• Aucun résultat trouvé

(1)Edition, impression, administration: Imprimerie Fragnière SA - 35, route de la Glâne - 1700 Fribourg - Tél

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "(1)Edition, impression, administration: Imprimerie Fragnière SA - 35, route de la Glâne - 1700 Fribourg - Tél"

Copied!
32
0
0

Texte intégral

(1)

Edition, impression, administration:

Imprimerie Fragnière SA - 35, route de la Glâne - 1700 Fribourg - Tél. 037 24 75 75 Rédaction: Case postale 331 - 1701 Fribourg - Tél. 037 24 75 75 - Télex 36 157

Rédacteur responsable: Gérard Bourquenoud î I A VII'. MUSICAL!

;/ :•>

(2)

Organe officiel des Fribourgeois

«hors les murs» depuis 1967 Depuis le 1" octobre 1975, organe de liaison de:

— Société cantonale des Mu¬

siques fribourgeoises

— Société cantonale des chan¬

teurs fribourgeois

— Céciliennes

— Fédération fribourgeoise du costume et des coutumes

— Fédération fribourgeoise des accordéonistes

— Association des organistes

— Conservatoire de musique.

Depuis le 1" novembre 1976 Organe d'information des Majorettes

Rédacteur en chef responsable et photographe:

Gérard Bourquenoud Bureau: 037 24 75 75 Privé: 037 46 45 27

Collaboratrice de la rédaction:

Monique Pichonnaz

Abonnements:

Suisse

Annuel Fr. 40.80 Six mois 24.-

Etranger

Envoi normal: Fr. 54.- Envoi par avion: 78.- Compte de chèque postaux

17-2851

«Fribourg-lllustré» et le supplé¬

ment «La Vie musicale» ne peu¬

vent être vendus séparément.

La reproduction de textes ou d'il¬

lustrations ne peut se faire qu'avec l'autorisation de la rédac¬

tion.

La rédaction n'assume aucune responsabilité pour les manuscrits et photos non commandés.

Notre couverture:

Y a-t-il quelque chose de plus merveilleux dans la vie qu'une descente à ski sur une neige poudreuse, qu'une remontée en téléski dans un décor exceptionnel des stations fribourgeoises, qu'une partie de luge avec les enfants?

N'et-ce pas là une source de bonheur?

Délai

de réception des annonces:

Quinze jours avant la parution Annonces Suisses SA (ASSA) 8, bd de Pérolles

1700 Fribourg Tél. 037 22 40 60

Conseiller en publicité pour Fribourg-lllustré

André Vial, Bulle Bureau: 037 22 40 60 Privé: 029 2 55 30 Tarif de publicité:

1/1 page Fr. 655.- 1/2 page 350.- 1/4 page 186.- 1/8 page 98.- 1/16 page 55.- Supplément «La Vie musicale»

Une case 50 x 34 m/m Fr. 42.- Reportage publicitaire:

1/1 page Fr. 775.- Rabais de répétition et sur abon¬

nements d'annonces.

Sommaire Défense du français Les idées et les hommes Les grandes batailles Promenade en Singine

Reconstruction d'un ancien hôtel La gare de Fribourg a 50 ans Comment pratiquer le ski de fond?

Tourisme et loisirs Vignoble du Vully Animaux du monde La science et les arts

La fanfare de Le Crêt a 25 ans Vedettes et chansons Ecoles et éducation Un centenaire à Marly Les ailes et concours FI 8e district fribourgeois Croisière FI

L'aide suisse aux montagnards Jouez avec nous

Entre l'église et la pinte Elle chez elle

Programme TV romande La Suisse une et diverse Temps passé et feuilleton Les défunts

Notre prochaine édition:

7 février

Culture et littérature

L'année du Spiatnik par Robert Betchov

Robert Betchov, physicien, né à Lau¬

sanne en 1919, est professeur à l'Université de Notre-Dame, dans l'In- diana, aux Etats-Unis. Parlant cou¬

ramment le russe, il a trouvé un très joli jeu de mots pour son premier roman. En effet spiatnik, en russe, veut dire «oiseau ivre». On imagine dès lors aisément ce qui se passerait si un spoutnik, c'est-à-dire un satellite spatial soviétique, devenait ivrel Et on tremble à l'idée d'apprendre que l'engin russe a été déréglé délibéré¬

ment. Les conséquences en seraient désastreuses: une troisième guerre mondiale, très certainement. Bien en¬

tendu, personne ne veut la guerre.

Mais personne non plus ne peut arrêter le terrible engrenage de la confrontation nucléaire. Niels, un in¬

génieur Scandinave, et Hitomi, une jeune secrétaire japonaise, sont ballo- tés par les événements qui se dé¬

chaînent. Ce jeune couple porte en lui toutes les angoisses de notre époque.

Quant aux super-puissances, elles hésitent entre le retour è l'ancienne politique de «l'équilibre de la terreur»

et une solution nouvelle de gestion planétaire. Pendant ce temps-là, un sous-marin nucléaire français conti¬

nue sa mission de dissuasion... Ses vastes connaissances scientifiques (recherches aérospatiales en Califor¬

nie, stage en URSS) ont permis à Robert Betchov d'écrire un livre crédi¬

ble et plein de suspense, inquiétant et plein d'espoir.

Tribune-Editions, Case postale 434 1211 Genève 11.

Défense du français

Prononciation des noms propres

Les auditeurs de la radio et de la TV entendent souvent de curieuses prononciations, particulièrement en ce qui concerne les noms propres.

Rappelons par exemple que le X de «Bruxelles» (représentant comme autrefois le son SS) se prononce comme celui de «soixante», et non comme celui de

«Luxembourg».

Les chroniqueurs sportifs sont invités à ne pas angliciser des noms allemands ou hollandais: «Walther» se prononce «Valtère» et non «Oualteur»; et «Peter» se prononce «Pétère», et non «Piteur».

Le J de «Soljénitsyne» se prononce en russe comme en français (JÉ et non YÉ).

Les noms propres étrangers connus de longue date dans les pays de langue française sont traités comme des noms français: Berlin, Londres, Edimbourg, Vérone, Padoue, Valence; Missouri; Juan (et non «Rouanne»!).

Miguel se prononce MI-GUEL (et non MI-GOU-el) Uruguay se prononce U-RU-GOUÈ

(et non U-RU-GOUAILLE) Buenos-Aires se prononce BOUÉ-NO-ZER

(et non BOUÉ-NOS-A-I-RÈSS)

Sinaï se prononce SI-NA-I (et non SI-NAILLE) Golan se prononce GO-LAN

(et non GO-LANN)

Aden se prononce A-DENN (et non A-DEUNN)

Tiré du Bulletin édité par la Section suisse de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française.

(3)

L'emblème de la patrie suisse est présent jusque sur les plus hauts sommets du monde

Solidaire ou

solitaire

Suite du No 1/79 Deux hypothèses également hasar¬

deuses entretenaient l'illusion. On n'imaginait pas que le tiers monde puisse évoluer différemment du «mo¬

dèle» occidental. On pensait que sa croissance économique se renforce¬

rait d'autant plus qu'elle resterait liée à la texture traditionnelle des marchés internationaux.

Vers la fin des années 60, il fallut se rendre à l'évidence. Bien qu'une in¬

contestable augmentation de produit national brut ait été enregistrée dans maints pays récepteurs d'aide, celle-ci ne se traduisait pas par un mieux-être généralisé de leurs popu¬

lations.

A quoi donc servaient les statis¬

tiques? Lorsqu'on les auscultait avec des yeux d'hommes et non plus de technocrates, elles révélaient des si¬

tuations que les esprits Chiffreurs n'avaient pas cru devoir prendre en compte.

Quelles situations?

Une démographie qui annulait les faibles résultats du développement économique; des infrastructures frag¬

mentaires - routes, chemins de fer, ports, écoles, etc. - trop souvent créées pour le colonisateur et non pour les colonisés; au niveau interna¬

tional enfin, un réseau commercial dans lequel les pays neufs, trop neufs, ne trouvaient pas leur place. Bref, l'avénement des indépendances n'avait rien résolu.

On admit alors que le développement du tiers monde ne pouvait être un simple décalque du schéma occiden¬

tal. De plus, on comprit qu'il fallait cesser de le considérer sous le seul angle quantitatif. Le temps était venu de lui appliquer aussi et surtout des critères d'appréciation qualitatifs.

Cette prise de conscience commune aux deux groupes d'interlocuteurs - les pays industrialisés d'un côté, ceux du tiers monde de l'autre - allait bientôt amener les Nations Unies à

débattre de questions vitales aussi bien pour les riches que pour les pauvres.

C'est ainsi qu'au début des années 70, une série de conférences internatio¬

nales administrait la preuve que des problèmes communs à tous ne pou¬

vaient être résolus qu'ensemble; ali¬

mentation, démographie, ressources en eau, emploi, désertification, envi¬

ronnement, industrialisation... Tous thèmes, en somme, d'où se dégageait mieux que jamais l'interdépendance des Etats, mais qui définissaient plus

encore le développement à l'échelle du globe comme une stratégie extrêmement compliquée, un proces¬

sus à plusieurs dimensions réagissant à tout moment l'une par rapport à l'autre.

