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a∈A kerh(a), c’est un sous espace vectoriel deE

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Academic year: 2022

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(1)

——– Corrig´e ——–

Centrale MP 2010, Maths I

——– Partie I ——–

I.A —

I.A.1

a) ´El´ementaire mon cher Watson !

b) Six1, x2EetλKalors pour toutyE

h(x1+λx2)(y) =ϕ(x1+λx2, y) =ϕ(x1, y) +λϕ(x2, y) = h(x1) +λh(x2) (y).

et donch(x1+λx2) =h(x1) +λh(x2).

I.A.2

A⊥ϕ= \

a∈A

kerh(a), c’est un sous espace vectoriel deE.

I.A.3

kerh= xE

yE, ϕ(x, y) = 0 =E⊥ϕ, dimE= dimE=n donch est un isomorphisme si et seulement si E⊥ϕ={0}.

I.A.4

a) Sachant que pour tout forme lin´eaire f deE, f =

n

X

i=1

f(ei)ei, Il suffit d’´ecrire pour tout (i, j)[[1, n]]2

h(ej) =

n

X

i=1

h(ej)(ei)ei =

n

X

i=1

ϕ(ei, ej)ei

N.B :du fait queϕest sym´etrique, sa matrice mat(ϕ, e) = ϕ(ei, ej)

ij

est sym´etrique.

b) La matrice de h(x) en tant qu’´el´ement deE dans la basee est le vec- teur colonne [h(x)]e = mat(h, e, e)X = ΩX, sa matrice en tant que forme lin´eaire de E dans la base e est le vecteur ligne mat(h(x), e) =

t[h(x)]e=tXtΩ =tXΩ

Et ainsiϕ(x, y) =h(x)(y) = mat(h(x), e)Y =tXΩY. N.B :si on noteX= (xi)i,Y = (yi)i et Ω = (aij)ij alors

ϕ(x, y) =tXΩY = X

16i,j6n

aijxiyj ()

En outre, puisque mat(h, e, e) = mat(ϕ, e) et queϕest non d´eg´en´er´ee si seulement sihest un isomorphisme alors

ϕ est non d´eg´en´er´ee⇐⇒mat(ϕ, e) est inversible

I.B —

I.B.1

Soitq∈ Q(E), par d´efinition deQ(E), il existe une forme bilin´eaire sym´etrique ϕ deEtelle queq=qϕ. Si maintenantψ est une forme bilin´eaire sym´etrique v´erifiant la mˆeme conditionq=qψ, l’identit´e de polarisation donne :

(x, y)E2, ϕ(x, y) = 1

2 q(x+y)q(x)q(y)

=ψ(x, y) et doncψ=ϕ.

I.B.2

On va noter respectivementϕetϕles formes polaires des formes quadratiques q etq.

Supposons qu’il existe une isom´etrief de (E, q) dans (E, q). Soiteune base quelconque de Eet soite son image par l’isomorphismef.

Pour tout vecteurei deeet son imageei parf ,q(ei) =q(f(ei)) =q(ei) et donc par polarisation

(i, j)[[1, n]]2, ϕ(ei, ej) =ϕ(ei, ej).

ce qui signifie que mat(q, e) = mat(q, e).

eciproquement, supposons qu’il existe des basesedeEete deE telles que mat(q, e) = mat(q, e) et notons Ω cette matrice.

Soit f l’unique application lin´eaire de E dans E qui transforme e en e. mat(f, e, e) = In donc pour tout x E, si X =

x

e alors f(x)

e = X et par suiteq f(x)

=tXΩX=q(x).

f est donc une isom´etrie deEsurE. I.B.3

Pour toutx=

2p

X

i=1

xiciK2p,qp(x) = 2

p

X

i=1

xixi+p.

a) On pose pour toutx=

2p

X

i=1

xiciK2pety=

2p

X

i=1

yiciK2p ϕp(x, y) = 1

2(q(x+y)q(x)q(y)) =

p

X

i=1

(xiyi+p+xi+pyi) On v´erifie que ϕp est une forme bilin´eaire sym´etrique, et que qp est la forme quadratique qui lui est associ´ee.

(2)

La lecture de la matrice de qp peut ˆetre faite directement `a partir de l’expression deϕp(x, y) selon la formule (), question (I.A.4.b).

mat(qp, c) = 0 Ip

Ip 0

!

