s e c T ^ « ' ' ' ! ' V ,
-
” S A ' « r S s
) > s V \e f 5^j\xer>t , b'en \ a M'® P' b®*®";7o^ess\ov^''' ,e\\e-Aft.OO 16 ,60 prenwf*^® ®"aoné® • • ’ ' s - - - : r r : o e e . - ' • PT®*"'^ o p p N\.pasca' 1 9 .^ 0 AT .85-19 .''0
■ 2A.A0 , T o m c ^ Q éom é«'® T o t n e Z * ' ’ pavif® 3ro9'f®Jifornes pfert''^'^® ,t\ons ’’ ’ 7 \ e s !î?exp\o-rev a''®'" 5c\eoc®spp\W^®®-BULL£Tin de LISSOClDTIOl) flUIICflK
desiinCIEnS {LÏVtS
N O R U A L E
N“ 105 — 3' trimestre .973
Abonnement (un a n ) 35 F Le numéro ... 10 F 61, avenue du Présldent-Wllson 94230 CACHAN---COLLECTION SCIENCES ET
TECHNIOUES ECONOMIOUES
Nouveautés 1973
SÉRIE INITIATION
• R. VERGNAUD
CO NNAISSANCE DES IN STITU TIO N S PUBLIQUES
(Classe de B.E.P. 2* année)
SÉRIE FORMATION
• M. MARCHESNAY
ÉCO NO M IE GÉNÉRALE
(Classes terminales G1 - G2 et G3)
• G. DREYFUS - M. WIEVIORKA
TECHNIQ UES COMMERCIALES
(Classe terminale G3)
• Catalogue et spécimen à MM. les Professeurs sur simple demande.
istm
L IB R A IR IE IS T R A
93, rue Jeanne d’Arc - 75013 PARIS
ENSEIGNEMENT ECONOMIQUE
DUMOD a sélectionné pour vous
Enseignement Secondaire
Des ouvrages pour les classes B :
p. SALLES et J. WOLFF• HOMMES, BESOINS, ACTIVITES - classes de 2'"° A 3
Tome 1 - tom e 3 : Manuels ... chacun 15,70 F Tome 2 - tom e 4 ; Documents et T. P... 15,70 F • LA VIE DES ENTREPRISES - classes de 2 ° " AB3
Cours et travaux dirigés ... 18,00 F • LA VIE ECONOMIQUE ET SOCIALE DE LA NATION - classes de V ’ B
Tome 1 - tom e 3 : M anuels ... 17,00 F Tome 2 - tom e 4 : Docum ents et T. P... 17,00 F • CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT - classes term inales B
Tom e 1 - tom e 3 : M anuels ... 19,00 F et 19,50 F Tome 2 - tom e 4 : Docum ents et T. P... 19,50 F • ELEMENTS DE STATISTIQUE ECONOMIQUE
Classes de 2"'* AB, 1” e t term inales B ... 5,50 F
Enseignement Supérieur
Quelques ouvrages fondamentaux de la collection Université et
Technique :
• p. SALLES
PROBLEMES ECONOMIQUES GENERAUX
Tome 1 - tom e 2 ... 37,00 F • P. CONSO
LA GESTION FINANCIERE DE L'ENTREPRISE
Tome 1 - tom e 2 ... à paraître • E. COHEN, G. NORDMANN, sous la directio n de P. CONSO
LA GESTION FINANCIERE DE L’ENTREPRISE. CAS ET COMMENTAIRES. Tome 1 - tom e 2 ... 28,00 F
Des ouvrages pour les classes G :
• F. BERHO et M. L. BORDFNAVE
TRAVAUX PRATIQUES DE SECRETARIAT
Classes term inales G1 - B.T.S. S ecrétariat ... 19,00 F e J. POLY et C. RAUl >=T
TECHNIQUES QUANTITATIVES DE GESTION - Classes terminales G2 Tome 1 ... 32,00 F Tome 2 ... 19,00 F • C. BUTTIN TECHNIQUES COMMERCIALES Classes oe 1“ ' u j Tom e 1 ... 17,00 F Tome 2 ... 22,00 F Classes term inales G3
Tome 1 - tom e 2 ... 27,00 F
groupe
BORDAS-DUNOD :
24/26, Boulevard de l’Hôpital
75240 PARIS CEDEX 05
Salle d ’Exposition :
6AUTHIER-VILLARS
vous propose
COURS DE M ÉC AN IQ UE INDUSTRIELLE ÉLÉMENTAIRE
avec exercices résolus,
par M. Cazin, professeur de mécanique industrielle au
C.N.A.M. et J. Metge, ingénieur au C.N.A.M.
520 pages, broché
89 F
Niveau : 1 '' cycle de l’enseignem ent supérieur technique
COURS DE M ÉCANIQUE GÉNÉRALE ET INDUSTRIELLE
avec exercices résolus
par M. Cazin.
Tome I. — Géométrie, cinématique, cinétique.
4 4 0 pages, broché...
80 F
Niveau : 2” et 3° cycles de l’enseignem ent supérieur technique
RORDAS-DUNOD
GAUTHIER-VILLARS
24-26, boulevard de l’Hôpitai
75240 PARIS CEDEX 05
Salle d ’exposition :
57, quai des Grands-Augustins — 75006 PARIS
groupe
D o i t !
éditeurs
N. MARCHAL et J.-L. BOURDONM IL IE U X DE CULTURE
e t id e n t if ic a t io n b io c h im iq u e d e s b a c t é r ie s
(C ollection « Biologie appliquée » publiée sous la direction de A. OBRE et R. BUTTIAUX)184 pages, 17 figures, 7 planches, tableaux, cartonné souple
38 F
Ch. PILET, J.-L. BOURDON et N. MARCHAL
LE LABO RATO IRE DE BACTÉRIOLOG IE
(Collection « Biologie appliquée » publiée sous la directio n de ; A. OBRE et R. BUTTIAUX)
296 pages, 275 figures, tableaux, cartonné souple ...
65 F
J.-L. BOURDON et N. MARCHAL
T E C H N IQ U E S BA C TÉR IO LO G IQ U ES
(C ollection « Biologie appliquée » publiée sous la direction de A. OBRE et R. BUTTIAUX)
336 pages, 135 figures, tableaux, un dépliant, cartonné
s o u p le ...
60 F.
Ces trois volumes sont les premiers d’une série de cinq ouvrages
de bactériologie rédigés par la même équipe d ’auteurs.
Cette série est destinée :
— à l’enseignement technique supérieur ;
— au personnel technique.
L’esprit de la collection est de donner l’essentiel des connais
sances et des techniques en proposant des manuels qui soient
à la fois des ouvrages de références et des instruments de travail.
N» 105
____________ 3° trimestre 1973
b u l l e t i n t r i m e s t r i e l
DE
L'ASSOCIATION AMICALE
des Anciens et Anciennes Eièves des Sections Normaies
et de i’Ecoie Normale Supérieure de l’Enseignement Technique
Présidents d’honneur :
MM. les D irecteurs généraux honoraires de l’E nseignem ent Technique. M le D irecteur adjoint honoraire de l’Enseignem ent Technique.
MM. les anciens D irecteurs de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignem ent Technique.
M. le D irecteur de l’Ecole Normale Supérieure de l ’Enseignem ent Technique. M. le D irecteur adjoint de l’E.N.S.E.T.
Mme la sous-directrice de l’E.N.S.E.T.
M. P. PASTOUR, recteur de l’A cadém ie de Nancy-M etz,
Secrétaires généraux et Présidents honoraires :
A BIGUENET (Ai 26-28), Inspecteur général de l’Instruction publique. R. CANTAREL (B. 56-59), I.P.R. Montpellier.
H. COURT (D. 24-26), Inspecteur général de l ’Instruction publique.
+ M. NESPOULOUS (Ai 27-29), Proviseur honoraire du L.T.E. de Vincennes. P. PUECH (A l 44-46), Professeur au L.T. Jacquard, Paris.
J M REPEÜIL (EP. 39-42), Professeur au L.T. de C ham pigny-sur-M arne. D. SAUVALLE (B. 46-48), Professeur à l’I.U.T. de Reims.
A . THUIZAT ( A l 42-44), Professeur à l’E.N.N.A. de Paris-Nord.
Secrétaire régional honoraire du Groupe de Paris :
G. JUTTET (B. 13-15), 45, rue Bernard-Palissy, 45500 Gien.
COM ITÉ
Présidente :
M lle MEGE (EP. 46-48), 48 bis, rue Bobillot, 75013 Paris.
Vice-Présidents :
Mme H, BAZIEU (Ai 44-46), D irectrice C.E.S., Les C hatillons, 51100 Reim s.
