1 Introduction . . . . 26

3.2 Existence de solutions . . . . 28

3.3 Propri´et´es topologiques d’ensembles de solutions . . . . 36

4 Equation diff´erentielle multivoque avec des conditions aux limites anti- eriodiques 41 4.1 Introduction . . . . 41

(3)

4.2 esultats pr´eliminaires . . . . 42

4.3 Existence de solutions anti-p´eriodiques . . . . 45

4.4 esultat d’unicit´e . . . . 51

4.5 Application aux ´equations aux d´eriv´ees partielles . . . . 54

Conclusion et perspectives 56

Bibliographie 58

(4)

La th´eorie des ´equations diff´erentielles multivoques est aujourd’hui bien connue. Cette th´eorie a ´et´e introduite dans les ann´ees quarante pour l’´etude des syst`emes d’´equations aux d´eriv´ees partielles non lin´eaires et des probl`emes issus de la m´ecanique. Aujoud’hui, cette th´eorie est devenue plus importante et plus attirante. Son champ d’application s’est consid´erablement d´evelopp´e, et s’est av´er´e fructueuse dans de nombreux domaines comme : la m´ecanique unilat´erale, l’´economie math´ematique, les Sciences de l’ing´enieurs (circuit ´electrique non r´egulier), etc... plus r´ecemment, elle est devenue une des m´ethodes importantes pour l’´etude des in´egalit´es variationnelles d’´evolution, principalement celles gouvern´ees par le cˆone normal.

Cette th`ese est consacr´ee d’une part `a une ´etude de l’existence de solutions pour les

´equations diff´erentielles multivoques associ´ees au cˆone normal avec et sans retard de la forme

u(t)˙ NC(u(t))(u(t)) +Au(t) +f(t) p.p. sur [0, T];

u(t)C(u(t)), pour tout t[0, T] u(0) =u0 C(u0),

(1)

concernant le probl`eme sans retard, o`u A est un op´erateur lin´eaire born´ee, f est une

(5)

fonction continue uniform´ement born´ee et le convexe C epend deu, et

u(t)˙ NC(t,u(t))(u(t)) +F(t,T(t)u) p.p. sur [0, T], u(t)C(t, u(t)), pour tout t[0, T],

u(s) = T(0), u(s) =ϕ(s) pour tout s [−τ,0], ϕ(0) =au(0, a),

(2)

concernant le probl`eme avec retard, o`u F : [0, T] × Cτ H est une multifonction `a valeurs convexes faiblement compactes. Elle ´etablit d’autre part des r´esultats d’existence et d’unicit´e de solutions anti-p´eriodiques d’´equations diff´erentielles multivoques d’ordre trois gouvern´ees par le sous diff´erentiel d’une fonction convexe de la forme

u000(t)∂ϕ(u0(t)) +F(t, u(t)) p.p.t[0, T] u(0) =−u(T), u0(0) =−u0(T), u00(0) =−u00(T).

(3)

Kunze et Marques (voir[39]), ont fait une ´etude originale pour l’´equation diff´erentielle multivoque (1) avec A 0 et f 0 en utilisant un algorithme de projection implicite.

Cette ´etude `a ´et´e g´en´eralis´e par Castaing, C, Ibrahim, A.G. et Yarou, M (voir[18]). Ils ont prouv´e un r´esultat d’existence pour le probl`eme avec retard (2) via un algorithme de projection implicite bas´e sur un th´eor`eme du point fixe en supposant que la multifonction F est scalairement semi-continue sup´erieurement `a valeurs non vide convexes faiblement compactes dans un espace de Hilbert.

Dans [3] A. R. Aftabizadeh, Y. K. Huang et N.H. Pavel ont introduit et ont ´etudi´e l’´equation diff´erentielle multivoque (3) avec F(t, u(t)) = {f(t)} o`u ϕ est une fonction convexe paire et semi-continue inf´erieurement. Ils ont ´etabli un r´esultat d’existence et d’unicit´e en utilisant la th´eorie des op´erateurs maximaux monotones.

Cette th`ese est compos´ee de quatre chapitres. Le premier est consacr´e `a des notions de bases et quelques r´esultats auxiliaires que nous avons utilis´e tout au long de ce travail.

