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Étude du rayonnement de conversion interne de l’ionium

P. Falk-Vairant, J. Teillac

To cite this version:

(2)

ÉTUDE

DU RAYONNEMENT DE CONVERSION INTERNE DE L’IONIUM Par P. FALK-VAIRANT et J. TEILLAC,

Laboratoire Curie

(Institut

du

Radium).

Sommaire. 2014 Par la méthode des coïncidences 03B1-électrons de conversion, on montre que le nombre

d’électrons de conversion émis par I00 désintégrations dans la désexcitation du niveau de 68 keV du Ra

est égal à 22. Ces résultats sont en accord avec ceux prévisibles par l’étude de la structure fine 03B1 et du rayonnement 03B3.

JOURNAL PHYSIQUE TOME

12,

JUIN

1951,

1. Introduction. - La transition d’un niveau

nuel6aire a un des niveaux

d’6nergie plus

faible se

fait,

en

general,

par emission de

photons

ou

d’61ec-trons de conversion. Si l’on

d6sigiie

par N la

proba-bilit6 d’excitation d’un

niveau,

N, et

NY

les

proba-bilit6s d’emission d’un electron de conversion et

d’un

photon

a

partir

de ce

niveau,

on a

La verification de cette identite est

particulièrement

simple

dans le cas .des 6metteurs a dont le

spectre

est constitue par deux raies. N est alors donne par

1’etude au

spectrographe

magn6tique

du

rayon-nement cx et l’on

peut

mesurer

indépendamment

en valeur absolue Nt et

Ny.

Cette v6rification n’a

cependant jamais

ete faite

systematiquement.

Nous

rappelons

ci-dessous les

principaux

resultats

expérimentaux.

«

"

«

ThC-

ThC". - Dans la

désintégration ThC-+ ThC’I

qui

presente

un etat excite de

4o kev,

Kinsey [2]

trouve un accord

satisfaisant

en admettant la valeur de F’lammersfeld

[3]

de

o,59

électrons de

conversion par

désintégration,

valeur en

complet

d6saccord avec celles de

Gurney

[4] (o,i8

electrons

de

conversion)

et de Arnoult

[5] (o,23

electrons de

conversion).

Ces travaux sur le

depot

actif du Th

sont evidemment

compliqu6s

par la

presence

d’un

grand

nombre d’autres

rayonnements.

0’

RTh -+ ThX. - Récemment S.

Rosenblum,

M. Valadares et M.

Perey

[6]

ont determine avec

precision

la

probabilité

d’excitation du seul niveau

a

nucl6aire de

87

keV de la transition RTh - ThX

(1),

et montre que N ==

o,9.8

± o,oi. Or

N,

mesur6 au

moyen d’un

compteur

Geiger

a ete trouve

6gal

à

o,025

[7]

et Ne determine a l’aide d’un

spectrographe

et d’un electrometre Hoffmann

6gal

a o,065

[8].

Des mesures a la

plaque

photogra-phique [9]

ont donne la valeur Ne =

0,076

et paru

confirmer que la relation

(1)

n’6tait pas v6rifi6e.

x

Ra- Rn. - Cette transition

presente

un seul

6tat excite de 188 keV pour

lequel

une 6tude r6cente

de la structure fine a donne N ==

6,9

pour 100,

Stahel et Johner

[1],

de leur 6tude sur le

rayonnement

y concluent

Nr==i,i8

pour ioo et

N,=o,56

pour Ioo.

K

io-*Ra. - L’ionium

présente

trois raies de

structure fine a

69,

1 8o et 260 keV du niveau fonda-mental

[10, 11]

d’intensit6

respective

24 :

0,7 et 2

%

des

désintégrations.

On

peut

ici,

negliger

les deux

raies de faible intensite. Ward

[12]

avait

montre que le

rayonnement y

6mis dans la transition

a

io-->-Ra etait tres peu intense. M-6 I. Curie

[11]

et M. Riou

[13]

ont

precise

1’energie et

le nombre

(1) En realite le;schema de désintégration est peut-6tre plus complexe et l’on doit choisir entre

mais la structure fine quoique peut-6tre en faveur du premier schema n’a pu donner jusqu’A present d’indication définitive.

Quoiqu’il en soit il nous suffit, ici, d’admettre qu’il existe un seul niveau vers 87 keV.

(3)

660

de

quanta

par

desintegrations

et ils ont obtenu les resultats

suivants :

Le Y de 68 keV

correspond

tres bien a la

premiere

raie de structure fine et sa faible intensite montre

qu’il

doit etre fortement converti

(sur

24

etats excites par oo

désintégrations,

23 doivent 6mettre

un electron de

conversion).

