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Sur le rayonnement de conversion interne du 232Th
G. Albouy
To cite this version:
309
SUR
UNEMÉTHODE
D’APPROXIMATIONPOUR LES TRAJECTOIRES SINUEUSES DES LENTILLES
TRÈS
CONVERGENTESPar F. BERTEIN.
La méthode
d’approximation exposée
en[1]
s’ap-plique
mal auxtrajectoires
s(z)
des lentilles lesplus
convergentes,
car cestrajectoires présentent
uneforme sinueuse et
sont,
de cefait,
difficilement repré-sentables par despolynomes
simples.
On cherchera alors à faire
figurer
apriori
dansl’expression approchée
des(z)
une fonctionprésentant
cette sinuosité.Soit,
pour fixer lesidées,
le cas
d’une lentilleélec-trostatique
de révolution dont lepotentiel
v(z)
estsymé-trique
en z; en mettant en évidence les deuxpremiers
termes dudéveloppement
de cepotentiel
Cherchons tout d’abord la
trajectoire
fondamentale
s(z)
impaire
en z. On connaît cettesolution,
soit ce(z),
dans le cas où u(z)
z- o(il s’agit
alors duchamp
dithyperbolique);
pour
les valeurs de z non voisinesde zéro
(telles
que l’on aitU2z2 >i), oc (z)
s’écrit(*,
symbole
deconjugaison)
Revenant à la loi
(1)
complète,
latrajectoire
s(z)
cherchée est très voisine de
ex (z)
dans sapartie
sinueuse;
l’oncherchera,
parsuite,
à lareprésenter
à l’aide dudéveloppement
limitéc’est-à-dire dans les mêmes conditions de validité de
(2)
Les coefficients s, et S5 seront calculés suivant le
procédé
[1].
A cet effet on considère tout d’abordl’expression
obtenue en substituant(3)
dans lepremier
membre de
l’équation
destrajectoires;
c’est là uneforme bilinéaire p
(s,
U)
vis-à-vis des fonctions s et v et que l’onpeut
écrirel’expression (2) pouvant
être utilisée dans lepremier
terme.Il en résulte les
expressions
suivantes pour lesdivers «
moments »
Pi de p(les
moments Ul et VI des fonctions u et v se ramènent les uns aux autres et sont aisément calculables dans lecas le
plus fréquent
où u(z)
peut
s’écrire sous forme d’unpolynome
simple).
Il suffit d’annuler deux des moments
Pi,
enprincipe
ceux d’indices i =
1, 3 pour obtenir un
système
linéaire déterminant s3 et S5
les 2e membres étant connus.
L’obtention de la
trajectoire fondamentale paire
en z serait
analogue;
l’on aurait alors Sw =(2 "V )w
etles termes
supplémentaires
à fairefigurer
en(3)
seraient
s4z4
+ S6 Z6; onpeut
annuler ici les moment Pid’indices i = 1, 2.
Une méthode voisine
permettrait
la détermination destrajectoires fondamentales
desmiroirs
électrosta-tiques
trèsconvergents.
[1]
BERTEIN F. - J. Physique Rad.,I952, 13, 4I A.
Manuscrit reçu le 10 mars 19 52.
SUR LE RAYONNEMENT DE CONVERSION INTERNE DU 232Th
Par MIle G.
ALBOUY,
Institut duRadium,
Laboratoire Curie.Nous avons étudié le
rayonnement
de conversioninterne du Th232 au moyen d’émulsions Ilford G5 200 P.
sensibles aux
trajectoires
individuelles d’électrons. Cesémulsions,
préalablement
débarrassées de leurs « électrons de fond n[1]
ont étéimprégnées
etdéve-loppées
suivant lestechniques déjà
utilisées[2].
M. Bouissières nous a fourni du chlorure de Thpratiquement exempt
de RTh. Partransformation
en nitrate et addition de citrate de
soude,
nousavons
obtenu un
complexe
solubleparticulièrement
stable dans unlarge
domaine depH
[3]
etqui
nous a assuréune bonne
pénétration.
Deplus,au pH
utilisé(pH 7
à8)
la sensibilité estparfaitement
conservée.Nous avons mesuré dans une
plaque 375o
trajec-toires «
parallèles
auplan
de l’émulsion et toutes attribuables au Thd’après
leur parcours. Parmi cestrajectoires, 780
ont ùneorigine
commune avec celle d’un électron. Tous ces électronspeuvent
être consi-dérés comme associés à la transitionTh-->MsThI,
car la
probabilité
d’obtenirun fi
dedésintégration
du MsThII estnégligeable
(1).
