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paraissant le premier et la troisième pp. ^->i —7 j mercredi de chaque mois I I I Z_ 11 IV—>
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«hors les murs» depuis 1967 Rédacteur en chef responsable et photographe:
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Sommaire Nouvelles économiques Où irez-vous manger?
Tourisme dans le canton Un village fleuri
Le patrimoine suisse Flashes du canton
De la culture à la littérature Vedettes et chansons Les Fribourgeois émigrés Une paysanne de Fétigny Les peuples d'Afrique Caprices du temps Majorettes de Fribourg Un peu de sport
La Bénichon de la plaine Amusez-vous avec FI!
De l'art au spectacle L'Ecole allemande de Fribourg
Souvenirs du passé Entre l'église et...
La République et Canton du Jura
Qu'est-ce que l'argent?
Les disparus
Notre prochaine parution:
mercredi 17 septembre
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lustrations ne peut se faire qu'avec l'autorisation de la rédac¬
tion.
La rédaction n'assume aucune responsabilité pour les manuscrits et photos non commandés.
Terre de Fribourg Ce magnifique champ de blé que domine le château de Rue dans le district de la Glane, est l'une des trois cents photogra¬
phies en couleur que vous aurez le plaisir de découvrir dans le livre «Terre de Fri¬
bourg» qui sortira de presse dès l'automne 80, aux Editions Fragnière, à Fribourg.
Photo Léo Hilber
Qu'est-ce que l'argent? Apparemment, quelque chose de très important, car on en parle beaucoup. Chacun est confronté, dans la vie quotidienne, sous une forme ou une autre, avec l'argent. Mais que comprend, dans sa généralité, cette notion; quelles sont ses diverses fonctions, en quoi résident ses particularités? Nous nous efforçons de répondre à ces questions dans le présent article. Notons encore l'un des aspects qui doit être mis en évidence: en ce qui concerne sa valeur, l'argent n'a pas d'échelle de mesure intérieure ou extérieure, car la valeur intérieure est en rapport avec la puissance d'achat dans le pays, alors que la valeur extérieure est caractéri¬
sée par la puissance d'achat de marchandises à l'étranger. On appelle aussi ce phénomène cours de change.
:X- •ni' !Va
Abordons d'abord la question en nous demandant ce que l'argent signifie plus exactement? Dans la vie de tous les jours, l'argent se présente sous deux formes différentes: le numéraire, constitué par des billets de banque et de la monnaie, et l'argent en compte, représenté par un compte de chèques postaux ou de banque.
Naissance de l'argent L'argent liquide est un produit iden¬
tique à toute autre marchandise. C'est pourquoi il existe des fabricants d'argent. En Suisse, le producteur de
production de l'argent liquide, que le numéraire et les billets de banque ne deviennent effectivement de l'argent qu'au moment où ils sortent de la banque d'émission ou de la Monnaie fédérale. Les billets de banque qui retournent à la banque d'émission per¬
dent leur caractère spécifique. Du point de vue économique, ils sont détruits. Des billets de banque brûlés ou des pièces de monnaie transfor¬
mées en bijou sont également de l'argent détruit.
Qu'est-ce que cela signifie alors si une personne privée cache des billets de
L'argent et son origine billets est la Banque Nationale Suisse.
En revanche, les espèces sont frap¬
pées par une entreprise de la Confédé¬
ration, soit la Monnaie fédérale.
La Banque Nationale est en même temps la plus haute autorité monétaire du pays et détient le monopole pour imprimer les billets de banque. En Suisse, il existe actuellement des bil¬
lets de valeurs diverses, soit de 10, 20, 50, 100, 500 et 1000 francs. La banque d'émission - ainsi notre Banque Natio¬
nale est-elle aussi appelée - n'est pas uniquement productrice de billets de banque. Elle est encore la «banque habituelle» de l'Etat. Mais, ce qui est encore le plus important, elle est la banque des banques (banques d'affaires). Le fait que premièrement la banque d'émission crée l'argent sous la forme ordinaire que l'on connaît permet de déduire que secondement les banques d'affaires créent aussi cet argent, mais cette fois en compte.
L'argent ne prend seulement naissance par la production, au sens technique du terme, mais aussi lorsque des deman¬
des d'argent se présentent. Con¬
crètement. cela veut dire, lors de la
banque dans un coffre-fort, conserve de la monnaie, met ainsi de l'argent de côté, et, de cette manière, le retire de la circulation? Ce procédé constitue également une destruction de l'argent.
Mais, puisque cet argent thésaurisé peut être à chaque instant dépensé (il est en effet possible de l'échanger contre des biens ou des services), on admet que ces montants représentent des volumes d'argent liquide. A l'intérieur du pays, ce volume ou la quantité d'argent liquide ne peut pas être influencé par les personnes pri¬
vées. Naturellement, ces quantités [jeu- vent être réparties de diverses maniè¬
res ou gardées indifféremment en caisse. Ainsi, une personne paie-t-elle ses dettes (par exemple lors de l'achat d'une voiture), ses propres fonds dimi¬
nuent; en revanche, ceux du vendeur augmentent.
Sur le plan économique, la quantité d'argent liquide ne s'est pas modifiée, mais il y a simplement un déplacement dans la répartition. La quantité d'argent liquide est fixée en Suisse exclusivement par le comportement de la banque d'émission.
JOURNAL de la 8anque Populaire Suisse.
Bonne progression de la production suisse
Essentiellement sous l'effet de la reprise dans l'industrie de la construction, la production suisse a également progressé à un bon rythme en 1979, soit de 13%, pour s'élever à 886 000 t. Simultanément, l'utilisation des capacités s'est améliorée, passant à 84%.
Comparée à celle d'autres nations, la sidérurgie suisse est certes de petite taille. En 1978, elle n'a produit que 124 kg d'acier par habitant, soit quatre fois moins que les pays membres de la CEE, par exemple. Elle est néanmoins un fournisseur important de produits de base pour la construction, la fabrication de machines et appareils, ainsi que de matériel roulant et pour l'armement. Les quatre aciéries approvisionnent 1100 commerçants et 2300 fabriques. En 1979, elles ont écoulé 60% de leur production en Suisse, couvrant ainsi un tiers de la consommation intérieure estimée à 1,6 million de t. Leurs ventes en Suisse et à l'étranger ont dépassé 730 millions de francs.
De ces quatre aciéries, deux sont plus que centenaires, Von Roll SA Gerlafingen SO, fondée en 1823, et von Moos Acier SA, Emmenbrücke LU, fondée en 1842. Monteforno SA, Bodio Tl, qui fait partie du groupe Von Roll depuis 1977, a été créée en 1946 et Ferrowohlen SA, Wohlen AG, en 1955.
L'amélioration de la marche des affaires en 1979 procède essentielle¬
ment de la bonne évolution de la demande de fer à béton. Les ventes intérieures de ce produit, qui avaient reculé de 709 000 t. en 1973 à 340 000 t. en 1978, ont progressé de 22% à 415 000 t. en 1979. Si la production s'est alors accrue de 21% à 579 000 t., elle est néanmoins restée nettement inférieure au record de 1973 (720 000 t.). A l'instar de 1978, 28% du fer è béton suisse a été écoulé dans les régions frontières des pays limitrophes. L'Allemagne fédérale est demeurée le plus gros client, absorbant 80% des exportations, suivie de l'Autriche (8%) et de la France (6%). Les ventes d'autres produits laminés se sont également développées. Sous l'effet de la notable animation dans la construction, la demande d'acier marchand et de profilés a sensiblement augmenté, de même que celle de treillis d'armature, qui a été particulièrement vive.
Quand le personnel de la Maison Joseph Page, de Lausanne, visite une usine de Gerlafingen.
