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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Bulletin de l'Association Amicale des Anciens Élèves de l'École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique n° 93

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(1)

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S

BARRY. — Schémas d’électricitè (16 X 25, 236 p. comprenant 191 pl. de

schém as et fig.) Nouvelle édition refondue (sous presse).

B EN DIX. — Technologie des travaux sur métaux (16 X 25, 232 p., 674 fIg.)

[ 1 " éd. 1968] Cart. 2 1 ; »

BO U V IÉ et CAYEUX. — Précis de législation du travail, 6* éd. (1968)

mise à jo u r au 1 " juillet 1968, 1 3 ,5 X 1 8 , 232 p C art. 10,60

DELAPORTE. — Technologie générale des métiers de la mécanique

Livre I : Ajusteurs-m onteurs, fraiseurs, m écaniciens, tourneurs (à l’usage des élèves des Collèges d'enseignem ent technique, des Lycées techniques et des auditeurs des cours de Prom otion sociale) (1 3 ,5 X 1 8 , 208 p., 221 fig.) [Ed. 1968] ... 21,20

FRAU D ET et M ILSA N T. — Cours d'électricité à l'usage des élèves spé­ cialisés en électricité.

T om e I : Généralités, Ed. (1968) 1 3 ,5 X 1 8 , 384 p., 248 fig ... 15,20

Tom e II ; M achines, Ed. (1968) 1 3 ,5 X 1 8 , 502 p., 327 fig., 8 pl. ph. . . 11,50

Tom e III : Notions d 'électronique, 5 éd. (1967) 1 3 ,5 X 1 8 , 222 p.,

143 fig., 2 tabl., 4 pl. ph... 13,50

— Précis d'électricité à l'usage des élèves non spécialisés en électricité.

Tom e I : Courant continu (ci de seconde industrielle), (2* éd. 1966]

1 3 ,5 X 1 8 , 264 p., 155 fig., 172 e x e r Cart. 13,50

Tom e II : Courant alternatif. Notions d 'électro niq ue (ci. do prem ière indus.), [2* éd. 1966] 1 3 ,5 X 1 8 , 264 p., avec fig. e t exer. . . Cart. (N.E)

G ER LiN G . — Les machines-outils (16 X 22,5, 228 p., 670 fig. en couleurs)

[2* éd., 1964] ... Cart. 21,20

HU M B ER S O T. — Dessin Industriel. Cotation fonctionnelle. Cotation de

fabrication. Naissance d'un produit (2 1 X 2 7 , 152 p., 318 fig.) [1” éd.,

1967] Relié. 23,10

M EYER. — Technologie des marchandises à l'usage des sections

com m erciales des lycées, collèges et collèges techniques, [éd. 1969]

1 3 ,5 X 1 8 , 208 p., 143 fig ... 5,70

NABLA et BURRUS. — Apprenez à manier la règle à calcul

(1 1 X 1 6 , 168 p., 216 fig.) [4- édi.. 1966] ... 9,60

S C H W O C H . — Manuel pratique de l'automobile : le moteur.

(1 7 X 2 3 , 292 p., 640 fig. en 3 couleurs) Cart. 29,00

VER D IER et BRUT. — Technologie professionnelle des métiers de la mécanique.

Livre III : Ajusteurs. Monteurs. M écaniciens, [ I ” édi., 1967] 1 3 ,5 X 1 8 ,

BULLCTin

de

L’flSSOClflTIOl] fllDICflK

des m \ m {L(V(S

NORMALE

N° 93 — JUILLET 1970

Abonnement (un an) ___ 30 P Le numéro ... 8 F

(2)

Dunod

Editeur

C. QUESTEL

cours anaiytiaue

de technologie

de construction

mécanique

CLASSES DE 2« T

DES LYCÉES TECHNIQUES

LE SEUL COURS

TECHNOLOGIE

CONTRUCTION

SEMl-PROGRAM M É

RÉALISÉ A V EC DES ÉLÈVES

POUR DES ÉLÈVES

102 pages 21 x 30 — 1970 — Sous pochette :

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(3)

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1970

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Histoire

• C O N N A IS S A N C E DU M O N D E C O N T E M P O R A IN

co lle ctio n Pierre Miguei

Première a n n é e ...12,00

Deuxième a n n é e ... 12,00

Français

• T H E M E S D 'H IE R ET D 'A U J O U R D 'H U I

p a r L.-R. Piazoiies et J.B. Piazoiies

Première a n n é e ... 10,50

Deuxième a n n é e ... 10,50

Mathématiques

pa r P, Faure

• Tome 1 : A L G E B R E

... 16,00

• Tome 2 ; G É O M É TR IE ET T R IG O N O M É T R IE ... 18,00

FERNAND NATHAN

(4)

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de la Capitelle

16. Place A lb e rt r - 30 UZES

T é lé p h o n e : 41 — B. P. n° 10

C O U R S DE DESSIN TE C H N IQ U E

ET DE C O N S T R U C T IO N M É C A N IQ U E

M. NORBERT. Aide-mémoire de l’élève dessinateur. ( 962° mille )

1 vol. de 210 pages, plus de 500 gravures. C a rto n n é ...

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M. NORBERT. Cours de dessin technique et de construction mé­

canique.

— 1" Partie. 1 vol. 22x28, 60 pages de texte et 43 planches

(program m e de 4' moderne). Cartonné ... 12,00

— 2* Partie. 1 vol. 22x28, 110 pages dont 50 planches (pro­

gramme de 3' moderne). Cartonné ... 12,00

— 3’ Partie. Tome I (construction mécanique). 1 vol. 22x28,

84 pages, texte et 68 planches. Cartonné... 14,00

— 3" Partie. Tome I I (dessin technique). 1 brochure 22,5x32

de 80 pages texte et 60 planches séparées dans un emboîtage

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M. NORBERT. Exercices de dessin de machines électriques.

— Une notice de 4 pages et 30 planches 2 1 x 3 0 ...

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M. NORBERT et R. PHiLIPPE. Technologie de construction méca­

nique.

— l'c partie — Un vol. 22x28, de 200 pages, cartonné... 22,00

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M M . BOYER, NORBERT et PHiLiPPE. Cours de construction du

matériel électrique :

— Tome I. Etude des m atériaux utilisés en construction élec­

trique. 1 vol. 22x28, de 220 pages. C artonné... 25,00

— Tome I I . Etude de l ’appareillage. 1 vol. 22 x 28, de 260 pages.

Cartonné ... 30,00

— Tome I I I . Machines électriques. 1 vol. de 220 pages 22x28.

Cartonné ... 25,00

— Tome IV . Production de l’énergie électrique. 1 vol. 230 pages.

22x28. Cartonné ... 26,00

Tome V I. In itia tio n à l ’automatisation. 1 vol. de 300 pages.

22 X 28. C a rto n n é ... 37,00

M. AUGER. Cours de schémas d'électricité :

— 1" Partie. Classe de seconde des L.T. Une notice de 50 pages

et une série de 28 planches d’ex. 22x32. Sous em b o îtag e.. . . 14,00

— 1” Partie (com plém ent). Notions d’autom atism e...

5,00

— 2' Partie. Classe de l " des L.T. 1 vol. Cartonné... 18,50

M. VERDEIL. A.B.C. du bâtiment. Cours de technologie générale

du bâtiment.

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M M . ORLANDO et BOVIS. Cours de dessin de maçonnerie.

(5)

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176 pages — 12,20

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C O U R S DE M É C A N I Q U E R. B A S Q U I N

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(6)

c o l l e c t i o n des b.e.p.