L’6tude

des electrons de conversion a

d6jA

été

entreprise

a

I’appareil

Wilson

[14]

puis

a la

plaque

photographique [15].

11 ressort de ces

experiences

que les electrons de

conversion sont dus presque exclusivement a la

conversion

du y

de 68 ke V dans les couches I, et M.

Cependant

l’intensit6 de i o à 11 i electrons de

conver-sion par oo

disintegrations

ne s’accorde

pas

avec

les resultats des travaux sur la strncture fine et le

rayonnement y

(2).

Enfin

signalons

que la mesure du

rayonnement

L

ex cx

effectuée pour les

transitions

Io ->- Ra et RTh - ThX laissait penser que le nombre d’excitations. de la couche L etait

sup6rieur

au nombre d’61ectrons de conversion observes et

correspondait

sensiblement

au nombre d’61ectrons

qui

auraient dii etre observes

d’apres

la relation

(1).

11 nous a donc semble utile de verifier par une nouvelle methode le nombre d’61ectrons de

conver-sion 6mis par

désintégration.

Dans le

present

travail nous avons 6tudi6 le

rayonnement

de conversion de l’ionium.

2. Méthode

expérimentale

et

appareillage.

-Nous avons

employ6

la m6thode des coincidences cx-électrons de conversion avec un

systeme

de deux

«

compteurs

en croix o

( f g. I).

Fig. i.

La matiere constituant la source etait

plac6e

entre deux

disques

d’aluminium de

ifioe

de

milli-metre

d’6paisseur

avec un trou central de 3 mm de

diametre. Ces

disques

étaient introduits entre les deux

compteurs,

dans le

logement

L

(fig.

j)

tel que,

lorsque

les deux

compteurs

étaient en

fonction-nement,

la source se trouvait a environ

9-/ioe

de (2) Nous rappeherons dgalement que pour le RaD de

nombreuses valeurs contradictoires ont ete publi6es pour les electrons de conversion de 1’6tat excite de 47 keY (voir

bibliographie dans L. CRANBERG, ,Phys. Rev., 1950, 77, p. 1 5 5).

millimetre dc la

paroi

interne des

compteurs.

Ces

disques pouvaient

etre recouverts d’6cran

d’6pais-seur variable. Dans un tel

systeme :

I’angle

solide utilise par

compteur

est

approxi-mativement 2r

(ce

point

sera discute

plus loin);

les

compteurs

ne travaillent que dans leur

partie

centrale.

Ces deux

compteurs

étaient

plac6es

sous une cloche de

grand

volume que nous

remplissions

avec

le

melange

classique

(i

cm

d’alcool,

g cm

d’argon

commercial).

Les

préamplificateurs, amplificateur

a coincidence et échelles étaient ceux fournis par le Commissariat

a

I’P-nergie

atomique.

Ce

syst6me

nous

’permettait

de

compter

simultanémerit les

impulsions

arrivant

dans

chaque

compteur

et les coincidences. Les

paliers

étaient environ de 200 V avec une

pente

de 1’ordre

de 2 pour 10o et nous avons vérifié

qu’avec

des

particules

(x ils étaient

identiques

a ceux

obtenus

avec des electrons.

I

Le mouvement propre dans

chaque compteur

etait d’environ 3o c : mn et le mouvement propre

en coincidence de 3 c : mn.

3. Mesures avec une source de

polonium

Pour 6tudier le

comportement

des « dans nos

compteurs

nous nous sommes servis de sources

de Po. Certaines de ces sources étaient

d6pos6es

sur

des

supports

d’or ou

d’aluminium,

d’autres sur un

support

d’environ

o,13 mg : cm2

de

polyvinyl.

ABSORPTION DES (x DANS Au ET Al. - Les courbes

d’absorption (fig. ?

et

3)

peuvent

etre sehématisées par la

figure

4.

On remarque sur ces courbes trois zones distinctes

que nous

interpr6tons

de la

facon

suivante :

I. Zone a. - Variation du nombre d’ce due a la

variation

d’angle

solide. Les

(x

ayant

tous le meme parcours

l’angle

solide w varie lin6airement avec

1’6paisseur

h de l’écran

(fig. 5).

Si N est le nombre d’cx 6mis par la source dans

I’angle

47!,

le nombre

compte

n,

apres

l’interposition

d’un ecran

d’6paisseur h

est

n = ’l’( - °°),

2 -B

oii R est le parcours de 1’C(.

L’extrapolation

de la

droite a

l’origine

donne

N -

Une verification faite

2

en mesurant l’intensit6 de la source avec un

6lectro-m6tre donne la meme valeur a 2 pour i oo

pr6s.