La ferraille, une matière première indigène
Les principales matières utilisées dans la fabrication de l'acier sont le minerai de fer et la ferraille. Le minerai passe d'abord par le haut fourneau, d'où il ressort la forme de fonte liquide avant d'être transformé en acier selon un processus complexe, tandis que la ferraille peut être utilisée pour la fabrication de l'acier sans passer par une étape intermédiaire. 45% de l'acier produit dans le monde l'est à partir de la ferraille. Comme la Suisse n'a pas de minerai de fer, mais par contre assez de ferraille et d'électricité, nos aciéries ne produisent que de l'acier électrique. Les fours sont chauffés par un arc électrique puissant, alimenté par trois électrodes incandescentes en carbone, qui provoque la fusion de la ferraille et des additifs nécessaires. Les aciéries peuvent se procurer en Suisse de 85 à 90% de la ferraille dont elles ont besoin. Le reste, soit 70 000 t. en moyenne ces cinq dernières années, est importé des pays voisins.
L'industrie
sidérurgique suisse Le marché de la ferraille s'articule autour de deux éléments fondamen¬
taux: l'interdiction d'exporter la ferraille et la convention dite «Accord de relation». En interdisant l'exportation, on cherche à assurer aux fonderies et aux aciéries suisses leur approvisionnement dans une matière première indispensable. Certaines catégories de ferraille peuvent néanmoins être exportées, telles que les moteurs de véhicules automobiles (trop d'impuretés), la ferraille étamée (boîtes de conserves, p. ex.) et les déchets métalliques provenant de l'incinération des ordures.
La réglementation des exportations de ferraille remonte à l'économie de guerre (1940). Elle a été maintenue depuis, car des restrictions ont aussi été décrétées à l'étranger. Ainsi, les pays membres de la CEE interdisent l'exportation de ferraille è des pays tiers, exception faite de livraisons sporadiques et limitées de ferraille de qualité inférieure.
Par l'Accord de relation, les consommateurs de ferraille ont convenu avec leurs fournisseurs de lier le prix de la ferraille au prix net du fer à béton. Cela permet aux aciéries de s'approvisionner à des prix tarifés.
Cet accord a été conclu pour la première fois le 15 août 1974, après que les prix de la ferraille eurent fortement haussé sous l'effet d'une vive demande. Durant la crise mondiale de l'acier, le prix moyen de la ferraille suisse recula de Fr. 26.- les 100 kg en été 1974 à Fr. 15.20 à fin 1976, pour se reprendre à Fr. 16.40 à fin 1977. Comme les prix de la ferraille avaient été parfois supérieurs durant cette période à ceux pratiqués à l'étranger, les aciéries suisses dénoncèrent l'accord à fin mars 1979.
Entre-temps, la demande suisse et étrangère s'est accrue et a fait notablement remonter les prix. Pour cette raison, l'Accord de relation, légèrement modifié, a été reconduit le 1er avril 1979. Il est valable jusqu'en juin 1981.
Une pénurie marquée de ferraille a caractérisé 1979. Bien que les aciéries aient pu acheter 680 000 t. de ferraille suisse, il leur a fallu en importer deux fois plus qu'en 1978. Pour l'ensemble de 1979, les aciéries ont consommé 820 000 t. de ferraille.
Union de Banques Suisses Etudes conjoncturelles et de branches
Une journée genevoise qui fera date
Du 13 au 28 septembre, la République et Canton de Genève sera l'hôte d'honneur de la Foire nationale. Neuvième canton à participer officiellement au Comptoir Suisse, Genève vient en voisin et ami rappeler au nombreux public de la foire ses vocations diverses, qu'elles soient agricole, viticole, industrielle, artisanale, commerciale, culturelle ou internationale.
L'exposition de Genève, située au premier étage du Palais de Beaulieu, permettra au visiteur de se faire une idée réaliste de l'économie genevoise dans son ensemble. Six présentations audio-visuelles animeront les différents thèmes. La présence genevoise se manifestera également dans les jardins de Beaulieu qui arboreront une nouvelle décoration, réalisée par le Centre horticole de Lullier, avec, près de l'entrée principale, une grande horloge fleurie, œuvre de son service des parcs et promenades. Les marchés concours seront l'occasion de confronter
la meilleure qualité de l'élevage bovin, chevalin et de petit bétail. La journée du cheval, mardi 23 septembre, sera pour la première fois placée sous la responsabilité d'un hôte d'honneur cantonal et aura pour thème «Les travaux de la vigne et de la vendange».
La participation genevoise trouvera son apothéose le samedi 27 septembre, dans l'enthousiasme populaire que suscitera le grand cortège folklorique couronnant sa journée officielle. Un millier de participants arriveront à Lausanne en train spécial et défileront dans les rues avant d'atteindre l'aire d'exposition. Outre les officiels, les Vieux Grenadiers, la Compagnie de 1602 déléguera ses troupes et ses personnages les plus typiques: la clique de fifres et tambours, le Hérault d'armes, les huissiers et seigneurs syndics, les guets. Dames Royaume et Piaget avec des groupes de dames et d'enfants seront aussi de la fête, tout comme la Milice bourgeoise, les sections d'arquebusiers et de piquiers.
Hors de l'enceinte de la foire, au Forum de l'Hôtel de Ville de Lausanne, une exposition consacrée à l'activité des institutions culturelles mettra en valeur les musées, bibliothèques, théâtres et salles de concert de Genève (du 10 au 27 septembre).
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L'Humagne est un des plus anciens vins du Valais. On le cultive malheu¬
reusement de moins en moins, au point qu'il est actuellement assez difficile de s'en procurer quelques bouteilles.
Nos ancêtres lui ont attribué des vertus curatives. La légende rapporte
que l'Humagne est le vin des accou¬
chées. Il doit faire partie intégrante de la collection des médicaments et stimulants de toute sage-femme di¬
gne de ce nom. En tout cas l'Humagne a conservé intacte, è travers les âges, sa réputation de boisson dispensa¬
trice de saines et viriles énergies.
Puissent nos vignerons veiller è ce qu'il ne disparaisse pas d'un pays où il a si longtemps rempli le rôle de réconfortant!
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Des recettes à base de Sa/adessa
Voici deux salades, comme point de départ pour d'autres «créations Sala- dessa» individuelles:
Salade jardinière/la salade favorite des enfants (pour 3 personnes)
150 g de doucette; 1 petite branche de céleri avec ses feuilles; 1 pomme; 1 grosse tomate; 1 -2 œufs durs; 4 c. à s.
de Saladessa THOMY légère; 2 c. à s.
d'huile; 1/2 dl de bouillon de poule; 1 gousse d'ail, hachée menu; 1/2 oignon, haché fin.
Faire une sauce avec la Saladessa THOMY, l'oignon, l'ail, l'huile, et ajou¬
ter le bouillon.
Peler, épépiner et couper la pomme en quatre. La débiter en minces rondelles, ainsi que le céleri dont on aura préala¬
blement haché les feuilles. Mélanger à la doucette bien lavée et dresser dans un saladier. Répartir sur la salade l'oeuf dur grossièrement haché et garnir de quartiers de tomate. N'ajouter la sauce qu'au moment de servir.
Salade de haricots Capriccio (pour 4 personnes)
1 boite de haricots blancs d'Espagne; 1 poivron vert, coupé en lanières; 2 toma¬
tes, coupées en petits morceaux;
Sauce: 1 gousse d'ail pressée; sar¬
riette; poivre noir du moulin; 1 c. à s. de persil haché; 6 c. à s. de Saladessa THOMY corsée; 4 c. à s. d'huile d'olive.
Mélangez les haricots blancs égouttés avec le poivron et les tomates. Prépa¬
rez une sauce avec les autres in¬
grédients, la verser sur la salade et laisser macérer au moins 1/2 heure.
Pour un
beau soir d'été:
Salade bel-été (pour 2 personnes) 100 g de jambon en un morceau; 100 g de Gruyère; 1 morceau de concombre;
1/2 tomate; 1/2 petit chou-fleur; 1/2 boîte de maïs en grains (sweet corn); 6 petits oignons au vinaigre; 2 c. à s. de mayonnaise THOMY; 1 c.às. de jus de citron; 1/2 gobelet de yogourt nature;
1 /2 c. è s. de ciboulette; sel; poivre du moulin; 1/2 pomme acide.
Préparation: Couper en petits dés le jambon, le fromage, le concombre et la tomate. Blanchir à demi le chou-fleur et en détacher les petites roses. Bien égoutter les grains de maïs et les oignons au vinaigre. Mélanger délica¬
tement tous les ingrédients.