Livres de l'élève

Travaux pratiques

J. D E S LO G IS e t H. SA LLÈ S Bureau de courrier sténodactylographe-correspondancier, 1 " année Un vo lu m e , 228 pages, b ro c h é 12,90 F Bureau de courrier sténodactyiographe-correspondancier, 2° année Un vo lu m e , 264 pages, b ro c h é 12,90 F J. D E S LO G IS et H. SA LLÈ S T. P. 1. (individuels)

Bureau d e courrier, année

Une p o c h e t t e 5,00 F

T. P. 2 (en équipe)

Bureau de courrier, année

Une p o c h e tte S,00 F

T. P. 3 (individueis)

Bureau de courrier, T année

Une p o c h e t t e 5,00 F

T. P. 4 (individueis)

Bureau de courrier, 2' année

Une p o c h e t t e 8,50 F

T. P. 5 (en équipe)

Bureau de courrier, l''” et 2" années

Une p o c h e t t e 8,50 F

T. P. 6 (individueis) Caicul m écanographique

Toutes spéciaiités, V et 2° années

Une p o c h e tte 5,00 F

Livrets du Professeur

Bureau du courrier

S.D.C., 1 " année, (T.P. 1 et 2) Une b ro c h u re . 5,40 F Bureau du courrier S.D.C., 2' année. (T.P. 3, 4, 5 et 6) Une b ro c h u re 4‘ trim estre 1970

Sujets d'examens

E l Expression française Toutes spécialités Une p o c h e tte 4,00 F E2

M athém atiques et m athém atiques appiiquées Toutes spéciaiités

Une p o c h e tte ... juiliet 1970

Classiques masson eCCie

(7)

SOMMAIRE

Ceux qui s’en vont ...

9

Privilèges et vertus du d e s s in ...

11

Technologie : les trains p la n é ta ire s ...

14

• E.D.F. - S ain t-L au ren t-d es-E au x ...

22

• Oui à l’ingénieur technicien ...

27

• Conception visuelle

... 28-29-30

• Distinctions - Succès - Mutations - R e tra ite s ...

31

La vie de l’Amicale ...

32

La vie des régions ...

41

• A travers les r e v u e s ...

42

• Nous avons lu ...

44

• Ce que publient nos camarades ...

46

• Relevé au B .0 ...

49

(8)

VU!-;:w?’ • , ' ; :i .. V ■iH- ■-" 'r 'v ;r j . . ; î t 4 ’ - i ■ ' c r t -f m r:-. . ■ .. ■ ; -■S-'.. 'rr;;--,' ù L - 4.; 4T: ' à / 4 -wiS;

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(9)

N° 93_______________________________________________________ Juillet 1970

B U L L E T I N T R I M E S T R I E L

DE

L'ASSOCIATION AMICALE

des Anciens et Anciennes Elèves des Sections Normales

et de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique

P r é s id e n ts d ’h o n n e u r :

M M . les D ire c te u rs généraux honoraires de l ’En seignem ent Technique. M . le D ire c te u r a d jo in t h o n o raire de l ’Enseignem ent Technique.

M M . les anciens D ire c te u rs de l ’Ecole N o rm ale Supérieure de l ’E n seig n em en t Technique.

M . le D ire c te u r de l ’Ecole N o rm ale Supérieure de l ’Enseignem ent T echnique. M . le D ire c te u r a d jo in t de l ’E.N .S .E .T.

M m e la sous-directrice de l ’E J l’.S.E.T.

S e c r é ta ire s g é n é r a u x e t P r é s id e n ts h o n o r a ir e s :

H . C O U R T : In sp ecteu r général de l ’In s tru c tio n publique. A. B IG U E N E T : Insp ecteu r général de l ’In s tru c tio n publique. M . N E S P O U L O U S , D ire c te u r du Lycée Tech niq ue de Vincennes. A. T H i n Z A T , Professeur à l ’E .N .N .A . de P aris.

J .M . R ESî'EU IL, Professeur au L .T . de C h a m p ig n y -s u r-M a m e . D . S A U V A L L E , Professeur à l ’I.U .T . de Reims.

C A N T A R E L (B 56-59), D ire c te u r L .T .E . Alès. S e c r é ta ire r é g io n a l h o n o r a ir e d u G ro u p e d e P a r is :

J U T T E T , 45, ru e B e rn a rd -P a lis s y , à G ie n (L o ire t).

COMITÉ

P r é s id e n t :

M lle M E G E (E F 4 6-48), 47, rue de Rennes, P a ris 6'. V ic e - P r é s id e n t :

B O N M A R T IN (B 4 2-44), D ire c te u r a d jo in t de l ’E .N .N .A ., 4, ru e A .- M usset - (69) V illeurban ne.

M m e B A Z IE U (A2 4 4-46), Censeur Lycée de Chelles, la R em ise de B rou . 77 - Chelles.

S e c r é t a ir e g é n é r a l :

P. P U E C H (A l 44-46). 4 bis, avenue de V e rd u n , 94 - S a in t-M a u ric e . S e c r é ta ire s a d jo in t s :

M lie P R O U H E T S IM O N E . Professeur, 49 B d A ris tid e B ria n d , 45 - O rléan s. B E R M O N D (B 5 5 -58), 30, rue J .-A m y o t - (72) L e M an s .

B O S O M (B 56-59), 136, avenue de la D iv is io n -L e cle rc - (92) C h a te n a y -M a la b ry . M E R Y (B 5 6 -60), 9, allée du M a li - (94) Presnes.

T r é s o r ie r :

R E S S A Y R E (D 56-59), 105, rue de la Convention. 75 - P a ris (15”). T r é s o r ie r a d jo i n t : P O R C H E R (B 53-56), 37, avenue de S t-M a n d é , P aris 12'.

A U TR E S M E M B R E S D U C O M IT E

M lie D U P U Y (E 6 0 -64), M m e R E V E IL L E R E (C 4 9 -51), M M . A U B R Y (B 2 9 -3 1 ), B O IS S IE R (B 4 6 -48), B R U N (B 5 3 -57), C H E F D E V IL L E (A i 52 -5 ), C L E M E N T (B 5 7 -61), F A R G IE R (E F 39-42), G A B IO N (D 2 7-29), G A G N O L E (F 38), G A Y R A R D (A i 5 6 -5 9 ), G R E U Z A T (E F 38-40) K O S C H E R (F 4 0 -42), G A R N E R O (B 46-48). A D R E S S E et C O M P ’T E C O U R A N T P O S T A L ; A S S O C IA T IO N A M IC A L E D E S A N C IE N S E L E V E S E .N .S .E .T . 61, avenue du

Président-

(10)

IX -^îliü^ >«T».'

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(11)

Ceux qui s'en vont

B O M A L

(D 38-40)

L a prom otion 38-40 Sciences et A M a eu le chagrin de perdre le 4 octobre 69,

l ’un de ses membres, M m e Bornai, née M arcelle Campuzan.

M a r c e lle , a p rè s a v o ir é té n o r m a lie n n e à l ’E .N . de T a r îte s a v a it o cc u p é p e n d a n t tro is a n s u n p o s te d ’i n s t i t u t r ic e e n m o n ta g n e . S e u le , e lle a v a it p r é p a r é le c o n c o u rs d ’e n t r é e à l ’E .N .S .E .T . o ù e lle r e t r o u v a , e n o c to b re

1938,

u n e d e ses c a m a r a d e s d ’é c o le n o r ­ m a le . E n o c to b re

1939

« la p ro m o » se r é f u g ia à C l e r m o n t - F e r r a n d , a u L y c é e A m é d é e -G a s q u e t, e n in t e r n a t . C e t te s it u a t io n n o u a , e n t r e les « o n ze », des lie n s d ’a m it i é solid es. M a r c e lle é t a i t s o u v e n t l ’é lé m e n t m o d é r a te u r d u g ro u p e s a u f lo rs q u ’ e lle d e v e n a it la m o n it r ic e trè s q u a lifié e d e l ’é q u ip e des skieu ses.

