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L'emploi de vapeur de cyclopropane dans les compteurs de Geiger-Muller à parois de verre et graphitage externe

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00212743

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00212743

Submitted on 1 Jan 1959

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L’emploi de vapeur de cyclopropane dans les compteurs

de Geiger-Muller à parois de verre et graphitage externe

Daniel Blanc, Jean Cabé, Christiane Lassalle

To cite this version:

(2)

43 A

Qi

= « surtension à vide » de la cavité.

Qc

= « surtension en

charge »

de la cavité.

P

= coefficient de

couplage

de la cavité.

Ires

=

fréquence

de résonance de la cavité.

2~f

= écart en

fréquence

entre les

« points

à

demi-puissance »

de

la.

courbe de résonance.

fi

s’obtient à

partir

du taux d’ondes stationnaires p dû à la cavité

la

résonance),

en posant :

Le courant détecté dans le cristal

C 1

est, en

détec-tion

quadratique :

iQ

kiDZI2

k = constante

ôt = coefficient de réflexion de la cavité.

Supposons,

d’autre

part,

dans ce

qui

suit,

que la

puissance

incidente sur la cavité est maintenue

cons-tante. Pour une

fréquence f’

sunisamment

éloignée

de

f reg

on

peut

supposer

J OZ =1,

et

alors

qu’à

f

=

Ire8

on détectera un courant

d’où

et

Le courant détecté aux

fréquences i _+ Af (demi-.

puissance)

sera :

En

pratique

on mesure donc d’abord

iirea

et

il’, puis

l’écart

2df

entre les deux

fréquences

de

demi-puis-sance

(mesurées

à l’ondemètre

lorsque

Dans ces différentes mesures, la

puissance

incidente

à l’entrée du té

magique

devra être maintenue

cons-tante par action sur l’atténuateur

réglable

A1

(lecture

de i2

sur

G2).

Éléments

essentiels du

montage.

-

Klystron.

-Klystron

de bonne stabilité

mécanique

et

électrique

(VARIAN

VA 203

B),

alimenté par des batteries d’accumulateurs

(cavité

et

chauffage)

et par un

ensemble de

piles

(réflecteur).

Un commutateur et deux

potentiomètres

permettent

un

réglage

précis

de la

tension réflecteur. Ces alimentations sont moins

coû-teuses et assurent une meilleure stabilité du

générateur

que des alimentations travaillant sur le secteur alter-natif.

Ondemètre à

absorption.

- Une

aiguille

de 700 mm

de

longueur

a été fixée sur la vis

micrométrique

de

l’ondemètre,

elle-même

ajustée

de

façon

à ne

présenter

aucun

jeu mécanique.

Ce

dispositif

permet de lire des écarts de

fréquence (allant

de 1 à 50

MHz)

avec une

erreur absolue

de :1:

20 kHz

(soit

une

précision

de 2

à

0,04

%).

Cristaux détecteurs. - Le cristal détecteur

C 1

doit avoir une

réponse

bien

quadratique.

En

plus,

les

réponses

de

Cl

et

C2

doivent sinon rester constantes,

du moins varier dans le même

rapport

dans toute la

gamme des

fréquences

utilisées. Ceci nécessite un

con-trôle

préalable

(une

plaque

de

court-circuit

étant mise

à

la place

de la

cavité).

Il peut être nécessaire d’utiliser des

supports

de cristal

comportant

des vis

d’enfon-cement

réglable,

permettant

de compenser les effets

des

variations

éventuelles des

propriétés

du Té

magique

ou du

coupleur

directif en fonction de la

fréquence.

magique.

- Le Té

magique

est du

type adapté.

Une autre version du montage consisterait d’ailleurs

à

remplacer

le Té par un deuxième

coupleur

directif.

Précision. - La

précision

de

l’appareil

décrit,

dépend

essentiellement des erreurs dues à une

réponse

non

quadratique

du cristal détecteur

(estimée

à 5

%).

Les erreurs de lecture sur les

galvanomètres

ainsi que sur l’ondemètre sont

négligeables

en

comparaison.

De toute

façon

la

précision

totale de

l’appareil

est

certainement

supérieure

à celle des montages «

clas-siques

»,

qui

présentent

des erreurs

provenant

de :

lecture

sur

l’oscilloscope ;

non-linéarité’d’amplificateurs ;

fluctuations

d’amplitude

et de

fréquence

du

géné-ratèur ;

variation des

propriétés

du

Té magique

et du

cou-pleur

directif en fonction de la

fréquence.

Ces causes d’erreur ont

été,

dans notre

procédé,

pratiquement

éliminées.

Lettre reçue le 28 janvier 1959.

BIBLIOGRAPHE

[1] MONTGOMERY (C. G.), « Technique of Microwave

Mea-surements ». McGraw-Hill, New York, 1947.