Pour la sauce à salade: Délayer la mayonnaise THOMY et le jus de citron dans le yogourt en remuant bien, ajou¬
ter la ciboulette, assaisonner. Verser cette sauce sur les légumes. Au dernier moment, râper la pomme grossière¬
ment et l'incorporer immédiatement à la salade. Mettre à rafraîchir pendant environ 1/2 heure.
Servir avec du pain complet et du beurre ou de la margarine.
Carottes glacées Préparation:
Temps de cuisson:
Pour 4 personnes:
15 minutes 40 minutes
Alice Dorthe, d'Oron-le-Châtel, sur¬
prise dans sa cuisine è préparer une spécialité.
600 g. de carottes 50 g. de sucre
1/2 oignon finement haché 1 couenne de lard
un peu de sel et de poivre blanc Peler les carottes et les couper en tranches fines. Caraméliser le sucre, ajouter les carottes, l'oignon et la couenne de lard, assaisonner. Cuire 40 minutes à couvert.
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Gruyères - Moléson
Gruyères, cité médiévale très bien conservée, est bâtie sur une colline.
Point de voiture en son enceinte. Les milliers de visiteurs qui chaque année s'arrêtent à Gruyères, peuvent ainsi librement contempler les façades des maisons contiguës qui conduisent au château, où ils pourront admirer les objets et les collections qui rappel¬
lent la vie des comtes de Gruyères, les expositions temporaires aussi.
Gruyères est une cité d'accueil, avec ses hôtels, ses restaurants, ses bou¬
tiques.
Au pied de la colline, à Pringy, une fromagerie de démonstration instruit le visiteur sur les procédés de fabrica¬
tion du Gruyère. Lieu d'excursion en été, le Moléson (2002 m.) offre en hiver de magnifiques champs de ski.
Un téléphérique transporte les visi¬
teurs jusqu'au sommet de l'imposant massif. Le point de vue est alors magnifique: le Titlis, en Suisse cen¬
trale, le Wetterhorn dans l'Oberland bernois, le groupe de la Jungfrau, les
«4000» valaisans, avec les Dents du Midi, le Mont-Blanc, les Alpes sa¬
voyardes dominant le Léman, le Jura et les lacs de Neuchâtel, Morat et Bienne et le Plateau.
Broc, Gruyères et le Moléson dans la splendeur de l'été.
Pays que mon
Bulle
Chef-lieu du district de la Gruyère, la ville de Bulle a été détruite par un incendie en 1805. La reconstruction a permis de créer de larges rues. Le château du Xllle siècle, qui abrite la préfecture, la tour maîtresse et le couvent des Capucins tout proche ont été épargnés par les flammes. Cité commerçante et industrielle, lieu de foire renommé, Bulle peut s'enorgueil¬
lir de posséder un musée populaire très riche et une bibliothèque régio¬
nale de grande valeur. Un nouveau bâtiment abritera, dès 1978, ces deux institutions. Bulle possède de bons hôtels, une piscine en plein air et une piscine couverte, un manège et des courts de tennis. Lieu de vacances et de sports, on trouve encore, sur les pentes de La Chia des installations de remontées mécaniques pour la pra¬
tique du ski en hiver.
Le lac de la Gruyère, bien qu'il soit un lac artificiel, est un véritable joyau. Il recouvre, sur le lit de la Sarine, une surface d'environ 10 km2, allant de Broc au barrage de Rossens. Il est entouré de villages accueillants et pittoresques: Morion, Vuippens avec ses deux châteaux, Gumefens et Sorens, deux centres de tourisme familial, Avry-devant-Pont et, de l'au¬
tre côté, La Roche, Corbières, Villar- volard et Botterens dont on peut admirer les nombreuses et anciennes maisons paysannes.
Germain Maillard, directeur UFT
Que de monde pour visiter le musée gruérien dominé par le magnifique château de Bulle.
iHKiv aime! (vin)
A La Roche: du bois embelli par des fleurs
Dans une vallée romantique, entre le Mont Combert et le Cousimbert, nous découvrons ce magnifique village gruérien où la nature est encore intacte, où la forêt a fait don du bois pour les portes et fenêtres, pour le plancher tiède et le balcon léger, pour l'auvent protecteur de la plupart des habitations. Ce bois qui demeure toujours vivant et qui fait le charme de
toutes les maisons ou presque, ne cesse d'enchanter les touristes qui traversent La Roche, un coin de terre qui sent bon l'été quand le soleil le chauffe. Paré de mille et une fleurs aux couleurs chatoyantes, ce village attire le regard et invite à la détente par une halte bienvenue. Comment pourrait-on se refuser ce plaisir?
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Photos G. Bourquenoud - FI
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Le parfum d'un été
Des fleurs au milieu des prés, c'est déjà chose rare à cette période de l'année. Mais dans votre jardin ou à votre balcon, elles fleurissent encore sous le soleil estival et leurs pétales ressem¬
blent au séduisant sourire d'une jolie fille. Vous, qui vous sentez triste après des vacances à la mer, prenez le temps d'un regard, avant que ne se fanent les plus belles fleurs de l'année et que s'évapore le parfum si agréable à la tombée de la nuit...
Une maison fleurie de Pont-la-Ville.
Au service de l'homme et de son cadre de vie
Isp. L'avenir, pour la cause de la protection des sites, ne s'annonce nullement plus paisible, mais au contraire plus rude, et elle exigera des efforts à la fois différents et plus considérables que jusqu'à présent. C'est à cette conclusion qu'arrive le rapport 1979 de la Ligue suisse du patrimoine national (LSP), dans lequel cette association de droit privé, sans but lucratif, qui compte des sections dans tout le pays, rend compte de sa multiple activité en faveur de la protection des sites naturels et construits.
Nouveaux statuts
«La protection des sites n'est pas un but en soi. Ceux qui croient cela lui portent préjudice. Elle ne s'accomplit qu'au service de l'homme. Ce ne sont pas des lois, des plans, des rues et des murs que nous devons nous soucier en premier lieu, mais de l'homme et de ses besoins vitaux, de son besoin originel du chez-soi et de la sécurité». A cette fin, et pour orienter davantage l'organisation, trop souvent tournée vers le passé, sur les grands problèmes du cadre de vie dans le monde moderne, la LSP s'est donné en 1979 de nouveaux statuts, et a entrepris sur cette base une progressive réforme interne. Les buts de la ligue, axés essentiellement sur la protection des monuments historiques, ont été modifiés de telle façon qu'à l'avenir une attention particulière soit vouée à l'homme et à son besoin d'un meilleur environnement.
Travail pratique et droit de recours
Même si des slogans tels que «qualité de la vie», «conscience de l'environne¬
ment», ou «retour à un monde è la taille de l'homme», restent trop souvent sur le
papier, l'activité désintéressée de la LSP n'est nullement dépourvue de chances Un magnifique chalet au toit de taviiions, dans la région de Châtel-St-Denis.
Ligue suisse du patrimoine
national
de succès. Le travail pratique de ses 21 sections, sa collaboration avec des organisations à buts analogues, et son travail d'information que soutiennent les média, ont obtenu certains résultats. C'est ainsi qu'avec des services d'améliorations foncières, on a favorisé une nouvelle utilisation de fermes dignes d'être conservées; des services de ponts et chaussées ont été incités à élaborer des projets ménageant mieux les sites; dans le secteur de l'aide à la construction de logements, l'octroi de subventions officielles a été influencé dans le sens de la protection du patrimoine (transformer plutôt que démolirl); et les organes du fisc ont été invités à pratiquer l'exemption d'impôt pour les Fondations à buts culturels, en faveur d'objets à protéger. Dans de nombreux cas particuliers, les interventions des conseillers techniques LSP ont été déterminantes pour des rénovations, pour l'insertion de bâtiments nouveaux, pour l'élaboration de plans d'extension et de règlements de construction.
L'opposition, au lieu de la collaboration avec les autorités, a été nécessaire là où une trop molle interprétation menaçait de rendre inopérantes des obligations légales. La LSP n'a pas fait usage, au cours de l'année écoulée, de son droit de recours sur le plan fédéral; elle n'en demande pas moins l'introduction d'un droit pleinement équivalent sur le plan cantonal.