A l a f i n d e c e tte a n n é e s c o la ire e x c e p tio n n e lle , e lle f u t n o m m é e à l ’E .P .S . d e M o n tlu ç o n q u ’e lle q u it t a e n

1948

p o u r le ly c é e T e c h n iq u e d e la ru e d e P o ito u à P a r is . S o n d e r n ie r p o s te f u t le ly c é e M a r i e - C u r i e à V e rs a ille s , q u ’e lle o c c u p a a p rè s son m a r ia g e , e n

1958,

a v e c M . R o b e r t B o m a l, in g é n ie u r à S a c la y .

N o u s s a v io n s q u ’u n e g ra v e m a la d ie l ’a v a it o b lig é e , e n

1967,

à se m e t t r e e n co n g é. N o u s a v io n s eu l ’e s p o ir, à p lu s ie u rs re p ris e s , d e la v o ir r e c o u v r e r la s a n té . M a is b r u t a le m e n t s on é t a t e m p ir a a u x v a c a n c e s

1969.

Ses c o llè g u e s e t ses élèves g a r d e n t c e r t a in e m e n t le s o u v e n ir d ’u n p ro fe s s e u r e ff ic a c e e t c o m p r é h e n s if, a t t e n t i f a u x p ro b lè m e s des a u tr e s . A u c u n e d e ses c a m a r a d e s de p r o m o tio n n ’o u b lie r a l ’a m ie e t la c o n s e illè re trè s s û re q u ’e lle f u t t o u jo u r s p o u r elles.

(12)

C A R P E T , é d i t e u r , yq - A n n e c y

10 mars 1970

L. et A. ARNAUD

Professeurs

Anciens élèves de rE c o le Norm ale Supérieure de l ’Enseignement Technique

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d es d e s s i n s

t e c h n i q u e s

R ecueil d ’initiation technoiogique n° 1, broché à feuillets perforés.

(13)

PRIVILEGES ET VERTUS

DU DESSIN

C ’e s t le d es s in o u t r a i t (.car o n lu i d o n n e a u s s i ce n o m ) , q u i c o n s titu e , q u i est la s o u rc e e t le c o rp s d e la p e in t u r e , d e la s c u lp tu re , de l ’a r c h it e c t u r e e t d e t o u t a r t p la s tiq u e . Q u ic o n q u e s’e s t é le v é assez h a u t p o u r le t e n i r e n son p o u v o ir s a c h e q u ’i l possède u n g r a n d tré s o r.

MICHEL-ANGE

(dialogue de François de Hoiiande)

« D e s s in e z , d e s s in e z e n c o re e t to u jo u r s ».

(TiNTORET)

Je n e sais p a s d ’a r t q u i p u is s e e n g a g e r p lu s d ’in t e llig e n c e q ue le d es s in .

(VALERY)

J e c ro is q u e l ’é tu d e p a r le d e s s in es t e s s e n tie lle .

(MATiSSE)

C ’e st d o n c le d essin q u ’i l m e f a u t é tu d ie r , j e d es s in e s ans cesse.

(BONNARD)

D e s s in e z.

(CEZANNE)

V a lé ry d isa it du dessin q u ’il est le père des A rts et q u 'il pro cè d e de l'in te llig e n c e . C e tte re c o n n a is s a n c e d e p a te rn ité , l’is o le m e n t d 'u n d e ses c a ra c tè re s e s s e n tie ls sa n s d o u te — nous p a ra ît lim ite r le d e ssin e t c o n firm e r la te n d a n c e co m m u n e à le c o n s id é re r s u rto u t comm e un m oyen. C ertes, nous lui reco n n a isso n s ce tte q u a lité puisque nous en fa iso n s ia m atière d 'é d u ca tio n de base, mais nous vo u d rio n s su rto u t le poser, com m e a rt to ta l e t Indépendant p ro lo n g e a n t l'illlu s tre p o sté rité qui le p récède p a ra llè le m e n t à la scu lp tu re , la p e in tu re et la gravure.

Le dessin est le moyen d 'e x p rim e r grap h iq u e m e n t et d irecte m e n t to u te e xp re ssio n v isu e lle due à des fo rm e s p erçues à la fa v e u r de la lum ière e t tra d u ite à la fo ls p a r la m ém oire et l'im a g in a tio n p ro p re s à chaque individu.

Tout être qui trace un tra it, même s 'il ne représente rien in te n tion n e lle m e nt se lo n la fig u ra tio n fa m iliè re m e n t a d m ise , d e ssin e , et, d a n s son tra c é , o n tro u v e p lu s o u m o in s a ffirm é le signe de son caractère, de son in d iv id u a lité intim e ainsi sp o ntaném ent révélée.

C 'e s t dire la co m p le xité du dessin lo rs q u 'il est vé rita b le m e n t bien co m p ris (pa r o p p o ­ sitio n au rôle m ineur qui s 'e ffo rc e de le lim ite r à une d o cu m entation stricte ).

Com m e en to u te fo rm e d 'a rt, se n s et e s p rit vo n t désorm ais s 'y tro u v e r m êlés en une m ystérieuse synthèse plastique.

Sans doute ce lle -ci e st-e lle d iffic ile m e n t a cce ssib le à des je u n e s e sp rits avides de d é co uve rte s d ire cte s q u 'ils ve u le n t ne d e v o ir qu 'à eux-m êmes.

C 'e s t a lo rs que nous les aid e ro n s p a r un é clairem ent fo n dé su r la tra d itio n bien que le dessin a it longtem ps passé p o u r une a c tiv ité a cce sso ire que le peintre, le s cu lp te u r ou le g ra ve u r u tilis a ie n t p o u r e x p lo re r le monde des sensations. F ort du bel enseignem ent que la p o sté rité lui lègue, il peut être co n sid é ré com m e m oyen d 'e xp re ssio n autonom e. Son ap p re n tissa g e ap p orte à l'é lè ve des enrich isse m e n ts de tous o rd re s aussi bien m anuels que s p iritu e ls ou se n sib le s et la d é co uve rte des règles de d iscip lin e fondam entales, com m u­ nes à tous les arts plastiques.

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Ignorant faiblesses, fa c ilité s et concessions, le dessin reste l’école de la plus im placable rigueur.

Ses d iffic u lté s mêmes, cette sorte d ’intra n sig e a n ce que le dessin réclam e, dem eurent p o u r le jeune élève e xcita tio n de son enthousiasm e, de sa passion, et sa p ra tiq u e d e vie n t un sacerdoce.

C ’est su r ces p e rsp e ctive s q u ’il im p orte de lui d onner sa vé rita b le place d ’Enseigne- m ent A rtis tiq u e dans les écoles qui o nt p o u r m ission de fo rm e r des créateurs.

L’A .B .C . de l’éducation a rtistiq u e a to u jo u rs été le dessin et il le reste. N ous n ’avons ja m a is fin i d ’a p p re n d re à d e ssin e r. A p lu s fo rte ra iso n les élè ve s o n t-ils là m a tiè re à un en tra in e m en t illim ité .

Sans la connaissance du dessin, il n ’est pas d ’œ uvre p la stiq u e qui puisse se tenir, d o n c e xister.

On n ’o se ra it pas ré p é te r ces vé rité s p rem ières si e lle s n 'éta ie n t de plus en plus o u b lié e s : m ais il est des écoles m odernes qui p ré te n d e n t se passer purem ent et sim plem ent de ce tte pro p é d e u tiq ue . Ne vo it-o n pas dans to u te s les e xp o sitio n s une p ro fu sio n de de ssin s qui m anifestent un m épris systém atique p o u r les co n tra in te s de ses règ le s tra d i­ tio n n e lle s ? Il n ’est pas d iffic ile de c o n s ta te r q u e les a rtis te s q u i o n t c ru p a r là se lib é re r, ne m anquent pas de d é ch o ir dans l’in co h é re n t e t p ar conséquent dans l'in s ig n ifia n t.