L’intersection de la droite avec I’axe des abscisses

donne le parcours R des (x dans

I’absorbant.

Nous

avons ainsi trouve pour les oc du Po :

RAu = 17,9 :--[: o, 3 M g : CM2,

RAI == 5,9::i-- 0, 1 Mg: CM2

en accord avec les valeurs couramment admises

[161.

II. Zone b. -

(4)

rigou-reusement

6gal

a 2r

(fig. 6),

Ie nombre d’a, pour

des 6crans

d’6paisseur

tres faible est constant.

(En

realite la source S n’est pas

ponctuelle,

la

Fig. 3. - Absorption des a du Po dans A].

Fig. 2. -

Absorption des x du Po dans Au.

Fig. 4.

Fig, 5.

zone b n’est donc pas une droite

horizontale,

de

plus,

dans cette zone comme dans la zone c, les

mesures sont rendues incertaines du fait de

l’inhomo-gdn6it6

des

6crans).

La

grandeur

de la zone b nous

permet

de determiner

approximativement

l’angle

solide

experimental

utilise : on trouve

Fig. 6.

moyenne des valeurs obtenues

d’apr6s

les courbes

d’absorption

dans Au et Al. III. Zone c. 2013 Elle

repr6sente

1’absorption

des noyaux de recul

(voir

coincidences dans

Po).

4. Coincidences avec une source de

polonium.

- Pour étudier les coincidences dues au

rayon-nement secondaire

produit

par les a dans les 6crans,

nous avons

employ6

une source de Po

d6pos6e

sur

un’support

de o, 1 ,3 mg : cm2 de

polyvinyl.

De

chaque

cote de cette source nous

placions

des 6crans

iden-tiques.

La

figure 7 repr6sente

le nombre de coinci-dences en fonction de

l’épaisseur

de ces ecrans.

Fig. -

Absorption des coincidences avec Po dans Al et Au (sym6trique).

1)ans le cas de l’or on

interprete

ces coincidences

comme 6tant dues

uniquement

aux noyaux de recul.

Avec l’aluminium on observe des coincidences

j usqu’a

environ 5 mg : :. cm2.

i° En

placant

d’un cote de la source un ecran

de I mg : eM2 d’Au et de l’autre des 6crans variables

d’Al ;

on n’observe aucune

coincidence,

ce

qui

montre

que ces coincidences sont dues a un

rayonnement

secondaire

produit

par les a dans

l’aluminium...-Fig. 8. - Les 6crans a et b sont fixes.

a, 2,5 mg : cm2 d’Al; b, 1,2 mg : cm2 d’Au; c, deran de nature

et d’epaisseur variables.

20 Pour 6tudier

l’absorption

de ce

rayonnement

la source etait

plac6e

entre des 6crans divers comme

(5)

662

De cette

manière

le

compteur

1 ne

compte

que les « et les coincidences ne

peuvent

avoir lieu

qu’entre

un « du

compteur

1 et le

rayonnement

secondaire

produit

par cet oc dans 1’ecran a.

Si

N1

et

N2

sont

respectivement

le nombre de

Fig. 9. - Absorption des coincidences avec Po

(dissymétrique).

coups

compt6s

par les

compteurs

1 et 2 et N,!* le nombre de

coincidences,

on

peut

ecrire les rela-tions suivantes :

oil

N,

nombre de

désintégrations

par unite de

temps;

A =

wts;

M,

angle

solide;

i, facteur de transmission de

1’ecran;

ê, efficacit6 du

compteur;

q,

probabilit6

d’6mission secondaire par a traversant

l’écran a.

TV Des relations

pr6c6dentes

on tire

2013

=

qky,

q 6tant

constant,

en faisant varier

l’epaisseur

de 1’ecran c on obtient

l’absorption

du

rayonnement

secondaire

(fig.

9).

On deduit de cette courbe que

le

(1:)

de ce

rayonnement

est

approximative-p al

ment 800, ce

qui correspond

grossi6rement

soit au

rayonnement

K,,

de

l’aluminium

(6nergie

des

photons

1,2 keV

environ)

soit à un

rayonnement

d’environ 5 keV.

En

remplaqant

les 6crans c d’aluminium par des

écràns

de cuivre et de

cellophane

on remarque que

le

rayonnement

est

beaucoup plus

absorb6;

on en

conclue que c’est le

rayonnement

K,,, de Al. Cette courbe montre que l’influence des coincidences dues

au

rayonnement

secondaire est

n6gligeable

(au

moins en

premiere approximation)

dans 1’etude des

coincidences (x-electrons de conversion de l’ionium

ou le taux de

coincidence

par a est

beaucoup

plus

élevé.