Le Belluard, à Fribourg, un endroit qui se prête admirablement pour des expositions de peinture.
Tâches de protection du patrimoine et du paysage L'une des principales tâches de la LSP est de veiller sur le patrimoine culturel et naturel. Le cas de Saint-Ursanne montre qu'à cet égard, elle ne se laisse pas enfermer dans une doctrine uniquement soucieuse du passé. Une Fondation y a été créée (grâce aux fonds de la vente d'écus de chocolat) qui n'entend pas seulement conserver la substance architecturale du centre historique, mais prendre aussi en considération les projets de rénovation de la population résidante, ainsi que ses besoins sociaux et structurels. De cette manière, la Fondation contribuera à réaliser dans les faits les exigences d'une protection des sites de conception moderne.
En ce qui concerne les problèmes actuels de la protection du paysage, la LSP a pris explicitement position à propos des tronçons de routes nationales qui soulèvent de l'opposition; à propos du projet d'élargissement - encore en suspens - de la voie CFF des bords du lac de Bienne; et aussi des questions d'énergie: elle préconise le remplacement du pétrole dans divers secteurs, mais s'oppose à ce que ce soit aux dépens des derniers grands cours d'eau encore intacts du pays; c'est pourquoi elle a appuyé la résistance aux usines électriques Nanz I et II. La LSP a pris résolument position en faveur du nouvel article constitutionnel sur les chemins piétons. Un projet de parc alpestre dans la Léventine supérieure, auquel la Confédération, l'Etat du Tessin et les autorités locales participent également, est proche de sa réalisation. La LSP a dû repousser, dans le courant de 1979, l'une et l'autre variantes de la Conception globale des transports, qui lui paraissent propres à entraîner de nouvelles et indésirables contraintes, notamment en faveur du trafic privé. Certes, elle salue les efforts tendant à une remise en ordre politique et juridique des transports, mais elle souhaite une modération du trafic privé et un développement des transports publics.
Appoints financiers
Avec des dépenses totales de Fr. 1 064 463,10, et des recettes de Fr. 1 008 676,80, les comptes annuels 1979 de la LSP (sections non comprises) présentent un excédent de dépenses de Fr. 55 786,30. Le sompte de la fortune, diminué d'autant, s'élève à Fr. 290 435,20. Ce déficit est dû à des rendements moins favorables, ainsi qu'à un accroissement des dépenses d'information et d'administration.
L'une des tâches traditionnelles de la LSP est de compléter les subventions officielles, ou, lorsque celles-ci font défaut, d'octroyer des subsides pour des rénovations d'édifices, ou pour d'autres tâches de protection du patrimoine. C'est ainsi qu'elle a distribué en 1979 une somme totale de Fr. 540 000.-, à laquelle on peut encore ajouter les Fr. 250 000.- versés, sur le compte de l'Ecu d'or, à la Fondation Pro Saint-Ursanne.
Durant l'année écoulée, l'effectif de la LSP a augmenté de 2,2% et s'élève à ce jour à 18 279 membres.
A Grangeneuve,
une réorganisation qui touche à sa fin
La réorganisation des programmes d'enseignement pour les divers degrés de formation, entreprise il y a dix ans, touche à sa fin. Les programmes de l'Ecole professionnelle et de l'Ecole d'agriculture assurent les connaissances exigées pour se présenter à l'examen fédéral de capacité, l'Ecole pour chefs d'exploitations assurant les connaissances supplémentaires pour aborder les jurys des exa¬
mens de maîtrise agricole. Outre la synchronisation des program¬
mes dans leur ensemble, dans une première étape, avec la mise à disposition du bâtiment des ateliers, le programme d'enseigne¬
ment du machinisme et des équipements fut assorti de travaux pratiques. En même temps, l'enseignement de l'économie rurale, de la gestion et de la comptabilité fut mis à jour pour répondre aux exigences toujours plus nombreuses du financement du contrôle et de la rentabilité. Dans une seconde étape, avec la mise à notre
M. Joseph Cottet, cner oe la Direction de l'Agriculture, remettant le diplôme à un élève de l'Institut agricole de Grangeneuve.
disposition des laboratoires de biologie et de chimie, l'enseigne¬
ment des branches de base fut repensé de fond en comble afin que, grâce aux travaux de laboratoires et à un enseignement plus pratique, les notions de base acquises soient un socle solide sur lequel les branches d'application puissent se greffer.
L'enseignement des diverses spécialités est assumé par des groupes de maîtres qui puisent dans leur activité au sein des Stations la réalité de leur enseignement et qui affinent dans leurs groupes de spécialistes la mise à jour continuelle des notions à enseigner.
L'année 1981 verra la fin des constructions en pierres, elle verra aussi un aboutissement des constructions intellectuelles. Il faudra bien sûr, sans désemparer, poursuivre l'amélioration et voir plus loin vers l'avenir 2000 qui se dessine déjà dans le ciel bleu déchiré par la cime des épicéas du bois du Camp.
Pl. Robadey
Du regain à la moisson
Les paysans viennent de rentrer les regains. L'automne est à la porte. En voyant tous ces jeunes qui restent attachés à la campagne et qui travaillent dans l'agriculture, nous avons la certitude que la terre n'est pas abandonnée. Comme les jours s'écoulent comme les saisons, le décor campagnard ne va pas tarder à prendre des teintes automnales, puis arrivera l'hiver durant lequel le bétail sera nourri par le foin et le regain engrangés au cours de l'été.
Au Pays de Gruyère
Chaque montagne a sa beauté. Le canton de Fribourg est composé de cimes, de vais et lacs qui en font un paradis pour l'œil. Il vous suffit d'admirer l'île d'Ogoz qui baigne dans le lac de la Gruyère, véritable image-souvenir pour les milliers de touristes qui se délectent du merveilleux paysage que représente la terre des armaillis et de la crème.
Fribourg-lllustré Un magazine feuilleté par
60 000 lecteurs
Gnltnre et littérature
Rencontre
avec Ricet Barrier
La joie de vivre, voilà ce qui détermine Ricet Barrier. Personne - ou presque - ne se trouve plus éloigné du cabotinage que ce chanteur-poète. Au risque de paraître terre-à-terre et de man¬
quer de poésie, on serait tenté de dire: le rencontrer, c'est l'adopter!
Il a le sourire et la simplicité des artistes qui ne se prennent pas au sérieux. Pour lui la sympathie vaut davantage que les mondanités.
Eclectique, afin de ne pas se scléroser, il est à la fois chanteur, conteur, interprète, homme de ra¬
dio, de télévision, de scène. Il plaît avec son langage du cru, sa façon d'être lui-même. Poète de la vie quotidienne, il reste de toutes les modes.
Français, né près de Troyes - pas celui du cheval, mais en Aude sur Seine - il devient professeur de gymnastique; cependant, son tempérament l'incite davantage à l'expression artistique.
Reconnu à Paris, il chante partout, au Québec, en Suisse. «J'aime particulièrement ces deux régions francophones, dit-il, on s'y sent libre, à l'aise.
De ses études, il a gardé un profond sens pédagogique, d'où ses nombreuses émissions à la TV et Radio Romande. Aucun écolier n'a oublié le temps d'«A vous la chanson». Grands et petits s'amu¬
sent des aventures de «Saturnin», de «Barbapapa» auxquelles il prête sa voix.
Marié avec une Chaux-de-Fon- nière, il réside souvent dans cette ville neuchâteloise, on comprend dès lors son attachement pour le public suisse.
Vous lui demandez ce qui pour lui est important, sans embage, il vous répond: «La vie, les amis, l'aventure perpétuelle de la vie!»
Bref, Barrier ne se raconte pas, il faut le voir, l'écouter, le lire... la détente est alors assurée.
Il vient de sortir un petit livre: Le sac à fouilles ('), laissons-le pré¬
senter cet ouvrage lui-même.
Chaque enfant possède un trésor:
ce sont tous les petits objets auxquels il tient particulièrement, et qu'il cache soigneusement.
Moi, j'ai gardé le mien. Mon trésor, c'est.... mes trésors...