C e tte Inconcevable ignorance des « bases » du dessin, nous la vo yo n s p ro lifé re r ainsi su r to u s les co ntinents et même en France où po u rta n t n otre cu lte de la raison, de l’in te lli­ gence d e vra it nous co n se rve r le go û t de ce que l'a rt co m porte de p lus rig o u re u x et de plu s d é fin i.

Dans l’éducation a rtistiq u e , on ré d u it la p art du dessin et encore ce q u ’il en reste e s t-il s o u ve n t co nsacré à des e xe rcice s académ iques que nous avons p ar a ille u rs dénoncés (le dessin a c a d é m iq u e ; Revue TAS. n° 136 Fév. 1960). A v ra i dire, on a perdu ie sens du dessin ; on ne le sent plus comm e un in strum ent d ’e x p lo ra tio n po é tiqu e et c ’e st p ar sim ple

rou tin e que l’on en m aintie n t la pratique. M ais au fond, on a le se n tim e n t que c ’e st un

reta rd in u tile su r le chem in qui co n d uit l’élève à la lib re création.

Il est tem ps de ré a g ir vigoureusem ent. Le dessin n ’est pas le parent pauvre des arts p la stiq u es ; il n ’en est pas non plus un sim ple a u xilia ire. Il en est la dém arche prem ière e t la plus riche de sens. S ’il re m p lit bien sa fo n ctio n , il ou vre à l’a rtiste to u te s les p o ssi­ b ilité s ; s ’il est mal com pris, il co m prom et to u t le reste.

Q u ’e st-ce que le dessin, en e ffe t 7

C ’est le moyen d ’e xp rim e r grap h iq u e m e n t le plus sim plem ent et le plus directe m e n t l ’im p re ssio n que nous la isse n t les fo rm e s p erçues te lle s que la lum ière les révèle à l’im agination. Il suppose donc une p rem ière p rise de p o sitio n à l’a rtiste p ar ra p p o rt à son o b je t ; il co n siste à la d é fin ir et à la fixe r. La réa ctio n de l’a rtiste d o it ê tre assez e x p lic ite p o u r p o u vo ir être p a r lui com prise e t ap p ré cié e ; le m épris du dessin n ’est donc la p lu p a rt du tem ps q u ’un aveu d ’im puissance créa trice .

On com prend le go û t des grands m aîtres p o u r le dessin. Ils l’ont p ra tiq u é avec passion, et rien p e u t-ê tre n ’e st plus in s tru c tif que le u r ca rn e t d ’esquisses p o u r se rendre p le in e m e n t com pte de le u r génie. On y trou ve l’in sp iratio n à l’état pur.

Songeons pa r exem ple à Rubens et à C laude Lorrain, à Rem brandt e t à Ingres, à F ernand Léger ou Picasso ; si d iffé re n ts q u ’ils soient, c ’est là q u ’ils se ré vè le n t le plus n e ttem e n t comm e inventeurs de form es.

Q u e lle naïveté n’y a -t-il pas à v o u lo ir s u iv re d ’autres chem ins ! En fa it cela re vie n t à ne su ivre aucun chem in du tout. Dans ces co n d itio n s, il n ’e st pas étonnant que la m édio­ c rité de la p ro d u ctio n m oyenne dans les a rts pla stiq u es s o it a u jo u rd ’hui p ro p o rtio n n e lle à la décadence du dessin.

M ais le dessin n ’e st pas sim plem ent un m oyen p ré p a ra to ire à de plus p a rfa its a chève­ m ents. Il peut se s u ffire à lui-m êm e. S ’il est le « pè re des A rts », com m e d is a it V aléry, 11 e s t aussi un a rt à lui seul. Et cela re sso rt déjà de ce que nous venons de dire.

Si les grands a rtiste s o nt tant aim é dessiner, ce n ’est pas seulem ent p o u r s ’e xe rce r e t p o u r pre n d re des notes. O n se n t bien que dans des tem ps qui n ’a valent pas co n sid é ré le dessin comm e art Indépendant et ne ju g e a ie n t digne de la co n sé cra tio n que les statues e t les tableaux, eux du m oins, se p la isa ie n t à d e ssin e r p o u r d essiner. C ’est p o u rq u o i nous re tro u v o n s a u jo u rd ’hui a ve c ra visse m e n t ce s œ uvres m o d e ste s e t p re s q u e d is c rè te s d o n t ils n ’a va ie n t pas to u jo u rs fa it état.

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A quoi tie n t cette p ro p rié té q u ’a le dessin de co n s titu e r un a rt to ta l p a ra llè le m e n t à

la peinture, à la s cu lp tu re e t à la gra vu re ? Sans doute e st-ce au fa it q u 'il est la form e

d ’e xp re ssio n la p lus d ire cte et la plus subtile.

Q uand un ê tre humain trace un tra it, même s ’il ne d é c rit pas une fo rm e id e n tifia ble, il livre p ar la q u a lité même de son tracé quelque chose de lui-m êm e. M ais s ’il sa it dessiner, c ’e st-à -d ire s ’il e st capable de fa ire que ce tra it e xprim e ce q u ’il ressent, il va p o u vo ir y e n ferm e r to u te une rich esse de sens et so n dessin sera la révé la tio n de son e xpérience intim e dans to u te sa co m p le xité . C ’e st dire les im m enses p o ssib ilité s du dessin quand il est bien com pris.

N ous v o ilà lo in du rôle m in e u r a u q u e l te n d e n t à le ré d u ire c e u x q u i le m é p rise n t, en estim ant sans doute q u ’il n ’est bon q u ’à d o cu m e n te r l’in te llig e n ce su r la form e des choses. En réalité, il est le plus su b til m oyen d ’e xp re ssio n p o u r la se n sib ilité . Com m e en toute form e d ’art, le se n sib le et l’in te llig e n ce p euvent s ’y m êler en une m ystérieuse synthèse plastique.

R éaliser une p a re ille synthèse, c ’est sans doute une am bition d iffic ile m e n t accessible à des je u n e s e sp rits, pas se u le m e n t à cause de cette im patience qui les rend avides de d é co uve rte s d ire cte s et de succès im m édiat, mais aussi, il fa u t bien l’a vo u e r parce que le u r s e n s ib ilité n ’est pas encore su ffisa m m e n t a ffin é e p our q u ’ils p u isse n t se d é le c te r à ce jeu s u p é rie u r dans lequel n ’o nt ja m ais e xce llé que les m aîtres.

Nous avons donc un grand tra va il d ’in itia tio n à p o u rsu ivre auprès des élèves p our d é ve lo p p e r le cu lte du dessin.

Le p lu s e ffic a c e s e ra p e u t-ê tre d ’en a p p e le r à la tra d itio n e t de le u r a p p re n d re à a p p ré c ie r ce s g ra n d s e xe m p le s.

S ’ils se laissent persuader, iis s ’a p e rce vro n t b ie n tô t que l’app re n tissa g e du dessin peut leur a p p o rte r des enrich isse m e n ts de tous o rdres, ca r il augm entera le u r d isp o n ib ilité m anuelle en même tem ps q u ’il les a ffin e ra s p iritu e lle m e n t p a r la d é co uve rte des régies perm anentes qui d é fin isse n t la d iscip lin e com m une à tous les a rts plastiques.