Ce développement mondial, sera-t-il possible de le maîtriser un jour?

Question pour demain.

Au stade actuel, les opinions pu¬

bliques doivent savoir que les réalités que nous avons tous à affronter sont de celles qui n'attendent pas. La montée des nations pauvres, leur entrée en lice dans les organisations internationales où elles sont devenues majoritaires, ont certainement contri¬

bué à le faire comprendre. L'émanci¬

pation du tiers monde, n'est-ce pas aussi l'affirmation d'une pensée qui ne

demandait qu'à s'exprimer? D'ombres qu'ils étaient voici près de trente ans, les pays dits sous-développés ont accédé au rang d'interlocuteurs écou¬

tés. Aujourd'hui, avec eux, l'Occident négocie, et c'est peut-être cela le plus grand changement qui se soit opéré dans l'évolution du concept de déve¬

loppement.

La Suisse n'a manqué aucune des étapes qui ont jalonné cette période décisive de l'histoire contemporaine.

Elle était présente sur le terrain, quoique modestement, dès les débuts

«t

l«s

de la coopération internationale au développement. Elle ne s'en trouve que mieux préparée à poursuivre son action, tout en l'adaptant aux néces¬

sités nouvelles.

C'est ce que font apparaître les chapitres suivants, qui traitent de projets de coopération en voie de réalisation entre la Suisse d'une part, le Bangladesh, le Sénégal et le Népal d'autre part. A la faveur de ces trois exemples, on verra comment s'intè¬

grent, dans la pratique, les éléments constituant la nouvelle stratégie du développement.

Les Khobad-Bakatun:

un destin qui tient à une fibre

Faisons connaissance avec les Kho¬

bad-Bakatun...

Cette famille habite un village bengali.

Neuf personnes. Les parents et sept enfants, qui s'échelonnent entre seize et cinq ans. L'aîné, un garçon, fré¬

quente une école implantée dans la région par une organisation étrangère d'aide au développement. Les sui¬

vants - trois filles et trois garçons - attendent leur tour (il ne viendra peut-être jamais) d'apprendre à lire et à écrire. Au Bangladesh, le peu d'éco¬

les existantes limite dramatiquement les chances d'accès à l'instruction, même primaire.

Le père de cette famille, approche la cinquantaine, ce qui est déjà un bel âge dans un pays où l'espérance de vie ne dépasse pas 48 ans. Voici lontemps, Ali Khobad avait eu l'occa¬

sion d'apprendre à conduire un poids lourd. C'est à ce hasard qu'il doit de survivre. Une entreprise bengali de transport public l'emploie quatre à cinq jours par mois comme chauffeur.

Ali Khobad touche mensuellement 100 takhas pour ce travail (16 francs environ), tout juste de quoi acheter la provision de riz sur laquelle la famille subsistera, à raison d'une illusion de repas par jour, jusqu'à la prochaine

«paie».

Ali Khobad, qui n'a ni terre à lui ni potager, voudrait bien travailler da¬

vantage. Il cherche. Depuis des an¬

nées. Mais le terrible sous-emploi que connaît le Bangladesh surpeuplé a déjoué jusqu'ici toutes les tentatives de cet homme aux abois. Pourtant, quand Ali Khobad regarde autour de lui, il lui arrive de se dire: «Il y a plus misérable que moi», ce qui est vrai. Au moins, lui, il a la garantie d'une petite semaine de travail chaque mois.

Croyez-le ou non, c'est une chance et Ali Khobad le sait. Lorsqu'il était allé se présenter pour ce poste, on lui avait fait comprendre qu'il était hors de question de revendiquer un travail à plein temps. Les candidats étaient bien trop nombreux pour un autobus qu'on offrait à conduire. Il avait donc

fallu accepter que l'emploi proposé soit réparti entre quatre chauffeurs au lieu d'être attribué à un seul.

Les Khobad-Bakatun habitent une maison en terre battue recouverte d'un toit de palmes. Absence du plus petit confort, humidité permanente.

Les neufs membres de la famille disposent d'une seule pièce (il faut laisser un peu de place aux quatre frères adultes d'Ali Khobad, qui coha¬

bitent au même endroit). On prépare les repas en plein air. Pendant les pluies torrentielles de la mousson, on transporte la «cuisine» dans l'unique pièce où des fumées épaisses alour¬

dissent la moiteur ambiante.

Misère et précarité de cette existence se lisent dans les yeux las de Nessa Khobad-Bakatun, 38 ans, épouse d'Ali. Et aussi sur le vêtement qui dissimule sa maigreur: un sari - toujours le même - qu'elle porte semaines et jours de fête.

(Suite dans notre prochaine édition).

Texte rédigé par François ENDER- LIN en s'inspirant du Message du Conseil fédéral à l'Assemblée fé¬

dérale concernant la continuation de la coopération technique et de l'aide financière avec les pays en développement.

Elevage de bétail dans un pays du Tiers-Monde

&«s idées

hommes

(4)

Morgarten 1315

GRANDES

Bataille de Morgarten. Miniature. Diebold Schilling, «Spiezer Bilderchronik», Bibliothèque de la Bourgeoisie de Berne. Armures et vêtements des Confédérés correspondent à la seconde moitié du XVe siècle. A gauche, l'armée autrichienne est représentée selon des illustrations plus anciennes. L'équipement correspond, en partie, à celui du siècle précédent. On reconnaît fort bien la tactique de la bataille: la grêle de pierres, et surtout l'attaque de flan des Confédérés, de même que la fuite des Autrichiens par te lac.

Maîtres et serviteurs étaient de fort bonne humeur. Peu de gens, et même pas ceux qui, en l'église d'Oberâgeri, avaient tenu un dernier conseil de guerre, n'escomptaient une bataille sérieuse et difficile. Les chevaliers ne doutaient pas de leur victoire. Ils ne craignaient pas ces bergers, habiles certes à traire les vaches, mais sans défense et inexperts dans le manie¬

ment des armes. Par une nuit claire, le duc Léopold disposa ses troupes et, à l'aube du 15 novembre 1315, l'armée, forte de deux mille chevaliers lourde¬

ment armés, s'avança vers Sattel dans le silence matinal. La tête de l'armée chevauchait au bord du lac, mais les Autrichiens ne virent aucun ennemi.

Lorsqu'ils arrivèrent entre Hängen et Sumpf, à l'endroit situé entre le

«Letzi» et la chapelle qui, aujourd'hui, commémore la bataille, une avalanche de pierres, de rochers, de troncs d'arbres dévala sur les chevaliers, effraya les chevaux et provoqua une confusion générale. Au même instant, conduits par Werner Stauffacher, les Schwytzois attaquèrent. Selon un chroniqueur contemporain, les cheva¬

liers furent pris «comme des poissons dans un filet» dans l'étroit défilé barricadé transversalement.

Les montagnards profitèrent de la confusion générale. Armés de leurs hallebardes, qui frappaient également d'estoc et de taille, ils se ruèrent comme des bûcherons sur les cheva¬

liers cuirassés. «Ce n'était plus une bataille, mais bien un abattoir.» La tête de l'armée tenta de rompre la ligne ennemie tandis que, sur l'ordre du chanoine Henri de Werdenberg, l'arrière-garde prit la fuite, créant le plus complet désordre parmi les fan¬

tassins qui suivaient et précipitaient bon nombre de soldats dans l'eau où elle-même s'y noya, encombrée par les lourdes armures. N'ayant aucun intérêt à faire des prisonniers, les montagnards assommèrent tous les blessés, s'emparèrent des armures des morts - parmi lesquels se trou¬

vaient mille cinq cents nobles - et les dépouillèrent complètement. Le duc ne dut le salut qu'à un serviteur qui connaissait les lieux. «A demi-mort de chagrin» - selon l'expression d'un chroniqueur - mais sauf, il alla jusqu'à Winterthour. Les gens de Schwytz consignèrent dans leur chronique qu'ils avaient, «avec l'aide de Dieu, courageusement vaincu et chassé leurs ennemis».

Au Brünig, par contre, le sort fut, au début, défavorable aux montagnards.

Avec six mille cavaliers, Otto de Strassberg avait brisé la résistance, dévasté la partie supérieure de la vallée et, aidé d'habitants partisans de l'Autriche, avait occupé le reste d'Obwald. Mais le soir, une estafette lui apporta un gant retourné. Par ce signe - qui servit plus tard à railler les Unterwaldiens partisans de l'Autriche - le comte apprit la défaite des Habsbourg. Des renforts venant de Schwytz arrivèrent au même moment, attaquèrent les envahisseurs près d'Alpnach, en tuèrent un bon nombre et chassèrent les survivants. Dans sa fuite précipitée vers le col, Otto de Strassberg fit une lourde chute et mourut peu après. Cette entreprise malheureuse se termina par une ten¬

tative de débarquement des Lucernois au pied du Bürgenstock.