A. BONMARTIN (B. 42-44), D irecteur adjoint de l’E.N.N.A., 4, rue A .-M usset 69100 Villeurbanne.
Secrétaire général :
R. PRUNET (Al 57-61), 71, boulevard P.V.-Couturier, 94240 L’H ay-les-R oses.
Secrétaires adjoints :
Mme A. BERNARD (EP. 46-48), 35, rue Jean-H ébert, 14000 Caen. M. BOSOM (B. 56-59), 100, rue J.-Jaurès, 92290 Châtenay-M alabry. R. CHASSINAT (Ai 44-47), 2, rue des Possés-Saint-M arcel, 75005 Paris. SCH’W’ARTZ (A l 48-50), 3, rue D angon, 69004 Lyon.
Trésorier :
M. R ESSAYRE (D. 56-59), 4, avenue du Pasteur-M artin-L uther-K ing, 78230 Le Pecq.
Tt q s o t x q t ddi'jOXTVt 2
G. PORCHER (B. 53-56), 37, avenue de Saint-M andé, 75012 Paris.
AUTRES MEMBRES DU COMITE :
M lle D UPUY (EP. 60-64), Mlle PROUHET (C. 41-43), Mme REVEILLERE (C. 49-51), BOISSIER (B. 46-48), CHEPDEVILLE ( A i 52-55), PARGIER (EP. 39-42), GABION (D. 27-29), GARNERO (B. 46-48), GAYRARD (A i 56-59), GREUZAT (EP. 38-40), MERY (B. 56-60), KOSCHER (P. 40-42), LASSARAT (B. 58-61), DE KANDIBA (D. 46-48). ADRESSE et COMPTE COURANT POSTAL :
ASSOCIATION AMICALE DES ANCIENS ELEVES E.N.S.E.T. 61, avenue du Président- W ilson, 94230 C achan (V al-de-M arne). C.C.P. Paris 5488-99
Cotisation annuelle : 35 F —D ébutants, R etraités : 20 F (L’année budgétaire comm ence au 1'' octobre).
CWSSIQUÊS
H/CHETTE
enseignement
technique
25000 BESANÇON : 3, rue de la République, Tél. 83.69.17 33000 BORDEAUX : 272, rue Judaïque. Tél. 52.42.81 59000 LILLE : 70. rue Saint-Etienne. Tél. 54,90,59 13008 MARSEILLE ; 16, rue Raptiaël- Tél. 77.03.29 75006 PARIS ; 79. bd Saint-Germain. Tél. 325.22.11 35000 RENNES : Avenue Chardonnet. Tél. 36.34.94 76000 ROUEN : 33. rue Stanislas-Girardin. Tél. 71.01.48nouveautés
MATHEMATIQUE
Maffre-Ortega2* ouvrage d'une collection qui com portera 3 volumes conformes aux nou veaux programmes mis en application à la rentrée 1972.
C.A.P. 3 ans • Formation continue V * année
livre de l’é lè v e ...15.75 cahiers de travaux dirigés . . . . 4,60 2* année
livre de l'é lè v e ...N cahiers de travaux dirig é s... N 3* année
livre de l'é lè v e ... en prép. cahiers de travaux dirigés . .e n prép.
MECANIQUE
Cazin-Combe F l. F2. F3 Formation continue 1*.'' volum e
Introduction aux questions mécaniques, notion de point-vecteur, systèmes par ticuliers de points-vecteurs, torseurs. somme de torseurs uni-vecteurs, no tions fondamentales de statique du solide, torseurs associés aux appuis et liaisons, exemples d'équilibre d'un so lide, statique des ensembles de solides, efforts de cohésion dans un solide.
volum e ... N 2* v o lu m e ... N 3* v o lu m e ... en préparation
VERS L’AVENIR
(CONSCIENCE DE SOI) FolinaisUn large choix de textes présentés par thème pour les élèves préparant le BEP et le CAP (conforme aux nouvel les Instructions pour l'enseignement du français) L’é v e i l ...en prép. Conscience de s o l ...N Conscience du m o n d e en prép.
DESSIN
DE CDNSTRUCTIDN
Chevalier-Lecrinier2» et l'** des Lycées techniques,G.E.T. (BEP et CAP).
Formation continue
Ce cours pratique constitue un essai d'analyse et de définition des matériels techniques.
l®*" v o lu m e ... 26,25 2® v o lu m e ...en prép.
THEMES ET PARCDURS
LITTERAIRES
Chaque volume regroupe, par thèm e, une trentaine de textes majeurs. Chaque texte est accompagné de do cuments et de questions pouvant être utilisés comme exercices de co n tra c tion de texte.
S
O
M
M
M
R
E
★ Recherche de l’étendue maximale dans les
interféro-mètres ...
7
★ Faut-il construire ie vocabuiaire ...
11
★ Les ascenseurs, une industrie typiquement giennoise .
13
' kLa vie de i’am icale :
Assembiée g é n é r a le ...
21
Académ ie de Montpeliier ...
33
★ Ce que publient nos camarades ...
34
★ Ouvrages reçus
...
37
Vie famiiiaie
...
38
E n seig n em en ts
é c o n o m i q u e s
CHOIX
G. A U Q U E
DE
P. E. M O N N O T
SUJETS
P. PAILLOT
TRAVAUX DIRIGÉS
Classes préparatoires
C.A.P., B.E.P., B.T.n.E. Toutes options.
Exercices progressifs, à base de documents réels et
relatifs ctiacun à une partie du programme.
(Commerce,
Comptabilité,
Organisation,
Corres
pondance, Matfiématiques, Informatique, etc).
TRAVAUX PRATIQUES
Bureaux spécialisés
Monographies réalisables en plusieurs séances, à
la main ou sur machines comptables.
(Systèmes comptables. Stocks, Salaires, Inventaire,
Sociétés).
EXAMENS C O M M ER C IA U X
Classes terminales
C.A.P., B.E.P., B.T.n.E. Toutes options.
Nombreuses pochettes spécifiques.
(Etudes de CAS, en particulier).
Sur simple demande :
SPEC IM EN S des énoncés d)
G. AUQUE
11, bd Prince-de-Galles
06000 NICE
Recommandez-vous du Bulletin - Merci.
(1) C orrigés gratuits pour commandes groupées.Recherche de l'étendue maximale
dans les interféra mètres
On sait qu’une condition nécessaire pour augm enter l’étendue d ’un interféro- m ètre consiste à obtenir un partage de lum inance ('). L’étude faite perm et de montrer que les interféromètres susceptibles d ’utiliser tou te l’étendue d’une source sont des interféromètres qui fournissent d’une source deux im ages qui se déduisent par translation.
I n t r o d u c t i o n . — O n se p ropose de re c h e rc h e r les d is p o s itifs in te r - fé ro m é triq u e s su scep tibles d ’ u tilis e r une source aussi é ten du e que possible. P o u r cela co nsidé ron s u n in te r fé r o m è tr e (1) à d e u x voies s tig m a tiq u e s , p ro d u is a n t u n p hé no m è ne d ’in te rfé re n c e s au v o is in a g e d ’ u n p o in t M , So é ta n t une source p o n c tu e lle m o n o c h ro m a tiq u e .
rnterférométre
oc
L ’ espace o b je t est m u n i d ’ u n repère cai’té s ie n (So, x, y, z) où les co njug ué s M l, Ma d ’u n p o in t M de l ’ espace im a g e a u r o n t les coordonnées ( x i, r/i, z i), {x-,, y-2, z.).
L a d iffé re n c e de m a rc h e des v ib r a tio n s issues de S en M s’é c r it : A = S M i - SM-i + (M , M ) - (M , M ).
L ’h y p o th è s e fa ite s u r le s tig m a tis m e des d e u x voies de l ’in te rfé ro m è tre e n tra în e que ( M i M ) — (M-> M ) est in d é p e n d a n t de S.
L a rech erche des v a ria tio n s de A en fo n c tio n de S {x, y, 0) r e v ie n t donc à celle des v a ria tio n s de
ô = S M i - S M i, lo rs q u e S d é c r it le p la n z O n p e u t é c rire :
0
. ô ( x , y ) = 0 (0, 0) + 4 ^ 0 , 0 ) + » | ( 0 , 0 ) 1 , 1 " . f à - o Y . + 2 N ous fe ro n s su ccessivem e nt p lu s ie u rs h yp o th è se s.P r e m i e r c a s. — Le p re m ie r o rd re n ’ est pas id e n tiq u e m e n t n u l;
(0, 0) ^ âà (0, 0)
à x ® à y
ne s o n t pas to u s les d e u x n u ls.
— I l n ’ e xiste a ucune r e la tio n e n tre les coordonnées de M ; le p h é n o m ène d ’in te rfé re n c e n ’ est pas lo c a lis é e t dans ce cas, l ’é tu d e de la v is i b ilité des fra n g e s est u n p ro b lè m e classique [ ( ') , (-)].
D e u x i è m e c a s. — Le p r e m ie r ord re e s t i d e n t i q u e m e n t n u l;
ào ( 0 , 0 ) _ Q (0, 0) _ Q
()x ’ àg
Sans e x p lic ite r ces dérivées, on p e u t re m a rq u e r q u ’ elles ne s o n t fo n c tio n s que des coordonnées de M , e t M,., d o n c que des coordonnées de M (x', y', z'). Ces d e u x c o n d itio n s p e u v e n t d on c se m e ttre sous la fo rm e
/js ( H , (x', y', z') = 0, I H j (x', y ’, z ') = 0.