Ils ne ta rd e ro n t pas à d é c o u v rir que c ’e st seulem ent pa r lui q u ’ils p o u rro n t assu re r à leurs œ uvres les q u a lité s fondam entales ; iis d é c o u v riro n t aussi que l’ap p re n tissa g e du dessin est la seule école. Par sa spontanéité, en e ffet, le dessin p erm et l’e xp re ssio n la plus sincère ; p ar la s im p lic ité austère de ses m oyens, il échappe aux a rtific e s des e ffe ts de m atière, to u t en p e rm e ttan t les nuances les plus rares. Parce q u ’il ig nore les fa c ilité s et les concessions, il donne à l’œ uvre la puissance de la rigueur.

Bref, si les élèves sa ve n t v o ir plus loin que son a u stérité prem ière, iis se ren d e n t com pte q u ’ils so n t payés de le u r peine. Ils ne sont plus te n tés a lo rs de c o n s id é re r cet e xe rcice com m e une a c tiv ité s c o la ire su p e rflu e et ennuyeuse, au co n tra ire , p a r ses d iffi­ cu lté s mêmes e t l’in transigeance q u ’il réclam e, le dessin fin it p ar s u s c ite r leur enthousiasm e d ’ê tre s je u n e s, q u i a im e n t e ssa ye r le u rs ta le n ts d a n s les c h a m p s in fin is d e l’art.

R oger PLIN

C 4244

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TECHNOLOGIE

LES TRAINS PLANETAIRES

(Première partie)

Les t r a i n s p la n é t a ir e s s o n t fréquem m ent u t i l i s é s dans le s mécanismes de tr a n s m is s io n de p u is s a n c e ( B o tte s de v ite s s e s à commandes p r é s é le c t iv e ou a u to m a tiq u e , r é d u c te u rs e t in v e r s e u r s de v it e s s e , r é p a r t it e u r s de p u is s a n c e . . . e tc )

C e rta in e s méthodes de c a lc u ls d 'a v a n t ^ r o f e t s s o n t lo n g u e s e t n é ce s­ s i t e n t des r é s o lu t io n s p a r a p p ro x im a tio n s s u c c e s s iv e s quand on e x p lo it e la fo r m u le de l ^ i l l i s sous sa fo rm e h a b i t u e lle .

Le p r é s e n t exposé m o n tre comment on p e u t t i r e r p a r t i de la r e l a t i o n de W i l l l s e t c o n d u ire t o u t e la p r e m iè re p a r t i e de l 'é t u d e sans f a i r e a p p a r a îtr e d ir e c te m e n t le s nombres de d e n ts des p ig n o n s e t des ro u e s du t r a i n . Nous v e r ­ ro n s p a r la s u i t e que c e t t e méthode p e rm e t de r e n d r e b ie n d i s t i n c t e s l 'é t u d e c in é m a tiq u e g lo b a le e t l 'é t u d e des d is p o s i t io n s c o n s t r u c t iv e s du t r a i n p la n é t a ir e . I DEFINITION D'UN TEAIN PLANETAIRE

-C o n sid é ro n s dans un p r e m ie r temps une c h a în e c in é m a tiq u e c o n s titu é e de t r a i n s s im p le s d 'e n g re n a g e s - f i g . 1 - s o ie n t (1 ) e t (2 ) re s p e c tiv e m e n t le s a r b r e s d 'e n t r é e e t de s o r t i e de la c h a în e c in é m a tiq u e .

E l le a p o u r s u p p o rt le b â t i (A) s c h é m a tis é s u r la f i g u r e 1. J ) a n s ^ n r e p è re l i é à ce b â t i nous pouvons d é f i n i e le s r o t a t i o n s in s ta n ta n é e s e t ^ ^ des a r b r e s d 'e n t r é e e t s o r t i e . Comme nous avons c o n s id é ré i c i le s

a r b r e s (1 ) e t (2 ) p a r a l l è l e s nous povcvons p a r l e r des v it e s s e s de r o t a t i o n

2 2 (o ,lg é b r iq u e s ).

Dans l a c h a în e c in é m a tiq u e s c h é m a tis é e , s i p . re p r é s e n te le na nbre de d e n ts du p ig n o n P . nous p o u vo n s, en te n a n t com pte du nombre d 'in v e r s i o n s de sens de r o t a t i o n , é c r i r e :

I

l

fe

Ps p? Ps

Le s c a la ir e fcj p a r fa ite m e n t d é f i n i quand la c h a în e c in é m a tiq u e p o r té e p a r (A ) e s t d é f i n i e e s t a lg é b r iq u e . I l e x is t e b ie n s û r une t r è s g ra n d e v a r ié t é de c h a în e s c in é m a tiq u e s q u i p e u v e n t p e r m e t tr e de r é a l i s e r =

(Il

- J . = k(Il 2

C e tte rem arque nous p e rm e t de d i r e q u ' i l e s t t o u jo u r s p o s s ib le de r é a l i s e r le r a p p o r t k en a d o p ta n t des a r b re s d ’ e n tré e e t de s o r t i e a lig n é s s u iv a n t x ' x .

S u r la f i g u r e (2 ) c e t t e c o n d it io n e s t r é a lis é e ; la c h a în e c in é ­ m a tiq u e e s t f ig u r é e sym b o liq u e m e n t p a r la f lè c h e p r e n a n t a p p u i s u r le b â t i (A ).

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C o n s tru is o n s m a in te n a n t u n deuxièm e m écanisme à p a r t i r de ce p r e m ie r en p ro c é d a n t de t a fa ç o n s u iv a n te .

E ta b lis s o n s e n t r e (A ) e t u n re p è r e f i x e (B ) une l i a i s o n r o t o î d e d 'a x e x ' x (do nc c o n fo n d u ave c le s axes des li a is o n s r o t o î d e s de (1 ) e t (2 ) ave c (A ) ) .

P a r r a p p o r t au b â t i (B ) nous aoons t r o i s a r b re s q u i to u r n e n t a u to u r de x ' x . Nous venons de c o n s t it u e r un t r a i n p l a n é t a i r e . F ig . 3

-I l e s t a is é de v o i r que c e mécanisme po ssèd e deux d e g ré s de l i b e r t é . a ) p a r r a p p o r t au b â t i (A ) la c h a în e c in é m a tiq u e po ssède u n d e g ré de l i b e r t é . ( I l s u f f i t de c o n n a ît r e l a p o s i t i o n a n g u l a i r e ^ d e l ' u n q u e l­ conque de ses é lé m e n ts p o u r c a l c u l e r le s p o s it io n s de to u s le s a u tr e s é lé m e n ts ) . b ) p a r r a p p o r t au b â t i (B ) l a p o s i t i o n de (A ) e s t d é te rm in é e p a r un p a ra m è tre a n g u la ir e g '.

Les p a ra m è tre s g e t g' é t a n t in d é p e n d a n ts on en c o n c lu r a que t o u t

t r a i n p l a n é t a ir e e s t un m écanisme à d e u x d e g ré s de l i b e r t é .

Donnons le s d é f i n i t i o n s e t n o t a t io n s ■employ.éêe p a r l a s u i t e . Les t r o i s a r b r e s (1 ) (2 ) e t (A ) s o n t a p p e lé s le s t r o i s membres du t r a i n p la n é t a ir e .

Les membres. (1 ) e t ' (2 ) r e lié s ^ a h a c u n des d e u x p ig n o n s extrêm e s de la c'haîn e c in é m a tiq u e s o n t a p p e lé s le s p l a n é t a ir e s . ( l e te rm e de p l a n é t a ir e s 'a p p liq u e in d if é r a r m e n t à l ' a r b r e ou au p ig n o n q u i l u i e s t l i é ) . Le membre ( 3 ) e s t l e F o r t e - S a t e l l i t e s . Les p ig n o n s in te r m é d ia ir e s de la c h a în e c in é m a tiq u e s o n t le s s a t e l l i t e s . L 'e n s e m b le p o r t e - s a t e l l i t e e t s a t e l l i t e s c o n s t it u e l e mécanisme de b a s e . On d é s ig n e p a r r a i s o n de base le r a p p o r t k d é f i n i c i- d e s s u s . On d é s ig n e ra r e s p e c tiv e m e n t p a r ■ j , . ^ e t „ le s v it e s s e s des membres (1 ) (2 ) e t (3 ) p a r r a p p o r t au b â t i f i x e (B ).