(5)

LA SINGINE

Une terre fertile

et bien cultivée par Willy Neuhaus, préfet.

Géographie

S'étendant à l'est du canton, le district possède des frontières natu¬

relles et forme une unité géogra¬

phique. Il mesure 34 km de long et environ la moitié de large; en hauteur, il s'étage entre 500 m, au niveau de la Sarine, et 2235 m, au sommet du

chef-lieu Tavel (Tafers), situé à 650 m et la Basse Singine un nombre égal.

Depuis la création de la ligne Berne- Fribourg-Lausanne achevée en 1860, les communes du Bas et particuliè¬

rement Guin (Düdingen) se sont beau¬

coup développées. Guin est la com¬

mune la plus peuplée (4932 habitants sur 28134 en 1970), Planfayon la plus étendue; à l'inverse Zumholz est la moins peuplée et la plus petite. La Singine est le seul district entièrement germanophone; depuis 1830 il abrite une communauté protestante (15%

du total) qui possède ses propres paroisses (Flamatt, St. Antoni et Dirla- ret; les écoles publiques et libres que ces communautés y possédaient ont

La construction de tours à Flamatt

Au musée paysan de Tavel

guère puissante. Dans la décision, il y avait également un aspect politique:

en affaiblissant l'allemand on réduisait l'influence des Jésuites et du conser¬

vatisme. C'est ainsi qu'on peut expli¬

quer la fermeture en 1847 du gymnase allemand du Collège Saint-Michel qui ne fut rouvert qu'en 1872. Le petit village de Tavel fut alors désigné comme chef lieu du district, mais il n'était nullement préparé pour cette tâche. Pétitions et recours furent adressés en vain aux autorités canto¬

nales qui les rejetèrent définitivement en 1858. Le «château» (Schloss), pro¬

priété privée qui avait abrité jusqu'en 1851 l'école tenue par les Marianistes, devint siège de la préfecture, aux dépens de l'enseignement secondaire.

Les autres services - tribunal, justice de paix, office des poursuites et des faillites, registre foncier - furent éga¬

lement logés de façon précaire, l'Etat

vançant ainsi une offre de la com¬

mune de Guin d'accueillir certains services. En 1897, elle édifia avec l'aide de l'Etat l'actuelle Maison de justice que la commune de Tavel a rachetée en 1961. Dès 1870, Tavel devint le siège de l'hôpital de district et, de 1902 à 1964, il abrita l'orpheli¬

nat pour la Moyenne et Haute Singine.

Quant à l'établissement similaire pour la Basse Singine, il exista à Sankt- Wolfgang, sur le territoire de Guin, de 1872 à la fin de la seconde guerre mondiale. Cette commune avait de¬

puis 1860 une école secondaire qui devint école régionale avec l'entrée en vigueur de la loi de 1884. Il fallut attendre 1922 pour voir se rouvrir à Tavel une école secondaire de district.

(Photos G. Bd) Schafbergspitze. Les Singinois le divi¬

sent en trois régions. Montagneuse, la Haute Singine comprend la vallée du Lac Noir, le Muschernschlund et le Plasselbschlund, séparés par l'Atten- berg et le Schwyberg; elle compte neuf communes. Le Moyen-Pays val¬

lonné en englobe cinq autres dont le

Le sourire d'une singinoise

V WT-^

été intégrées aux écoles communales existantes.

Un district sans capitale

Les frontières actuelles du district et le choix de Tavel comme chef-lieu datent de la Constitution de 1848.

C'est alors que fut rompue définitive¬

ment l'unité des Anciennes terres qui avaient constitué, dès 1442, la pre¬

mière extension de Fribourg. L'Helvé¬

tique en détacha la Basse Singine pour former le district de Schmitten.

La Restauration et la Régénération rétablirent un grand district de Fri¬

bourg avec une partie française et une partie allemande, soit la Singine plus Planfayon et Bellegarde (Jaun).

Quoique l'appellation officielle fût alors «Partie allemande du district de Fribourg», le titre de District allemand, fréquent, avait une consonance auto¬

nomiste et la capitale n'était citée, dans certaines lois, que comme

«chef-lieu provisoire» En 1848, le gouvernement radical détruisit l'unité historique que constituait le grand district bilingue. Inspiré de critères rationnels, le partage de celui-ci limita la communauté germanophone na-

Une école primaire de Gitters se contentant de construire une pri¬

son et un poste de gendarmerie. En 1890, la commune de Tavel s'étant déclarée incapable de construire les bâtiments qui faisaient toujours dé¬

faut, la paroisse, qui disposait de moyens financiers, prit le relais, de-

Dans une prochaine édition:

Economie et particularités de ce district.

Pour vivre heureux, pour mieux connaître le pays de Fribourg,

pour passer d'agréables moments dans la détente, /'/ n'y a qu'un seul moyen, s'abonner à FRIBOURG-ILLUSTRÉ - LA VIE MUSICALE

(6)

DE FRIBOURG

ET SON BUFFET

FÊTENT LEUR erne

ANNIVERSAIRE

Exposition d'archives

dans les salles du Buffet de la gare

(7)

FRIBOURG

L'hôtel de Zaehringen

sera reconstruit plus beau qu'avant

Construit au 18e siècle, probablement par un architecte qui se nommait Charles de Castella (1737 - 1823) l'Hôtel de Zaehringen était devenu le pôle d'attraction du Fribourg romantique. Son emplacement offrait une magnifique vue sur l'Auge, les pensionnat des Jésuites et le pont suspendu du Gottéron. Dans cet immeuble, la Société de musique fribourgeoise et les «Amis de l'art harmonique» y tenaient leurs réunions annuelles, en alternance avec les hôtels de la Cigogne, des Marchands, des Merciers, du Faucon et du Saumon.

Incendié le 13 août 1974, l'Hôtel de Zaehringen va être reconstruit par la Pax, Société suisse d'assurance sur la vie qui, récemment, a organisé une conférence de presse dans le but de renseigner la population fribourgeoise sur cette réalisation.

Les hôtes et les personnalités ont été salués par M. Roger Coen, agent général de cette compagnie pour le canton de Fribourg; M. Lucien Nussbaumer, syndic de la Ville, a exprimé sa gratitude aux personnes qui ont oeuvré à la réalisation de ce projet; M. Anton Fehr, directeur financier de la Pax, a tracé un portrait de sa politique d'investissements; M. Philippe Joye, architecte, a développé le passé historique de cette noble demeure, alors que MM. Bernard Baeriswyl et Norbert Wicht, ingénieurs, présentèrent les difficultés techniques de la nouvelle construction.

G. Bd Le bâtiment teI qu'il se présentera dans quelques mois Allocution de M. Lucien Nussbaumer, syndic

de Fribourg, lors de la présentation du projet de reconstruction de l'ancien hôtel de Zaehringen.

Le feu a. ces dernières années, fait mal à nos anciens quartiers. Mais l'homme doit savoir, après l'épreuve, comme Jean l'Armailli, reconstruire plus beau qu'avant.

Voilà pourquoi, en ce jour, où l'an¬

nonce officielle est faite que l'Hôtel Zaehringen, incendié en 1974 va être rebâti, nous disons notre très grande satisfaction et notre joie profonde.

J'aimerais exprimer ma reconnais¬

sance particulière à M. Henri Ballif, ancien Président du Grand Conseil, qui n'est certainement pas étranger à cet aboutissement heureux.

Dans l'histoire d'une ville, l'important n'est pas de reconstruire rapidement

ce qui doit l'être, mais de le recons¬

truire bien. Il a fallu attendre 5 ans - et c'est beaucoup - pour que toutes les conditions du succès de l'opération soient réunies. Mais, elles ont fini par l'être et je m'en réjouis.

Il a fallu, tout d'abord, un architecte qui ait le sens du beau et de nos anciens quartiers et aussi - et cela n'a pas été la moindre de ses qualités - qui soit doté d'un esprit de persévérance assez peu courant et qu'il soit appuyé par des ingénieurs de qualité pour résoudre des problèmes techniques délicats.

Il a fallu une famille de propriétaires qui, malgré la lourde épreuve qu'a re¬

présentée pour elle cet incendie, sache

faire preuve de compréhension pour permettre la réalisation du projet pré¬

senté.

Il a fallu - et cela a été le fait de l'architecte - trouver un maître de l'ouvrage qui accepte d'assumer le risque de l'opération en conciliant à la fois le devoir de sauvegarder ses intérêts légitimes et le désir d'apporter une contribution à Fribourg et à la beauté de ses anciens quartiers. Et, ce maître de l'œuvre a finalement été trouvé.

Il a fallu, aussi, que les pouvoirs publics, d'abord au niveau de la protection des monuments historiques, sur les plans artistique et technique, puis, à ce même niveau, mais par les différentes instances fédérale, canto¬

nale et communale sur le plan maté¬

riel, apportent leur appui à cette entreprise difficile.