L’EMPLOI DE VAPEUR DE CYCLOPROPANE

DANS

LES COMPTEURS DE GEIGER-MULLER

A PAROIS DE VERRE

ET GRAPHITAGE EXTERNE Par Daniel

BLANC,

Jean CABÉ et Christiane

LASSALLE,

Laboratoire

de Physique

Corpusculaire,

Faculté des Sciences de Toulouse.

Introduction. - J. P.

Vigne

a

signalé [1]

l’intérêt

d’un

mélange

d’argon

(pression

de 9 cm de

mercure)

et de

cyclopropane (pression

de 1 cm de

mercure)

pour

le

remplissage

de

compteurs

de

Geiger-Muller

à cathode

métallique :

le seuil de

Geiger,

le

temps

mort et le

(3)

44 A

temps

de restitution sont

plus

faibles que ceux

qui

correspondent

au

remplissage

habituel

d’argon (9

cm de

mercure)

et d’éthanol

(1

cm de

mercure).

Compteurs

utilisés. - Nous avons

expérimenté

des

remplissages

de

cyclopropane (pression

de 1 à 4 cm de

mercure)

et

d’argon

dans des compteurs à

parois

de

verre et

graphitage

externe, introduits en 1946 par R. Maze

[2]

et

employés depuis

dans des conditions

très

diverses

[3].

La

pression

totale était

toujours

de 10 cm de mercure ;

l’argon

utilisé était

spectroscopi-quement

pur.

Pression du

eyclopropane (cm

de mercure)

FIG. 1.

Les détecteurs sont constitués par des

cylindres

de

verre B-24

(verreries

de

Choisy-le-Roi)

relativement

conducteur,

de 2 cm de diamètre interne et

0,8

mm

d’épaisseur.

L’anode axiale est un fil de

tungstène

dégraphité

de

1/10

mm de diamètre.

La technique

de construction est très

simple :

l’anode

ne

comporte

pas de

soudure,

le fil étant terminé par

des boucles assurant la

jonction

mécanique

avec des passages de

copperclad.

La mise en

place,

le

centrage

et la tension définitive du fil sont obtenus par ramol-lissement du verre. Les extrémités du

cylindre

sont

maintenues à la haute tension par

graphitage

externe ;

les

pointes

pouvant

exister dans ces

régions

n’intro-duisént aucune

perturbation [4].

La

partie

centrale du

cylindre,

recouverte extérieurement

d’aquadag,

est

lacée

à la masse et

séparée

des

régions

terminales à la haute tension par

des zones

recouvertes

de

paraffine.

Résultats obtenus. -- 10 Courbe de

palier

sous irra-diation

faible (fig.

1 et

2).

- Le seuil de

Geiger

est

inférieur de 200 volts environ à la valeur

corres-pondant

à un

mélange

d’argon

et de

méthylal,

pour la

même

pression

de vapeur

organique.

Cependant,

con-trairement à ce

qu’indique

J. P.

Vigne,

des

paliers

de

pente

inférieure à

5 %

par cent volts ne sont atteints

que pour des

pressions

de

cyclopropane supérieures

à 2 cm de mercure.

Temps

mort

(fig.

2).

--- Le

temps

mort a été

déterminé par la méthode

oscillographique

de Stever

[5].

Sa valeur est

beaucoup plus

faible que celle

correspondant

à un

mélange

(argon-méthylal),

pour la

même

pression

de vapeur

organique.

Par

exemple,

le

temps

mort, de 185 microsecondes pour un

mélange

argon

(9

cm de

mercure)-méthylal

(1

cm de

mercure),

n’est

plus

que de 90

microsecondes

pour le même

détec-teur contenant de

l’argon

et du

cyclopropane

sous ces

mêmes

pressions.

Pression du

cyclopropane

en cm de

Hg

Fic. 2.

Conclusion,

- Nos

mesures confirment l’intérêt du

cyclopropane,

pour les

compteurs

à

parois

de verre.

L’introduction,

dans les détecteurs de ce genre, de vapeur de

cyclopropane

pur, pour des

pressions

supé-rieures à 10 cm de mercure, conduit à des résultats

très intéressants

qui

font

l’objet

de nos recherches actuelles.

Lettre reçue le 29

janvier

1959.

BIBLIOGRAPHIE

[2]

VIGNE,

(J.

P.), C. R. Acad. Sc., 1956,

242, 1879.

[2] MAZE

(R.),

J. Physique Rad., 1946, 7,164.

[3] BLANC (D.), Thèse de Doctorat ès Sciences, n° 3763,

Paris, 1956.

[4] BLANC (D.) et SCHERER (M.), C. R. Acad. Sc., 1949, 228, 2018.

Références

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