I I RELATION CINm ATIQUE ENTRE L'ES TROIS VITESSES

-Nous c o n n a is s o n s l e r a p p o r t de v it e s s e i n t r o d u i t p a r l a c'haîn e c in é m a tiq u e quand nous p re n o n s le p o r t e - s a t e l l i t e s comme r é fé r e n c e .

La v it e s s e a n g u la ir e de (1 ) dans l e r e p è r e ( 3 ) a p o u r e x p re s s io n ( - ijy^) ; de même ou o b t ie n t f Ug - a ^ ) p o u r l ' a r b r e ( 2 ) .

(18)

On p e u t dona t o u jo u r s t r o u v e r un t r a i n p la n é t a ir e p o u r a s s u re r c e t t e r e l a t i o n ; Sa r a is o n de base a u ra p o u r v a le u r :

DA'

w

La r e l a t i o n e n tr e e t s e ra assu rée p a r un t r a i n s im p le t e l que :

0)

1 = D

C o n c lu s io n : On p e u t t o u jo u r s a s s u re r e n tre t r o i s v ite s s e s une r e l a t i o n li n é a i r e sans term e c o n s ta n t p a r la com b in aiso n d 'u n t r a i n p la n é t a ir e e t d 'u n t r a i n s im p le ( v o i r f ig u r e 4 ).

Remarque : Le c h o ix de la r e l a t i o n in te r m é d ia ir e j ^ ss t en

f a i t a r b i t r a i r e . On o b t ie n d r a it une c o n c lu s io n sem b la ble en u t i l i s a n t comme nombre in te r m é d ia ir e le p la n é t a ir e (2 ) ou le p o r t e - s a t e l l i t e s ( 3 ) . D 'o ù l'e x is t e n c e de t r o i s s o lu t io n s à ce pro blèm e.

I I I RAIFORTS PLANETAIRES D 'UN TRAIN

-La v a le u r de la r a is o n de base k c a r a c té r is e l a c h a în e cin é m a tiq u e du t r a i n p la n é t a ir e . L o rs q u 'o n impose - o on o b t ie n t im m édiatem ent :

--- K ; (i), - o

Ü3j ù

Le mécanisme n 'a p lu s a lo r s q u 'u n s e u l d e g ré de l i b e r t é . I l en e s t de même lo r s q u 'o n impose à l ' u n quelconque des t r o i s membres une v it e s s e n u lle .

^ “ 3 _ î _

k-1 _ 1

i r ^ 2

-2 1

s i u , = o —V 3 — = k = p , = -z—- 3 1 -p ^

On v o i t i c i la s y m é trie c in é m a tiq u e com p lè te des t r o i s membres. L4S r a p p o r ts p ^ , p ^ , p ^ s o n t ap pe lés r a p p o r ts p la n é t a ir e s du t r a i n .

(19)

On p e u t remcœquer qu ' i t s se d é d u is e n t le s uns des a u tr e s p a r p e r m u ta tio n o i r a u l a i r e , l a fo rm u le g é n é ra le é t a n t : I l s s o n t r e l i é s à l a r a is o n de base p a r : p , = k O La v a le u r de k é t a n t un p a ra m è tre de e o n s t r u a tio n d u t r a i n i l e s t in t é r e s s a n t de v o i r comment v a r i e n t le s t r o i s r a p p o r ts p la n é t a ir e s lo r s q u 'o n donne à k t o u te s le s v a le u r s p o s s ib le s . I l s u f f i t d 'é t u d i e r le s f o n c t io n s c i- d e s s u s ( v o i r g ra p h e s f i g . 5 ) . On re m a rq u e ra que le s v a le u r s k = 1 , k = 0 e t ' k = c o n d u is e n t â des v a le u r s i n f i n i e s de p ^ , p ^ P 3 re s p e c tiv e m e n t. S ' i l e s t é v id e n t q u 'o n ne r é a l i s e r a ja m a is k = 0 ou k = avec des e n gre nag es, l a v a le u r 1 p a r c o n t r e e s t t o u t à f a i t - r é a l i s a b l e . Le f a i t que P j d e v ie n n e i n f i n i m o n tre que c e t t e v a l e u r de k e t le s v a le u r s t r è s v o is in e s c o n d u is e n t à des mécanismes d o n t l e fo n c tio n n e m e n t r is q u e d ' ê t r e i n c e r t a i n . (Nous r e v ie n d r o n s s u r ce c a s , en p a r t i c u l i e r p o u r l 'é t u d e des rendem ents e t de l a r é v e r s i b i l i t é ) .

Remarque :

On c o n s ta te que s u r le s t r o i s v a le u r s de p o b te n u e s , l 'u n e donne une m u l t i p l i c a t i o n de v it e s s e s ; .p > + 1; un a u t r e donne une r é d u c t io n : 0 <p > 1 , e t la d e r n iè r e donne, une in v e r s io n : p < 0 . Dans ce d e r n ie r c a s , l a v a le u r a b s o lu e du r a p p o r t p e u t ê t r e s u p é r ie u r e é g a le ou i n f é r i e u r e à 1. I V PRISE DIRECTE SUR UN TRAIN PLANETAIRE

-Im posons p a r exem ple. La. r e l a t i o n de W l l l i s d é v e lo p p é e nous donne a lo r s - “ g =

On p e u t re m a rq u e r q u ' i l - e n e s t de même s i on im p o s a it l ' é g a l i t é des v it e s s e s de d e u x q u e lco n q u e s des t r o i s membres.

S u r le p la n c in é m a tiq u e i l e x is t e donc i c i e n c o re t r o i s s o lu t io n s de l i a i s o n , ob te n u e s p a r p e r m u ta tio n c i r c u l a i r e .

L 'é tu d e m écanique nous d o n n e ra u n c r i t è r e de c h o ix e n t r e ce s t r o i s s o l u t io n s .

(20)

V - TRAINS PLANETAIRES SATISFAISANT A UN PROBLEME DONNE

C o n s id é ro n s t r o i s m achines X , Y, Z de v it e s s e s de r o t a t i o n r e s p e c ­ t iv e s 'D. ü , ü e t supposons que le u r s v it e s s e s d o iv e n t s a t i s f a i r e à une

X Y A r e l a t i o n de t a fo rm e

A + B + C 0 a ve c A + B + C = 0

On s a i t d é jà q u 'u n t r a i n p l a n é t a ir e p e u t ré s o u d re ce p ro b lè m e . P roposons nous de t r o u v e r l'e n s e m b le des s o lu t io n s p o s s ib le s .

D é sign on s e n co re p a r ( l ) ^ (2 ) e t (S) le s t r o i s membres d 'u n t r a i n s a t i s f a i s a n t au p ro b lè m e .

S i nous a c c o u p lo n s le s m achines e t le s membres du t r a i n s u iv a n t le schéma c i- d e s s o u s ,

(1 ) (2 ) (3 ) l e t r a i n d o i t s a t i s f a i r e à l a r e l a t i o n

A + B U g 'E 0 (û^ - 0

T o u t t r a i n de r a i s o n de base ^ § s a t i s f a i t au p ro b lè m e .