Les anciens abattoirs vont faire place à un musée incomparable. La maison Vicarino et l'Aigle-Noir sont en re¬

construction. Et, maintenant, les tra¬

vaux vont débuter à l'Hôtel Zaehrin¬

gen. Et, 1979 verra probablement un début de solution à l'Hôpital des Bourgeois. Que de problèmes heureu¬

sement résolus dans nos anciens quartiers!

Notre Ville est belle. Mais, avec tous ces joyaux nouveaux ou reconstitués d'architecture historique, elle dépas¬

sera sa splendeur d'antan. et, pour 1981, 500' anniversaire de l'entrée de Fribourg dans la Confédération, elle sera vraiment, comme le chalet de Jean l'Armailli, devenue plus belle qu'avant.

Dr Lucien Nussbaumer, Syndic de Fribourg.

PONTHAUX

Rencontre des aînés et reconnaissance En toute modestie, dans une ambiance chaleureuse, les aînés de ce village ont passé d'agréables moments dans la salle communale où une manifestation avait été organisée à leur intention par l'Inter-sociétés. Le doyen Delamadeleine a fait part de ses sentiments de joie de se retrouver parmi les personnes du troisième âge. Le vice-syndic et le président de paroisse ont également manifesté leur profonde satisfaction â cette rencontre des aînés en apportant leurs vœux respectifs. Cette fête était animée par les productions de la Cécilienne et les Ovation des aînés à l'arrivée de Bernard Romanens

Les élèves d'une classe de Ponthaux interprétant des chants pour les aînés enfants des deux classes du village emmenés par le corps enseignant. La surprise fut sans aucun doute la présence de Bernard Romanens, soliste de la Fête des Vignerons 1977, qui interpréta de belles chansons du terroir et le «Ranz des vaches». Il fut très applaudi par l'assemblée.

Ce programme a été complété d'une collation et la remise d'un cadeau à tous les aînés ravis d'avoir pu vivre une si belle fête de famille ordonnée par M. Pierre Gumy, major de table.

Dans le coeur, une flamme de bonheur qui sera certainement rallumée l'an prochain.

Photos Raymond Chenaux

(8)

4^ Ski - Neige - Soleil et sports au pays de Fribourg Texte de Wisei Kalin tiré de la brochure éditée par la Zurich-Assurances.

Comment pratiquer le ski de fond?

L'entraînement préparatoire

Pourquoi et comment vous devez vous préparer au ski de fond dès l'automne.

Pourquoi vous devez vous prépa¬

rer.

Le ski de fond est un sport très rythmique, parfois - semble-t-il - presque une espèce de danse.

Mais il importe de disposer d'une certaine force et d'une condition suffisante. Chacun doit délimiter et atteindre individuellement le degré de préparation. Chacun doit savoir à quel point il est en forme. Et il doit savoir ce qu'il doit faire pour rester en forme ou pour se mettre en forme pour le ski de fond.

Pas de skieur

Comme terrain, vous choisirez une légère montée. Maintenant, faites des sauts de détente (avec ou sans bâ¬

tons), d'une jambe sur l'autre.

Soignez spécialement la poussée vi¬

goureuse du pied.

La musculation pour une mise en condition sans excès

Vous n'avez pas besoin de devenir un

«body building man». Mais pour le ski de fond, il vous faut un minimum de force. Un moyen idéal pour acquérir cette force consiste à élever des poids (pendant un parcours Vita, par exemple). A cet effet, on recommande des haltères, des rondins de bois, etc.

Mais attention: n'exagérez pas, afin d'éviter des lésions à la colonne vertébralel

Toujours plus d'adeptes pour le ski de fond

S'adonner à cœur joie à La Berra Et un petit avertissement: ne présu¬

mez pas de vos forces, vous devez vous détendre, mais pas vous surme¬

ner!

L'équipement

A propos des skis et de l'habille¬

ment

Un bon équipement de ski de fond est à la portée de tout le monde.

Sans occasionner de grandes dépen¬

ses, il suffit à toutes les exigences.

Les skis de fond

Il existe des skis de fond en différents matériaux. Pour la surface de glisse¬

ment, vous avez le choix entre trois sortes de bois: le frêne pour le ski d'excursion, le bouleau pour le ski de compétition et l'hickory pour le ski d'excursion et de compétition. Ces derniers temps, des skis en matière plastique et des revêtements plas¬

tiques avec peau mohair incorporée font leur apparition sur le marché. Il vaut la peine de choisir un ski de fond de qualité.

Pour la longueur des skis, on admet les règles approximatives que voici:

skis de compétition:

205 cm, 210 cm, 215 cm skis d'excursion:

195 cm, 200 cm, 205 cm.

La tension moyenne des skis est très importante.

Elle doit être telle que les skis repo¬

sent de manière plane sur la neige sous votre poids. Un skieur lourd a besoin d'un ski plus dur, un skieur léger d'un ski plus tendre.

La largeur des skis

varie entre 4,8 cm pour le ski de compétition et 6,5 cm pour le ski d'excursion.

L'entretien des skis

est nécessaire parce qu'ils peuvent devenir «mous» à force d'être utilisés.

Cela veut dire que la tension moyenne s'est relâchée. On peut les retendre en applicant du grundvalla que l'on chauffe avec précaution à l'aide d'une lampe à gaz. De plus, la semelle (surface de glissement) des skis de bois doit être imprégnée de grund¬

valla durant l'été.

Comment vous préparer

La marche, les courses en monta¬

gnes, les cross en forêt sont en¬

core les meilleures méthodes d'en¬

traînement.

La meilleure préparation au ski de fond consiste è se donner beaucoup de mouvement pendant les autres saisons.

Que vous fassiez de longues marches, que vous aimiez les courses en mon¬

tagne ou en forêt, dans tous les cas, vous serez bien préparé au ski de fond.

Pas de skieur -

ski de fond à sec, sans skis et sans neige

Le pas de skieur est un exercice destiné à apprendre certains mouve¬

ments tels qu'ils se présentent dans le ski de fond.

La musculation

Posez l'objet à élever sur la nuque et les épaules. Faites une flexion des genoux et balancez les pieds.

L'entraînement des bras

Pour le ski de fond, le mouvement des bras est particulièrement important. A cet effet, il existe un exercice simple è l'aide de chambres è air de vélo.

Ce dont il convient de tenir compte lors de l'entraînement préparatoire et pourquoi une mise en garde est nécessaire.

Faites attention à une bonne mise en train pour bien réchauffer les muscles avant de faire les exercices décrits.

Entraînez-vous en plein air, si possi¬

ble en forêt. Observez un certain rythme: commencer lentement, aug¬

menter, atteindre le maximum d'ef¬

fort, s'arrêter peu à peu.

Les champs de ski de Vounetz

(9)

Neige - Soleil et sports au pays de Fribourg (Suite de la page 8)

Comment pratiquer le ski de fond?

La fixation des skis de fond De prime abord, vous serez étonné de la simplicité de la fixation du ski de fond. Soyez rassuré: elle suffit ample¬

ment. Les fixations sont toujours fabriquées en métal léger. Les deux fixations portent les premières lettres des mots norvégiens pour droite et gauche.

V = Venstre gauche H = Hayre droite

Vous choisirez la largeur de la fixation entre ces trois possibilités:

Mini = pointure 32-35 (enfants) Etroit = pointure 36-42 Normal = pointure 43-47 Le montage des fixations

Déterminez l'endroit des skis où ils se tiennent en balance. C'est là que doit se trouver à peu près le bord avant de la semelle de soulier.

La talonnière,

si elle n'existe pas, peut être facile¬

ment découpée dans un morceau de caoutchouc et fixée moyennant quel¬

ques petits clous.

Les chaussures du skieur de fond Elles font plutôt penser à un athlète qu'à un skieur.

Le skieur de compétition

préfère des souliers bas spéciaux en cuir très souple, à semelles flexibles et stabilité latérale maximum.

Le skieur excursionniste

choisira un soulier ferme un peu plus haut, éventuellement fourré.

Deux champions de ski de fond Les semelles des chaussures de fond

sont soit en caoutchouc soit en matière plastique. Les semelles de cuir ne sont pas très pratiques.

La pointure de la chaussure ne devrait pas être choisie trop juste.

Prenez une paire dans laquelle vous pouvez bouger facilement les orteils.

Peut-être aimeriez-vous acheter en Le Lac Noir n'est qu'à 25 km de Fribourg

même temps une paire de housses en caoutchouc? C'est une excellente protection contre l'humidité!

Qu'en est-il des épine6 à la fixa¬

tion?

Vous aurez remarqué qu'il y a 2 ou 3 épines sur la fixation. Elles servent à tenir les souliers. Si vous avez des chaussures à semelles de caoutchouc, vous pouvez chausser vos skis sans autre préparation. Si vous avez des semelles en matière plastique, vous forez d'abord des trous correspon¬

dant exactement à la position des épines.