On notera dans la suite de ce corrig´eJpcette derni`ere matrice.

b) qpest non d´eg´en´er´ee puisque elle repr´esent´ee par la matrice inversibleJp

(det(Jp) = (1)p) dans la base canonique deK2p.

Si maintenant (F, q) est un espace de Artin, il est isom´etrique `a (K2p, qp).

q etqpseront donc repr´esent´ees par une mˆeme matrice Ω dans des bases bien choisies deF et deK2p.qpest non d´eg´en´er´ee donc toutes ses matrices sont inversibles. Ω est donc inversible et par suiteq est non d´eg´en´er´ee.

c) En remarquant que mat(q, c) =I2p, il suffit de trouver une baseedeC2p telle que mat(qp, e) = I2p. Ce qui peut nous faire penser `a une certaine m´ethode de Gauss (vue pour les formes quadratiques eelles... quand mˆeme).

Soitx=

2p

X

k=1

xkckC2p, qp(x) = 2

p

X

k=1

xkxk+p = 1 2

p

X

k=1

(xk+xk+p)2(xkxk+p)2

= 1

2

p

X

k=1

(xk+xk+p)2+

p

X

k=1

(ixkixk+p)2

!

= 1

2

p

X

k=1

(xk+xk+p)2+1 2

2p

X

k=p+1

(ixk−pixk)2 On consid`ere alors la famille de formes lin´eaires Ψ = (ψ1, ψ2,· · ·, ψ2p) d´efinies par

ψk(x) = 1

2(xk+xk+p) sik[[1, p]] etψk(x) = 1

2(ixk−pixk) sik[[p+ 1,2p]].

de telle sorte que qp(x) =

2p

X

k=1

ψk(x)2. D´efinitions qu’on peut r´esumer matriciellement par

matc(Ψ) = 1

2

Ip iIp Ip iIp

!

On note P cette derni`ere matrice.

Proc´edure de routine (op´eration par blocs,L2L2L1) :

Ip 0

Ip Ip

Ip iIp Ip iIp

=

Ip iIp 0 2iIp

soit

Ip iIp Ip iIp

= (2i)p

Donc detP 6= 0 et par suite Ψ est une base de E. Si e est sa base ant´e-duale, alors pour toutx=

2p

X

k=1

ykek=

2p

X

k=1

ψk(x)ekE

qp(x) =

2p

X

k=1

y2k. et donc mat(qp, e) =I2p C Q F D.

N.B : Rien n’empˆeche d’utiliser la m´ethode de Gauss pour une forme quadratique q d’un C-ev E. Elle permettrait de prouver l’existence d’une base de formes lin´eaires (ψ1, ψ2, . . . , ψn) et de scalaires complexes α1, α2, . . . , αntels que

xE, q(x) =

n

X

k=1

αkψk(x)2

qest alors non d´eg´en´er´ees si et seulement si tous les coefficientαksont non nuls, et dans ce cas en consid´erant pour tout k[[1, n]], un complexe βk tel queβ2k=αk,ψk= 1β

kψk ete la base ant´e-duale de (ψ1, ψ2, . . . , ψn), nous aurions

x=

n

X

k=1

ykek, q(x) =

n

X

k=1

y2k Ainsi par “transitivit´e”, siK=Cet dimEest paire alors

(E, q) est un espace de Artin⇐⇒q est non d´eg´en´er´ee d) L`a on se retrouve en terrain connu, celui des formes quadratique r´eelles.

Il suffit de trouver une basee deR2ptelle que

mat(qp, e) = mat(q, c) = Ip 0 0 Ip

!

ou encore une base e telle que pour tout x =

2p

X

i=1

yiei, qp(x) =

p

X

i=1

yi2

2p

X

i=p+1

y2i. On reconnait l`a l’´ecriture canonique d’une forme qua- dratique de signature (p, p). il suffit donc de montrer que la signature de qpest (p, p).

(3)

Soitx=

2p

X

i=1

xiciR2p

qp(x) = 1 2

p

X

i=1

(xi+xi+p)21 2

2p

X

i=p+1

(xi−pxi)2 il reste `a justifier que la famille de formes lin´eaires (ψ1, ψ2,· · ·, ψ2p) d´efinies par

ψ(x) =xi+xi+k sii[[1, p]] et ψi(x) =xi−pxisii[[p+ 1,2p]]

est libre. Pour cela, il suffit de justifier que la matrice P = Ip Ip

Ip Ip

!

est inversible.