En 45 ans, j'en ai entassé des bouts de ficelle, des soldats de plomb et des petits couteaux! Et comme je suis censé être un adulte, je n'ai plus besoin de les cacher... Ils sont dans mon sac à fouilles! Il est lourd et je le traîne partout avec moi car, bien sûr, il y a plein de souvenirs dedans, mais aussi tout un tas d'objets utiles, une loupe, des briquets, des couteaux, un mètre, une chaîne d'arpenteur, des petites boîtes, des aspirines, un compas, des lacets de cuir, des pilules Carter, un magnétophone, du Con¬
tre-coup de l'Abbé Perdrigeon, une boule de baby-foot, une super- baballe, des cartes à jouer, des Rollaids, des dés, des billes, une petite bouteille d'alcool de poire, une prise multiple, des blagues à tabac, des pétards, de l'eau de Botot, du Fernet-Branca, etc., et tous ces objets, utiles et inutiles, ont une histoire. Aucun de ces trésors n'a de valeur, bien sûr, mais quand on connaît leur his¬
toire... alors... c'est mieux que s'ils étaient en or massif, il n'ont pas de prix! Ils coûtent si cher qu'on ne peut ni les vendre ni les acheter...
Non, monsieur... On ne peut que les donner ou les recevoir.
Voici l'histoire des trésors de mon sac à fouilles...
' Aux Editions Pierre-Marcel Favre à Lausanne.
A la devanture
du libraire
iffS'.'r :
LES
RHUMATISMES
o COLLECTION SANTE ÏWjlhfiy-i' *> iXXX.x*
a m&ms&i s Jmum ed«?orss
Les
rhumatismes par le
Dr Yvan Radi
Neuf livres ont déjà paru dans la collection Santé de Tribune Edi¬
tions. Parmi les dernières paru¬
tions on trouve un excellent ou¬
vrage du Dr Y. Radi. Médecin-chef du service de rhumatologie de l'hôpital de Fribourg, il connaît les problèmes. Sa profession et son activité de président de la ligue contre le rhumatisme le mettent quotidiennement en contact avec cette maladie.
Son livre a pour but de clarifier les idées sur un sujet mal connu. On utilise si souvent le mot «rhuma¬
tisme» à tort et à travers et la confusion règne chez le profane.
Les uns prennent leurs douleurs trop à la légère, les autres sont effrayés par les signes extérieurs de certaines affections rhumatis¬
males.
Ce livre ne saurait toutefois rem¬
placer l'avis du médecin, mais doit contribuer à mieux comprendre l'état et les problèmes du patient.
Page réalisée par Monique Pichonnaz
E E E E niln 5115
The Tickets
Comme tous les vrais groupes, «The Tickets» se forme par une suite de rencontres. D'abord Dom et Hubert, puis Dom et Kevin en Grande-Breta¬
gne. Trois Fribourgeois, avec Steve, se joignent à eux un peu plus tard.
Une volonté de jouer quelques con¬
certs, une radio, grâce à laquelle ils sont remarqués par un producteur qui va les prendre très efficacement en charge. Ils rencontrent partout un succès étonnant pour un groupe du cru, que ce soit devant un public très jeune ou une assistance de club. Leur musique se situe à l'exact point de
rencontre d'un rock qu'ils font puiser avec force et constance, et d'un feeling noir vu sous la longue-vue des blancs. Un carrefour actuel sur lequel ils se placent à leur manière. Cadence et syncope, attaque des notes tour¬
nantes et sautillantes, viennent enri¬
chir et adoucir la vigueur d'un rock à travers lequel souffle encore le déses¬
poir acharné du punk. Leurs morceaux sont plutôt new rock, presque ska ou tirant au reggae, c'est selon, mais toujours sur une base très mélodique.
Même s'ils ne rechignent pas à l'utili¬
sation d'harmonies froides de temps à autre. Le camp de base helvétique leur
paraît une excellente amorce de car¬
rière. Loin de l'agitation londonienne, ou même parisienne, où les groupes ne valent que par leur capacité à jouer le style de la saison, quitte à sombrer aussitôt dans l'oubli. En Suisse, le manque de structures ne permet guère de s'imposer rapidement, mais
en revanche, cela laisse le temps de paufiner le son du groupe, d'affirmer son style, de créer quelque chose de plus solide en restant ensemble.
The Tickets
Distribution CBS 84 223
Trampolin
Le Rockquintett «Trampolin» était surtout connu dans la région zuri¬
choise. Depuis plusieurs mois, son succès va grandissant. Ce groupe fait carrière «hors les murs» et sort un disque vendu sur le marché interna¬
tional: «In the Dead of the Night».
Distribution CBS 84 289
Toujours actuel Gérard Lenorman
Avec son dernier disque «La clairière aux enfants», Gérard Lenorman conti¬
nue de réjouir le jeune public. Réalisme mêlé de tendresse et de douceur, c'est la poésie de la vie sur des airs de musique.
es
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Distribution Disques Office CA 651
la huitième
i« nvuram« dîf IHcl Un« rubrique «hors les murs» de Gérard Bourquenoud «»Il l<bl
Célébration de la messe sur le parvis du réfectoire.
M. et Mme Jean-Pierre Javet et leur fils, nouveau caissier de la société.
A la tombée de la nuit et avant qu'ils ne soient chassés par les «Ecureuils»
de Romont, nos compatriotes ont regagné la ville fédérale heureux d'avoir pu vivre une journée de dé¬
tente au Pays de Glane.
(Texte et photos G. Bd)
Ils étaient plus d'une centaine à se retrouver à la Montagne de Lussy pour une broche estivale où chacun a respiré un bol d'air frais de la Glane, bien que la température approchait des 30 degrés. Cette rencontre mar¬
quait en quelque sorte le début des festivités du soixantième anniversaire de la Société fribourgeoise de Berne, dont la manifestation officielle aura lieu l'an prochain. Un drapeau, ayant pour marraine et parrain Mme Ger¬
maine Nicolet et M. Hubert Fra¬
gnière, a été choisi par les membres sur la base de maquettes fort bien conçues par M. Joseph Oberson.
Cet emblème sera inauguré le 25 avril 1981 au cours d'une belle journée qui se prépare déjà sous la houlette de M.
Louis Joye, ancien président de la société et membre du comité AJB.
Une amitié fraternelle Une messe fut célébrée en plein air par l'abbé Francis Kolly, curé de Courtepin, ami des Fribourgeois de
Les Fribourgeois de Berne au Pays de Glâne
Berne. Ce prêtre a relevé dans son homélie que la foi de ses compatrio¬
tes représentait une force inébranla¬
ble pour le pays. Puis ce fut l'apéritif et la dégustation d'une broche qui a satisfait tous les estomacs. Comme dessert, de la crème de la Glâne et des chansons de Bernard Romanens, soliste de la Fête des Vignerons qui, chaque année, manifeste sa présence à la sortie estivale des Fribourgeois de Berne. Des jeux furent également organisés à l'intention des enfants des membres par le jeune président de la société, M. Claude Favre. Pendant ce temps, les conversations allaient bon train chez les adultes dont la plupart avaient choisi le yass comme distraction.
Sept membres au même prénom. De gauche à droite, Louis Quillet, Louis Jaquet, Louis Andrey, Louis Joye, membre du comité AJB, Louis Fragnière, membre fondateur et honoraire; Louis Vionnet, membre d'honneur et Louis Esseiva.
L'équipe de la cuisine entourant la broche. A l'heure de la distribution des prix.
la huitième i« nuiti«f¥ie
district
«IHIIM
RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT DES
FRIBOURGEOIS D'AJOIE
Lors d'une escale à Porrentruy, nous avons eu le grand plaisir de vivre une agréable soirée en compagnie de M. Paul Crausaz, qui préside l'Amicale des Fribourgeois d'Ajoie depuis cinq ans, et qui était accompagné de sa charmante épouse, dont nous avons apprécié sa cordia¬
lité et son sourire. Nous avons profité de cette rencontre fortuite pour réaliser une interview que nous soumettons à l'appréciation de nos compatriotes qui vivent dans cette région du nouveau canton du Jura.