Dans le chapitre 2, on donne un r´esultat d’existence de solutions de l’´equation diff´erentielle

(6)

multivoque (1) dans le cadre de dimension infinie et en supposant queAest un op´erateur lin´eaire born´e,f est une fonction continue uniform´ement born´ee et le convexe C epend de l’´etat u. Ce r´esultat repose sur l’utilisation d’un nouvel algorithme de projection semi- implicite. Apr`es, on pr´esente une application du th´eor`eme d’existence pour d´emontrer l’existence de solutions pour une classe d’in´egalit´e quasi-variationnelle d’´evolution.

Le but du chapitre 3 est double. Le premier est de montrer un r´esultat d’existence pour l’´equation diff´erentielle multivoque avec retard (2). On d´eveloppe une technique de discr´etisation bas´ee sur un algorithme de projection. Cette ´etude donne une nouvelle preuve pour l’existence de solutions de (2) diff´erente `a celle donn´ee dans [18] ( sans utiliser un th´eor`eme du point fixe). Le deuxi`eme objectif est de tirer du r´esultat d’existence pr´ec´edent des propri´et´es topologiques d’ensembles de solutions pour le probl`eme (2).

Enfin dans le chapitre 4, on d´eveloppe des m´ethodes de r´esolutions du probl`eme (3).

L’objectif de la section 2, est l’´etude de l’existence de solutions anti-p´eriodique pour le probl`eme (3) o`uF est une multifonction semi-continue sup´erieurement `a valeurs convexes et d´epend de l’´etatu. Cette ´etude g´en´eralise le r´esultat de A. R. Aftabizadeh, Y. K. Huang et N.H. Pavel ( voir [3]).

Dans la troisi`eme section, on donne un r´esultat d’existence et d’unicit´e d’une solution anti-p´eriodique pour (3) dans le cas o`u la perturbation F est univoque. Nous terminons ce chapitre par une application aux ´equations aux d´eriv´ees partielles, o`u sera utilis´e le esultat d’existence et d’unicit´e d´emontr´e dans la section pr´ec´edente.

Une partie du chapitre 3 et le chapitre 4 font l’objet des articles [30] et [32] parus dans Electronic Journal of Differential Equations et Journal of Nonlinear Sciences and Applications. Les r´esultats du chapitre 2 ont ´et´e publi´es dans Springer Proceedings in Mathematics and Statistics [31]. Une autre partie du chapitre 3 a ´et´e l’objet d’un article accept´e dans Applicable Analysis [33].

(7)

Concepts de base et r´ esultats pr´ eliminaires

Dans ce chapitre, nous rappelons des notions de base, quelques r´esultats fondamentaux sur les multifonctions (multi-application), des th´eor`emes du point fixe, des th´eor`emes principaux concernant la convergence et la compacit´e.

1.1 Notations

Soit H un espace de Hilbert r´eel s´eparable muni du produit scalaire h·,·i, et de la norme associ´eek·k.

On note par

- Bou B(0,1) la boule unit´e ferm´ee de H.

- Si A est un sous ensemle de H alors A est la fermeture de A.

- coA l’enveloppe convexe deA.

-L([0, T]) σ-alg`ebre de Lebesgue sur [0, T].

-B(X) La tribu de Borel, la plus petit tribu contenant la topologie deE.

(8)

-δ(·, A) la fonction indicatrice de A, d´efinie par

δ(x, A) =

0 si xA +∞ si x /A.

- La fonction polaire deδ(·, A) appel´ee aussi fonction support deA, est la fonctionδ(·, A), efinie sur H par

δ(ξ, A) = sup

x∈A

hξ, xi, ∀ξH.

Soit S un sous ensemble ferm´e de H.

On note pardS(·), la fonction distance au sous ensemble S, i.e., dS(x) := inf

u∈Skxuk,∀xH.

On dit que f est semi-continue inf´erieurement (s.c.i) si pour tout xH f(x)lim inf

y→x

f(y).

1.2 Sous diff´ erentiel et cˆ one normal

Donnons dans ce qui suit quelques d´efinitions. Soit f :H R∪ {+∞} une fonction semi-continue inf´erieurement (s.c.i), et soitx un point de H o`u f est finie.

- Le sous diff´erentiel de f au sens d’analyse convexe au point x est d´efinie par

∂f(x) = H : hξ, hxi ≤f(h)f(x),∀hH}.

Soit A un sous ensemble convexe ferm´e de H.

On note par :

- P rojA(x), la projection dexH surA, d´efinie par

y =P rojA(x)yA et hxy, yai ≥0,∀aAdA(x) =kxyk.

(9)

avec

dA(x) := inf

a∈Akxak, est la distance du pointx `a l’ensemble A.