N.B :L`a encore, en d´eployant un raisonnement similaires `a celui fait `a la fin de la question pr´ec´edente, on prouve que siK=Ret dimE= 2palors (E, q) est un espace de Artin⇐⇒la signature deq est (p, p).

e) Soit (F, q) un espace de Artin de dimension 2p, et soit donc f une isom´etrie de (K2p, qp) sur (F, q).

Le sous espace vectorielV = Vect{c1, c2,· · ·, cp}deK2pest de dimension pet il v´erifie :xV, qp(x) = 0.

Son imagef(V) est un sous espace vectoriel deF de dimensionp(f est un isomorphisme) et elle v´erifie :xV, q(f(x)) =qp(x) = 0.

——– Partie II ——–

II.A —

II.A.1

a) Soit ψ E. h est un isomorphisme puisque q est non d´eg´en´er´ee, soit donc l’unique vecteurxEtel queψ=h(x).

On peut alors ´ecrireψ=

n

X

i=1

h(x)(ei)ei =

n

X

i=1

ϕ(x, ei)ei et par suite ψVect

ep+1, ep+2,· · ·, en ⇐⇒ ∀i[[1, p]], ϕ(x, ei) = 0⇐⇒xF. et donc :ψVect

ep+1, ep+2,· · ·, en ⇐⇒ψh(F) Ainsih(F) = Vect

ep+1, ep+2,· · ·, en

b) hest un isomorphisme donc dimF= dimh(F) =np. soit dimF + dimF=n

c) Soit x F alors pour tout y F, ϕ(x, y) = 0 et donc x (F). Ce qui montre queF (F). Ensuite les relations dimF+ dimF= dimF+ dim(F)=ndonnent dimF = dim(F) et ainsi (F)= F.

II.A.2

a) Un vecteur de (F +G) est orthogonal `a tout vecteur de F et `a tout vecteur deGdonc (F +G) FG et inversement un vecteur qui est `a la fois orthogonal `a tout vecteur deF et `a tout vecteur deGva ˆetre orthogonal `a tout vecteur deF +G, soitFG(F +G).

Alors (F +G)=FG

b) Il suffit d’appliquer le r´esultat du a) `a F etG et de passer ensuite `a l’orthogonal.

II.A.3

Notons queFϕF = xF

yF, ϕ(x, y) = 0 =FF.

12) Supposons queF est non singulier.ϕF est donc non d´eg´en´er´ee et donc d’apr`es (I.A.3),FϕF ={0}soitF F={0}.

23) Supposons queF F={0}. Nous avons dimF + dimF= dimE doncF F=E.

34) Supposons que F F = E. Alors F (F) = {0} et donc (F)ϕF⊥ = {0}. Alors ϕF est non d´eg´en´er´ee et donc F est non sin- gulier.

41) Supposons que F est non singulier. L’implication 1 4) ayant ´et´e justifi´ee, il suffit de l’appliquer `aFpour s’assurer queF est non singulier.

II.A.4

Supposons queF etGsont orthogonaux et non singuliers.

Notons que le fait queF etGsoient orthogonaux signifie queF G. Puisque GG={0}alorsFG={0}et donc la sommeF +G est bien directe.

Soit maintenantx(FG)(FG), et posonsx=xF +xG o`uxF F etxGG.

(FG)=FGdoncxFG.

xFdonc pour toutuF,ϕ(x, u) =ϕ(xF, u) = 0, et doncxF FF. F est non singulier doncxF = 0.

De mˆemexCdonnexG= 0.

Alorsx= 0 et donc (FG)(FG)={0}.FGest donc non singulier.

II.B —

II.B.1

Avec les formes quadratiques deR2,q(x, y) = 2xy etq(x, y) =x2y2, nous avons

(4)

ϕ (x, y),(x, y)

=xy+yx etϕ (x, y),(x, y)

=xxyy (1,1),(1,1)

est une base q-orthogonale de R2, (1,0),(0,1)

en est une base q-orthogonale.

II.B.2

Soite1= (a, b) un vecteur non nul deR2et voyons s’il peut exister un vecteur e2 = (x, y) tel que (e1, e2) soit une base de R2 `a la fois q-orthogonale et q-orthogonale. On devrait avoir

(S)

bx+ay= 0 axby= 0

ce syst`eme lin´eaire a pour d´eterminant δ = b2a2. e1 est non nul donc δ6= 0. (S) a donc pour unique solution la solution nulle.