5. Mesures avec la source d’Io. -

PRÉPA-

°

RATION DES SOURCES. -- Nous

nous sommes servis

d’une solution de nitrate

d’ Io-Th,

contenant g,I I

pour i oo d’lo

purifi6

en

derives,

mise a notre

dis-position

par Mme I. Joliot-Curie.

Le nitrate etait dissous dans 1’alcool et

melange

a une solution de collodion. On obtenait ainsi des sources de o,3 mg : cm2

d’6paisseur,

donnant 5 ooo

à 10 ooo coups : mn dans

chaque

compteur.

ABSORPTION DANS Au ET Al. - Le

parcours des «

de Io dans Au a ete trouve

6gal

a

i4,8

±: 0,2 mg : cm2

et dans Al a

5,0

±

0,3 mg : cm2.

On sait que des electrons de

48

keV sont absorbés

.

Fig. I o. - Absorption des rayonnements de Io dans Al.

Courbe 1 : i courbe th6orique d’absorptiori des « avec un angle solide mo exactement 6gal 21t. Courbe 2 : courbe

corrig6e par comparaison avec la courbe d’absorption des a du Po.

Fig. i i. - Absorption des rayonnements de Io dans Au.

par environ 5 mg : cm2 d’Au ou d’Al. Dans ces

.

conditions des 6crans d’Au

sup6rieurs

a 5 mg : CM2

(6)

Les courbes

d’absorption

dans Al et Au sont donn6es dans les

figures

10 et 11.

Nous avons fait deux sortes de mesures.

io Mesure des coincidences en «

absorption

dissy-métrique

». - Un des

compteurs

est recouvert d’un

ecran determine d’Au ne laissant passer que les a,

l’autre,

d’un ecran

d’6paisseur

variable

d’Au ou

d’Al

(fig.

I ?J.

Fig. 12.

20 Mesure des coincidences

en’absorption

«

syme-trique

». - Des écrans

variables

de même nature

et de meme

6paissetir

sont

places

de

chaque

cote de la source.

«

Absorption

dissymétrique

». -- On

peut

repré-senter ces mesures, deduction faite des mouvements propres, par le

systeme

d’6quations

suivant :

d’où

oil

p,

probabilit6

d’6mission d’61ectrons de conversion par

disintegration;

k, = ( t co)

pour les

electrons ;

kx, k,,,,

--

(E t w)

pour les cx.

Les courbes 1 et 2 de la

figure 13 repr6sentent

,w,w,>,

k’lg. 3.

la variation de

pke

en fonction de

1’epaisseur

de l’ écran variable sur le

compteur

2,

dans le cas

de Au et Al. Le

compteur

1 etait recouvert d’uA ecran fixe de

6,3 mg : cm2 d’Au.

«

Absorption

symlrique

». - Dans

ce cas on

petit

ecrire les

equations

d’ou l’on tire

JVc

est donne

expérimentalement

entre o et 5 mg : cm2

(N, -

o pour des 6crans -> 5 mg :

cm2).

’Vk,,,

est determine sur les courbes

d’absorption

des «

de 1’Io

( fcg.

1 o et

I I).

Dans le, cas de FAu entre o

et 5 mg : cm2 et de l’Al entre o et I mg : cm2 la

valeur de .lVk(1. est

moins

precise

que la valeur

qu’on

peut

determiner entre I et 5 mg : cm2 pour Al

parce que

I’absorption

des « n’est pas lin6aire dans

oes domaines

(voir

Po).

,

Les courbes 3 et 4: de la

figure

13 donnent la variation de

pke

en fonction de

1’epaisseur

des

6crans dans Au et Al.

Résultats et discussions. 2013 io Les courbes de

la variation de

pk,

dans Al et Au ne

pr6sentant

pas

de difference fondamentale nous en concluons que

les

coincidences,

sont dues a un

rayonnement

elec-tronique.

Le parcours maximum de ces électrons obtenu au moyen des coincidences

( N 5

mg :

cm2)

corres-pond

a une

energies

de 5o keV environ.

30 Nous n’avons pas tenu

compte

des résuItats des mesures pour des éerans

d’epaisseur

inférieure

A

o,5

mg :

cm2,

les coincidences

pouvant

alors 6tre dues a des effets

perturbateurs (noyaux

de

recul).

Nous pensons donc que la limite inférieure de

1’energie

des electrons dont nous avons tenu

compte

est de 15 a 18 keV..

fi°

Cependant

les valeurs de

pke

obtenues avec Al sont

légèrement

sup6rieures

a celles obtenues avec Au.