O n v o it d on c que dans ce cas, les in te rfé re n c e s s e ro n t localisées au v o is i nage de la c o urbe d é fin ie p a r le systè m e (1). E lle s ne s e ro n t localisées s u r une surface que si les é q u a tio n s H , = 0 e t H,, = 0 re p ré s e n te n t une m êm e su rfa ce. L e c a lc u l des dérivées d u systèm e (1) e n tra în e que M ,, M-j e t So d o iv e n t ê tre alignés.
O n v o it d on c que si o (x, y) = o (0, 0) au second o rd re près, les in t e r férences s e ro n t v is ib le s a u x p o in ts M , in te rs e c tio n s de d e u x ra y o n s é m e r gents p ro v e n a n t d u m êm e ra y o n in c id e n t, on re tro u v e là u n ré s u lta t c o n n u de la lo c a lis a tio n des fra n g e s d ’in te rfé re n c e [(-), (•')] e t la c o n d itio n nécessaire énoncée ci-dessus (' ). Le lie u d u p o in t M d é te rm in é ci-dessus p e u t ê tre tr o u v é en p ro c é d a n t de la fa ç o n s u iv a n te :
L ’ ensem ble des ra y o n s lu m in e u x issus de S„ (faisceau de d ro ite s ) dépend de d e u x p a ra m è tre s . Les d e u x ra y o n s ém e rg en ts c o rre s p o n d a n t à un ra y o n in c id e n t issus de S» d é p e n d e n t des m êm es d e u x p a ra m è tre s que c e lu i-c i. O n le u r im p ose de se co up er, ce q u i im p liq u e que les coordonnées de le u r p o in t d ’in te rs e c tio n ne d é p e n d e n t p lu s que d ’ u n p a ra m è tre . Ce p o in t a p p a r tie n t donc à une co urbe . I l ne p o u rra d é crire une surface q u e si la c o n d itio n d ’in te rs e c tio n n ’ a pas lie u d ’ ê tre im posée, c’ e s t-à -d ire si les d e u x ra y o n s ém ergents c o rre s p o n d a n t à u n m êm e ra y o n in c id e n t se c o u p e n t q u e l que s o it ce ra y o n in c id e n t issu de S„. N ous a llo n s d é te r m in e r dans quelles c o n d itio n s ceci se p ro d u it.
S o it Du le ra y o n in c id e n t et D i e t D-_. les ra y o n s ém ergents.
Si les d e u x voies de l ’in te rfé ro m è tre ne c o m p o r te n t que des m iro irs p la n s , D , e t D-. se d é d u iro n t de D „ p a r d e u x d ép la cem e nts ou a n ti d ép la cem e nts T , e t T ..; donc D-, sera le tr a n s fo rm é de D , p a r le p r o d u it
T.. o T ; ' = Ta o T , ca r T ; ' = T i (re to u r in v e rs e de la lu m iè re ) q u i est un d é p la c e m e n t. D ans le cas le p lu s gén éral (d é p la c e m e n t h é lic o ïd a l), D i e t D> ne p e u v e n t ê tre co n c o u ra n te s q u e l que s o it Do. L e seul cas possible est c e lu i où T o o T i se r é d u it à une tr a n s la tio n ; D i e t D j se c o u p e n t à l ’in f in i. Ce cas sera é tu d ié p a r la s u ite .
2° Si les d e u x voies c o m p o rte n t des systèm es fo c a u x , le seul cas q u i sem ble s a tis fa ire a u x c o n d itio n s de ce p ro b lè m e est c e lu i d ’ u n in te rfé ro - m è tre a y a n t u n axe de r é v o lu tio n , le p o in t So é ta n t s u r 1 axe, e t les ra y o n s Do, D i e t D-> é ta n t dans le m êm e p la n m é rid ie n .
T r o i s i è m e c a s. — L e p re m ie r e t le second o rd re s o n t id e n tiq u e m e n t n u ls :
âS (0, 0) ào (0, 0) 1
^ â x + ^ à y 2
d3(0,0) , . . ^>1(0,0)
= 0, V
X ,V
y .0 {x, y) est égal à o (0, 0) au tro is iè m e o rd re près, c’ e s t-à -d ire que les
te rm e s d u p re m ie r e t d u d e u x iè m e o rd re s o n t id e n tiq u e s à zéro^ L e c a lc u l m o n tre que M , e t M.. s o n t c o n fo n d u s , ce q u i e n tra în e que o {x, y) est rig o u re u s e m e n t égal à o (0, 0). L a source p o u rra donc ê tre aussi large que l ’ on v e u t.
L ’id e n tité de M i e t M . q u e l que s o it M im p liq u e que, si M e t M , ne s o n t pas to u s d e u x à l ’in f in i, les d e u x voies de l ’in te rfé ro m è tre o n t les m êm es é lé m e n ts de ré d u c tio n . E n g én éral, on a u ra alors u n p hé no m è ne d ’in te rfé re n c e s u n ifo rm e s n o n localisées ( ‘).
— Si M e t M , s o n t to u s d e u x à l ’in f in i, l ’in te rfé ro rn è tre est com posé de d e u x voies afocales d ’ axes p a ra llè le s e t de m êm e g ra n d is s e m e n t a n g u la ire . D e te ls systèm es d o n n e n t d ’ u n o b je t d e u x im ages q u i se d é d u is e n t l ’ une de l ’ a u tre p a r u ne tr a n s la tio n de v e c te u r d o u b le d u v e c te u r d ire c te u r de la tr a n s la tio n q u i f a i t c o ïn c id e r les d e u x systèm es a fo c a u x . Si 1 on a p p e lle T le v e c te u r d ire c te u r de c e tte tr a n s la tio n e t u le v e c te u r u n ita ir e de SM , la d iffé re n c e de m a rc h e , en M , sera
ô = T . u .
O n v é rifie b ie n que o est in d é p e n d a n t de S.
O n o b tie n t d on c des fra n g e s re c tilig n e s si T est p e rp e n d ic u la ire à la
—>
d ire c tio n d ’ o b s e rv a tio n , e t des a n n e a u x si T est p a ra llè le à c e tte d ire c tio n e t cela avec u n c o n tra s te u n ita ir e q u e lle que s o it l ’ é te n d u e de la source.
Co n c l u s i o n. — L a re ch e rc h e des in te rfé ro m è tre s p o u v a n t a ccep ter u ne source aussi la rg e que l ’ on v e u t r e v ie n t d on c à re c h e rc h e r :
— s o it des systèm es a fo c a u x id e n tiq u e s que 1 on p la c e ra s u r chacune des voies de l ’in te r fé r o m è tr e ;
— s o it des m iro irs ou ensem bles de m iro irs te ls que le p r o d u it T i ° T j s o it une tr a n s la tio n .
D ans ce cas, on p e u t c ite r, les exem ples s u iv a n ts :
1° C haque v o ie c o m p o rte u n m ir o ir , ces d e u x m iro irs é ta n t disposés p a ra llè le m e n t p o u r u n o b s e rv a te u r re g a rd a n t à tra v e rs l ’in te rfé ro m è tre . Les tra n s fo rm a tio n s T i e t T-> s o n t d e u x s y m é trie s p a r r a p p o r t à des p la ns p a ra llè le s , d o n t le p r o d u it est une tr a n s la tio n .
(E x e m p le : In te rfé ro m è tre dé M ic h e ls o n réglé p o u r l ’ o b te n tio n d ’ a n n e a u x à l ’in fin i.)
2° U jie tr a n s la tio n p e u t ê tre o b te n u e com m e p r o d u it de d e u x tr a n s la tio n s . Ceci sé p r o d u it lo rs q u e s u r ch aq ue v o ie de l ’in te r fé r o m è tr e les ra y o n s lu m in e u x su b is s e n t d e u x ré fle x io n s planes p a ra llè le s ; in te rfé ro m è tre de P r a t
3*’ O n p e u t é g a le m e n t o b te n ir une tr a n s la tio n p a r :
— le p r o d u it de d e u x s y m é trie s p a r r a p p o r t à des d ro ite s p a ra llè le s : in te rfé ro m è tre de M ic h e ls o n dans le q u e l on re m p la c e chaque m ir o ir p a r u n d iè d re d r o it ;
— le p r o d u it de d e u x s y m é trie s p a r r a p p o r t à des p o in ts : in te rfé ro m è tre de M ic h e ls o n dans le q u e l on re m p la c e chaque m ir o ir p a r u n tr iè d re tr ire c ta n g le ou u n systèm e « œ il de c h a t »;
— le p r o d u it de d e u x r o ta tio n s (A ,, a) e t (A^, — a) d o n t les axes s o n t p a ra llè le s : in te rfé ro m è tre de Sagnac.