-NA(y), le cˆone normal `aA au point y (il s’agit du cˆone des normales sortantes), d´efinie par

ξNA(y)y A et hξ, yi=δ(ξ, A)yA et ξ∂δ(y, A), et nous avons

y=P rojA(x)xyNA(y).

1.3 Multifonctions et continuit´ e

efinition 1.1 Soient A, B deux sous ensembles d’un espace m´etrique (X, d), l’´ecart entre A et B est d´efini par

e(A, B) = sup

a∈A

dB(a), avec

dB(a) = inf

b∈Bd(a, b), et la distance de Hausdorff entre A et B est d´efinie par

H(A, B) = max{e(A, B), e(B, A)}.

Voici quelques propri´et´es ´el´ementaires : 1) e(A,) = si A6=,

2) e(, B) = 0,

3) e(A, B) = 0 AB,

4) e(A, B)e(A, C) +e(C, B), C un sous ensemble de X, 5) H(A, B) = 0 A=B,

6) H(A, B)≤ H(A, C) +H(C, B).

(10)

- Si A= lim sup

n→∞

An, alors

A=

n

m≥nAm. Rappelons que la lim sup

n→∞

An est l’ensemble des points d’accumulation des suites (xn) telles quexn An, c’est `a dire l’ensemble des limites des suites (xn´) telles que xn´ A´n. efinition 1.2 Soient X et Y deux ensembles non vides. Une multifonction (ou multi- application) F efinie sur X `a valeurs dans Y est une fonction qui `a chaque ´el´ement x X associe un sous ensemble F(x) de Y, on note F : X Y ou F : X P(Y), (P(Y) est l’ensemble des parties de Y).

Le domaine, le graphe et l’image de la multifonction F :X Y sont donn´es par D(F) := Dom(F) = {xX/F(x)6=},

gph(F) = {(x, y)X×Y / xD(F), y F(x)}, Im(F) = [

x∈D(F)

F(x).

Si AX alors F(A) = [

x∈A

F(x).

Soit F :X Y une multifonction d´efinie entre deux espaces topologiques X et Y. efinition 1.3 :

SoitF :X Y Une multifonction. On appelle s´election deF toute applicationf :X Y erifiant

f(x)F(x),∀xX.

Th´eor`eme 1.1 (Th´eor`eme d’existence de s´elections mesurables) (Voir [21]).

Soient(J,Σ)un espace mesurable, X un espace m´etrique complet s´eparable etF :J X une multifonction Σ−mesurable `a valeurs ferm´ees.

AlorsF admet au moins une s´election mesurable.

efinition 1.4 On dit que F est semi-continue sup´erieurement (s.c.s) au point x0 X, si pour tout ouvert V de Y tel que F(x0)V, il existe un ouvert U de X tel que x0 U et F(x)V,∀xU.

On dit queF est s.c.s sur X si elle est s.c.s en tout point xX.

(11)

Enon¸cons les propri´et´es suivantes, et pour plus de d´etails on peut se r´ef´erer `a [8].

(1)Le graphe d’une multifonction s.c.s `a valeurs ferm´ees est ferm´e. Donc si F est s.c.s `a valeurs ferm´ees, lim sup

x→x´

Fx)F(x).

(2)SiY est compact,F `a valeurs compactes etgph(F) est ferm´e dans X×Y alorsF est s.c.s.

(3) Soient H un espace de Hilbert r´eel s´eparable et F : H H `a valeurs convexes faiblement compactes. On dit queF est scalairement s.c.s si pour toutydansH,δ(ξ, F(·)) est s.c.s. Si F est s.c.s alors F est scalairement s.c.s.

efinition 1.5 On dit que F est semi-continue inf´erieuremnet (s.c.i) au point x0 X, si pour tout ouvert V de Y tel que F(x0)V 6= , il existe un ouvert U de X tel que x0 U et F(U)V 6=.

On dit queF est s.c.i sur X si elle est s.c.i en tout point xX.

efinition 1.6 ([21])

La multifonction F :X H convexe faiblement compact d´efinie sur l’espace topologique X est scalairement semi-continue sup´erieurement si pour chaque x H, la fonction scalaire δ(x, F(·)) est semi-continue sup´erieurement sur X .

efinition 1.7 Soient X, Y deux espaces m´etriques et F : X Y. On dit que F est continue (resp. lipschitzienne de rapport λ >0), si pour tout xX nous avons

lim´

x→xH(F(x), Fx)) = 0 (resp. pour tous x,x´X nous avons

H(F(x), Fx))λdX(x,x)).´ H est la distance de Hausdorff et dX la m´etrique de X.