PIQUE-NIQUE DES CERCLES FRIBOURGEOIS DU JURA
Le premier pique-nique des Cercles fribourgeois du Jura a eu lieu au Mont-de- Cœuvre, en Ajoie, le dimanche 6 juillet. Cette initiative est due à M. Robert Purro, président de l'Amicale de Delémont et membre du comité AJB. Cette rencontre a vu la participation d'une centaine de membres, dont cinquante de la section de Delémont. Magnifiquement réussie, elle était organisée par l'Amicale des Fribourgeois d'Ajoie, laquelle est présidée par M. Paul Crausaz. Une journée au cours de laquelle nos compatriotes de la vallée de Tavannes, Porrentruy et Delémont, ont appris à mieux se connaître, à nouer des liens d'amitié dans une ambiance saine et détendue.
G. Bd
M. et Mme Robert Purro, président de l'Amicale de Delémont.
FI - Monsieur le Président, l'Ami¬
cale des Fribourgeois d'Ajoie se porte-t-elle bien?
- Fondée en 1974, notre société compte actuellement 200 membres.
Malgré ce chiffre réjouissant, le co¬
mité devra étudier une solution qui permettra de recruter de nouveaux membres et surtout d'intéresser les jeunes à notre activité.
FI - Comment se présente l'activité de votre amicale?
- Nous organisons deux, parfois trois assemblées par année, une sortie dans le canton de Fribourg, la fête de la St-Nicolas pour les enfants des membres. Récemment, notre section a mis sur pied le premier pique-nique intersociétés au cours duquel un chal¬
lenge a été mis en compétition. La chorale qui a vu le jour en 1975 et qui est dirigée par M. Edgar Michel, anime nos manifestations par ses chansons.
FI - Qui sont les responsables de votre société?
- Le comité actuel de notre amicale est formé de MM. Paul Crausaz, président; André Marmy. vice-prési- dent; Emile Comte, secrétaire;
Mmes Böschung, caissière; Agnès Geinoz et Denise Roy, œuvres so¬
ciales; Max Maillard, loisirs; Edgar Michel, directeur de la chorale; Jean- Marie Huguet. membre adjoint.
FI - Pourquoi une Amicale des Fribourgeois en Ajoie?
- S'il fut un temps où le Fribourgeois qui arrivait dans notre région se sentait quelque peu solitaire, il n'en est plus de même à l'heure actuelle, car la plupart de nos compatriotes qui émigrent possèdent déjà une forma¬
tion professionnelle qui leur permet de s'intégrer plus facilement à la mentalité de la population. Nous
avons estimé à plus de cinq cents les Fribourgeois qui vivent et travaillent en Ajoie. C'est pourquoi, une amicale est fort bienvenue pour la plupart de nos compatriotes qui ont ainsi la possibilité de mieux connaître, de nouer des liens d'amitié, de fraterniser dans une atmosphère qui est la leur et de maintenir les traditions.
FI - L'Amicale d'Ajoie a-t-elle son avenir assuré?
- C'est une question délicate à la¬
quelle il est difficile d'y répondre. En effet, pour que l'avenir de notre amicale soit assuré, le comité devra se pencher sérieusement sur le pro¬
blème du recrutement de jeunes membres. C'est ce qu'il va tenter de réaliser dès l'an prochain.
FI - Etre président d'une Amicale dzodzette en Ajoie. qu'est-ce que cela veut dire?
- C'est être à la disposition de la société tout au long de l'année, pour les séances de comité et les assem¬
blées, les visites aux malades à l'hôpital ou à domicile, ainsi que pour l'organisation de manifestations comme le pique-nique, la sortie an¬
nuelle, la fête de la St-Nicolas, etc.
FI - En guise de conclusion, pour quelle raison votre amicale se tient-elle à l'écart de l'Association Joseph Bovet?
- En premier lieu, il y a l'éloignement et les longs déplacements à faire pour participer aux assemblées qui ont toujours lieu en Valais, à Genève, Berne, Fribourg ou dans le canton de Vaud. D'autre part, à titre personnel, je dirais que l'AJB a un urgent besoin d'adopter de nouvelles lignes avec une structure fondée sur de nouvelles idées.
Propos recueillis par G. Bd
Plus près du ciel et du soleil irPour vivre heureux, dit le proverbe, vivons cachés!» Mais aujourd'hui, est-il encore possible de passer plus ou moins incognito, de vivre tranquillement sa vie? Il est difficile d'y répondre et pourtant c'est le cas pour un couple de Fribourgeois du Val-de-Travers qui, depuis de nombreuses années, vit dans un chalet au lieudit «Haut-de-la-Vy», sur St- Sulpice. M. et Mme Léopold Magnin, qui sont originaires d'Hauteville, en Gruyère, ont émigré, il y a déjà fort longtemps, dans le canton de Neuchâtel pour y exploiter un domaine agricole.
Là-haut sur la montagne, nos deux compatriotes continuent de vivre l'un pour l'autre, en admirant chaque soir à l'orée de la forêt quelques chevreuils qui leur sont devenus familiers. M. Magnin est le bon berger d'une centaine de génisses qui, venues du canton de Fribourg, passent la saison estivale sur les pâturages du Haut-de-la-Vy.
Pour ce couple octogénaire, ce coin de terre isolé est comme un havre de paix dont H ne pourrait se séparer. Hiver comme été, il vit dans ce chalet, loin du bruit mais plus près du ciel et du soleil. Ces braves Gruériens de vieille souche nous ont accueillis dans leur demeure avec la même bonhomie qu'il y a dix ans. Sachant que la visite de irFribourg-lllustré» leur fait toujours plaisir, nous n'avons pas manqué d'animer la conversation autour d'une fine bouteille de Neuchâtel. Et c'est en jetant un dernier regard sur le magnifique troupeau dont ce couple a la garde et la responsabilité, que nous avons serré la main de M. et Mme Léopold Magnin, en leur souhaitant de vivre encore de multiples années de bonheur au «Haut-de-la-Vy» où le grand air leur permettra de bénéficier d'une excellente santé.
G. Bourquenoud
L'hirondelle qui fait le printemps, se prépare déjà à quitter notre pays pour l'Afrique
Plusieurs lecteurs m'ayant demandé de leur donner un petit aperçu en français, je me permets de leur donner quelques explications sur les hirondelles.
Les hirondelles de cheminée arrivent fin mars, mais le gros de la troupe ne sera là qu'en avril, le passage des migrateurs qui vont jusqu'en Laponie se poursuivant même jusqu'en mai. Ces oiseaux sont très sensibles au froid et surtout à la faim.
Le mauvais temps, en les privant de nourriture, les condamne à mourir très vite d'épuisement.
La présence de l'hirondelle de cheminée dépend étroitement de celle de l'homme, et, dans nos pays, elle ne niche jamais bien loin des habitations. C'est surtout dans les fermes, au voisinage des animaux, qu'elle aime à construire son nid. Elle trouve là une foule d'insectes qui composent l'essentiel de son régime.
Malheureusement, ces oiseaux sont particulièrement vulnérables aux insecticides qui sont utilisés dans les exploitations modernes pour assainir les étables.
Après la nidification, les jeunes quittent leurs parents et, le soir venu, se réunissent par dizaines de milliers dans les roseaux pour y passer la nuit. Puis les hirondelles partent vers les pays chauds au début de l'automne et nous connaissons bien leurs réunions bruyantes qui se tiennent alors sur les toits et les fils télégraphiques.
Identification: dessus noir avec des reflets métalliques; front et gorge brun-roux;
queue fourchue avec de longs filets, ceux de la femelle étant légèrement plus courts que ceux du mâle.
Nidification: nid construit par les deux parents, avec des brindilles sèches cimentées par de la boue. Il est tapissé de plumes et généralement situé contre une poutre, soit dans une ancienne cheminée, sur une corniche, une grange ou assez souvent dans une écurie. La ponte a lieu de mai à août, habituellement de 3 à 5 œufs fortement tachetés de brun-rouge. La femelle couve pendant 2 semai¬
nes et les deux parents nourrissent ensuite les jeunes qui s'attardent jusqu'à 3 semaines au nid; en général, 2 nichées par année.
Régime: insectes ailés, parfois libellules et papillons.