I l sem ble d on c que, p o u r u tilis e r au m ie u x l ’ é te n d u e d ’ une source, i l s o it nécessaire d ’ u tilis e r u n in te rfé ro m è tre « d é d o u h le u r » p a r tr a n s la tio n . Si c e tte tr a n s la tio n est ré d u ite à l ’id e n tité le p hé no m è ne d ’in te rfé re n c e n ’ est pas lo c a lis é ; dans le cas c o n tra ire , les fra n g e s d ’in te rfé re n c e s s o n t localisées à l ’in f in i.
(') P. Ja c q u i n o t, J . Phys., 19, n° 3, 1958, p. 223 à 229. (■q B ob n et WoLF, P rincip les o f Optics, p. 256.
(^) W. H. St e e l, Interféromètres, Cambridge a t th e U n iversity Press. (‘) P. CoNNES, Rev. O pt., 35, p. 37.
(■q R. P r.at, Comptes rendus, 271, série B , 1970, p. 559.
G. F O R T U N A T O e t A . M A R E C H A L
A n d ré M a ré c h a l e st D ir e c te u r de l ’I n s t it u t d 'O p tiq u e . G é ra rd F o r tu n a te ( A ’ I 60-63) e st D ir e c te u r des é tu d e s de p h y s iq u e à l ’E .N .S .E .T . I l p ré p a re u n e thèse en s p e c tro m é trie in te r fé r e n tie lle sous la d ir e c tio n de M .-A. M a ré c h a l.
E x t r a it s des c o m p te s re n d u s de l ’A c a d é m ie des Sciences (6 m a rs 1972) p u b lié s p a r la c e n tra le des revu es D u n o d G a u th ie r V illa r s .
F
a
UT-ÎI CONSTRUiRE
I
e
VoCAbulAÎRE ?
Créé en 1967 par un groupe de lin g u iste s de 26 pays francophones, ie C onseil In te r national de la langue française (*) s ’e st soucié, dès son origine, de fo u rn ir aux praticiens de l'in d u s trie ou de la recherche s cie n tifiq u e des o u tils de tra va il leur p e rm ettant d u tilis e r la langue française avec e ffic a c ité pour dé crire tou te s les réa lité s ou monde moderne.
Les moyens de parvenir à un te l ré s u lta t sont m u ltip le s e t se s itu e n t à des degrés divers. Sur le plan un ive rsitaire , une revue comme la Banque des M o ts (P.U.F.), donne de précieux renseignem ents lingu istiq ue s (théoriques e t pratiques) sur I évolution du français en ta n t que langue vivante face à une technologie souvent im portée d un monde non francophone.
Des con sulta tion s téléphoniques e t les liens é tro its avec ses homologues français e t étrangers, p e rm e tte n t au C.I.L.F. de renseigner ses adhérents d'une façon rapide et efficace.
M ais, pour im portants q u ’ils soient, ces procédés s o u ffre n t d ’une d iffu sio n re la tive m ent re stre in te e t d ’autres form es d'actions ont été recherchées : des com m issions de term in o lo g ie ont été créées dès 1968 qui ont vu ab ou tir leurs travaux sous deux form es . — publication au Journal O ffic ie l de la République française d ’une série de 350 équi valents frança is à des term es étrangers rép artis e n tre 5 m in istè re s (audio-visuel / énergie n u c lé a ire /p é tro le /te c h n iq u e s sp a tia le s/tra n sp o rts , travaux publics e t urbanism e) ;
création d ’une co lle ctio n de vocabulaires spécialisés d ’un m illie r de term es essen tie ls d'une profession :
— Photo-cinéma (D ocum entation française), — Environnem ent (Hachette),
— A d m in istra tio n (Hachette), — Radiodiffusion (Hachette).
D’autres titre s sont en préparation dans ce tte collectio n.
Lancem ent de cahiers de term in o lo g ie ; « La c ie f des m ots » à com pter d octobre 1973. Ces cahiers sont en fa it la m ise à jo u r perm anente des diction naires techniques et scie n tifiq u e s sous form e de fich e s détachables par le rencensem ent systém atique des d é fi nition s et term es nouveaux parus dans les revues spécialisées, fou rn is par les o r^ n is m e s in d u strie ls ou de norm alisation ou e x tra it de ia litté ra tu re technique.
Dans sa recherche d ’une m eiile ure e ffic a c ité e t d'une plus p a rfa ite adéquation entre ses services e t les besoins exprim és, le C onseil in ternational de la langue française a été con du it à crée r une com m ission chargée de recenser, d ’é tu die r e t de d é fin ir le voca bulaire du dessin technique, puis, par élargissem ent du champ des recherches, de la con stru ction (mécanique e t bâtim ent).
Il fa u t rem e rcier l ’Enseignem ent Technique de la collaboration qu’il apporte à ces travaux et plus p a rtic u liè re m e n t M. l'In sp e cte u r général PHILIPPE qui assume la lourde tâche de présider ce groupe de travail.
Les recherches ont com mencé au début de 1973 e t l'équipe e st actu ellem en t co n sti tuée com m e s u it :
Président ;
M. l'Inspe cteur général R. PHILIPPE. Rapporteur :
M. Jean-M ichel PLOTON. M em bres :
M. BIED-CHARRETON, Syndicat général de la C onstruction Electrique ; M. Y. CHABERT, inspecteur pédagogique régional ;
M. R. CHAUFFOUR, E.P.D.I. ; M. DARLOT, G.T.I.C.M. ; M. R. JAFFEUX ;
M. J.G.R. LASNIER, Ingénieur des A rts e t M anufactures ;
M. LEBRUSQUE, ingénieur en che f de Recherche HERNAULT SOMUA ;
M. LEGRAND, Professeur de con stru ction m écanique Lycée Technique D iderot ; M. G. LENORMAND, Professeur honoraire ;
M. B. MERY, Professeur de con stru ction mécanique E.N.S.E.T. ;
M. PAGNOUX, Chef de Bureau d'études à la divisio n des Transports (ALSTHOM) ; M. A. PEUBLE, D irecteu r de l'E.P.D.i. ;
M. ROULLiER, F.i.M.T.M. (Fédération des Industries M écaniques e t T ransform atrices des M étaux) ;
M. P. ROUSSEL, Professeur de con stru ction aux A rts e t M étie rs ;
M. C. VINGT, C hef de groupe. Service Développem ent D épartem ent C ontacteur té lé mécanique.
Dès le départ il e st apparu aux pa rticip ants que la tâche en tre prise é ta it immense, mais qu elle é ta it nécessaire car il n 'e x is ta it pas vé rita b le m e n t d'ouvrage d'ensem ble sur le sujet. Dans un pre m ier tem ps la com m ission a d'a ille u rs décidé de ne s'occuper que du tom e i de i ouvrage « La con stru ction mécanique », car les com pétences réunies ne p e rm ettaie nt pas de tra ite r avec pertinence la con stru ction du bâtim ent, il reste cepen dant souhaitable d 'o u vrir le plus rapidem ent possible ce tte nouvelle série de travaux. La m éthodologie adoptée e st sim ple : chacun des m em bres de la com m ission est chargé d'un recensem ent dans un domaine p a rtic u lie r où ses goûts, ses com pétences ou ses occupations pro fessionnelles lui p e rm e tte n t d'ag ir avec cé lé rité e t e ffica cité . C 'est ainsi qu ont été explorées les normes AFNOR, les ouvrages d'enseignem ent étudiés le V.E.i. analysé.
Cependant trè s rapidem ent s ’est posé un problèm e de fond : le champ d 'in vestig atio n est Justement lim ité par la com position de la com m ission, il n'est certes pas souhaitable d 'é la rg ir ceiie-ci à i'in fin i car elle ris q u e ra it de provoquer l'e n iise m e n t des travaux. C 'est pourquoi le Conseil a besoin de la collaboration des professeurs de l'Enseignem ent tech nique autant que de celle des directeu rs d'e n tre p rise s ou de bureaux d'études, il se ra it p a rticu liè re m e n t u tile de connaître les d iffic u lté s de vocabulaire qui o n t pu être rencon trées, s o it iors de l'enseignem ent, s o it au cours de la le ctu re de docum ents venus de l'in d u strie , ainsi que les domaines p a rticu lie rs de la technologie où les problèm es de term in olo gie son t p a rticu liè re m e n t sensibles, s o it à cause de l'ap pa rition de techniques de pointe, s o it à la suite d'une évolution p a rticu liè re m e n t rapide des procédés.
Le rapporteur de ce tte com m ission demande donc à tous ses collègues de bien vou lo ir lui écrire pour lui com m uniquer les renseignem ents q u 'ils Jugent intéressants ou lui faire part des problèm es q u 'ils e stim e n t être du re sso rt de ces travaux ; e t c ’e s t bien vo lo n tie rs qu 'il fera part au groupe des rem arques qui lui sero nt soumises.