Rappelons la d´efinition d’une fonction absolument continue.

efinition 1.8 On dit qu’une fonctionf : [a, b]H est absolument continue si ∀ε >0,

∃δ >0tel que pour toute partition d´enombrable de[a, b]par des intervalles disjoints[ak, bk] erifiant

X

k

(bkak)< δ,

(12)

nous avons

X

k

kf(bk)f(ak)k< ε

Th´eor`eme 1.2 Une fonction f : [a, b] H est absolument continue si et seulement si elle est int´egrale de sa d´eriv´ee, c’est `a dire

f(b)f(a) = Z b

a

f˙(t)dt.

On voit bien qu’une fonction absolument continue est continue par contre la r´eciproque est fausse. Nous terminons cette section par l’´enonc´e d’un th´eor`eme de fermeture pour les multifonction s.c.s.

Th´eor`eme 1.3 (Th´eor`eme VI.4 Chap 3 [21]).

SoientE un espace de Banach s´eparable,X un espace topologique etΦ une multifonction efinie sur[0, T]×X `a valeurs non vides convexes compactes dansE et telle que pour tout t [0, T] fix´e, Φ(t,·) est s.c.s. Soient (xn), x des fonctions d´efinies sur [0, T] `a valeurs dans E.

Supposons que a) lim

n→∞xn(t) =x(t), p.p sur [0, T],

b) (yn) converge vers y σ(L1([0, T], E), L([0, T], E)), c) yn(t)Φ(t, xn(t)), p.p sur [0, T].

Alorsy(t)Φ(t, x(t)), p.p sur [0, T].

1.4 Quelques Th´ eor` emes du point fixe.

On donne dans cette section quelques Th´eor`emes du point fixe qui nous seront utiles dans les d´emonstrations de nos Th´eor`emes d’existence. (Voir [38]).

Th´eor`eme 1.4 (Th´eor`eme du point fixe de Kakutani-Ky Fan).

Soient X un espace topologique s´epar´e localement convexe, S un sous ensemble non vide convexe compact deX et F :S S une multifonction s.c.s `a valeurs non vides convexes ferm´ees. AlorsF admet un point fixe dansS,c’est `a dire il existexS tel quexF(x).

(13)

Le corollaire suivant du Th´eor`eme du point fixe de Kakutani-Ky Fan nous donne la forme faible de ce dernier.

Th´eor`eme 1.5 :

SoientE un espace de Banach, S un sous ensemble non vide convexe faiblement compact de E et F : S S une multifonction faiblement-faiblement s.c.s et `a valeurs non vides convexes faiblement compactes. Alors F admet un point fixe dans S.

1.5 Quelques r´ esultats de compacit´ e

Th´eor`eme 1.6 (Th´eor`eme d’Ascoli-Arzel`a) (voir [24])

Soient J un espace m´etrique compact, Y un espace m´etrique complet, et H un sous en- semble de C(J, Y), l’espace des applications continues d´efinies sur J `a valeurs dans Y, muni de topologie de la convergence uniforme. Alors H est relativement compact si et seulement si H est ´equicontinu etH(x) est relativement compact, avec

H(x) = {f(x)/ f H}.

Le Th´eor`eme suivant est une cons´equence du Th´eor`eme d’Ascoli-Arzel`a.

Th´eor`eme 1.7 (Th´eor`eme 4 chap 2 [8])

SoientJ un sous ensemble compact de R, E un espace de dimension finie et soit (fn) une suite de fonctions absolument continues d´efinies sur J `a valeurs dans E satisfaisant les conditions suivantes

1) ∀tJ, (fn(t)) est un sous ensemble relativement compact de E, 2) il existe une fonction `a valeurs r´eelles positives hL1E(J) telle que

kf˙n(t)k ≤h(t), p.p surJ.

Alors il existe une sous suite de (fn) (qu’on note aussi (fn)) qui converge vers une fonc- tion absolument continue f :J E au sens suivant

a) (fn) converge uniform´ement ver f,

b) ( ˙fn) converge faiblement vers f˙ dans L1E(J), c’est `a dire ( ˙fn) converge vers f˙ σ(L1E, LE).

(14)

Th´eor`eme 1.8 (Th´eor`eme de Mazur)([21]).

Soient E un espace de Banach et A un sous ensemble compact de E. Alors co(A) est compact.

Th´eor`eme 1.9 (Th´eor`eme de Banach-Mazur)([21]).