F. Mauron
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Une grande maison ouverte â tous, une large place réservée aux jeu¬
nes, nous entrons chez Marie- Thérèse Mollard à Fétigny. Active, dynamique, maman de cinq en¬
fants, elle partage avec son mari les responsabilités de l'exploita¬
tion agricole. Très occupée, elle sait pourtant prendre le temps de vivre et de se recycler.
F.l. Après plusieurs années de formation, vous êtes au¬
jourd'hui «paysanne diplômée», quelle filière avez-vous suivie?
- A 16 ans, j'ai fréquenté l'école ménagère agricole de Marly. 10 ans plus tard, je me suis inscrite aux cours ouverts de Payeme, puis suivi la première formation de pay¬
sanne â Grangeneuve. Après un
examen professionnel, j'ai obtenu le diplôme.
F.l. Sur le plan pratique, que vous apporte ce diplôme?
- Il me permet de former des apprenties. Ceci est une aide ap¬
préciable et un contact enrichis¬
sant avec les jeunes. D'autre part, ces cours m'ont donné une plus grande ouverture sur les problè¬
mes agricoles, m'ont appris è valoriser les produits de la ferme, à gérer une exploitation.
F.l. Depuis lors est-ce vous qui gérez le domaine?
- Si je me charge de la comptabi¬
lité, des questions internes et collabore étroitement avec mon mari, je ne suis pas seule. Nous partageons les responsabilités.
F.l. Continuez-vous à vous re¬
cycler?
- Absolument! J'aime me recycler, il n'y a pas d'âge pour s'arrêter.
Toujours nous pouvons apprendre et aller plus loin. Pour moi c'est un besoin vital.
F.l. Quels moyens employez- vous?
- Responsable de vulgarisation agricole pour le groupe Fétigny- Ménières, j'organise cours et réu¬
nions et participe à tout ce qui est proposé pour la région.
Après avoir suivi un cours de la Régie des alcools, je suis monitrice pour la fabrication de jus de pomme. C'est-à-dire que je vais de maison en maison préparer ce délicieux breuvage.
F.l. Quinze personnes à table durant la récolte du tabac, une grande famille, chaque année des enfants de «Feu et Joie», une large participation aux tra¬
vaux extérieurs, comment trou- vez-vous le temps de vous per¬
fectionner?
- Le travail est mon ami. Toujours là, il attend. Il faut savoir le laisser, prendre le temps de bavarder avec des amis, savoir changer d'activi¬
tés.
F.l. Quelles sont vos «autres»
activités?
- J'assure la réception du lait. Ici nous disons «le coulage». Chaque matin et chaque soir, je pèse le lait apporté par les agriculteurs. Je participe aux groupements du vil¬
lage. Mais mes loisirs préférés
restent la peinture sur bois et la lecture. Je regarde très peu la TV, par contre je me plonge dans les livres.
F.l. Travaillez-vous beaucoup dans les champs?
- Durant le temps des foins, des moissons et du tabac, j'aide le plus possible à l'extérieur. Comme dans toutes les fermes, je m'occupe de la basse-cour et du jardin.
F.l. Est-ce facile d'être paysan¬
ne dans la Broyé?
- L'évolution, l'avènement des ma¬
chines facilitent déjà le travail, cependant, la Broyé reste la région fribourgeoise où les femmes tra¬
vaillent le plus aux champs. La vie n'est pas facile pour nous, mais nous l'aimons.
F.l. Passionnée par tout ce que vous entreprenez, toujours ac¬
tive, gaie, vous devez avoir un secret I
- Tout simplement j'aime la vie et cherche à simplifier le travail.
F.l. Qu'aimeriez-vous dire aux lecteurs?
- Prenez le temps de vivrel Sachez vous arrêter, le travail est votre ami le plus fidèle.
Propos recueillis par Monique Pichonnaz
La musique
La musique sud-africaine est un coktail d'influences européennes, extrême- orientales et bantoues.
La musique folklorique
Au début de la colonisation, les paroles des chants anglais et français furent graduellement remplacées par des textes hollandais, tandis que les mélodies demeuraient inchangées. A mesure que de nouveaux peuples ve¬
naient s'ajouter à la colonie, se créa une musique folklorique nouvelle, ayant son caractère propre, et dans laquelle les influences, de plus en plus mélangées, devenaient difficiles à dégager. Ainsi apparut la «Boeremu- siek», la musique de danse sud-afri- caine traditionnelle, sorte de pot- pourri de diverses danses européen¬
nes: valses, polka, scottish, lanciers, mazurka, polonaise... La musique des Boers se caractérise par des mélodies simples, toujours dans le mode majeur, et par un rythme extrêmement en¬
traînant.
Un jeune musicien d'Afrique du Sud.
La musique dite «classique»
De même que dans les domaines du théâtre et de la danse, la création des Conseils régionaux des Arts scéniques a joué un rôle important dans l'histoire de la musique en Afrique du Sud.
Ces conseils organisent régulièrement concerts, opéras, ballets...
On compte cinq orchestres profes¬
sionnels importants en Afrique du Sud:
Le «Cape Town Symphony Orchestra»
72 musiciens), le «CAPAB Orchestra»
(45 musiciens), le «National Symphony Orchestra» (62 musiciens) et l'«OFS Symphony Orchestra».
La barrière qui sépare musique folklo¬
rique et musique dite «classique» n'est pas toujours infranchissable, et nom¬
bre de compositeurs sud-africains contemporains se sont inspirés de thèmes populaires traditionnels: Vic- tor-Hely Hutchinson (1901 - 1947):
Albert Diggenhof, alias Gideon Fagan;
Arnold van Wyk; Hubert du Plessis et Richard Cherry.
Certains ont même utilisé des rythmes et mélodies malais ou bantous: Arthur Wegelin (Pièce pour violon et piano, 1963), Heinz Hirchland (Quatuor à cor¬
des), Stanley Grasser (Essais et ryth¬
mes et Variations sur un thème de la tribu Baca).
Parmi les grands noms de la musique contemporaine, citons encore: Grové, du Plessis, Joubert...
Les arts plastiques
Vers la fin du XIXe siècle, une commu¬
nauté d'artistes s'était formée au Cap:
ainsi naissait la SASA (South African Society of Artists), fondée au Cap en 1902. En 1945, la SASA fut rebaptisée
«South African Fine Arts Associa¬
tions».
Les premiers peintres sud-africains de quelque importance furent des paysa¬
gistes: Jan E.A. Volkschenck (1853 - 1936), Hugo Naudé, Frans Oerder (1867 - 1944), Stratford Caldecott (1886 - 1929) et J. Hendrik Pierneef (1866 - 1957).
A partir de 1925. les artistes sud- africains commencèrent à subir l'influence des mouvements artis¬
tiques européens. Caldecott fut l'un des premiers à appliquer les théories impressionnistes concernant la divi¬
sion de la couleur. L'influence des expressionnistes se fit sentir dès les années vingt, lorsque Irma Stern (1894 - 1966) et Maggie Loubser (1886 - 1973) revinrent d'Europe, où elles avaient étudié les Beaux-Arts.
En même temps que les Sud-Africains s'ouvraient aux courants artistiques européens, un mouvement se dessina en faveur d'une culture nationale plus caractérisée. Deux membres du New Group (fondé en 1938 lorsque plusieurs jeunes artistes décidèrent de quitter la SASA), Walter Battiss (1906) et Alexis Preller (1911 - 1975) firent valoir dans leurs œuvres l'«African Spirit».
Par la suite, cette tendance ne cessa de s'affirmer. Le Groupe Amadlozi, fondé en 1963, mit plus que jamais l'accent sur l'«Africanisme»: Giuseppe Catta- neo (1929), Cecily Sash (1925), le gra¬
veur sur bois Cecil Skotnes (1926), les sculpteurs Sydney Kumalo (1935) et Edoardo Villa ( 1920). En résumé, toutes les tendances artistiques européen¬
nes se reflètent dans l'art sud-africain, mêlées parfois à des influences africai¬
nes noires.
Littérature
Littérature de langue afrikaans Poésie: Les premières œuvres poé¬
tiques afrikaans de quelque impor¬
tance apparurent après 1900 et eurent pour thèmes principaux la seconde guerre des Boers et la nature sud- africaine: citons entre autres Jan F.E.