Les bâtons pour le ski de fond Les excursionnistes, les skieurs de fond et les skieurs de compétition peuvent utiliser les mêmes bâtons.

La longueur des bâtons

sera au plus 30 à 35 cm de moins que la taille. Ne prenez pas de bâtons trop longs, ils ne feraient que vous gêner pendant le parcours.

Les bâtons sont faits

en bambou, en tonkins, en métal léger ou en fibre de verre. Achetez le bâton qui vous convient le mieux: à dra¬

gonne large, à bout pointu et à rondelle légère mais pas trop petite.

Les vêtements du skieur de fond L'équipement vestimentaire pour le ski de fond n'a rien d'onéreux non plus: ils se borne à

- une tenue de ski de fond - des bas

- des gants et - un bonnet

Dans tous les magasins d'articles de sport, on vous conseillera judicieuse¬

ment quant aux avantages des diffé¬

rents matériaux et marques.

Un conseil: ne vous habillez jamais trop chaudement, car en pratiquant le ski de fond, après quelques centaines de mètres, vous arriverez déjà à une température corporelle qui vous fera tout sauf frissonner!

Le fartage

Pourquoi le fart et le fartage ne sont pas une affaire de sorcier, mais qu'il faut cependant s'en occuper sérieusement.

Lorsque des professionnels du ski de fond discutent fartage, le prPfane est souvent dérouté. Mais, aujourd'hui, la corvée du fartage peut être supprimée en se procurant tout simplement des skis de fond munis de peau synthé¬

tique de phoque.

Quel est le rôle du fart?

Il est double: il doit rendre les skis glissants et leur permettre de monter.

Le fartage doit être adapté à la neige!

Il existe en fait deux sortes de neige, dont voici une brève définition:

La neige fraîche:

qu'elle soit sèche ou humide, elle est aérée, car il y a beaucoup d'air entre

les cristaux. En cas de neige fraîche, il faut appliquer une mince couche de fart.

La neige tassée:

après quelques jours, les cristaux de la neige fraîche se désintègrent et il se forme une masse de neige compacte.

En cas de neige tassée, il faut appliquer une couche de fart plus épaisse.

La qualité de la neige est fonction de la température de l'air:

au-dessus de 0°C = neige mouillée au-dessous de 0° C = neige pou¬

dreuse ou dure.

Voici, dans l'ordre chronologique, les principaux points du fartage:

1. Enlevez les restes de fart de la surface de glissement des skis en utilisant une spatule, une lampe à gaz ou un spray.

2. Séchez la semelle du ski.

3. Déterminez le genre de neige et le fart à appliquer.

4. Fartez sur place.

5. Avec une épaisse couche de fart, vous montez plus facilement, avec une mince couche de fart vous glissez mieux.

La station des Paccots est aussi fort bien équipée pour pratiquer les sports d'hiver

6. Il vaut mieux appliquer plusieurs couches minces de fart («Minus»

bleu) et les égaliser avec le liège qu'appliquer une seule couche épaisse.

7. En fartant, vous tenez le ski d'une main.

La suite de «Comment pratiquer le ski de fond» dans notre pro¬

chaine édition.

NOS PORTES VOUS SONT OUVERTES du 1er janvier au 31 décembre

Sur une surface de 4600 m2 env. nous vous présentons un grand choix de meubles classiques, modernes et stylisés dont • 32 chambres à coucher • 59 parois • 124 salons • 107 tables de salon • 54 salles à manger • 82 sortes de chaises • 59 crédences et buffets plats • 52 bahuts • 18 armoires stylisées • 360 meubles toutes dimensions • Et plus de 650 tapis d'Orient noués main. • Demandez nos ACTIONS actuelles, et profitez de nos OCCASIONS à des prix toujours intéressants. ^ TOUS LES VENDREDIS VENTE DU SOIR <

RENÉ SOTTAZ & CIE — AMEUBLEMENT — 1723 MARLY, tél. 037 46 15 81 — 1724 LE MOURET, tél. 037 33 17 08

(10)

Tourisme

et loisirs

au Pays de Fribourg

* ....

Une heureuse initiative

La Société de développement de Gruyères a eu l'heureuse idée d'éditer récemment une brochure touristique intitulée «Gruyères - Moléson - Informa¬

tions» qui comprend cinquante pages (français - allemand) tirée à 50 000 exemplaires par année.

Cette brochure est destinée en premier lieu aux hôtes de la région et aux touristes de passage. Elle contient tous les renseignements utiles aux loisirs actifs tels que le ski, la marche, les concours, les manifestations, les divertissements ainsi que les lieux de visite comme les musées, le château et la fromagerie. Elle indique également les possibilités d'hébergement, le genre de commerces et d'artisans qu'il est possible de découvrir dans la cité comtale. N'oublions pas que les trois villages d'Epagny, Pringy et Gruyères y sont présentés avec leurs autorités.

Un guide touristique qui trouvera certainement place dans la poche intérieure de votre veste de sport ou de promenade.

Im Fang: petit paradis des skieurs

Quand on parle de tourisme d'hiver, on pense en premier lieu au ski, aux joies qu'il procure, au bien-être physique qu'il apporte, quel que soit l'âge de celui ou celle qui le pratique. Certes, le ski est le sport qui recueille le plus d'adeptes durant la saison hivernale.

Comme l'a relevé récemment M. Béat Schuwey, syndic de la commune de Jaun- Im Fang, le tourisme d'hiver constitue une très importante contribution à l'économie régionale. C'est pourquoi, depuis quelques années, les autorités ont mis l'accent sur le développement de cette forme de tourisme. Pour de nombreux visiteurs, cette région est déjà un but de vacances et de promenade.

Avec des installations adéquates, un enneigement abondant et de qualité, une école suisse de ski, trois pistes pour le ski alpin, une piste éclairée pour le ski nordique, un parcours idéal pour le ski de tourisme ou de randonnée, et l'esprit dynamique qui anime la Société de développement, il ne fait aucun doute que La Villette (Im Fang) est en passe de devenir une station de sports d'hiver très prisée par les sportifs de notre canton et de notre pays.

G. Bd Photo Glasson

.... «àU'.i , La Villette (Im Fang) une station qui ressemble à un coin de paradis

A Jaun aussi, il fait bon skier (Photos G. Bd)

Bulletin d'enneigement des Alpes fribourgeoises

Depuis une dizaine d'années, l'Union Fribourgeoise du Tourisme diffuse un bulletin d'enneigement journalier dont les skieurs prennent connaissance en appelant le numéro de téléphone 037/22 21 21. A juger par le très grand nombre d'appels téléphoniques enregistrés, c'est là un service très apprécié.

Dorénavant, ce service sera encore complété par des panneaux modernes installés à Bulle et à Fribourg. Ils renseignent sur les conditions d'enneigement constatées dans les stations, chaque matin à 7 h. 30: installations de remontées mécaniques ouvertes ou fermées, hauteur et qualité de la neige, état des pistes.

Ces panneaux peuvent être consultés dans les vitrines de l'Office du tourisme de la ville ou dans celles de la Placette à Fribourg et dans les vitrines de l'Office du tourisme de la Gruyère, à Bulle.

Nul doute que cette nouveauté intéressera les skieurs et facilitera le choix d'une station.

Union Fribourgeoise du Tourisme

Veuillez me considérer comme nouvel abonné à FRIBOURG-ILLUSTRÉ dès le 1er février 1979 jusqu'au 31 décembre 1979 Fr. 36.—

Nom Prénom Domicile Numéro postal et localité

Signature Paiement de l'abonnement à réception du bulletin de versement.

Compte de chèques postaux 17-2851

* Biffer ce qui ne convient pas.

A retourner à «Fribourg-lllustré», 35, route de la Glâne 1700 Fribourg.

(11)

Jeunes sauveteurs récompensés

Point Hp \/IIO Comme vous l'avez certainement constaté dans la première

^ VUtS édition de l'année 1979, la rédaction de «Fribourg-lllustré» a . • ■ donné un nouveau visage à votre magazine préféré. D'autre et opinion part, dans le but de le rendre plus attrayant et plus intéressant, elle a créé de nouvelles rubriques qui, nous l'espérons ont retenu votre attention. Si tel était le cas, nous vous saurions gré de nous faire parvenir par écrit votre point de vue ou votre opinion qui nous aidera à améliorer encore sa présentation et que nous publierons volontiers dans une prochaine édition.

Fribourg-lllustré

La société de sauvetage d'Estavayer qui vient de fêter son quart de siècle d'existence a organisé, dans le courant de l'hiver, un cours de jeunes sauveteurs fréquenté par une soixantaine de garçons et de filles. Ceux-ci se virent décernés insigne et brevet au cours d'une cérémonie présidée par M. Claude Bulliard, qu'entouraient MM. Guy Buerer, entraîneur; Michel Baudois et Mme Béatrice Cantin, moniteurs.