SoitE un espace de Banach r´eel. Soit (xn)E et xE tel quexn x faiblement dans E, quandn→ ∞. On poseCn=co{xm, mn}( c’est `a dire l’ensemble des combinaisons convexes des xm, mn). Alors, nous avons

i) xCn pour tout n N.

ii) Il existe (yn) E telle que yn co{xm, m n} pour tout n N et yn x quand n→ ∞.

(15)

Equation diff´ erentielle multivoque gouvern´ ee par le cˆ one normal

2.1 Introduction

Les outils de l’analyse non lisse (non diff´erentiable) interviennent dans de nombreuses applications de l’analyse variationnelle, notamment l’´etude des ´equations diff´erentielles multivoques o`u apparaˆıt un cˆone normal, probl`emes connus sous le nom de processus de rafle ou processus de rafle perturb´e.

L’´equation diff´erentielle multivoque du processus de rafle se pr´esente sous la forme

u(t)˙ NC(t)(u(t)) p.p. sur [0, T];

u(t)C(t), pour tout t [0, T] u(0) =u0 C(0),

et le processus de rafle perturb´e correspond `a

u(t)˙ NC(t)(u(t)) +f(t, u(t)) p.p. sur [0, T];

u(t)C(t), pour tout t [0, T] u(0) =u0 C(0).

(16)

J.J. Moreau [40] a ´etudi´e le probl`eme de rafle lorsque l’ensemble C epend de t.

Plusieurs extensions du processus de rafle ont ´et´e faites (voir par exemple [1, 9, 10, 18, 27, 28, 29, 34, 39, 41]).

Dans [39], Kunze et Monteiro Marques ont ´etudi´e l’existence de solutions pour l’´equation diff´erentielle multivoque suivante

u(t)˙ NC(t,u(t))(u(t)) p.p. sur [0, T];

u(t)C(t, u(t)), pour tout t[0, T] u(0) =u0 C(0, u0),

(2.1)

o`uC : [0, T]H est une multifonction de [0, T] (T >0) `a valeurs convexes ferm´ees dans l’espace de Hilbert H. NC(t,u(t))(·) d´enotes le cˆone normal, au sens d’analyse convexe, `a C(t, u(t)) au pointu(t). Le probl`eme (2.1) s’appelle processus de rafle avec contrainte sur l’´etat (state dependent sweeping process en anglais) du premier ordre.

Dans ce chapitre nous nous int´eressons `a une classe des ´equations diff´erentielles mul- tivoques de la forme

u(t)˙ NC(u(t))(u(t)) +Au(t) +f(t) p.p. sur [0, T];

u(t)C(u(t)), pour tout t[0, T] u(0) =u0 C(u0),

(2.2)

o`u A est un op´erateur lin´eaire born´ee, f est une fonction continue uniform´ement born´ee et le convexeC epend de u.

Le probl`eme (2.2) inclut comme un cas sp´ecial l’in´egalit´e quasi-variationnelle d’´evolution suivante

Trouver u:I H, u(0) =u0 C(u0), tel que u(t)C(u(t)) pour tout t[0, T],

hl(t), wu(t)i ≤ hu(t), w˙ u(t)i+a(u(t), wu(t)) p.p. sur [0, T]

(2.3)

(17)

pour toutwC(u(t)),

o`u a(·,·) est une forme bilin´eaire, sym´etrique, born´ee et elliptique sur H × H; l W1,2([0, T];H) et C(u) H est l’ensemble des contraintes. L’in´egalit´e variationnelle de type (2.3) mod´elise l’´evolution des syst`emes elasto plastique (voir [25]).

2.2 R´ esultats auxiliaires

Nous rappellons maintenant des r´esultats concernant le sous diff´erentiel de la fonction distance `a un ensemble S dont nous aurons besoin pour la suite(voir [10, 45]).

Proposition 2.1 Soit S un sous ensemble non vide ferm´e de H et xS. Alors

∂dS(x) = NS(x)B.

Proposition 2.2 Soit C : H H une multifonction Hausdorff-continue `a valeurs non vide ferm´ees convexes. Alors la fonction

(x, y)7→∂dC(x)(y)

est `a valeurs ferm´ees convexes satisfaisant la propri´et´e de la semi-continuit´e sup´erieure suivantes :

Soit (xn) une suite dans H convergeant vers x H, et (yn) une suite dans H avec yn C(xn)pour tout n, convergeant vers yC(x), alors pour chaque ξ H,nous avons

lim sup

n

δ(∂dC(xn)(yn), ξ))δ(∂dC(x)(y), ξ), o`u

δ(∂dC(x)(y), ξ) := sup

p∈∂dC(x)(y)

hp, ξi repr´esente la fonction support de ∂dC(x)(y) `a ξ.