Cilliers (1865-1940), J.D. du Toit (1877-1953), C. Louis Leipoldt (1880- 1947) et Eugène Marais (1871-1936).
Dans les années trente, la poésie de langue afrikaans s'écarta des thèmes traditionnels pour devenir plus univer¬
selle: N.P. van Louw (1906-1970), W.E.G. Louw (1913), Wys Krige (1910) et Elizabeth Eybers (1915).
Chez les poètes contemporains, Adam Small (1936), Ingrid Jonker (1934-1965) et Breyten Breytenbach (1936), on remarque une plus grande liberté dans la forme et un éventail de thèmes plus large.
Prose: Longtemps, les romanciers sud-africains s'en tinrent à un style quelque peN conventionnel. Parmi les premiers grands noms de la prose de
langue afrikaans, retenons C.J. Lan- genhoven (1873-1932), Jochen van Brüggen (1881-1857), M.E.R. Roth- mann, D.F. Malherbe (1881-1969), C.M. van den Heever( 1902-1957) et J.
van Melle (1887-1953).
C'est seulement dans les années soixante qu'apparurent quelques au¬
teurs plus personnels, Dolf van Nie- kerk (1929), Etienne Leroux (1922), André P. Brink (1935) et Chris Barnard (1939).
Littérature de langue anglaise Les premiers écrivains sud-africains de langue anglaise s'efforcèrent sur¬
tout d'imiter les Européens. Mais à l'approche du XXe siècle, un désir d'affirmation de leur identité nationale se fit jour parmi eux. Les auteurs les plus marquants de cette période fu¬
rent: Olive Schreiner, Roy Campbell et William Plomer.
Au cours des trois dernières décen¬
nies, certains Sud-Africains ont ac¬
quis une notoriété internationale:
Doris Lessing, Daphne Rooke, Alan Paton, Hermann Charles Bosman et Ruth Miller.
(A suivre) Tirée de la revue Panorama. Reproduction autorisée pas fambassade de l'Afrique du Sud. à Berne.
LES PEUPLES
D'AFRIQUE DU SUD (IX)
Une œuvre de Pierneef, l'un des premiers peintres sud-africains d'importance (1886-1957).
Cirrus.
Les dépressions
L'origine des différences de pression doit uniquement être recherchée dans réchauffement inégal de la surface de la Terre. Au-dessus d'une région chaude, la densité de l'air et donc la pression sont plus faibles qu'au- dessus d'endroits froids où la densité et la pression sont plus grandes. Les conséquences que cela entraîne sur le mouvement des masses d'air se lais¬
sent observer dans le cadre régional ou local aussi bien qu'aux dimensions du globe. Déjà, les différences d'échauffement entre champs et bois, pentes et plaines, donnent naissance à des vents. Les amateurs de vol à voile en sont conscients. Près des lacs et des mers, l'évolution diurne des vents forme un cycle caractéristique.
Dans la journée, la terre s'échauffe plus vite que l'eau. Sur terre, la pression diminue. En revanche, la pression restera plus haute au-dessus du lac. Une brise de lac ou de mer (un vent en provenance du lac ou de la mer et en direction de la terre ferme) en résultera.
D'autre part, l'air s'élèvera au-dessus de la terre où la pression est plus basse et - parvenu è une certaine altitude - refluera vers le lac ou la mer.
Le cycle ainsi formé s'arrêtera vers le soir et changera de sens pendant la nuit. L'eau retiendra la chaleur irradiée plus longtemps, la basse pression se trouvera maintenant au-dessus du lac, une brise de terre soufflera.
Le même processus se passe, par extension, entre les mers et les conti¬
nents. C'est ainsi que se forment les moussons. Là où l'air chaud et humide des zones subtropicales glisse le long de l'air froid et sec des régions polaires, des ondes se forment, à l'image de ce qui se passe à la surface de l'eau, entre l'eau et le vent.
Occasionnellement, ces ondes défer¬
lent et, par la suite, se transforment alors en cyclone.
Phénomènes atmosphériques dans las cyclonas
Lors de la formation de tourbillons à la surface de séparation de deux masses d'air, le mélange ne se fait pas immédiatement. Bien au contraire, les phénomènes les plus divers s'obser¬
vent le long des surfaces de sépara¬
tion. Parce qu'il est plus léger que l'air froid, l'air chaud au sol (front chaud) monte par glissement sur l'air froid qu'il repousse lentement. L'air froid situé à l'arrière du cyclone (front froid) s'infiltre sous l'air chaud du secteur chaud, ce qui peut aussi amener à ce
qu'une seule ligne de perturbation (occlusion) reste. Lors du glissement ascendant, l'air chaud se refroidit. Vu sa haute température initiale et son grand degré d'humidité, il dégage continuellement des quantités consi¬
dérables d'eau. De ce fait, des stratus très réguliers se forment à la surface de séparation (ceux-ci sont un peu moins stables en été, en raison de l'influence de la convection au-dessus du sol). Tous les nuages ne donnent pas de précipitations. Au cours du glissement, les premières précipita¬
tions n'atteignent pas tout de suite le sol, mais s'évaporent dans l'air froid non encore saturé. Le bord inférieur du nuage prend alors un aspect estompé. Ce n'est que peu avant l'arrivée du front chaud ( «peu» ici a un sens relatif: les premiers nuages du front peuvent avoir une avance de plusieurs centaines de kilomètres) que la pluie ou la neige tombe. Ces précipitations peuvent durer fort 'ongtemps et rester d'une intensité constante.
Le passage du front est reconnaissa- ble à la rapide augmentation de température qui l'accompagne, tandis que les précipitations s'atténuent gra¬
duellement. Le temps dans le secteur chaud n'est en général pas mauvais, mais la nébulosité peut être très faible, particulièrement en hiver. Peu ou pas de précipitations précèdent le front froid. En revanche, les nuages convectifs sont visibles de loin dans l'air ascendant humide et chaud. C'est seulement au passage du front froid que les vents fraîchissent et soufflent en rafales. Des précipitations de
Cirro cumulus.
courte durée, mais généralement de forte intensité, accompagnent le tout.
La température tombe soudainement.
Si la poussée d'air froid se fait par échelons, nous observons plusieurs lignes d'averses, chacune d'elles évo¬
luant de façon plus ou moins sembla¬
ble. Les vents virent au NO ou au N;
les éclaircies suivent rapidement.
L'aspect des isobares nous renseigne ici. Comme nous l'avons vu précé- démment, le vent souffle plus ou moins parallèlement aux isobares en altitude. Il est d'autant plus fort que le gradient de pression est grand, c'est-à-dire que les isobares sont serrées. Si nous voulons savoir d'où
vient la ligne de grain, nous devons regarder la direction que prennent les nuages élevés avant-coureurs (cirrus).
Comme le dit l'adage populaire: «Le vent supérieur reste maître».
C'est la pression au centre du cyclone qui détermine la vitesse des vents dans le tourbillon. Les cyclones du genre hurricane ou typhon n'existent pas sous nos latitudes. Rarement une dépression nous apporte tempête ou ouragan. Nos cyclones sont pour la plupart peu profonds, mais en revan¬
che, ils sont plus étendus. Si le niveau du baromètre est important en soi, la rapidité de ses variations est égale¬
ment un facteur décisif pour la prévi¬
sion météorologique.
Si un profond cyclone s'approche, la pression tombera plus vite que devant le front chaud d'un tourbillon bénin.
Au passage du front froid, la pression
monte rapidement. Malheureusement, ce simple schéma des fronts ne se laisse pas sans autre transposer dans la région des Alpes. Si les dépressions s'approchent du SO, les isobares sont dirigées approximativement du S au N. Le vent est donc perpendiculaire à la chaîne alpine: c'est le fœhn. Ce¬
lui-ci est capable d'affaiblir le front chaud ou de le dissiper, voire de le rendre inefficace au-dessus du Pla¬
teau suisse. Les précipitations ac¬
compagnant le front chaud tombent alors en Suisse romande, sur le Jura et au pied nord de ce dernier. Il en va de même avec le secteur chaud qui se combine le plus souvent avec le foehn.
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