(Photo FI)

Conservatrice: un métier insolite

Hommage à un inspecteur

La ville d'Estavayer a pris congé de M. Alfred Pillonel, inspecteur scolaire du 8e arrondissement, au cours d'une manifestation placée sous le signe de la gratitude. Des éloges lui furent notamment adressés par MM. François Torche, syndic et Jean Rey, directeur des Ecoles. Pédagogue ouvert et compétent, M.

Pillonel sera unanimement regretté, aussi bien des maîtres que des parents. Son successeur a été désigné en la personne de M. Claude Brasey, professeur à l'école secondaire, domicilié à Font.

(Photo FI) Nous sommes dans l'atelier où l'on répare les tissus endommagés d'un musée

historique. «Ici, nous ne pouvons engager que des personnes douées de fantaisie et d'un esprit dynamique», explique la conservatrice. Ce genre d'emploi est assez exceptionnel.

«Quels talents requiert-il? Dessiner, filer, tisser, broder, teindre, et j'en passe.

Nous avons à restaurer toutes sortes de tissus, depuis le drapeau incrusté sur la tapisserie de la bataille de Sempach, jusqu'aux costumes nationaux. Ces notions ne s'enseignent nulle part. Il s'agit de s'instruire par soi-même et sur place, et l'on finit par acquérir de solides connaissances sur l'art des styles.»

Villeneuve: anniversaire bien fêté

C'est une belle fête de famille qui a réuni le dernier jour de l'an, à Villeneuve, les 4 enfants, 9 petits-enfants et 12 arrière-petits-enfants de Mme Ottilie Loup- Zahno qui franchissait le seuil de ses 80 ans. Née à Nuvilly, la nouvelle octogénaire jouit encore d'une excellente santé et coule une paisible retraite aux côtés de son époux, M. Raymond Loup. FI lui présente ses sincères félicitationsl (Photo FI)

(12)

ÇiiejCjer- ÇiiiUod

1786 Nant-Vully

Téléphone/Telefon 037 71 24 25 / 71 16 66 Toutes graines: potagères de fleurs

fourragères de prairies.

Plantes vivaces - oignons à fleurs - plantons - rosiers - fraisiers - framboisiers - engrais - tourbe - produits antiparasi¬

taires - articles techniques.

DEPUIS PLUS DE 50 ANS.

EN QUALITÉ, TOUJOURS EN TÊTE.

Maison contrôlée pour les semences

Les vendanges

dans le Vully fribourgeois L'année viticole 1978 restera sans doute longtemps marquées dans les souvenirs:

déception pour la quantité, surprise pour la qualité. Le débourrement eut lieu début mai. Au stade F, on pouvait qualifier la sortie du raisin comme normale, sans plus. Mais dame nature eut ses caprices au mois de juillet, où la floraison, bien que très tardive fut un échec total. Le temps froid, la bise, la pluie ne pouvaient qu'aboutir à une coulure exceptionnelle, ce qui fut le cas. Une légère averse de grêle le 6 août au soir aggrava la situation.

Les vendanges furent retardées au maximum et débutèrent le 21 octobre pour le Pinot noir et le 25 pour le Chasselas. La récolte fut encavée en quelques jours seulement puisque le 1er novembre tout était terminé. Cette récolte, très faible en quantité donna par contre entière satisfaction pour la qualité. Eu égard aux mauvaises conditions climatiques de l'année, la teneur en sucre du raisin fut élevée. Voici les résultats communiqués par le Département de l'agriculture du canton de Fribourg:

Nouveau dans Fribourg-lllustré Pour vous amuser et vous distraire,

nous vous proposons de «Jouez avec nous»

en découvrant la page 25 de ce numéro.

Quantité Vully Cheyres kg kg Chasselas 224 813 21 500 Pinot 39 059 11 006 Gamay 4 682 — Spécialités 21 583 — Total 290 137 32 506

Je désire faire cadeau

d'un abonnement è «Fribourg-lllustré» è réception de cette carte et jusqu'au 31 décembre 1979, au prix indiqué dans votre magazine.

Offert par:

Nom Prénom Rue Localité Il s'agit d'un nouvel abonné et non d'un renouvellement d'abonnement déjà en vigueur.

Bénéficiaire:

Nom Prénom Rue Localité Envoyer ce coupon à :

Fribourg-lllustré, Service des abonnements, 35, rte de la Glâne. 1700 Fribourg.

2170 kg d'hybrides ont été livrés pour la transformation en jus de raisin.

Récolte totale du canton de Fribourg: 324 813 kg.

Degrés moyens

Sondages Vully Cheyres Chasselas 72,17 65,02 Pinot 76,97 72,14 Gamay 75,54 72,14 Spécialités 80,97 —

En ce qui concerne les parasites de la vigne, 1978 ne fut pas propice au mildiou comme l'avait été 1977. Par contre l'excoriose a trouvé des conditions favorables è son développement au printemps. Les nécroses à la base des sarments témoignent de l'attaque virulente sur certains parchets. Les pontes de vers de 2e génération furent très étalées. L'intervention contre cochylis et eudémis fut par conséquent difficile.

Dans le domaine des techniques culturales, relevons les différents essais d'engazonnement en automne pour lutter contre l'érosion hivernale. La culture de la vigne en travers de la pente connaît un succès grandissant, surtout dans les parcelles aux dimensions propices et au sol suffisamment profond. Grâce à des terrasses un peu plus larges que par le passé, l'utilisation du tracteur viticole est rendu possible, même dans de fortes pentes.

De la vigne passons à la cave pour constater qu'il n'y a pas de stock et que la récolte 1977 est épuisée. Chacun attendait la récolte 1978 pour «faire le pont», mais c'est la déception.

Finalement, on ne retiendra de cette année maussade que l'excellente qualité du Vully 78 qui promet beaucoup.

R. Etter Commissaire viticole

(13)

.Ä. EST H 3BMI ^.TDT S IE) TO"

3EMKO> K3T IE>IEî

mâchoire inférieure, avec la peau qui l'entoure, forme une louche gigantes¬

que. Quand l'animal ouvre la gueule, l'eau de mer s'y déverse avec toutes les bestioles qui s'y trouvent. Alors la baleine, levant la langue, fait passer cette eau par ses fanons; les petites bêtes sont prises au crible et avalées, l'eau expulsée.

mers polaires arctiques ou antarc¬

tiques et supportent toutes les ri¬

gueurs de ces climats. C'est qu'ils supputent un riche butin. La chasse à la baleine peut être une très bonne affaire. Selon sa grandeur, un cétacé rapporte de 8 000 à 20 000 francs.

L'équipage participe aux bénéfices. Le principal butin est l'huile de baleine

La Baleine (Balaenoptera musculus L.)

C'est presqu'incroyable: La baleine qui a tout l'air d'un poisson et ne peut vivre que dans l'eau n'est pourtant pas un poisson, mais un mammifère, un animal au sang chaud (36-37°) qui met au monde de «petits» de 7 à 8 mètres de long. Ceux-ci tettent leur mère comme les rejetons de n'importe quelle bête à poil vivant sur terre.

Comment se fait-il que le coprs de la baleine ne se refroidisse pas jusqu'à la température glaciale des mers polai¬

res? D'abord, il est entouré d'une couche isolante de lard, si épaisse qu'on la débite à la bêche, comme de la tourbe ou de la terre glaise. Cette couche de lard sert aussi d'amortis¬

seur qui absorbe la formidable pres¬

sion de l'eau et empêche les organes internes d'être comprimés quand la baleine plonge à une certaine profon¬

deur. Puis le corps est recouvert d'une peau lisse et huileuse servant égale¬

ment d'isolant contre le froid et diminuant en outre la friction de l'énorme masse dans l'eau. Une ba¬

leine adulte atteint 30 mètres de longueur et un poids de 1500 quin¬

taux. C'est le plus grand des animaux vivants; l'éléphant, à côté, fait figure de nain. Une bête de ce poids ne saurait vivre à terre. Dans la mer, par contre, une bonne partie du poids se trouve supportée par l'eau et, comme son squelette spongieux imprégné d'huile est relativement léger, le co¬

losse atteint des vitesses étonnantes.

Son organe propulseur est sa queue horizontale qui fonctionne en guise d'hélice.

On s'imagine volontiers qu'un pareil géant doit engloutir deg morceaux

formidables, d'autant que son esto¬

mac jauge 1200 litres. En vérité, la baleine n'a pas de dents, et son gosier est si étroit qu'il ne laisse passer que ce qui n'est pas plus gros que le poing. Aussi, elle se nourrit exclusive¬

ment des petits organismes qui pullu¬

lent dans les mers: écrevisses, escar¬

gots, poissons, surtout de harengs. La mâchoire supérieure de la baleine porte de chaque côté plusieurs cen¬

taines de lamelles de corne, les fanons, qui forment une sorte d'énorme passoire, tandis que la

La baleine respire par les poumons, ce qui la force, souvent pour son mal¬

heur, à remonter à la surface au bout de quelques minutes de plongée. L'air vicié est projeté au dehors par les narines en fente avec de la vapeur d'eau qui, se condensant dans l'air froid, s'aperçoit à une grande dis¬

tance et trahit au baleinier l'existence et la position de son gibier.