TL e s t é v id e n t d 'a u t r e p a r t que nous pouvons p r é v o i r , p a r perm u­ t a t i o n c i r c u l a i r e le s a cc o u p le m e n ts s u iv a n ts ; X Y Z (3 ) (1 ) (2 ) cas n ° 2 ( ^ ) (3 ) (1 ) cas n ° 3 d o n n a n t re s p e c tiv e m e n t le s r e l a t i o n s s u iv a n te s : , , B B b ^ ^ + C t ù ^ + A t ü ^ - 0 k ~ Q C + A + B = 0 -V ~ “ Â I l e s t im m é d ia t de c o n s t a t e r que : _ ® 1--- = i j -C l - ( - ^ _ C _ - 1

(21)

On a done immédiatement

'^1 - “ s o ' e s t l'e x p r e s s io n h a b it u e lle de la fo rm u le de W i l l i s . Développons c e t t e e x p re s s io n ; k <^1 - “ 2 ~ “ 3 “ ^ C e tte é c r i t u r e re n d é v id e n t le f a i t que le t r a i n p la n é t a ir e i n t r o d u i t e n tre le s t r o i s v ite s s e s une r e l a t i o n l i n é a i r e . ( I l e s t b ie n é v id e n t qu 'u n e r e l a t i o n seulem ent p e u t ê t r e in t r o d u it e p a r ce mécanisme p u i s q u ' i l possède t r o i s membres e t dei4X degrés de lÜ B e r té ) .

Remarques s u r la r e l a t i o n in t r o d u it e : - E ll e n 'a pas de term e c o n s ta n t

- La sa m e de 3 c o e f f i c ie n t s e s t n u lle . On p e u t c o n s id é re r in ve rse m e n t t r o i s v ite s s e s a n g u la ire s e t lié e s p a r une r e l a t i o n : A X j + B + C 01^ = 0

avec A + B + G - o

La r e l a t i o n p e u t se m e ttre sous la form e

A bb 1 0 . / I

~ B 1 ~ 2 ^ ~ B ^ 3 - °

p o u r B --j- o i l e s t to u jo u r s p o s s ib le de t r o u v e r un mécanisme de base de r a is o n de base_ A _ donc to u jo u r s p o s s ib le d 'a s s u r e r une t e l l e r e l a t i o n p a r un t r a i n p la n é t a ir e .

C onsidérons m a in te n a n t e n tre le s 3 v ite s s e s la r e l a t i o n :

A ' bi2 t B4 b}2 + C b>g = 0

avec A ' + B ' + C ' x f -o Posons p a r exemple :

“ 2 = ®

E n tre le s v ite s s e s Ug e t bi^ i l e x is te la r i l a t i o n DA' + B ' ^ 2 + C bi^ = o

I l e s t t o u jo u r s p o s s ib le de t r o u v e r une r e l a t i o n D s a t is f a is a n t à la r e l a t i o n :

(22)

UM

Fi3 . Z

% <1 o )

F i g . 3

Pi__

(23)

Du f a i t de la p r o p r ié t é A + B + C = 0 , on o b t ie n t le s t r o i s de hase à p a r t i r de l a r e l a t i o n un iq ue

^ ' — T T T = T J

Remarque = On p e u t t r o u v e r le s a u tre s aooouplem ents p o s s ib le s en r é a l i s a n t une t r a n s p o s it io n s u r l ' o r d r e des ao n n e xio n s . On v é r i f i e r a im m é d ia ta n e n t q u 'o n o b t ie n t l a r a is o n de base in v e r s e e t q u 'e n mène temps le s a a o o u p la n e n ts s u r ohaaun des deux p la n é t a ir e s s o n t p e rm utés. On a b o u t it donc à l a même s o lu t io n .

C o n a lu s io n - S i on d é f i n i t un t r a i n p l a n é t a ir e , du p o in t de vue c in é m a tiq u e , p a r la v a le u r de sa r a is o n de b a se , on o o n s ta te qu ' i l e x is t e t r o i s s o lu t io n s p la n é t a ir e s à un pro blèm e donné e t t r o i s seu le m ent.

V I CCMMEM! REALISER LA C B A im C Iim A TIQ U E DE BASE

-Quand on c o n s id è re le p o r t e - s a t e l l i t e s (3 ) comme b â t i de r é fé r e n c e , la c h a în e a in é m a tiq u e de base d e v ie n t une c h a în e c in é m a tiq u e s im p le à axes f ix e s . E l l e p ré s e n te seu le m ent la p a r t i c u l a r i t é d 'a v o ir ses a rb re s d ’ e n tré e e t s o r t i e ( le s a rb re s des p la n é t a ir e s ) a lig n é s . C 'e s t une p a r t i c u l a r i t é de son a r c h it e c t u r e . I l e s t b ie n c e r t a i n cependant que c e t t e c o n d it io n ne p e u t ê t r e r é a lis é e que p o u r un nombre d 'e n g re n a g e s au moins é g a l à deux.

C e c i é ta n t posé on com prendra que le nombre de s o lu t io n s te c h n iq u e s p e u t v a r i e r à l ' i n f i n i ; Engrenages p a r a l lè l e s à d e n tu re in t é r ie u r e ou exdvéisieure, engrenages co n iq u e s . . . e t , p o u rq u o i p a s , engrenages gauches, tra n s m is s io n s à c h a în e s , ro u e de f r i c t i o n . . . e tc . . .

Remarque - Dans le cas des engrenages p a r a l lè l e s le r a p p o r t d 'u n engrenage e x t é r ie u r e s t n é g a t if , c e l u i d 'u n engrenage i n t é r i e u r p o s i t i f . On p e u t donc r é a l i s e r une r a is o n de base p o s it iv e en u t i l i s a n t un n a rb re quelconque d 'e n ­ grenages in t é r ie u r e s e t (au) un nombre p a i r d 'e n g re n a g e s e x t é r ie u r s . Dans le cas d 'u n e r a is o n de base n é g a tiv e i l s e ra p M K Ü it n é c e s s a ire d ' u t i l i s e r un nombre im p a ir d 'e n g re n a g e s e x t é r ie u r s .

Les engrenages co n iq u e s ( . . . e t le s a u tre s mécanismes de tr a n s m is s io n p o s s ib le s ) p e rm e tte n t p lu s de so u p le ss e e n core .

C o n c lu s io n - I l e s t b ie n n é c e s s a ire de com prendre q u 'à ce n iv e a u , i l s ' a g i t de c o n c e r v o ir une c h a în e c in é m a tiq u e s im p le de r a p p o r t donné. Le t e c h n ic ie n c h o is ir a b ie n s û r c e l l e q u i c o n d u it à l a s t r u c t u r e l a p lu s s im p le , t o u t en s a t is f a is a n t aux e x ig e n ce s de r é s is ta n c e e t de rendem ent.

(à s u i v r e ) . B. MERY (B 5 6 .6 0 )

(24)

E. D. F. 4

Saint Laurent des Eaux

Pour le 20 mal, suggère notre Présidente, j ’essaye d’être fidèle au rendez­

vous.

I l est préten tieux de se citer ; j ’encours ce reproche, car je pense qu’il est

bon de rem ettre dans une certaine ambiance les camarades lecteurs de notre

B ulletin. U n article publié page 37 du B u lle tin n° 76 d’a v ril 1966 in titu lé Une

technique qui se cherche et qui s’a ffirm e d on n ait quelques renseignements

caractéristiques sur la C entrale nucléaire E.D.F. 4 de S t-L a u re n t-d e s -E a u x (41).

Cette C entrale de 500 M w a p p artien t, comme ses sœurs plus âgées de

Chinon, E.D.F. 1, 2, 3, à la filière U ra n iu m n a tu re l, graphite, gaz carbonique,

filiè re française entièrem ent étudiée et réalisée sans secours extérieur, par

i ’E.D.F. en liaison constante avec le C.E.A.

U L O iR e

(25)

Où en sommes-nous en mai 1970 ?