LES
ASCENSEURS
une industrie typiquement giennoise
Toujours a c tif, to u jo u rs entreprenant, no tre ami G. JUTTET (B 13-15) avmt, en 1971, l'année où II avait reçu c e tte haute d is tin c tio n qu’e st la M éd aille d Or de l ’Enseignem ent Technique, fa it à Gien une conférence sur les ascenseurs, in d u strie typiq ue m ent giennoise pu isqu’une im p ortan te usine, ASCINTER-QTIS, e s t in sta llé e dans la région.
Nous ne pouvons présenter n o tre collègue JUTTET qu'à ceux qui ne I au ra ie n t pas rencontré. Sa re tra ite n’e s t qu’une longue s u ite d a c tiv ité s d é sin té ressées en fave ur de l ’Enseignem ent Technique. Jusqu à ces d e rniers tem ps il é ta it C o nse iller départem ental pour le Loiret. Il a tou jou rs déployé en faveur de nos éta blissem en ts, en fave ur des jeunes qu’il a guidés, con seille s avec com pétence, une a c tiv ité inlassable que beaucoup d’en tre nous pourraient lui envier.
S. PROUHET G 41-43 L.E. Jean-Zay, Orléans.
Pourquoi une étude sur les ascenseurs ?
Pour un G iennois, c ’e st une in fo rm atio n sur les productions d ’une de ses plus im por tantes usines qui s ’étend en surface, mais aussi en hauteur, tém oin sa to u r carrée de quelque cinquante m ètres co iffé e d'une grue-girouette.
Pour un le cte u r quelconque, c ’e st lu! donner un aperçu de ce qu’e st ce nouveau mode de locom otion, qui se propage, qui se propagera de plus en plus, au fu r e t à m esure que les im m eubles pousseront leur to itu re plus haut vers le ciel ; ces im m eubles étant, s o it des habitations, s o it des bureaux, s o it des locaux ad m in istra tifs.
Le tra n s p o rt v e rtic a l des choses pesantes, e t notre propre corps en e st une, engendre une fa tig u e à laquelle on d o it p o rte r rem ède :
Vous adm ettez très bien qu’un voyageur arrivant à O rly, saute dans une auto qu’il loue e t qu’il conduira lui-m ême vers les usines où il d o it tra ite r des a ffa ire s, ou dans les lieux où le to u rism e l ’a ttire . Il fa it du tra n s p o rt horizontal, laisse la v o itu re louée en n’im porte quelle v ille de France e t retourne dans son pays.
Il en est un peu de même du tra n s p o rt ve rtica l. Le voyageur prend l ’ascenseur pour a lle r au « A/ième » étage, se d irig e vers un autre niveau, redescend, e t laisse sans re g re t son moyen de transp ort.
Dans le pre m ier cas, les règles de conduite de I auto éta nt à peu près tou te s pareilles, un p ilo te quelconque s ’adapte en quelques m inutes à la v o itu re louée.
Il de vrait en être de même dans le second cas.
Les ascenseurs do ive nt ê tre connus, « grosso modo », par l ’honnête homme du XX” siècle qui se déplace de plus en plus, guidé par les agences de voyages dans tous les continents.
Par aille urs, il résu lte de s ta tis tiq u e s récentes, que les ascenseurs de Paris et de sa proche banlieue tra n s p o rte n t chaque jo u r quatre m illio n s cinq cent m iile personnes, s o it presque autant que le m étro e t les autobus. Nous devons donc nous adapter et m ieux connaître ce mode de transp ort.
Nous ne devons plus tro u v e r devant une porte d ’ascenseur un quidam p o rta nt la main à sa p o itrin e , du côté gauche, avant d ’appuyer sur le bouton magique d ’appel.
I r l l ' L
PHOTO N° 1 le s élém ents essentiels d'un ascenseur
Ni v o ir non plus un p e tit garçon de quelque hu it années, sous les yeux amusés de sa grand-mere, ni m ini, ni maxi, donner de grands coups de poings sur un m alheureux bouton d appel qui s'obstin e à re ste r au rouge (scène vécue récem m ent dans un bâtim ent m edical de la place Raoul-Dautry, à Paris, doté d ’une m agnifique ba tte rie de quatre ascenseurs).
Je vous fa is grâce d une étude histo riq ue sur les ascenseurs ; elle s e ra it in té res sante, mais tro p longue, car l ’homme a to u jo u rs essayé de se soustraire à l ’action de la pesanteur.
A rrivo n s to u t de su ite au v if du sujet, pour nous pe rm e ttre ensuite de pa rle r de cette to u r carrée qui in trigu e tous les passants de la Eone in d u strie lle .
Vue générale et description d’un ascenseur moderne
Suivons, sur la photo n° 1, tro is grandes pa rties : A u som m et, la salle des m achines; dans la gaine, la cabine avec son contrepoids e t ses organes de guidage ; à chaque étage,
une p o rte pallère.
1) La salle des m achines (SM ) n’e st pas accessible à l ’u s a g e r; elle e st ferm ée à cle f, celle-ci éta n t à la d ispo sition d ’un responsable d ’im m euble. Elle com prend le tre u il, form é d ’un m oteur é lectriq ue de commande (1), muni d ’un fre in (2) e t attaquant un réducteur de vite ss e (3) form é par une vis sans fin en acier faisa nt to u rn e r une roue en bronze. Sur l ’arbre de ce tte roue e st calée la poulie de commande (4 ), dans les gorges de laquelle passent les câbles de suspension et de manœ uvre (5) fix é s d ’un côté à la cabine (6) e t de l ’autre au contrepoids (7).
Ouvrons une parenthèse : dans un ascenseur, la cabine n ’e st pas tiré e directem ent, com me on le fa it par exem ple en plus p e tit pour tire r un seau d ’eau dans un puits. La cabine est reliée à un contrepoids ; quand la cabine m onte, le contrepoids descend. L’ensem ble est calculé de la façon suivante : le contrepoids éq uilib re la cabine plus la m o itié de la charge de celle-ci. On o b tie n t ainsi un dém arrage plus rapide, nécessitant m oins de fo rce m otrice ; le freinage avant l ’a rrê t sera aussi plus doux. C e tte dispo sition suppose un bon entraînem ent d it à adhérence, les câbles de sectio n circu la ire s ’encastrant dans des gorges en V, ta illé e s dans la roue de manœuvre.
2) La cabine e s t fixé e dans un é trie r (8 ), sorte de cadre m étallique auquel sont fixé s les câbles de suspension, les coulisseaux de guidage [10) e t le d is p o s itif parachute
(11). Les cabines son t calculées en fo n c tio n du poids des voyageurs ; on adm et 75 kg par voyageur : 3 personnes, 225 kilos ; 4 personnes, 300 kg, etc. La cabine e st guidée dans son m ouvem ent v e rtic a l par des p ro filé s [1 2 ), sorte de rails pa rfa item e nt usinés, iisses e t bien parallèles, pour que la m arche de l ’appareil s o it silencieuse e t douce. Le contrepoids (7) peut à la rigueur ê tre guidé par de sim p les fils d ’acier fix é s par des tendeurs (13).
La gaine possède à chaque étage une baie ouverte sur le palier. C e tte baie est obstruée par une porte palière dont le cadre est fix é au m ur, et non sur la cabine (14).
La porte palière donne accès à la cabine quand celle-ci e st arrivée au niveau choisi. Elle e s t d ite battante comme une porte de vo itu re , elle s ’ouvre en poussant pour un passager sortan t de la cabine, par conséquent en tira n t pour un passager entrant.
Il e xiste des portes coulissantes (15) comme celles représentées sur la photo graphie.
C ertains appareils possèdent une porte su r la cabine (généralem ent cou lissa n te ). D ’autres, nous venons de le v o ir, n’ont pas de porte de cabine; ils sont d its à gaine lisse
(par exem ple bâtim ents SO GIDiM à G ien ). Quand l ’ascenseur fonctionne, vous voyez d é file r devant vous la paroi ; a tte n tio n à ne pas s ’y appuyer, ou y m e ttre les mains. La con stru ction e st prévue pour que le jeu en tre la cabine e t la paroi s o it trè s p e tit ; un d is p o s itif (16) garde-pied e st in sta llé .
Plaçons ici une rem arque : nous nous som m es a stre in t dans ce tte étude à ne pas pa rle r prix. La suppression des portes de cabine représente une économ ie. M ais au-delà de hu it niveaux, la co n stru ctio n de la gaine à p a roi lis s e devient d iffic ile et onéreuse. L’économ ie fa ite par la suppression de la porte de cabine est « mangée » par le p rix de re vie n t plus élevé de la paroi lisse. On penche alors pour l ’u tilis a tio n de portes c o u lis santes su r la cabine. Ces portes, co n s tru ite s en grande série, de m odèle standard dans l’Usine A s cin te r-O tis de Gien, vo ie n t leur m arché s ’o u vrir de plus en plus.