Nous

interpr6tons

cette difference par le fait :

que nous mesurons

l’absorption

d’61ectrons non

canalises;

et que dans Al certaines coincidences sont dues

a la

production

de rayons X

secondaires,

comme 1’a montre 1’etude du Po

(cette

influence ne doit pas

etre

superieure a

2 pour

i oo).

50 On note

6galement

une difference entre

1’absorp-tion (

sym6trique

» et «

dissym6trique

». Cette diffé-rence

peut

s’expliquer

par le

phénomène

de reflexion

(backscattering).

Ce dernier se compense dans

l’absorption

sym6trique,

tandis que dans

1’absorp-tion

dissym6trique

il a tendance a

augmenter

le

nombre de coincidences.

Rappelons

que dans

l’absorption dissymetrique

un des 6crans est formé

de

6,3 mg : cm2 d’;iu

qui

arrête tous les electrons

tandis que 1’autre est forme d’Al ou

d’Au

d’6paisseur

variable inf6rieure a 5 mg : cm2. Dans

l’absorption

dissym6trique

le

phénomène

de

backscattering

est

donc

plus important

pour

(Au

6pais-Al mince),

que pour

(Au

6pais-Au mince) :

ce

qui

est nettement

visible sur le

graphique

et

qui

est en faveur de

notre

interpretation.

(7)

664

figure

13 donne une valeur de

pk,

pour l’absorbant o.

Cette valeur est

comprise

entre o,og et o,13 :

k, = wtF,;

E, efficacit6 du

compteur

que nous prenons

6gale

a I;

t, transmission de

l’éeran,

que nous prenons

egale

à i a

1’origine ;

Cd,

angle

solide effectif.

Donc pour l’absorbant o on a A-e == M. Les mesures sur le Po nous ont montre

que co est

de 1’ordre

de’o,15

X

4 1!.

Dans ces conditions

p est compris

entre o,,2o et o,2g.

Nous pensons, pour les raisons

expos6es

au

paragraphe 5

que la valeur la

plus probable

est donn6e par la courbe

d’absorption

«

symetrique

))

dans FA1 ce

qui

conduit a une valeur de p voisine

de o, 9-,2.

Ces resultats

pourraient

ctre influenc6s par une forte correlation

angulaire

entre l’oc et l’electran de conversion.

Quelques

experiences pr6liminaires

nous ont montre que si cette correlation

existe,

elle est faible.

Conclusion. 2013 Nos resultats

montrent que dans

la d6sexcitation du niveau nucl6aire de 68 keV du Ra il y a 22 electrons de conversion pour i oo

d6sin-t6grations

d’ionium. Cette valeur

correspond

bien à celle

qu’on

peut

attendre de l’étude du rayonne-ment L.

D’autre

part

la

probabilit6

d’excitation de ce

niveau nucl6aire d6duite de nos mesures et celles de I. Curie

[11]

et M. Riou

[7]

sur l’intensit6 du

rayon-nement y est donc d’environ

Ne

+

ivy

= 28 pour o0

désintégrations,

en accord

complet

avec la structure

fine oc

(N = 24).

Signalons

que par ailleurs de nouvelles. mesures

a la

plaque photographique

en collaboration avec

Mlle G.

Albouy

donnent des resultats semblables

[17].

L’un de nous fera une 6tude

critique

ties

experiences

faites a

1’appareil

Wilson.

Nous tenons a remercier le Professeur I. Joliot-Curie pour les

conseils

bienveillants

qu’elle

n’a

cess6 de nous donner au cours de ce travail. Nous remercions

également

M. Valadares pour

les nombreuses discussions que nous avons eues avec lui.

Enfin c’est

grace

aux allocations que nous a

accord6es le Centre National de la Recherche

scien-tifique

que nous avons pu effectuer ce travail.

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Acad. Sc., I948, 227, I088.

[11] CURIE I. 2014 C. R. Acad. Sc., I948, 227, I225; J. Phy-sique

Rad.,

I949, 10, 38I.

[12] WARD A. C. - Proc. Camb. Phil.

Soc., I939, 35, 322.

[13] RIOU M. - C. R. Acad.

Sc., I949, 228, 678; J. Phy-sique Rad., I950, 11, I85.

[14] TEILLAC J. 2014 C. R. Acad. Sc., I948, 227, I227.

[15] ALBOUY G., FARAGGI H., RIOU M. et TEILLAC J.

-C. R. Acad. Sc., 1948, 227, I088.

[16] GRÉGOIRE R. - Constantes sélectionnées de Physique

nucléaire, I948.

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