On s'étonne parfois que les chasseurs de baleine entreprennent des expédi¬

tions de plusieurs années dans les

qu'on obtient en fondant le lard. On en tire des lubrifiants et du savon. On s'en sert aussi en tannerie pour la préparation des peaux de Suède, et en filature pour graisser la laine avant de la filer. En cas de besoin, on raffine cette huile et la transforme en marga¬

rine par l'adjonction d'hydrogène. La viande et les os fournissent un engrais chimique de haute valeur. Quant aux fanons, indispensables jadis pour les

«baleines» de corset et de parapluie, ils ne sont aujourd'hui plus guère demandés.

Feuilleton de Fribourg-Illustré

Juste

avant l'Orage

par Albert-Louis Chappuis Suite du No 1/79

xxxx

- Des collègues, des collègues... bou¬

gonna le père...

- Féminins et... masculins précisa Mu- rielle. Tous plus agréables les uns que les autres. Tu es renseigné?

En prenant un ton interrogatif et pres¬

que arrogant, elle désarçonna son père, lequel ne sut qu'ajouter.

- Enfin... on est surpris. Etonnés. Avant tu était tous les dimanches par là.

Maintenant, il faut la grêle pour t'y attirer.

- Chacun a sa destinée, pèrel La mienne se dessine maintenant devant moi. Je crois être assez grande pour la façonner à ma manière, selon mes goûts, sans avoir besoin d'en référer à quiconque.

En un mot comme en cent, cela signi¬

fiait que le père Crisinel n'avait plus un mot à dire concernant l'avenir de sa fille.

Cette réponse claire et nette tomba sèchement.

La mère ne disait rien. Appréhen¬

dait-elle une réaction de son homme?

Le fils, Frédéric, sourit intérieurement.

Il approuvait sa sœur et regrettait de ne pas avoir l'audace, la force d'en faire autant. Comme sa mère, il atten¬

dait la réaction paternelle.

Surpris par ce qu'il venait d'entendre,

le syndic étonna son entourage. Hé¬

bété, il ne sut que répondre. Il reposa sa tasse de café tout en dévisageant sa fille.

Pour la première fois peut-être, il céda devant elle. Pour la première fois peut-être, Murielle ne lui offrit plus le visage de la «gamine», mais celui d'une femme qui sait ce qu'elle désire. Et ce qu'elle doit faire.

Il se reprit cependant au bout d'un moment.

- Eh benl En voilà des façons de renseigner son monde.

Ni agressif, ni condescendant. Crisinel ne fut ni l'un, ni l'autre.

C'est sur cette note que se termina le repas et que les hommes se dirigèrent du côté des étables tandis que Murielle aidait sa mère à laver la vaisselle, à nettoyer la cuisine.

Mais, si les conséquences de l'orage de grêle avaient servi de prétexte à la fille Crisinel pour venir trouver sa fa¬

mille, elle en avait un autre plus impor¬

tant. Impérieux même. Qu'elle gardait dans son cœur et qu'elle devait confier

à son frère, en début de soirée, lorsque la chance lui permit de se trouver seule avec lui.

- Je t'ai surpris, lors du souper, à propos du père?,..

Frédéric eut un sourire approbateur.

- Un peu, ouil

- Ça ne peut plus durer, Frédéricl Non, plus du tout. Le moment est venu de montrer les dents.

«Le père nous considère comme des gosses incapables de nous diriger.

«Pour ce qui me concerne, je ne l'en¬

tends plus de cette oreille. Libre à toi de faire ce que bon te semble. Mais, si j'ai un conseil à te donner, c'est de te défendre également.»

En parlant de la sorte, Murielle savait pertinement qu'elle s'adressait à un frère qui, comme elle, devait souffrir moralement de cette tutelle paternelle par trop autoritaire.

Elle savait que le père Crisinel, c'est non seulement sur sa fille, mais sur son fils également qu'il «vaillait» en maître intransigeant.

(à suivre)

(14)

LB SCIENCE

ET LES ARTS

Musée d'art et d'histoire

Xilon 8, Triennale internationale de gravure sur bois (13 janvier au 25 février 1979)

La plus ancienne des techniques de gravure originale connaît depuis quelques années un renouveau remarquable partout en même temps. Preuve en est la participation des artistes ayant soumis des œuvres au jury international réuni sous la présidence de Madame Eva Choung-Fux, graveur et professeur à Vienne.

Grâce à la générosité de la Ville de Fribourg et de mécènes privés, le jury a pu attribuer plusieurs prix:

1) Prix de la Ville de Fribourg (Fr. 2000.-):

Teresa Bryning Adamiecka, de Katowice (Pologne) 2) Premier Pix Xylon (Fr. 750.-):

Jadwiga Smykowska, de Cieszyn (Pologne) 3) Deuxième Prix Xylon (Fr. 500.-):

Ernesto Banderas, de Santiago (Chili)

Le jury a en outre distingué quatre graveurs par des mentions honorables:

1) Hubert Borys, de Varsovie (Pologne) 2) Jimena de la Cerda, de Santiago (Chili) 3) Ethel Lucaci Baias, de Bucarest (Roumanie) 4) Werner Moonen, de Tilbury (Danemark).

L'exposition Xylon 8 entamera dès le mois de mars 1979 un vaste circuit à Berlin, Ludwigshafen, Lugano, Winterthur, Lodz (Pologne) et trois musées de Suède;

nous sommes en tractations avec d'autres musées.

La science: invention qui date d'un siècle

En 1878, Edison construit le phonographe, précurseur de nos pick-up, bandes sonores, dictaphones; l'appareil enregistrait les vibrations d'une aiguille sur un cylindre qui les reproduisait ensuite.

Par Martin Frick

Le temps est un despote auquel nul ne peut se soustraire. Il représente un élément capital de notre sphère vitale.

Son importance le classe au premier rang des facteurs qui régissent notre environnement, ce que les agricul¬

teurs ont - par la force des choses - compris depuis des temps immémo¬

riaux: ils se transmettent de père en fils les règles relatives aux époques favorables pour les semailles, aux conditions atmosphériques propices à la croissance des plantes et aux circonstances qui peuvent entraîner le dépérissement des semis. Mais il est un autre corps de métier, historique¬

ment aussi important que celui des agriculteurs, pour lequel le temps constitue un facteur déterminant quant à l'exercice de la profession: les gens de mer. Le temps peut être l'allié des marins et les conduire rapidement à bon port, comme il peut être leur ennemi impitoyable et faire périr un vaisseau corps et biens en quelques instants. Il en a toujours été ainsi et ce n'est pas le développement de nou¬

veaux moyens de communication qui peut nous inciter à espérer qu'il en aille différemment à l'avenir. Bien au contraire: le développement du trafic international s'est accompagné d'une multiplication des spécialistes char¬

gés d'étudier en son nom l'évolution des phénomènes atmosphériques. Le temps a souvent influencé le cours de l'histoire: nombre de victoires ou de défaites militaires résultent des con¬

ditions atmosphériques particulières du moment. L'apparition de la mous¬

son tropicale ou l'irruption de l'hiver boréal ont mis un terme à maintes actions belliqueuses, au grand soula¬

gement des populations concernées.

Et l'histoire culturelle nous révèle que la vie artistique s'épanouit différem¬

ment sous un soleil méditerranéen que sous un climat nordique et bru- De gros nuages gui menacent

meux; ainsi, l'Italie n'aura pas les mêmes habitants, ni les mêmes mœurs ou le même développement artistique qu'un pays septentrional.

L'humanité a connu - depuis la plus haute Antiquité - des hommes qui se sont consacrés entièrement à l'étude des phénomènes atmosphériques.

L'apparition de l'analyse scientifique exacte a progressivement relégué la plupart des spéculations empiriques au rang de simples croyances popu¬

laires. Une véritable science les a remplacées: la météorologie. Celle-ci est fondée d'une part sur des bases

physiques intangibles et d'autre part sur le développement des télécom¬

munications. L'apparition du télégra¬

phe. au siècle dernier, a jeté -le fondement d'une analyse simultanée des conditions atmosphériques à l'échelle continentale et - par voie de conséquence - d'une technique de météorologie. Un bond en avant d'une importance comparable a été réalisé avec l'avènement de l'ère spatiale et l'évolution des ordinateurs. Ces deux instruments multiplient presque à l'in¬

fini le champ d'investigation météoro¬

logique et les possibilités d'interpré¬

tation des données récoltées. C'est ainsi que des satellites artificiels spé¬

ciaux nous livrent des photographies de formations nuageuses s'étendant sur de vastes zones, dans une pers¬

pective jusqu'ici inconnue à l'obser¬

vateur rivé au sol ou à l'aviateur. Si les météorologues peuvent aujourd'hui nous livrer des renseignements et des prévisions plus précis, c'est grâce à ce phénoménal accroissement de leur horizon. Et le dépouillement de l'infor¬

mation par traitement électronique permet de décharger le cerveau hu¬

main d'un travail d'analyse fastidieux, tout en accélérant énormément le processus et en multipliant les possi¬

bilités d'interprétation par tris croisés.