Les m ouvem ents m ontée e t descente son t commandés de la cabine par une boîte à boutons, fixé e par exem ple en (17). C e tte boîte à boutons, représentée sur le dessin (clich é n° 2) e st rédigée de la façon suivante :
Le G e st le niveau de départ appelé en France rez-de-chaussée ; 1, 2, 3, etc., désignent les étages supérieurs ;
— 1, — 2, etc., les étages du sous-sol. A tte n tio n au tra it — placé devant le c h iffre . On fa it ainsi appel aux nom bres né ga tifs étudiés dans les notions d ’algèbre de la classe de S'.
5 M flL ÏÏR L m C mEmPTEUR D’RRRET
2‘i ‘ mERU
. . r - mvERif JlEZ-SE-OmèSEE t- s m - SOL 2'=‘ 501/5-50. CLICHE A/° 2 boîte à boutons cabine,, Au-dessus des boutons d étage, un bouton marqué (A ) est un bouton provoquant arrêt. Il es t à la dispo sition du voyageur (com m e la poignée du fre in de secours dans le com p artim e nt d ’un wagon de voyageurs). Ce bouton d ’a rrê t coupe tou te s les comman des en cours d ’exécution ; il perm et de réparer to u te erre u r de parcours.
Enfin, le dernier bouton, le plus élevé, indiqué par une p e tite clochette, e st un
sig na l d'alarm e. Il déclenche une sig na lisa tion e xté rieu re (sonnerie) chez le concierge
s ’il y en a un, ou un responsable. Le courant qui alim ente l ’alarm e d o it être indépendant de celui du secteur. Il es t pris sur une b a tte rie d ’accum ulateurs tou jou rs en éta t de marche.
A chaque pa lie r ou niveau, il existe un bouton d ’appel placé en général à dro ite (18) de la porte palière. Il est à la d ispo sition de l ’usager qui v e u t en tre r en cabine. Une commande fa ite par I usager en cabine s appelle un envol, celle fa ite par un usager sur le pa lie r e st un appel.
Initiation au fonctionnement général d’un ascenseur
L ascenseur m oderne m et à con tribu tion, pour la commande, pour la manœuvre, la fée é le c tric ité . Cette commande se fa it à distance. En e ffe t, le voyageur e st en cabine ou sur le pa lie r . il envoie son ordre à la salle des machines où il n’y a que des m écanismes. L’ordre d o it ê tre transm is instantaném ent et m is à exécution de suite. Le voyageur d o it avoir à sa dispo sition un appareil sim p le e t robuste : c ’est un bouton qu’il presse (pression quelques gram m es), pour m ettre en marche un m oteur qui exige un dém arreur de quelques kilo w a tts de puissance.
N insistons pas sur les Interm édiaires de ce tte commande à distance ; ce sont des contacteurs e t relais à base d ’électro-aim ants qui s ’en chargent, tous appareils trè s sim ples, m in iatu risés de plus en plus e t enferm és dans une arm oire de manœuvre, sorte de cerveau de I Installation, à dem eure dans la salle des machines.
M ais l ’usager d o it connaître quelle est l ’a ttitu d e de la m achinerie par rapport à lui : une fo is q u ’il a appuyé sur le bouton m is à sa dispo sition . Il ne d o it pas in siste r, l ’ordre e st transm is. Il s exécute, il n y a plus qu’à attendre. Pas de « boutonom anle » ! Il ne gagnera rien ; l ’ensem ble du m écanisme, bien que m uet, ne rechigne pas : il fa it le tra va il pour lequel il a été conçu.
Certains de ces relais sont munis d'une m ém oire, ils sont tem porisés, c ’est-à-dire qu’ils ont quelques secondes ou fra c tio n s de seconde, pour exécuter leur tâche. A in si un passager en tre en cabine ; il a quelques secondes pour s ’orien te r, pour exam iner les lieux, pour poser les bagages, avant qu’un autre im patient, fu tu r usager, puisse disposer du mode de transp ort. De même pour so rtir.
e ;
(1) Transform ateur de courant. — (2) C ontacteurs de marche. A d ro ite : Séiecteur d'étages. — 13) Reiais tem porisés. A d ro ite : fusibies. — (4) Relais : m ontée, descente, ferm eture, ou verture de portes. — (5) Reiais d'inspection.
Systèmes de commande
L’in itia tio n que j ’ai e n tre prise de fa ire m ’oblige à vous dire quelques m ots sur les deux grandes catégories d ’ascenseurs m ises à la dispo sition du public. Ce sont les ascenseurs
iso lés d ’une part, les ascenseurs c o iie c tifs d ’autre part.
Un acenseur isolé est du type appelé à blocage. Q u’est-ce que cela s ig n ifie ? Le passager est entré en cabine, il en a pris possession pour son usage exclusif. La cabine peut être com parée à un taxi ; celui-ci étant occupé, personne ne peut y m onter pendant la course. De mêm e dans notre ascenseur à blocage. Dès qu’une commande, appel ou envoi, e s t fa ite , to u te autre commande ne peut plus in te rven ir.
La Tour carrée d 'A scin te r-O tis qui dom ine tou te ia zone in d u s trie lle (40 m ètres de hauteur, 50 au som m et de ia grue-girouette, 13 étages) se rt à te s te r les ascenseurs fabriqués dans l'usine.
ju sq u ’à ce que la pre m ière s o it en tiè re m e n t exécutée (ou annulée par l ’action sur le bouton d ’a rrê t).
C e tte m anœ uvre e st le plus sim p le ; elle convient aux im m eubles d habitation n’excédant pas une dizaine de niveaux, avec cabine de 4 à 5 personnes. En un m ot, elle est adaptée aux im m eubles d ’un fa ib le nom bre d étages e t pour une population réduite à chaque étage (par exem ple deux à tro is ap partem ents). Il est évide nt que, le nombre des usagers augm entant, aux heures de pointe, dans les bureaux, les ad m in istra tion s, les hôtels les hôpitaux, on ne peut plus les u tilis e r. V oir d é file r une cabine vide, ou peu chargée, devant des usagers qui attendent aux paliers, sans te n ir com pte de leurs désirs ou de leur im patience, ne peut plus convenir. Il fa u t passer à une commande dite
collective , assez sem blable à celle réalisée dans un autobus. Les appels fa its aux paliers
en cabine, do ive nt ê tre enregistrés, sélectionnés, pour être exécutés au m ieux de tous e t dans un but d ’économie de fo rce m otrice .
L’étude de ces ascenseurs c o lle c tifs e s t trè s ardue. Groupés en b a tte rie de quatre ou plus, l ’e xp lo itation ratio nn elle relève d ’un plan de calcul, d ’une program m ation, m ot à la mode, et même d ’un ordinateur.
Les sécurités
Nous n’étudierons pas en détail tous les d is p o s itifs qui e x is te n t pour m e ttre l ’usager à l ’abri des conséquences de tou te s fausses manœuvres.
Ces sé cu rité s sont, s o it en tiè re m e n t m écaniques, s o it e n tière m ent électriq ues, s o it m ixtes.
Citons-en quelques-unes ;
les portes son t tou te s ve rro u illé e s , donc condamnées quand I ascenseur fon c tionne,
— une porte ne peut ê tre ouverte que si la cabine est arrivée au pa lie r où elle a été appelée, tou te s les autres portes éta nt verro uillé es,
des in te rru p te u rs placés aux deux e xtré m ité s de la gaine en haut e t en bas coupent autom atiquem ent le courant en fin de course. En supplém ent, des am ortisseurs à re s so rt placés en fond de gaine lim ite n t le déplacem ent de la cabine e t du contrepoids au-delà d ’une zone in te rd ite ,
sé cu rité contre une surcharge : un d is p o s itif situé au-dessous du plancher de la cabine, so rte de balance, coupe le courant e t empêche to u t m ouvem ent en cas de surcharge dangereuse,
un o b je t peut ê tre coincé entre le seuil e t la paroi lisse de la gaine (en fa nt non su rve illé « b ric o la n t avec un jo u e t sur le plan cher). Un seuil m obile, n° 16 de la photo n° 1 provoque, si nécessaire, l'a rrê t du m ouvem ent par un con tact de sé cu rité coupant l ’alim en tation du m oteur,
un d is p o s itif essentiel appelé parachute destiné à bloquer la cabine sur ses guides lorsque la vite sse de descente dépasse une lim ite donnée. De plus, l ’im m obi lisation de la cabine par « p ris e de parachute » provoque autom atiquem ent I à rrê t du m oteur e t le serrage de son fre in .
Les anciens et les modernes
Nous arrivons à la fin de notre propos. Nous avons passé beaucoup de choses sous silence, dans une in itia tio n . Il fa u t savoir se lim ite r.
Vous avez sans doute rem arqué à la té lé vis io n que l ’on vous conseille d acheter des appareils ménagers, m unis de l ’estam pille NE (Norm es F rançaises). Cela s ig n ifie qu ils sont c o n stru its en respectant, d ’une façon s tric te , des règles de dim ensions, de preci sion, de qualité, etc., étudiées e t éditées en coilaboration avec les con stru cteurs par un organism e o ffic ie l appelé « A s s o c ia tio n Française de la N orm alisation » Les ascenseurs neufs resp ecten t tous ces règles, que l ’on cherche d ’aille urs à étendre sur le plan international.