Lafigure
1 donne larépartition
du parcours de ces électrons. Elleprésente
deux maxima vers 17 li et 27 p.,correspondant
à desénergies respectives
de l’ordre de 55 keV et 70 keVet dont la différence est
grossièrement égale
à la différence desénergies
de liaison des couches L et M du MsThI.(1) Le
rayonnementélectronique
du MsThI a uneénergie
trop faible[4]
pourqu’il
soit nécessaire d’en tenir compte.310
Par
suite,
ces deux groupespeuvent s’interpréter
comme étant dus à la conversion interne dans les couches L et M d’un
rayonnement
d’environ75
keV. Il estdifficile,
d’après
lacourbe,
d’évaluer lerap-port NeM
.port
NeL
Une
statistique plus importante
faite sur I5ooélec-trons associés à des
trajectoires
«légèrement
incli-nées par
rapport
auplan
de l’émulsion a donné des résultats semblables.Des mesures effectuées dans d’autres
plaques
ontfourni le même
pourcentage
d’électrons et la mêmerépartition énergétique.
Si l’on trace la
répartition
enlongueur
destrajec-toires ce strictement
parallèles
auplan
de l’émulsion(fig. 2),
on trouve que le parcours moyen des traces cesans électrons est
légèrement supérieur
à celui destraces ce associées aux électrons. Jarvis et Ross
[5]
ontdéjà signalé
un fait semblable dans le cas de l’Io.Il résulte des mesures ci-dessus que la transition
Th-->MsThI laisse le MsThI dans un état excité de l’ordre de
75
keV dans environ 20 pour ioo desdésin-tégrations.
Unrayonnement
de 75
keV étantvrai-semblablement très
converti,
le Th doitprésenter
une raie de structure fine à
75
keV de l’état fonda-mental dans environ 20 pour 100 desdésintégrations.
Une telle intensité est en accord avec les estimations que l’onpeut
obtenir àpartir
de la formule de Gamow. Nous avonségalement
observéquelques
x associés à,deux
électrons,
mais l’eur faible nombre nepermet
pas de les attribuer avec certitude à un
phénomène
particulier.
Une étudeplus
détailléeparaîtra
ulté-rieurement.
[1] ALBOUY G. - C. R. Acad. S., I950, 230, I35I. [2] ALNOUY G. et TEILLAC J. - C. R. Acad. Sc., I95I, 232, 325 et I952, 234, 829.[3] HAÏSSINSKT M. et YANG JENG-TSONG. - Anal. Chim.
Acta, I949, 2, 422.
[4] LECOIN M., PEREY M. et TEILLAC J. - J.
Physique
rad.,I949, 10, 33.
[5] JARVIS C. I. D. et Ross M. A. S. 2014 Proc.
Phys. Soc. A, I95I,
54, 535.
Manuscrit reçu le 5 mars I95 2.
COMPTEURS A REMPLISSAGE INTERNE POUR LA
NUMÉRATION
DEPARTICULES 03B2
DE FAIBLE
ÉNERGIE
Par MM. MICHEL GRENON et RODOLPHE
VIALLARD,
Laboratoire de ChimiePhysique,
Faculté des
Sciences,
Paris.La détection et la mesure du
rayonnement
rj
de faibleénergie,
émis par des radioéléments tels que3H,
14C et
35S@
fontappel
à descompteurs
danslesquels
l’élément est introduit sous forme de combinaison gazeuse
[1].,La
littérature relative à la détermination du tritium ne fait mention que decompteurs
àparois
métalliques,
dont lespaliers
sontparfois
très courts. Il est intéressant dedisposer
decompteurs
necompor-tant pas de cathode
métallique,
en raison des inconvé-nientsqu’entraînent
lesphénomènes d’adsorption,
ou les réactions
superficielles.
Lescompteurs
dutype
Maze
[2] remplissent
cette condition.Les
compteurs
que nous avonsréalisés,
ne faisantappel
à aucunepièce métallique préparée
par voiemécanique,
sont d’une fabrication extrêmementsimple
etrapide
et leurnettoyage
en est rendu immédiat. Ils consistent en une coque de-verreordi-naire,
revêtue extérieurement d’une couche conduc-trice. L’anode est un fil detungstène
dei/ioo
de milli-mètre dediamètre;
lalongueur
utile est limitée pardeux tubes de
garde,
en verreégalement.
Les soudurestungstène-verre
sont effectuées à l’aide decopperclad.
Munis d’un robinet et d’unrodage
normalisé,
lescompteurs peuvent
être aisément connectés à un banc de pompage et deremplissage.
Leurs