Notre objectif premier est de donner un aperçu des buts et des méthodes de la science météorologique en met¬

tant l'accent sur le climat des zones tempérées de l'hémisphère Nord. Car chaque latitude a son propre climat.

(15)

A

*

k

LA VIK MIJSK'ALK

SUPPLÉMENT BIMENSUEL DE FRIBOURG-ILLUSTRE

Un répertoire original

24 janvier 1979

La situation géographique de Fribourg a donné naissance à un art choral composite. En effet, la France voisine lui inculquait le sens de la chanson, l'Allemagne le goût du travail en chœur. D'où un répertoire original comprenant des chœurs oui, mais influencés par la chanson d'outre- Jura. Autre mariage: une production formée à la fois par des profession¬

nels et par des amateurs. Les compo¬

siteurs romands dont les quatre plus marquants ont été Gustave Doret, Emile Jaques-Dalcroze, Joseph Bovet et Carlo Boller (1896-1952) ont abon¬

damment écrit pour les chœurs. S'y ajoutent des œuvres, plus modestes, composées ou adaptées par les direc¬

teurs de sociétés. Ce répertoire cho¬

ral, fait sur mesure, convenait aux moyens, au goût et à l'idéal des chanteurs fribourgeois: d'où une plus grande envie de chanter.

En Suisse alémanique, on trouve d'une part d'excellents groupes purement folkloriques et de l'autre des chorales classiques chantant des cantates et des oratorios. Rien entre les deux. Le répertoire romand, tout en pratiquant le folklore, s'est élargi sous l'influence même des compositeurs profession¬

nels qui ont bien voulu s'occuper des amateurs et créer pour eux une nourriture plus variée et plus riche. Ce style de musique populaire plus éla¬

boré est donc la caractéristique du chant choral à Fribourg. Il y a enfin un mariage entre le chant d'église et le chant profane. Chaque paroisse a une chorale qui assure le service du culte, Le chœur mixte de Grangettes

mais qui chante aussi des œuvres profanes.

Chants liturgiques et chansons popu¬

laires et, de plus, le répertoire clas¬

sique, notamment l'art vocal de la Renaissance. Avec des ouvertures vers les folklores étrangers: airs de la Vieille France, chœurs slaves, chan¬

sons canadiennes modernes.

Pour que vos affaires aussi soient empreintes de l'har¬

monie la plus pure...

1X7.5

SOCIETE DE

BANQUE SUISSE Schweizerischer Bankverein

Rue de Romont 35 Tél. 811181 FRIBOURG

BULLE MORAT

(16)

HÔTEL DE LA CROIX FÉDÉRALE Famille M. Pythoud-Sciboz Menu du jour

JAMBON A L'OS Entrecôtes aux morilles Fondue moitié-moitié 1699 LE CRÉT Téléphone 029/8 51 42

NOS FANFARES-

La fanfare «La Lyre» de Le Crêt a fêté dans la joie et la reconnaissance le vingt-cinquième anniversaire de sa fondation

VIAL FRÈRES Menuiserie - Charpente Couverture

Location BAR-CHALET 1699 LE CRÉT Téléphone 029/8 52 21

GILBERT FROSSARD Laiterie

Beurre - Crème Vacherin - Gruyère Sans oublier la spécialité:

LE BEAUMONT 1699 LE CRÉT

GARAGE DU CRÉT Agence Opel

Vente + réparations toutes marques

GÉRARD ROUILLER Téléphone 029/8 54 29

1699 LE CRÈT

4

LOUIS PITTET Boulangerie - Alimentation T resses

Cuchaules au beurre Pains d'anis à la crème 1699 LE CRÉT Téléphone 029/8 51 45

GUY CURRAT Installateur diplômé Chauffages centraux Installations sanitaires 1623 SEMSALES Téléphone 029/8 53 31

Dans une société culturelle, pour que l'équilibre soit parfait, il faut cependant que tous ses composants se retrouvent de temps à autre sous un autre angle que celui de la musique, d'une répétition ou d'une prestation. La fanfare «La Lyre» de Le Crêt n'a pas fait exception à cette règle, puisque le 22 décembre 1978, elle a convié ses membres et leurs épouses à une soirée divertissante destinée à marquer son quart de siècle d'existence.

A cette rencontre fraternelle, la joie et la gaieté ont pris le pas sur la mélancolie et l'amertume, a permis aux autorités locales de se manifester et d'apporter leur témoignage de reconnaissance à tous les membres de la fanfare dont la présence dans les manifestations est fort appréciée.

La table d'honneur de cette soirée

Bien que le banquet a eu lieu une heure plus tard que prévu, ceci en raison de la répétition du chœur mixte, Nelly et Michel Pythoud, les tenanciers de l'Hôtel de la Croix- Fédérale, ont réussi à servir un succu¬

lent menu à tous les invités. Au cours de ce repas, nous avons entendu des allocutions de MM. François Grand- jean, le dynamique président de la fanfare, qui brossa l'historique de la société; Francis Favre, premier prési¬

dent et actuel syndic de Le Crêt, qui évoqua quelques souvenirs de la fondation; l'abbé Marcel Ménétrey,

curé de la paroisse, qui précisa que la musique est un idéal qu'il faut perpé¬

tuer parmi les jeunes; André Perroud, syndic de Grattavache; Ernest Grand- jean, député, au nom des membres d'honneur; Gérard Vial, président de paroisse, au nom des membres fon¬

dateurs; etc., etc., etc. Ces derniers ont reçu chacun une magnifique channe en guise de récompense pour leur dévouement à la cause de la musique. Un cadeau a également été remis à Mme Anne-Marie Currat, marraine du drapeau, en reconnais¬

sance de sa générosité. MM. Michel Currat de Le Crêt et Guy Currat de Semsales ont été complimentés pour leurs vingt-trois ans de sociétariat.

Une fois de plus, la fanfare de Le Crêt a fraternisé dans une atmosphère que l'on peut qualifier sans ombrage d'exceptionnelle. Oui, tant qu'il y aura des hommes et des femmes qui feront de la musique, l'avenir de la société sera assuré. C'est dans cet esprit que la fanfare «La Lyre» continuera sa mission avec l'espoir que son rayon¬

nement apporte du bonheur à tous ses membres.

Et la fête continua jusqu'au petit matin aux accents de l'orchestre

«A.M.A. 'song» et son chanteur Dédé.

(Texte et photos G. Bd)

Directeurs et membres du comité

OMEGA QUARTZ

Les membres fondateurs de «La Lyre» et la marraine du drapeau â

Cinq francs par répétition

Le premier comité était formé de MM.

Francis Favre, président; Romain Pittet, vice-président; Marcel Vial, secrétaire; Henri Clerc, caissier; Gil¬

bert Cardinaux, adjoint.

Le premier directeur était M. Louis Pittet que la société rémunérait à raison de cinq francs par répétition y compris le déplacement. L'actuel di¬

recteur est M. Bernard Piccand, qui s'occupe également de la formation des cadets et des débutants.

grauwiller fribourg Montres G Bijoux Avenue de la Gare 7

Références

Documents relatifs

Cette fête se déroulera sur deux week-ends, soit les 21 et 22 juin pour les concours individuels, le 28 juin pour les concours de sections et dames, le dimanche 29 juin pour les

Plus près du ciel et du soleil irPour vivre heureux, dit le proverbe, vivons cachés!» Mais aujourd'hui, est-il encore possible de passer plus ou moins incognito, de vivre

C'est sous le légendaire soleil sierrois et avec une température plus qu'agréable que les Amicales valaisannes se sont rencontrées pour leur traditionnel tournoi de pétanque, qui

On y découvre que notre Sarine a sa source en Valais et appartient ainsi à quatre cantons suisses; qu'elle sort du même glacier, elle qui s'en va vers le Rhin, qu'une

ciété, si elle continuera sa profession, qu'elle aime le cinéma, déteste le ski, supporte mal le fœhn, sommeille au petit matin et aime se coucher tard. Mais savez-vous qu'il

Les trois voies de test du Centre de sécurité routière de Veltheim, où depuis janvier 1978 ont lieu des cours pour une conduite meilleure et plus sûre, destinés aux gens conscients

Dans notre canton, la course Morat - Fribourg (16,4 km) réunit chaque automne les meilleurs athlètes de notre pays. Dans le domaine des sports pratiqués par les Fribourgeois,

Un couple uni depuis quarante ans Quarante ans de mariage! Quel couple ne rêve-t-il pas de pouvoir fêter un tel événement, signe indélébile d'une magnifique victoire sur les