Maintenant, soit B un ensemble born´e d’un espace norm´e E , alors la mesure de noncompacit´e de Kuratowski de B,α(B), est d´efinie par

α(B) = inf{d >0 :B =

m

[

i=1

Bi pour certain m etBiavecdiam(Bi)d}.

(18)

Ici diam(A) ´etant le diam`etre de A donn´e par diam(A) := sup

x,y∈A

kxyk. Dans le lemme suivant nous rappelons (voir Proposition 9.1 dans [23]) des propri´et´es utiles pour la mesure de noncompacit´eα.

Lemme 2.1 Soient H un espace de Banach r´eel de dimension infinie et D1, D2 deux sous-ensembles born´es deH.

(i) α(D1) = 0⇐⇒D1 est relativement compact ; (ii) α(λD1) =|λ|α(D1),∀λR;

(iii) D1 D2 =α(D1)α(D2); (iv) α(D1+D2)α(D1) +α(D2);

(iv) Si x0 H et r est un nombre r´eel positif alors α(x0+rB) = 2r.

(19)

2.3 R´ esultat principal

Le but principal de cette section et de donner une nouvelle d´emonstration pour l’exis- tence de solutions de (2.2) diff´erente `a celle donn´e dans [18]. La diff´erence consiste sur la proposition d’un nouvel algorithme de projection explicite qui converge vers la solution du probl`eme (2.2).

Th´eor`eme 2.1 Soit H un espace de Hilbert s´eparable et soit C :H H une multifonc- tion `a valeurs non vides ferm´ees convexes satisfaisant les hypoth`eses suivantes

(H1) C est lipschitz-continue de rapport 0 < L < 1, c-`a-d, pour tous x, u, v H nous avons

|dC(u)(x)dC(v)(x)| ≤Lkuvk;

(H2) il existe un ensemble fortement compact S tel que C(u) S pour tout u H.

Soient A : H H un op´erateur lin´eaire born´e et f : [0, T] H une fonction continue uniform´ement born´ee, c-`a-d, il existe β >0 tel que kf(t)k ≤β pour tout t[0, T]. Alors pour chaque u0 C(u0), il existe au moins une solution lipschitzienne pour (2.2).

Preuve.

La d´emonstration se fait en trois ´etapes.

Etape 1. Construction des suites approximantes : Soit ρ >0 tel que C(u)S ρB pour tout uH.

Pour chaque nN, on consid`ere la partition suivante de l’intervalle I := [0, T] Ii+1n :=]tni, tni+1], tni :=n, 0in1, I0n :={tn0}.

Algorithme 1. Posons µn := Tn. Fixonsn 2.On d´efinit par induction un0 =u0 C(u0), et f0n=f(tn0);

– 0in1 :uni+1 = ProjC(un

i)(uni µnAuni µnfin);

fi+1n =f(tni+1).

(20)

La convexit´e et la fermeture deCassurent l’existence de la projection, et donc l’algorithme est bien d´efini.

Maintenant, nous utilisons les suites discretes (uni) et (fin) pour construire les suites de fonctions un et fn de [0, T] `a H en prenant leurs restrictions sur chaque intervalle Iin comme suit :

Pour tI0n, posons fn(t) =f0n et un(t) = u0; pourt Ii+1n (0in1), posons fn(t) = fin,et

un(t) = uni + (uni+1uni)(ttni)

µn (2.4)

C’est clair par construction que l’applicationunest continue sur [0, T] et donc diff´erentiable sur [0, T]\{tni} avec

˙

un(t) = uni+1uni

µn , ∀t [0, T]\{tni}. (2.5) Par l’Algorithm 1, nous avons

uni+1 = ProjC(un

i)(uni µnAuni µnfin),

et donc par la caract´erisation du cˆone normal, on obtient, pour p.p.t [0, T] uni uni+1µnAuni µnfinNC(uni)(uni+1),

or

uni+1uni

µn Auni fin NC(un

i)(uni+1). (2.6) On cherche une estimation pour l’expressionk − uni+1µ−uni

n Auni fink.

Maintenant, pouri0,nous avons par l’Algorithme 1

kfink ≤β etuni+1 C(uni)ρB, donc

kunik ≤ρ.

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