Et le s anciens appareils, pensez-vous ? Ils sont encore nom breux en fon ctionn em e nt
à Paris, dans les grandes v ille s, dans les v ille s d'eau, à Nice, etc. Ce sont ceux qui voyagent à i ’a ir libre, dans la cage d ’escaiier. iis o n t une allure 1900, com me les autom obiles de l ’époque, avec leurs cabines en form e de sièges à porteur, le to u t entouré de ferron ne ries d a rt dans les volutes desquelles bien des ob je ts peuvent être Introd uits, depuis le bout de i ’om brelie ju sq u ’à la traîne d ’une robe maxi, et même des bras qui risq ue nt de se fa ire c is a ille r au passage.
D iverses ordonnances on t été édictées au fu r e t à m esure des accidents survenus en cours de m arche, accidents relatés, par exem ple, dans les rapports des pom piers de Paris (vers mars 1950) :
Usagers coincés entre la cabine e t le pa lie r : 12 m orts ; Usagers engagés sous la cabine : 4 m orts ;
Usagers tom bés dans une cage d ’escaiier : 3 m orts.
S oit un to ta l de 19 m orts pour 5 années, pour un parc de quelque 25 000 appareils. G e st rela tive m e n t peu, comparé aux 12 m illio n s de kilom ètres parcourus en une année par ces appareils. Très peu par rapport aux hécatom bes du tra n sp o rt routier. M ais c e st encore trop. Hélas I la transfo rm a tion de ces vie ux appareils représente un financem ent trè s lourd et beaucoup de pro prié taire s hé site n t devant la dépense.
Pour les appareils neufs, dans des locaux neufs, avec un service en tre tie n bien étudié, les sécu rités imposées sont te lle s que le passager est protégé au maximum.
M algré cela, fu tu rs usagers de l ’ascenseur, soyez quand même prudents e t d is ci plinés. S urveillez les enfants, ces te rrib le s « touche-à-tout », ne leur laissez pas subir
les fam euses sanctions na turelles chères au pédagogue Spencer.
Ce mode de locom otion d o it vous procurer de la jo ie en supprim ant la fatigue.
La tour carrée d’Ascinter-Otis
Elle in trigu e tous les passants, car elle ne paraît pas ê tre term in ée avec sa grue-girouette à i angle de la to itu re , présentant selon le gré du ve n t son contrepoids de béton dans tous les azimuts...
D’une hauteur de 40 m ètres, 50 m ètres au som m et de la grue, 13 niveaux ou étages, A I in té rie u r peuvent être in sta llé s quatre gros appareils, ou cinq ou six p e tits. Un appareil de 35 passagers peut y ê tre m onté. Tous ces appareils, en essai, sont in tro d u its par le haut’ d où le rôle de la grue. La m achinerie de tous les appareils est en haut, seule dispo sitio n acceptable pour les im m eubles modernes.
L usine de Gien fabrique des appareils en série pour des types norm alisés et acceptés dans to u te l ’Europe, e t même dans le monde. C ’est le seul moyen d ’o b tenir une fab ricatio n excellente à un prix c o m p é titif. C est I a rt du technicien que de tro u v e r la « série » dans la « d ive rsité ». M ais la technique évolue avec les besoins. Des types nouveaux do ive nt donc ê tre constam m ent en étude. Il faut, avant de les lancer en série, les « te s te r » dans tous leurs élém ents 24 heures sur 24. Voilà donc un des rôles de ce tte tour.
Des équipes de montage e t d ’e n tre tien vie nn ent é tu die r e t m anœ uvrer sur place, à i’abri des indiscré tion s, les nouveaux m écanismes.
C ette to u r e s t souvent un lieu de rencontre des tech niciens de divers pays tra va illa n t en coordination : Aiiernagne, Italie, U.S.A., France, car n’oublions pas que l ’usine de Gien A scin te r-O tis n ’es t q u ’un m aillon d ’une en tre prise mondiale.
Et le G iennois qui é c rit ces lignes ne peut s ’em pêcher de penser qu’en ju in 1940, les Allem ands e t les italiens te s ta ie n t leurs avions e t leurs bombes sur les quais e t sur- la v ille , pensant d é tru ire le pont d Anne de Beaujeu ; qu’en 1945, les Am éricains essayaient de d é tru ire le pont du chem in de fe r par leux bom bardem ents « en tapis » dont les bombes tu a ie n t des poissons dans la Loire, des c iv ils , hélas ! sur la place du Champ, e t des m orts dans le cim e tiè re !...
Convenons q u ’il vau t mieux, en 1971, que Gien s o it un lieu où l ’on te s te un produit des mêmes nations, nouvelle collaboration pacifique ce tte fois.
Est-ce que la technique rapprochera e t unira les hommes ? Souhaitons-ie de to u t cœur.
G. JUTTET
la vie de r a m ic a le
ASSEMBLEE GENERALE
L’Assem blée générale de l'A m ica le des Anciens Elèves de l'E.N.S.E.T. s e st déroulée ce tte année à Cachan, dans les locaux de l ’Ecole.
Nous ne m anquerons pas de rem e rcie r M. le D irecteu r e t M.
on t perm is d ’organiser les réunions de C om m issions, I A ssem bles generale, ainsi que le b a n q u e tT e clô tu re, dans les salles de l ’Ecole Norm ale Supérieure e t dans le restaurant du C.N.E.T.
Travail des Commissions: elles se son t réunies le dim anche 10 jum , le rnatm et l ’après-m idi, e t les pa rticip ants ont pu ch o is ir entre quatre them es, d é fin is lors de la précédente réunion de com ité ;
• Défense des disciplin es d ’éveil. • Enseignem ent program mé. • Prom otion interne. • Réform e du second cycle.
Les exposés des rapporteurs fu re n t su ivis de discussions, parfois passionnées, e t de la rédaction des pro po sition s de m otions soum ises à I A ssem bles generale.
Assemblée générale : elle s ’est déroulée le lundi 11 ju in de 9 h 30 à 13 heures dans le grand am phithéâtre de l ’E.N.S.E.T. En vo ic i ci-dessous un com pte rendu.
RAPPORT D ’ACTIVITE 1973
T re iz e m o is se s o n t éco ulés d e p u is n o tr e d e rn iè re A sse m b lé e g é n é ra le e t la v ie à l ’A m ic a le s’e s t d é ro u lé e à p e u p rè s c o m m e les a u tre s années, m is a p a r t q u e lq u e s p ro b lè m e s r e la t if s à l ’a n n u a ire d o n t n o u s p a r le ro n s t o u t a 1 h e u re .
D a ns le B u lle t in n ” 103, v o u s avez p u p re n d r e co n n a is sa n ce des c h a n g e m e n ts s u rv e n u s a u b u re a u de n o tr e A s s o c ia tio n . P U E C H a e s tim é q u e h u it ans passes a u s e c r é ta r ia t de l ’A m ic a le é ta ie n t s u ffis a n ts e t n o u s a d e m a n d e d e tr e d é ch a rg é de ses fo n c tio n s . C ’e s t d o n c P R U N E T q u i lu i a succédé.
Je p r o f it e de ce r a p p o r t d ’a c t iv ité p o u r f a ir e de n o u v e a u a p p e l à des c a n d id a tu re s p o u r le c o m ité . Je s o u h a ite q u e des c a m a ra d e s e x e rç a n t d a n s to u s le s genres d ’é ta b lis s e m e n ts (L .T ., E n s e ig n e m e n t S u p é rie u r, C .E.S., I.U .T .), fa s s e n t p a r tie d u c o m ité , a f in de c o n n a ître to u s les g e nre s de p ro b lè m e s q u i p e u v e n t n o u s e tre posés. Les o c c u p a tio n s de c h a c u n d 'e n tre n o u s s 'a lo u rd is s e n t d a n n e e e n anne e e t i l e st n é ce ssa ire q u e des b o n n e s v o lo n té s se p ré s e n te n t.
Le « B u ll e t in » n° 104, q u e v o u s re c e v re z da ns le c o u r a n t de ju i n ( b u lle t in d u
2‘ t r im e s tr e ) e s t e n r e t a r d c a r n o u s avo n s a tte n d u d ’a v o ir la m a d è re p o u r p o u v o ir le p u b lie r . A u s s i n o u s n e s a u rio n s t r o p v o u s ra p p e le r, c o m m e ch a q u e anne e b a i l le u rs de n o u s d o n n e r des a r tic le s , e t des a r tic le s divers. B ie n s u r, c o m m e to u s les ans, o n n o u s d i t ; « t r o p d ’a r tic le s te c h n iq u e s , t r o p d ’a r tic le s de m a th é m a tiq u e s ». M a is que les litt é r a ir e s e t les c o m m e rc ia u x n o u s e n v o ie n t des e tu d e s, re fle x io n s , m o n o g ra p h ie s p o u r q u e n o tre b u lle t in s o it p lu s r ic h e e t v a rié e t p o u r n o u s e v ite r de v o ir s’a jo u te r le p ro b lè m e d u c o n te n u d u b u lle t in a u x q u e s tio n s d e d itio n e t de ro u ta g e .