Ainsi il n’existe aucune base de R2 qui soit `a la fois q-orthogonale et q- orthogonale.

II.B.3

D’apr`es des r´esultats d´emontr´es dans la premi`eres parties pour toute base e de E, mat(h, e, e) = ϕ(ei, ej)

ij. On voit ainsi que e est une base q- orthogonale si et seulement si mat(h, e, e) est diagonale. Plus exactemente estq-orthogonale si et seulement si

mat(h, e, e) = diag q(e1), q(e2),· · ·, q(en) .

Notons aussi que puisque q est non d´eg´en´er´ee mat(h, e, e) est inversible et donc dans le cas o`u e est une baseq-orthogonale alors q(ei)6= 0 pour tout i[[1, n]].

Supposons que eest une base `a la fois q-orthogonale etq-orthogonale de E alors

mat(h−1h, e) = mat(h−1, e, e) mat(h, e, e) = diag q(e1)

q(e1),q(e2)

q(e2),· · ·,q(en) q(en)

mat(h1h, e) est diagonale donc la basee est form´ee de vecteurs propres deh−1h.

II.B.4

Supposons queh−1h admetnvaleurs propres deux `a deux distinctes, il est donc diagonalisable. Soit eune base de diagonalisation et posons pour tout i [[1, n]]h−1h(ei) = λiei ou encore h(ei) =λih(ei). Vu la d´efinition des applicationsheth ceci signifie que

i[[1, n]],xE, ϕ(x, ei) =λiϕ(x, ei)

Ainsi pour tout p [[1, n]], un vecteur x qui serait orthogonal aux vecteurs e1, e2,· · ·, ep pourq le serait aussi pourq.

Posons alors pour tout p [[1, n]], Vp = Vect{e1, e2,· · ·, ep}. Si p > 2 alors VpVp−1 est non nul, car sinon nous aurions dimVp+ dimVp−1 6 n soit

p+ (np+ 1) = n+ 1 6 n. Consid´erons alors une famille de vecteurs (u1, u2,· · ·, un) telle que

u1=e1

upVpVp−1\

0 sip>2

Pour tout p>2, up est orthogonal aux vecteurse1, e2,· · ·, ep−1pour q donc aussi pourq et donc il est ort hogonal aux vecteursu1, u2,· · ·, up−1 (car ils sont tous dansVp−1= Vect{e1, e2,· · ·, ep−1}) pourq et pourq. Au final la famille (u1, u2,· · ·, un) est `a la foisq-orthogonale etq-orthogonale.

II.C —

II.C.1

xE tel quex6= 0 etq(x) = 0. (on dit quex est un vecteurq-isotrope).

a) q est non d´eg´en´er´ee, donc x / E, il existe donc au moins un vecteur v E tel que ϕ(x, v) 6= 0. En posant z = (1/ϕ(x, v))v nous avons ϕ(x, z) = 1.

b) Avecy=z(q(z)/2)x nous avons q(y) =q(z) +q(z)2

4 q(x)2.q(z)

2 .ϕ(z, x) = 0

c) ϕ(x, y) =ϕ(x, z)(q(z)/2)q(x) =ϕ(x, z) = 1. Doncyest non colin´eaire

`

axcar sinon nous aurionsϕ(x, y) = 0.

Soit Π le plan engendr´e parxety. Pour tout vecteurv=αx+βyΠ q(v) =α2q(x) +β2q(y) + 2αβϕ(x, y) = 2αβ Alors Π, q

est un espace de Artin.

II.C.2

F un sous-espace vectoriel singulier deEet (e1, e2,· · ·, es) une base deFF. Gun suppl´ementaire deF FdansF :F = FF

G.

a) F= F+F

G doncF F=

F (F+F)

G=FG. Comme G F alors G G F F, mais G G G et G(F F) ={0}doncGG={0}.

D’apr`es la question (II.A.3),Gest non singulier.

b) Sis= 1,FF=Ke1.e1F doncϕ(e1, e1) = 0 et pour toutvG, ϕ(e1, v) = 0. Doncq(e1) = 0 ete1G.

Consid´erons la restrictionq1deq surG

D’apr`es la question (II.C.1) il existe un plan artinienP1pourq1dansG contenante1.P1est naturellement orthogonal `aGpourq. Ce qu’on nous voulions d´emontrer.