Le croquis n ” 1 schématise le site qui est une île artificielle construite dans

le li t prin cipal de la Loire, lim itée au Nord p ar une boucle du fleuve, au Sud

p ar un « bief » fo rm a n t déversoir de crues. Cette ne oppose la masse d’un

rem blai de plus de 3 mètres de h auteur sur une surface de 20 hectares = les

terres du rem blai provenant du creusement du bief.

Une comparaison s’impose = sur un site relativem ent p e tit on produira

1.000 Mw. Cet ensemble compact est à opposer, par exemple à l ’ensemble, digue,

lac de Serre-Ponan sur la D urance qui comprend plusleures m illiers d’hectares

pour aboutir à une nuissance de 300 Mvir.

S A IN T-LA U R E N T-D E S-EA U X . — Vue aérienne (A o û t 1969)

Adm irez la splendide photo aérienne flg. n° 2 *. Nous distinguons à gauche

(2) la centrale S a in t-L a u re n t 1 en ordre de m arche ; à droite (3) S a in t-L a u re n t 2

en construction, on aperçoit sous le chapiteau le sommet du réacteur. En (1)

c’est la prise d’eau de refroidissem ent des condenseurs des turbines, en (4)

sont les installations techniques annexes (poste de tra ite m e n t des eaux, poste

(26)

de stockage du CO^ centrale a u x iliaire destinée à a lim e n te r en toutes circons­

tances les deux tranches du site en vapeur et en électricité, etc). En (5) est la

Loire, en (6) est le bief traversé p ar la route qui conduit à l’usine générale.

Quand les camarades Parisiens avaien t « visité » le 22 m ai 1966 les tra v a u x

nous avions dû rester à i ’extérieur du c h a n tie r sous un belvédère provisoire.

C’é ta it un dim anche et nous n ’avions pas pu fa ire lever les consignes pour

en trer sur le site et notre future Présidente bien « ventée » a vait suivi avec

courage les explications qu’on lu i fournissait.

Depuis (en ju ille t 1968) un belvédère et une salle d’exposition (7) sur ia

figure 2 ont été prévus p ar i’E.D.F. Les visiteurs peuvent ainsi voir to u t ce qui

se passe et existe sur le ch antier, à n ’im porte quelle heure, de n ’im porte quel

jo u r de la semaine. Des visites commentées peuvent être demandées et accor­

dées sous certaines conditions aux groupes. Pour cela il fa u t « contacter » le

service des relations extérieures. Je puis d’ailleurs vous aider si vous voulez

bien m ’écrire.

S a l n t - L a u r e n t

1

a é té c o u p lé e a u ré s e a u le

14

m a r s

1969 et, en un peu plus

de six mois, la montée en puissance se fa is a n t progressivement, elle a vait

dépassé le prem ier m illia rd de K w h de production et établi un record européen

et même m ondial de productivité et de disponibilité pour l ’ensemble des cen­

trales therm iques et nucléaires en service, dépassant ainsi largem ent les prévi­

sions. On p u t constater ie 16 octobre 1969, lors de la visite officielle de

M . Boiteaux, D irecteur de l ’E.D.F., que notre technique a v a it entièrem ent

m aîtrisé la filière nationale de l ’u ra n iu m naturel.

Incident technique grave le 17 octobre 1969

O r le lendem ain de la visite officielle, une

e r r e u r d e m a n œ u v r e

lors d’une

opération de chargem ent du réacteur a v a it amené l ’a rrê t de la Centrale.

Donnons quelques explications. Une centrale nucléaire doit, comme une

locomotive, être chargée de combustible p e nd an t sa marche. Rappelons qu’à

S a i n t - L a u r e n t

1, le réacteur est chargé de 46.000 cartouches d’uran iu m rep ré­

s en tan t un poids de 180 tonnes. Pour assurer le chargem ent des cartouches

neuves et le déchargem ent des cartouches usées, on dispose d’une m achine dite

« intégrée » (figure 3) qui, circulan t sur la dalle supérieure du caisson vien t

présenter un bras, sorte de m a in preneuse, d evant le conduit intéressé dans le

bloc vertical de graphite du réacteur. Dans ce réacteur règne une tem pérature

de 400°C, une pression de 30 bars et, bien sûr, un gaz carbonique irrad ié, donc

dangereux. I l fa u t donc qu’un verrouillage p a rfa ite m e n t étanche soit prévu sur

chacun des 109 trous de chargem ent que l’on aperçoit en (2) sur la figure 3.

C ette m achine (1) complexe dans son fo n ctionnem ent est m unie d’une protec­

tion biologique en béton lourd, pèse quelques 550 tonnes et peu adapter sa

m a in de chargem ent au « q uart de poil » à l ’endroit choisi à moins que... celui

qui ia commande a it une défaillance. Hélas ! l ’erreur hum aine est possible. L a

m achine appelée D .P.M . (Dispositif P rin cip al de M a n u te n tio n ) é ta it utilisée pour

des opérations de gavage (substitution d ’éléments combustibles à des éléments

de g rap hite) qui devaient s’achever courant novembre 1970 en obtenant ainsi

la pleine puissance du réacteur.

« L ’E.D.F. précise, depuis l ’arrêt, il s’est agi de

m e s u r e r

exactem ent l ’im p o r-

« tance des dégâts, de

p r é v o ir

les moyens de réparer, compte tenu du danger que

« constitue la radioactivité pour nos ouvriers ».

« A ctuellem ent nous retirons le graphite de l ’alvéole sous le canal accidenté

« pour attein dre les débris et poussières d’U 238 au dessus de l ’aire support.

« P arallèlem ent, nous mettons en place des filtre s sous les tours d’échangeurs,

« a fin de récupérer les dépôts qui sont tombés dans ie circuit de v e n tila tio n ».

SI tout se passe bien la remise en service de S L l se fe ra vers la fin du

mois de septembre 1970.

Et l’Avenir ?

S a in t-L a u re n t 1 et 2 seront achevés. Les deux centrales tie n d ro n t leur p ro ­

gramm e. n en sera de même de la centrale de Bugey, à l ’Est de Lyon, toujours

dans la même filière française.

(27)

S A IN T-LA U R E N T-D E S-EA U X . — M achine dite « intégico »

Mais la C entrale de Fersenheim, près de Strasbourg, ne sera pas construite.

E t E.D.F. p a r la voix de son D ire c te u r-G é n é ra l préconise l ’abandon de la

filière pour des raisons économiques... Résumons et citons quelques passages de la

conférence de presse tenue le 16 octobre 1969 :

« L a réussite technique de S L 1 ne s’accompagne pas m alheureusem ent d’une

« réussite économique. L a C entrale répond exactem ent aux prévisions. M ais

« depuis qu’eUe a été conçue en 1960, commandée en 1962 et entreprise en

« 1963, il s’est passé un événem ent économique : la baisse, l’e ffon d rem en t des

« p rix de l ’énergie classique. Le fu el valait, rendu usine, 1,5 à 1,6 centim e la

« th erm ie il est à 0,55 à 0,60. O n p o u rra it dire alors, poursuit M. Boiteux, qu’il

« ne fa u t plus fa ire que des centrales à fuel. Mais nous devons m a in te n ir une

« industrie nucléaire jusqu’au jour où l ’atome deviendra com pétitif. I l fa u t donc

« que nos ingénieurs fassent entre temps de la gymnastique. En tout cela il

« fa u t choisir les filières les plus économiques, c’es t-à -d ire les formules a m é ri-

« caines « à eau légère > *

Le virage est-il pris ?

Pour l ’in s ta n t la filiè re française p a ra it mise en veilleuse et j ’ai sous les

yeux un article de jo u rn al daté de Paris 5 février 1970 et in titu lé C entrale de

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