Ce q u i a é té p o u r n o u s s o u rc e d ’e n n u is e t de p ro b lè m e s a é té l ’annuaire. D ’a b o rd , i l f a u t d o n n e r u n p e t it h is to r iq u e des fa its . E n 1969, n o u s a v io n s sig n e u n c o n tr a t de t r o is ans avec le B .O .I.S O . e t n o u s a vo n s f a i t p a r a îtr e les a n n u a ire s 70 71 72 (u n a n n u a ire p a r a n , ce q u i p e rm e t de li m i t e r le n o m b r e des r e m a n ie m e n ts à ch a q u e fo is ). D u r a n t ce c o n tra t, de n o m b r e u x p ro b lè m e s s’é ta le n t poses : u n a n n u a ire 70 q u i t o m b a it en m o rc e a u x q u a n d o n l ’o u v r a it, les a c tiv ité s d e b o
r-d a n te s <?’u n r-des re p ré s e n ta n ts q u i n o u s a v a ie n t a t t ir é r-de n o m b re u s e s p la in te s I im p o s s ib d ite ou^ n o u s é tio n s d ’a v o ir des c o m p te s n e ts a p rè s c h a q u e p a r u t io n ' A u s s i le c o m ité d o c to b r e m a ch a rg é e de s ig n a le r a u B .O .I.S O qu e n o u s ne re n o u - y e lle r io n s pas le c o n tr a t e t q u e n o u s lu i d e m a n d e rio n s des c o m p te s f i n f é v r ie r 1973 (d a te a la q u e lle n o u s esperiO Ts q u e to u s les chèques s e ra ie n t payés). D e u x op éra
-re c h e rc h e d ’u n é d ite u r ( L sera c e lu i d u s o it “° ^ i c o n tr a t q u i n o u s c o u v re le p lu s p o s s ib le e t s o it re n ta b le , la c ir c u la ir e a to u s les a n n o n c e u rs de l ’a n n u a ire .
o p é ra tio n , q u i s’e st d é ro u lé e sous le sig ne des le ttr e s re c o m m a n dées, de la d u n p ro c è s , de 1 e tu d e des c o m p te s , s’e st clo se le 16 m a i
®st e n fin v e n u s ig n e r le p a p ie r q u e n o u s avo n s ré d ig é . Je la isse n o tre tr e s o n e r e x p liq u e r les clauses de n o tre a c c o rd , m a is i l f a u t d ire q u e P R U N E T , P O R C H E R R E S S A Y R E . B O N M A R T IN e t m o i-m ê m e a vo n s passé d e u x s a m e d is a p re s -m id i a f in de ré g le r ce p ro b lè m e . D is o n s que, p o u r le m o m e n t s o m m e ^ p e rd o n s r ie n e t que, da ns l ’a v e n ir, n o u s p o u r r io n s ré c u p é re r u n e c e rta in e f ^ r e p r e n d r e c o m p lè te m e n t l ’a n n u a ire , t c h a rg e ; i l p o u r r a v o u s d ir e , s i v o u s d é s ire z des é c la irc is -
^ .™ c n e ce t r a v a il a f in q u e l ’a n n u a ire ré p o n d e m ie u x a u x de r e m n l i r p o u r q u o i, de n o u ve a u , n o u s d e m a n d o n s ^ i b e a u c o u p de s o in to u s les b o rd e re a u x q u e n o u s v o u s adres-s ig n a le r t o u t ce q u e v o u adres-s adres-savez adres-s u r leadres-s m u ta tio n adres-s , c h a n g e m e n tadres-s d é ta t c iv il, m is e a la r e t r a ite des c a m a ra d e s a m ic a lis te s .
Dans un but de sim plification, nous vous demandons de renvoyer bordereaux et autres documents a l ’adresse mentionnée sur ceux-ci ; bordereaux et réservations a Ressayre, votes et suggestions, livrés à fin d’analyse à moi-même. S i vo u s envoyez r a u g m e n te z le te m p s de ré c e p tio n e t les r h ^ e s fe Jî® p a r v ie n n e n t pas à la b o n n e adresse,
i î r i î d e m a n d e si les a m ic a lis te s s a v e n t lire ... Ce p ro b lè m e a re n d u e n c o re p lu s a rd u e la p r e p a r a tio n d u b a n q u e t ; é ta n t d o n n é les d iff ic u lt é s q u e n o u s avo n s re n c o n tré e s , j a va is d e m a n d e q u e n o u s soyo ns fix é s p o u r le 26 m a i. C ’e st u n t r a i te u r q u i en a e te c h a rg e n o u s avo n s c o m m a n d é u n c e r ta in n o m b re de re p a s s u p p lé m e n ta ire s m a is , q u o n se le dise, n o u s ne p o u v o n s a c c e p te r q u e da ns la ah re p a s les a m ic a lis te s q u i se s e ro n t dé cid és à la d e rn iè re m in u te . I I t a u t a b s o lu m e n t q u e no s ca m a ra d e s a c c e p te n t de se d is c ip lin e r a u x d a te s e t â u x âûrcsscs.
P a r m i les a u tre s a c tiv ité s , m e n tio n n o n s :
Le 12 m a i 1972, le d é je u n e r-d é b a t de la F é d é ra tio n fra n ç a is e des A n c ie n s E lè ves des b n s e ig n e m e n ts T e c h n iq u e s e t P ro fe s s io n n e ls o ù j ’a i posé à M B IL L E C O C Q la q u e s tio n de s a v o ir ce q u i s e ra it p ré v u en c e tte é p o q u e de f o r m a t io n p e rm a n e n te p o u r le re c y c la g e des p ro fe s s e u rs .
Le 14 o c to b re 1972, le b a n q u e t de c lô tu r e de l ’A s s o c ia tio n F ra n c e -In te c d o n t le t'r e s id e n t ne p o u r r a m a lh e u re u s e m e n t pas v e n ir à n o tr e A ssem b lé e g é né rale .
L e 9 fé v r ie r , la ré c e p tio n a n n u e lle des A n c ie n s E lè v e s de l ’E .N .S .A .M .,
L e 3 fé v r ie r , le c e n te n a ire d u Lycé e T e c h n iq u e D id e r o t d o n t v o u s avez p u v o ir le c o m p te re n d u da ns le B u lle tin .
1 I^^n s le c a d re d u p r c ÿ lè m e de la p r o m o t io n in te rn e , n o u s a vo n s e n vo y é u n e
le tt r e a u m in is tè r e ( v o ir B u lle tin 103) e t je s o u h a ite qu e, lo rs des vœ u x qu e vo u s fo rm u le r e z a I issu e de v o s d é b a ts, v o u s p u is s ie z s o u lig n e r le f a it q u e la q u a lité d e le v e d u n e E .N .S . fasse p a r tie des c ritè r e s q u i e n tre n t en lig n e de c o m p te da ns J® d u g ra d e de c e r t if ie a c e lu i d ’agrégé. D ’a u tre p a r t, je s o u h a ite au s si q u e s o it fo r m u lé e la d e m a n d e d e x a m e n des cas des a n cie n s élèves de l ’E N S E T q u i, n a y a n t p u o b te n ir la seconde p a r tie d u C.A.P.E.T., s o n t to u jo u r s «'cha rgé s d e n s e ig n e m e n t », a lo rs q u e 1 o n t it u la r is e des m a ître s a u x ilia ir e s q u i n ’o n t pas
passe de c o n c o u rs . ^ ^
V o ilà le b ila n d ’u n e a c tiv ité q u i p e u t p a r a îtr e m in c e m a is q u i, s’a jo u ta n t a u t r a v a il h a b itu e l, c o n s titu e u n e c h a rg e v r a im e n t lo u r d e p o u r les m e m b re s d u b u re a u .
D e rn iè re r e m a rq u e c o n c e rn a n t n o tre a c t iv ité : le c h a n g e m e n t p ré v u des da tes de vacances n o u s a m è n e ra sans d o u te à re c o n s id é re r la d a te de n o tr e A ssem b lé e g é n é ra le . Des a p re s e n t les su g g e stio n s s o n t les b ie n ve n u e s.
A u jo u r d ’h u i, les th è m e s c h o is is p o u r no s d é b a ts ne s o n t p lu s n i la f o r m a t io n c o n tin u e ( il n o u s fa u t u n c e r ta in r e c u l p o u r q u e le s s tru c tu re s créées se m e tte n t en p la c e q u e I o n v o it le r é s u lta t des lo is d u 16 j u i l l e t 1971) n i la p la c e de