(5)

Si s>2, supposons que la propri´et´e est vraie pour tout sous-espaceF tel que dimFF′⊥=s1.

PosonsF= Vect{e1, e2,· · ·, es−1}etE= (GKes). GKes F doncFE.FF FFdoncFE.

De plusF F etFF′⊥ doncF F′⊥ soitFF′⊥ =F.{0} est le seul suppl´ementaire deFF′⊥dansF.

dimFF′⊥=s1 donc par hypoth`ese de r´ecurrence il existe des plans artiniensP1, P2,· · ·, Ps−1 dansE qui sont deux `a deux orthogonaux et qui pour chaquek[[1, s1]], Pk contientek.

Ses plans, puisqu’ils sont dansE, sont tous orthogonaux `aGet au vec- teures.

Consid´erons maintenant le sous-espace E′′ = (GP1⊕ · · · ⊕Ps−1). esE′′etq(es) = 0 donc il existe un plan artinienPs deE′′contenant es

Finalement

Pour toutk[[1, s]],Pk est un plan artinien contenantek.

Les plansPk sont deux `a deux orthogonaux

Ils sont tous orthogonaux `aG.

C Q F D

II.C.3

F =GP1⊕ · · · ⊕Ps, les plansPk ´etant deux `a deux orthogonaux et tous orthogonaux `aG.

SoitxF Fet posons x=y+

s

X

k=1

xk, o`uyGetxkPk pour toutk[[1, s]].

Soit vG.xFG, donc ϕ(x, v) = 0. Les plansPk sont orthogonaux

`

aG donc pour toutk[[1, s]], ϕ(xk, v) = 0.

On en d´eduit queϕ(y, v) = 0 et ceci pour toutv G. Alors yGG et doncy= 0.

Ensuite, soit pourk[[1, s]], un vecteur quelconquevkdePk, alorsϕ(x, vk) = 0 puisqueFPk, etϕ(xi, vk) = 0 sii6=kpuisque dans ce casPk est ortho- gonal `aPi.

D’o`u ϕ(xk, vk) = 0, et ceci pour tout vk Pk. Mais (Pk, q/Pk) est artinien doncq/Pk est non d´eg´en´er´ee, par suitexk= 0.

Finalementx= 0, et doncF F={0}.

II.C.4

Notonsqu’en g´en´eral :

F =GP1⊕ · · · ⊕Ps donc dimF = dimG+ 2s= dimF + dimF F.

q/F = 0⇐⇒ϕ/F×F = 0⇐⇒ ∀(u, v)F2, ϕ(u, v) = 0⇐⇒F F. Ainsi siq/F = 0, alors dimF 6ndimF et donc dimF 6n/2.

II.C.5

Supposons quen= 2p.

Supposons que (E, q) est un espace de Artin, il existe donc une basee deE telle que

x=

2p

X

i=1

xieiE, q(x) =

p

X

i=1

xixi+p

Si on pose F = Vect{e1, e2,· · ·, ep}, on voit alors que pour tout x F, q(x) = 0. dimF =pet nous avons bienq/F = 0.

eciproquements’il existe un sous-espace vectorielF deEde dimensionp et tel queq/F = 0.

F FdoncFF=F et doncF =P1P2⊕· · ·⊕Ppo`uP1, P2,· · ·, Ppsont des plans artiniens deux `a deux orthogonaux. Nous avons alors dimF = 2pet doncF =E.

Soit pour tout k une base (ek, uk) de Pk telle que q(ek) = q(uk) = 0 et ϕ(ek, uk) = 1.

b= (e1,· · ·, ep, u1,· · ·, up) est une base deE, puisqueE=P1P2⊕ · · · ⊕Pp. Maintenant pour tout x = Pp

k=1(xkek + xk+puk) E, les vecteurs xkek + xk+puk ´etant deux `a deux orthogonaux (car les plans Pk le sont) on aura

q(x) =

p

X

k=1

q xkek+xk+puk

= 2

p

X

k=1

xkxk+p

AinsiEest un espace de Artin.

N.B : avec dimE= 2pet dimF =pet donc aussi dimF=p q/F = 0⇐⇒F F⇐⇒F =F

esumons :SiEest unK-ev de dimension 2pmuni d’une forme quadratique q, alors

(E, q) est un espace de Artin⇐⇒

qest non d´eg´en´er´ee

il existe un sev F deE tel queF=F

——– Partie III ——–

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